‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 54 sur 103 · Les quatre pieds antérieurs, au plus, didacty · texte numérisé non relu

Les quatre pieds antérieurs, au plus, didacty

A. Pieds antérieurs parfaitement didaclyles.

et. Pinces non divisées jusqu'à leur base; carpe non entaillé en manière de croissant.

* .\ntennes intermédiaires à deux filets.

■{• Pieds réguliers (les deux de chaque paire semblables).

— Pieds-mâchoires extérieurs non foliacés et ne recouvrant point la bouche.

Genres : Aiphée, UrppoLVTE, Poîîtonie etAuTonoMÉE.

Pieds-mâchoires extérieurs foliacés, recouvrant

la bouche.

Genres : Gnatopbtlle, IIyméivocére.

tt Pieds antérieurs dissemblables, l'un de la même paire didaclyle, l'autre simple.

Genre : Nika.

•* Antennes intermédiaires ù trois filets.

Genres : PALÉiaoN, Lismate, Atdanas.

/3. Pinces divisées jusqu'à leur base, ou mains formées uniquement de deux doigts réunis à leur base; carpe lunule.

Genre : Atte.

B. Pieds antérieurs monodaclyles ou imparfaitement didactyles (les deux doigts étant à peine visibles); antennes intermédiaires à deux filets.

Genres ; Égéon, Crangon, Pandaie.

n. Corps mou et très-allongé; des appendices sétiformes et très-distincts à la base de leui's pieds.

Genre : Pasipbêe.

SALICOR. POLYP. Espèce du genre Cellaiie, de la division des Polypiers flexibles, Cellulifères et Phythoïdes, de Lamarck.

SALICOR. BOT. Les Soudes et autres plantes maritimes, dont on obtient, sur certains rivages, des sels par incinération, reçoivent collectivement ce nom qui, néanmoins , désigne plus particulièrement le Salsola Kali, et même \eSalicorHia herbacea.

SALICORNE. Saliconiia. bot. Genre de la famille de Chénopodées et de la Monandrie Monogynie, L., olîr'ant les car'actères suivants : calice ou périanlhe entier, ventru, persistant, presque tétr'agone, formé par le rebord squammiforme des articulatiorrs; une à deux élamines dont les filets sont subulés, plus longs que le calice, terminés par des anthères droites, oblongues, biloculaires; ovaire supère, ovale, oblong, surmonté d'un style simple, très-court, terminé par un stigmate bifide; fruit pseudosperme, r'ecouvert par le calice renflé. Ce genr-e se compose d'environ vingt espèces qui croissent dans les lieux maritimes ou dans les vastes plaines imprégnées de sel mar'in des diverses contrées du monde. Les steppes de la Russie et de la Sibérie, l'Arabie, les bords de la Méditerranée, sont les pays où l'on a découvert le plus grand nombre d'espèces. Les Salicornes sont des plantes herbacées et sous-frutescentes, d'un aspect fort triste, dont les tiges sont ordinairement très- ramifiées, dépourvues de feuilles, composées d'arlicrrlations tronquées, portant à leurs extr'émités les fleurs qui sont disposées en épis nus. La distinction des espèces de Salicornes offre beaucoup de difiBcultés, et leur synonymie est en général extrêmement embrouillée. LeSaiiconiia herbacea, par exemple, a reçu plus de douze noms spécifiques différents. Cette plante, que l'on peut considérer comme type du genre, était nommée Kali par les anciens botanistes. Elle croît en aborrdance sur les bords de la Méditerranée et de l'Océan, dans les tei'rains fangeux; on la retrouve dans les marais salés de la Lorraine. C'est une des plantes qui fournissent, par incinération,

le plus d'Alcali ou de sous-carbonale de Soude. Elle est lechcrchée avec avidilé par les Iroupeaux, cl ce pâlurage donne à leur chair une saveur fort estimée. Les Anglais et (jueUiues autres nations qui liahilenl le littoral de l'Océan, font conlîre les jeunes rameaux de celte plante dans du vinaigre, et s'en servent pour assaisonnement dans les salades.

SALICOT. CRBST. Synonyme vulgaire de Salicoque. l\ ce mol.

SALICOTTE. BOT. Syn. vulgaire de Soude commune.

SALIE. INS. Pour Salins, r. ce mot.

SALIENTIA. MAM. La petite famille formée sous ce nom par Illiger, renferme seulement les deux genres Potoroo et Kanguroo. A', ces mois.

SALIERNE. BOT. (Gouan.) Variété d'Olivier à fruits ronds.

SALIETTE. BOT. Les Conyses ont reçu quelquefois ce nom vulgaire.

SALIGOT. BOT. L'un des noms vulgaires de la Macre.

SALIMORI. BOT. (Rumph, Amb., 5, pi. 75). Synonyme de Conlia Sebeslena.

SALIN. BOT. Résidu de l'évaporation de la lessive des cendres des matières ligneuses. C'est un mélange de Potasse et de Sels divers.

SALINDRE. MIN. Nom cité par Kirwan, cl donné anciennement à une variété de Grès, renfermant des grains calcaires.

