‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 74 sur 103 · S C JE · texte numérisé non relu

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employé par Rondelet, à celui de Scombrésoce, créé par l.acépède.

SCABERIA. BOT. Ce genre, de l'ordre des Algues chorislosporées, a été institué par Greville et adopté par Decaisne qui, dans sa classificalion de celte coliorle si obscure de la Cryptoganiie, a rapproché le Scabeiia du Po/r/ihacum, pour en former une. petite famille distincte. En effet, les deux genres offrent la plus grande ressemblance par leur structure anatomiiiiie ainsi que par leur coloration qui tend à passer au brun foncé ou au noirâtre; mais les >Scoie/îa sont pourvus d'une tige cylindrique, accompagnée de vésicules, ce qui manque complètement dans les Polfphacuni. Le Scaheria Jgardliii est jusqu'ici la seule espèce connue. On la trouve dans la partie orientale de l'Europe, ainsi qu'en Arabie.

SCABIEUSE. Scabiosa. bot. Genre de la famille des Dipsacées et de la Télrandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants ; fleurs réunies en tête sur un réceptacle commun, environnées d'un involucre de folioles disposées sur un ou plusieurs rangs. Chaque Heur a un involucelle (calice extérieur, selon Jussieu) mnnophylle, ordinairement cylindracé, marcpié de huit petites fossettes et ceignant étroitement le fruit; calice adhérent, ayant le limbe ordinairement à cinq segments sélacés, qui, quel(|uefois, avortent en tout ou en partie; corolle tubuleuse, insérée sur le calice, à quatre ou cimi divisions et à cstivation cochléaire, c'està dire que le lobe extérieur, qui est le plus grand, couvre les autres comme un casque; étamines ordinairement au nombre de quatre, quelquefois de cinq, suivant le nombre des lobes de la corolle, insérées sur celle-ci et alternes avec ses nervures, à filets saillants hors de la corolle, terminés par des anthères oblongues, blloculaires; ovaire surmonté d'un style filiforme, à stigmate échancré; akène ovale-oblong, couronné par le limbe callcinal qui affecte diverses formes, contenant une seule graine pendante, pourvue d'un albumen charnu et d'un embryon droit à radicule supère. Ce genre est composé d'un grand nombre d'espèces qui, dans l'organisation Horale, offrent des différences tellement notables que l'on a établi plusieurs genres aux dépens de ces espèces. Ainsi le genre Cephalaria de Schrader, ou Lepicepltaltis de Lagasca, est fondé sur les Scableuses dont le limbe du calice est presque en forme de soucoupe ou de disque concave, l'involucelle à quatre faces, les étamines au nombre de quatre, etc. Le genre Pterocephaliis de Lagasca se compose des Scabieuses dont le limbe du calice est en forme d'aigrette plunieuse. Le genre Trichera de Schrader est fondé sur le Scabiosa arvensis, qui a été placé récemment parmi les Kmiulia. Le genre Asleroccjihalns de Lagasca comprend des espèces qui ont été distribuées soit parmi les Scabieuses proprement dites, soit parmi les Knaulia. Enfin on trouve dans Rœmer et Scliultes le genre Scterostemma de Schott, qui ne peut être distingué des vraies Scabieuses. La plupart de ces génies avaient été constitués il y a plus d'un siècle par Vaillant, qui en outre avait créé le genre Snccisa, reproduit par Mœnch; mais Linné les avait tous rejetés comme étant d'une trop faible valeur. Le docteur Th. Coulter, auquel

