‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 67 sur 103 · DACTYLE · texte numérisé non relu

DACTYLE

SARS. BOT. (L'Écluse.) Vieux nom de la Gesse.

SAUSAPARILLA. BOT. Synonyme de Salsepareille. f^. Smilace.

SART. BOT. f^. Sarre.

SARVE. POIS. Espèce d'Able. ^. ce mot.

SASA. Sasa. ois. OpistJiocomus, Illiger. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec épais, court, convexe, courbé et subitement com|)rimé à la pointe, dilaté sur les côtés à la base; mandibule inférieure forte, anguleuse vers l'extrémité; narines placées au milieu de la surface du bec, percées de part en part, couvertes en dessus par une membrane; pieds robustes, musculeux; tarse court; quatre doigts bordés de rudiments de membranes, trois en avant enliérement divisés : les latéraux égaux, l'intermédiaire plus long qu'eux et même que le tarse; un pouce très-long et très-arqué; la plante épatée; ailes médiocres, arrondies, concaves; la première rémige très- courte, les quatre suivantes élagées, la sixième la plus longue.

Rangé parmi les Gallinacés, le Sasa n'a d'abord paru nullement déplacé dans le voisinage des Faisans; néanmoins, lorsqu'on a pu l'étudier plus attentivement, quand on a eu acquis la possibilité de le mieux considérer physiologiquement, et quand, surtout, ses mœurs ont été mieux connues, l'on s'est aperçu que cet Oiseau devait indubitablement appartenir à l'ordre des Omnivores, ou, selon la méthode de Vieillot, à celui des Sylvains. Le Sasa n'est point d'un naturel sauvage, il ne montre point une extrême défiance à l'approche du chasseur, et cependant on le voit rarement vers les lieux habités; peut-être cela tient-il à ce que la nourriture pour laquelle il a une préférence marquée, ne se trouvant que dans les savanes du Mexique et de la Guiane, l'Oiseau ne veut pas courir la chance d'une disette en s'en éloignant. Cette nourriture est le Gouet arborescent (Aium arborescens) de Linné, arbuste de cinq à six pieds de hauteur, qui croit en très-grande abondance dans les marécages de la zone torride, et dont le suc laiteux est doué d'une telle âcreté qu'il fait naître de suite des pustules sur les parties du corps qu'il louche. Malgré des propriétés aussi actives , les

feuilles, les fleurs et les fruits de cette plante sont pour le Sasa d'un usage habiluel. Partout où il se trouve de ces végétaux, dit Sonnini, à i|ui l'on est redevable de la première description exacte du Sasa, on est certain de rencontrer cet Oiseau, soit isolé, soit par couples et même quelquefois en petites compagnies de six, huit et plus. Ils se perchent sur les arbres (|ui garnissent les parties découvertes que l'on aperçoit çà et là au milieu de ces savanes noyées, et l'on a observé que, dans ces moments de repos, ils sont toujours accolés l'un sur l'autre. Ils ont la voix forte et désagréable; ils répèlent fréquemment un cri que les indigènes ont rendu par le mot Sasa, d'où leur est venu un nom que l'on a ensuite rendu générique. C'est sur ces mêmes arbres qu'ils établissent leur nid composé de petites branches entrelacées et unies à l'aide de filaments de Laiches, tapissé intérieurement d'un abondant duvet. La ponte est de cinq ou six œufs.

Sasa Hoazin. Opisthocomus ciistatiis, Illig.; Pliasianus cristatus, Lath.; Sasa cristata, Vieil!., CufF., pi. enl. 557. Parties supérieures d'im brun noirâtre; sommet de la tête roux ; nuque garnie de longues plumes efiBlécs, rousses à leur base, noires à l'extrémilé; derrière du cou noirâtre, avec une strie blanchâtre le long des tiges des plumes ; grandes et moyennes tectrices alaires bordées et terminées de blanchâtre; petites tectrices alaires blanchâlres à l'extérieur, brunes intérieurement; les quatre premières rémiges d'un roux vineux, terminées de brun, les suivantes bordées de brun à l'extérieur, les plus rapprochées du corps entièrement d'un brun noirâtre; rectricesd'un noir verdàlre, terminées de blanchâtre; menton brunàlre; devant du cou et poitrine d'un blanc rnussàtre; parties inférieures d'un roux vineux; bec et pieds bruns. Taille, vingt-trois pouces.

