L.; Bouvardin, Salisb.; Carphalea, Juss.; liofftiian
nia, Sw.; Houstonia, L.; Ophiorhiza, Bich.; Naci-
bea, Aubl.
§ 11. Cinq élamines.
liondeletia, Plum.; Macrocnemum, Browne; Pinck-
iieya, Rich., in Michaux; Mussœnda , L.; Ililtia,
9 UICT. UES SCIESCES «M.
Juss.; Outarda, I,.; Exostemma, Pers.; Cinchoua, l.; Cosmibuena, R. et P.; Z)a«a!s, Commers.; Tula, Adans.; Denlella, Juss.; Firecla, L. fils; Sickiiigia, Willd.; Portlnndia, Br.; Stevensia, Poil.
Celle classification, encore fort imparfaite, réunit dans chacun des groupes dont elle se compose, les genres qui ont entre eux le plus d'affinités. Le nombre des élamines, qui a servi à établir (pielques subdivisions, ne doit être considéré i|ue comme un caractère tout ii fait artificiel, car souvent certains genres, qui ont entre eux les plus grands rapports, ne différent que par le nombre des élamines.
A la suite de ces différents genres, on a placé les genres Gœrlnera et Pagamea, qui diffèrent de tous les autres par leur ovaire libre, mais qui, pai' tous leurs autres caractères, et surtout leurs feuilles opposées, entières, et leurs stipules intermédiaires, appartiennent à la famille des Rubiacées. On doit également réunir à cette famille le genre Opercularia, dont Jussieu a fait une famille sous le nom d'Operculariées, mais qui, en réalité, ne diffère par aucun caractère des autres Rubiacées. Ces plantes forment une famille bien distincte et bien limitée. Elle a des rapports intimes avec les Caprifoliacées et avec les Apocynées; mais ses feuilles verticillées jointes au caractère de l'ovaire infère, ou oi)posées avec des stipules intermédiaires, l'en distinguent facilement.
UUBICELLE. jim. (Slutz.) 1^. Rubacelle.
RUBICOND. BOT. Jntirrhinum Orontium. Espèce du genre Muflier. F. ce mol.
RUBIEN'NE. OIS. L'un des noms vulgaires du Motaciila erithacus. F. Rcbiette.
RUBIETTE. OIS. Nom français, admis par Cuvier, pour désigner le genre d'Oiseau correspondant au Ficedula de Bechslein, et à quelques espèces du genre Sylcia de Wolff el de Meyer. Le genre Rubicllc se dislingue des Sylvies par un bec fin, court, mince, effilé et pointu; par des ailes allongées, acuminées; par une queue ample, deltoïdale, élargie à l'extrémité, qui est légèrement échancrée; par des tarses extrêmement grêles. Quant aux habitudes, elles sont absolument semblables à celles des Sylvies.
Rbbieïte gorge bleoe et rodsse. Ficedula sialis; Sylvia sialis, Lalh.; Molacilla sialis, L., Buff., pi. enlum. -590, fig. I. Parties supérieures d'un bleu azuré; extrémité des rémiges brune; gorge rousse, tachelée de bleu; devant du cou el poitrine d'un roux vif; abdomen blanc. Taille, cinq pouces et demi. Amérique septentrionale.
Rcbiette a gorge noire. F. Rbbiette de muraille.
Rubiette de muraille ou Rossignol de muraille. Ficedula pliœnicurus; Sylvia phœnicurus, Gmel.; Molacilla plicenicurus, L., Buff., pi. enl. 361 . Parties supérieures d'un gris bleuàlre; front cl sourcils blancs; moustaches, joues, gorge et devant du cou noirs; poitrine, Hancs, croupion el rectrices latérales d'un roux vif; abdomen blanchâtre; tectrices caudales d'un roux clair, les deux intermédiaires brimes. La femelle a les teintes moins prononcées, la gorge blanche et les grandes tectrices alaires bordées de jaune-roussàtre. Taille, cinq pouces trois lignes. Europe.
RiiBiETTE ROiiGE-GORGE. Ficedulu rubecula; Sylcia rubeciila, Lalli.; Motacilla rubecula, L., Buff., pi. ptil. 361, fis- 1- Parties supérieures d'un gris olivâtre; front, espace entre l'œil et le bec, devant du cou et poitrine d'un roux orangé; côtés du cou cendrés; flancs olivâtres; ventre blanc. Taille, cinq pouces neuf lignes. La femelle a les couleurs moins vives. Europe.
Rdbiette bouge-qcede. Ficedula Tilhys; Sylvia Tithys, Scop.; Sylvia erylhacns, Gmcl.; Motacilla utrala, Gmel.; Motacilla Gibrallarieiisis, Omet. Parlies supérieures d'un cendré bleuâtre; espace entre l'œil et le bec, joues, gorge el poitrine noirs; ventre et Hancs d'un cendré foncé; abdomen blanchâtre; tectrices subcaudales, croupion et lectrices d'un roux vif; de ces dernières les deux intermédiaires sont brunes, frangées de roux ; grandes tectrices alaires bordées de blanc. La femelle a les tectrices subcaudales et les rectrices d'un roux grisâtre. Taille, cinq pouces trois lignes. Europe.
Rdbiette Titbvs. f^. Rdbiette kodge-qceue.
RTJBIGO. BOT. ( Urédinées.) Ce nom a été appliqué spécialement à quelques espèces iVUiedo, connues vulgairement sous le nom de Rouille, espèces qui se développent souvent sur les feuilles des plantes cultivées, et qui, par leur couleur, ressemblent à la rouille du fer. ''■. Uredo-
RUBIN. OIS. Espèce du genre Moucherolle. f^. ce mot.
RUBIN. rois. Synonyme de Trigle-Grondin.
RUBINE. Min. Nom donné par les anciens minéralogistes à plusieurs Sulfures métalli<iues, naturels ou artificiels, de couleur rouge. Ainsi on a appelé ;
RcBiNE d'Arsenic, l'Arsenic sulfuré rouge.
RcBiNE Bi.ENDE, Ic Sulfiue de Ziuc rouge.
RcniiVE d'argent, l'Argent rouge, etc., etc.
RUBIOIDES. BOT. Solander avait d'abord donné ce nom à un genre qu'il nomma ensuite Pomax, mais que Gœrtner a depuis désigné sous celui d'Opercularia. Ce dernier nom a |>révalu. f^. Operculaire.
RUBIS. OIS. Espèce du genre Colibri. C'est aussi le nom d'une espèce de Sylvie et d'un Manakin. f. ces mots. Les Rubis Émeraude et Rubis Topaze, sont d'autres espèces de Colibris.
RUBIS. MIN. Ce nom a été donné à plusieurs substances pierreuses, qui n'ont rien de commun que leur couleur rouge, et plus particulièrement à deux d'entre elles, savoir : au Corindon hyalin rouge, et au Spinelle. La première constitue, dans le langage des lapidaires, le Rubis oriental ; et la seconde, le Rubis Spinelle. Dans l'Inde, ce nom de Rubis est généralement donné à toutes les pierres, quelles que soient d'ailleurs leur nature et leur couleur. Ainsi, l'Émeraude est un Rubis vert, la Topaze un Rubis jaune, etc. Le Rubis oriental est une des gemmes les plus estimées après le Diamant. /'. Corindon. Le Rubis Spinelle n'est qu'une variété du Spinelle proprement dit. F. ce mot. Dans son état de perfection, il est d'un rouge pourpre. C'est aussi une pierre d'une haute valeur. On en connaît, dans le commerce de la joaillerie, trois variétés, qui sont ; le Rubis Spinelle ponceau, le Rubis balais, et le Rubis teinte de vinaigre. Un Rubis ponceau, dune belle
transparence, qui excède le poids de quatre carats, vaut moitié d'un Diamant du même poids. Le Rubis balais est d'un rose violet. C'est la variété la plus recherchée après les Rubis écartâtes.