SALINES, my. C'est le nom que Ton donne aux différentes exploitations de clilornre de Sodium, autrement dit Sel gemme ou Sel marin, soit qu'on l'extraye en masse du sein de la terre où il constitue quelquefois de véritables mines, soit qu'on le retire à l'aide de l'évaporation naturelle ou artificielle des eaux de la mer, de celles d'un grand nombre de lacs et d'une infinité de sources dans lesquelles il esl tenu en dissolulion. Le Sel gemme, ou la Soude muriatée solide, forme dans l'intérieur de la terre des bancs d'une puissance souvent considérable, que l'on exploite i)ar des galeries entièreraenl laillées dans le Sel, et soutenues par des piliers réservés dans la masse même du minerai. C'est ainsi qu'il se présente dans les mine» célèbres de Wieliczka et de Rochnia, en Pologne, du comté de Cliesler en Angleterre, et de Vie dans le département de la Meurtbe, en France, f^. Soube mbriatée. On extrait le Sel de la mer et des lacs salés de deux manières : 1» par la seule évaporation naturelle, a» par l'évaporation naturelle combinée avec l'évaporation artiBcielle. Dans le premier cas, on pratique sur le bord de la mer des marais salants ; ce sont des bassins étendus et peu profonds, que l'on remplit d'eau à marée liante, ou par le moyen d'une écluse ; cette eau, y présentant une vaste surface à l'évaporation, se concentre par l'effet de la chaleur solaire, et surtout par celui de certains vents, et dépose sur le sol tout le Sel qu'elle ne peut plus tenir en dissolution. On relire ce Sel et on le met en las sur les bords, pour le faire égoutler et sécher, puis on le soumet au ralfinage. Dans la seconde manière d'extraire le Sel des eaux de la mer, on établit sur le rivage une vasle esplanade de sable que le Ilot doit submerger dans les hautes marées des nouvelles et des pleines lunes; ce sable s'imprègne de Sel, el,

dans rinlervalle des marées, on en ramasse la surface en las, puis on la lave avec de l'eau de mer que l'on salure ainsi de Sel marin. On décante celle eau pour la séparer du sable, et on l'évapnre ensuite dans des chaudières par le moyen du feu. On se sert aussi dans quelques Salines, pour concentrer l'eau de la mer, de bâtiments de graduation . comme ceux qui sont en usage dans les exploitations de sources salées. Ces sources, qui existent dans un grand nombre de lieux à la surface de la terre, où on les voit sortir des terrains analogues à ceux qui renferment les bancs de Sel gemme, ne contiennent pas généralement tout le Sel qu'elles peuvent dissoudre. On concentre alors leurs eaux par un procédé peu dispendieux, qui consiste à favoriser leur évaporation naturelle, en faisant en sorte qu'elles présentent ù l'air le plus de surface pos- .iible. Pour cela, on les élève par des pompes à une assez grande hauteur, el on les laisse retomber sur des piles de fascines où elles se divisent i» l'infini et éprouvent une évaporation considérable. On répèle la même manœuvre un grand nombre de fois sur la même eau pour l'amener au degré de conccniration nécessaire. On appelle cette opération gratiner l'eau, et les ateliers que l'on construit à cet effet se nomment des bâtiiiieiils (le graduation. L'eau amenée au degré de salure convenable, esl conduite dans de grandes chaudières plates el carrées, composées de feuilles de tôle réunies par des clous rivés. On achève de l'évaporer par le moyen du feu, el l'on recueille le Sel qui se précipite au fond du bain.

SALIQIJIER. BOT. Synonyme de Cuphée. F. ce mol.

SALISBURIA. BOT. y. Gikkgo.

SALITE. MIN. Même chose (|ue Sahlile. V. ce mol.

SALITRE. MIN. Synonyme de Magnésie sulfatée.

SALIUNCA. BOT. Synonyme de Nard celtique, Faleriana celtica, L.

SALIUS. INS. Fabricius {Syst. Piezal., p. 124) a désigné sous ce nom un genre d'Hyménoptères qui renferme trois espèces, le Poiiipitiis sex-punctatus, de l'Entomologie systématique, et deux autres espèces rapportées de Barbarie par Rehbinder. Ce genre parait voisin des S|)hex; Fabricius le place entre ses Joppa el ses Banchus. Il lui donne pour caractères ; quatre palpes, ayant le deuxième et le troisième articles presque sécuriformes; lèvre avancée, arrondie, élargie el entière; antennes sétacées. Latreille, qui a fait de ce genre une division de ses Pompiles, dit que le segment antérieur du corselet est aussi long ou plus long que large, que la lêle est arrondie postérieureraciit, munie de trois ocelles rapprochés.

Gerinar avait donné le nom de Salius à un autre genre d'insectes de la famille des Rhynchophores, lequel ne i)ouvant èlre adopté sans produire de la confusion, a élé réuni par Schoenherr à son genre Orchestes.

SALIVARIA. BOT. L'une des sections du genre Spilanlhes de Jacqiiin. y. Spiianthe.

SAl.lX. BOT. A'. Sacle.

SALKEN. BOT. C'est le nom vulgaire, dans les possessions hollandaises de l'Inde, d'une plante do la famille des Légumineuses, décrite el figurée parRhéede

{Hort. Malab., vol. 8, lab. 46) sous le nom ilc Tsjeria- Camelli-f^alli, cl dont Adanson a formé un senre qui n'a pas été adopté.

SALLES. MA», f^. Abajoues.

SALLIAN. OIS. Synonyme de Jabiru. ^. Cigogise.

SALMACIDE. Satmacis. f^. Arthrodiées, tribu des Conjuguées.

