‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 65 sur 103 · S A II · texte numérisé non relu

S A II

châtre avec la poiiilc noire; l'autre long, roide, soyeux et entièrement blanc; le museau est allongé, le chanfrein droit et les oreilles de médiocre longueur; la queue est aussi longue que le corps, le cou et une partie de la tête; elle est très-poilue à sa base, puis la partie nue est couverte d'écaillés rudes et couchées les unes sur les autres, euliemèlées de poils très-courts et noirs; tour des yeux noir; une tache noire partant du chanfrein et se dirigeant vers les oreilles, jus(|u'à l'occiput où elle se confond avec la couleur de la nuque, qui est semblable; jambes noires; oreilles jaunâtres à leur base. Longueur du corps, quinze pouces; la queue en a treize et demi. Amérique méridionale.

Sarigue CRABiEn./)WW/-i/i/sCa«cm-o;a,L.,Schreb.; grand Sarigue ou Crabier, Buff., Suppl., t. m, pi. 54 ; grand Philandre oriental, Séba, pi. 31); Videlphis marsupialis, Schreber, pi. 143. Pelage jaunâtre, museau assez effilé; moustaches noires ainsi que les oreilles et les yeux; tète d'un blanc jaunâtre; cou, dos et Hancs jaunâtres, parsemés de noir, à cause de ses poils plus longs dont la moitié supérieure est noire, et qui dépassent tous les autres, lesquels sont d'un blanc sale. Ces longs poils noirs, plus nombreux sur l'échiné, s'y redressent dans la colère. Membres tout noirs jusi|u'aux ongles, qui sont blancs ainsi que leurs phalanges; premier tiers de la queue noir, le reste blanchâtre; testicules nus et blanchâtres; museau et lèvres couleur de chair; la lèvre inférieure est bordée de noir. La longueur du museau â l'anus est de treize pouces, celle de la tète de quatre pouces; la hauteur moyenne de six pouces et demi. Cette espèce paraît exclusive au littoral du Brésil et des Guianes. Elle y habite les Palétuviers, et vit surtout de Crabes.

Sarigde des Iliinois. y. Sarigue a oreilles bicolores.

Sarigue a longs poils. Z-'. Sarigue a oreilles bicolores.

Sarigue Manicou. I^. Sarigue a oreilles bicolores.

Sarigue Myosvbe. Didelpliis Mxosiiius, Temm. Pelage doux, serré, mais très-court, d'une teinte brune cendrée; ligne dorsale médiane d'un brun noirâtre; trois bandes noires sur le sommet de la tète ; une petite tache d'un roux jaunâtre au-dessus des yeux et une autre plus grande en dessous; flancs, côtés du cou et bord externe des cuisses d'un roux fauve; parties inférieures d'un blanc roussâtre; oreilles très-grandes, â peu près rondes, nues, jaunes a leur base ; queue longue, grêle, mince vers le bout, très-poilue à la base, puis nue et écailleuse. Longueur totale, vingt-deux pouces, dont moitié pour la queue. Brésil.

Sarigue Opossum. Didelphis Opossum, L., Buff., figurée pi. 43 ; Encycl., pi. 23, fig. 1 et 2 ; Séba, pi. 30, sous le nom de Philandre. Cette espèce a tout au plus douze iiouces, du museau à la queue qui est longue de onze pouces. Le pelage est partout d'un seul poil grisbrun en dessus et un peu plus foncé sur la tête; le dessus de chaque oeil est marqué d'une tache ovale, jaune pâle; les oreilles sont bordées de blanc en arrière; muHe, lèvres et menton blanchâtres; poitrine et devant du ventre jaunâtres; pattes gris-brun en dehors, blancjaunâtre en dedans. De Cayenne.