Outre les Corindons et les Spinelles rouges, il est beaucoup d'autres substances minérales qui ont aussi reçu le nom de Rubis. Ainsi l'on a nommé :
Rubis blanc, le Corindon hyalin blanc.
RiBis DE Bohême, le Grenat Pyrope el le Quartz liy.Tlin rose.
RcBis DU Brésil, les Topazes rouges el brûlées.
Rubis de Hongrie, un Grenat rouge-violet des inonls k'iapacks.
Rdbis OCCIDENTAL, le Quariz hyalin rose.
Rubis de Sibérie, la Tourmaline d'un rouge cramoisi.
RUBISSO. BOT. (Garidel.) L'un des noms vulgaires de l'Adonis œstivalis, L.
RUBLE. BOT. L'un des synonymes vulgaires de Cuscute.
RUBRICA. ois. (Gesner.) Synonyme de Bouvreuil. t'. ce mot.
RUBUS. BOT. r. Ronce.
RUCHE. OIS. L'un des noms vulgaires du Rouge- Gorge. K. RUBIETTE.
RUCKERIE. liuckeiia. bot. Genre de la famille des Synanihérées, tribu des Cynarées, établi par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caractères ; capitule multiQore, hétérogame; fleurons de la circonférence ligules et femelles; ceux du disque tubuleux et mâles par avorlement du style; involucre formé d'une seule rangée de squammes aiguCs , un peu plus épaisses à la base; réceptacle subconvexe ou alvéolé; corolles de la circonférence ligulées; celles du disque tubuleuses, avec le limbe à cinq dents; style du disque indivis, inclus et hispide au somniet; akènes de la circonférence oblongs el cylindriuscules; ceux du disque minces, abortifs cl pubescents; aigrette cadu- (|ue, formée de soies flexueuses, portant des barbes lanugineuses.
RucKERiE EURYopsiDE. RucUevia curyopsidis , De Cand. C'est une plante herbacée, vivace, à tiges sousfrutescentes, qui s'élèvent plusieurs ensemble du collet de la racine; elles sont garnies de feuilles planes, pinnatifides, à lobes indivis, bilinéari-lancéolés de cba(|ue côté; les akènes de la circonférence sont veloutés dans leur jeunesse; les languettes des fleurons radiaux sont plus longues du double que l'involucre. Du cap de Bonne- Espérance.
RUDBECKIE. Rudbeckia. bot. Genre de la famille des Synanihérées, type de la section des Rudbeckiées dans la tribu des Uélianthées de Cassini, et appartenant ù la Syngénésie frustranée, L. Les auteurs, depuis Linné, en ont décrit un assez grand nombre d'espèces, dont quelques-unes oui été érigées en genres distincts; telles sont les Rudbeckia ptirpurea, amplexicaulis et pinnata, qui sont devenues les types des genres £c/ii"nacea de ViœncU, Diacopis el Ofce/(4xa//a de Cassini. Ce dernier auteur admet pour espèce fondamentale le Rudbeckia laciniata, L., et il exprime de la manière suivante les caractères génériques : involucre plus long
que les Heurs centrales, composé de folioles presque sur tiii seul rauR, inégales, non appliquées, oblongueslancéolées. Réceptacle conico-cylindracé, élevé, Barni de paillettes plus courtes que les fleurs, demi-embrassantes, oblonfiiies, à trois nervures. Calalhide radiée, composée au centre de fleurons nombreux, réguliers, liermaphrodiles,età la circonférence de demi-fleurons sur une seule rangée, en languettes et stériles. Les tleurons du centre ont la corolle à tube extrêmement court et terminé par un limbe non renflé à sa base, mais se confondant avec le tube qui est élargi supérieurement; l'ovaire est oblong, tétragone, glabre, surmonté d'une aigrette en forme de couronne cartilagineuse, irrégulièrement crénelée. Les demi -fleurons de la circonférence n'ont presque pas de tube; ils se composent d'une languette longue, et d'un ovaire avorté, privé de styb; et d'ovule. LesRndbeckies sont indigènes de l'.imériquc septentrionale. Ce sont de belles plantes que l'on cultive en Europe dans les jardins d'agrément, et qui ont le port des Helianthus. En admettant l'exclusion de toutes les espèces citées plus liant comme distinctes génériquement, le nombre des vraies Rudbeckies s'élève au moins à dix espèces, parmi lesquelles il faut citer comme principales, celles cultivées dans les jardins d'Europe, savoir : 1° Rudbeckia laciniata. L.; Moiison, Hist., 5, §vi, tab. 5, fig. 35; Cornuti, Canail., t. 179. Ses tiges sont droites, glabres, striées, liantes de cinq à six pieds, rameuses à leur partie supérieure. Ses feuilles sont grandes. alternes, laciiiiées,pres(|ue ailées, à découpures irrégulières, ovales-lancéolées, d'un vert foncé, quelquefois marquées d'aspérités blancliiUres comme dans les Borraginées. Les calathides des fleurs sont portées sur de longs pédoncules et forment un corymbc lâche; leurs demi-fleurons sont jaunes, allongés, réfléchis, pres(|ue entiers au sommel. Cette plante croit dans la Virginie, la Caroline et le Canada. — ^° Ruilbeckia trilobu , L.; Pluken., Almag., tab. 22, lîg. 2 ; Botanical Reyisl., w 3^25. Ses liges sont lisses, cannelées, tiès-droites, rameuses, et ne s'élèvent qu'à deux ou trois pieds. Les feuilles inférieures sont rudes, pétiolées, trilobées, ou fortement Iridentées, les supérieures entières, ovales, presque sessiles. Les calathides des Heurs sont lerniinalcs au sommet des nombreuses divisions de la (ige, et forment, par leur rapprochement, un corymbe étalé. Les rayons de chaque calathide sont d'un beau jaune, et le centre d'un brun presque noir. On trouve cette plante, à l'état sauvage, dans l'Amérique septentrionale. — ô» Rudbeckia hirla, L.; Dillen, Hort. Eilh., tab. 218, fig. 385. Ses tiges sont roides, très-rudes, un peu anguleuses, divis'ées en rameaux simples, longs et cfBlés; les feuilles sont alternes, presque sessiles, lancéolées, légèrement dentées, rudes, hérissées de poils roides et très-courts : les inférieures spatulées, les supérieures un peu atténuées à la base. Les fleurs sont terminales au sommet des ramuscules; elles ont des demi-fleurons linéaires, non réfléchis, d'un jaune plus foncé à la hase, et bifides au sommet.— 4° Rudbeckia spatiilafa, Michx., Flot: bnr. Ani., 2, p. 144. Espèce fort petite, à tiges grêles, pubescentes, garnies de feuilles ovales, spatulées, entières, vertes des deux côtés; les fleurs sont terminales
au sommet des rameaux. Elle croît dans les montagnes <le la Caroline. — 3» Rudbeckia angusiifolia, L.; Miller, Icon., t. 224, fig. 2. Plante heibacée , à racine vivace, et dont la tige s'élève à trois ou quatre pieds. Ses feuilles sont opposées, lisses, étroites, linéaires, très-entières, atténuées en pétiole à la base. Les fleurs sont terminales, à demi-fleurons jaunes, et à fleurons d'un pourpre noirâtre. Cette espèce croît dans la Virginie.
