CHE
Pois doux de la Martimqde, le Mimosa fagifolia, L.
Pois a gratter ou Pois Patate, le Z>o//c/io.s pn/news, L., qui fait mainlenant partie du genre Mucuna. y. ce mot. On a aussi donné ce nom au friiil du Cneslis.
Pois Sabre, VEperua fulcula. f. Épero.
Pois de senteur ou Pois odorant, le Lathyrus utlolohis. f. Gesse, clc.
POISONS. On entend par ce mot toutes les substances qui, inlroduites à petite dose dans l'économie animale, y causent un trouble capable de produire des résultats funestes. Ainsi les Poisons ne diffèrent des médicaments qu'en ce que l'action des premiers est toujours fatale aux individus qui y sont soumis, tandis que l'action des seconds se borne à un léger dérangement dans le système, ou si le dérangement qu'ils causent offre un peu de gravité, la santé de l'animal en est toujours le résultat définitif et désiré. La distinction de ces deux classes de substances est évidemment arbitraire, car telle substance, comme le Sublimé corrosif, l'Arsenic, l'Émélique et une foule de sels minéraux, sera, suivant les personnes et les circonstances, un remède bérolque ou un Poison dangereux; telle autre, qui frappera de mort certains animaux, ne produira rien sur d'autres, et même fournira à quelques-uns une nourriture substantielle. La science qui embrasse la connaissance complète des Poisons, savoir: leur origine, leur composition chimique, leurs effets physiologiques et les moyens d'y remédier, porte le nom de toxicologie. Elle fait partie des sciences d'application, et se lie aux questions importantes de médecine légale qui, les unes et les autres, ne peuvent être traitées dans cet ouvrage. Cependant le naturaliste ne néglige jamais d'indiquer les propriétés délétères des corps, el il s'en sert quelquefois comme d'un caractère utile. Dans les végétaux, par exemple, il y a des familles entières qui se font remarquer |)ar l'activité de leurs Poisons; telles sont les Euphorbiacées , les Asclépiadées, etc. A bien peu d'exceptions près, ces familles sont caractérisées par l'àcreté causti(iue de leurs sucs; et l'uniformité de leur mode d'action sur l'économie animale confirme celle de leurs rapports d'organisation.
On a divisé les Poisons en trois grandes classes qui sont : 1° les Poisons minéraux; 2» les Poisons végétaux ; 3» les Poisons animaux. Ces derniers sont plus souvent désignés sous le nom de Venins; et pour qu'ils produisent des effets funestes, il faut qu'ils soient introduits dans le torrent de la circulation, car les plus actifs de ces venins sont fort innocents, ou du moins ne produisent pas des effets très-fàcheux lorsqu'on les introduit dans le canal digestif seulement. Les expériences de Fontana, sur le venin de la Vipère, ont rais celte vérité en évidence. Quelques Poisons végétaux peuvent, sous ce rapport, être assimilés aux venins des animaux; tel est le Curare, sur lequel Humboldl et Bonpland ont donné des renseignements Irèsdétaillés. F. Curare. Mais la plupart des substances vénéneuses tirées du règne végétal, doivent leur action énergique à des principes alcaloïdes, découverts en ces derniers temps (Strychnine, Brucine, Morphine, etc.), qui agissent puissamment sur le système nerveux, lorsqu'on les introduit à très-petite dose dans l'économie animale, soit par la bouche, soit par toute autre ouverture du corps.
POISSON. Piscis. zool. Ce nom qui, au pluriel et collectivement, désigne une grande classe de Verté-
9 DICT. DES SCIEJiOES NAT.
brés, est spécifique, mais trivial, lorsque quelque épillièle distinctive l'accompagne. Ainsi on a appelé vulgairement :
Poisson Athropomorphe, le Lamantin et même le Dugong, ainsi que plusieurs êtres fabuleux dont on trouve des figures dans les anciens icbtbyologistcs.
Poisson d'argent, les Dorades blanches de la Chine, et la Ménidie, espèce du genre Athérine.
Poisson armé, l'Orbe, du genre Diodon.
Poisson blanc; on désigne collectivement sous ce nom les petites espèces du genre Cyprin, ainsi (jue la plupart de celles du genre Able.
Poisson Boedf, le Lamantin.
Poisson Bourse, une petite espèce du genre Baliste.
Poisson chinois, le Gobius Schlosseii, espèce du sous -genre Périoplitlialme , dont on fait une grande consommation à la Chine.
Poisson Cbirurgien, une espèce du genre Acanthure.
Poisson Coq, les Collorhynques, etc., un Zée, Zeua Galiits.
Poisson Coffre, la plupart des espèces du genre Ostracion.
Poisson cornu, les Balistes du sous-genre Aleutère.
Poisson couronné, le Hareng.
Poisson cuirassé, les Syngnathes et le Pégase.
Poisson de Dieu, la Tortue de France, le Caret, el généralement les grosses espèces de Tortues de mer.
Poisson doré, le beau Cyprin, originaire de la Chine, qui est bien plus rouge que doré; une Carpe.
Poisson électrique, le Gymnotus electricus, rarement la Torpille dont le nom est plus vulgairement employé.
Poisson Empereur, le Xiphias Gladius.
Poisson ÉpiNARDE,rÉpinocbe, du genre Gastérostée.
Poisson Éventail, un Coriphœne, du sous-genre Oligopode.
Poisson Femme, le Lamantin.
Poisson Gloue, diverses espèces du genre Tétrodon.
Poisson gourmand, la Girelle proprement dite, l'une des espèces de Labres les plus voraces.
Poisson Juif, le Squale Marteau.
Poisson Lézard, le Dragonneau du genre Callionyme.
Poisson Lbne, le Zeus Gallus et la Mole.
Poisson Mangoe, diverses espèces du genre Polynème.
Poisson Monocéros, le Narval et une Baliste du sous-genre Aleutère.
Poisson a MousTAcnES, divers Silures.
Poisson de Paradis, une espèce du genre Polynème.
Poisson Perroquet, divers Labres, Scares et autres espèces couleur d'émeraude de divers genres. Poisson rond, le Diodon Orbis.
Poisson rouge de la Chine, la Dorade chinoise.
Poisson rotal. F. Chrysotose. C'est aussi le Thon. l'Esturgeon, l'Ombre, etc., etc.
Poisson Sabre, le Dauphin gladiateur et l'Acinacée bâtarde.
Poisson sacré, un Luljan.
Poisson Saint-Pierre, le Zeus Fabcr.
Poisson scie, le Sijiicilus prislis, L.
Poisson deNotre-Seignedh, le Scœpène. en certains lieux de rOccitanif|iie.
Poisson Serpent; diverses Murènes ont été ainsi nommées par les voyageurs et les pèclieurs.
Poisson Soleil, un Zée et la Mole.
Poisson SOUFFLEUR, divers Cétacés, particulièrement parmi les Cachalots et les grandes espèces de Dauphins.
Poisson STERCORAIRE, même chose que Pilote; espèce de Gastérostée du sousgenre Centronote.
Poisson de Tobie; on a cru reconnaître dans l'Amodyte et dans l'Uranoscope, le Poisson d'eau douce dont le foie, brillé sur des charbons, a guéri, suivant la tradition, la cécité du juif Tobie.
