SAM
(loivcnl remplir, et, présmiiant que la fécondation ne pouvait s'effectuer qu'après que les giaines étaient sorties des involucres, il fit les expériences suivantes : il mit dans des bocaux différents et remplis d'eau,!» des corps elliptiques seuls; 2» des globules seuls; ô» un mélange des uns et des autres; 4» des involucres entiers des deux espèces. Au printemps, quelques-unes des graines du n» 1 ont monté à la surface de l'eau, mais elles n'ont pas germé. Aucun des globules du n» 2 n'est venu flotter sur l'eau. Les graines elliptiques des n"» 3 et 4 sont presque toutes venues à la surface et ont germé. Ce savant en conclut, 1° que les globules spliériques sont bien des organes mAles, puisque leur présence est nécessaire au développement du germe; 2o que la fécondation s'opère après la rupture des involucres et la dispersion des deux ordres de globules. Ce mode de fécondation est donc analogue, dans le règne végétal, à ce qui a lieu dans les Poissons et dans quelques autres animaux où les œufs sont fécondés après leur sortie de l'organe femelle. Duvernoy a fait connaître d'autres expériences qui sembleraient contredire celles de Savi; mais ces expériences, faites dans des lieux où la Salvinie est difficile à se procurer fraîche, ne paraissent pas avoir le degré de précision de celles de Savi, qui, habitant la ville de Pise, dont les environs présentent abondamment cette plante, a pu les répéter et les faire sur des échantillons intacts et choisis.
SALVINIÉES. BOT. V. Marsiléacées.
SALVINIELLA. bot. Le genre créé sous ce nom par k Hubner, dans la famille des Ricciacées, a été réuni au
genre Riccia. V. ce mot.
SALWEDELIA. BOT. (Mousses.) Genre établi par Necker aux dépens du Bryuin de Linné; il comprend des espèces de Tortula, de JFeissia, de Biyum, etc., et n'a pu par conséquent être adopté.
SALZES. GÉoi. y. Salses.
SALZKUPFER. min. (Werner.) F. Cuivre mdriaté.
SALZMANNIE. Salzmannia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caraclères : lube du calice ovale et soudé avec l'ovaiie; son limbe est supère, en forme de coupe, oblusément découpé ou sinué, figurant quaire dénis; corolle supère, à tube court, à limbe partagé en quaire lobes oblongs; quatre étamines insérées à l'orifice de la corolle; filaments très-courls; anlhères linéaires et allongées ; style entier ou à lobes concrets. Le fruit est une baie presque sèche, couronnée par le limbe persislantdu calice, à une seule loge par suite d'avortement, comprimée, ovale et monosperme; semence comprimée.
Salïmanme a FELiLiES LDisANTES. Salzmamiia nitkla, De Cand. C'est un arbrisseau très-glabre, à rameaux subtétragones, mais devenant presque cylindriques à mesure qu'ils vieillissent; les stipules sont très-courles et tronquées; les feuilles sont opposées, ovales, courlement péliolées et très-luisantes en dessus. Les pédoncules sont axillaires, opposés, très-courts, portant un capitule dense, composé d'une douzaine de fleurs sessiles et blanches, cnlouiées de bractées foliacées. Du Brésil.
SALZWEDELIA. bot. Le genre proposé sous ce nom. dans la Flore de Wéléravie, pour le Genista sagiltalis, n'a pas élé adoplé.
SAMACHEST. bot. Synonyme de Filex agnus castus. V . Vitex.
SAMADERA. BOT. (Gaertner.) Synonyme de Niola.
SAMALIE. OIS. Genre créé par Vieillot, dans son démembrement du genre Paradisœa de Linné. F. Pa-
IIADISIER.
SAMANDURA. BOT. (Linné, FI. ZeyI.) .Synonyme de Niota lelrapetala, Lamk., suivant les uns, ou à'Heiitiera Uttoralis, Ail., suivant les autres.
SAMARA. POIS. Espèce du genre Sclœne de Linné.