Le genre Rudbeckia d'Adanson est synonyme de Conocarpus, Gœrtner. l^. ce mot.
RUDBECKIÉES. bot. H. Cassini a donné ce nom à la quatrième des cinq sections qu'il a établies dans la tribu des Hélianthées, de la famille des Synanthérées. Les Hélianthées- Rudheckiées ont l'ovaire tétragone, glabre, non sensiblement comprimé, comme tronqué au sommet; l'aigrette est en forme de petite couronne. Cette section est elle-même subdivisée en trois groupes, savoir :
1» Les Rddeeckiées proprement dites, dont les fleurons du disque sont hermaphrodites (ou rarement mâles au centre); les demi -fleurons de la circonférence stériles. Cassini y place les genres Titlionia , Desf.; Echinacea , Mœnch; Dracopis , Cass.; Obeliscaria, Cass.; Rudbeckia, L.; Heliophtalmuni , Raffinesque; Gymnolomia , Kunlh; Chaliakella , Cass.; iTulfia, Necker; Tilesia, Meyer, et Podanlhus, Lagasca.
2» LesHÉLiopsiDiÉES, dont les fleurons du disque sont hermaphrodites (rarement mâles au centre) ; les demifleurons de la circonférence femelles. Ce groupe se compose des genres Fenlinanda, Lagasca; Diomedea, Cass.; Heliopsis, Pers.; Kallias, Cass.; Pascalia, Ortega; Helicla, Cass.; Stemmodoulia, Cass.; fFedeliu, Jacquin; Trichoslemma, Cass.; Eclipta, L.
3° Les Baltibokées, où les fleurons du disque sont mâles, et les demi-Heurons de la circonférence femelles. Ce groupe ne se compose que des genres Baltitiiora, L., et Fourjeria, Mœnch.
RUDBÈQUE. BOT. Pour Rudbeckie. 1^. ce mol. RUDE. Asper. Dn organe est rude quand sa surface est couverte d'aspérités.
RCDGIJE. Ritdgen. bot. Genre de la famille des Ru-
I hiacées, et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par
I Salisbnry (Tiansact. Soc. Liiin. of London, t. vin,
p. 523) qui l'a ainsi caractérisé : calice profondément
[ divisé en cinq découpures. Corolle dont le tulic est
j grêle, très-long; le limbe a cinq découpures terminées
1 par un appendice dorsal en forme de crochet. Étamines
dont les filets sont plus courts que les anthères, etin-
I sérées sur l'entrée du tube de la corolle. Style long,
terminé par un stigmate à deux lamelles oblongues.
Péricarpe (non mûr) biloculaire, à loges monospermes.
Ce genre se rapproche du Frœlichia et du Schradera
par la forme des divisions du limbe de la corolle; mais
il s'en éloigne sous tous les autres rapports.
RcDGÉE A TEDiiiEs \.kTicto\.tt.s. Ruilgco laiiceœfolia , Salisb. Ses liges sont cylindracées ou légèrement tétragones; les feuilles sont grandes, opposées, lancéolées ou ovales, munies de stipules inlerpétiolaires grandes et pectinées, dont le sommet est caduc. Les fleurs foi-
menl des panicules serrées et terminales. 0e la Guiane.
RUDGEOLE. pois. L'un des synonymes vulgaires de Cépole.
RODISTES. liudista. M01.L. Lamarck emploie ce nom pour désigner une famille de Coquilles l)ivalves, à laquelle il donne pour caractères : Coiiuille Uès-inéquivalve, sans crocliels dislincls, mais ayant quelques rapports avec les Ostracés par la grossièreté des slrles d'accroissenienl. Les genres que Lamarck range dans cette famille sont les suivants : Sphérulile, r.adiolile, Calcéole, Birostrile, Discine et Cranle. Blaiiiville a adopté, avec quelques modifications, cette famille dont il fait un ordre ; mais Deshayes ne partage point l'opinion de Lamarck, ni celle de Blainville; il considère comme inutile l'existence de la famille des Rudisles telle qu'elle a été caractérisée et placée dans la série. Selon lui, les Spliéruliles et les Hippurites devraient constituer un petit groupe parmi les Cames, à cause de leur analogie de caractères avec ces derniers, tandis que les Calcéoles, les Birostrites, les Discines et les Cranies devraient rentrer dans la famille des Palliobranches, de Blainville. V. Hippdrite cl Spdérclite.
RODOLPHE. Rudolphns.VLoiA.. Leseaic Moiioccios était établi depuis assez longtemps, lorsque Schumacher a proposé celui-ci pour les mêmes Coquilles. 1! n'a point été adopté. ^. Licorne.
RUDOLPHIE. Jimiolphia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Phaséolées de De Candolle, et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Willdcnow (Mém. des Curieux de la nature de Berlin, vol. 3, p. 131), et ainsi caractérisé : calice tubuleux, bilabié, quadrifide, le lobe supérieur plus grand, obtus, l'inférieur aigu, les deux latéraux très-courts; corolle IKipilionacée, dont l'étendard est oblongo- linéaire, ilioit, ti'ès-long, les ailes et les parties de la carène plus courtes que le calice cl très-étroites; dix étamines didelphes; gousse comprimée, plane, polysperme,sessiIe, niucronée pai' le style; graines aplaties. Ce genre n'est lieul-êlre <iu'une simple section de VEiythiinu, avec lo(iuel Linné avait confondu une de ses espèces. Personn le réunissait au Biitea de Roxburgb, et son affinité avec ce dernier genre lie entre elles les tribus des Phaséolées et des Dalbergiées. On n'en connaît que quatre espèces, savoir : %" Rudolphia volubilis, Willd., hc. cit., et Valh, Eclpij., 3, p. 31, lab. 30. .arbrisseau à rameaux marqués de points tuberculeux, à feuilles glabres, cordiformes, et ù fleurs en grappes. Celle plante croil dans les hautes montagnes autour de Porlollico cl dans le Mexique. — 2" Budotphia rosea. Tussac, Flore des Antilles, lab. 20, à rameaux lisses, à feuilles ovalesoblongucs, glabres et acuminées, et à Heurs rouges, en grappe pendante. Celte espèce croît S Sainl-Domingue. — 3° Rudolphia peltata, Willd., toc.cit.;Eiythiinaplanisiliqua,L.; Plum.,é(l.Burm., lab. 102, à feuilles presque cordiformes, oblongueslancéolées, pcllécs, il fleurs en grappe longuement jiédonculée. Cette plante, encore peu connue et peutêtre identique avec la précédente, croit aussi à Saint- Domingue. — 4" Rudolphia dubia, Kunth, Nov. Gen. et Spec. Plant, œquin., 6, p. 432, lab. 591 ; Glycine sagitlata, Willd., Euutner. Hort. Berol., 2, p. 737.
