‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 43 sur 103 · ROT · texte numérisé non relu

ROT

llièie (le ceilaines Orchidées, qui est saillante, en forme de hec.

ROSTELLUM. mou.. (Monlforl.) y. Rostellaire.

ROSTKOVIA. BOT. Genre proposé par Desvaux, pour le Juncus Mogellaiiiciis.

ROSTRAGINES. pois. Foss. On a appelé de ce nom (les dents fossiles que l'on présume avoir appartenu à des Poissons, et qui ont la forme d'un bec d'Oiseau.

ROSTRARIA. bot. Trinius a proposé sous ce nom, un (jenrede la famille des Graminées, qui a pour type le Broiiius (lac/rloi'les de Rotli.

ROSTRE. Roslium. zool. bot. Organe qui se prolonge en poinle i)lus ou moins courbée ou crochue, comme un bec. y. ce mol.

ROSTRIIAMUS. ois. Lesson a proposé sous ce nom, l'élablissement d'un genre dislinct pour y placer le Falco hamatus d'illiger, qui se distingue, selon lui, nettement de tous les autres Faucons par des caractères précis, r. CïJiifiDrs bec en hameços, dans le genre Faucon.

ROSTRICORNES oc RHINOCÈRES. ins. Ces noms sont donnés par Duméril à une famille de Coléoptères qu'il caractérise de la manière suivante : aniennes portées sur un bec ou prolongement du front. Elle correspond à la famille des Rbyncbophores de Latreille.

/'. RDTJÎCnoPnORES.

ROTACÉ. Rolatus. bot. On appelle Rolacée toute corolle monopélale, dont le tube est très-court ou presque nul, et le limbe plus ou moins plan et étalé.

ROTALE. Rotala. bot. Génie de la famille des Salicariées et de la Triandrie Wonogynie, dont les caractères sont ; un calice membraneux, lubulé, ù trois dents; pas de corolle; trois étamines qui naissent du milieu des parois du calice, et pour fruit une capsule à trois loges polyspermes, recouverte par le calice.

RoTALE vERTiciiLAiRE. Rolcila verticUlaris, L. C'est une petite plante herbacée, annuelle, à feuilles linéaires et verticillées; les fleurs sont très-petites, solitaires et sessiles à l'aisselle des feuilles. Nouvelle-Hollande.

ROTALIE. Rotalia. mull. Genre établi par Lamarck dans la famille des Lenticulacées, faisant partie des Céphalopodes multiloculaires. Il est caractérisé de la manière suivante par d'Orbigny : test trochoïde et régulier; spire saillante ou déprimée; ouverture en fente longitudinale contre l'avant-dernier tour de spire; pourtour généralement dépourvu d'appendices marginaux, avec ou sans disque ombilical. Les Rotalies sont de fort petites Coquilles trochiformes ou à spire un peu surl)aissée, presque toutes sénestres, orbiculaircs, plus aplaties en dessous qu'en dessus, ayant une ouverture en fer.le étroite, allongée, et contre l'avant-dernier tour, en dessous ; on trouve au centre d'un assez grand nombre d'espèces un mamelon ou disque ombilical arrondi, assez saillant en mamelon. Avant d'Orbigny, on ne rapportait à ce genre que des espèces fossiles, quoique Soldanien ait figuré plusieurs vivantes.

t Espèces à ouverture simple sur la dernière loge, trochiformes.

RoTALiE TROCBIDIFORME. Kotaliu tiocliidiformis , Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 017, n" 1; ibid., Ann. du Mus., t. v, p. 184, et t. viii, lab. 02, Rg. b;

Blainv., Traité de Malacol., p. 391, pi. 6, fig. 3, a, b, c, et pi. 10, fig. 1, a, b, c. Espèce la plus anciennement connue, et la plus commune; elle a quelquefois plus d'une ligne de diamètre. Environs de Paris et de Valognes.

RoTAiiE ROSE. Rotalia rosea, d'Orb., Ann. des Se. nat., I. vu, p. 272, n» 7; ibid., Modèles de Céphal. microscop., deuxième livrais., n" 33. Espèce vivante de la pointe Corbet (Martinique), remarquable par sa couleur rose.

RoTAUE DOUBLE POINTE. i?o/a/(a6esac!(/ea<o, d'Orb., loc. cit., n" 20; ibid., Modèles, première livraison, n» 15. Remarquable par sa carène assez large, découpée en festons dont les poinles bifurquées correspondent au milieu de chaque loge. Patrie inconnue.

