‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 7 sur 103 · OE C · texte numérisé non relu

OE C

aiidessiis de l'anale. Ce sont, dit Cuvier, de pelils Poissons des eaux douces de l'Amérique dont un, le i'occilia vivipara de Schneider, fait des pelils vivants. l.eCobitisheleroclila(iel'inné,elVlfxilrairjireSivaiupiiie de Lacépède, appartiennent au genre dont il est question.

POECILME. Pœcî/wia. INS. Coléoptères pentamères; jvenre de la famille des Rhyncliophores, tribu des Cliaransoniles, institué par Germar qui lui donne pour caractères : antennes insérées vers le milieu du rostre, n'atteignant point la base du corselet, composées de onze articles, dont le premier et le deuxième assez grands el presque cylindriques, les cin(| suivanis courts, rétrécis, presque globuleux, les derniers formant une massue courte et ovale; tête petite et presque ronde; yeux grands, globuleux, proéminents, occupant presque toute la partie supérieure de la tèle, rapprochés ou se toucliant sur le front; corselet oblong, trèsrétréci antérieurement, ayant à sa partie postérieure deux sinuosités profondes, prolongé dans son milieu, et s'avançant snr l'écusson; ses angles latéraux sont arrondis; écusson distinct et ponctiforme; élytres à peine plus larges que la partie postérieure du corselet, presque ovales, un peu aplaties, ayant leurs angles huméraux proéminents, un peu plus larges que longues, arrondies el obtuses à leur extrémité, recouvrant des ailes et laissant dépasser l'anus. { POECILME A DEUX ÉPINES. /'œci7»«o bispitioso, Germ.; ' lilixnchœmis bispinosits, Fab. 11 est brun, varié de ; blanc et de roux ferrugineux; sa poitrine est armée de deux épines et ses cuisses sont dentées. Ue Sumatra. PŒCILODERMIDE. Pœciloclermis. bot. Genre de la l'amille des Sterculiacées, institué par Schoot qui lui assigne pour caractères : calice renHé en cloche, à cinq divisions roulées; tube slaminal mâle, cylindrique, inclus dans le calice, renflé à la base; ovaires rudi- 1 mentaires, sessiles; filaments libres au sommet, por- : tant des anthères subuniloculaires, amoncelées sans ] ordre dans le capitule. Tube slaminal femelle presque tuil, chargé d'une trentaine d'anlhères stériles, uniioculaires et pareillement disposées sans ordre; ovai- ! res connexes, surmontés de styles qui sont leurs pro- ■ longemenls, et que couronnent des stigmates courbés I et ligulaires. Le fruit consiste en des carpelles follicu- | laires, stipitellées, gommeuses et indéhiscentes.

POECILODERMIDE A EECILLES DE PeCPIIER. Pœcilo-

ilermis Popiilnea, Sch. C'est un arbre dont les feuilles ressemblent entièrement à celles du Peuplier et dont les bords ont des apparences de crénelures avec de petites épines lucidules; les Heurs sont grandes, élégantes, rassemblées au sommet des rameaux en grap- j pas pendantes. De la Nouvelle-Hollande.

PŒCll.OPES. Pœcilopa. crcst. Dans l'ouvrage sur le Règne Animal, de Cuvier, Lalreiile a désigné ainsi la première section de l'ordre des Enlomoslracés, classe des Crustacés. Depuis (Fam. nal. du Règne Anim., p. 303), il a formé, avec cette section, sa seconde division générale de la même classe, celle des Édenlés. La bouche des Crustacés de la première division, celle des maxillaires, se compose d'un labre, de deux mandibules, d'une languette, de deux paires de mâchoires, et d'un

certain nombre de pieds-mâchoires. Ces organes sont situés, comme d'ordinaire, en avant des pieds ambulatoires; mais les Crustacés édentés diffèrent beaucoup à cet égard. Ainsi que dans les Limules, les mandibules et les mâchoires sont remplacées par un prolongement, hérissé de petites épines, du premier article des hanches des pieds ambulatoires, ou ceux du premier bouclier; le pharynx occupe la ligne médiane. Tantôt, ainsi que dans les Argules, les Caliges el aulres Crustacés suceurs, un suçoir, soit saillant et en forme de bec, soit caché, compose la bouche. De part et d'autre les antennes sont toujours très-courles el les intermédiaires font souvent l'office de pinces, caraclère qui rapproche ces animaux des Arachnides. Jurine lîls, dans son beau Mémoire sur l'Argule foliacé, avait déjà indiqué ces divisions générales des Crustacés. Les Pœcilopes sont tous pourvus d'un tesl horizontal en forme de bouclier, d'une ou de deux pièces, de deux yeux au moins, mais souvent peu sensibles, et de deux sortes de pieds, les uns préhenseurs et les aulres natatoires et branchiaux. Telle esl l'origine du nom de Pœcilopes (pieds divers) que Lalreiile a d'abord donné à celle section. Si l'on excepte les Limules, ces Crustacés sont tous parasites. Ils composent deux ordres, celui des Xiphosures et celui des Siphonoslomes. f. ces articles.

PœciLOPTÈRE. Pœciloplera. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoplères, famille des Cicadaires, tribu des Fulgorelles, établi par Germar (Magas. enlomol., Bullel. 1818), et auquel il donne pour caractères : têle obluse à sa partie antérieure; fronl presque ovale, rebordé sur les côtés, sa base occupant le verlex, son extrémité ayant une impression transversale; chaperon allaché à l'cxlrémité du front, conique, subulé à son extrémité; labre recouvert; rostre à peu près de la longueur de la moitié du corps; yeux globuleux, pédicules en dessus; point d'yeux lisses; antennes éloignées des yeux, courtes; leur premier article menu, cylindrique; le second obconique, concave à son extrémité, portant une soie qui est épaisse à sa base. Ce genre a élé détaché du genre Flatta de Fabricius. L'espèce qui peut en être considérée comme le type, est le Flalla phalenoides de cel auteur.

PœciLOPTERlS. BOT. Ce genre de la famille des Polypodiacées, proposé par Eschweiler, n'a point paru assez fortement caractérisé pour élre adopté; il forme l'une des divisions du genre ^crosticlinm de Linné.

POECILOSOME ou PœKILOSOME. Pœcilosoma. ins. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, établi par Audinel-Serville, pour quelques insectes du Brésil , que Dalman avait d'abord placés dans le genre Prione. Caractères : antennes atteignant la moitié des élytres, composées de onze articles cylindriques, dont le troisième est presque aussi long que les deux suivants réunis, les derniers sont comprimés et s'élargissent un peu; têle assez petite; mandibules courtes et pointues; palpes assez courtes, dont le dernier article est cylindrico - conique ; corselet presque carré, un peu rétréci en devant, sans crénelures, avec son bord laléi al quelquefois un peu inégal antérieure-

nieiil tt |)oilaiil, passé le milieu, une i^pine poiiiluc; écussoii tiianijulaire, poinlii, de médiocre grandeur el glabre; élylics un peu convexes, arrondies et muliques à leur exlrémilé; angle sulural un peu saillant; corps assez court et large; abdomen entier; pattes de moyenne longueur; jambes sans épines internes; deuxième article des tarses le plus petit; le (|uatrième grand. Les Pœcilosomes appartiennent à l'Amérique méridionale; ils habitent les bois et se trouvent sur les feuilles et le tronc des arbres; Ils volent le soir sans produire aucun bruit.

PoEciLosoME ORNÉ. Pcecilosoma ovnatwH, Serv. ; Piioiius omatiis, Daim. Son corps est d'un vert sombre, tirant sur le bleu foncé; tête tinement ponctuée, avec une ligne médiane enfoncée; corselet ponctué, avec ses bords latéraux finement crénelés antérieurement et portant un peu au delà du milieu une petite épine; ély très légèrement chagrinées, d'un vert obscur, ayant dans leur milieu deux petites taches rondes et d'un rouge éclatant; pattes et abdomen d'un vert bleuâtre métallique. Taille, un pouce. Brésil.