on doit une monographie des Dipsacées, qui a paru à Genève en 182), a adopté les genres Cephalaria et Pteroceplialiis , mais en les circonscrivant dans des limites plus fixes que celles qui leur avaient été assignées. Il a réformé également les caractères et la composition du genre Knaiilin, dans leiiuel il a fait entrer plusieurs espèces de Scabiosa, décrites par les auteurs. ^. liHACTiE et Ptérocépuaie. Les caractères génériques exposés plus haut ne conviennent qu'aux Scabieuses proprement dites, qui sont des plantes herbacées, à racines ordinairement vivaces, à tiges simples ou rameuses, garnies de feuilles opposées, tantôt simples, tantôt découpées profondément en plusieurs lolies. Leurs fleurs sont terminales et offrent l'aspect de celles des Synantliérées ; leurs couleurs sont très-variées; les Scabieuses des champs les ont bleuâtres. Le nombre des espèces décrites par les auteurs est très-considérable, mais beaucoup d'entre elles ne sont que de simples variétés à peine caractérisées. Beaucoup de ces plantes croissent dans les localités montueuses et boisées de l'Europe. On en trouve aussi un grand nombre dans l'Orient, la Sibérie, au cap de Bonne-Espérance et dans l'Inde orientale. Parmi ces espèces, il en est qui sont dignes de figurer dans les parterres comme plantes d'ornement.

ScABiECSE NoiRE-PODRPRÉE. Scobiosa atropiirpiireii . Elle est originaire de l'Inde orientale, et on la cultive depuis longtemps sous le nom vulgaire de Fleur des Veuves; sa tige est droite, haute d'un pied et demi à deux pieds, munie, près de la racine, de feuilles oblongues, ovales, dentées, et, dans la partie supérieure, de feuilles pinnatifides, à divisions linéaires. Ses fleurs sont portées sur de longs pédoncules, et leur couleur est d'un pourpre foncé noirâtre. Les fleurs de la circonférence, ainsi que dans plusieurs autres espèces, sont trèsirrégulières, et leur corolle est beaucoup plus développée extérieurement que celle des Heurs centrales.

ScABiEUSE DO Cai'case. Scobiosa Caiicasica, h. Ses tiges sont hautes d'un pied et demi à deux pieds, garnies inférieurement de feuilles lancéolées, oblongues, entières, et à la partie supérieure de feuilles profondément dentées. Les Heurs sont grandes, solitaires, d'un bleu clair, et se succèdent les unes aux autres pendant deux à trois mois.

SCABRE. Scaber. bot. Même chose que Rude.

SCABRITA. BOT. Synonyme de Nyclhanle.

SCiïVE. Scœva. lîis. Fabricius désigne ainsi \\n genre correspondant en partie à celui de Syrphe. f^. ce mot.

SCJÎVOLARIA, BOT. L'une des sections du genre i'cœvola.

SC^VOLE. Scœvola. bot. Genre de la famille des Goodénoviées, de Brown, et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants ; calice tièscourt, persistant, à cinq divisions; corolle infundibuliforme, dont le tube est fendu longitudinalement d'un côté; le limbe déjeté de l'autre côté, a cinq découpures ovales-lancéolées, à peu près semblables, membraneuses et frangées sur leurs bords; cinq étamines saillantes hors de la corolle, ayant leurs anthères libres; ovaire

infère, ovale, surmonté d'un style filiforme, terminé par une sorte de godet cilié (indusium stirjmalis) qui renferme le stigmate; drupe arrondi, omhiliqué, contenant un noyau ridé, tuberculeux, biloculaire, à deux graines ovales et solitaires. Quelquefois le fruit est une baie sèche, et l'ovaire est uniloculaire; mais les espèces qui présentent ce caractère exceptionnel ne peuvent être séparées des autres Scœvnla. La première espèce connue fut décrite par Plumier sous le nom de Lobclia fnttescens. Linné continua, dans ses premières éditions, à la ranger parmi les Lobelia, mais ensuite il établit le genre Sccevola qui a été adopté par Vahl, Lamarck et tous les botanistes modernes. R. Brown est celui qui en a le mieux fait connaître l'organisation ainsi que les affinités. Plusieurs espèces nouvelles de l'Australie ont été publiées par ce savant botaniste ainsi que par Labillardière. Les Sc£evoIes sont ou des sous -arbrisseaux ou des plantes herbacées, à tiges ordinairement rameuses et décombantes, quelquefois couvertes d'une pubescence fine, composée de poils simples. Les feuilles sont alternes ou rarement opposées, souvent dentées, mais peu divisées. Les fleurs, dont la corolle est ou bleue, ou blanche, ou jaunâtre, sont disposées en épis axillaires.