SALMALIE. Salmalia. bot. Genre de la famille des Sterculiacées, élabli par Scliolt et Endlicber, qui lui assignent pour caractères ; calice campanule, partagé en trois lobes inégaux et quelquefois en cinq lobes obtus, valves avant l'inflorescence; corolle composée de cinq pétales hypogynes, plus longs que le calice, ovales, dressés, étalés, à estivation enroulée; tube slaminal ventru, formé de plusieurs rangées de lilamenls filiformes, simples ou fourchus au sommet : les extérieurs monanlbériféres, les intérieurs indistinctement monanthérifères et diantbériféres; anthères extrorses, horizontales, réniformes ou anfraclueuses et bivalves; ovaire sessile, libre, ù cinq loges, renfermant plusieurs rangées d'ovules analropes et horizontaux; style lîliforme; stigmate à cinq divisions, ou lobes aigus et étalés; capsule ligneuse, à cinq loges, à cinq valves soudées à l'axe, qui est chargé d'un duvet très-épais; semences nombreuses, ovales, plongées dans une laine abondante.

Salsalie cotosoïde. Salmalia bombacoldes; Bombax MalabaricHiii, DeCand.; Boiiibax heptophylluiii, Roxb.; Bombnx insigne, Wall.; Gossampinus rubia, Hamill. C'est un arbre épineux, à feuilles palmées, composées de sept folioles entières et acuminées. Les pédoncules sont solitaires, portant plusieurs Heurs rouges, d'une nuance plus vive à l'intérieur de la corolle; le calice a trois lobes irréguliers. Le fruit est oblong et obtus. De l'Inde.

SALMARE. iim. Même chose que Soude muriatée ou Chlorure de Soude. F. Sobue.

SALMARINE. pois. SaUno Salinarinus. Espèce du genre Saumon.

SALJIASIA. BOT. (iXecker.) Synonyme de Tachibota, d'Aublet.

SALMÉE. Salinea. bot. De CandoUe (Catalogue du Jardin de Monipellier, p. 140) a élabli sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Synauthérées, tribu des llélianlhées. Voici les caractères que Cassini attribue à ce genre : involucre à peu près de la grandeur des fleurs, turbiné, campanule ou presque cylindrique, formé d'écaillés sur plusieurs rangs, régulièrement imbriquées, appliquées, un peu coriaces: les extérieures plus courtes, ovales, obtuses, planes; les intérieures notablement plus longues, oblonguesovales, obtuses et comme tronquées au sommet, concaves et embrassantes. Réceptacle plus ou moins élevé, cylindracé, garni de petites écailles analogues aux folioles de l'involucre, pres<iue aussi longues que les fleurs qu'elles embrassent. Calathide obovoïde, non radiée, composée de Heurs nombreuses, égales, régulières et hermaphrodites. Ovaire comprimé sur les deux côtés, oblong-cunéiforme, un peu tétragone, comme tronqué au sommet, hérissé de longs poils sur ses deux arêtes extérieure et intérieure; aigrette com-

posée de Aeu\ dents situées sur les deux arêtes de l'ovaire, continues avec celui-ci, persistantes, aiguCs, plus ou moins garnies de poils. Le genre Salinea se rapproche beaucoup du Spilanlhes, auquel Kunth ( Noi). Gen. et Spec. Amer., vol. 4, p. 208) a proposé de le réunir; cependant il s'en distingue suffisamment par la forme de son involucre. Sous ce rajiport, il a des affinités apparentes avec le Bidens, mais, selon Cassini, il s'en éloigne considérablement par plusieurs autres caractères.

Salmée grimpante. Sahnea scanilens, De Cand. C'est un arbrisseau décombant, à feuilles opposées, indivises, ù fleurs blanches, disposées en corymbes paniculéset terminaux.

SALMÊLINE. POIS. Espèce du genre Saumon, voisine de la Truite.

SALMIA. bot. Willdenow {flort. Beiolin.) a désigné sous ce nom le genre Carluilovica de la Flore du Pérou, ou Lutlovia de Persoon. ^■. ce dernier mot. Cavanilles avait aussi donné le nom de Salmia au Sansetieia de Thimberg et Willdenow. A'. Saksevière. Enfin, De Candolle a établi parmi les Synanthérées un genre i'a/wjea que quelques auteurs ont kail Salmia. f^. Salmée.

SALMIAC. Hiîi. Synonyme de Sel ammoniac. V. Aji-

aONIAQlE MDRIATÉ OU UVDROCni.ORATÈ.

SALMO. POIS. y. Salmores et Sacjioji.

SALMONEA. bot. (Vahl.) V. Salomome.

SALMONES. POIS. Première famille de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, dans la méthode de Cuvier, famille qui n'était que le genre Salmo pour Linné, duquel le caractère générique s'est étendu à toutes les Salmones; il consiste dans une première dorsale à rayons mous, suivie d'une seconde petite et adipeuse, c'est-à-dire formée simplement d'une peau remplie de graisse et non soutenue par des rayons. Ce sont, dit l'illustre auteur de l'Histoire du Règne animal (t. ii, pi. 159 et IGO), des Poissons écailleux, à nombreux coecums, pourvus d'une vessie natatoire; presque tous les Salmones remontent dans les rivières. Ils sont d'une nature vorace. La structure de leur mâchoire varie étonnamment. Leur chair est généralement des plus savoureuses. Les Salmones, quoicpie élant aujourd'hui considérées comme constituant une famille, ne composent cependant en réalité qu'un seul genre, où les espèces, très-nombreuses, sont réparties dans un grand nombre de sous-genres, comme on a déjà eu l'occasion de s'en assurer.

SALMONETTE. pois. ( Delarocbe. ) L'un des noms vulgaires du Mullus burbatus. V. Mclie.

.SALMONIDES. POIS. F. Saluones.