RoTALiE coMMi'NE. Rotalia communis, d'Orb., loc. cit., n» 29; Ammonia subconica , Soldani, Testac. micros., 1. 1, p. 36, lab. 58, fig. I. Elle est vivante dans la mer Adriatique à Rimini, dans la Méditerranée, ù Madagascar, sur les cotes d'Afrique; fossile sur les bords de l'étang de Tau.

•j-f Espèce dont l'ouverture est munie de bourrelets; bords carénés. Les Discorbes, Lamk.

RoTAiiE VÉSICDLAIRE. Rofolia vesiculofis, Rotalia Gerrilii, d'Orb., loc. cit., n" 56; Modèles, troisième livraison, n» 72; Discorbitcs vesiculaiis, Lamk.. loc. cit., p. 623, no 1 ; Encyclop., pi. 406, fig. 2, a, b, c; ibid., Defr., Dicl. Se. nat., allas, pi., fig. 2; ibid., Blainv., Traité de Malac, pi. 0, fig. 2, a, b, c. Espèce fossile assez commune.

-ff-f Espèce dont l'ouverlure est divisée par un appendice; bords carénés.

RoTALiE Sabot. Rotalia Turbo, d'Orb., loc. cit.. n°39; ibid., Modèles, troisième livrais., n" 73. Celle section, dont les espèces sont exclusivement fossiles des environs de Paris, pourrait bien former un petit genre.

-f-j-f-j- Espèces moins trochiformes, non carénées; ouverture continue d'une loge à l'autre.

RoTALiE TORTDEDSE. Rotalia tortuosa, d'Orb., loc. cit., n" 40; ibid., Modèles, troisième livrais., n" 74; Streblus torluosus, Fischer, Mém. de la Soc. des nat. de Moscou, t. v, tab. 13, fig. 5, a, b. Elle se trouve vivante à Rimini.

ROTANG. Calamus. bot. Genre de la famille des Palmiers et de l'Hexandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : périanthe à six folioles inégales, les trois extérieures plus larges et plus courles, Ii-s trois intérieures (corolle, selon quelques auteurs) plus étroites, plus longues et acuminées; six étamines à filets capillaires, plus longs que le calice, terminés par des anthères arrondies; ovaire arrondi, portant un style trifide, terminé par trois stigmates simples; baie globuleuse, devenant sèche à la maturilé, revêtue d'écaillesrhomboïdales, luisantes, membraneuses, imbriquées du sommet vers la base, à une seule loge renfermant quelquefois deux à trois graines globuleuses et charnues, mais souvent une seule par suite d'avortement. Ce genre a quelques rapports avec le Sagus par la forme de son fruit. 11 se compose de plantes arborescentes, toutes indigènes de l'Inde orientale.

excepté une espèce du royaume de Bénin en Afrique, (|ne Palisol de Beauvois a nommée Calamus seciindiflorus. La plupart servent à des usages économiques; on en fabrique des cordages et des liens d'une force supérieure; fendues en lanières, on en fait de jolies nattes, très-solides, des sièges, des dossiers de chaises, etc. Les rejets, qui sont minces et flexibles, fournissent des baguettes propres à battre les habits; les liges un peu plus grosses servent à faire des cannes solides et élégantes, connues sous le nom de Joncs, Rotains ou Botins et i\m font une branche de commerce assez considérable. Mais les espèces de Rotang, au nombre de douze environ, sont imparfaitement connues sous le rapport botanique. Linné décrivit sous le nom de Calamus Rotang plusieurs variétés qui ont été élevées au rang d'espèces par Willdenow. L'une d'elles a reçu le nom de Calamus Draco, parce qu'il découle de ses liges une résine rouge, qui est une des substances employées dans la médecine et dans les arts sous le nom de Sang-Dragon. V . ce mot. Les Calamus vhninalls et equestiis ont des tiges souples, qui servent à tresser toutes sortes d'ouvrages pareils à ceux que l'on fait en Europe avec l'Osier. La seconde de ces espèces est employée généralement dans l'Inde pour faire des fouets. Loureiro, dans sa Flore de Cochinchine, a décrit sous les noms de Calamus pelrœus, Sciptonwn, rudenlum, vents, etc., plusieurs espèces dont les usages économiques sont les mêmes que ceux du Calamus Rotang, L. La plupart de ces Palmiers avaient été décrits et figurés anciennement par Rumpliius (Herb. Amboin.), sous le nom générique de Palinijuncus.