Sarigue a oreilles bicolores. DUlelphis yirginiana,Pennanl,Hisl.Qua<l.,¥r. Cuv.,Mamm.lithog., ôe douzaine; Biiffon , Suppl. vi. pi. 53 et 54, sous le nom de Sarigue des Illinois; Manicou des Antilles; Cerigou, Sarigou, Carague des auteurs qui ont visité le Brésil; Micouré au Paraguay, Azzara, Quadr., t. i, p. 244. Le pelage est en somme d'un gris-blanc jaunâtre, mais les poils sont d'un blanc sale, noir ou brun à la pointe ; il n'y a de soies toutes noires que le long de l'échiné, et sur une bande descendant du cou aux jambes de devant ; les quatre jambes sont noires. Il n'y a que quelques poils rares et courts aux interstices des écailles, sur la queue qui n'est noire qu'à la base, blanche sur le reste de sa longueur et composée de vingt-trois ù vingl-cin<| vertèbres. Les mains, les oreilles et le museau sont enlièrement nus; les doigts et les ongles couleur de chair ; la paume des mains est d'un noir violàtre ; la conque de l'oreille noire, excepté à la base et au bord où elle est tachée de rose livide. Ce caractère, assez constant, a valu à l'espèce le nom d'Oreilles bicolores. Toutes les moustaches sont blanches; l'œil est noir, petit et pres(|iie sans paupière; mais la paupière nictitanle est très-développée, etpeut le recouvrir tout entier. Les yeux sont si saillants qu'ils semblent être le segment d'un ellipsoïde. Les narines, terminales bien au delà de la mâchoire, s'ouvrent sur les côtés d'un muHe nu et un peu glanduleux. L'oreille, susceptible de se fermer, se reploie d'avant en arrière par trois plis longitudinaux, et s'abaisse à l'aide de plis Iransverses plus nombreux, coupant les autres à angle droit. L'individu qui a servi à celte description avait onze pouces de la queue à la nuque; sa tête était longue de six pouces; sa queue de onze ; sa hauteur était de sept à huit pouces. Sa queue, prenante et trèsforte, ne se repliait qu'en dessous; il paraissait se servir de ses doigts pour toucher; sa voix ressemblait au feutemenldu Chat. La femelle a de onze à treize mamelles; elle emporte ses petits entortillés par la queue à la sienne, ainsi qu'à ses jambes et à son corps. Dans cet état elle ne marche qu'avec beaucoup de peine. Suivant Barton, la gestation utérine dure vingt -six jours, et le séjour des petits dans la poche environ cinquante. Azzara a vu des petits longs de cinq pouces avoir les yeux fermés, le poil commençant à poindre, adhérer à la tétine ; il les en arracha tous; au bout de huit heures, ceux qu'on avait remis dans la bourse avaient repris adhérence aux tétines, et il fallut en déchirer de nouveau la peau pour les en arracher.

Sarigue Philandre. £'/(/e//)/u's Pliilander, Temm. Son pelage est très-doux, cotonneux et bien fourni, d'un fauve roussâtre en dessus, blanc en dessous, avec les flancs jaunâtres; oreilles grandes, distantes et ovalaires; narines partagées par un sillon profond; une petite bande d'un roux vif sur le chanfrein; yeux entourés de gris; côtés du chanfrein et joues blancs. Longueur totale, treize pouces et demi; la queue en a huit et demi. De Surinam.

Sarigue Quatre-oeil. /^. Sarigue Opossum.

Sarigue Quica. Didelphis Quica, Temin. Pelage du dessus du corps et des membres gris; celui du dessous est blanc, ainsi que la gorge et la face interne des

mcmhi'Ps; yeux cnlourés d'un cercle noir, avec une Inclie blanche au-dessus et une autre en dessous; museau et ligne longitudinale du chanfrein d'un gris de souris; queue blanche à la base et à rexlrémili; le milien noir, dépourvu de soies. Longueur, vingt-deux jiouccs, dont la queue prend un peu plus de la moitié. Du Brésil.

■ff Sarigues sans poche et à mamelles découvertes.

Sarigue Cayopouiv. f^. Sarigue dorsal.