SALOMONIE. Salomonia. bot. Genre de la famille des Polygalées, constitué par Loureiro (Flor. Cucli., édit. Willd., 1, p. 18) sur une plante que les auteurs systématiques ont placée dans la Jlonandrie Monogynie. Deux nouvelles espèces, découvertes parWallich, devront nécessairement faire changer la place de ce genre dans le système sexuel, puisqu'elles ont quatre anthères et des filets monadeli)hes. Voici au surplus les caractères assignés au genre Salomonia par De Candolle (Piodr. Syst. Feget., 1, p. 553) ; calice à cinq

sépales presque égaux ; corolle donl le tube est fendu dans sa longueur, le limbe tritide, la carène cuculliforme; étainines inonadelpbes, à quatre antbùres; capsule bilobée, comprimée, ordinairement munie d'une crête ciliée. Le Salonionia Canloniensis , Loureiro, loc. cit., Salmonea Cantoniensis, Vahl, Enum. 1, p. 8, est une plante herbacée, annuelle, haute de six pouces, à plusieurs liges dressées, garnies de feuilles cordiformes, acuminées, entières, glabres, porlées sur de courts pétioles. Les fleurs, de couleur violette, forment ries épis simples, dressés et terminaux. Cette plante croit en Chine, près de Canton. De Candolle a publié deux espèces nouvelles qui croissent dans le Népaul, et auxquelles il a donné les noms de Salotiionia edentula et Sal. obtongifolia. 11 a en oulre ajouté, mais avec doute, à ce genre, le Polygala ciliaia de Linné, qui croît dans les Indes orienlales.

SALONTA. BOT. Espèce d'Euphorbe de Madagascar.

SALOP. BOT. y. Saiep.

SALPA. MOU. ^. BiPHORE.

SALPE. POIS. Même chose que Saupe. F. ce mot.

SALPÊTRE. MIN. r. Potasse iviteatée.

SALPÊTRE DE HOUSSAGE. min. Efflorescences salines que l'on observe assez fréquemment à la surface des vieux murs, et que l'on recueille ordinairement avec un houssoir ou balai, d'où leur est venii le nom de Houssage. Ces efHorescences sont composées de petits cristaux de différents sels, mais où dominent les nitrates, et que les salpétriers recherchent pour leur fabrication. K. Potasse nitkatée.

SALPIAiNTHE. Salpianthus. bot. Genre de la famille desNyclaginées et de la Triandrie Monngynie, L., établi par llumboldt et Bonpland (Plantes équinoxiales, 1, p. 153, tab. 44), et ainsi caractérisé : i)érlanlhe ou calice coloré, lubuleux, ayant le limbe plissé, à quatre dents; trois ou quatre étamines saillantes, unilatérales; ovaire surmonté d'un style et d'un stigmate aigu; akène renfermé dans le périanlhe persistant. Ce genre a été nommé Boldoa par Cavanilles et Lagasca ; mais cette dernière dénomination pourraitentrainer quelque confusion avec le Boldea (Boldeac) de Jussieu, ou Peuniits de Molina, qui est un tout autre genre.

Salpiantfie ARÉfiAiRE. Salpiaiilhus arenarius , Humb.etBonpI., loc. cit.; Boldea laticeolata, Las^sca, Nov. yen. et sp. diagti., p. 10. C'est un arbrisseau raraeux, sarmenteux et visqueux, répandant une odeur forte et désagréable; les rameaux inférieurs sont cylindriques et d'un rouge foncé, les supérieurs sontcouverls d'un duvet très-court, garnis de feuilles alternes, ovaleslancéolées, pubescenles-blanchâtres. Les fleurs, dont le périanthe est d'un beau rouge, sont disposées en corymbes à l'exlrémité des rameaux. Du Mexique.

SALPIENS. Salpacca. moll. Blainville a donné ce nom à une famille de Molhisiiues hétérobranches; elle rassemble les genres Pyrosome et Biphore, qui, selon Savigny, constituaient chacun une famille.

SALPIGLOSSE. Az/yo/iy/ossis. bot. Genre de la famille des Bignoniacées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Ruiz et Pavon {Prodr. Flor. Peiuv., p. 94, tab. 1!)), et offrant les caractères suivants : calice à cinq angles, divisé jusqu'au milieu en cinq segments

lancéolés, égaux en longueur, les trois inférieurs fendus plus profondément; corolle très-grande, infundibuliforme, dont le lube est du double plus long que le calice, l'orifice dilaté, campanule, le limbe étalé, ù cinq segmenis peu profonds et échancrés au sommet; quaire étamines didynames, incluses dans le lube, insérées sur la base de la corolle, ayant de grandes anlhères presque cordiformes, s'ouvrant par le sommet; une cinquième étamine, avortée et réduite à un court filet, existe entre les deux plus longues élamincs; ovaire ovoïde, surmonté d'un style de la longueur des étamines, dilaté au sommet et terminé par un stigmate bilobé et comprimé; capsule renfermée dans le calice, ovale, à deux valves, et à deux loges séparées par des cloisons parallèles aux valves, renfermant un grand nombre de graines attachées à un gros placenta central.

Salpigiosse sincée. Salpiglossis sinuala, Ruiz et Pav., Syst. Flor. Peniv., p. 105. C'est une plante herbacée, haute d'environ deux pieds, à feuilles lancéolées, sinuées-denlées; à fleurs couleur de sang. Celle piaule croit au pied des collines, près de la Conceplion du Chili. Une seconde espèce a été décrite et figurée par Hooker (Exolic Flora, n» 229) sous Ip nom de Salpiglossis slraminea; elle diffère de la piaule de Ruiz et de Pavon par quelques caractères pris du style et du tube de la corolle, ainsi que par la couleur de paille qu'offrent ses fleurs, tandis <|u'elles sont écarlates dans le .Salpiglossis sinuala. Elle est également originaire du Chili.