Poisson TREMDLEBR, la Torpille.
Poisson trompette, le Petiinbe du genre Fistulaire, et un Syngnathe.
Poisson vert; c'est, à la Caroline, une espèce des genres Gastérostée dans Linné, et Spare dans Lacépède.
Poisson VOLANT, synonyme d'Exocet, y. ce mot, etc.
POISSOiNNlER. OIS. L'un des noms vulgaires du Castagneux, espèce du genre Grèbe.
POISSONS. Pisces. zooL. Ce sont les animaux dont se compose la quatrième classe du grand embranchement des Vertébrés. Ils sont ovipares, à circulation double; mais leur respiration s'opère uniquement par l'intermédiaire de l'eau. Pour cet effet, ils ont aux deux côtés du cou un appareil nommé Branchies. ^. ce mot. L'eau que le Poisson avale, s'échappant entre les lames de cet appareil, par des ouvertures nommées Ouïes, agit au moyen de l'air qu'elle contient, sur le sang continuellement envoyé aux branchies, par le cœur qui ne représente que l'oreillette et le ventricule droit des animaux à sang chaud. Ce sang, après avoir été respiré, se rend dans un tronc artériel, situé sous l'épine du dos, et qui, faisant fonction de ventricule gauche, l'envoie par tout le corps, d'où il revient au cœur par les veines. La structure totale du Poisson est aussi évidemment disposée pour la natation, (lue celle de l'Oiseau l'est pour le vol, mais suspendu par un liquide presque aussi pesant ([ue lui, il n'avait pas besoin de grandes ailes pour se soutenir. Un grand nombre d'espèces porte immédiatement sous l'épine une vessie pleine d'air qui, en se comprimant ou se dilatant, fait varier la pesanteur spécifique, et aide le Poisson à monter ou à descendre. La progression s'exécute par le moyen de la queue qui choque alternativement l'eau à droite et à gauche; et les branchies, en poussant l'eau en arrière, y contribuent peut-être aussi. Les membres, étant donc peu utiles, sont fort réduits. Les pièces analogues aux os des jambes sont extrêmement raccourcies ou même disparaissent en entier. Des rayons, plus ou moins nombreux et soutenant des nageoires, représentent grossièrement les doigts des mains et des pieds. L'os qui représente l'omoplate est quelquefois retenu dans les chairs, comme on le voit aux classes supérieures; d'autres fois il tient à l'épine, mais le plus souvent il est suspendu au crâne. Le bassin adhère bien rarement à l'épine, et fort souvent, au lieu d'être en arrière de l'abdomen, il est en avant
et tient à l'appareil claviculairc. Les vertèbres des Poissons s'unissent par des surfaces concaves, remplies de cartilage; dans la plupart, elles ont des apophyses longues et éi)ineuses, qui soutienneni la forme verticale du corps. Les côtes sont souvent soudées aux apophyses transverses. On désigne communémenl ces côles et ces apophyses par le nom d'Arèles. La têle vaiie. pour la forme, plus que dans loule autre classe, et cependant elle se laisse presque toujours diviser dans le même nombre d'os. Le frontal y est composé de six pièces , le pariétal de trois, l'occiput de ciii([. Cinq des pièces de l'os sphénoïde, et deux de celles de chaque temporal, restent dans la composition du crâne. Outre les parties ordinaires du cerveau, qui sont placées comme dans les Reptiles, à la file les unes des autres, les Poissons ont encore des nœuds à la base des nerfs olfactifs. Leurs narines sont de simples fossettes creusées au bout du museau et tapissées d'une pitiiitaire plissée très irrégulièrement. Leur œil a sa cornée trèsplate, peu d'humeur aqueuse, mais un cristallin presque globuleux et très-dur. Leur oreille consiste en un sac qui représente le vestibule et contient en suspension des os, le plus souvent d'une dureté pierreuse, et en trois canaux demi-circulaires, membraneux, plutôt situés dans la cavité du crâne qu'engagés dans l'épaisseur de ses parois, excepté dans les Chondroptérygiens, où ils y plongent entièrement. Il n'y a jamais ni trompe ni osselets, et les Sélaciens seuls ont une fenêtre ovale, mais à Heur de tète. Le goût doit avoir peu d'énergie, piiis(|iie la langue est le plus souvent osseuse et garnie de dents ou d'autres enveloppes dures. La plupart ont, comme chacun sait, le coips couvert d'écailles; tous manquent d'organes de préhension : des barbillons charnus, accordés à quelques-uns, peuvent suppléer à l'imperfection des autres organes du toucher.
L'os intermaxillaire forme, dans le plus grand nombre des Poissons, le bord delà mâchoire supérieure; il a derrière lui le maxillaire, nommé communémenl os labial ou mystace; une arcade palatine composée du palatin, des deux apophyses plérygoïdes, du jiigal, de la caisse, et de l'écailleux, fait, comme dans les Oiseaux et dans les Serpents, une sorte de mâchoire inférieure, et fournit en arrière l'articulation à la mâchoire d'en bas, qui a généralement deux os de chaque côté; mais ces pièces sont réduites à de moindres nombres dans les Chondroptérygiens. Il peut y avoir des dents à l'inlermaxillaire, à la mâchoire inférieure, aux rames, aux palatins, à la langue, aux arceaux des branchies, et presque sur des os situés en arrière de ces arceaux, tenant comme eux à l'os hyoïde, et nommés os pharyngiens. La variété de ces combinaisons, ainsi que celles de la forme des dents en divers points, sont innombrables. Outre l'appareil des arcs branchiaux, l'os hyoïde porte, de chaque côté, des rayons qui soutiennent la membrane branchiale; un opercule osseux, composé de quatre pièces, articulé en arrière à l'arcade palatine, se joint à cette membrane pour former la grande ouverture des ouïes. Plusieurs Chondroptérygiens manquent de cet opercule.
L'estomac et les intestins varient autant que dans le»
aulres classes, pour l'ampTeiir. la figure, l'épaisseur et les circonvolulions. Excepté dans les Chondroplérylîieiis, le paverus est remplacé . ou par des cœcums d'un tissu parliciilier, situés autour du pylore, ou par ce tissu même appliqué au commencement de l'intestin. Les reins sont fixés le long des cotes de l'épine et la vessie, comme à l'ordinaire, au-devant du rectum. Les testicules sont deux énormes glandes appelées communément laites ou laitance; et les ovaires, deux grappes à peu près correspondantes aux laites pour la forme et la grandeur. Ces laites sont remplies et comme toutes formées, au temps desamours, d'une innombrable quantité de Zoospermes qui, vus au plus fort grossissement, paraissent des globules monadiformes lelleinent pressés les uns contre les autres, que leurs mouvements en sont embarrassés et ne deviennent sensibles qu'autant <|u'on les disjoiiit. Leuwenlioeck évaluait qu'il devait en exister au moins 130.000,000,000 dans un seul mâle de Morue. En délayant des fragments de laitance dans un liiiiiide, on discerne alors leur allure tournoyante, (induleuse ou spirale et plus ou moins rapide, leur prolongement caudal qui est dune ténuité incroyable et beaucoup plus long que dans tous les autres mâles. Les ovaires sont des grappes qui, dans les femelles, occupent à peu près la même place que les laitances ilont ils ont la forme. Le nombre des œufs y est souvent prodigieux, ainsi qu'on a pu en juger en lisant divers articles d'iclitliyologie dans ce Dictionnaire. La nature a dû pourvoir amplement à la reproduction d'animaux <|ui ont tant d'ennemis, qui mangent eux-mêmes leur progéniture, et qui, dans leur jeunesse, demeurent exposés à la voracité de tous les autres habitants des eaux. Sur des millions de Clupes et de Gadesqui naissent dans la saison, le plus grand nombre devient la proie des Clupes et des Gades, des aulres Poissons voraces. des Oiseaux marins et des hommes qui livrent aux Poissons une guerre continue. En général les femelles pondent et sont à proprement parler ovipares. On a compté dans celles :
Olîufs.