SASAKQUA ou SESANQUA. eot. Espèce du genre Camellie. /-'. ce mot.

SASAPIN. MAM. L'un des synonymes vulgaires de Sarigue. F. ce mot et Uideiphe.

SASASHEW. OIS. Espèce du genre Chevalier. V. ce mot.

SASIN. OIS. Espèce d'Oiseau-Mouche. K. Colibri.

SASSA. bot. Bruce a décrit, sous ce nom, V Acacia giimmifera.

SASSAFRAS. BOT. Espèce du genre Laurier. /^. ce mol.

SASSEBÉ. OIS. Espèce du genre Perroquet. F. ce mot.

SASSIE. Sassia. bot. Ce genre de l'Oclandiie Monogynie, a été établi par Molina dans son Histoire du Chili, et admis par Jussieu qui n'en a pas déterminé les affinités naturelles. Voici ses caractères : calice à quatre folioles oblongues. ouvertes; corolle à quatre pétales lancéolés; huit étamines dont les (ilets sont sétacés, plus courts (|ue la corolle, terminés par des anthères arrondies; ovaire obové, surmonté d'un style filiforme, terminé par un stigmate ovoïde; capsule ovale, à deux loges contenant deux graines.

Sassie ues teinturiers. Sussia iinctoria, Mol. C'est une petite plante dont les feuilles sont ovales et toutes radicales; de leur centre s'élève une hampe nue, qui porte trois ou quatre fleurs purpurines. La couleur de

CCS fleiirs se dissout facilement dans les liqrieiirs alcooliques, car une seule fleur suffit pour donner une belle couleur à six livres de liqueur. Les ébénistes s'en servent aussi pour donner aux boiseries une couleur agréable.

SASSIFRAGIA. bot. Syn. de Sassafras. V. Ladrier.

SASSOI.IN 00 SASSOUNE. MIN. Nom donné par Mascagni à l'Acide borique que l'on trouve à Sasso, dans le Siennois.

SASURU. BOT. (Rumph.) Synonyme A'Aracha umbellifera, Lamk.

SATANICLE. ois. Les matelots appellent ainsi l'Oiseau de tempéle. A'. Pétrel.

SATORCHIS. BOT. (Du Pctit-Thouars.) Pour Sal}riiim. V. ce mot.

SATUREIA. BOT. Synonyme de Sarriéte.

SATURNE. Jiiiv. Les alchimistes désignent le Plomb sous ce nom mythologique.

SATURNIA. BOT. Nom donné par Maratti au genre qu'il a formé pour XAllium Clianiœmoly.

SATURiME. Satuinia. ins. Genre de Lépidoptères noclurnes, formé par Schrank et renfermant quelques Bombyces. Ce genre doit correspondre à celui que La- Ireille nomme Attaciis, dans ses Familles naturelles du règne animal.

SAT^]R^'INE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

SATURNITE. am. Nom donné par Forsterau Plomb sulfuré épigène ou Plomb bleu.

SATYRA. OIS. Synonyme de Napaul. ^. ce mot.

SATYRA. iws. Genre de l'ordre des Diptères, établi par Meigen , et correspondant à celui de Dolichope. /■'. ce mot.

SATYRE. Satyrus. mam. Synonyme d'Orang roux. y. Orahg.

SATYRE. Satyrus. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides, établi par Lalieille aux dépens du grand senre Papitio, de Linné, et comprenant les genres Hipparchia de Fabricius, et /)iajti'o/a de Schrank. Caractères : palpes inférieures très-comprimées, avec la tranche antérieure étroite ou aiguë, s'élevant notablement au delà du chaperon, très-hérissées de poils ou barbues. Antennes terminées en forme de bouton court, ou en une petite massue grêle et presque en fuseau. Cellule discoïdale et centrale des ailes inférieures fermée postérieurement; chenilles nues ou presque rases, terminées postérieurement en une pointe bifide. Crochets des tarses fortement bifides et paraissant doubles; les deux pâlies antérieures très-courtes dans les deux se.xes. Chrysalides anguleuses, suspendues seulement par leur extrémité postérieure dans une direction perpendiculaire, la tète en bas, et jamais renfermées dans des coques. Ce genre se dislingue des Papillons proprement dits, Parnassiens, Thaïs, Coliades, Piérides, Danaides, Idéa, Aérées et Héliconies, parce que ceux-ci ont leurs six l)atles à peu près de même longueur, et toutes propres à la marche. Les Byblis, Nymphales, Morphos , Vanesses, Céthosies et Argynnes, s'en distinguent parce que la cellule centrale de leurs ailes inférieures est ouverte postérieurement. Les Libilhées ont les palpes très-grandes; les Brassolides ont leurs palpes inférieures