SALPINGE. Salpinga. bot. Genre établi par Marlius et Schrank, dans la famille des Mélastomacées, et qui ne se composait d'abord que d'une seule espèce originaire du Brésil. Il a été publié par De Candolle (Prodr. syst. Feget., 5, p. 112, et Mémoires sur les Mélastomacées, p. 24), qui lui a ajouté trois nouvelles espèces de la Guiane française, où elles avaient été recueillies par Richard et Perrottet. Richard avait pressenti l'établissement de ce nouveau genre , et lui avait même imposé le nom d'Julacidium dans son Herbier. Le genre Salpinga est ainsi caractérisé : calice oblongturbiné, très-allongé, à huit ou dix côles séparées par de profonds sillons, â quaire ou cinq dents larges, courtes et persistantes; corolle à quaire ou cinq pétales lancéolés, aigus et connivents; étamines inconnues; style court, filiforme , surmonté d'un stigmate orbiculaire; capsule prismatique à trois angles obtus, libre dans le tube du calice, à trois valves qui, à la maturité, portent chacune une cloison sur le milieu de leur face interne, et laissent au centre un axe ou columelle libre. Les graines sont nombreuses, très-petites, attachées à l'axe par séries, demi-ovales, avec la cicatiicule linéaire.

Sai.pinge FAScicDLÉE. Salpinga fasciculata, Rich. Plante herbacée, annuelle, qui croit dans les foréls ombragées de la Guiane française; ses rameaux sont cylindracés, un peu comprimés, garnis de feuilles portées sur des pétioles assez longs, ovales-acuminées, ciliées et un peu crénelées sur les bords, glabres d'ailleurs, membraneuses et à trois ou cinq nervures. Les fleurs sont sessiles, unilatérales le long des branches de l'ax

elles forment ainsi des épis axillaires ou terminaux, qui rappellent assez liien l'inflorescence de plusieurs Borraginées.

SALPINGUS. INS. Ce genre d'Illiger est le même que celui nommé Rliinosime. V . ce mol.

S.4LSA. BOT. La plante ainsi nommée par le pftre Feuiliée (Obs. 11,710, tah. 7), appartient au genre Herreria de Ruiz et Pavon, qui fait partie de la famille des Smilacées. y. Herberie.

SALSEPAREILLE. Salsaparilla. HOT. Espècedu genre Smilaca. I'. ce mot.

SALSEPAREILLE D'ALLEMAGNE. BOT. Nom que l'on donne vulgairement à la Laiche des Sables.

La Salsepareille grise ou de Virginie est la racine de l'Aralie à lige nue, que l'on emploie aux mêmes usages médicinaux que la véritable Salsepareille.

SALSES.GÉOL. On donne ce nom, ainsi que celui de volcans d'eau, de boue ou vaseux, à des terrains assez circonscrits, d'où sortent habituellement et de temps immémorial, à certaines époques et d'une manière Irésvariée, de véritables éruptions de gaz et de teires argileuses délayées. Il ne faut pas confondre ces éruptions des Salses avec les éruptions boueuses qu'ont, en plus d'une circonstance, vomi les véritables volcans; cependant, comme dans ceux-ci, les Salses finissent par former des monticules et des cônes qui résultent de la consolidation de la boue rejetée. Au sommet des cônes se voient des ouvertures en entonnoir, proportionnées en grandeur à l'importance des Salses. H s'en élève par intervalle une boue grisàlre qui, s'épanchant par-dessus les bords, concourt à élever de plus le monticule, ainsi qu'il arrive au faite des mamelons volcaniques à cratère. De telles éjections se répandent souvent au loin, n'élèvent pas seulement le cône qui les a produit, mais encore le sol, ordinairement en plateau, qui supporte ceux-ci. Du milieu des sortes de cratères des Salses, on voit aussi s'élever de grosses bulles terreuses délayées qui, venant à crever, ont l'air d'en faire bouillonner la surface, et dégagent du gaz bydrogène ordinairement carboné, bitumineux ou sulfuré. Ce gaz s'enflamme parfois, et la surface des Salses en est passagèrement comme toute brûlante. On a vu les boucs poussées par de tels volcans s'élever en gerbes jusqu'à soixante mètres de hauteur, et être accompagnées de détonations, de vent, de sifflements et de bruits souterrains; on dit même qu'il en est résulté de petits tremblements de terre. Les Salses sont rarement isolées; elles sont au contraire assez rapiuochées dans les cantons où il s'en forme. On en connaît en beaucoup de parties du monde, et celles de l'Italie, où il en existe abondamment aux bases septentrionales et méridionales de l'Apennin, ont été assez bien observées. Les plus connues sont celles de Parme, de Reggio, de Modène et de Bologne. On en compte dans ces cantons au moins huit groupes désignés par les noms des villages les plus voisins. Pline avait mentionné l'une d'elles. Il parait que celle-ci, qui se trouve aux environs de Sassenio, ofîrit à diverses époques des difl'érences très-notables. Les anciens disent qu'elle vomit avec fracas des pierres, de la fange et de la fumée ; récemment elle ne présentait qu'une ouverture en coupe tiès-petite, placée au

sommet d'un cône en miniature, qui s'élevait à peine h la surface d'un plateau boueux qui en était provenu, et qui n'envahissait guère sur la végétation voisine (|u'un espace de cent pieds tout au plus de diamèlre. Il arrive ailleurs que les cônes dés Salses n'ont pas plus de quinze à vingt centimètres d'élévation, et que leur cratère n'a que quelques pieds de circonférence; ils se font souvent jour à travers des pierres qu'ils détruisent en les recouvrant de leur boue salée, sur laquelle nulle plante ne croît de longtemps.