Sarigue dorsal. Didelphis tlorsir/era, L., Bufî.,t. x, pi. 53. 11 est long de sept pouces trois lignes du museau à la queue qui en a onze et cinq lignes. Il se distingue encore des espèces voisines, parce que le crâne, qui n'offre pas de crête pariétale, est assez uniformément rond. Les yeux sont bordés de brun ; le chanfrein a sur sa longueur une raie de la même couleur, et ses côtés sont d'un gris cendré. Tout le dessus du corps grisfauve, le dessous jaunâtre; oreilles entourées de jaune à la base; queue tachetée de jaunâtre et de brun, velue sur les deux tiers de sa longueur, nue seulement sur le dernier, où elle est prismatique, à angles trèsémnussés, avec une rainure sur la face inféiieure. De Surinam.

Sarigue Grison. Didelphis Cinerea, Temm. Tète petite; museau très-court; oreilles nues; pelage bien fourni, court, cotonneux, d'un gris-cendré clair, teinté de noirâtre à l'extrémité des poils ; dessous du cor^is et face interne des membres blanchâtres; gorge et poitrine d'un blanc ronssâtre; yeux entourés d'un orbite noir; queue plus longue que le corps et la tête réunis, couverte à sa base d'une fourrure épaisse, puis entièrement nue et brune, enfin blanche dans la dernière moitié. Longueur totale, seize pouces, dont neuf et demi pour la queue. Du Brésil.

Sarigue A GROSSE queue. Didelphis Macroura, Azz., Quadr., p. 284. 11 a de onze à douze pouces de long du museau à la queue. Celle-ci en a environ aulant; elle est ronde et n'a pas moins de trois pouces et demi de tour à sa base. Elle n'est donc pas, comme le dit Desmarest, tontd'une venue, avec le corps qui, suivant les mesures prises par Azzara, est presque double au rétrécissement du ventre. Elle estvelue sur son premier tiers, écailleuse sur tout le reste où elle est noire, excepté la pointe, qui est blanche sur un pouce et demi. Tout le dessus du corps, le dessous de la tête et de l'œil est cannelle clair ; les pieds et la face sont plus foncés. La femelle qu'a possédée Azzara avait à chaque aine un pli elliptique où se trouvaient d'un côté quatre tétines, et deux seuli'inent à l'autre. La couleur cannelle des femelles parait plus claire que celle des mâles. Du Paraguay.

Sarigue Marjiose. Didelphis Murina, L., BufF., pi. 53 et 53. Long de cinq pouces au corps et de cinq pouces à la queue qui est jaunâtre. Pelage gris-fauve, plus clair en dessous ; œil dans un ovale brun ; oreilles tout à fait nues; quatorze mamelles dans les plis inguinaux. De la Guiane.

Sarigue naiiv. Didelphis pusilla. Long en tout de sept pouces, sur quoi la queue toute nue a trois pouces deux tiers; elle est prenante comme dans les antres espèces. Le tour de l'œil est noir; les sourcils sont blanchâtres, séparés par une tache triangulaire, obscure;

loutleresle du corpsgrisde Souris; testicules pendants d'environ un demi-pouce dans le scrotum. Du Paraguay où il vit dans les broussailles et les jardins.

Sarigue a queue courte. Didelphis Brachyiira , Pallas, Act. Petrop., t. iv, partie 2, pi. 5. Oreilles proportionnellement plus courtes que chez toutes les autres espèces; longueur, cinq ponces et demi au corps, deux pouces quatre lignes à la queue. La mamelle des femelles est découverte, ovoïde, portant onze tétines. Le scrotum offre un sphéroïde déprimé sur la ligne médiane; la queue n'est velue que sur le premier tiers delà face dorsale; tout le reste est comme la queue d'un Rat. Le nez et la bouche sont nus et couleur de chair livide. Tous les doigts sont à la fois velus et écail- Ieux;la peau est blanche partout; le poil, très-moelleux et brillant, est noir sur le dos, roux sur les flancs et à l'origine des membres et de la queue, plus clair sous le cou, gris-pâle sons le ventre. De la Guiane.