Du Maquereau, de 129,200 à 546.681
De la Morue, de Ô,68G,700 à 9,044,000
Delà Carpe, de 167,400 à 205,109
Du Carrelet 1,557.400
Du Brochet, de 49,304 à 106,400
De lÉperlan 38,278
De l'Esturgeon, de 1,407,836 à 7,033,000
Du Hareng 36.960
De la Perche, de 28,323 à 380,640
Du Rouget 81,586
De la Sole 100.562
De la Tanche 383,232
Le mâle passe après la ponte sur ces œufs, y répand le fluide spermalique qui les agglutine, les féconde, et en forme ce qu'on nomme vulgairement le frai. Cependant il est plusieurs espèces, et des genres même, tels que les Squales, par exemple, où il y a accouplement et où les œufs éclosent dans de longs oviductes faisant fonction, en quelque sorte, de matrice, de sorte que les petits naissent vivants.
La plupart des Poissons sont revêtus d'écaillés, qui, tontes petites ijn'elles peuvent être, n'en existent pas moins dans certaines espèces où l'on ne croyail pas qu'il y en eût; elles deviennent visibles, jus(|ue dans l'An guille, quand la peau qui les revêt vient à se dessécher. Ces écailles ont quelque analogie avec la nature de la corne et du poil, chez les autres Vertébrés; elles sont souvent très dures, épaisses et serrées; elles revêtent jusqu'à la base des nageoires chez les ims, ou se convertissent en plaques et en boucliers sur certaines parties du corps, ou à sa surface totale chez d'autres. Le S(|uelette est d'une nature paiticiilière, mais consistante et dure dans la plupart, tandis qu'il demeure cartilagineux chez un grand nombre où l'ossification complète n'a pas lien. Peu d'animaux varient autant dans les proportions. Depuis l'Épinoche jusqu'au Reipiin, il y a une distance énorme, et dans la même espèce, selon l'étendue des eaux où elles habitent, on voit des différences encore 1res- considérables. Les formes ne varient pas moins que la taille; elles sont fré(|uemment des plus bizarres, et relevées des teintes les plus éclatantes. Aucun n'habite un autre élément que l'eau, hors de laquelle tous meurent assez promplement. Beaucoup sont herbivores, c'est-à-dire qu'ils se nourrissent de Fucacées et autres Hydrophyles, soit de mer, soit d'eau douce, mais le plus grand nombre est Carnivore et recherche une proie vivante. L'appareil dentaire varie prodigieusement, mais dans les Poissons où il est disposé en pavé, on peut à coup sûr supposer qu'ils se nourrissent de Crustacés ou rie Mollusques à coquilles que ces dents en pavé servent à broyer. Il n'est guère d'eaux à la surface du globe qui n'aient leurs Poissons. Les rivières et les lacs en ont dont la chair est exquise et généralement blanche. Il y en a qui vivent alternativement dans l'eau douce et dans l'eau salée, quittant la mer au temps des amours pour remonter bien avant dans les fleuves et dans les rivières. Ceux de la mer vivent par troupes innombrables, et comme certains Oiseaux, obéissent à l'instinct d'émigration. Ceux-là sont en général l'objet de pêches lucratives, et deviennent des richesses pour les nations maritimes, qui s'adonnent à leur préparation. On réunit et on élève les Poissons d'eau douce dans des viviers et des étangs que l'on peuple au moyen de l'alvin , c'est-à-dire de jeunes individus des espèces qu'on veut propager; ce sont ordinairement des Carpes, des Tanches, des Vendoises, des Brèmes, des Truites, des Anguilles même, quoique ces dernières soient destructrices. La Perche y peut également être accueillie, mais le Brochet en doit être proscrit comme trop féroce consommateur. Il ne faut pas trop nettoyer les étangs et eu arracher toutes les plantes; les racines de celles-ci offrant une nourriture et des abris salutaires aux Poissons qui se pèchent d'ordinaire tous les quatre ans. Dans certains grands lacs de Prusse, eu Poméranie particulièren)ent, on a naturalisé, comme dans des étangs ordinaires, d'excellents Poissons qui n'en étaient pas originaires, mais il est difficile de les y retrouver.
On trouve des restes de Poissons fossiles dans tous les terrains calcaires et même dans un assez grand nombre de ceux qui leur sont antérieurs, comme dans
les couches plus nouvelles ; et ces restes plus ou moins entiers et bien conservés, se trouvent quelquefois convertis en matière siliceuse ou pyrileuse, quoique enfermés entre deux couches de calcaire; ce qui tend à prouver que dans ce cas, la pétrification a eu lieu bien longtemps avant la formation des couches secondaires | ou tertiaires, au sein desquelles elle est arrivée accidentellement.
POITÉE. Poitœa. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Lotées, et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Ventenat {Choix de Plantes, p. et lab. 36), et ainsi caractérisé par De Candolle (Prodr. Syst. veget. natur., 9, p. 263) : calice tronqué obliquement, à cin(i dénis très courtes, les deux supérieures surtout; corolle presque papilionacée, à cinq pétales connivents, ohlongs; l'étendard plus court que les ailes, la carène plus longue que celles-ci; dix étamines diadelphes, presque saillantes; style filiforme, glabre; stigmate terminal; gousse slipilée, linéaire, comprimée, polysperrae, mucronée, à valves planes ; graines lenticulaires.
PoiTÊE Eiv FORME DE Gaieg\. Poitœa Golegoidcs, Vent. C'est un arbrisseau dont les feuilles sont imparipinnées, à douze ou quinze paires de folioles, et dont les fleurs, d'un rose purpurin, sont penchées. De Saint- Domingue.
POIVRE. BOT. Fruit du Poivrier noir, d'un très-grand usage dans l'art culinaire. Ce nom a été étendu à beaucoup d'autres plantes de saveur aromatique ou brillante. Ainsi l'on a appelé :
PoivEE d'Afriqde, les graines de VUvaria aroniatica.
Poivre d'Amérique, le Schinus Molle.
Poivre blanc, le Poivre noir que l'on a privé de son tégument cortical.
Poivre de Calicdt, le Piment.
Poivre d'e\d, le Polygonum Hydropiper.
Poivre d'Ethiopie, VUiiona et VUm/ia dans les anciennes pharmacies. /'.Grains de Zelin.
Poivre du Brésil, de Gcinée, des Indes ou des Antilles, les Piments à saveur très-piquante. Poivre de la Jabaïqde, le Myi tus Pimenta. Poivre lono, le Capsicum annuum , espèce du genre Piment.