Sc^voLE DE Pldmier. SccBrola Plumierii, Lamarck, et ,?. A'œ/i/^fï, Vahl. Elle croît dans les conlrérs tropicales du globe, tant dans l'ancien continent que dans le nouveau, car on l'a rapportée non-seulement de l'Amérique et des Indes occidentales, mais encore de la côte orientale d'Afrique.

SCALA. MOLL. Klein, qui formait presque tous ses genres sur les caractères extérieurs des Coquilles, a prol)Osé celui-ci pour quelques Coquilles lurriculées, garnies de cotes qui leur donnent assez bien la forme d'un petit escalier. C'est probablement là l'origine du genre Scalaire. F. ce mot.

SCALAIRE. Scalaria. Moii. Ce genre, confondu par Linné parmi les Turbos, fut établi définitivement par Lamarck, dans la famille des Turbinacées, entre les Dauphinules et les Turritelles. Ouelc|ues années après, il sentit (|ue l'on pouvait encore améliorer ces rapports en créant une famille, celle des Scalariens. pour réunir aux Scalaires les genres Dauphiuule et Vermet. Enfin Blainville plaça les Scalaires dans la famille des Cricoslomes {/•'. ce mol), entre les Turritelles et les Vermets, ce qui est plus naturel. En effet, on ne connaît encore l'animal des Scalaires que d'une manière impaifaite. Quoique abondamment répandu sur nos côtes, il n'a point encore été observé complètement; cependant, d'après quelques remarques, il semblerait se rapprocher, (|uantaux mœurs, de l'habitant des Cérites, étant zoophagecomme lui, ce qui n'est pas ordinaire aux animaux qui ont une coquille à ouverture entière. Ses caractères, tirés d'une bonne figure de Plancus, sont exprimés de la manière suivante ; animal spiral; le pied court, ovale, inséré sous le cou; deux tentacules terminés par un filet et portant les yeux à l'extrémité de la partie renflée; l'organe excitateur raàle très-grêle. Coquille turriculée, garnie de côtes longitudinales, élevées, obtuses ou tranchantes; ouverture obrondej les deux bords réunis circulairement et terminés par un bour-

relet mince et recourbé ; opercule corné , mince , grossier et panci- spire. Ce sont de jolies Coquilles élancées, turriculées, garnies de côtes ou de lames longitudinales, plus ou moins nombreuses et variables dans chaque espèce; quelques-unes d'entre elles ont cela de remarquable qu'il n'y a point de columelle, parce que les tours de spire sont séparés les uns des antres. Ces espèces sont pourvues de lames longitudinales fort élevées, qui ont été, à ce qu'il parait, un obstacle à la soudure immédiate des tours de spire. La Scalaire précieuse, qui présente cette disposition, a été longtemps une des Coquilles les plus chères et les plus estimées des amateurs; elle était très-rare dans les cabinets, et les individus un peu plus grands que les autres se payaient jusqu'à 500 florins et quelquefois davantage. Aujourd'hui qu'un plus grand nombre se trouve dans le commerce, et qu'on l'a découverte, à ce qu'il I)araît,dans la Méditerranée, on peut en trouver d'assez belles pour 25 ou 30 francs. On a cru jusque dans ces deiniers temps que le genre Scalaire ne se trouvait fossile que dans les terrains calcaires et tertiaires.

Scalaire PRÉciEBSE. 5'f o/a/(a préposa, Lamk.,Anim. sans vert., t. VI, p. 22G,nol; TiirhoScalaris, L.,Gmel., p. ôCOô, n» 62; Favanne, Conch., pi. 5, fig. A; Encycl., pi. 431, fig. 1, a, b. Leach a fait avec cette espèce et (|uelques autres dont les tours de spire sont séparés, un genre inutile sous le nom d'^cyoïiea. Cette espèce, nommée vulgairement le Scalala, a de deux à quatre pouces de longueur. De la mer des Indes.

Scalaire couronnée. .Scalaria coronaln, Lamk. , toc. cit., n» ô; Encyclop., pi. 451, fig. 5, a b. Les tours de spire sont soudés, pourvus de deux bandes brunes près des sutures; une petite carène se volt à la base du dernier tour. Espèce très-rare, plus peut-être que la précédente.