plus courtes et ne s'élevant point au delà du chaperon; enfin les Myrincs, Polyommales et Éricines s'en distinguent parce que le deinier article de leurs palpes inférieures est nu ou beaucoup moins fourni d'écaillés cl de poils. On connaît près de deux cents espèces de Satyres; elles sont répandues dans presque toutes les contrées du globe. En général , ces Lépidoptères fréquentent les lieux secs et arides; ils volent assez vile et par saccades; ils ne s'élèvent jamais à la hauteur des arbres, et se tiennent ordinairement sur les buissons et dans les prairies.

Satyre Titbon. Salyrus Tilhoniiis , Lalr.; God. Encycl.; VJmaryllis, Engr., Pap. d'Eur., t. i, pi. 27, f. 53. Il a un pouce el demi d'envergure ; les ailes sont déniées, fauves en dessus, avec la base et les bords obscurs; les supérieures ont de part et d'autre un œil bipupillé; le dessous des inférieures est d'un fauve nébuleux, avec deux bandes plus claires, dont une plus courte, et cinq points ocellés. Commun dans les bois en Europe.

SATYRE. Satyrus. bot. Genre formé par Ventenat, pour le Phallus impwlicus et quelques espèces analogues, aux dépens des Morilles de Linné.

SATYRION. Satyrium. bot. Ce nom a été employé par les botanistes anciens pour désigner un grand nombre de plantes à racine tubéreuse, comme une Scille, une Iris, r£'/7-//iroH!M«i Dens Com(s, et surtout un grand nombre de plantes de la famille des Orchidées. Linné, le premier, forma spécialement sous ce nom un genre dans sa Gynandrie, et il y plaça tous les Orchis dont le labelle porte à sa base une petite fossette ou éperon extrêmement court. Mais Swarlz, dans son Travail général sur les Orchidées, donna au genre i'a/^jVK»! des caractères beaucoup plus précis et reporta parmi les Orchis la plupart des espèces i|ue Linné avait réunies sous le nom de Satyrium. Tous les autres botanistes qui se sont spécialement occupés des Orchidées, et en particulier R. Brown, Richard et Lindiey, ont adopté le genre Satyrium, tel qu'il a été limité par Swarlz. Voici les caractères de ce genre : les licurs sont renversées ; les trois divisions externes du calice sont semblables entre elles et pendantes, ainsi que les deux intérieures latérales; le labelle occupe la partie supérieure de la fleur; il est creusé en forme de casque et se termine à la partie postérieure en deux éperons plus ou moins allongés, caractère distinctif de ce genre, puisqu'on ne l'observe dans aucun autre de la famille des Orchidées; le gynostème est dressé, un peu arqué, caché sous le labelle ; l'anthère le termine à son sommet; elle est renversée, cachée en quelque sorte sous une lame glanduleuse, qui occupe le sommet du gynostème ; elle est à deux loges, qui contiennent chacune une masse pollinique, formée de granules adhérents entre eux par le nioyen d'une matière visqueuse, se prolongeant inférieurement en une petite caudicule qui se termine par un corps plan et glanduleux.

Satyrioiv A BRACTÉES. ^aCj-''''"" bracteutum, Thunb.; Diplectrum bracteatum, Persoon. Sa tige s'élève à la hauteur de six ou sept pouces; elle est herbacée, garnie à sa base de feuilles ovales, nerveuses, tandis que celles de sa partie moyenne sontovales-oblongues. Ses

i3eurs sont jaunâtres, disposées en épi serré, enlremêlées de ))ractées ovales, ouvertes, plus longues que les fleurs. Le labelle est aigu, entier à son sommet; les éperons sont courts et obtus. Du cap de Bonne- Espérance.

SAUALPITE. MIN. Nom donné par quelques minéralogistes ù une variété d'Amphibole nommée BlaUiiger jiutjit par Wcrner, et que l'on trouve au Saualjic, en Carintbie.