Poivre des Maures, VUiiona.
Poivre de muraille, le Sediim acre.
Poivre des nègres, le Fagara Guranensis. POIVRE A QUEUE, y. Poivrier Ccbèbe.
POIVRÉE. Poivrœa. bot. Coinuierson, dans ses manuscrits, donnait le nom de Peviœa, qui fut ailopté par Du PelitThouars (Observ. PI. A fric, p. 28), à un genre déjà distingué du genre Combrelum par Sonnerai, sous le nom de Crislaria. Mais Cavanilles ayant établi parmi les Malvacées un genre Cristaria ( (^. Cristaire), De Candolle, dans le troisième volume de son Prodromtis, a préféré admettre la dénomination proposée par Commerson, en rétablissant l'orthographe du nom du célèbre administrateur des îles de France et de Mascareigne. Le nom de Gonocarpus, proposé récemment par Hamilton, doit être considéré comme superflu, puisque indépendamment de ce qu'il
est le plus moderne, il existe encore un genr« de ce nom créé par Thunberg. Le genre Poivrœa se compose des espèces de Combrelum à dix étamines. De Candolle en décrit cinq qui croissent dans les climats interlropicaux, savoir : deux de l'Ainérique méridionale et des Antilles, une du Sénégal, une de l'Inde orienlale, et une de Madagascar inlroduile dans l'ile Maurice. C'est celte dernière espèce qui doit être considérée comme le type du genre, sous le nom de Poivrœa cocciiiea. On la nomme vulgairement Aigrette de Madagascar, r. Combret.
POIVRÉS, bot. Paulet nomme ainsi diverses espèces d'Agarics, parliculièremPnt les espèces laiteuses. POIVRETTE. BOT. Nom vulgaire du Nigella salira. POIVRIER. Piper, bot. Genre de piaules dont la place parait encore incertaine. Linné l'avait rapproché des Arum parmi les Monocolylédons; .lussieu l'a placé dans les Urlicées, et le professeur Richard en a fait le type d'un ordre nouveau qu'il a nommé Pipéracées. Ce rapport a élé adoplé par Kunlh {in Hiimb. Nov. Gen.), qui admet la famille des Pipéracées el la range auprès des Aroïdées, et plus récemment par Blume, qui, dans une Monographie des Pipéracées de l'ile de Java, dont il a étudié avec soin les productions végétales, a reconnu dans ces piaules une tige organisée comme celle des Monocolylédons, et un embryon parfaitement indivis el par conséquent inonocotylédon. Quoique l'on ait distrait de ce genre les espèces herbacées qui ont constamment deux élamines, et que l'on en ait formé le genre Peperomia, les véritables espèces de Poivriers sont encore exlrémemenl nombreuses; elles croissent toutes dans les régions inlerlropicales du nouveau et de l'ancien conlinent; mais elles sont incoinparahlemenl plus nombreuses dans le premier. Ces espèces sont en général grimpanles, lanlôt herbacées, tanlôt ligneuses, frutescentes ou même arborescentes. Leur tige, coupée en travers, présente, selon Blume, l'organisalion suivante : elle n'a pas d'écorce proprement dile, et sa substance n'est pas formée de couches concentriques, comme dans les Dicotylédones; les vaisseaux les plus anciens, el qui ont ac(|uis la consistance ligneuse, occupent la circonférence de la lige, tandis que les plus récents sont placés au centre. Les feuilles sont allernes, opposées ou verticillées. et toujours simples et entières, à nervures ramifiées irrégulièrement. Les fleurs sont hermaphrodites, très rarement unisexuées el dioïqiies, disposées sur un spadice ordinairement cylindri<iue. quelquefois conique ou même sphérique. Il naît en général en face de chaque feuille, et est porté sur un pédoncule plus ou moins long. Chaque Heur se compose : !<> d'une écaille en général pellée, mais d'une forme variée, qui est quelquefois celle d'un cascpie s'oiivrant obliquement; 2o d'élamines en nombre très-variable, dont les filels, généralement très-courls, naissent soit immédiatement de la surface du spadice, soit sur la paroi exierue de l'ovaire lui-même. Les anlhères sont ordinaiiemcnl globuleuses, à deux loges s'ouvranl par une fente latérale; 3° d'un pistil sessile, même dans les espèces dont le fruit finit par être pédicellé, comme dans le Piper Cubeba par exemple. L'ovaire est tou-
jours à une seule loge contenant un ovule dressé; le stigmate est ordinairement sessile, à deux, (rois ou quatre lobes. Le fruit se compose d'un péricarpe mince, légèrement charnu dans l'état frais, indéhiscent, et contenant une graine dressée. Celle ci a son tégument propre double, recouvrant un très-gros eiidosperme granuleux; à son sommet, il présente une petite dépression ou fossette superficielle, dans laquelle est placé l'emhryon. Celui-ci est discoïde, déprimé, lenticulaire, mince dans son contour, parfaitement indivis. Si on le fend longiludînalement, on trouve dans son centre une petite fossette exactement remplie par un petit corps également lenticulaire, légèrement bilobé à sa partie inférieure qui est libre, et adhérent par son extrémité supérieure. II est impossible de ne pas reconnaître dans un pareil embryon la structure oïdinaire des Monocotylédons; tout le corps extérieur et indivis est le cotylédon; l'intérieur, légèrement bilobé, est la gemmule, qui, comme l'on sait, est toujours renfermée dans l'intérieur même du cotylédon, dans tous les embryons monocolylédonés. Blume a soumis ù la germination la graine de plusieurs espèces de ce genre, et voici en somme la manière dont elle s'opère : la partie supérieure de l'embryon, c'està-dire celle qui est immédiatement recouverte parle tégument propre de la graine, devient d'abord plus proéminente; au bout de huit à dix jours, elle se déchire, et l'on voit sortir de son intérieur la radicule qui était par conséquent endorhize ou coléoihizée, comme dans tous les Monocolylédons. Le cotylédon reste engagé dans la graine; par son allongement progressif, la radicule finit par entraîner avec elle la gemmule, et les deux lobes qu'elle présente, en se développant, se changent en feuilles primordiales, qui ont été considérées par tous les observateurs comme deux cotylédons ou feuilles séminales. Mais il est évident que le corps qui a formé ces deux feuilles était complètement renfermé dans le cotylédon adhérent et confondu entièrement par l'une de ses extrémités avec sa cavité intérieure, et que par conséquent c'était la gemmule. D'ailleurs, si l'on compare l'embryon des Poivriers avec celui du Saururus, des Cabombées et des Nymphéacées, il est impossible de n'y pas reconnaître la même structure. Mais R. Brown donne de cette structure une explication qui, suivant lui, ferait rentrer ces difîéienls végétaux dans la grande division des Dicotylédons. Pour cet habile observateur, la partie considérée par Richard et par Blume comme le cotylédon, est un organe entièrement ditîérent. C'est un second endosperme qui n'est autre chose que le sac de l'amnios de Malpighi, et la partie regardée comme la gemmule, est le véritable embryon qui est dicotylédoné.
