‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 64 sur 103 · ENTIÈRES · texte numérisé non relu

ENTIÈRES

Cette section comprend les Fucus natatis et acinatius, heterophxllus, plagiophyllus, subiepandus, et toutes les espèces congénères, au nombre de plus de Irenle, presque toules exotiques et plus particulières à la mer Rouge, aux mers orientales et au cap de Bonne- Espérance.

Il" Section. — Réceptacles axillaires, tecilles

PINNATIFIDES.

Cette section comprend moins d'espèces, sept ou huit environ, étrangères à l'Europe, et qui croissent dans les mers d'Afrique et de l'Inde.

111= Section. — Espèces a petites trondes et mdnies

DE très-petites VÉSICBLES.

Cette section est aussi peu nombreuse en espèces ; celles-ci sont encore toutes exoti(|ues el s'éloignent des précédentes par leur forme et leur aspect : elles sont rares dans les herbiers. Tel est, par exemple, le Fucus an/jiisti/'oUus,Tuvn., pi. 212, ou Sargassum anguslifolium, Agardh, Species air/., p. 52, qui croit dans la raer des Indes.

IV« Section. — Réceptacles terminaux.

Elle est peu nombreuse en espèces, et celles-ci se rencontrent dans les mers de Chine et du Japon. Il faut en excepter cependant une seule espèce, le Sargassum Honischuchii , Agardh, loc. cit., p. 40, qui est le Fuco acinura de Ginnani, Oper. post., 1, p. 19, pi. 27, n» ôG, lequel vit dans la mer Adriatique, et que Hornschuch a trouvé près Parenzo, sur la côte de ristrie.

V= Section. — Vésicules ailées.

Cette section a pour type une seule espèce, le Fucus turbinutus , Lin., des mers dos Indes et de l'océan africain. 11 est également seul dans sa section. Vl» Section. — Fronde plane, avec une côte pinnati-

FIDE; VÉSLCCLES ET RÉCEPTACLES ACICCLAIRES.

Trois espèces de la Nouvelle-Hollande font partie de cette seclion : ce sont les Fucus decurrens, Turn., Hist. pi., 124; Peiouii, Turn., pi. 247, el plalxlobium, Mertens, Mém., p. 4, avec ligures. VU" Section.— Fronde plane, sans nervures; réceptacles SITUÉS SUR LE RORU DES FRONIIULES ; CAPSULES SOLITAIRES DANS LEURS TURERCCLES.

D'après la manière actuelle de concevoir les genres en cryptogamie, celte section pourrait en former un distinct. L'aspecl ou le faciès l'éloigné des espèces précédentes, el les caractères tirés de la structure des tubercules suffisent pour l'isoler. Elle comprend les Fucus phyllanlhus et maschalocarpus de Turner, Hist. Fuc, pi. 205 el 200.

Fries pense que les genres Sargassum, Agardh ; Cfstoseira, Agardh; Halidrys , Lyngb., et Himanthalia, Lyngb., n'en doivent former qu'un : c'est celui ([u'il nomme Fucus, caractérisé ainsi par un apothécium tuberculeux, formé par le thallus (ou fronde)

même, percé à l'extrémité, contenant des péridioles libres, un peu pyriformes et hyalins, renfermant des sporidies noires, agglomérées. Ce genre est le même, à peu de chose près, que le Fucus. Enfin, il est essentiel de faire observer que Link a proposé de nommer Sargassus , le genre Fucus lui-même, et d'y rapporter les espèces chez lesquelles la fruclificalion, placée à l'exlrémilé des rameaux dont elle produit le gonflement, consiste en sporanges contenant des sporules agglomérées.

Ces diverses manières de considérer les plantes de ce genre, font connaître les difficultés qu'éprouvent les botanistes en se livrant à la recherche des véritables caractères de ces végétaux cryptogames, qui se lient par (ant de caractères, et dont la séparation sera par là même toujours soumise à la critique.

SARGOIDE. POIS. Espèce du genre Glyphisodon.

SARGUE. Sargus. ins. Genre de Diplères, de la famille des Straliomides, institué par Meigen, avec les caraclères dislinclifs suivants : antennes de trois articles lenticulaires, dont le dernier a Irois divisions; lèvre supérieure très-courle, échanciée; langue nullement distincte; soies capillaires aussi courtes que la lèvre; corselet lisse et poli; écusson mutique; abdomen ordinairement allongé; nervures des ailes dislinclcs; deuxième cellule sous-marginale se prolongeant jusqu'au bord poslérieur, l'anale alleignanl à peu près le bord intérieur. Ces insectes se distinguent des autres Straliomides par le dernier article des antennes; on les reconnaît aussi ù leur couleur verte niélallique.