POECINOLOTE. Pœcinolola. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, institué par Esclischollz pour un insecte du Brésil, que IClug a placé dans le genre buprestis, sous le nom spécifique de interrogalionis. Caractères : antennes plus courtes que la tête, composées de onze articles, dont le premier gros, court et en massue, les trois suivants très-petits et subcylindiiques, les sept derniers courts et transversaux; palpes maxillaires de trois articles, le dernier un peu plus allongé, subovalaire, un peu tronqué au bout; palpes labiales très-petites; mandibules fortes, ù dents courtes et aiguës; menton très-grand, transversal, arrondi sur les côtés, tronqué antérieurement; labre grand, transversal, échancré antérieurement; tête très-petite, un peu déprimée, suborbiculaire, avec un enfoncement entre les yeux qui sont grands, assez-convexes et écartés; corselet trapézoïdal, arrondi sur les côtés, avec un lobe saillant, antérieur, prolongé postérieurement vers l'écusson en un autre lobe large, court el tron(|ué; corps étroit, peu convexe en dessus; écusson grand, subcordiforme, tronqué vers le corselet; élylres aussi larges que le corselet, vers la base, se rétrécissant bientôt et jusqu'ù leur extrémité qui est tronquée cl épineuse; articles des tarses courts, point dilatés, courbés, le premier ne dépassant pas le deuxième, le quatrième à peu près de la même longueur que le précédent.

POEDERUS. INS. Synonyme de Pédère. F. ce mot.

POEICILOPTÈRE. Poekilopleia. ins. Nom sous lequel Latreille avait dislingué un petit genre de l'ordre des Ilémiplères, que Fabricius a désigné sous le nom deFlalte. A', ce mot.

POEOCÈRE. Pœocera. iNS. Genre de l'ordre des Ilémiplères, de la famille des Fulgoriens, établi par Burmann, aux dépens du genre Lystia de Fabricius. Caractères : corps assez épais; tète aplatie en dessus; front beaucoup plus large que long; antennes insérées au-dessous des yeux : le second article ovale, allongé, moins large qne le premier ; ocelles assez pelils. placés

entre les yeux et les antennes; thorax large, arrondi en avant, un peu rétréci postérieurement; élytres grandes, réticulées, ayant toutes leurs nervures transversales très-serrées et parallèles ; pattes épaisses, les postérieures longues, avec les jambes garnies d'épines robustes.

PoEocÈRE A LURETTES. Pœoceiu peispicillata, Bur.; Lystra perspicillata , Fab. Son corps est d'un noir obscur; la tête, le thorax et les élytres sont d'un brun foncé, sans aucune tache; les ailes sont d'un rouge de sang à leur base, avec une tache diaphane à leur extrémité ; l'abdomen est d'un beau rouge; les pattes sont noires, avec les articulations rouges aux postérieures. Taille, neuf lignes. Du Brésil.

PŒPHAGOJlYDE.i'ceju/iasrowrs.MAM. Genre de l'ordre des Rongeurs, établi par F. Cuvier, pour un Quadrupède rapporté de Coquinbo, au Chili, par Gaudichaud. Ce genre est voisin du Campagnol, mais il en diffère par son système dejitaire; il a seize molaires, quatre de chaque côté, et ù chaque mâchoire. Ces dents n'ont point de racine distincte de la couronne; chacune d'elles est à peu près aussi longue que large, et formée, à la surface triturante, d'une partie centrale, environnée d'un ruban d'émail, formant deux plis visà-vis l'un de l'autre au milieu de la dent. On ne connaît encore qu'une seule esi)èce de ce genre ; elle a élé obsei'vée au Chili.

l'otPHAGOMYDE i\oiR. Pœpliagoiiixs (lier, F. Cuv. Ce Rongeur a la physionomie générale des Campagnols (Arvicola) et sa taille est à peu près celle du Rat d'eau; il a quatre pouces trois lignes de longueur du bout du museau à l'origine de la queue; celle-ci a un pouce cinq lignes; les pattes comme la tête sont très-grosses, l)roportionnellement à la grandeur du corps, et, à tous égards, il parait être un animal fort, mais lourd et peu agile. Ses dents incisives sont simples, d'une grandeur médiocre, et, du reste, de la forme commune à toutes ces dents chez les Rongeurs ; les supérieures naissent dans une saillie que forme le maxillaire et qui leur sert d'alvéole; leur origine est très-près du bord dentaire et vis-à-vis de l'intervalle qui sépare la deuxième màchelière de la troisième. Les incisives inférieures pi ennent naissance à la hauteur et un peu en avant du condyle; les màchelières, sans racine distincte de la couronne, au nombre de quatre de chaque côté des deux mâchoires, et à peu près aussi longues que larges, vont en diminuant légèrement de la première à la dernière, et toutes présentent, au fond, la même figure qui consiste en une partie cenlrale unie et simple, environnée d'un ruban d'émail formant deux plis vis-à-vis l'un de l'autre, au milieu de la dent, l'un en dedans, l'autre en dehors; ces plis partagent incomplètement chaque dent en deux parties qui sont égales dans les trois premières dents, tandis que dans la dernière la partie postérieure est plus étroite que l'antérieure. Ces dents, parla forme qu'elles présentent au point d'usure où elles sont arrivées dans l'individu qui a servi à cette description, montrent qu'elles étaient primitivement formées de deux collines séparées par un sillon moins profond dans son milieu que sur les bords, et ce sont les restes de ce sillon prolongé en rainure tout le long

dus côlés des dents, qui se voient dans les plis dont il vienl d'êlre parlé. Les narines sont petites et nues; l'œil est assez grand; l'oreille est simple, avec une conque externe peu étendue; la langue est courte, fort épaisse et garnie de papilles molles; les membres sont larges et forts ; chaque pied a cinq doigts libres, armés d'ongles longs, minces et crochus, excepté le pouce des pieds de devant, beaucoup plus court que les autres doigts, mais libres comme eux, qui a un ongle plat; six tubercules nirs se voient sous les carpes comme sous les tarses, et chacun d'eux a une sorte de mamelon corné à son centre; la queue est entièrement revêtue de poils.

Le pelage est noir, très-doux et soyeux ; les poils ont trois à quatre lignes de longueur; de fortes moustaches garnissent les côlés du museau et le dessus des yeux.

l'OEPHAGUS. M AU. (œiien.) Synonyme d'Yack, espèce du genre Bœuf. r. ce mot.

PŒPPIGIA. BOT. /'. POPPIGIE.

POESKOP. luji. Espèce du genre Baleine. A', ce mot.

POGGE. POIS. (Pennant.) Synonyme de Cottiis catapliraclus. y. Cotte.

POGOGYNE. Pogogrne. bot. Genre de la famille des Labiatées, établi par Bentham qui lui assigne pour caractères : calice campanule , marqué de quinze nervures, strié, à cinq dents dont les deux inférieures du double plus longues que les supérieures; tube de la corolle exserle, poilu intérieurement à l'orifice, le limbe à deux lèvres, dont la supérieure dressée, presque plane et entière; l'inférieure étalée, à trois lobes plans et entiers; quatre étamines ascendantes, rapprochées au sommet, les inférieures plus longues; filaments glabres; anthères à deux loges parallèles, distinctes, miitiques; style velu, terminé par deux lobes égaux et subulés, supportant les stigmates. Les Pogogynes sont des jjlantes herbacées, à feuilles pétiolées, oblongues, très-entières, quelquefois les supérieures .sont dentelées et glabres; celles du sommet des tiges sont assez verlicillées ainsi que les bractées, et comme elles veinées de blanc. Les Heurs sont réunies en épis denses et verticillés. Californie.

POGONANDRA. BOT. Le genre établi sous ce nom par le professeur Don , dans la famille des Goodéniacées, ne diffère point du genre Scœvola de Linné.

POGOiNANTHÈKE. Pogonanthera. bot. Genre de la famille des Mélastomacées , institué par le docteur Biume, pour une espèce des Moluques qui avait été placée inconsidérément parmi les Mélastomes. Caractères : tube du calice cyathiforme, presque carré, soudé inférieurementavec l'ovaire :son limbe a quatre dents; corolle com|)osée de quatre pétales insérés à l'orifice du tube callcinal et alternes avec les dents de son limbe, lancéolés, acuminés; huit étamines presque égales, insérées avec les pétales; anthères oblongues, aiguës, dressées, à un pore, barbues postérieurement; ovaire inférieurement adné, conique au sommet qui est libre, velu, à quatre loges mulliovulées; style filiforme; stigmate petit et obtus. Le fruit est une baie globuleuse, couronnée par le limbe du calice, quadriliiculalre et pulpeuse. Les semences sont ovales et lisses.