Poivrier noir. Piper nignim, L., Rich., Bot. Méd., 1, p. 31. C'est un arbrisseau sarmenteux, qui porte des feuilles alternes, ovales, acumiiiées, entières, glabres, longues de trois à cinq pouces, et larges de deux environ, portées sur de courts pétioles. Les fleurs forment des chatons grêles et pendants. longsdequatre à cinq pouces. Les fruits sont globuleux, pisiformes, sessiles, rougeàtres, un peu charnus extérieurement,
monospermes et indéhiscents. Cette espèce croît dans l'Inde; on la cultive particulièrement dans les îles de Java, de Bornéo, de Sumatra et de Malaca. Le fruit entier, quand il a été desséché, devient noirâtre, se ride, et porte dans le commerce le nom de Poivre noir; dépouillés de la partie externe et charnue de leur péricarpe, ces grains ont une teinte jaunâtre pâle, et sont appelés Poivre blunc.
Poivrier Ci-cece. Piper Ciihcba, L., Rich., Bot. méd., 1, p. 32. Originaire des mêmes contrées que la précédente, cette espèce est également sarmenteuse el glabre dans toutes ses parties; sa tige est Hexueuse et articulée; ses feuilles sont péliolées, ovales, oblongues, quelquefois lancéolées, enlières et coriaces. Les fleurs sont disposées en un spadice longel cylindrique. Elles sont d'abord sessiles; mais après la fécondation, le support du pistil s'allonge et forme une sorte de pédicelle long de quatre à six lignes, qui porte les fruits. Ceux-ci ont du reste les mêmes caractères que ceux de l'espèce précédente, dont ils se distinguent surtout par leur long pédoncule ; de là le nom vulgaire de Poivre à queue sous lequel on connaît cette espèce. La saveur du Poivre Cubèbe est moins acre et moins brûlante que celle du Poivre noir; cependant elle est aussi d'une très-grande activité.
POIVRIERS. Piperineœ ou Piperaceœ. bot. Dans son Gênera Planlarum, Jussieu avait placé le genre Piper \}arta'\ les Urticées. Plus tard, il proposa d'en former le type d'une famille distincte, à laquelle De Candolle donna le nom de Pipérilées, en continuant de la ranger non loin des Urticées. Le professeur Richard, en adoptant le Piper comme type d'une nouvelle famille, sous le nom de Pipéracées, la transporta auprès des Aroidées, parmi les Monocotylédones, et ne la composa que du seul genre Piper. Jussieu ne partagea pas cette opinion; pour lui, la famille des Pipéracées resta distincte, mais il la reporta dans le voisinage des Urticées, dont il la distingua surtout par la présence de son endosperme; au genre Piper, il ajouta les genres Gininera, Giietum et Thoa, sans néanmoins regarder ces genres comme unis entre eux par des rapports bien étroits, y. Poivrier.
POIVRON. BOT. y. Péberon.
POIX. MIN. On donnait anciennement le nom de Poix minérale au Bitume Maltlie, et celui de Poix juive ou de Judée au Bitume Asphalte. F. Bitume.
POIX BLANCHE. EOT. Lorsqu'on sépare de la résine du Pin, au moyen de la distillation, l'huile essentielle qui rendait la tliéiébentine fluide, il reste dans l'appareil une masse résineuse solide et jaune; c'est ce résidu plus ou moins épuré par les lotions à l'eau chaude que l'on nomme ou Poix blanche, ou Poix résine, ou Poix de Bourgogne, suivant son degré de pureté.
POIX NOIRE. BOT. Substance résineuse noire, solide, mais se ramollissant à une assez faible température, d'une odeur forte, pénétrante el désagréable, d'une saveur amère, soluble en partie dans les huiles grasses, insoluble dans l'eau, etc. On l'obtient en brûlant dans des fours disposés à cet effet des fragments de bois de sapin fortement chargés de térébentine. La chaleur fond la résine qui s'imprègne du charbon volatilisé
pendant la combuslion, et se rend dans des rigoles creusées à la base du four, lesquelles communiquent au dehors. Ce mélange de résine et de charbon, après avoir été suffisamment concentré par l'évaporalion dans des chaudières en fonte, constitue la Poix noire.
POIX-RÉSINE. BOT. C'est le résidu de la distillation du suc résineux des Pins, pour en séparer l'huile essentielle de térébenline. On brasse ce résidu à chaud, avec de l'eau, puis on le dépose dans des barils; ce qui fait qu'en se refroidissant, il se prend en une masse jaune opaque et {ra?,\]e. La Poix-Résine est d'un grand usage dans l'économie domesli(|ue pom- fournir par sa décomposition, à une température assez peu élevée, du gaz très-favorable à l'éclairage.
POLACHAINE ou POLAKÈNE. Polakenium. BOT.Nom donné par le professeur Richard à une sorte de fruit composé de plusieurs akènes réunis à un axe commun : tel est celui des Ombellifères, des Araliacées. Selon le nombre des akènes, on lui donne les noms parlicnliers de Diakène, Triakène, Penlakène, etc. r. Frdit.
POLAMOPHII.E. Polamophilus. crdst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, établi par Lalreille qui lui a substitué ensuite le nom de Thelpliuse. F. ce mot.
POLANISIE. Polanisia. bot. Genre de la famille des Capparidées, établi parRaffinesque et qui a pour caractères : calice à quatre sépales ouverts ; corolle à quatre pétales ; étamines dont le nombre varie de huit à trcnledeux; torus petit; silique sessile ou à peine stipilée, terminée par un style dislincl. Les Polunisies sont des plantes de l'Amérique, de l'Afrique et de l'Inde; ces plantes sont très-voisines des Cleome, dont elles ont entièrement le port et avec lesquelles plusieurs d'entre elles avaient été réunies par Linné.
VoihmsizviSQVEVS^. Pôlanisiaviscosa, DC; Cleome vfscosa, L. Toute la plante est visqueuse; sa lige, qui s'élève à quatre pieds, est droite, robusle, anguleuse, pubescente; ses feuilles sont composées de cini| folioles glabres, ovales, aiguës; ses fleurs sont axillaires, solitaires le long des rameaux, se réunissant en grappe, vers l'exlrémilé. La corolle est jaune; les onglets sont courts; les siliques ont un pouce de longueur; elles sont très-velues et striées. De l'Inde.