Arbrisseau grimpant, à lige divisée en rameaux sillonnés, anguleuxctglabres, garnis de feuilles pétiolées, deltoïdes, presque hastées, à pétioles ailés. Celte espèce croît près de Turbaco, dans la Nouvelle-Grenade.
RUE. Ruta. BOT. Genre qui sert de type à la famille des Rutacées, et qui offre les caractères suivants: le calice est court, à quatre ou cinq divisions profondes; la corolle se compose de quatre à cinq pélales onguiculés et concaves; les étamines sont en nombre double des pélales; les pistils, au nombre de quatre ù cinq, sont portés sur un disque hypogyne très-saillant; ils sont réunis et soudés par leur côté interne, de manière à représenter un seul pistil, à quatre ou cin(| côles saillantes et ù autant de loges, contenant chacune de six à douze ovules insérés sur deux rangées longitudinales à leur angle interne. Du sommet de chaque ovaire naîl un style qui, se soudant avec les aulres, forme un style qui paraît unique, cl se termine par un stigmate petit, et à quatre ou cinq lobes peu marqués. Le fruit est une capsule à quatre ou cinq côtes saillanlesel £1 autant de loges, contenant plusieurs graines, et s'ouvrant par leur sommet el leur côté interne. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, quelquefois sous-frutescenles à leur base; leurs feuilles sont alternes, sans stipules, pinnatilîdes ou décomposées et marquées de points translucides cl glanduleux. Les Heurs, généralement jaunâtres, sont disposées en grappes ou corymbes; parmi ces fleurs, on en trouve une seule qui occupe la partie centrale du corymbe, est plus grande que les autres, et offre le nombre cinq ou dix dans toutes ses parties, tandis que les aulres fleurs n'en offrent que quatre.
Rue officinale. Ruta graveolens, L., Rich., Bot. inéd., 2, p. 708. C'est mw plante sous-frulcscente, haute de trois à quatre pieds, ayant ses feuilles décomposées en folioles presque spatulées, cxlrémernent odorantes, comme toules les autres parties de la plante. Les fleurs sont jaunes, disposées en una sorte de corymbe paniculé. An midi de l'Europe.
Le nom de Rde a élé étendu à plusieurs végétaux <|ui n'appaitiennenl pas à ce genre, el l'on a appelé:
Rde »e Chèvre, le Galega officinal.
Rue de Cbien, le Sciophularia Caniiia.
Rue de muraille, une espèce du genre Asplénie, des plus communes.
Rue des prés, le Tlialiclriivi flaviim, L.
Rue sauvage, le Peyaiiiim IJannala, etc.
RUELLIE. Ruellia. bot. Genre de la famille des Acanlhacées el de la Didynamie Angiospermie, L., offrant pour caractères : calice à cinq divisions égales, plus ou moins profondes; corolle infundibuliforme, dont le limbe est quinquétide, un peu inégal et étalé; quatre étamines anlhérifères, didynames, incluses, à anthères dont les loges sont parallèles el mutiques; ovaire à deux loges i)olyspermes; capsule cylindrique, aiguë à ses deux extrémités, pres(|ue sessilc, dont la cloison est adnée; graines sous tendues par des rélinacles.
Rdellie clandestine. Ruellia ctandestina, L.; Dillen, Hoil. Eltli., tali. 248, fig. 320. Plante herbacée, dont les liges sont peu élevées (environ six pouces).
presque couchées sur la terre, médiocremeiil rameuses, ijarnies (le feuilles opposées, pétiolées, glabres, oblonffues, rétrécics à la base, obluses au sommet. Les fleurs, dont la corolle est purpurine, sont opposées, axillaires, et portées sur des pédoncules allongés. Cette plante croît dans les Barhades et à l'île de .Sainte Croix.
RUFALBIN. OIS. Espèce du genre Râle. C'est aussi une espèce du genre Coucal. f^. ce mot, R\le et Galii-
RUFFEY. OIS. L'un des noms vulgaires du Butor. /'. Héron.
RUFFIA. BOT. Pour Raphia ou Roufia. /'. Sagouiek.
RUFIN. OIS. Espèce du genre Coucal. K. ce mot.
RUGILE. Rugiius. iivs. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Staphyllns, tribu des Psedéritcs, formé par Leach aux dépens du genre Pœileruv de Fabricius. Caractères : antennes médiocres, insérées sous un rebord de la tête, en avant des yeux, A la base des mandibules; palpes maxillaires courtes, mais beaucoup plus grandes que les labiales, avec leur pénultième article en massue et le dernier Irès-pelit ; palpes labiales, à peine visibles; labre très-grand, recouvrant les mandibules à leur base et arrondi antérieurement; protliorax rétréci antérieurement et à sa base, plus ou moins fusiforme ; tète très-grande, orbiculaire, séparée du protliorax par un cou très étroit, presque linéaire; yeux très-légèrement saillants; les quatre premiers articles des tarses antérieurs assez fortement dilatés, légèrement triangulaires et garnis de poils courts et serrés en dessous dans les mâles, simples dans les femelles; le dernier entier.
RuGii.E oRBicDt.É. I{ii</ilus orbiculatus, L.; Pfedère orbiculé, 01. Sa tète est d'un noir mat, convexe dans son milieu et assez fortement rugueuse; la bouche et les antennes sont d'un brun-rougeâlre obscur; le corselet est de la couleur de la tète, un peu plus long que large, trèsrélréci antérieurement, très arrondi sur les côtés, et coupé carrément à sa base, avec les angles de celle-ci arrondis et une ligne médiane longitudinale lisse, un peu élevée; les élylres sont d'un noir brunâtre, légèrement roussâlres à leur extrémité et sur les bords latéraux, un peu rugueuses surtout près de la suture; abdomen d'un brun noirâtre, à reflets bronzés; pattes allongées, grêles, mutiques et roussàtres. Taille, une ligne environ. Europe.
RUINEBOIS. IKS. A'. LiMEBOis.
RUISSEAUX. GÉOL. r. Fledves et Rivières.
RUIZIE. Rnizia. bot. Genre établi par Cavanilles (Diss.-5,p. 117) et appartenant à la tribu des Byttnériacées dans la grande famille des Malvacées. Il peut être caractérisé de la manière suivante : le calice est monosépale, persistant, à cinq divisions profondes, accompagné extérieurement d'un involucelle formé de trois folioles caduques ; les pétales sont au nombre do cinq ; les étamines, plus nombreuses, forment un androphore iircéolé à leur base, et sont toutes anlhérifères; les styles sont au nombre de dix, et le fruit est une capsule globuleuse, à dix loges contenant chacune deux graines triangulaires et sans ailes.
Rdizie vari.vble. Ruizia variabilis, Jacq.; Ruizia palmata, Cavan. C'est un arbrisseau peu élevé; ses
rameaux sont diffus; les feuilles sont alternes, souvent lobées, recouvertes inférieuremenl de petites écailles farinacées; les fleurs sont portées sur des pédoncules axillaires, bllîdes et corymbiformes; la corolle est jaune. De l'Ile-de-France.
KULAC. BOT. Genre proposé par Adanson dans la famille des Acérinées, et fondé sur i'Acer Negundo. y. Érable.