PoGONASTUÈRE potuKEisE. Poijuiiu lUlieia pulceiulenta, Blume ; Melastoma puleerulentum, Jack. C'est un arbuste dont les rameaux sont cylindriques; les feuilles sont opposées, ovato-oblongues, un peu auriculées à leur base, marquées de trois ou cinq nervures, entières, glabres, portées sur des pétioles parsemés de petits points jaunâtres; les fleurs sont paniculées, et leurs pédoncules paraissent couverts d'une poussière résineuse jaune.

POGONATHE. Pogonalhus. pois. Le genre formé par Lacépède, d'après un dessin de Coramerson, pour un Poissonquece dernier avait vu pccherdans le Heuve

I de la Plata, n'a point été adopté par Cuvier, qui regarde l'une de ses espèces comme appartenant aux Ombrines, sous-genre de Sciènes. F. ce mot.

I POGONATHERUM. bot. Palisot de Beauvois (Agrostograpbie, p. 50, tab. 11, fig. 7) a établi sous ce nom un genre de la famille des Graminées, qui a pour type le Perotis polystachya de Willdenow et Persoon, ou Saccharum paniceum de Lamarck. R. Brown avait déjà indi(|ué la formation de ce genre dans son Prodromus Florœ Novœ-Hollandiœ, p. 172 et 204, en lui associant,avecdoute,r^»(//-o/)ojo« crini7ttsdeThunberg. Il le considérait comme très-voisin du genre Jmperata, fondé sur le Saccharum cxlindricum , dont il diffère par ses fleurs aristées, son unique étamine, et

j le défaut de valve inférieure de la glume, dans la Heur hermaphrodite. Sans citer en aucune manière les ob-

i servalions de Brown, Palisot-Beauvois caractérise ainsi

I son genre Pogonalhenim : chaume rameux; lleur.s disposées en épis simples; lépicène (glume, Beauv.) velue à la base, à deux valves, l'inférieiue mutique, la supérieure surmontée d'une scie très-longue. La Heur inférieure est neutre, à glumes membraneuses, rautiques. La fleur supérieure est hermaphrodite, à glume inférieure aristée sur le dos; style bipartite; stigmates en goupillon. Le Pogonatlieium paniceum ctoildsins l'Inde orientale.

POGONATUM. BOT. (Mousses.) Palisot de Beauvois avait séparé sous ce nom générique les espèces de Polytrics qui sont dépourvues d'apophyse à la base de l'urne, et qu'il considérait comme n'ayant pas de périchœtium autour de leur pédicelle ; ce génie, qui comprenait tous les Polytrics à urne cylindroïde ou hémisphérique, n'a pas été adopté. F. Polïiric.

POGONE. PugoHus. jns. Coléoiitères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, institué par Dejean qui admet comme caractères distinctifs : palpes terminées par un article ovalaire et presque pointu ; une dent bifide au menton; tète courte et assez grosse; corselet plus large que long, avec son bord postérieur un peu plus étroit que l'antérieur; élytres en carré long, avec l'extrémité arrondie. On connaît un assez grand nombre de Pogones qui sont presque tous propres à l'Europe, et que l'on avait confondus avec d'autres csjièces sous le nom général de Carabes et depuis sous celui de Platysmes. Ces insectes affectionnent le voisinage des eaux salées et se rencontrent pres(|ue exclusivement sur les bords de la mer ou de cerlains lacs. Ils sont très-agiles, toujours allongés, assez plats, de forme parallèle, ce (|ui est dû

cil partie au peu de rétrécissement du corselet en arrière. Leurs couleurs les plus ordinaires sont le vert et le bronzé, rarement le jaunâtre.

PoGONE A AILES PAIES. PoyoTius patlklipennis, Dej. Dessous du corps, tèle et corselet d'un vert bronzé, brillant et orné de reflets cuivreux; élylres et pattes d'un jaune pâle, avec les antennes et la bouche un peu plus foncées; une grande tache vert -bronzé sur les élytres qui sont chargées de stries vertes; des points et des rides sur le corselet. Bords de la Méditerranée. Les Pngontis lillurnlis, Dnft.; holopUilus , Germ.; (jilcipes, Dej.; riparius, Dej.; meriilionalis , Dej.; ijracilin, Dej., et testaceus, Dej., sont les autres espèces que l'on rencontre le plus communément en Europe.

POGONU. BOT. Jussieu avait établi sous ce nom un genre dans la famille des Orchidées, ayant pour type les Arelhiisa ophioglossoides et ^rethiisa ciliaris. Ce genre, qui n'avait point été adopté d'abord, a été rétabli comme distinct par R. Brown et Lindiey. Voici ses caractères : le calice est étalé; les trois divisions externes et les deux internes sont entièrement libres et non glanduleuses; le labelle est sessile, concave, marqué d'une ciéte souvent ciliée. Le pollen est farinacé. Robert Brown rapporte de plus, à ce genre, VAlelhusa lUearicata. Le genre Pogonia , ainsi caiactérisé, diffère des Àrelhusa par son labelle sessile, ses 1 divisions calicinales distinctes et non soudées entre elles ; son pollen farineux et non formé de grains solides.

Andrews a établi un autre s^nn Pogonia, que Venlenat a nommé Antlrewsia , mais que R. Brown croit devoir réunir à son genre yl/)'o;W(M«i.

POGONIADE. Pogouias. pois. Genre d'Acanlboptélygiens de la famille des Percoïdes, très-voisin des Sciènes, ayant comme elles le museau obtus, les os de la tête caverneux, les opercules écailleux, mais sans dentelures. Leurs dents sont en velours; il y a des pores sous la mâchoire inférieure, la partie épineuse de la dorsale est séparée jusqu'à la base molle; le caractère particulier des Pogoniades consiste en de nombreux barbillons, petits, adhérents sous la mâchoire inférieure, et rapprochés surtout sous la syinphise. Cuvier en cite deux espèces, savoir : le Sciœua gigas de Milchild, et le Labius gitinntensda même auteur, qui est le Pogonias fasciatus de Lacépède (t. ii, pi. 20, fîg. 2). Ce dernier a quatre bandes transversales, étroites, et d'une couleur très-vive de chaque côté du corps; il se trouve en abondance dans la baie de Cliarlestown où il est recherché à cause de l'excellence de sa chair.

POGONIAS. OIS. A'. Barbican.

POGONITIS. BOT. Le genre appelé de ce nom par Reichenback, dans la famille des Légumineuses, ne diffère point du genre Julltillis, de Linné.

POGONOBASIDE. Pogonobasis. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Collaptérides, tribu des Adélostomides, établi par Solier qui le caractérise de la manière suivante : antennes courtes, grossissant légèrement vers le bout, composées de dix articles dont le premier gros, aussi long que le troisième, le deuxième très -court, subcylindrique, Iraiisverse, le

troisième obconique, plus long que les suivants qui sont turbines, le dernier gros et cunéiforme; palpes courtes et filiformes; labre très-petit et transverse; menton trapéziforme , échancré; languette épaisse, transverse et échancrée; têle élargie antérieurement; prothorax transverse, dilaté sur les côtés; écusson sans saillie apparente entre les élytres; celles-ci tronquées carrément à leur base qui est garnie de cils très-épais, avec les angles hnméraux arrondis; pattes courtes et filiformes ainsi que les tarses.

PoGONOBASiDE OPATROÏDE. Pogoiiobasis opolioides, Sol.; Eurychoru cpalroides, Dej. Son corps est large, d'un noir un peu luisant; le tergum du prolhorax est très-court, sensiblement plus étroit antérieurement qu'A sa base, avec les côtés crénelés; élylres ciliées à leur base et ponctuées. Taille, cinq lignes. Du Sénégal.

POGONOCÈRE. Pogonoceius. ins. Nom donné par Fischer à un genre de Coléoptères auquel Latreille avait déjà assigné celui de Dendroide. !■'. ce mol.