ROTBOLLU. BOT. T. Rottboellie.

ROTELET. OIS. K. Roitelet.

ROTELINE. Roteliua. inf. Serres a donné ce nom à un genre d'Infusoires, à cause de la disposition en forme de roue que présentent toutes les espèces de ce genre que l'on a pu observer jusqu'ici.

ROTELLA. noLL. y. Roulette.

ROTENGLE. rois. Nom vulgaire d'une espèce de Cyprin, Cyprinus Eiythrophlhahuus.

ROTHIE. Hothia. bot. Deux genres de la famille des Synanthérées ont reçu primitivement cette même dénomination. Le premier ne fut qu'une substitution opérée en 1791 par Schreber, au nom de t^oigtia proposé par Roth en 1790. Le second genre Rothia a été créé par Lamarck en 1792; mais il est le même que VHymenopappns de l'Héritier. A', ce mot. Quant au Rolhia de Schreber, admis par Sprengel, il appartient à la tribu des Lactucées ou Cbicoracées, et se rapproche tellement de VAndryala, qu'on ne le considère que comme une simple section de ce dernier genre. Cassini a fait voir d'ailleurs que les caractères essentiels attribués au genre Rothia, ont été mal saisis par les auteurs, puisqu'ils les faisaient résider dans l'absence de l'aigrette aux tleurs marginales, ce qui n'est qu'un cas accidentel, et par conséquent impropre à fonder une distinction générique. Cependant, telle était l'importance que Gœrtner attachait à l'absence de l'aigrette, qu'il a classé les Rolhia dans une section des Cbicoracées, caractérisée par ses fruits dissemblables, et les

Aiubyaia dans une autre section, caractérisée par ses fruits uniformes. Cassini a observé que les ovaires des Heurs marginales sont enveloppés par les folioles de l'involucre, de manière à gêner la croissance de l'aigrette, et à causer son avortement en tout ou en partie. Il résulte de ces observations que les espèces du genre Rothia de Schreber doivent rentrer à titre de section l)armi les Andryala, sous les noms (.VAnd/j'ala Rothia, Andryala runcinata et Andiyala sinuata. Ces plantes croissent dans la région méditerranéenne, et sont remarquables, de même que les autres .indryales, par le duvet qui les couvre, et qui est formé d'une multitude de poils fins, disposés en étoile.

Le nom de Rothia se trouvant sans emploi, Persoon {Enchirid., 2, p. Cô8) l'a imposé au genre Dillioynia de Roth, qui est totalement différent du Dilltvynia de Smith; il appartient, comme ce dernier, à la famille des Légumineuses; mais il a été placé par De Candolle dans la tribu des Phaséolées, tandis que le vrai Dillwynia appartient aux Sopliorées. Voici ses caractères essentiels : calice quinquéfide; les deux divisions supérieures accolées, en forme de faux et en voûte, déprimant l'étendard qui est renversé; corolle papiliouacée, à carène bicipitée; dix étamines inonadelphes; la gaine un peu ouverte par le dos; gousse linéaire cnsiforme et renfermant plusieurs graines réniformes.

RoTHiE TRIFOLIÉE. Rothia trifoliata, Pers.; Dilltoynia pvostiata, Roth, Catul. bot., 3, p. 71; Glycine liumifusa, Willd., Cleome proslrata , Hort. Amsl. C'est une plante herbacée, couchée, à feuilles charnues, luisantes et ovales, à fleurs presque solitaires, d'abord d'un jaune de soufre, puis rougeâtres.

ROTiIKUPFERERZ. bin. (Werner.) 1^. Cuivre oxy-

DCLÉ.

ROTHMAKNIA. BOT. Tliunberg (Act. Holm., 1770, p. 63, fig. 2) avait décrit et figuré , sous le nom de Rothmannia Capensis, une plante du cap de Bonne-Espérance, qu'il considérait comme le type d'un nouveau genre, mais qui a été réunie au Gardénia par Linné fils. (^. Gabdëme.

Un autre genre Rolhmannia, établi par Necker (Élém.,n»1284), a été réuni au genre £/;e/M(« d'Aublel.