SAMARA. BOT. Ce genre, de la Téfrandrie Monogynie, L., avait élé placé dans la famille des Rhamnées, mais il en a été retiré pour être colloque parmi les Myrsinées, et même suivant Rob. Brown quelques espèces qui ont élé décrites sons ce nom générique par Swarlz, ne différeraient pas du genre Myrsine. Le Rapanea d'Aublet paraît également devoir rentrer dans ce dernier genre. A'oici les caraclères cssenllels du Samara, lel qu'il a été établi par Linné : calice fort petit, à quaire folioles aiguës; corolle à quaire pétales sessiles, creusés à leur base d'une fossette longitudinale; quatre étamines insérées dans celte fossette, à filets longs, sélacés, terminés par des anlhères cordiformes; ovaire supère, ovale, surmonté d'un style saillant, et d'un stigmate infundibuliforme; drupe arrondi, renfermant une seule graine. Le Samara lœla, L., Lamk., Illustr., lab. 74; Metiiecylon nmbcllatum, Burmann , Flor. Ind., p. 87; Cornus Zeylanica, Burm., Thés. Zeyl., lab. 31, est un arbre dont les rameaux sont revêlus d'une écorce cendrée ou blanchâtre, à feuilles opposées, médiocrement pétiolécs, placées au sommet des rameaux, ovales, obluses, entières et glabres. Les fleurs occupent la partie inférieure des rameaux au-dessous des feuilles; elles sont jaunâtres, nombreuses, disposées en petits corymbes trèsrapprochés. Cet arbre croît dans les Indes orientales.
SAMARE. Samara. bot. Gserlner appelle ainsi un fruit sec, indéhiscent, à une ou deux loges contenant un petit nombre de graines, et dont le péricarpe, mince et membraneux sur ses bords, est souvent ))rolongé en ailes ou appendices. Tel est le fruit de l'Orme, des Érables, elc. C'est au même fruit que Mirbel donne le nom Ae Piéride, et Desvaux celui de Pteridion.
SA5IARE. Mm. Beiidant désigne sous ce nom, le Sel gemme ou Soude murialée. F. Soude.
SAMBAC ou ZAMBACH. bot. Espèce du genre Mogorhim, qui n'est qu'un Jasmin. F. ce mot.
SAMBIT, SAJIBUC et SAMBDQUIER. BOT. Noms vulgaires du Sureau.
SAMBUCUS. BOT. Synonyme de Sureau.
SAME. rois. L'un des noms vulgaires du Miigil Cephalus. F. WucE.
SAMERARIA. bot. Desvaux (Journ. de botan., 3, p. 101, tab. 24, f. G) a élevé, sous ce nom, au rang de genre VIsalisarmena, L.,dont la siliciile est indéhiscente, munie d'une aile large el membraneuse. De Candolle n'en a fait qu'une simple seclion du genre Isatis. F. Pastel.
SAMETIIOCNLE. ois. (Gesner.) Synonyme vulgaire de Râle d'eau. /'. Galliudle.
S.VMIER. MOLi.. Gnielin, dans la treizième édilion de Linné, est le seul qui ait mentionné celle Coi|uilIe décrite par Adanson (Voy. au Sénég., pi. 8, (îj;. 14). Il lui a donné le nom de Murex triyonus: la disposition de ses varices la ferait placer aujourd'hui dans le genre Triton de Lamarck. f^. ce mot.