POLATOUCHE. Pteiomys. ham. Ces noms ont été donnés par la plupart des zoologisles modernes, et particulièrement parCuvier, Geoffroy Saint-Hilaire.llliger et Desmarest, à un genre de Rongeurs clavicules, caractérisé de la manière suivante : système dentaire, appareil des sens, de la généralion et du mouvement, organes de préhension, très-analogues à ceux des Écureuils, mais la peau des flancs très-élendue, velue en dessus et en dessous, joignant les membres antérieurs avec les postérieurs, et formant une sorte de parachute; un appendice osseux aux pieds, destiné à soutenir cette membrane des tlancs (Desmarest, .Mammalogie, p. 451). Ces derniers caraclères, tout remarquables qu'ils sont, n'avaient point paru à Linné d'une assez haule importance pour servir de base ù l'établissement d'un genre particulier; et presque tous les auteurs qui ont publié, d'après l'illustre naturaliste
suédois, des systèmes ou des catalogues de Mammifères, ont, à son exemple, laissé les Polalouches avec les Tamias, les Guerlinguets et les Écureuils proprement dits, dans le groupe si étendu des Sciurus; groupe assurément très nalurel, comme le sont, à un trèspetit nombre d'exceptions près, tous les groupes linnéens, mais que l'on doit considérer (en y joignant les Marmottes et les Spermophiles) bien plutôt comme une famille que comme un genre. Telle est aujourd'hui l'opinion unanime de tous les zoologistes. Il n'en est plus un seul qui se refuse à séparer des Écureuils les Polalouches; et si la classification de ces derniers peut encore donner lieu à quelques contestations, c'est seulement entre les auteurs qui adoptent le genre Pteiomys tel qu'il a été établi par Cuvier, Geoffroy et llliger, et ceux qui pensent que ce groupe secondaire doit être lui-même subdivisé. Celte dernière opinion parait êlre celle de Desmarest qui, dans sa Mammalogie, a partagé les Polalouches en deux sections parfaitement caractérisées par la forme de la queue; cl elle est bien certainement celle de Fr. Cuvier qui, dans son ouvrage sur les dents des Mammifères et dans le Dictionnaire des sciences naturelles, a érigé en genres les deux sections de Desmarest, en faisant connaître plusieurs caractères différentiels non encore observés. Des deux genres ou sous genres ainsi formés, l'un comprend le Polatouche de Biiffon et (|uelques espèces très-voisines, c'est celui que Fr. Cuvier nomme Sciuroptère, Sciiiroplems; l'autre est composé du Tagnan de Buifon et du Pteromxs nilidus de Geoffroy; c'est celui auquel Fr. Cuviei' laisse le nom de Pteioiiiys.
t Les Ptéromvs, Pteioiiiys.
Ce sont les Polalouches à queue ronde de Desmarest. Leur caractère extérieur le plus remaïquable consiste en effetdans leur queue ronde, ayant les poils non distiques. Ce sont de glandes espèces, qui vivent dans les parties chaudes de l'Asie, et principalement dans les îles de l'archipel Indien. Fr. Cuvier (Dictionn. des scienc. nalur. , t. xnv) les caractérise de la manière suivante ; » J'ai formé, dit-il, le genre Pleroiiiys du grand Écureuil volant, nommé Taguan, à cause du caractère très-particulier de ses mâchoires qui ne ressemblent point à celles des Écuieuils volants ou Sciuroptères, avec lesquels cette espèce avait toujours été confondue. Ses dents sont au nombre de vingt-deux: douze supérieures (deux incisives et dix niâchelières) et dix inférieures (deux incisives et huit màchelières). Les màchelières semblent participer de la nature des dents simples et des dents composées; cependant elles ne contiennent point de matière corticale. » Les autres caractères que Fr. Cuvier assigne aux Ptéromys sont communs aux Sciuroptères ou Polalouches, et ont été indiqués au commencement de cet article.
POLATODCBE TaGUAN OU GRAND ËCUREDU VOt.ANT ,
BufT., Suppl. m, pi. 21 et 21 bis, et Suppl. vu, pi. 67; Pteiomyt Pelaurisla , Desmaiest; icùirus Pelaulisla, Pall., Mise, p. 54, pi. 6. C'est l'espèce la moins imparfaitement connue. Les parties supérieures de son corps sont d'un brun tiqueté de blanc, et les inférieures d'un blanc grisâtre; il y a aussi un peu de brun sous le cou. Les cuisses sont rousses, les pieds bruns et
la queue noirâlre dans presque loule son étendue. Le nez. le tour des yeux et les mâchoires sont noirâtres; les joues et le dessus de la tête sont variés de brun et de hlanc. Les plus fjrands poils des moustaches sont noirs. La membrane des Hancs forme un an^le saillant derrière le poignet, et l'on remarque à la hase de la queue un petit prolongement culané. (|ui s'unit à la partie interne des cuisses. EnHn la taille de cette espèce est ordinairement d'un pied et demi environ, sans comprendre la queue <iui mesure un pied huit ou neuf ponces de longueur totale. Cette helle espèce habile les Molui|ues et les Philippines; ses mœurs sont très-peu connues; on sait cependant qu'elle est nocturne.
PoLATOUCHE ÉCLATANT. Pleiomys iiiUdus , Geoff. St.-Hil.; Desm., Mamra. C'est une espèce très-voisine de la précédente par sa taille, ses proportions et ses formes, s'en distinguant parles couleurs de son pelage. Le dessus de son corps est généralement d'un brun foncé, et le dessous d'un roux brillant. La queue est, à sa hase, de même couleur que le dessus du corps; mais elle [irend, à son extrémité, une nuance beaucoup plus foncée. Cette espèce habite les Moluques, et particulièrement l'Ile (le Java.
C'est vraisemblablement à ce sous-genre que l'on devra rapporter le Rongeur menliouné par Temminck sous le nom de Pleromys leucogeiiys , dans le premier volume des Monographies de Mammalogie{p.27). Cette espèce, très-remarquable, a été découverte au Japon.
-{•f Les SciBROPTÈRES, Sciuroplerus.
Polatouches à queue aplatie de Desmarest. Leurs dénis, entièrement semblables à celles des Écureuils, leur queue a|ilatie, à poils distiques, et leur petite taille, les distinguent parfaitement des Ptéromys, dont ils s'éloignent aussi [lar la forme de leur crâne.
POLATOCCBE FLÉCUE. Sciuioplerus stiyitta, less., Man. de Mamm.; Pleronifs sayilta, Desm., Mamm.; Stiiinis sogiUa deCuvier et de quelques auteurs. Cette espèce.qni habile Java, est généralement brune en dessus et blanche en dessous, avec la queue d'un brun clair. La membrane des Hancs forme, deirière le poignet, un angle saillant, de même que chez \e%Pleioiiifs. Sa taille n'est que de cinq pouces et demi, sans comprendre la queue qui mesure cinq pouces.
PoLATOiJCHEFRAriGÉ.6'c(M(op/e/«.«^»i6na<HS,Gray. Son pelage est moelleux, de couleur cendrée, variée de noir; les poils des parties supérieures sont longs et aplatis, d'un brun pâle à leur origine, puis d'un gris de plomb et enfin noirs à l'extrémité; la face est blanchâtre, avec la région oculaire noire ainsi que les moustaches qui sont très-longues; le menton et le dessous du corps sont blancs; la queue est large et faiblement décroissante; les poils qui la couvrent sont fauves, noirs à leurs deux extrémités; les pieds antérieurs sont larges, avec le pouce très-petit ; les postérieurs sont ornés d'une large frange de poils au bord externe: leur plante a un petit tubercule oblong vers le milieu du bord externe, un tubercule antérieur et deux tubercules inégaux à la partie postérieure interne. Taille, douze pouces; celle de la queue est de huit pouces. De l'Inde.
Poi.ATOi'CBE DE HoRSFiELD. Pleromys HorsfieUlii. ■Walerh. Son pelage est brun, annelé de brunâtre en dessus; en dessous d'un hlanc jaunâtre, de même ijue les joues; la région des lombes est marquée par une bordure d'un roux jaunâtre. La queue est d'un roux ferrugineux brillant en dessous. Les oreilles sont médiocres. Sa longueur de l'extrémité du museau à l'origine de la queue est de neuf pouces et demi. De Sumalra.