Sarigue a queue mue. Didelphis nndicaudata , Geoff. Pelage de même couleur qu'à l'Opossum, mais les oreilles n'ont pas de blanc derrière leur base. La taille est plus petite, et n'a que neuf pouces du museau à la queue qui est à itloportion beaucoup plus longue, puisqu'elle excède d'un quart la longueur du corps enlier; elle est partout nue et d'une seule couleur. Cette espèce est de Cayenne.

Sarigue Todan. F. Sarigue a queue courte.

Sarigue jMcoLOKt.. Didelphis tricolor,GeoS. /^.Sarigue A queue courte.

SARIONE. POIS. Nom vulgaire du jeune Saumon.

SARIS. MIN. Nom donné au Phlanite, ou plutôt au Micaschiste qu'on exploite dans plusieurs parties du Piémont, et notamment dans les montagnes de l'Oursière, près Turin.

SARISSUS. EOT. Le fruit décrit et figuré sous ce nom générique par Gœrlner {de Fritct., p. 118, lab. 23), appartient à V Hydrophylax marilima. V. Hïdro-

FBYLACE.

SARMENTACÉES. BOT. (Ventenat.) Synonyme de Vinifères. V. ce mol.

SARMENTARIA. bot. (Menlzel.) L'un des anciens synonymes de Clématite.

SARMENTEUX. bot. On dit d'une plante ou d'une lige ligneuse qu'elle est Sarmentcuse, quand trop faible pour s'élever et se soutenir d'elle-même, elle s'enroule autour des arbres voisins qu'elle embrasse de ses branches qui portent alors le nom de Sarments. Telle est la Vigne, par exemple.

SARMIENTE. Sarmienta. bot. Genre de la Diandrie Monogynie, L., établi par Ruiz et Pavon i,Flor. Peniv. Prodr., p. 3), qui l'ont ainsi caractérisé ; calice inférieur persistant, ù cinq découpures dont quatre subulées, une cinquième plus large, échancrée; corolle urcéolée, dont le tube est ventru, très-étroit à sa base et resserré à son orifice; le limbe divisé en cinq segments ovales, égaux et étalés; deux élamines à filets saillants hors de la corolle, attachés à son orifice, terminés par des anthères ovales et biloculaires ; trois autres étamines stériles, réduites à des filets pins courts que le limbe de la corolle; ovaire ovoïde, supère, surmonté d'un style subulé, persistant, de la longueur

des étamiiies, et lermiiié par un stigmate simple; capsule ovoïde, à une seule loge, s'ouvrant transversalement, et renfermant des graines nombreuses, ovales, attachées à un réceptacle charnu. Le Sarmienta repens, Ruiz et Pavon, Flor. Peniv., vol. 1, p. 8, lab. 7, fig. b; Utiiciitaiia foliis carnosis, Feuill., Observ., vol. 3, p. 69, tab. 43, est une petite plante parasite, grimpanle, à rameaux nombreux et pendants. Ses feuilles sont opposées, ovales, charnues, ponctuées. Ses Heurs sont de couleur ponceau,pubescenles extérieurement, munies de bradées, portées sur des pédoncules filiformes, uni ou biHores et terminaux. Cette piaule croît dans les forêts du Chili.

S.ir.NAILLO ET SARNILLE. rept. Noms vulgaires du Lézard gris.

SAROPODE. Saropoda. iNS. Lalreille a désigné sous ce nom un genre de l'ordre des Hyménoptères que Klug avait établi sous celui d'Héliophise. II ne diffère essentiellement des Anthopliores que par le nombre des articles des palpes, où l'on n'en trouve que quatre ou cinq au lieu de six. Il s'en éloigne encore parce que les palpes labiales se terminent en une pointe formée par les deux derniers articles réunis. Ce genre ne renferme qu'une espèce; elle est commune aux environs de Paris; Panzer l'a figurée, mais il regarde le mâle et la femelle comme deux espèces distinctes. Le premier est son Apis rolundala , et la seconde son Apis bimaculata.