ROTHOSSITE. MiK. r. Grenat.

ROTIE. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Murex ramosus quand ses pointes sont parfaitement colorées en brun.

ROTIFÈRE. Rotifer. inf. Les caractères que donne Ehrenberg à ce genre d'Infusoires, de la classe des Phytozoaires Rotateurs, sont les suivants : corps nu ; deux petites couronnes de cils; deux yeux frontaux; une queue trifide et garnie d'une seule paire de cornicules (ayant par conséquent cinq pointes); un prolongement frontal. Les Rotifères sont du petit nombre des Infusoires rotateurs chez lesquels chaque mâchoire, portée par le muscle masticateur, a la forme d'un étrier ou d'un arc tendu, sur lequel les dents sont disposées comme le seraient une ou plusieurs flèches prêtes à partir.

ROTIFÈRES. Rotiferœ. inf. Ordre composé d'animalcules à peu près invisibles à l'œil nu, et que l'on peut caractériser ainsi : corps évidemment contractile,

iiun couvert d'un lest intimement adliérent, s'allonj;eaiit antérieurement en une sorte de tête lobée, dont les lobes, entourés de cirres, violemment vibratiles, lirésenlent, à la volonté de l'animal, l'apparence de véritables roues indépendantes, qui font tourbillonner l'eau. L'ordre des Rotifères fut créé par Lamarck comme une simple section, la deuxième entre les Polypes vibratiles; il y confondait les Vorticelles, les Furculaires, les Urcéolaires qui, n'ayant que des cirres vibratiles, ne présentent pas de véritables organes rolaloires, avec les Brachions dont plusieurs ont bien effectivement des rotatoires, mais qui étant aussi munis de lests très -évidents comme les Crustacés branchiopodes, avec lesquels ils présentent les plus grands rapports, se dirigent vers une classe bien différente de celle vers laquelle tendent les Rotifères non testacés. Bory a fait de cet ordre le cinquième de sa classe des microscopiques et l'a divisé en cinq genres qu'il a nommés : Folliculine, Bakérine, Tubicolaire, Mégalolrocbe et Ëzécliiéline.

ROTIN. BOT. Même chose que Rotang, y. ce mot.

ROTJE. OIS. (Anderson.) Synonyme vulgaire de Pé- Irel Tempèle.

ROTONDAIRE. Rolundaria. moll. Sous-genre proposé par Raffincsque (Monographie des Coquilles de rOhio) dans son genre Obliquaire. Il le caractérise .liiisi : coquille arrondie, à peine transversale, presque iqnilatérale; a.xe presque médiat; ligament courbe, court, corné; dent lamellaire légèrement courbée; (lent bilobée, à peine antérieure.

ROTSIMPA. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Scorpion de mer. F. Cotte.

ROTTBOELLIE. Rotlbodlia. bot. Genre de Gramijiées établi par Linné fîls. Caractères : fleurs disposées en épis cylindriques et articulés; chaque article porte deux épillets sessiles, alternes, enfoncés dans une fossette du rachis. L'épillet inférieur offre une lépicène bivalve et biflore; chaque Heur se compose d'une glume jilus courte, mince, membraneuse et transparente; l'externe est neutre ou mâle, composée d'une ou deux valves mutiques; l'interne est hermaphrodite et bivnlve. L'épillet supérieur est mâle ou rudimentaire, uiiiQore ou biUore.

R0TTBOEI.LIE cotRBÉE. Roltboellia incurvata, L., FI. dan., t. 958. Ses tiges sont rameuses dans leur partie inférieure, couchées à leur base, ensuite redressées, hautes de trois à six pouces; elles naissent plusieurs iiisemble d'une racine annuelle. Les fleurs sont d'un vert clair, disposées en épi très-allongé, subulé, le plus souvent courbé en arc. Les glumes du calice sont exactement appliquées contre l'axe de l'épi , excepté dans le moment de la floraison. Cette plante croit dans les terrains sablonneux et se trouve en abondance sur les bords de la Méditerranée.

Un autre genre RoUboellia a été produit par Scopoli, puis réuni au genre Ximenia, de Plumier.