POGONOCHÈRE. Pogotiochenis. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Megerle qui lui donne pour caractères : antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, composées de onze articles, dont le premier assez court, en massue, le deuxième distinct, les troisième et quatrième allongés, presque égaux, les suivants subitement plus court, le onzième plus petit que le précédent; face antérieure de la tête assez courte; front bombé; yeux entiers; mandibules assez petites; palpes courtes; corselet presque carré , uniluberculé latéralement, avec son disque inégal ou tubercule; écusson petit, arrondi postérieurement; élytres presque linéaires, allant en se rétrécissant un peu des angles huméraux, qui sont saillants, à l'extrémité; corps \m peu allongé, un peu convexe en dessus, ailé; pattes égales, un peu velues; cuisses en massue; tarses non lioupeux.

PoGOPiocHÈRE B\sfim. Pogonochenis hispidus,ï>ei.; Cerambyx hispidus, Fab. Ses élytres sont blanchâtres à leur base, coupées et munies d'une forte dent à leur extrémité; son corselet a deux tubercules et une épine de chaque côté. Taille, trois à quatre lignes. On le trouve dans toute l'Europe.

POGONOPHORE. Pogonophorus. iRS. Genre de Tordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Frœlicb. Caractères : corps aplati, ailé; tête ayant un cou distinct; yeux saillants; antennes sétacées, grêles, écartées à leur base, de onze articles, dont le premier allongé; labre coriace, transversal; mandibules courtes, larges, très-dilatées à leur base, pointues à l'extrémité; mâchoires très-velues, terminées en pointe aiguë cl arquée; leur base extérieure munie d'un rang d'épines parallèles très-apparentes; palpes extérieures avancées, allongées , leur dernier article long et coniiiue; lèvre étroite, très-allongée, avancée, triépineuse à son extrémilé supérieure; corselet court, cordiforme; élytres entières; pattes longues, peu fortes; jambes antérieures sans échancrure; tarses menus, filiformes; les quatre premiers articles des antérieurs aplatis et larges dans les mâles, Ce genre se dislingue de tous ceux de la divi-

sion des Abdominaux, dans laquelle Latreillel'a placé, parce qu'aucun de ces genres n'a la base extérieure des mâchoires munie d'un rang d'épines parallèles trèsapparenles.

PoGoKOPRORE DLEU. PogoHO/jhorus cœruleus, Lai.; Carabus spiitihnibis, Fabr., Oliv., t. m, p. 67, lab. 5, lïg. 22, a. 1). c; Manticora pallipes, Panz.; Listus cœruleus . Clairv., t. i, p. 148, pi. 23, fig. A, a. On le li-oiive en Europe, sous les pierres.

POGONOPODES. Poqonopoda. coiscH. Dans sa Classificalion concliyliologique, Gray a nommé ainsi le cinquième ordre des Concbifères. Ce groupe comprend les irois genres Aica, Mytilus, Acicula. y. Arcacês et Mytii.acés.

POGONOPSIDE. Pogonopsis. bot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par Presie qui lui assigne pour caractères ; épillets iinitlores, géminés, involucrés de poils : les uns sessiles et femelles, les autres pédicellés et mâles. Les Heurs mâles ont deux glumes, dont l'inférieure ovalo-lancéolée, aiguë, la supérieure ovale, avec le sommet prolongé en arête. Les fleurs femelles ont deux glumes : l'inférieure obovale et acuminée, la supérieure ovale, avec le sommet prolongé en aréle; une palette opposée à la glurae supérieure, ovato- lancéolée, bifide au sommet, avec une arête entre les lobes; ovaire sessile et glabre; deux styles terminaux; stigmates aspergilliformes. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce : c'est une petite plante berbacée, gazonneuse, à cbaume court, portant des épis solitaires, longuement pédicellés. On la trouve au Mexique.

POGONORIIYNQUES. ois. Nom donné par Lalreille â une famille qui comprend les genres Ani , Barbacou , Barbu, Tamalia , Borbican, Couroucou et Malcoha.

POGOPÉTALE. Pogopelalum. bot. Genre de la famille des Oléacinées, institué par Bentham qui l'a caractérisé de la manière suivante .- calice très-court, ù quatre ou cinq dents, libre, persistant; corolle composée de quatre ou cinq pétales, pourvus dans toute leur longueur d'une ligne barbue; quatre ou cinqélamines plus courtes que les pétales et alternes avec eux; leurs filaments sont dilatés à la base qui est adhérente aux pétales; anthères inti-orses, bilocrrlaires, sagiltées et longitudinalenienl déhiscentes; ovaire libre, globuleux, à trois loges rerrfermant chacune deux ovules superposés; slyle court et excentrique, couronné par rrn petit stigmate à trois lobes peu visibles. Le fruit est un drupe globuleux, uniloculaire par avortenient. Les Pogopélales sont des arbustes de la Guiane, à feuilles alternes et coriaces, sans stipirles. Les fleurs sont lérrnies en cimes serrées, courtes et axillaires.

POGOSTÉJION. BOT. Genre de la famille des Labiées, et de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par Desfonlaines (Mém. du Mus., vol. 2, p. 134) qui lui a imposé les caractères suivants: calice tubuleux, entouré de bractées, à cinq dents égales. Corolle renversée; la lèvre supérieure à trois lobes entiers, arrondis au sommet; la lèvre inférieure plus courte, erriière et aplatie. Quatre étamines distinctes, didynames, plus longues que la corolle, à filets abaissés, ornés de barbes ou pa-

pilles transversales. Style de la longueur des étamines. surmonté de deux stigmales; quatre ovaires. Ce genre, dont le nom, tiré de Ttoywv, barbu, et cer,aM, filament, indique que les étamines ont leurs filets chargés de poils, a de l'affinité avec l'Hyssope, mais il s'en distingue facilement par sa corolle renversée, par la structure de la lèvre sirpérieure, et par les filets de ses étamines. La plante sur laquelle Desfontaines l'a établi n'a point encore reçu de congénère; elle est cultivée à Paris depuis 1818 ; on la croit originaire de l'Inde, d'où elle aura pu cire apportée à l'île Maurice et de là au Jardin du Roi.

PoGOSTÉMON PLECTRAKTBOÏDE. Pogosteuioii pleclronthohles, Desf. C'est un arbuste de deux à trois pieds, à rameaux opposés, pubescents, redressés, jiresque cylindriques. Les feuilles sont opposées, ovales, inégalement dentées, aiguës, pétiolées, pubescentes, rétrécies à la base, larges d'un pouce et longues de trois environ, d'un vert foncé, un peu plus pâle en dessous. Les Heurs sont sessiles, réunies en épi serré sur un pédoncule commirn, faisant office d'axe; elles sont accompagnées de bi'aclées ciliées, plus longues que le calice. La corolle est petite, blarrche. Les quatre étamines ont leurs filaments grêles, garnis de soies violeltes; les anthères sont petites et jaunes. Le style est filiforme; les stigmates sont aigus. Les quatre ovaires renferment un pareil nombre d'ovules. On cullive cet arbuste en serre chaude, dans un terreau substantiel ; on est parvenu à le multiplier par le moyen des graines et des boutures.

POGOSTOME. Pogostoma. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, établi par Schrader. avec les caractères sirivanls : calice profondément divisé en cinq parties dont trois plus larges, denliculées au sommet; corolle hypogyne, tirbuleuse, barbue à l'orifice, avec son limbe quinqrréfide, bilabié, à lobes presque égaux et plans; qrratre étamines insérées au tube de la corolle, didynames, incluses; anthères biloculaires, à loges divari<|irées et confluentes; ovaire à deux loges, placentaires multiovulés, insérés de charpre côté, arr milieu de la cloison; slyle simple; stigmate depressocapité. Le fruit est une capsule ovale, à deux loges, spplicidement bivalve, à valves bifides; placenlaircs soudés d'abord, puis libres; plusieurs semences scrobiculées.

PoGOSTOME A FECILLES BE SAXrFRAGE. PcgOSlODia

SttXifrngœfûlia. C'est une plante berbacée, à rameaux velus, à feuilles alternes, spatulato-obovales, en coin, doublement dentelées, pilosiuscules, à pédoncules axillaires, subsolilaires, raccourcis, velrrs. Du Mexique.