RULINGIA. bot. Elirart avait formé sous ce nom un genre composé d'espèces qui rentrent dans les genres Jnacampseros et Talinum. Depuis, Ilaworth, dans sonSxnopsis PL Succulent., a essayé de repioduire ce genre avec les caractères suivants ; corolle formée de cinq pétales; calice diphyllc; capsule faiblement conique, unîloculaire, et à six valves décidues; semences ailées. Les Riilingia jinucampseros, arachnoules, ritbeiis, filamentosa et lanccolata de Ilaworth, sont des sous-arbrisseaux à feuilles épaisses, difformes; à stipules plus ou moins grandes, mais toujours fort apparentes, découpées et filamenliformcs. y. du reste les genres Jnacampseros et 2\Uiiium.
RUMAN. bot. Synonyme de Grenadier.
RUMASTRUM. bot. Campdera, dans sa 5Ionographie des Rumex, a créé ce sous-genre ((ui renferme les csjièces à fleurs hermaphrodites ou fort rarement monoïques, avec les styles soudés sur les angles de l'ovaire, et les stigmates presi|ue entiers.
RUiMÉE. Ruiiiea. bot. Genre de la famille desBixacées, tribu des Flacoiirtianées et de la Diœcie Polyandrie, établi par Poiteaii avec les caractères suivants : fleurs petites et dioïques; calice à (|uatre divisions profondes et obtuses; dans les mâles, les étamines sont nombreuses, dressées, libres, ayant les anthères globuleuses, à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal; ces étamines sont attachées sur un disque plan; dans les fleurs femelles, l'ovaire est ovoïde, sessile, sur un disque hypogyne, ù une seule loge, contenant plusieurs ovules attachés à cinq tropbosperiiies pariétaux et linéaires; du sommet de l'ovaire naissent cinq styles courts, terminés chacun par un stigmate épais et en forme de croissant. Le fruit est ovoïde, charnu, accompagné à sa base par le calice qui est persistant; il est à une seule loge qui contient un nombre variable de graines, attachées sans ordre à la paroi interne de la loge; les graines contiennent dans un endosperme charnu un embryon dressé comme la graine, à deux cotylédons larges et plans. Le Riiinea coriacea, Poil., Mém.mus.,l,tab. 4, qui est la seule espèce de ce genre, est un arbrisseau originaire de Saint- Domingue, qui porte des feuilles alternes, dentées en scie, des épines simples ou rameuses, et de très-petites fleurs réunies à l'aisselle des feuilles. C'est le Kœlcia lauiifolia de Willdenow.
RUMEX. BOT. ^. Patience.
RUiMFORDlE. Rnmfordia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, Institué par le professeur De CandoUe, avec les caractères suivants : capitule multiflore, hélérogame; fleurons de la circonférence ne dépassant pas le nombre dix, ligules, femelles, disposés sur un rang; ceux du disque hermaphrodites; involucre formé d'une double rangéedesquammes;
rexlèi'iciire au nombre de cinq, élalées, foliacées, obloiigiies-ovales, plus courtes que le disque; les intérieures au nombre de dix au plus, compliquées, ovales, mucrouées,avec le dos couvert d'une pubescence glanduleuse, se contournant autour des akènes de la circonférence; réceptacle plan-convexe, garni de paillettes assez semblables aux squammes internes de l'involiicre ; corolles pubères à leur base, articulées à l'ovaire : celles de la circonférence ligulées; celles du disque tubuleuses , avec leur limbe découpé en cinq dents; styles de la circonférence longs, glabriuscules, bifides au sommet; ceux du disque exserles; stigmates demi-cylindriques, pubérules au sommet; akènes obovato-comprimés et glabres.
RujiFORDiE FioBiBONDE. Rumfotdia flonbunOa , De Cand. Arbrisseau à tiges glabres, à rameaux cylindriques, garnis de feuilles opposées, amples, sessiles, largement ovales, atténuées à leur base, courtementacurainées au sommet, triplinervurées jusqu'au quart de leur longueur, avec leurs bords dentelés vers le sommet, entiers dans le reste; capitules pédicellés; fleurons de la circonférence d'un jaune pâle, ceux du disque d'un jaune obscur. Du Mexique.
RUMIA. BOT. Hoffmann a proposé sous ce nom un genre dans la famille des Ombellifères, oii il place les Cachrys taiiiica, microcarpa et seseloides de Marschall.
RUMIE. Rumia. irs. Genre de la classe des Lépidoptères nocturnes, famille des Pbalénites, institué par Godard et Duponchel (llist. des Lépid. de France, lome IV, 2° partie, p. 117), avec les caractères suivants : antennes simples dans les deux sexes; bord terminal des ailes inférieures formant un angle obtus au milieu ; dernier article des palpes très-court, et dépassant à peine le chaperon; trompe longue et assez épaisse à sa base. Ce genre ne présente encore qu'un très-petit nombre d'espèces.
Rdmie de l'Alisier. fl««i?o Ciatœgata, God.etDup.; Ennomos Ciatœgata, Treits.; Phalœna Ciatœgata, Sclir.; la Citronelle rouiUée, Geofî. Ailes d'un beau jaune-citron, tant en dessus qu'en dessous, avec trois taches couleur de rouille le long de la côte des supérieures; deux lignes onduleuses noirâtres sur chaque aile. Tête et corps jaunes. En Europe, dans les bois humides au printemps.
RUMINANTS. iii.\u. Vicq-d'Azyr proposa le nom de Ruminants pour un ordre de Mammifères éminemment naturel, que Linné nommait Pecoia, et qu'llliger appelait Bisulca. Les Ruminants forment le septième ordre du Règne animal, et ont été presque constamment classés par les naturalistes méthodiques dans les mêmes rapports. Les caractères généraux des animaux de cet ordre consistent ; pour le système dentaire, en six ou huit incisives seulement en bas, qui sont remplacées en haut par un bourrelet calleux (excepté le Chameau et le Paca). L'espace qui sépare les incisives des molaires est vide le plus ordinairement, et rempli dans quelques genres par des canines. Les molaires, communément au nombre de douze à chaque maxillaire, ont la surface de leur couronne marquée de deux doubles croissants. Les pieds reposent sur deux doigts
garnis de deux sabots convexes en dehors, et rapprochés en dedans et se louchant par une surface plane. Les doigts latéraux sont réduits à des vestiges ongulés qui surmontent les sabots et qu'on nomme onglons. Le métatarse et le tarse sont soudés en un seul os qu'on nomme le canon. Le nom de Ruminants a été donné aux animaux de cet ordre, parce que tous, par une disposition de leur organisme, peuvent mâcher et triturer leurs aliments après les avoir d'abord ingérés, et cette fonction qui leur est spéciale, se nomme rumination. Cela lient à l'existence de quatre poches stomacales qu'on appelle /ra)ise, bonnet, feuillet et caillette. Le tube intestinal se compose d'un grand cœcum et d'une longue suite d'intestins grêles. Les formes des Ruminants sont lourdes pour quelques genres, et sveltes pour le plus grand nombre. Leur tête est nue, garnie de cornes ou de bois. Leur pelage se compose de poils généralement ras, parfois soyeux ou laineux. La graisse, qui remplit les mailles du tissu cellulaire, est en général consislante, et prend dans plusieurs genres le nom de suif. Les égagropiles, ou amas en houles de poils et de duvet de chardon formés dans l'estomac, ne se trouvent que chez eux. La nourriture de ces Mammifères consiste en herbe, en feuilles, en bourgeons et en lichens. Ils sont polygames et multiplient beaucoup; vont communément par grandes troupes. Les Ruminants sont de tous les animaux ceux qui fournissent le plus de secours à l'Hoimne. Leur chair, leur lait le nourrissent; le suif, la peau, les cornes, la laine, sont l'objet des arts qui satisfont à ses premiers besoins. Ils vivent dans toutes les contrées, sous tous les climats, dans toutes les positions; on trouve des Ruminants dans les plaines comme sur les montagnes, au milieu des herbages plantureux comme dans le vague des déserts, près des glaces du pôle comme sous les feux de l'équateur. Partout quelques-unes de leurs espèces se sont pliées à la domesticité.