ROTTLERA. bot. Deux genres ont reçu successivement ce nom. Le premier a été proposé par Roxburgh en 1793, le second par Vahl en 1806. Malgré l'antériorité du genre de Roxburgh, et la sanction queBlume et Adrien do Jussieu lui ont donnée, le nom de Rotlleia

doit rester au genre de Vahl, s'il est constant d'un côté que le Trewia nudiflora de Linné soit congénère du Potllera de Roxburgh, et d'un autre côté que le genre Rotllera de Vahl soit bien dislinct du Gratiola. Le genre de Roxburgh rentrerait alors dans l'ancien genre Trewia. Mais comme ce genre Treicia offre quelques différences dans les caractères qui lui ont été assignés, et qu'il n'a pas été positivement réuni au Roltleia par Adrien de Jussieu, il faut imiter la circonspection de cet auteur, quoique l'identité de nom pour deux genres différents produise toujours une confusion préjudiciable à la science. 11 est donc nécessaire d'exposer successivement ici l'histoire des deux genres Rotllera, en attendant qu'on ait décidé auquel le nom doit définitivement être assigné.

Adrien de .lussieu {De EupUorb. Tenlainen, p. 32, tab. 9, lïg. 29) caractérise de la manière suivante le genre de Roxburgh, qui appartient à la famille des Euphorbiacées et à la Diœcie Polyandrie, L. : fleurs dloiques ou monoïques? Les mâles ont un calice à trois ou cinq divisions profondes, valvaires pendant la préfloraison, ensuite réfléchies; corolle nulle; étamines nombreuses, dressées pendant la préfloraison, à fîlels libres ou unis seulement à la base , insérés sur un réceptacle nu ou velu, plan ou convexe, à anthères adnées au sommet du filet. Les fleurs femelles ont le calice comme les mâles; le slyle fendu profondément en deux ou trois branches, ou deux à trois styles réfléchis, plumeux au côté interne; l'ovaire à deux ou trois loges nniovulées. Le fruit est une capsule à deux ou trois coques, tantôt lisse, tantôt hérissée. Ce genre est formé d'environ vingt espèces qui croissent dans l'Inde orientale, en Chine, et dans les ilesde l'Archipel indien. On doit considérer comme type générique le Rotllera lincloria, Ko\h., PI. Corom., 1, p. Ô6, tab. 1G8. Plusieurs espèces ont été décrites par les auteuis sous le nom générique de Croloii ; telles sont les Crotoii p/iiltppense, acumînalum el paiiiculatitin, Lamk., punctatiiiii, Retz, ricinoides , Persoon, milans, Forsk., et Chinensis, Geisel. Le Ricinns apelta de Loureiro appartient aussi à ce genre; et peut-être faudra-t-il encore y joindre le Mallotiis du même auteur. Toutes ces espèces sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, quelquefois munies à la base de deux glandes, entières ou carénées, ordinairement couvertes en dessous de points ou de poils étoiles, quelquefois glabres des deux côtés. Les fleurs sont accompagnées de bractées, et offrent diverses inflorescences. Les unes sont disposées en grappes ou en épis axillaires ou terminaux; les autres sont solitaires ou agglomérées. Les capsules, ainsi que les pédoncules, les bractées et les fleurs, sont le plus souvent couvertes de i)Oils étoiles, ou de grains pulvérulents, jaunes ou rouges.

Le genre Ralliera de Vahl appartient à la famille des Scrophularinées et à la Diandrie Monogynie, L. Il offre les caractères essentiels suivants ; calice coloré, à cinq divisions profondes; corolle presque campanulée, à tube court, renflé à son oiifice, courbée, à cinq lobes presque égaux; quatre étamines dont deux stériles; stigmate simple; capsule bivalve, polysperme. Le Roulera incana, Vahl, Einuner. Plunl., 1, p. 88; Gra-

tiolu montana, Roltl., in Lilt. , est une plante des Indes orienlales, dont le port est celui du Ramondia. Toutes ses feuilles sont radicales, nombreuses, spalulées, épaisses, très-obtuses, crénelées, quelquefois incisées, couvertes d'un duvet blanc, très-épais. La hampe est droite, simple, poilue, purpurine, terminée par environ six pédoncules disposés en ombelle simple.

ROTTLERIA. bot. (Mousses.) Bridel a distingué sous ce nom deu.\ espèces de Gymnosloraes, dont l'une est munie d'une apophyse à sa base; ce sont les Gymnostoiinim Rotlleii, Schwœg., et Gynostomum Javaniciiin. Nées et Blume.