POHLASA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Nées et Martius, est identique avec le Lavgsilorfia de Leandio et le Macqueria de Commerson. Selon Adr. de Jussieu (Mém. sur les Ruiacées et Zanthoxylées, p. 122), ce genre ne perrt être séparé des Zanthoxflum; il renferme les espèces à cinq pétales, à cinq étamines et à un seul ovaire. T. Zanthoxvle.

POKLIA. bot. [Mousses.) Iledwig avaii séparé sorrs ce nom quelques espèces de Bryum. que beaucoup de muscologisles ruodernes persistent à laisser dans ce genre. Au contraire, Br-idel rnuUi))liaiit les genres sans

une élude suffisante des caractères et de leur valeur, a formé deux nouveaux genres aux dépens des Pohlia, les Heinisynnpsiuin et les Clculodium, génies dti reste fort peu connus, mais dont le premier est fondé sur deux espèces de Mousses de l'île Melville, rapportées par R. Brown au genre Pohlia, et le second sur une plante du même lieu classée par ce savant botaniste parmi les Biyum. Quant au genre Pohlia lui-même, il diffère à peine des S/t-kh*; son péristome intérieur, membraneux, est à seize dents, sans lilaments intermédiaires, seul caractère qui distingue ce genre des Bryum; les auteurs allemands qui l'adoptent y ont admis plus de quinze espèces, mais dont plusieurs sont Irès-douteuses.

POHON-UPAS. BOT. Synonyme d'Anlliiare. y. ce mot.

POIDIUM. DOT. Ce genre de la famille des Graminées, institué par Nées, a été reconnu comme identique du genre Jiia, de Linné.

POIGNARDS. POIS. Nom vulgaire des Brochets dans leur âge moyen. (^. Ésoce.

POIKADENIA. bot. Le genre de la famille des Légumineuses auquel Elliot a donné ce nom, après l'examen d'une plante de la Caroline, a été reconnu identique avec le genre Psoialea, de Linné.

POIKILIS. 018. Synonyme de Chardonneret. A'. Gros- Bec.

POIKILOPTEUIS. Synonyme de Poecilopteris. f^. ce mot.

POIL DE LOUP. bot. Plusieuis Giaminées loufFues, à feuilles capillaires rigides, telles que le Festuca ovina et le Poa ligida, ont reçu vulgairement ce nom.

POIL DE NACRE, cokch. On nomme vulgairement ainsi le byssus des Pinnes marines.

POILS, zooi. et BOT. Ce sont des organes extérieurs et accessoires, destinés à recouvrir en tout ou en partie l'enveloppe externe des animaux des classes supérieures. Les Poils semblent donc être un caractère particulier des Mammifères, en exceptant toutefois les Cétacés. Bien que différant peut-être, par leur manière de se développer, des plumes <|ui rem|)lissent les mêmes fonctions chez les animaux de la seconde classe ou les Oiseaux, les Poils varient singulièrement, soit dans leur distribution, soit dans leurs formes. Ils sont le résultat d'un organe folliculaire, placé sous l'éplderme et dans lequel est versée la matière qui concourt à les former. Cet organe folliculaire, (|u'on a nommé ciypte ou organe producteur, est une poche fibreuse, ouverte à ses deux extrémités. Dans sa partie inférieure se rend l'extrémité de.s nerfs et des vaisseaux; par l'ouverture supérieure sort le Poil, résultat d'une sécrétion du crypte qui tapisse en dedans une membrane vasculaire, chargée de sécréter un Hulile qui rem|)lit les parois de sa cavité. De cet organe folliculaire naissent donc les Poils; mais ceux-ci sont formés de deux parties fort distinctes, et dont la réunion a été nommée par Blainville phanère. Le bulbe des Poils est le plus ordinairement placé sous le derme; il est formé d'une enveloppe fibreuse extérieure, également percée de deux trous, d'une enveloppe vasculaire moyenne, et enfin d'une

membrane mince appartenant au système nerveiix, et que remplit une matière pulpeuse; des vaisseaux et des nerfs s'introduisent à la base du bulbe. Le phanère alimente donc le bulbe, et le bulbe à son tour concourt à l'accroissement de la partie morte que l'on nomme Poil, et qui est toujours placée à l'extérieur du corps.

L'opinion la pins générale sur l'accroissement des Poils, est que le bulbe sécrète sa matière pileuse sous forme de petits mamelons plus ou moins coniques, et que ces petits cônes sont successivement repoussés de l'organe producteur au fur et à mesure que de nouveaux cônes produits viennent s'interposer entre eux et l'organe qui leur a donné naissance; plus le bulbe produit de ces petits cônes, plus l'allongement du poil est considérable. Tel est du moins ce qui se passe pour les Poils simples, mais on conçoit qu'il peut en être un peu différemment pour ceux qu'on nomme Poils composés, tels que les espèces du Porc-Épic, par exemple, dont l'intérieur est creusé par un centre médullaire.

L'organisation des Poils présente particulièrement deux types très -distincts, avec des variétés infinies dans chacun d'eux. Dans le premier, le Poil se compose d'une malière dure, consistante, tenace à l'extérieur et blanche, spongieuse et molle à l'intérieur. Cette structure de Poils surnommés Piquants, affecte des formes très -variables. Le second type comprend les Poils les plus communs et les plus ordinaires, qui sont formés d'une seule subslance, agglutinant des filaments très- ténus et peu visibles. Peut-être devrait-on établir un troisième ordre de Poils qui comprendrait les filaments cutanés agglutinés par une malière tenace, qui les transforme en écailles minces et solides, telles que celles des Pangolins. On pourrait leur réunir probablement les écailles imparfaites et de nature probablement pileuse, qui recouvrent l'épiderme des Cétacés.

Il serait sans doute trop long de passer en revue toutes les modifications qu'affectent les Poils; ils présentent mille nuances entre la souplesse et le moelleux de la soie, et la rigidité cassante d'une bourre grossière. Ils ont aussi reçu divers noms, suivant les parties qu'ils revêtent. Dans l'Homme, parexemple, on nomme cheveux, ceux qui recouvrent la tète; sourcils, ceu.x qui sont implantés dans l'arcade du front; cils, ceux <|ui bordent les paupières; barbe, ceux qui couvrent le menton; et Poils, ceux des autres parties du corps. Les premiers sont généralement longs et communément droits; les derniers sont généralement courts, crispés, tortillés sur eux-mêmes, rigides et secs. Chez quelques animaux, ils ont aussi reçu des noms appropriés aux régions du corps qu'ils occupent : sur le cou du Cheval ils se nomment crins, et forment la crinière; ils constiluent la laine, au contraire, lorsqu'ils sont très-fins, Irès-contonrnés sur eux-mêmes, et qu'ils sont hérissés dune infinité de petites pointes; c'est de la bourre lors(|ue, doux, soyeux, ils forment sur la peau une couche épaisse cachée par les longs Poils secs extérieurs. Enfin, lorsque les Poils ont une certaine rigidité unie a de la flexibilité, on les nomme soies. On a conservé le nom de moustaches aux Poils qui naissent

smlfi rebord des lèvres irun (;rand iioml)re d'animaux, cl celui de brosses à des réunions de soies courtes et roides qui occupent la partie extérieure des membres de plusieurs Cerfs et Antilopes. Les pinceaux sont des touffes de Poils qui caractérisent certains genres de RonRcurs. La réunion de tous les Poils forme la fourrure et le pela|;e. La couleur varie considérablement. Quant aux formes propres aux Poils, elles varient aussi dans beaucoup de genres; un grand nombre de Rongeurs ont des piquants; quelques espèces ont des Poils annelés; ils sontconiques, fusiformes,flexueux, aplatis, moniliformes, vésiculeux, etc., chez un grand nombre d'autres.

Les Poils sont implantés on profondément ou d'une manière superficielle : dans le premier cas, ils sont persistants, dans le second ils tombent et se renouvellent avec une extrême facilité. Quelques piquants sont implantés sons le derme et maintenus par un élargissement de la base.

La direction qu'ils affectent mérite aussi d'être indiquée. On dit que les Poils sont droils quand ils sont implantés perpendiculairement à la peau; couchés ou lisses quand ils reposent borizontalement sur cette partie; rebroussés, etc.