SAROSANTHÈRE. Sarosanthera. bot. Ce genre appartient à la famille des Ternstrœmiacées; il a été fondé par Korthals, avec les caractères suivants : calice bibractéolé, persistant, à cinq divisions ou folioles imbriquées, pres(iue égales; corolle gamopétale, à cinq divisions imbriquées avant répanouissemeiil; plusieurs étamines à filaments réunis en tube à la base de la corolle; anthères inlrorses, biloculaires, mutiques et longitudinalement déhiscentes; ovaire libre, à trois lojjes renfermant chacune de six à dix ovules attachés au sommet de l'angle central du trophosperme; style filiforme; stigmate Iripartite. Le fruit est une baie sèche, bi ou triloculaire; il y a de quatre à dix semences dans chaque loge. Les Sarosanlhères sont des arbres à feuilles alternes, entières et coriaces; les pédoncules sont axillaires, solitaires et uniUores. De l'ile de Sumatra.

SAROTE. Saroles. dot. Genre de la famille des Buttnériacées, établi par Lindiey, <|ui le caractérise de la manière suivante : inflorescence en corymbe; calice membraneux et pentagonal; corolle composée de cinq pétales bombés en capuchon; cinq étamines; sommet des anthères allongé etbilobé; ovaire à cinq loges, contenant des ovules géminés et superposés; slyle en forme de balai. La seule espèce connue jusqu'ici est un arbrisseau à feuilles trois fois verlicillées, linéaires, roulées en leurs bords, obtuses; les jeunes rameaux sont couverts d'une pubescence blanchâtre; fleurs trèsgrandes et bleuâtres. De l'Australie.

SAROTH. BOT. L'un des noms de pays du Curcuma.

SAROTHAMNE. Sarothamnus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Wimmer, avec les caractères suivants ; calice abréviato-campanulé,

bilabié, avec la lèvre supérieure échancrée et bidenlée, un peu plus courte que l'inférieure qui est Iridenlée et scarieuse au sommet; corolle papilioriacée; l'élendard est suborbiculé, un peu en cœur à sa hase; les ailes sont obtuses, bombées au-dessus de l'onglet et dépassant la carène; dix étamines monadelphes. formant une gaine fendue d'un côlé; ovaire mulliovulé; style trèslong, cylindrique, un peu dilaté vers le sommet et canaliculé intérieurement; stigmate terminal, déclive à chaque exirémilé. Le fruit est un légume linéarioblong, comprimé et polysperme; les semences sont caronculées, bilobées et décidues. Le lype de ce genre, formé aux dépens du Sparlium, de Linné, est le Genêt à balais, décrit au S""": volume de ce dictionnaire.

SAROTHRA. BOT. Ce genre, établi par Linné sur une petite plante de l'Améiique seplenirionalc, avait été placé dans les Caryophyllées par Jussieu qui, en outre, avait iiuiiqué ses rapports avec les Gentianées. Mais Richard père {in Michaux, Flor. Boréal. Amer.), ayant examiné avec soin cette plante, a reconnu qu'elle (levait faire partie du genre Hypericum. y. Mille-

PERTDIS.

Loureiro {Flor. Conchinch., édil. "Willd.,.1, p. 227) a décrit, sous le nom de Sarolhra gentianoides, une plante de la Cochinchine, qui parait différente de celle ainsi nommée par Linné, du moins si l'on s'en rapporte à une note de Willdenow, insérée au bas de la description faite par Loureiro. Si cette plante, mieux connue, forme réellement un nouveau genre, on devra, ainsi que Schulles l'a proposé, lui conserver le nom de Saroilira.