La Sicile possède près d'Agrigente la Salse la plus célèbre chez les anciens; Dolomieu l'a décrite sous le nom de Volcan d'air de Maccoliiba. C'est une colline en cône tronqué, d'environ cent cinquante pieds d'élévation, composée d'une boue épaisse, sur laquelle ne se voit pas la moindre verdure, et où se font jour parfois une multitude de petits cônes qui, chacun, rejettent leur boue par leur petit cratère. Il s'en dégage aussi une grande quantité de gaz, et dans certaines éruptions de la Salse, des matières ferreuses et pierreuses ont été lancées à de grandes dislances. On en voit une du même genre dans l'île Taman, qui se trouve jointe à la Crimée, entre la mer Noire et la mer d'Azof. On prétend qu'elle a vomi non-seulement de la boue, mais jusqu'à des flammes accompagnées de torrents de fumée. Kaimpfer parle d'une aiilre Salse sur les bords de la Caspienne, dans la presqu'île d'Okorena et non loin de Baku; elle a produit des torrents d'eau salée. Le docteur Horsfielil, dans l'Histoire de Java, en a décrit une nouvelle qu'il a observée dans cette île. Il eu existe à Timor; enfin on en trouve au Mexique, près du village appelé Turbaco. Ce dernier lieu est élevé de plus de trois cents mètres au-dessus du niveau de la mer, et le plateau sur lequel existent les cônes de la Salse est encore élevé de quarante ou cinquante mètres de plus. Ces cônes, au nombre d'une vingtaine, ont sept à huit mètres de haut, et sont formés par une boue noirâtre; ils sont surmontés d'une cavité remplie d'eau. Des phénomènes du même genre, mentionnés en d'autres lieux, n'ont pas été assez bien observés pour qu'il en soit parlé ici. 11 suffira de dire que tout extraordinaires qu'ils puissent paraître, on ne doit pas leur attribuer des rapports directs avec les volcans, dont l'importance et les vastes effets sont d'une bien aulre nature. Les Salses doivent tenir à des dégagements qui viennent des couches les plus superficielles de la terre, où des infiltrations bitumineuses, des combinaisons chimiques, produites par l'introduction d'une eau saturée de tel ou tel gaz et de la chaleur, suEBsent pour produire le boursoufflemeut d'une Argile délayée.

SALSIFIS. BOT. Ce nom vulgaire du Hcorzonem Hispanica a été appliqué aux espèces du genre Tragopogon. y . Scoriosère et Tragopogon.

SALSIGUAME. BOT. Synonyme de Géropogon.

SALSILLA. BOT. Espèce du genre Alstroémère. l-' . ce mot.

SALSIRORA. BOT. (Thalius.) Synonyme de Drosère. y. ce mot.

SALSOLA. BOT. y. SOBDE.

SALSORIE. BOT. L'un des noms vulgaires du 6'û/so/a Tragus, L. y . Solde.

SALTATOR. OIS. Synonyme de Hal)ia ; nom donné par Vieillot à une division du ycnre Tangara. V. ce mol.

SALTELLE. Saltella. iNS. Diplères. Genre de la famille des Muscides, tribu des Sepsidées, élalili par Desvoidy. Caractères : antennes courtes, terminées par une palellc elliptique, munie d'une soie très-simple; palpes pres(|ue filiformes; lêtc globuleuse; yeux écartés; corps étroit; abdomen sessile; écusson du métatliorax à peine visible en dessus; celui du roésothorax s'avançanl jusqu'à l'abdomen qui est déprimé; pieds courts, inermes; cuisses un peu en massue; jambes droites; ailes courtes.

Saltelle a pieds noirs. Saltella nfgiipes, Desv. Ses antennes sont rousses; la tête, le corselet et les pieds sont noirs; l'abdomen est d'un noir bronzé; les ailes sont blancbes. Taille, une ligne et demie. Europe.

SALTIA. DOT. Dans l'appendice botanique au Voyage de Sait eji Abyssinie, R. Brovvn a indiqué l'existence d'un nouveau genre qu'il a nommé Sallia, mais dont il n'a pas donné les caractères. Ce genre semble ne point différer sensiblement de celui que Curman, dans son Flora Indica (59, t. 15, fig. 5) a nommé Comètes et qui a été admis sous ce nom. La planle qui, dans Wallicb, porte le nom de Snllia, appartient au genre Pupalia de Martius, où elle est le type d'une section.

SALTICUS. ARACHIS. y. SAI.TIQIE.

SALTIENNE.MAB. Espèce du genre Antilope.

SALTIGRADES. tiattifjmdœ. araciim. Araignécs- Plialangers de plusieurs naturalistes, tribu de la famille des Aranéides ou Pileuses, ayant pour caractères : pieds propres à sauter; groupe oculaire formant un grand quadrilalère, soit simple, soit double, et dont un plus petit est inscrit dans l'autre; yeux latéraux de devant situés près des angles du bord antérieur du céphalothorax, les deux postérieurs séparés par tonte la largeur de cette partie du corps, et opposés aux précédents. Les Araignées de cette tribu marchent comme par saccades, s'arrêtent tout court après avoir fait quelques pas, et se haussent sur les pieds antérieurs. Découvrent-elles un insecte, une Mouche ou un Cousin surtout, elles s'en approchent doucement, jus(iu'à une distance qu'elles puissent franchir d'un seul saut, et s'élancent tout à coup sur la victime qu'elles épiaient. Ces Araignées ne craignent pas de sauter perpendiculairement sur un mur, parce qu'elles s'y trouvent toujours attachées par le moyen d'un fil de soie qu'elles dévident à mesure qu'elles avancent; il leur sert encore à se suspendre en l'air, ù remonter au point d'où elles étaient descendues, ou ù se laisser transporter parle vent d'un lieu ù un autre. Plusieurs Saltigrades construisent, entre les feuilles, sous les pierres, etc., des nids de soie, en forme de sacs ovales et ouverts aux deux bouts; ces Arachnides s'y retirent pour se reposer, faire leur mue et se garantir des intempéries des saisons.