PoLATOrCHE SCICROPTÈRE, Buff., I. X, pi. 21 ; SciV-
roplenis volucella , Lesson, Man. de Mamm.; Pleromys volucelta, Desm.; Sciunis volucella, Pall., Glii:; l'Assapan, Fr. Cnv., Mamm. lith., liv. 8. Celte espèce est un peu plus petite que le P. flèche ; la queue est aussi proportionnellement plus courte; son pelage est gris-roussâtre en dessus et blanc en dessous; la membrane des flancs ne forme derrière le poignet qu'un simple lobe arrondi. Le Polatouche (ainsi appelé par Buffon, du nom Polatucka que les Russes donnent à l'espèce de Sibérie) habite les Élals-Unis,où il vit, par petites troupes, sur les arbres, et où il se nourrit de graines et déjeunes bourgeons. Il vit très-bien en domesticité, et il paraît même qu'en 180'J l'espèce s'est reproduite à la iMalmaison. Ils se tiennent constamment cachés pendant le jour, sous le foin qui leur sert de litière, et ne se montrent jamais que lorsqu'on vient à l'enlever; alors ils s'élancent à la partie supérieure de leur cage, et si on les inquiète de nouveau, ils sautent du côté opposé en étendant les membranes de leurs Hancs, au moyen des(|uelles ils parviennent à décrire, en tombant, des paraboles d'une assez grande étendue. PoLATOtcHE DE SiDÉRiE. Sciuiopterus Sihiiicus, Less., Man. de Mamm.; Pleroiiixs Sihiiicus , Desm.; Sciiirus volaiis, L.. Pall. Celle espèce est un peu plus grande que la précédente dont elle se distingue par les couleurs de son pelage qui est d'un gris cendré en dessus et blanc en dessous, et par les dimensions de la queue qui est de moitié plus courte que le corps. Les membranes des flancs ont la même forme (lue chez le P. sciuroplère. Cet animal, d(MU on connaît une variété entièrement blanche, habite les foréls de Pinset de Bouleaux de la Lilhuanie,de la Livonie, de la Finlande, de la Laponie et de la Sibérie. Il est nocturne comme le Polatouche, mais il vit solitairement. Ses habitudes, sont du reste très-peu différentes. C'est cette espèce que l'on trouve désignée dans quelques ouvrages sous le nom de Sapan ; mais ce nom, dérivé du mot virginien Jssapaiiik, appartient à l'espèce américaine.
POLATOCCHE DE TiiRSBtiL. Sciuropteius TumbuUi, Gray.Son pelage est moelleux et noirâtre; les poils sont courts, annelés de hlanc; la bouche, le menton et le dessous du corps sont blancs ; la région oculaire et lesmoustaches sont noires; la queue est étroite et décroissante, d'un brun noirâlre en dessus, plus pâle en dessous; les pieds antérieurs sont assez petits; les poslérieurs sont très- faiblement frangés; leur plante est étroite, sans tubercules centraux au bord externe. Taille, onze pouces et demi. De l'Inde.
Ouelc|ues autres espèces de Polatouches se trouvent indiquées dans les auteurs; telles sont : Ws Ptéromys genibaibis elPteromys lepidus d'Horsfield (Zoo;. lie-
seaich. in Java, liv. 4 et 3) que l'on devra placer près du Polalouclie flèche, et qui habitent, comme lui, Java. On doit remarquer au reste que, suivant Temminck (Man. de Mamm., 1. 1, p. 27), ces deux indications se rapportent à une seule espèce, le Pteromys lepidus n'étant qu'un double emploi du Pleromxs genibaibis.
POLCAT. M\M. Catesby et Kalm ont nommé ainsi l'animal que Buffon a appelé, après eux, Conépale. et que Linné rangeait dans les Viverrcs, sous le nom de f^iverra Puloiius.
POLE. POIS. Nom vulgaire du Pteuronectes Cynoglossus. y. Plecroinecte.
POLECAT. MAM. y. Moufette.
POLEMANMA. bot. Bergius, jeune naturaliste prussien, qui est mort il y a quelques années au cap de Bonne-Espérance, avait envoyé sous le nom de Polemannia hyacinthifoUa, une Liliacée nouvelle, qui croît au pied de la montagne du Lion et à la baie de Kamps. Schlectendal (Linnœa, 2e fasc, p. 230) a donné une description très-délaillée de celle plante. Elle a les plus grands rapports avec V Hyacinthus serotinus, L., qui croît dans le bassin de la Méditerranée, espèce que les auteurs modernes ont placée dans divers genres, tels que Lachenalia, Uropetalum et Scilla. Schlectendal la considère comme voisine du Lachenalia, mais elle s'en distingue par plusieurs caractères.
POLÉMANNIE. Polemannia. bot. Ce genre, de la famille des Ombellifères, a été institué par Ecklon et Zaegher pour un arbrisseau, également ol)servé au cap de Bonne-Espérance. Il a pour caractères : limbe du calice à cinq dents peu prononcées; pétales elliptiques, entiers, avec un long prolongement aigu et iiiHéclii. Le iTuit est oblong, couronné par les styles réfléchis, susceptible de former deux demi-cylindres, par une section transversale; méricarpes à cinq paires décotes dont les trois dorsales filiformes, et les deux latérales, peu prononcées, formant les bords; intervalles unirayés; commissure plane, à deux bandes; carpophore bipartite; semences demi -cylindriques. La Polémannie du Cap est un arbrisseau qui atteint la hauteur de cinq pieds; il est glabre, et ses rameaux sont purpurescents; les feuilles sont pétiolées, ternées, à folioles cunéiformes, à trois lobes oblongs, en coin, arrondis, mucronés, réticulato-veinés, à bords diaphanes; les ombelles sont terminales, composées de onze à seize rayons, et chaque ombellule porte de dix à vingt fleurs blanches involucellées.
POLEMBRYER. Polembiyum. bot. Adrien de Jussieu, dans son Mémoire sur les Rutacées, place à la suite de cette famille un genre nouveau auquel il donne le nom de Poieiiibryum, à cause de son embryon multiple. Ce genre n'est connu que par son fruit décrit et figuré, loc. cit., pag. 136, tab. 28, n» 49. II est presque sessile, hérissé de pointes, à cinq coques réunies entre elles par leurs côtés, se séparant ensuite par la maturité. Son endocar|ie est cartilagineux, coriace, à deux valves séparables du sarcocarpe, renfermant une seule graine ovoïde, marquée à la base d'une large tache noire, couverte d'un tégument mince, et composée in-
térieurement de plusieuis embryons ordinairement au nombre de trois, disposés en verlicille, inverses, inégaux, à cotylédons charnus, très-épais, ponctués, et à radicules à peine saillantes. De Jussieu ajoute que ce fruit appartient certainement au groupe des Diosmées du Cap, et qu'il offre beaucoup de rapports avec le fruit du Catodendron de Thunberg, appelé Châtaigne murage par les habitants de l'Afrique australe. La plante ayant été depuis observée au Brésil par H. Schott, est venue confirmer l'opinion de Jussieu, et a permis de compléter ainsi qu'il suit les caractères de ce genre: calice à cinq divisions imbriquées en quinconce dans l'estivation ; corolle composée de cinq pétales ovales très-étalés, contournés, imbriqués; cinq étamines insérées sous le disque et de moitié plus courtes que les pétales; filaments subulés; anthères ovales, attachées par le milieu du dos; disque urcéolaire, épais, tronqué, à cinq plis; ovaire tuberculeux, à cinq loges biovulées; style marqué de cinq sillons.