SAROTIIROSTACHYDE.LÇaro/Arostac/irs. BOT. Genre de la famille des Euphorbiacées , institué par Klotsch, avec ces caractères : Heurs monoïques : les femelles disposées autour de la base de l'épi staminiHore, simples ou en grajipes et sessiles ; les fleurs mâles sont groupées trois ou quatre ensemble, accompagnées de courles bractées et articulées au sommet du pédicelle; calice membraneux, cupuliforme, à quatre dénis à peine visibles; trois étamines à filaments Irès-courls, à anthères semi-exserles et subglobosodidymes; ovaire sessile, triangulaire, à trois loges uniovulaires; trois stigmates sessiles, subulés, sillonnés et réfléchis; capsule à trois coques monospermes. Ces plantes sont des arbrisseaux à rameaux alternes, cylindriques et glabres ; ù feuilles alternes, subcoriaces, ohlongues et presque entières. Les épis floraux sont longs, filiformes et divariqués. Du Rrésil.

SAROUBÉ. REPT. Pour Sarroubé. /^. ce mot. SARRACÉNIE. Sarracenia. bot. Ce genre, de la Polyandrie Monogynie, L., offre des rapports avec les Papavéracées et les Nymphéacées; mais il a des caractères tellement parliculiers, qu'on pourrait en faire le type d'une nouvelle famille. Le calice est disposé sur deux rangs : l'extérieur composé de trois folioles fort petites, ovales, caduques; l'intérieur beaucoup plus grand, à cinq grandes folioles colorées, ovales et caduques. La corolle est à cinq pétales très-grands, ovales, arrondis et recourbés en dedans ù leur sommet, onguiculés, alternes avec les divisions du calice intérieur et insérés sur le réceptacle. Les étamines sont nombreuses,

SARRACEKIA RirBR.\ .

à filpis coiirls, allacliés au réceptacle, el à anllièies arrondies. L'ovaire est supère, presque rond, surmonté d'un style court, épais, cylindrique, terminé par un sli{;mate trfslar(;e, plan, en forme de bouclier, à cinq angles, persistant et recouvrant en entier les élamines. Le fruit est une capsule presque ronde, à cinq valves, et à aillant de loges renfermant un grand nombre de graines petites, arrondies, acuminées, fixées à un réceptacle central et pentagonal. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces indigènes de l'Amérique septentrionale, parmi lesquelles on doit citer, comme plantes d'ornement et de cui]oi\lé.\es Sanacetn'a purpiirca elflara de Linné. De leurs racines épaisses, charnues ou filireuses, sortent un assez grand nombre de feuilles radicales, sessiles, formant des tubes renflés dans leur milieu , terminés au sommet par des appendices en forme d'opercnle réniforme ou cordiforme, lisses en dessus, garnis en dedans de quelques poils blanchâtres. Ces feuilles tubuleuses sont souvent remplies d'une eau limpide, et munies en dehors d'une membrane longitudinale en forme d'aile; dansquelqnes espèces elles offrent des taches jaunâtres, irrégulièies, (|ue l'on a comparées à celles que la petite vérole fait sur la peau de l'Homme. Le Sarracenia puijjurea a des feuilles dont la longueur ne dépasse pas six pouces, tandis que celles du Sarracenia flava atteignent jusqu'à trois pieds. La corolle du premier est, comme son nom l'indique, d'une couleur purpurine, et son calice intérieur est vert; celle du Sarracenia flava est d'un vert jaunâtre. Quoique ces plantes singulières aient pour stations naturelles les lieux humides et fangeux d'un pays qui n'est pas excessivement chaud, elles sont très-difficiles à cultiver en Europe, parce qu'en même temps (|u'el!es exigent un terrain toujours humide, elles craignent pourtant le froid. On parvient cependant à en cultiver quelques-unes en les conservant dans l'orangerie pendant l'hiver.

Les feuilles de quelques Sarracenia , et principalement celles du Sarracenia adiinca ou Sarracenia variolaris de Michaux, offrent un phénomène fort remarquable pour l'économie générale de la nature. Lorsqu'elles sont dans leur plus grande vigueur, c'està-dire dans le milieu de l'été, leur cavité intérieure sécrète une humeur visqueuse qui attire les Mouches et autres insectes. Celles ci commencent à se poser sur les bords, puis elles entrent dans le tube, et une fois descendues dans le fond de celui-ci, elles n'en peuvent plus remonter. James Macbride, quia publié une note intéressante sur ce sujet, dans le douzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, dit que, dans une maison infestée par des Mouches, les feuilles de quelques Sarracénies en furent remplies en quelques heures, et qu'il fallait y ajouter de l'eau pour noyer les insectes emprisonnés.