Tous les animaux ne présentent point la même quantité de Poils; les uns ont des fourrures très-épaisses, et les Pachydermes, par exemple, ont la peau presque nue; mais la distribution des Poils sur les diverses parties du corps, est loin d'être la même; les parties inlerneset inférieures des membres en sont généralement privées. Les Poils ne présentent point les vives couleurs qui sont propres à la majeure partie des plumes; leurs teintes sont en général ternes, et on ne connaît qu'un seul animal (la Taupe dorée) dont les Poils aient les reflets métalliques. En général les couleurs propres aux Poils sont celles du rouge et de ses teintes mélangées jusqu'au jaune vif, et du noir profond jusqu'au blanc pur, ayant pour intermédiaire les teintes brunes, grises, cendrées et blanchâtres. L'influence du climat semble toutefois se faire sentir pour un grand nombre d'animaux du Nord, et une maladie particulière nommée albinisme affecte souvent des espèces à pelage noir par exemple, et qui deviennent ainsi toutes blanches. Certains Poils sont annelés par plusieurs sortes de couleurs, et ceux du jeune âge fréiiuemment ne ressemblent point à ceux des individus adultes. Cette modification particulière, dans la couleur des Poils, est connue sous le nom de livrée. On a remarqué qu'on pourrait se servir de la couleur du pelage et de sa nature, comme d'un caractère général fort utile. Les familles les plus naturelles présentent en effet bien peu de dissemblance à ce sujet.

Les chimistes ont reconnu que les Poils étaient formés d'une grande quantité de mucus, d'une petite quantité d'huile blanche concrète, de beaucoup d'huile noire verdàtre, de Fer, de ([uelques atomes d'oxyde de Manganèse, de phosphate de Chaux, d'une très-petite quantité de carbonate de Chaux, de Silice et de beaucoup de Soufre. L'huile noire verdàtre, qu'on renrontre dans les cheveux rouges, tient à une plus grande proportion d'oxyde de Fer. Vauquelin a attribué la décoloration

des Poils, par la vieillesse, à l'interruption de la sécrétion de la matière colorante; ne pourrait-on pas attribuer à la même cause le phénomène que présentent les animaux du Nord, de blanchir chaque hiver aux époques des grands froids qui doivent imprimer sur la peau une. atonie assez profonde pour interrompre la sécrétion du fluide nourricier du bulbe? Une matière huileuse entretient la souplesse des Poils; mais c'est principalement chez les animaux destinés à séjourner dans l'eau que celte sécrétion, qui serl à la garantir des longues macérations, est plus abondanle.

Les Poils sont aussi sujets à une sorte de mue. Ils tombent chaque année, chez |)lusieurs animaux, et cela lient à ce qu'ayant usé la somme d'énergie vitale du bulbe, celui-ci ne fournissant plus de matière nouvelle, les Poils sont forcés de se raccornir à leur base, et ils se délachent alors pour être remplacés par le produit de la nouvelle sécrétion. Celle époque coïncide avec celle du rut el souvent même la précède.

Dans les végétaux, les Poils peuvent exister sur foules leurs parties, soit sur celles qui sont exposées à l'action de l'air et de la lumière, soit sur celles qui, comme la racine, sont souslrailes à l'action de ces agents. Aussi est-il peu de plantes qui en soient enlièrement dépourvues. Cependant on les observe plus fré(|uemment sur celles qui sont le plus immédiatement exposées à l'air et à la lumière, sur celles qui vivent dans les lieux secs et arides, tandis qu'ils manquent |)lus ou moins complètement sur les végélaux abrités, et surtout sur ceux qui sont étiolés. La forme, la nature de la disposition générale des Poils sont très-variables. Il y a des Poils qui sont constamment simples, d'autres qui sont ramifiés. Mais parmi ceux-ci, les uns sont bifides, trifides ou mullifides seulement à leur sommet; les autres sont ramifiés dès leur base. En général les Poils sont plus ou moins subulés et perpendiculaires sur la partie où ils naissent, quelquefois ils sont en navette, c'est-à-dire placés horizonlalement et attachés par le milieu de leur longueur. D'autres Poils, au lieu d'être filiformes, sont plus ou moins jjlans, et servent ainsi de passage des Poils aux écailles. Dans ce cas, ils semblent formés d'un grand nombre de Poils étalés en étoile et soudés ensemble par leurs côtes. Quelquefois ces organes sont implantés sur une glande ou en portent une à leur sommet. Dans le premier cas ils sont ou les canaux excréteurs de celte glande, qui est toujours placée sous l'épiderme, et qui le plus généralement sécrète une humeur acre et corrosive, comme on le remarque dans les Orties, les Alalpighies, etc., ou bien ils sont un simple prolongement du tissu de la glande. Les Poils glandulifères à leur sommet se remarquent dans beaucoup de Ruiacées, comme la Fraxinelle, plusieurs Diosmas, etc. Les Poils varient beaucoup quant à leur longueur, quelques-uns étant excessivement courts et à peine visibles, d'autres au contraire étant longs quelquefois de plus d'un pouce, comme dans VHieiacium eriophorum. Il y en a qui sont doux, soyeux, d'autres qui sont roides, laineux, frisés, etc.

La structure anatomique des Poils est en général assez simple; ils sont creux et paraissent être un pro-

loiigement d'une des cellules de l'épideime. Mais cerlains Poils piésentenl de distance en dislance des cloisons, et sont formés de plusieurs cellules ajoutées bout à bout. D'autres fois enfin les Poils forment un canal simple et non interrompu; c'est ce qu'on remarque dans tous ceux qui sont les canaux excréteurs des glandes sur lesquelles ils sont placés. Ouant aux usages des Poils, ils sont assez variés. Ainsi, généralement ces organes doivent être considérés comme des moyens de protection des organes qu'ils recouvrent. Ils servent à les défendre contre l'action trop immédiate de l'air et de la lumière. Mais dans quelques circonstances ils paraissent en quelc|ue sorte destinés à augmenter la surface absorbante de la plante, comme par exemple, lorsque celle-ci vit dans un terrain sec et aride où ses racines ne peuvent puiser dans le sein de la terre tous les matériaux nécessaires à sa nutrition. La disposition générale des Poils ou la pnbescence offre de très grandes différences, suivant la nature, l'abondance et la position de ceux-ci.

POliNCIiTTlE. Poincettia. bot. Ce genre de la famille des Eupliorbiacées. de la Monœcie Monandrie de Linné, a été institué par Graham, pour une plante d'un aspect magnifique, découverte au Mexique, par Poincettc, (pii en adressa des graines, en 1828, à Buist, de Philadelpbie; c'est du semis qu'en a fait ce dernier qu'est provenu l'exemplaire adressé en 1834, par James IVab, au jardin botanique d'Edimbourg, et qui a fleuri, dans les serres de cet établissement, au mois de février suivant. Il parait, d'après des renseignements acquis depuis l'apparition de cette plante dans les serres et collections d'Europe, qu'un exemplaire sec en avait été précédemment envoyé à Willdenow, qui, ayant considéré la plante comme un Euphorbe, l'avait ainsi placée dans son Herbier, sous le nom spécifique de pulcherriina ; du reste, elle diffère assez peu de quelques espèces de ce dernier genre pour que Euist, qui le premier la cultiva, l'ait aussi regardée comme appartenant au genre Euphorbe.

PoiNCETTiE TRÈS -BELLE. Poiiicctliu pulclieiiima, Gr.; Eufihorbia piilcherrimu; W. C'est un arbuste à tiges rameuses, droites, arrondies, glabres et d'un vert tendre, assez souvent creuses dans leur jeunesse. Les feuilles sont éparses, ovales-elliptiques, aiguës, veinées et réticulées; le pétiole est demi-cylindrique, sillonné en dessus et d'un vert rougeâtre. L«s bractées, au nombre d'une vingtaine et même plus, sont réunies, étalées au sommet des rameaux et y forment une rosace corolloïde du rouge ponceau le plus éclatant; ces bractées sont foliacées, lancéolées, ondulées, aiguës; les plus grandes ont de trois à quatre pouces de longueur, sur deux environ de largeur ; ce qui donne à la rosace colorée un diamètre de huit pouces environ. Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont renfermées dans un involucre monopbylle, charnu, verdà- Ire, irrégulier, turbiné, offrant sur un de ses côtés unn fente à lèvresépaisses,articuléàsa base, couronné par des dents nombreuses et d'un rouge de rose; cet involucre est partagé intérieurement en cinq loges ou cavités, et dans chacune d'elles se trouve une fleur femelle entourée de quatorze fleurs mâles, disposées

circulairement sur deux rangs; la première consiste en un pédoncule épais et nu, supportant un ovaire à trois lobes échancrés et uniovulaires ; les fleurs mâles n'offrent qu'une seule étamine, à filament pétiole ou articulé, terminé par une anthère à deux lobes divariqués ; le pétiole ou l'articulation est accompagnée ù sa base d'une écaille bractéiforme, lancéolée et velue.