Degéer a vu les préludes amoureux des sexes d'une espèce (Saltious grossipes). Le mâle et la femelle s'approchaient l'un de l'autre, se tâtaient réciproquement avec leurs pattes antérieures et leurs tenailles; quelquefois ils s'éloignaient un peu, mais pour se rapprocher de nouveau ; .souvent ils s'embrassaient avec

leurs paltes, et formaient un peloton, puis se quittaient pour recommencer le même jeu; mais il ne put les voir s'accoupler. Il fut plus heureux à l'égard de VAranea scenica; le mâle monta sur le corps de sa femelle, en passant sur sa tète et se rendant à l'autre extrémité; il avança une de ses palpes vers le dessous du corps de sa compagne, souleva doucement son abdomen, sans qu'elle fit de résistance, et alors il appliqua l'extrémité de la palpe sur l'endroit du ventre de la femelle destiné à la copulation. Il vit ce mâle s'éloigner et revenir à plusieurs reprises, cl se réunir plusieurs fois à sa femelle; celle-ci, loin de s'y opposer, se prêtait aisément à ce jeu.

Cette tribu se compose des deux genres Érèse et Sallique. f^. ces mots.

SALTIOUE. Salticus. auaciin. Genre établi par Latreille, et ayant pour caractères : huit yeux, formant par leur réunion un grand carré ouvert postérieurement ou une parabole : quatre situés en avant du corselet sur une ligne transverse, el dont les deux intermédiaires plus gros; les autres placés sur les bords latéraux de la même partie; deux de chaque côté, et dont le premier, ou le plus antérieur, très-petit; mâchoires droites, longitudinales, élargies et arrondies à leur extrémité; lèvre ovale, très-obtuse ou tronquée à sou extrémité; pieds propres au saut et à la course, la plupart robustes, surtout les premiers; ceux des quatrième el première paires généralement plus longs, presque égaux; les intermédiaires presque de même grandeur relative. Ce genre se compose d'un trèsgrand nombre d'espèces, presque toutes propres à l'Europe.

Saltique chevronnée. Salticus scenicus, Latr.; Atle paré, Walkenaer; Araignée chevronnière de pres- (|ue tous les auteurs. Elle est longue de trois lignes à trois lignes et demie, noiic, avec l'abdomen ovale, allongé, ayant trois bandes blanches demi-circulaires.

SALUT. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Silure.

SALVADORE. Salvadoia. bot. Genre de la famille des Chénopodées ou Atiiplicées, el de la Télrandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice ou périanlhe extérieur court, divisé peu profondément en quatre segments ovales, un peu obliis; corolle (périanlhe intérieur) persistante, profondément partagée en quatre segments roulés en dehors; quatre étamines dont les filets sont droits, de la longueur de la corolle, terminés par des anllièrcs arrondies; ovaire supèrc, arrondi, surmonté d'un style court, terminé par un stigaiale simple, obtus el ombiliqué; baie globuleuse, de la grosseur d'un pois, uniloculaire, renfermant une seule graine sphérique, enveloppée d'une tunique calleuse. Ce genreesl rapproché des /{/«(«a dont il diffère par la présence d'une corolle ou périanthe interne, cl par ses graines recouvertes d'une lunique ou enveloppe particulière un peu calleuse.

Salvadure de Perse. SatvadoraPersicajL.; Lamk., llliisir., tab. 81; Roxburgh, CoromaniL, 1, lab. 26; liivina païuculala, L., Sysl. ^eget., éd. xv; Cissus ttiborca, Forskahl, Descript., p. 32; Embelia grossiilnria, Retz ; Pella libesioùles de Gœrlner, de Fnict.,

lab. 28, fig. 8. C'est un arbrisseau donl les tiges sont glabres, divisées en rameaux opposés, cylindriques, un peu pendauls, garnis de feuilles opposées, péliolées, ovales, oblongiies, aiguës, quelques-unes aciiminées. glabres à leurs deux faces, entières, lisses, un peu charnues, portées sur de courts pétioles. Les fleurs sont très-petites et disposées en grappes terminales ou axillaires. Cette plante croît dans les Indes orientales, sur les bords du golfe Persique, dans l'Arabie, la Haute- Égy|)te, et au Sénégal. Forskahl dit que les Arabes estiment beaucoup cette plante; qu'ils en mangent les fruits lorsqu'ils sont paifaitement mûrs; que les feuilles passent pour résolutives, appliquées en cataplasmes sur les tumeurs; qu'elles jouissent surtout d'une grande réputation comme contre-poisons, et qu'elles sont célébrées dans les poésies arabes.

SALVELINE. rois. Espèce du genre Saumon. F. ce mot.