SAMOLE. Samoliis. bot. Ce genre est placé ù la suite de la famille des Primulacées, et dans la Penlandrie Monogynie, L. Il a été ainsi caractérisé par R. Brown (Prodr. Flor. Nor.-HolL, p. 428) : calice demi-supére, quinquélide; corolle presque campanulée, à cinq lobes; cinq étamines anthérifères, opposées aux segments du liml)e de la corolle, cinq autres étamines alternes et stériles; capsule semi-infère, ovoïde, uniloculaire, à cinci demi valves, munie d'un placenta central libre; graines nombreuses, fixées à l'autre extrémité de la capsule, composées d'un embryon inclus dans l'albumen, et d'une radicule dirigée vers l'ombilic. Ce genre diffère des Primulacées par son ovaire infère, du moins il sa base, par ses graines attachées par des cordons ombilicaux à l'autre extrémité de la capsule, et par ses cinq étamines stériles. Il comprend quatre ou cinq espèces qui sont des plantes herbacées, à feuilles alternes, entières, à fleurs terminales, blanches, disposées en grappes ou en corymbes, et dont les pédicclles sont accompagnés à la base ou au milieu d'une bractée. Plusieurs de ces plantes croissent à la Nouvelle-Hollande, et quelques-unes on tété considérées comme appartenant à un genre distinct des Saiiioliis, et qui a été nommé SlieffieUtia par Linné fils et Labillardière. Ainsi les S/iefflehlia repens, L., Sitppl., et Slie/fiektia incana, Labillard., Nov.-HoU., 1, pi. 40, tab. 54, sont synonymes de Samnliis littoralis, R. Br.
Samoie de Valérande, Samolus Fnlerandt , L. Plante dont la tige est dressée, les feuilles radicales, obovées ou oblongues, les fleurs petites, blanches et en Ihyrse corymbiforme. Cette espèce croît dans les lieux aquatiques de l'Europe; elle se trouve aussi en Amérique, en Afrique, en Asie, à la iNouvelle-Uollande, en un mot, sur presque tous les points de la surface terrestre.
SAiMOLOIDES. bot. Boerhaave donne ce nom au genre qu'Adanson avait également établi sous le nom (le Kreidek. /''. ce mot. Bomare dit que c'est une Véronique dont on fait usage en thé chez les Anglais.
SAMOLUS. EOT. K. Sauole.
SAMPACCA. BOT. (Rumph.) Synonyme de Michelia. r. ce mol.
SAMYDE. Samyda. bot. Ce genre, qui a donné son nom à la petite famille des Samydées, avait été primitivement établi par Plumier sous le nom de Giihlonia. Il appartient à l'Icosandrie Monogynie, L., et il offre les caractères suivants : calice campanule, tubuleux, coloré, persistant, le limbe à cinq ou très-rarement à quatre divisions inégales; corolle nulle; étamines en nombre qui varie de huit à dix-huit, toutes fertiles, courtes, adnées au sommet du tube du calice, à filets larges, membraneux, connés en tube à la hase, glabres, libres et cuspidés au sommet, à anthères oblongues, dressées, biloculaires, déhiscentes longiludinalc-
ment et à l'intérieur; ovaire supère, sessile, uniloculaire, renfermant plusieurs ovules fixés à des placentas pariétaux , surmonté d'un seul style dressé et d'un stigmate capité; capsule globuleuse -ovoïde, charnue -coriace, uniloculaire, s'ouvrant par le sommet en trois à cinq valves; graines nombreuses, marquées à la hase d'un trou ombilical, recouvertes d'un triple tégument : l'extérieur charnu-pulpeux, celui du milieu testacé et fragile, l'intérieur mince et adhérent; l'endosperme est charnu et offre vers sa partie supérieure un embryon inverse. Les Samydes sont des arbrisseaux ou des arbustes indigènes des Antilles, à rameaux <|uelquefois spinescents, à, feuilles alternes, simples, entières, finement ponctuées, munies de deux stipules pétiolaires. Les pédoncules sont axillaires, uniflores, solitaires ou ramassés en forme d'ombelles. Les fleurs sont blanchâtres, rarement purpurines.