SARRACHA. eot. Pour Sarnclia. V. SARAçrE.

SARRACISE ou SARRASIKE. BOT. L'un des synonymes vulgaires 6! Arislolochia Cleinatilis, h.

SARRALLIEE. ois. Nom vulgaire de la Mésange charbonnière.

SARRASIiV. BOT. Synonyme vulgaire de Poljyonuni Fagopjruin, I.. A'. Rexooée.

SARRE ET SART. BOT. Synonyme vulgaire de Varec.

SARRETTA. bot. L'une des sections du genre Serratule. F. ce mot.

SARRIÈTE. Salureia. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., offrant les caractères suivants ; calice tubuleux, droit, le plus souvent strié, et fermé par des poils à la maturité, divisé au sommet en cinq dents droites, presque égales; corolle dont le tube est cylindrique, plus court que le calice; le limbe divisé en deux lèvres : la supérieure droite, presque plane, obtuse, médiocrement échanciée, l'inférieure aussi longue que la supérieure, divisée en trois lobes obtus, presque égaux, celui du milieu un peu plus grand ; quatre étamines écartées les unes des autres, didynames, dont les deux plus grandes sont aussi longues que la lèvre supérieure; ovaire (piadrilobé, surmonté d'un style de la longueur de la corolle, terminé par deux stigmates sétacés; quatre akènes arrondis au fond du calice persistant. Ce genre est voisin de l'Hyssope, dont il diffère principalement par son calice à cini] dents presque égales et non divisé en deux lèvres, par ses étamines non saillantes hors de la ■ corolle, el par le port. Linné lui a réuni legenre Tliymbra de Tournefort, ainsi que plusieurs plantes décrites dans les vieux auteurs de botanique, sous les noms de Thymus et de Thyintun. D'un autre côté , Mœnch a tenté de séparer du genre Salureia les espèces dont le calice est strié et fermé par des poils à sa maturité; il en a formé un genre Saballia, qui n'a pas encore été adopté.

Sarriète de moutagne. Salureia montana, L. Ses tiges sont grêles, ligneuses, rameuses, longues, garnies de feuilles étroites; fleurs petites, axillaires ou ramassées en léte au sommet des rameaux. Toutes les parties de cette plante exhalent une odeur pénétrante. Eurojje.

SARRIOLE. bot. Synonyme d'Isanthus. y. Isantbe.

SARRON. bot. L'un des noms vulgaires du Chenopodium Bonus-HenricHS, L. A'. Cbéivopode.

SARROTRIE. Sarrolrium. iss. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites, établi par llliger. Les caractères de ce genre sont : corps oblong; tête presque carrée ; yeux petits, peu saillants. Antennes un peu plus longues que le corselet, fusiformes ou un peu renflées dans leur milieu, et composées de dix articles dont le premier est le plus étroit, le suivant un peu moins; les autres plus courts, allant en s'élargissant jusqu'au septième, et décroissant ensuite jusqu'au dernier qui est un peu plus allongé et arrondi à son extrémité. Tous ces articles sont bien distincts l'un de l'autre, très-velus et comme enfilés parleur milieu. Lèvre su|)érieuie, ou labre, cachée en partie sous le chaperon qui est coupé carrément et un peu avancé. Mandibules cornées, assez larges, courtes, un peu arquées, terminées par deux petites dents aiguës. Mâchoires cornées, bifides; palpes fort courtes ; les maxillaires ayant quatre articles, les labiales trois. Corselet carré, à bords tranchants sur les côtés, un peu plus large que la tête. Ëlytres allongées, presque linéaires, guère plus larges que le corselet, cachant entièrement deux ailes membraneuses qui

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