POINCIA. BOT. (Necker.) Synonyme de Poinciane. y. ce mol.

POINCIANE. Poinciana. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Caesalpinées et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Linné et ainsi caractérisé par De Candolle (Piodrom., 2, p. 483) : calice à cin(i sépales inégaux, réunis parla base en une capsule presque persistante, l'inférieur grand et concave; corolle à cinq pélales stipilés, le supérieur de forme différente des autres; dix élamines très longues, toutes fertiles, à filets hérissés à la base; style très-long; légume plan, comprimé, bivalve, à plusieurs loges séparées par des isthmes spongieux; graines obovées, comprimées, couvertes d'une endoplèvre qui devient gélatineuse dans l'eau, pourvues de cotylédons plans et d'une plumule ovale. Ce genre est très-rapproché du Cœsalpiiiia. Le petit nombre d'espèces qu'il présente, sont des arbres ou des arbrisseaux très-élégants, pourvus ou dépourvus d'aiguillons, à feuilles bipinnées sans impaire, et il fleurs réunies en paniculescorymbiformes. La plus remarquable de ces espèces, celle qui doit être considérée comme type du genre, est le Poinciana pulcherriina, L., arbrisseau d'un très-bel aspect, remarquable par la beauté de ses fleurs disposées en épi lâche, terminal, et d'où sort un faisceau de longues élamines courbées. Celle plante croît naturellement dans les deux Indes. On s'en sert aux Antilles pour former des haies qui fixent les limites des possessions. A la Jamaïque, on lui donne le nom de Séné, parce qu'on emploie ses feuilles, comme purgatif, à la place du Séné. Son bois peut être utilisé en teinture, comme celui des Cœsalpinia. Cet arbrisseau porte vulgairement les noms de Fleur de Paon, Fleur de Paradis, Haie fleurie. Œillet d'Espagne.

POINCILLADE OD POINCILLANE. BOT. Nom francisé du genre Poinciana de Linné. On l'a aussi faussement api)liqué à VJdenanlliera du même auteur, f. ces mots.

POINÇON. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Biiccintim Pngio, L., qui paraît être la même Coquille que le Terebra slrigillala de Lamarck.

POINTERELLE. iiss. Nom vulgaire de la Nilidule bronzée.

POINTES D'OURSINS. Écein. F. OcRShi.

POIOCÈKE. Poiocera. iPiS. Genre d'Hémiptères, de la section des Hoinoptères, famille des Cicadaires, institué par Delaporte qui le caractérise de la manière suivante: antennes insérées dans une cavité suboculaire, de trois articles, dont les deux premiers trèscourts el cylindriques, le troisième très-gros, arrondi, chagriné, terminé par une soie; rostre dépassant la base de la troisième paire de pattes: ocelles tiès-peliles, globuleuses, i)lacées latéralement entre les yeux cl les antennes ; lèle carrée en dessus, plane; corselet Irans-

versai, arrondi en avant, et s'élendanten arrière pour former écusson; pseudélytres grandes, réticulées, dépassant l'abdomen; corps assez large; abdomen de six articles; pattes fortes; cuisses antérieures très-épaisses; jambes postérieures longues, dentées et épineuses.

PoiocÈRE DE Ivc.ikT. Poioceia Luczati, Delap. H est noir, avec les yeux bruns et la partie antérieure du corselet ridée transversalement; pseudélytres réticulées, parsemées de points ferrugineux, avec une tache jaune au bord latéral, en arrière; plusieurs autres grandes taches hyalines vers l'extrémité; ailes hyalines; abdomen noir, bordé de rouge. Taille, cinq lignes. Amérique méridionale.

POIRE. MOLL. Nom vulgaire et marchand du f^oiuta Piriim, L., qui est nne Turbinelle de Lamarck, et du Conus btillnttis. On a aussi appelé Poire d'Agathe, le Murex Tiilipa, et Poire sèche, le Murex Pirttm qui est une Pyrule. A", ce mot.

POIRE. BOT. Le fruit du Poirier. On a encore appelé Poire d'Acajod, le fruit du CassMr(M?« ; Poire d'A:»- CHois, le fruit du Grias; Poire de bachelier, une Morelle; Poire de terre, le Topinambour; Poire de VAiiÉE, la Baidane, etc.

POIREAU ou PORREAU. bot. ^lliwn Porrum. Espèce du genre Ail.

POIRÉE. bot. Espèce du genre Bette.

POIRETIE. Poiretia. bot. Plusieurs genres ont été dédiés à Poiret, continuateur de la botanique dans l'Encyclopédie par ordre de matières; mais la plupart de ces genres homonymes sont des doubles emplois de genres précédemment établis. Le Poirelia de Cavanilles est le Sprenyelia de Smith et R. Brown. Celui de Gmelin est V Houstonia de Linné. Celui de Smilli est VHovea de R. Brown. Enfin, Venlenat (Choix de Plantes, tab. 42) a établi sous le nom de Poiretia un genre de Légumineuses qui a été encore désigné sous celui de Turpinia par Peisoon. C'est de ce dernier genre qu'il sera question dans cet article. Il offre les caractères essentiels suivants : calice campanule, bilobé; la lèvre supérieure presque bidenlée, l'inférieure courte, à trois dents. Corolle dont l'étendard est orbiculé, échancré, repoussé parla carène et réfléchi en arrière, les ailes très-ouvertes. Étamines au nombre de huit à dix, réunies en un seul tube fendu supérieurement. Stigmate capité. Légume composé de trois à quatre articles comprimés, monospernies, se séparant les uns des autres à la maturité, et tronqués à angles droits. Ce genre fait partie de la tribu des Hédysarées de De Candolle. H renferme trois espèces, savoir : 1" Poiretia scantlens, Vent., loc. cit.; Poiretia punctala, Desv., Journ. Bot., ô, p. 122, tab. 5, fig. 17; Glycine, Lamk., lllustr., tab. C09, fig. 2. Espèce qui croît à Saint-Domingue et dans l'Amérique méridionale près de Caraccas; 2o Poiretia psoraloides, De Cand., ou Psoralea telraphylla, Poiret. Commerson a trouvé cette plante au pied des montagnes, dans les environs de Montevideo; ô" Poiretia latisiliquosa, Desv., loc. cit.; Hedysarum latisiliqiiosiim, Juss. et Poiret. Cette espèce, qui forme peut-être le type d'un genre |)articulier, croît dans le Pérou. Ces plantes sont des arbustes grimpants, qui ont le port des Glycines. Leurs feuilles

sont à deux paires de folioles, accompagnées de stipules distinctes du pétiole. Les fleurs glanduleuses, ponctuées, sont disposées en grappes courtes et axillaires.

POIRIER. Pyrus. bot. Les Poiriers forment dans la famille des Rosacées et dans l'icosandrie Pentagynie, un genre déjà distingué par les botanistes anciens. Cependant Linné crut devoir réunir en un seul genre qu'il nomma Pyrits, non -seulement les Poiriers proprement dits, mais encore les Pommiers et les Coignassiers. Mais la plupart des botanistes modernes, tout en reconnaissant l'extrême analogie qui existe entre ces trois groupes d'arbres fruitiers, en ont fait autant de genres séparés, auxquels ils ont donné les noms de Pyrus, Malus et Cydonia. Dans son excellent travail sur la tribu des Poniacées, John Lindiey rétablit le genre Pyrus tel que Linné l'avait circonscrit, et il y joint de plus le genre Soi bus, qui n'en diffère par aucun caractère important. Les Poiriers proprement dits sont des arbres quelquefois très-élevés, portant des feuilles simples, alternes et dentées, munies de deux stipules à leur base; les Heurs sont souvent assez gran des, réunies en bouquets à l'extrémité des rameaux. Le calice est monosépale; son tube est urcéolé; son limbe évasé et à cinq divisions; la corolle est formée de cinq pétales étalés; les étamines sont nombreuses, insérées, ainsi que la corolle, au haut d'un disque pariétal, qui tapisse le tube calicinal. Les ovaires, au nombre de trois à cinq, sont placés dans le tube du calice, dressés et soudés avec lui par leur côlé externe, et entre eux par leurs côtés. Cha(|ue ovaire contient deux ovules dressés. Les styles sont longs, grêles, distincts, terminés chacun par un petit stigmate simple. Le fruit est une raélonide ordinairement pyriforme.