ROTULA. i!0T. (Champignons.) Nom donné à une section du genre Agaric par De Candolle. Cette section, qui comprend les Agaricus Botula et stilobales, fait partie des Oinphalia de Persoon , et des Collybia de Pries, f^. ces mois.

ROTDLAIRE. Rotulaiia. annél. foss. Il existe plusieurs espèces de SerpuUs qui s'enroulent sur un plan horizontal d'une manière assez régulière, et finissent par se projeter en ligne droite, plus ou moins prolongée. Defrance a fait de ces corps un genre auquel il a donné le nom de Rolulaire.

ROTULE. Rotula. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par Loureiro (Flor. Cochinch., cdit. Willd. , p. 149), qui l'a ainsi caractérisé : calice cyalhiforme, persistant, divisé profondément en cinq segments aigus; corolle rotacée, infère, à cinq découpures ovées et planes; cinq étamines dont les filets sont subulés, plus courts que la corolle, et insérés à la hase de celle-ci ; les anlhères sagittées; ovaire presque rond, surmonté d'un style turbine-linéaire, presqueégal aux étamines, et d'un stigmate échancré; baie succulente, presque ronde, petite, uniloculaire, renfermant quatre graines.

Rotule aquatique. Rotula aquiilica. C'est un arbrisseau dont la tige est simple, haute de quatre pieds, rameuse, garnie de feuilles ovales-oblongues, très-entières, sessiles et imbriquées. Les fleurs, d'une couleur violette claire, sont ramassées et terminales. Cette plante croît dans les marais et sur les bords des rivières, en Cocliinchine.

ROTCLE. looL. V. Squelette.

ROTULE. Rotula. écbim. Nom donné par Klein à un genre d'Oursins.

ROUBIEUE. Roubieva. bot. Genre de la famille des Chénoiiodées, établi parMoquin-Tandonquile caractérise de la manière suivante : fleurs hermaphrodites, quelquefois polygames; calice persistant, profondément urcéolé, à cinq divisions ovales, concaves, dressées, qui se soudent après l'anthèse et forment autour du fruit une sorte de capsule penlagonale et rugueuse; cinq étamines opposées aux divisions du calice et plus longues qu'elles; leurs filaments sont assez épais et comprimés; leurs anlhères sont biloculaires et arrondies; pistil plus court que les étamines; ovaire subovale, comprimé, ponclulaloglanduleux ; style trèscourt et cylindrique ; trois stigmates longs, subulés et papilleux. Le fruit est entouré du calice capsulaire qui le renferme parfaitement; il est de moitié i)lus petit que bon enveloppe; le péricarpe membraneux est par-

semé de points résineux. La semence est verticale, lenticulaire; son enveloppe est donble et crustacée à l'exlérieur; l'albumen est abondant, blanc et farineux; l'embryon est annulaire, la radicule infère.

Rodbieue multifide. Roubieva multifula, Moquin- Tandon. C'est une plante herbacée, à tiges couchées; ses feuilles sont régulièrement pinnalifides, et ses folioles calicinales distinctes seulement vers le sommet; ses fleurs sont à l'aisselle des feuilles et des rameaux. Du Brésil.

ROUBSCHISTE. min. (De Lamétherie.) Synonyme de Gioberlilc ou Magnésie carbonalée de Slrubschitz, près Roséna en Moravie.

ROUCAO. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Labre, y. ce mot.

ROUCELA. BOT. Genre proposé par Dumortier, ayant pour type le Campanula Erinus, L.

ROUCHE. bot. Synonyme vulgaire de Roseau.

ROUCHEROLLE. oiS. /'. RoBSSEROi.lE.

ROUCOU. bot. r. Rocou.

ROUCOUYER. bot. y. RocouYEn.

ROUDOU. BOT. (Garidel.) Même clinse que Rcdou ou Redoul. y. ces mots.

ROUE. POIS. Même chose que Lune. F. Ciirysotose et Mole.

ROUFIA. bot. Qu'on écrit aussi Rouphia. F. ce mot.

ROUFOUINE. BOT. L'un des synonymes vulgaires de Salicorne.

ROUGE-AILE. OIS. Nom vulgaire du Mauvis. F. Merle.

ROUGE D'ANGLETERRE, mm. Peroxyde de Fer obtenu du sulfate de Fer calciné. F. Argile ocrecsk

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