Les genres admis dans cet ordre sont les suivants : Chameau, LIama, Chevrotain , Cerf, Girafe, Antilope, Bœuf, Ovibos. Chèvre et Mouton. On les distribue suivant que les cornes sont durables ou caduques ou qu'elles manquent complètement (Chameau et Chevrotain). F. ces mots et Mausiifères.
RUMOHRE. Biimohra. hoj. (Fougères.) Genre delà tribu des Polypodiacées, établi par Raddi, et caractérisé par ses capsules disposées en groupes arrondis, et recouvertes par un tégument qui n'adhère à la feuille que par son contour, et qui se détache comme un opercule.
RcMODRE ASPIDIOIDE. Rumolira aspidioides, Raddi, Filic. brasil. Elle croît auprès de Rio-Janeiro. C'est une plante herbacée, à frondes triangulaires, trois fois pinnées, très-glabre.
RUMPillE. Rumphia. bot. Ce genre, de la Triandrie Monogynie, L., a été rapporté par la plupart des auteurs à la famille des Térébinthacécs, mais il en a été exclu par Kuntli qui cependant n'a pas indiqué ses affinités. Voici ses caractères essentiels : calice tubuleux, trifide; corolle à trois pétales oblongs; trois étamines saillantes, de la longueur des pétales; ovaire presque trigone, surmonté d'un seul style; drupe
rnriace, lurbiné, marqué de trois sillons, conlenanl un noyau à trois loges dans cliaciine desquelles esl logée une graine.
RcMPHiE d'Amboine. Bunipliia Àmboinensis , L.; Rumphia Tiliœfolia, Lamk. C'est un grand arbre à rameaux étalés, garnis de feuilles simples, alternes, cordiformes, crénelées, hérissées, à fleurs blanches, ilisposées en grappes axillaires. Rliécde a figuré cet arbre dans son Hoilus Mal/fbaricus, vol. 4, lab. Il, sous le nom de Tsiem-Tani. Il croit au Malabar et non à Amboine, quoique Linné lui ait donné pour nom spécifique celui de cette île.
RUNCINÉ, RUNCINÉE. liuncinatiis , Runcinnta. BOT. On dit qu'une fouille est Runcinée, quand elle est divisée latéralement en lanières étroites, aiguSs cl recourbées vers la base de la feuille; telles sont celles du Pissenlit, Taraxacum Dens-Leonis.
UUNGIE. JRiiiitfia. bot. Genre de la famille des Acanliiacées, établi par Nées Van Esenbeek, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions égales; corolle hypogyne et bilabiée : lèvre supérieure bidenlée, l'inférieure trilobée, avec deux plis au palais; deux étamines insérées ù l'orifice delà corolle; anthères exsertes liiloculaires, à loges obliquement superposées et dont l'inférieure porte à sa base un ai)pendice orbiculé, lamellaire; ovaire à deux loges biovulées; style simple; stigmate bifide; capsule biloculaire, à cloison incomplète, membraneuse, létrasperme; semences comprimées, concentriqueraenl rugueuses, suspendues par un rétinacic.
RuNGiE RAMPANTE. Euiigia repens, Nées; Jiislicia lepens, L. Ses tiges sont herbacées, grêles, rameuses, un peu velues et rampantes; elles sont garnies de fiuilles opposées, péliolées, inégales à chaque paire, ovales-lancéolées, ondulées en leurs bords. Les Heurs sont blanchâtres, réunies en épis courts, denses et terminaux ; elles sont imbriquées des(|uammes lancéolées, barbues, terminées par une épine. De l'Inde.
RUPALA. BOT. Pour Roupala. V. ce mot.
RUPELLAIUE. Riipellaria. conch. Même chose (|uc l'étricole. l^. ce mot.
RDPICAPRA. MAU. Synonyme de Chamois. F. An-
TIIOPE.
RUf'lCOLE. Rupicola. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères; bec médiocre, robuste, légèrement voiité, courbé à la pointe qui est échancrée ; base aussi large ou plus large que haute; pointe comprimée; mandibule inférieure droite, échancrée, aiguë; narines placées à la base de chaque côté du bec, ovoïdes, ouvertes en partie, totalement cachées parles plumes de la huppe qui s'élèvent en demi- cercle; pieds robustes; tarse aussi long ([ue le doigt intermédiaire; quatre doigts; trois en avant, l'externe uni à l'intermédiaire au-dessus de la seconde articulation, l'interne soudé à la base; un pouce très-fort, armé d'un ongle tiès-robuste; première rémige allongée en fil ou bien barbée, plus courte, avec la deuxième et la troisième, que les quatrième et cinquième ; queue courte, carrée.
Redoutant une trop vive clarté, les Rupicoles sont presque constamment cachés dans les cavernes ou les grandes crevasses des rocheis; et lorsqu'ils (|uittcnt
ces sombres retraites pour aller à la recherche d'une nourriture qu'ils ne peuvent rencontrer que dans les forêts, c'est toujours vers les parties les plus obscures (|U'ils se dirigent. Il est à présumer qu'ils ont, dans la faiblesse de l'organe de la vue. des motifs naturels qui les soumettent à ces tristes habitudes. Ils volent avec beaucoup de rapidité, mais sans se pniler à de grandes élévations, et sans pouvoir franchir de longues dislances ; ils grattent la terre à la manière des Poules pour en faire sortir les insectes auxquels néanmoins ils semblent préférer les haies et les fruits sauvages, ce dont on s'est assuré par les individus que l'on est parvenu à plier au joug de la captivité. Leur nid, qu'ils construisent très-grossièrement, est ordinairement placé dans une anfracture inaccessible. On y a trouvé deux œufs blancs, presque sphériques. Les Rupicoles étaient autrefois confondus avec les Manakins, sous le nom mal approprié de Coq -de- Hoche.
RUPICOI.E DE LA GBIANE. f^. RtPICOLE ORANGÉ.
RcpicOLE ORANGÉ. Pipra RupicoUi, LMh.; Rupicola auianlia, Vieill., BufF., |)1. enl. 5f>. Plumage d'un rouge orangé, très -vif; tête surmontée d'une belle huppe longitudinale, formée d'une double rangée de plumes très-serrées, qui s'élèvent en demi-cercle ; linéiques traits blancs au pli et au milieu de l'aile; rémiges brunes, bordées extérieurement et terminées de jaune; rectrices brunes, terminées de jaune clair; la plupart des plumes coupées carrément et frangées ; bec et pieds d'un jaune très- pâle. Taille, onze pouces. La femelle (Buff., pi. enlum. 747) esl petite, et entièrement d'un brun verdâtre, avec quelques nuances de roux; elle a la huppe beaucoup moins élevée. De l'Amérique méridionale.