SAUCANELLE.pois.Undes noms vulgaires de la jeune Dorade.

SADCLET oc SAULCET. pois. ^. Joël au mot Atiié-

RIKE.

SAUGE. Salvia. bot. Genre de la famille des Labiées, et de la Diandrie Monogynie, L. Caractères ; calice nu pendant la maturation, tubuleux, un peu campanule, strié, à deux lèvres, la supérieure tridentée, l'inférieure bilïde; corolle iriéguliérc, dont le tube est élargi et comprimé à sa partie supérieure; le limbe divisé en deux lèvres ; la supérieure comprimée, échancrée, souvent courbée en dedans et ayant la forme d'un fer de faucille, l'inférieure élargie, à tiois découpures, celle du milieu plus grande, échancrée ou arrondie; deux étamines attachées à des lîlets courts (pivots), sur lesquels sont insérés des filets transversaux (connectifs), qui tiennent écartées les loges de l'anthère, dont l'une est avortée et glanduliforme; deux étamines avortées, situées au fond de la corolle; ovaire quadrilobé, surmonté d'un style filiforme très-long, terminé par un stigmate bifide ; quatre akènes arrondis, situés au fond du calice persistant. Tournefort avait formé trois genres sous les noms de Salvia, Sclarea et Honninuin, qui ont été fondus en un seul par Linné. Leurs caractères ne reposaient que sur des modifications dans la structure des étamines et delà corolle; conséquemment on ne pouvait les considérer que comme de simples sections du genre Salvia, dont les nombreuses espèces ont besoin d'être réunies par groupes pour qu'on puisse arriver facilement à leur détermination. Les Sauges sont des plantes à tiges ligneuses, carrées, rameuses, garnies de feuilles en général grandes, offrant une multitude de formes, tantôt entières, ou simplement dentées ou crénelées, tantôt mnltifides, quelquefois huileuses à leur surface, d'une odeur forte lorsqu'on les froisse. Les fleurs sont en général très-grandes i)our des Labiées, ornées , ainsi que les bractées qui les accompagnent, de couleurs souvent fort vives. On en compte environ deux cent cinquante espèces, parmi lesquelles plusieurs ont été décrites sous des noms différents, de sorte que la synonymie de ces espèces est fortembrouillée. Ces plantes sont réparties sur presque toute la surface du globe. On en trouve beaucoup dans les régions qui forment le bassin de la Méditerranée. Une foule d'aulrescroissent au cap de Bonne-Espérance, dans l'Inde, à Saint-Domingue, au Brésil, au Pérou, et dans les diverses contrées de l'Amérique méridionale et septentrionale. Une charmante espèce (Salvia pratensis , L.) orne de ses belles Heurs bleues, pendant presque tout l'été, les jirairies et les coteaux incultes de l'Europe tempérée et méridionale. Quelques Sauges sont des plantes officinales qui avaient beaucoup de

réputation dans l'ancienne médecine. Plusieurs espèces exotiques sont cultivées pour la décoration des parterres. Les plus remarquables sous ces deux poinis de vue sont :

Sadge éclatante. Salvia splendens, Bot. Regist., noGS?. Plante vivace, dont les tiges sont sous-ligneuses à la base, dressées, rameuses, tétragones, hautes de deux, trois et quatre pieds, garnies de feuilles ovaleslancéolées, acuminées, dentées en scie, grandes et d'une belle couleur verte. Les Heurs ont le calice très- renflé, le tube de la corolle fort allongé, la lèvre supérieure presque droite,indivise, beaucoup plus grande que l'inférieure. Les étamines, et surtout les stigmates, sont saillants hors de la corolle. Ces fleurs forment au sommet des rameaux des grappes pyramidales, entièrement d'un rouge écarlate. Du Brésil.

Sauge a grandes fledrs diebes. Salvia patens, Cav. Ses tiges sont buissonnantes, dressées, très-rameuses, hautes de deux à trois pieds, garnies de feuilles tomenteuses, trilobées, ou plutôt hastées, arrondies à la base, à pointes obtuses et finement dentées sur les bords; pétioles velus et eanaliculés; bractées liiiéari- lancéolées et trinervées; pédoncules cylindri([ues; fleurs grandes, disposées en épis terminaux, d'un très-beau bleu pourpré foncé, pâlissant un peu sur les bords et naissant deux par deux à chaque articulation; la gorge de la corolle est marquée de chaque côté de plusieurs petites raies blanches. Du Mexique.