SALVEUTIE. Salveitia. bot. Genre de la famille des Vocbysiées, et de la Monandrie Monogynie, L., établi par Aug. Saint-Hilaire (Mémoires du Muséum, vol. G, p. 2CG). Caractères : calice divisé presque jusqu'à la base en cinq lobes à peu près égaux, l'un d'eux muni d'un éperon. Corolle à cinq pétales insérés sur la base des divisions calicinales, les deux supérieurs plus étroits. Une seule étamine fertile, opposée i l'un des pétales inférieurs, formée d'un filet épais et d'une anthère oblongue, très-grande, embrassant le style dans le bouton, déjetée en arrière après l'épanouissement; cette étamine est placée entre deux autres très-petites et stériles. Style grand, en massue, portant un stigmate scutelliforme, adné au côté concave de la ))artie supérieure du style; capsule oblongue-lrigone, velue, à trois valves déhiscentes par le milieu, et à trois loges qui renferment chacune une seule graine linéaireelliptique, prolongée en aile, dépourvue d'albumen, ayant les cotylédons grands, elliptiques, roulés ensemble en spirale, et la radicule petite, supérieure.

Salvertie a odecr de Mdguet. 6'a/ce//ja C'onvallariœ otlora, A. Saint-Hilaire, loc. cit.; Martius et Zuccbaiini, Nov. Gêner, et S/jec. BmsiL, 1, p. 152, tab. 93. C'est un bel arbre à rameaux épais, remplis d'une substance résineuse , munis de feuilles ovales, obtuses, penninerves, verlicillées, ordinairement au nombre de huit par vertjcille, portées sur des pétioles épais à la base, et dépourvus de stipules. Les fleurs sont grandes, de couleur blanchûtre, avec quelques teintes rougeàtres et violettes (d'après la figure de Martius), répandant une odeur agréable, et disposées en tbyrses terminaux. Cet arbre croît au Brésil.

SALVIA. BOT. /^. Sauge.

SALVINIE. Salcinia. bot. (Maisiléacées.) Ce genre constitue avec V^solla la section des Salviniées, dans la famille des JUarsiléacées. Ces deux genres ont, en effet, beaucou)) de rap|>ort par leurs caractères les plus importants. Le Salvinia a été établi par Micheli, et l'espèce qui lui sert de type a été étudiée avec beaucoup de soin depuis quelques années par Vaucher, Savi fils, Duvernoy, Kaulfusi. Le Salvinia natans, la seule espèce européenne et bien connue de ce genre, Hotte sur les eaux tranquilles, dans l'Italie et dans quelques par-

! ties du raidi de la France et de l'Allemagne. Sa tige, I simple ou peu rameuse, porte des feuilles opposées, oblongues, traversées par une seule nervure, et toutes i couvertes de papilles ou de poils courts; elles ne sont ! pas enroulées en crosses dans leur jeunesse; de celte I tige naissent aussi de longues radicelles qui Bottent I dans l'eau. C'est à l'aisselle de ces feuilles que sont ! placées par giappes de six à huit les involucres qui I contiennent les organes reproducteurs; ces involucres i sphériques, uniloculaires, sont recouverts par deux membranes qui sont réunies par des cloisons qui s'étendent de l'une à l'autre, comme les méridiens d'une sphère. L'intervalle de ces membranes est rempli d'air; la membrane externe est recouverte de poils aiticulés et fascicules. Parmi ces involucres, il y en a un ou 1 deux à la base de la grappe qui renferment les corps reproducteurs femelles; les autres contiennent des ' corps que quelques expériences semblent devoir faire I considérer comme des organes mâles. Les involucres I femelles renferment environ trente à trente-deux se- I menées ovoïdes, portées sur im court pédicelle simple; I toutes s'insèrent sur une colonne ou placenta central libre. Leur tissu externe est formé d'une membrane réticulée qui se continue avec le pédicelle; la graine elle-même est formée d'un corps ovoïde, charnu, ! farineux, qui paraît creusé d'une cavité dans son i centre; on n'a pas pu jusqu'à présent y découvrir d'emj bryon, et peut-être toute celle masse est-elle un em- I bryon acotylédon. Lors de la germination, la graine j donne d'abord naissance, par la partie opposée à son I point d'attache, à une sorte de calotte bilobée; son I sommet porte un pédicelle bilobé, d'où sort un corps I triangulaire, que l'on peut considérer comme une sorte 1 de cotylédon; de la base de ce corps naissent les premières radicelles, et de son échancrure sort la plumule portant les premières feuilles opposées. On ne peut j douter, d'après ces observations, dues d'abord à Vaucher, répétées ensuite par Savi et Duvernoy, que ces corps ne soient les graines des Sal^inies. Les involucres mâles renferment un grand nombre de pelits corps globuleux, insérés sur des pédicelles de diverses longueurs, remplissant tout l'involucre et s'insérant 1 au sommet d'une colonne centrale libre. Chacun de ces globules est formé d'une membrane réticulée parsemée de points globuleux; ils sont remplis, suivant les ob- ' servations de Savi, d'une substance liquide. Celle structure est analogue à bien des égards à celle des grains de pollen. Les involucres commencent à paraître au mois de septembre. Au bout d'un mois, ils sont à l'état le plus parfait; ils commencent alors à jaunir, crèvent et tombent au fond de l'eau. Au printemps, vers le mois d'avril, les globules ovoïdes viennent flotter ù la surface de l'eau et germent.

Les premiers auteurs qui ont observé celle plante, Uedwlg en particulier, avaient considéré les poils qui couvrent les involucres comme remplissant les fonctions d'organe mâle; la différence des deux sortes de globules, ou n'avait pas été observée, ou n'avait pas attiré leur attention. Paolo Savi, qui décrivit avec beaucoup de soin la structure de ces organes, voulut s'assurer, par des expériences directes, du rôle qu'ils

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