SAMYDÉES. Samydeœ. bot. Famille naturelle de plantes, indiquée d'abord par Gaertner fîls ( Carp., 5, p. 258-242), établie par Ventcnat (Mém. Inst., 1807, 2, p. 142), et adoptée maintenant par tous les botanistes modernes. Le genre Samj'da , qui est le type de cette famille, avait été laissé par Jussieu parmi ceux dont les afiînités n'étaient point assez connues. Voici comment cette famille peut (ître caractérisée : le calice est monosépale, persistant, souvent coloré, surtout à sa face interne, et ofl'rant de trois à sept divisions plus ou moins profondes. La corolle n'existe pas. Les étamines, dont le nombre varie et se trouve un multiple du nombre des divisions calicinales, sont ou libres, ou plus souvent monadelphes parla hasede leurs filets, qui sont insérés sur la paroi interne du calice; quelquefois un certain nombre des étamines avortent et sont réduites à l'état rudimentaire; d'autres fois elles sont accompagnées à leur hase d'un appendice lamelliforme, qui constitue ime sorte de couronne intérieure; les anthères sont introrses et à deux loges, s'ouvrant chacune par une suture longitudinale. L'ovaire est libre, sessile, à une seule loge contenant un petit nombre d'ovules attachés à trois trophospermes pariétaux. Le style est simple, terminé par un stigmate simple ou trifide. Le fruit est coriace ou légèrement charnu, à une seule loge, qui s'ouvre incomplètement et par son sommet en trois valves, portant chacune une ou plusieurs graines attachées sur leur face interne. Ces graines, quelquefois accompagnées à leur base d'un arille cupuliforme, se composent d'un tégument propre qui recouvre un endosperme charnu, dans lequel est placé un embryon, dont la radicule est opposée au bile. Les végétaux dont cette famille se compose sont des arbustes, des arbres ou des arbrisseaux, tous exotiques et originaires des contrées chaudes des deux continents. Leurs feuilles sont alternes, oblongues, simples, entières ou dentées, le plus souvent marquées de points translucides et munies de stipules A leur hase. Les fleurs sont ordinairement axillaires, quelquefois solitaires ou réunies en grand nombre. Les trois genres Samyda, L.; Casearia , Jacquin , dans lequel on doit réunir VAnavin(]a de Lamarck, Vlioucana et Pi/umha d'Auhlet, l'^/AfFHeo de Schreber, le .l/e/istauruin deForster.et le Cliœlocialer de Ruiz et Pavon,
SAN
oonsliluent celle famille, à laquelle on doit lapporler encore le genre Pi/jcirea d'Aiililet.
SANALPITE. MIN. Variété d'Épidote. /''. ce mot.
SANAMUNDA. bot. (Adanson d'après l'Écluse.) Synonyme de Pmscrina. f^. Passekine.
SANCHÈZIE. Sanchezia. bot. Ruiz et Pavon [Flor. Peruv. Prodrom., p. 5, lab. 32) ont établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Scrophnlari- • nées et à la Diandrie Monogynie. Voici ses caractères essentiels : calice persistant, ù cinq divisions droites, ; ovales, concaves, écliancrécs an sommet; corolle irré- ; gulière, dont le tube est recourbé, insensiblement rétréci à sa base et à son orifice; le limbe à cinq découpures ovales, écliancrées et réfléchies, les deux i supérieures un peu plus courtes; deu.\ étamines sail- 1 lantes,à filets velus et terminés par des anthères ovales, munies ù leur base d'un appendice court, calcaiiforme; ! deux filets siériles, ayant la même insertion que les ! étamines fertiles; ovaire olilong, surmonté d'un style i filiforme, plus long que les étamines, et terminé par un j stigmate bifide; capsule oblongne, acuminée, à deux valves, renfermant quelques graines planes, orbicu- i laires. Deux espèces ont été décrites et figurées dans ! la Flore du Pérou, vol. 1, p. 7, lab. 8, fig. b et c, sous ; les noms de Sanchezia oblonga et S. ovala. Ce sont de très-grandes plantes herbacées, à tiges simples ou rameuses, télragones, munies de feuilles oblongues, lancéolées ou ovales, dont les fleurs, de couleur jaune, sont disposées en épis terminaux et munies chacune de bractées rouges. Ces plantes croissent dans les lieux ombragés et marécageux du Pérou.