Sauge officinale. Salvia offlcinalis, L., Lamk., Illustr., tab. 20, fig. 1. Sa souche est ligneuse; elle pousse beaucoup de rameaux droits, velus, blanchâtres, garnis de feuilles elliptiques lancéolées, légèrement crénelées, ridées, sèches ou peu succulentes, quelquefois panachées de diverses couleurs. Les fleurs, d'un bleu rougeàlre, sont disposées en épi lâche et terminal. Cette plante croit spontanément dans le midi de l'Europe. On la cultive dans les jardins comme plante d'utilité; elle est tonique, stomachique et an ti-spasuiodique.

Sauge ScLARÉE. Salvia Sclarea, L. Sa tige est haute d'un pied à un pied et demi, droite, épaisse, rameuse, garnie de feuilles grandes, pétiolées, cordiformes, trèsridées et légèrement crénelées. Les fleurs sont bleuâtres, disposées eu épi garni de bractées concaves, dont les supérieures ont une couleur violette. Cette plante croît dans les contrées méridionales et tempérées de l'Europe.

On a étendu le nom de Sauge à plusieurs végétaux qui ne sont pas de ce genre, et on a conséquemment appelé :

Sauge amère, diverses Germandrées, notamment le Teucrium Chamœris.

Sauge d'Amérique, une Tarchonante.

Sauge en ardre, une Phlomide frutescente.

Sauge des bois ou sauvage, le Teucrium Scorodo-

Sauge de montagne, le Camara Lantana, etc. Sauge de Saint-Dominique, une Conize.

Sauge de .Iérusalem, la Pulmonaire officinale. SAUI-JALA. OIS. Espèce du genre Merle. ^'. ce mot. SAUKL Antis Merga. ois. Espèce du genre Canard. Z-'. ce mot.

SAIiVIA PATENS.

SAULCET. POIS. V. Saoclet.

SAULE. Salix. bot. Genre principal de la famille des Salicinées et de la Diœcie Diandrie, L., offrant les caraclères suivants : fleurs dioïques; les mâles sontdisjiosées en un chaton oblong, et chacune d'elles est constituée par une écaillequi renferme ordinairement deu.'C étaniines (rarement une à cinq) dont les filets sont droits, filiformes, saillants, terminés par des anthères à i\^u\ loges; au centre on trouve une petite glande tronquée, qui peut être le rudiment d'un ovaire. Les fleurs femelles sont disposées en chaton comme les fleurs mâles; chaque écaille renferme un ovaire rétréci au sommet en un style très-court, terminé par deux stigmates droits et bifides. Le fruit est une capsule ovale, subulée, à une seule loge, à deux valves qui se recourbent en dehors après la maturité des graines. Celles-ci sont solitaires, ovales, fort petites, entourées à leur base d'une aigrette de poils simples. Quelques espèces offrent de légères variations dans les caractères qui viennent d'être exposés; ainsi le Salix penlandra a reçu ce nom à cause de ses cin(| étaniines; \iSaLix monuiidra paraît n'avoir qu'une seule étamine,mais en réalité il en possède deux qui sont soudées dans toute leur longueur, ce que l'on reconnaît à l'anthère quadriloculaire. Les Saules forment un genre très-naturel, composé d'un grand nombre d'espèces (plus de deux cents) dont la synonymie est devenue, pour ainsi dire, inextricable. La difiîcuUé qu'on éprouve dans la détermination des espèces vient principalement de ce que les Saules sont dioïques, et conséquemment qu'il faut les étudier vivants, car on ne rencontre pas souvent, dans les herbiers, les individus mâles et les individus femelles de la même espèce. L'apparition des Heurs avant les feuilles, les différences du sol et de l'exposition, la culture qui multiplie à l'infini les variétés, sont encore des sources de difficultés. Les Saules sont des arbres ou des arbrisseaux qui se plaisent particulièrement dans les localités humides. On en trouve un grand nombre en Europe, où plusieurs espèces sont cultivées à raison des divers usages de leur bois, et aussi parce qu'elles viennent bien dans des terrains que l'un ne peut utiliser autrement.