Sargue CUIVREUX. Satgus cupranus, Fabr.; Nemotelus cuprarius, Deg.; Rhagio politus, Schr.; Musca cupiaria, L. Thorax d'un vert doré; abdomen cuivreux, Irès-hrillant, avec l'exlrémilé violette; yeux à bande pourprée ; ailes à tache obscure. Taille, quatre lignes et demie. Europe.

SARGUE. Sargus. pois. Espèce du Spare, type d'un sous-genre. F. Spahe.

SARGUITES. INS. Groupe de Diplères faisant partie de la famille des Kolacanlhes, tribu des Slraliomides , et offrant pour caraclères : des antennes dont le Iroislèmearticle est toujours conique, terminé parune soie beaucoup plus longue que le reste de l'antenne. Ce groupe se compose des genres Nemolelus, f^appo, Sargus, Pacitygaster, etc.

SARIA ET SARIAMA. ois. Même chose que Cariaiiia. y. ce mol.

SARIAVA. EOT. Le genre créé sous ce nom dans la famille des Ternsliœmiacées, par Reinwardt, ne diffère pas du genre Dicalyx, de Loureiro.

SARICOVIENNF,. mam. C'est, suivant Geoffroy Saint- Hilaire el plusieurs autres zoologistes, la grande Loutre de l'Amérique du Sud. V. Loutre.

SARlGOli ET SARIGUEYA. mam. Synonymes de Sarigue, y. ce mot.

SARIGUE. MAM. Genre de Marsupiaux ou animaux à bourse, établi par Linné, et caractérisé par dix incisives en haut, dont les intermédiaires sont un peu plus longues, et huit en bas; trois mâchelières antérieures, comprimées, et quatre arriére -mâchelières hérissées, dont les supérieures triangulaires, les inférieures

oblongues, en loiil cinquanlc dénis, nombre le itius grand que l'on connaisse encore parmi les Mamniiff'res. Ils ne sont pas moins bien caraclérisés par leur pied de derrière, qui esl une vérilable main de Singe, d'où leur élail aussi venu le nom de Pédimanes, qu'ils partageaient avec les Plialangcrs. Mais cbez les Pbalangers le pouce, égalemenl dépourvu d'ongle, comme chez les Didelpbes, est tout à fait dirigé en arrière, comme aux Oiseaux; et en outre, les deux doigts suivants sont réunis par la peau jusqu'à l'ongle. Tous les autres doigls des Didelpbes sont armés d'ongles assez crochus qui servent à fouir el à s'accrocher en griml)ant. En marchant, ils appuient à terre la plante du pied qui est ronde, grande et lisse à ceux de devant. La brièveté et l'épaisseur des jambe» en font des animaux d'une marche lente. Leur langue est ciliée au bord, et hérissée vers la pointe de papilles cornées comme celles des Chats. Ils ont la pupille verticale et l'iris jaune, comme les Renards. Leur physionomie les distingue aussi bien que les particularités de leur organisation. Une gueule de Brochet fendue jus(|u'au delà des yeux; des oreilles de Chouette, ou, pour mieux dire, de Chauve-Souris; une queue de Serpent et des pieds de Singe; un corps qui paraît toujours sale, parce (|ue le poil, qui n'est ni frisé ni lisse, esl terne et semblable à celui d'un animal malade ou mal décrolté; une peau d'un rose livide et d'as|>ect darlreux, qui se montre nue autour de la bouche et des yeux, aux quatre pieds, à la queue et aux oreilles où elle esl transparente; des moustaches noires ou blanches, composées de soies roides et très-longues, se détachant fortement du rose ou blanc livide de leur museau, dont la longueur démesurée n'est bornée que fort loin en arrière, par des yeux Irès-saillanls, quoique petits el bordés de rouge ou de noir; el au-dessus de celte déplaisante figure, ces oreilles transparentes de Chauve-Souris à leinle rougeâlre ou violàlre : tous ces traits en font ranimai de l'aspect le plus rebutant parmi les Mammifères. A quoi il faut ajouter une odeur fétide et urineuse, provenant d'un chapelet demi -circulaire de glandes situées dans l'intérieur du pourtour de la fente où s'ouvrent les canaux de la digeslion, de l'urine el de la génération. Cette mauvaise odeur est encore renforcée par rbabilude qu'ont toutes les esi)èces, de se mouiller de leur urine qu'elles lâchent quand elles sont cffiayées ou seulement de mauvaise humeur. Cette puanteur qu'exprime leur nom guaranis Micouie, n'existe qu'à la peau dont le poil en est imprégné, el a sa source dans l'appareil glanduleux de l'anus, qu'a représenté Pallas sur le Didelplds Brachyura (y4cl. PelioiJ., lab. 4, partie 2, pi. 5, fig. 4). Elle ne pénètre pas la chair qui est recherchée par les Sauvages, et qui passe dans le Paraguay pour guérir les hémorrhoïiles. Les onctions de la graisse passent aussi pour avoir la même vertu. Cette fétidité dont s'entoure l'animal, quand on l'irrite soit en le poursuivant, soit en voulant le prendre, est sa seule défense, car il ne sait ou ne peut fuir. 11 ne va pas plus vile qu'une Souris, et sa gueule, pourtant bien armée de dents presque aussi tranchantes que celles des Carnassiers, ne lui sert qu'à mordre machinalement l'inslruinent qui le frappe, sans