PoLEMBRYER DE JcssiEC. Polembiyum Jussietii. C'est un arbuscule à frondes, dont les rameaux sont alternes ou verticillés; les feuilles sont également alternes sur la tige, mais verticillées au sommet des rameaux; les unes et les autres sont pétiolées, unifoliolées, très-entières et glabres. Les fleurs sont réunies en panicule terminale.
POLÉMOINE. Polemonium. bot. Genre qui sert de type à la famille des Polémoniacées; il est caractérisé de la manière suivante : calice monosépale, à cinq divisions plus ou moins profondes et persistantes; corolle I monopétale, régulière, évasée, à tube court et à cinq lobes, portant cinq étamines distinctes, à anthères cordiformes; ovaire libre, légèrement slipité à sa base et élevé au-dessus d'un large disque hypogyne et lobé, qui tapisse le fond du calice; cet ovaire présente trois loges contenant chacune un grand nombre d'ovules insérés sur plusieurs rangs, à leur angle interne ; le style est long, terminé par un stigmate profondément tripartite. Le fruit est une capsule triloculaire, s'ouvrant en trois valves portant chacune une cloison sur le milieu de leur face interne. Les espèces de ce genre, au nombre de douze environ, sont des plantes herbacées, ' vivaces, portant des feuilles alternes et imparipinnées; leurs fleurs, généralement bleues, forment une sorte de corymbe terminal. Presque toutes ces espèces sont originaires de l'Amérique seplentrionale et méridioiiale; une seule croit en Europe; c'est la Polé- MoiNE BLEEE, Potemoiiiiim cœriiletim, L., FI. Dan., • tab. 233, que l'on cultive dans les parterres sous le nom de Valériane grecque. Elle est originaire d'Allemagne, d'Angleterre et de Suisse.
POLÉMONIACÉES. Polemoniaceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones, monopétales et hypogynes, établie par de Jussieu et adoptée par tous les autres botanistes. Les Polémoniacées sont des plantes herbacées ou ligneuses, quebiuefois volubiles, munies de feuilles alternes ou opposées, souvent divisées et pinnatiBdes, I de fleurs axillaires ou terminales, formant des grap- ! pes rameuses. Chaque fleur se compose d'un calice j monosépale, à cinq lobes; d'une corolle monopélale ' régulière, rarement irrégulière, à cinq divisions plus
ou moins profondes; de cinq élamines insérées à la corolle; d'un ovaire appliqué sur un disque souvent élalé an fond de la fleur, et lobé; à trois loges eonlenant nn ou plus souvent plusieurs ovules; le style est simple, terminé par un stigmate Irifide. Le fruit est une capsule à trois loges, s'ouvrant en trois valves scplifères sur le milieu de leur face interne, ou porlant seulement l'empreinte de la cloison qui reste inl.icle au centre de la capsule. Les graines offrent un embryon dressé au centre d'un endosperme charnu. Cette famille tient en quelque sorte le milieu entre les Convolvulacées et les Bignoniacées. Elle diffère des premières par les valves de la capsule portant les cloisons sur le milieu de leur face interne et non contiguÉS par leurs bords sur les cloisons, et par son embryon dressé; des secondes, par sa corolle presque toujours régulière, son ovaire à trois loges, ses valves portant les cloisons, etc. Les genres qui composent cette famille sont peu nombreux : Polemonium , L.; Plilox, L.; Canliia, Juss.; Ipomopsis, Rich.; Bonptandia, Cavan., ou Caldasia, Willd., et probablement Cobœa, L.
POLEO. BOT. (Feuillée.) Synonyme de Byslropogon mollis. V . Bystropogon.
POLEXOSTYLE. Polexoslylus. bot. Le fruit ainsi nommé par Mirbel présente à peu près les mêmes caractères ([ue celui auquel le professeur De CandoUe a donné le nom de Microbase. /'. ce mot.
POLIA. BOT. Sous le nom de Polia aienarla, Loureiro (Flor. Cochiiich., p. 204) a décrit une plante qu'il considérait comme le type d'un nouveau genre, mais qui, suivant .lussieu, est le même que le Polycarpœa, Lamk., ou Haijea de Venlenat. Willdenow avait décrit la même plante sous le nom d'Àchfianthes colymbosa. y . Hacée.
POLIANTHES. Pour Polyanlhes. V. TrEÉREOSE. POLIDIUS. ISS. Même cbose que Polytèle. /'. ce mot.
POLIDOKTE. Polidontes. moli. Montfort a proposé ce genre pour quelques espèces d'Hélices (pii ont l'ouverture garnie de dents plus ou moins nombreuses. C'est le sous-genre Helicodonle de Férussac. POLIDRUSE. Polidiusvs. r. PoiTDROSE. POLIE. Polia. INS. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Nocluellides, inslilué au.\ dépens du grand genre Noclua, avec les caractères suivants : antennes ciliées dans les mâles, filiformes dans les femelles ; palpes dépassant la tête, un peu écartées, comprimées latéralement; le deuxième article sécuriforme, le troisième cylindrique, oblus à l'extrémité; thorax presque carré, velu, muni d'une grosse touffe à sa jonction avec l'abdomen; celui-ci dépassant les ailes inférieures, lisse ou crété, terminé carrément dans les mâles, cylindrico-conique dans les femelles; ailes supérieures arrondies et denliculées au bord terminal, obtuses au sommet, ayant les deux lignes médianes Irès-visibles, très-ondulées, et les trois taches distinctes; ailes inférieures bien développées, ordinairement à bordure brune.
Polie de i'Ile de Corse. Polia Corsica, Ramb. Les ailes supérieures sont d'un gris cendré, nuancées de
vert-brunâlre, traversées dans leur largeur de plusieurs lignes noires, sinueuses, dont trois principales atteignent les deux bords opposés : l'externe forme dans son milieu la lettre M dont les angles sont peu prononcés. Les ailes inférieures sont d'un brun un peu roussàtre, traversées par une ligne brune. Le dessous des ailes est d'un blanc grisâtre, avec deux bandes Iransverses et un point aux inférieures,. gris, à peine visible. Taille, quatorze lignes, les ailes étendues.
POLIERSCHIEFER. MiPi. Schiste à polir. Schiste tripoléen. Argile schisteuse, légère, d'un blanc jaunâtre, (|ui se trouve à Bilin, en Bohème, et qui sert à adoucir la surface des métaux.
POLIFOLlA.BOT.Ce genrede la famille des Éricacées, institué par Buxbaum, a été réuni, par le professeur De Candolle, à son genre Jndromeda. V. Andromède.
POLINICE. Polinices. moli. Démembrement proposé par Montfort (Conch. syst., t. ii, p. 222) pour des coquilles du genre Nérile de Linné et Natice de Lamarck.
POLIOPUS. OIS. Nom donné par quelques ornithologistes à la Grinette, Fulica nœoia. y. Gallinble