RcpicoLE DU Pérou. Pipra Rupicola, var. Lath.; Rupicola nirjiipennis, Buff., pi. enlum. 745. Tout le plumage d'un rouge orangé vif, à l'exception du croupion qui est d'un gris cendré, des rémiges et des rectrices qui sont noires; toutes les plumes sont entières, et celles de la huppe sont peu serrées; bec et pieds jaunes. Taille, dix pouces iuiit lignes.
RiipicotE verdin. Rupicola vil idis, Temm.,Ois.col., pi. 216. Plumage d'un vert brillant; une tache noire sur les oreilles; tectrices alaires noires, terminées de vert, ce qui forme trois bandes sur les ailes; grandes rémiges noi?es; bec et pieds bruns. Taille, six pouces six lignes. La femelle est, en dessus, d'un vert de pré, et en dessous, d'un vert plus pâle, partout mélangé de nuances plus obscures; elle n'a ni huppe ni bandes noires; l'extrémité des rémiges seule, et les barbes internes sont noires; un cercle verdâtre entoure les yeux. De Sumatra.
RUPICOLE. Rupicola. concb. Genre proposé par Fleuriau de Bellevue, sur des caractères peu constants de la charnière de quelques Coquilles lithopbages, qui rentrent fort bien dans le genre Pélricole de Lamarck. y. ce mot.
RUPIFRAGA. BOT. L'un des sous-genres du Silène.
RUPINIE. Rupinia. bot. Linné lils a décrit sous ce nom un genre figuré dans les Amœn. /tcad., vol. 9, pi. 5, fig. S, et qui paraît se rapporter à la famille des Uépatiques. D'après la figure de Linné, cette plante
consisterait en de pelites frondes oMongiies, simples, lapprocliées par touffes étendues sur la terre et se croisant l'une l'autre; leurs bords se relèvent, et vers leur milieu sont les organes reproducteurs qui, d'après la description de Linné fils, sont composés de corpuscules droits, subulés, réunis en petits paquets ou épars, et de corps globuleux, entourés et surmontés de filaments droits, simples, courts et tronqués; ces globules deviennent des capsules uniloculaires, remplies de séminules petites et globuleuses. Cette plante, qui croît dans l'Amérique méridionale , n'a été observée que trèsrarement, à ce qu'il paraît, et n'est connue que trèsimparfaitement. On a voulu retrouver la même plante dans Vjiytonia de Forster, mais il semble qu'il n'y a réellement que bien peu de rapports entre ces deux genres, la plante de Forster étant plus probablement une Sphœria. F. Aytojiia.
RUPPIE. Ruppia. dot. Genre delà famille des Naïadées, et qui peut être caractérisé ainsi : les fleurs sont unisexuées; les fleurs femelles sont longuement pédicellées, formant deux faisceaux superposés et alternes, très rapprocliés; elles sont nues et se composent d'un ovaire ovoïde, uniloculaire, contenant nn ovule dressé, d'un style très-court, terminé par un stigmate simple, discoïde et un peu oblique. Les fleurs mâles constituent un épi simple qui se compose en général de quatre Heurs superposées et sessiles. Cliaque fleur est formée d'une anthère à deux loges écartées l'une de l'autre par le rachis et s'ouvrant par un sillon longitudinal. On trouve vers le sommet et vers la base de cet épi, deux petits faisceaux de fleurs femelles, sessiles et avortées. Le fruit est une petite noix ovoïde, monosperme et indéhiscente. La graine contient, sous son tégument propre, un embryon dont la radicule très-grosse et trèsobtuse forme presque à elle seule toute la masse de l'embryon; le cotylédon, qui naît d'une petite fossette occupant la partie supérieure de l'embryon, est conique, allongé, couché obliquement sur le sommet de la radicule.
Rdppie maritime. Ruppia maritima, L., FI. Dan., lab. Ô64. C'est une petite plante qui croitau fond des eaux douces en France, dans l'Amérique septentrionale, en Egypte, dans l'Inde, etc. Ses tiges sont grêles et rameuses, ses feuilles linéaires, alternes et embrassantes.
RUPTILE. Ruptilis. BOT. Organe qui s'ouvre par un déchirement plus ou moins régulier, et non par une suture préexistante; tels sont pi incipalement la majeure partie des fruits; on peut en dire autant de l'arille lorsqu'il se déchire irrégulièrement par suite du grossissement de la graine, des spathes quand elles se déchirent d'une manière quelconque, des gaines quand raccroisseraent de la tige les force à se fendre longitudinalement.
RDRAUX. Rurales. iNS. Troisième division formée par Scopoli (Enlom. Carn., 173) dans le genre Papillon.
RUSCUS. BOT. Z-'. Fragon.
RUSÉ. POIS. Espèce du genre Zée, sous-genre Poulain.
ilUSINE. Husiua. ins. Lépidoptères nocturnes; genre
de la famille des Noctuélites , institué par Stephens. qui lui assigne pour caractères : antennes fortement ciliées dans les mâles et peu dans les femelles,- palpes dépassant notablement le front, un peu ascendantes et comprimées ; le dernier article assez long et nii; thorax lisse et velu; abdomen dépassant ù peine les ailes inférieures et lisse; pattes longues, à ergots très-prononcés dans les mâles; ailes supérieures entières, obtuses au sommet, luisantes, avec les deux lignes médianes visibles, ainsi que la tache réniforme; les inférieures bien développées. Les chenilles ont seize pattes peu allongées, atténuées aux extrémités, marquées de lignes longitudinales; la tête est petite. Les chrysalides sont lisses et luisantes, cylindrico-coniques.
Rbsine TÉPiÉnKEBSE. Riisino leiiebrosa, Steph.; Noctiia tenehrosn , Hubn.; Agiostis tenebrosa , Ochs. Ailes d'un gris brunâtre foncé, avec deux bandes transversales, sinueuses et noirâtres; un petit disque jaunâtre entre elles, sur lequel se trouve la tache réniforme ordinaire; l'autre de forme orbiculaire manque; on voit encore idusieurs petits traits jaunes, placés obliquement le long de la côte. Les secondes ailes sont d'un gris uniforme. En Europe.
RUSQUE. bot. L'un des noms vulgaires du Chêne à liège.
RUSSÉE. BOT. Pour Roussée. ^. ce mot.
RUSSEGGÈRE. Russeggera. bot. Genre de la famille des Acanthacées, établi par Endlicher, qui lui assigne les caractères suivants : calice divisé dès la base en cinq parties presque égales; corolle liypogyne et ringente, avec la lèvre supérieure dressée, un peu voûtée, échancrée; l'inférieure est partagée en trois lobes obtus, étalés, presque égaux; quatre étamines insérées au tube de la corolle, incluses et didyuames; anthères à deux loges inégalement insérées, obtuses et faiblement ciliées en leurs bords; ovaire à deux loges uniovulées; style simple; stigmate obtus. Le fruit est une capsule chartacée, à bec, biloculaire, disperme, dont les pariétaux sont séparés par une épaisse cloison; semences comprimées, soutenues par des rétinacles obtus et corymbifornies. La seule espèce connue de ce genre est un petit arbuste déprimé, rameux, garni d'écailles coriaces et imbriquées; à feuilles fasciculées, linéari -lancéolées, acuminées, submucronées, couvertes de poils mous et blanchâtres; les fleurs sont axillaires, solitaires et bibractéolées. On trouve cette plante dans l'Afrique tropicale.