SANDAL. BOT. F. Saktai.
SANDALE. 3IULL. Nom vulgaire que l'on donne aux Coquilles du genre Crépidule, et quelquefois à la Calcéole. f^. ces mots.
SANDALE. Sandalus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Pentamères, famille des Serricornes, tribu des Céhrionites, établi par Knoch (Neue Beyliage zur Inscctenkunile, 1, vol. 5, 18M) qui lui donne pour caractères : antennes en scie dans les deux sexes, plus courtes que le corselet; mandibules fortes, avancées et très-crochues. Knoch ne mentionne qu'une espèce de ce genre : il la nomme Sandalus iielrol'hya.
SANDALINE. Sandalina. moll. Nom que Schunia cher a donné au genre Crépidule de Lamarck. Il doit être abandonné, puisqu'il fait double emploi. ^. Crè-
PIDCIE.
SANDARAC. Mm. L'un des noms vulgaires de l'Arse nie sulfuré jaune. K. Arsenic.
SANDARACHA. MiN. Ce nom, employé par Théo pbrastc et par Pline, indique, suivant la plupart des minéralogistes, l'Arsenic sulfuré rouge ou le Réalga
SANDARACIKE. bot. Substance particulière que l'on obtient par le traitement à Froid, dans l'alcool, de la Résine sandarac. Ce produit est blanc, fragile, friable, insoluble dans l'eau et très-soluble dans l'éther.
SANDARAQOE. bot. Substance résineuse, fournie par le Thuya arliculala, Desf., Flor. Allant., ii, p. 353, tab. 252; petit arbre de la famille des Conifères, qui croit sur les côtes septentrionales d'Afrique. La Sanda-
raque est en larmes rondes ou allongées, blanchâtres ou d'un jaune-cilrin pâle, brillantes, transparentes, se brisanl sous la dent, brûlant avec une flamme claire et exhalant une odeur balsamique et agréable, soluble presque en entier dans l'alcool , moins soluble dans l'huile volatile de térébenthine, d'une saveur résineuse et un peu balsamique. La Sandaraque entre dans la composition des vernis à l'alcool ; on se sert de sa poudre pour empêcher le papier d'èlre traversé pai' l'encre lorsqu'on a enlevé l'écriture par le gra liage.
SANDAT. POIS. F. Sandre et Perche, sons- genre Centropome.
SANDERLING. Calidiis. ois. (Illiger.) Genre de la famillede l'ordre desGralles. Caractères: bec médiocre, grêle, droit, mou, flexible, comprimé vers la base, déprimé à la pointe qui est aplatie et plus large que la partie intermédiaire; sillon nasal très-prolongé vers la pointe; narines longiludinalement fendues de chaque côté du bec ; pieds grêles ; trois doigts presque entièiement divisés et dirigés en avant; point de pouce; ailes médiocres, première rémige la plus longue. Le genre Sanderling ne se compose que d'une seule espèce, mais on la trouve répandue sur toutes les parties seplentrionales des deux hémisphères; en Amérique, en Asie comme en Europe, l'espèce n'offre aucune différence; partout elle est assujettie à des mues constantes qui, sur chaque point, amènent les mêmes variations dans le plumage. Ces Oiseaux se montrent régulièrement au printemps et en automne sur les côtes, où leur nombre est quel(|uefois si considérable que le rivage en est presque couvert; ils ne se montrent qu'accidentellement dans les marais, sur les bords des rivières et des fleuves, ce qui tend à faire croire que ce n'est point là que se trouve leur nourriture habituelle, et qu'ils font un exclusif usage de Vers et de pelils Mollusques marins. C'est dans l'extrême nord, vers les régions arctiques, que le Sanderling va tranquillement s'occuper de sa reproduction; un trou pratiqué dans le sable est le nid où la femelle dépose cinq à sept oeufs qu'elle couve avec la plus constante assiduité. La jeune famille qui en résulte ne ressemble en rien aux adultes, qui eux-mêmes éprouvent chaque année la double mue.