Poirier commcn. Pyrus commuais, L. Cet arbre peut acquérir une hauleur d'environ quarante pieds et même au delà ; le tronc offre souvent à sa base jusqu'à huit et dix pieds de circonférence. Quelquefois les rameaux, surtout chez les jeunes pieds qui n'ont point encore fleuri, sont armés d'épines, lesi|uelles linissenl toujours par disparaître. Ses feuilles, portées sur d'assez longs pétioles, sont ovales, obtuses, finement dentées, pubescentes à leur face inférieure, dans leur jeunesse, mais finissant par devenir glabres. Les fleurs sont blanches, pédonculées, disposées en bouquets oucîmesaux extrémités des rameaux particuliers, courts et gros, et qu'on nomme lambourdes. A ces fleurs succèdent des fruits qui varient singulièrement par leurs formes, leur grosseur, leur couleur, leur saveur, etc. Dans l'état de nature, les fruits du Poirier, comme ceux du Pommier et de la plupart des autres arbres que l'on cultive dan.s les vergers, sont petits, durs et d'une âpreté intolérable. La culture, en développant le parenchyme, y fait affluer les principes mucoso-sucrés, qui rendent ces fruits d'une saveur très-agréable. Le nombre des variétés obtenues par la culture est extrêmement considérable. On les distingue en fruits à couteau ou Poires à manger, et en fruits à cidre. Parmi les premières, on peut établir deux sections, suivant que les fruits parvenus à leur maturité parfaite, ont la chair fondante, ou suivant que leur chair reste toujours cro-

quanfe. il n'entre pas dans le plan de cet ouvrage d'énumérer ici toutes les variétés de Poires qui font l'ornement des verfîers ; on se bornera simplement à citer f|ue!c|ues unes des plus remarquables qui appartiennent ?! l'une et à l'autre de ces divisions. Ainsi, parmi les Poires il chair fondante, on trouve la Crassane, les Beurrés gris, jaune et d'Anglelerre, le Saint-Germain, l'Épargne, le Bézy de Chaumontel, la Virgouleuse, le Colmar, la Mouille-Bouche, etc. Au nombre des Poires à chair croquante se distinguent; les Bons -Chrétiens d'été et d'hiver, le Martin-Sec, le Messire-Jeau. le Catillac, le Franc-Réal. etc. Quant aux Poires à cidre, elles ne sont pas moins variées que les Poires à couteau; mais comme les dénominations vulgaires par lesquelles on les désigne varient dans chaque province, et même souvent dans chaiiue canton d'une même province, il est inutile de faire ici une énuméralion qui serait et trop incomplète et trop locale. La liqueur que l'on obtient par la fermentation du suc exprimé des Poires, et qui porte le nom de Poiré, est en général plus forte, plus alcoolique que celle qu'on retire de la Pomme; mais elle parait moins saine, à cause de la trop grande excitation qu'elle détermine; aussi estelle moins estimée et moins souvent employée comme boisson habiluelle. Cependant le poiré bien préparé et mis en bouteille, avant que la fermentation soit entièrement achevée, est une liqueur agréable, pétillante, cl qui a une certaine analogie avec le vin de Champagne.

Le nom de Poirier a été donné à des arbres qui n'appartiennent pas au genre dont il vient d'être question: ainsi l'on a appelé :

Poirier ou Bois de Savahç, à Cayenne, le Couma d'Aublet.

Poirier des îles, le Bignonia pentaphylla , L.

y. BlGNONE.

Poirier de Chardon, les Cactes.

POIS. Pisuiii. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, et de la DIadelphie Décandrie, L., établi par Tourncfort, et placé par De Candolle dans sa tribu des Viciées, entre les genres Eiviim et Latliyrus. Voici ses caractères principaux : calice à cinq découpures aiguës, foliacées, les deux supérieures plus courtes; corolle papilionacée, dont l'étendard est très-grand, presque cordiforme, relevé, les deux ailes connivenles, la carène comprimée en forme de croissant, plus courte que les ailes; style comprimé, courbé en carène, et velu vers sa partie supérieure; gousse oblongue, comprimée, non ailée, renfermant plusieurs graines sphériques marquées d'un hile arrondi. Le genre Pisum est tellement voisin du genre Gesse (/,a//i^r2/«) qu'il est pres(|ue impossible d'assigner à l'un et à l'autre des caractères absolument tranchés. Cependant ces deux genres diffèrent suffisamment entre eux par le port, pour qu'on doive admettre leur séparation. Linné réunissait au genre Pisum une espèce (Pisinn Oclinn) qui est devenue le type du genre Oclirusde Mœncb, adopté par l'ersoon; mais celle plante fait partie des Gesses ou Latlixrus, selon De Candolle. Dans le second volume <lu Prodromiis Sj'slematis l'egelabilium de ce dernier aiilcur, Seringe a publié huit espèces de Pois. Ce

sont des herbes annuelles, A feuilles pinnées sans impaires trijugiiées, munies de vrilles et de larges stipules. Leurs fleurs offrent des couleurs Irès-nuancées, blanches, panachées, rougeâtres, bleues, purpurines, etc. La plupart de ces espèces paraissent indigènes des contrées orientales, qui font partie du bassin de la Méditerranée; mais on ignore la patrie de celle qui doit être considérée comme type du genre, et qui est cultivée abondamment dans toute l'Europe.

Pois CULTIVÉ. Pisum sativnm, L. Cette plante a produit un grand nombre de variétés, parmi lesquelles on dislingue particulièrement les suivantes : lo Pois sucrés ou Petits Pois; la gousse est un peu coriace, légèrement comprimée, quelquefois cylindroïde; les graines sont rondes, distantes les unes des autres, et ont une saveur sucrée. On en consomme une trèsgrande quantité comme légume de table, et on les mange avant leur complète maturité. 2" Pois goulus, Pois maiige-lout, Pois sans parchemin. Cette variété se reconnaît à ses gousses très-grandes, en forme de faux, très-comprimées, à valves non coriaces, d'une consistance tendre, succulente, munie intérieurement d'une pellicule très-mince, ce qui les rend comeslibles; les graines sont grosses et distantes les unes des autres. 5° Pois à bouquet ; les Heurs forment une sorte d'ombelle terminale; les graines sont brunes. Ces caractères suffiraient presque pour en former une espèce dislincte. On cultive cette variété plutôt comme plante d'agrément que pour des usages économiques. A" Pois carré; ses graines sont très-grosses, d'une forme cariée, et fournissent une excellente nourriture. 5° Puis nains; la tige est très-basse, les gousses sont petites, un peu coriaces, les graines rondes et rapprochées. Outre ces variétés, on remarque aussi le Pois Miclutut qui est très-hàtif, de toute saison, tendre et sucré; le Carré fin ou Clamarl , excellent et d'un grand rapport; et le Carré vert, qui est le plus propre à être conservé pour en faire des purées. Quant au Pois (le Pigeon, nommé aussi Bisaille, il apparlienl à une espèce nommée par Linné Pisum arvense, et fondée principalement sur ce qu'elle présente des pédoncules unitlores, caractère vague et qui s'évanouit dans un grand nombre d'individus. On le cultive principalement pour être employé comme fourrage; ses graines servent à engraisser la volaille.

On a étendu le nom de Pois à des Légumineuses qui api)artiennent à des genres très-différents. Ainsi on a appelé :

Pois d'Angole ou de sept ans, le Cytisus Cajan, L.

Pois de Bredis, la Gesse cultivée.

Pois Café, le Lotus tetragonolobus, L.

Pois de la Cbine, la Gesse à larges feuilles.

Pois Cicue ou Chiche, le Cicer arictinum. V. Ci-

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