RUSSELIE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.
RUSSÊLIE. Russelia. bot. Genre de la famille des Scrophulariées, et de la Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères suivants : calice divisé profondément en cinq découpures subulées; corolle tubuleuse, évasée au sommet, à limbe bilabié; la lèvre supérieure échancrée-bilobée, l'inférieure à trois divisions presque égales; l'entrée du tube barbue; quatre étamines didynames, à anthères dont les loges sont étalées; stigmate indivis (?), capsule recouverte par le calice, presque globuleuse, amincie eu bec, biloculaire, ù deux valves biparlibles; placenta central finissant par être libre. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces indigènes des climats inteilropicaux de l'Amérique. Ce sont
(les arbrisspaux ou des plantes herbacées, à rameaux anguleux, à feuilles opposées, lernées ou verticillées, ;i fleurs rouges, disposées en corymbes axillaires.
Rdsséiie sarmentedse. Riisselia sannentosa, Jacq., Slirp. Amer., lab. 113; Lamk., llluslr., lab. 559. Arl)risseau à liges grimpanles, divisées en rameaux penilaiils, garnies de feuilles pétiolées, ovales, acuminées, velues en dessus, glabres en dessous, et portées sur de courts pétioles. Les fleurs sont portées sur des pédoncules plus courts que les feuilles. Cette plante croît dans les forets épaisses de l'île de Cuba.
Linné tîls avait constitué un autre genre Russelia, sur une espèce qui appartient au genre f^ahlia. !■'. ce mol.
r.USSULA. DOT. F. Agaric.
UUSTICOLA. OIS. Synonyme de Bécasse. Vieillot, qui a divisé le genre Bécasse en deux sous-genres, a donné aux Bécasses proprement dites le nom de liu.ilicola, et aux Bécassines celui de Scolopax.
RUT. zooi. C'est, suivant quelques auteurs, la disposition où se trouvent les animaux lorsqu'ils sont enliaînés à la génération : définition qui donnerait à ce mot un sens beaucoup plus général qu'on n'a coutume de le faire. On ne l'emploie, en effet, le plus ordinairement qu'à l'égard des Mammifères et dans les cas où, non-seulement il y a disposition à l'accouplement, mais où, en outre, celte disposition se manifeste par des signes extérieurs, principalement par un afflux de sang vers les organes génitaux , ou par certaines modifîcalions dans leur degré de développement ou dans leur disposition. Être en Rut signifie ainsi, pour le naturaliste, ce que signifie pour le vulgaire l'expression triviale élreen chaleur. On sait (|ue quelques animaux entrent en amour plusieurs fois cbaque année, tandis (|ue pour d'autres il n'y a qu'une seule saison d'amour, et que le Rut se manifeste à des époques Irès-difFérenles et par des signes très-divers, suivant les espèces, (f^. Accouplement et Mammifères.) Chez presque lous les Mammifères, en même temps qu'il se produit un afflux de sang vers les parties génitales, ce qui est le phénomène issentiel du Rut, toutes les glandes sous-cutanées deviennent le siège d'une sécrétion beaucoup plus active. Chez toutes les espèces qui répandent habituellement une odeur, on remarque, dans le temps du Rut, que celte odeur devient beaucoup plus forte que de couinme; de même, plusieurs animaux qui, dans l'élat ordinaire, ne présentent rien de particulier, deviennent, dans la saison d'amour, plus ou moins odorants. La production de ces odeurs paraît avoir deux effets bien importants; l'un, signalé depuis longtemps, c'est d'avertir au loin le mâle de la présence de la femelle, et la femelle de la présence du mâle, et de les guider, pour ainsi dire, l'un vers l'autre. Un second effet aucjuel on n'a point encore donné d'attention, c'esl de susciter en eux le désir de l'accouplement. La puissante influence des odeurs sur les organes génitaux est connue depuis longtemps, et ne peut être révoquée en doute; c'est ce qui a fait dire ù Isidore Bourdon, que l'odorat est le sens de la génération et de l'amour. On conçoit donc que les odeurs qui se produisent dans le liut, n'ont i)as pour seul usage d'averlir les mâles de
la présence des femelles, mais qu'elles leur suscitent en même temps le désir de l'accouplement, et, pour ainsi dire, leur en imposent le besoin.
RUTA. BOT. r. Rde.
RUTABAGA. BOT. Un des noms vulgaires d'une variété de Chou champêtre ( Brassica campesln's, L. ), plus connue sous les noms de Navet jaune, Chou de Laponic et Chou de Suède, r. Cnon.
RUTACÉES. Rutaceœ. bot. Grande famille de plantes dicotylédones polypélales, à étamines épigynes, sur la- (|uelle les travaux de R. Brown, Auguste Sainl-Hilaire, De Candolle et Adr. de Jussieu ont jeté la plus vive lumière. C'est la Dissertation que ce dernier botaniste a publiée sur cette famille qui formera la substance de cet article. Les Rutacées ont en général leurs fleurs hermaphrodites; très-rarement elles sont unisexuées; leur calice est monosépale, à trois, mais plus souvent à quatre ou cinq divisions profondes; la corolle se compose d'autant de pétales alternes, libres ou soudés entre eux, et formant une corolle pseudo-monopélale; très-rarement la corolle manque. Les étamines, en nombre égal ou double des pétales, sont insérées sur le contour d'un disque hypogyne, plus ou moins saillant; très rarement elles sont insérées à la paroi même du calice, sur laquelle le disque s'est épanché; les filets sont généralement libres, et portent des anthères à deux loges s'ouvranl chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, porté sur un disque plus ou moins saillant. Le nombre des loges est en général le même que celui des pétales, plus rarement il est moindre; ces loges sont autant de carpelles plus ou moins réunis par leur côté interne, mais quelquefois presque distincts les uns des autres. Chaque loge contient en général deux, rarement un seul, quelquefois de quatre à vingt ovules, attachés à l'angle interne. Les styles qui naissent de chaque loge , sont le plus communément soudés en un seul qui porte à son sommet un stigmate lobé. Le fruit est quelquefois simple, à autant de loges et de valves que l'ovaire; quelquefois il se compose de coques distinctes, uniloculaires, biv.ilves ou indéhiscentes; d'autres fois ce sont des sortes de noix charnues, également indéhiscentes. Les graines renfermées dans chaque loge se composent d'un épisperme membraneux ou le plus souvent dur et testacé, d'un endosperme charnu, quelquefois nul, et contenant un embryon dont la radicule est siipère.
Les Rutacées sont des plantes herbacées, des arbustes ou de grands arbres. Leurs feuilles, dépourvues de stipules, sont alternes ou opposées, simples ou composées, entières ou plus ou moins profondément divisées; elles sont parsemées de poinis translucides et glanduleux. Les fleurs offrent une inflorescence trèsvariée. Les genres nombreux qui composent cette familleont été distribués en cinq tribus naturelles, de la manière suivante :
]'" Tribu : Ztcophyllées.
Fleurs hermaphrodites; loges de l'ovaire conlenant chacune deux ou plusieurs ovules; endocarpe intimement uni au sarcocarpe, dont il ne se sépare pas naturellement; endosperme cartilagineux; feuilles oppo-