Sanderling cocrvilette. L'un des noms du Sanderling variable en plumage d'été.
Sanderling roigeatre. C'est le Sanderling variable en robe de noce.
Sanderling variable. Calidiis areiiaiia, lllig. ; Tiinga aienaiia, Gmel.; Arenaiia Calidiis, Mey.; Charadrins Calidiis, Wils., Amer. Ornil., pi. 59, fig. 4. Petite Maubèche grise, Briss. Parties supérieures et côtés du cou d'un gris blanchâtre, sur le milieu de chaque plume ; poignet, bord des ailes et rémiges d'un noir pur; l'origine de celles-ci et leurs tiges blanches. Tectrices alaires noirâtres, bordées de blanc; face, gorge, devant dn cou et parties inférieures d'un blanc pur; bec, iris et pieds noirs. Taille, sept pouces un quart. Dans le plumage d'été, ou eu robe de noce, les parties supérieures sont d'un roux foncé, avec de grandes taches noires; la face et le sommet de la lête sont marqués de grandes taches noires, entourées d'un double cercle roux et blanc; rémiges noires; tectrices alaires
il'un liiun noirâtre, marriiiécs de zigzags roux el bordées de blancliâlrc; rcclrices inlermédiaircs noires, l)ordéesderoux cendré. Cou,poilrine el Iiaiil des flancs d'nn roux cendré , tachetés de noir, avec le bord des plumes blanc; abdomen el autres parties inférieures d'un blanc pur : c'est alors le Cltarailriits rubidus, Gmel., Latli., Wils. Les jeunes, avant la mue, ont les parties inférieures noirâtres, tachetées de jaunâtre, avec le bord des plumes de cette nuance ; la nu(]ue, les côtés du cou et de la poitrine d'un gris clair, finement rayé et onde de brun ; une raie cendrée entre le bec et l'œil; le front, la gorge, le devant du cou et toutes les parties inférieures d'un blanc pur; le bord des ailes, les rémiges et les rectiices intermédiaires noirs. Ils sont alors connus et décrits sous les noms de Charadiiiis Ca//(/m, Gmel.; Arenahavulgaris, Becbst.; Maubèche grise, Girardin.
SANDORIC. J'awrfoWcMHi. bot. Sous ce nom,Rumpb (Herh. Jmboiii., i, p. 107, tab. 04) a décrit et figuré un grand arbre de l'Inde, dont Cavanilles a fait un genre qui appartient à la famille des Méliacées et à la Décandrie Monogynie, L. Lamarck, ayant reçu de Sonnerai le fruit et les feuilles de cet arbre, en a complété la description, dans le Dictionnaire encyclopédi(|ue, sous le nom d'Hantol. Voici les caractères de ce genre : calice campanule, ù cinq dents; corolle à cinq pétales lancéolés, du double i)lus longs que le calice; dix étamines dont les filets sont réunis en un tube cylindri(iue, portant sur son bord interne de petites anthères; ovaire globuleux, surmonté d'un style à cin([ stigmates bifides. Baie de la forme et de la grosseur d'une orange, remplie d'une pulpe blanche et fondante qui entoure quatre ou cinq noyaux ovales , convexes sur le dos, anguleux du côté de l'axe du fruit, un peu comprimés latéralement, s'oiivranl en deux valves et renfermant chacun une seule graine. Le Sandoricum Indicvm croît dans les Philippines, les Moluques et dans plusieurs autres îles de l'Inde orientale. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, composées de trois grandes folioles ovales, pointues el entières. Les fleurs sont disposées en grappes composées et axillaires. La pulpe du fiuil de cet arbre a une saveur d'abord aigrelette et assez agréable, mais qui laisse ensuite dans la bouche un goût alliacé. On en fait une gelée et un sirop qui sont des mels de dessert. Rumph s'est beaucoup étendu sur les propriétés de la racine de son Sandoricum contre la colique el les jioints de côté.