Saule blasc. Salix alba, L. Il s'élève dans sou état naturel à plus de dix mètres, et se divise en rameaux nombreux et élancés. Lorsqu'on le taille, il forme une souche épaisse, haute d'un mètre à un mètre et demi, et couronnée par des branches divergentes, formant une tète arrondie. Ses feuilles sont lancéolées, allongées, dentées en scie, glabres en dessus, couvertes en dessous de poils soyeux et couchés. Ce Saule est commun dans les villages sur le bord des fossés.

Sable jaune. Salix yHelliiia, L. Cet arbre, vulgairement connu sous les noms d'Osier, Osier jaune. Bois jaune et Amarinier, est remarquable par la couleur jaune de ses jeunes branches, des pétioles et des ner- \ nres de ses feuilles. On le voit rarement fleurir, parce qu'on coupe chaque année ses branches et qu'on l'enipéche de grandir. Ces branches sont souples, et trèsconvenables pour faire des liens, des paniers et d'autres ustensiles.

Saule M/lrcekv. Salix caprœa, L. C'est un arbrisseau de deux à six mètres de hauteur, dont le tronc est

cendré, légèrement fendillé, et dont les rameaux sont allongés, nombreux et d'un vert jaunâtre. Les feuilles, qui naissent après les Heurs, sont arrondies ou ovales, remarquables par leur épaisseur et leurs nervures saillantes, réticulées. Cet arbrisseau croît sur les collines sèches et dans les bois. Ses fleurs mâles, qui paraissent au commencement du printemps, exhalent «ne odeur agréable, et sont recherchées par les abeilles. L'écorce de ce Saule est amère-astringenle, et même propre au tannage. On fait des paniers avec ses jeunes branches.

Saule pleubeub. Salix Babxlonica,L. Arbre très-facile à reconnaître à ses rameaux longs, grêles, flexibles et pendants. On le plante fréquemment dans les jardins paysagers, le long des eaux, où il est d'un effet fort pittoresque. Il sert aussi à orner les monuments funéraires; et c'est un des arbres les plus appropriés à ce genre de décoration. L'état de delapsiis de ses branches est vraiment symbolique et afîecle l'âme de pensées très-analogues à la circonstance. Le Saule pleureur est originaire du Levant.

Sur les plus hautes sommités de l'Europe, comme par exemple dans les flautes-Alpes et les Pyrénées, les dernières plantes ligneuses que l'on rencontre sont des Saules {Salix herbacea et retusa). Ce sont des plantes extrêmement petites, si on ne considère que la partie hors de terre; car la souche est souterraine et s'étend quelquefois assez profondément. Il est remarquable que, dans la partie la plus septentrionale du globe que l'on ail explorée sous le rapport botanique (l'île Welville), le dernier arbuste que l'oa rencontre à ces hautes latitudes soit, de même que sur les hautes sommités de l'Europe, une espèce de Saule. Des arbres adultes de ce genre, rapportés du Spitzberg, n'avaient guère plus de deux à trois pouces de hauteur.

SAl'LE MARIN. poLVP. Plusieurs espèces de Gorgones ont été désignées ainsi par d'anciens naturalistes et par quelques voyageurs.

SAULET. OIS. L'un des synonymes vulgaires de MoL neau. V. Gros-Bec

SAUMON. Sabno. pois. On a pu voir au molSALiio.vES que le genre Sabno, de Linné, composait cette famille, et qu'il y était si naturel qu'on n'a guère pu le diviser en genres nouveaux suffisamment distingués, de sorte qu'y étant toujours seul, Cuvier a dû se borner à n'y former que des groupes en assez grand nombre, réunis par des caractères parfaitement exposés. Les Saumons, dont Gmelin avait déjà mentionné une soixantaine d'espèces, sont des Poissons abdominaux à bouche grande el garnie de dents; ils ont la tête comprimée el plus de cinq rayons à la branchiale. Leur chair est ordinairement exquise; quebiues espèces ont acquis non-seulement une grande célébrité sur les tables, mais une importance commerciale réelle par la quantité qu'on en pèche et qu'on prépare pour la conservation. Après avoir bien distingué des Saumons les Argentines, les Corégones, lesSaures, les Scopèles, les Curimates, les Piabuques, les Tétragouoptères, les Mylètes et les Slernoptices, voici comment on pourrait diviser le reste de ce grand genre :

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