I distinguer la main qui le dirige. Toutes les espèces.

1 comme l'indique l'allongement vertical de leur pupille,

I sont nocturnes. Leur slupidilé est extrême ; aussi, leur cerveau, qu'a représenté Tiedeman pour la Slarmose {Icoii. ccreb. Siiniar. et quoi: Maiiimal. lar., lab. 5,

I fig. 9), est-il lisse comme celui des Rongeurs, et sans la moindre circonvolution ou repli. On a vu au mot Cérédro-Spiral, que la proportion d'élendue des surfaces cérébrales multipliées ou non par des plissements, était en rapport constant avec le degré el le nombre des facultés inlellecluelles des animaux : aussi tous ces animaux, tout en s'accoiitumant à vivre dans la maison, ne sont-ils susceptibles de rien apprendre ni de s'attacher à personne. La nuit, ils grimpent sur les arbres pour y surprendre les Oiseaux endormis et les Insectes, ou y manger des fruits. C'est le seul exercice où ils montrent un peu d'agililé, vu l'aisance que leur doime pour cela leur main postérieure, dont les ongles crochus des quatre doigls opposés au pouce, font une pince à crochets. Leurs pieds de devant sont également bien armés; et comme tous leurs ongles, quoique déliés, sont aigus cl courbes, ils peuvent aussi mouler sur les murs. Les grandes espèces s'inlroduisent la nuit dans les habitations où elles luenl la volaille pour en sucer le sang. Elles ne mangent la chair que par détresse; le jour ces animaux dorment dans leurs lions, roulés sur eux-mêmes comme les Chiens.

Les Sarigues vivants sont exclusivement propres à l'Amérique, depuis la Plala jusqu'à la Virginie. Un seul, le Sarigue Opossum, i)arait indigène de toute l'étendue comprise enlie ces deux limites; au moins Barrio de Guatimala nous assure qu'il est commun dans celle partie du Mexique. Mais il esl actuellement impossible de dire si les autres, qui tous sont certainement indigènes au Paraguay, se retrouvent égalemenl dans toute l'Amérique méridionale, ou bien s'ils habitent aussi le Mexique. La synonymie des diverses espèces dans la langue de différents peuples, serait un moyen supplémentaire de l'observation locale pour déterminer l'indigénal de ces espèces en différents lieux à la fois, si elle n'était beaucoup trop imparfaite, comme on le verra ù la description des espèces. 11 n'y a réellement que deux Sariguesqui paraissent propres à l'Amérique septentrionale, l'une le Didelphis Firginiana, el l'aulre encore inconnue aux zoologistes qui n'en connaissent que le nom et la description donnée par llernandez d'après un Sarigue qui habile les montagnes du Mexique. Or, ainsi que l'observe Cuvier, celle description n'est pas applicable au Didelphis dorsiijera de Linné, qui est de la Guiane, et auquel on a transporté le nom mexicain de Cayopolin, donné par Hernandez à son animal. Des espèces vivantes qui consliluenl ce genre, deux seulement semblent donc appartenir à l'Amérique seplen- Irionale. L'une des deux, celle de Hernandez, ne figure même pas encore dans la nomenclature zoologique.

Plusieurs espèces de Sarigues manquant de bourse, l'existence ou l'absence de cet organe sépare naturellement ce genre en deux divisions.

-f- Sarigues à poche.

Sarigue Azara. Didelphis Azarœ , Temm. 11 a le

pelage double : l'un feutré, colonneux et court, blan-

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