SANDRE., 5a«(ta*. pois. Sous-genre de Perche, l^. ce mot.
SANG. zooL. Partout où il y a vie, il y a nutrition, c'est-à-dire un mouvement continuel de composition et de décomposition simultanées, à l'aide duquel le corps, qui en est le siège, se renouvelle sans cesse en s'emparant des substances qui l'entourent, se les assimilant, el en rejetant au dehors une portion des molécules dont il était lui-même formé. Cette action intestine s'effectue au moyen des li(|uides renfermés dans les interstices que laissent entre elles les libres ou les lamelles constituantes des tissus. Les molécules étrangères tenues en suspension ou dissoutes par ces liquides, pénètrent dans la substance des organes els'y déposent,
landis que les parties éliminées sont entraînées au dehors par la même voie. Dans les animaux dont la structure est la plus simple, tons les liquides du corps sont semblables; ils ne paraissent consister qu'en une quantité plus ou moins considérable d'eau peu chargée de principes organiques, et ce sont les produits de la digestion ou d'une simple absorption qui vont directement nourrir les diverses parties du corps. Mais dans les êtres qui occupent un rang plus élevé dans la série zoologique, les humeurs cessent d'être toutes de même nature, et il en est une (|ui, formée par le chyle, en diffère cependant essentiellement, et qui est destinée d'une manière spéciale à subvenir aux besoins de la nutrition. C'est à ce liquide que l'on a donné le nom de Sang.
Dans tous les animaux sans vertèbres, excepté les Annélides, le Sang est presi|ue incolore; mais dans ces derniers, ainsi que dans les animaux vertébrés, sa couleur est rouge, et c'est à cause de celte différence que, pendant longtemps, on regardait les premiers comme dépourvus de Sang.
On ne sait que peu de chose sur les propriétés physiques el chimiques du Sang de la plupart des animaux invertébrés. Dans les Jlollusques, il est parfaitement incolore, el examiné au microscope, ne paraît formé que par un liquide aqueux, tenant en suspension un grand nombre de petits globules albumineux, et un certain nombre de grosses vésicules, dont l'aspect est souvent comme framboise. Dans les Crustacés, le Sang est d'une consistance plus grande; en général, il offre une légère teinte rosée ou bleuâtre, et lorsqu'on le retire de l'animal, il ne tarde pas à se coaguler et â former une niasse semblable à de la gelée. Examinée au microscope, sa composition paraît à peu près la même que celle du Sang des Mollusques.
On s'est au contraire beaucoup occupé de l'élude de ce liquide chez plusieurs animaux à sang rouge; mais surtout chez l'Homme. Sa couleur, comme chacun le sait, est d'un beau rouge; sa consistance est un peu visqueuse; son odeur est fade el particulière; sa pesanteur spécifique, un peu plus grande que celle de l'eau, varie comme on le verra plus tard. En examinant au microscope le Sang de ces animaux, on voit qu'il est formé de deux parties distinctes : d'un liquide transparent, auquel on a donné le nom de Sérum, et d'une foule de globules ou de petits corpuscules solides et réguliers, tenus en suspension dans le Sérum. C'est aux travaux de Malpighi et de Leuwenhoeck que l'on doit la découverte de ces globules; un grand nombre de raicrographes se sont occupés de leur étude, mais c'est à Leuwenhoeck, à Hewson, et à Prévost et Dumas, que l'on doit les notions les plus exactes el les plus importantes sur ce sujet. Les observations des deux derniers cités parmi ces savants physiologistes, ont appris que dans tous les Mammifères les globules du Sang sont circulaires, tandis que, chez les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons, ils sont elliptiques; ils ont aussi fait voir que le diamètre de ces corpuscules est constant dans le même animal , mais qu'il varie beaucoup d'une espèce à une autre, comme on peut s'en convaincre d'après le tableau suivant :