Scalaire crêpde. Scalaria crispa, Lamk., loc. cit., p. 229, n» 1, ibid.; Ann. du Mus., I. iv, p. 213, n» 1, et t. VIII, pi. 37, fig. 5, a b; Encyclop., pi. 451, fig. 2, a b. Les tours de spire sont séparés comme dans la Scalaire précieuse, mais beaucoup moins cependant. Fossile à Grignon.

Scalaire commune. i'ca/ona communis, Lamk., loc. cit., n" 5; Turbo clatluus. Lin., Gmel.. p. 3G03, n» 63; Plancus, Conch., tab. 5, fig. 7, 8; Encyclop., pi. 451, fig. 3, a b. Les mers d'Europe , la Wéditerranée, la Manche, etc., en abondent.

SCALARIENS. moll. Famille proposée par Lamarck, pour trois genres qui étaient auparavant compris dans celle des Turbinacées. Elle n'a point été adoptée par les concliyliologucs, si ce n'est en partie par Latreille qui, dans ses Famille.^ naturelles du Règne animal, en a fait une section de la famille des Péristomiens (F. ce mol). Les trois genres Vermet, Scalaire et Dauphinule, que Lamarck y comprenait, ont été répartis comme sous-genre dans le genre Sabot de Cuvier, et comme genre dans la famille des Cricostnmes de Blainville. On ne peut disconvenir, après un examen attentif, que la famille des Scalariens ne soit pas naturelle. Le genre Dauphiuule a trop de rapport avec les Sabots pour en être séparé. Les Scalaires se rapprochent des Turritelles tant par l'opercule que par la forme de la

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co(|uille, tandis que le Vermet s'en éloigne loiil autant. Si le rapprochement que Blainville a fait tie ce senie avec les Siliquaiies et les Magiles se justifie, il faiulia en faire un groupe particulier.

SCALARUS. MoiL. (Monlfort.) Synonyme de Scalaria. y. Scalaire.

SCALATA (grande et petite), mou,. Noms vulgaires et marchands des Coquilles qui ont servi de type au genre Scalaire, y . ce mot.

SCALATIEK. uoll. Animal des Scalaires. V. ce mot.

SCALÉNAIRE..Vca/eHa»<a. JiOLL.Raffinesque(Monog. des Coi|. d'Ohio) propose ce sons-genre dans son genre Ohlicaire (F. ce mot), pour des Coquilles qu'il caractérise ainsi : coquille triangulaire, ol)li(iue, îi peine transversale, mais Irès-inéquilatérale; axe presque latéral; dent bilubée à peine antérieure; dent lamellaire droite; ligament oblique, y. Mulette.

SCALÉSIE. Scalesia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Arnott qui lui assigne pour caractères : capitule homogarae; involucre formé de deux rangées d'éoailles ou squammes; anthères exsertes, pourvues de queue et d'ailes oblongues et cordiformes; style filiforme, de la longueur du tube anthéral et terminé par un stigmate à deux branches réfléchies; akènes comprimés, obcordés, entièrement chauves, conformes, glabres; disque épigyjie, presque imperceptible. Ce genre n'admet encore qu'une seule espèce; c'est un arbrisseau à feuilles alternes, linéari-lancéolées, rélrécies aux deux extrémités, scabriuscules en dessus, puliescentes en dessous, et très-eiUières; capitules axillaires, courleraent pédoncules, plus épais à la base. Des îles Gallapagos, dans la mer du Sud.

SCALIAS. bot. (Théophraste.) Synonyme d'Artichaut.

SCALIE. Scalia. bot. Le genre décrit sous ce nom, dans le Bolanical Magazine, est identique avec le Pudolepis. y. ce mot.

SCALIGERA. bot. (Adansou.) Synonyme iVAspalalliiis, L. y. Aspalath.

SCALIGÉUIE. Scaliyeiia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, institué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères ; limbe du calice entier; pétales obcordés, avec leur sommet court, obtus et non réfléchi; fruit subdidyme, couronné par des stylopodes épais et coniques, par des styles filiformes et réfractés; méricarpes contractés vers le raphé, à peine comprimés latéralement, à cinq paires de carènes trèsdéliées : vallécules convexo-plans, à deux ou trois bandes; commissure planiuscule, à quatre ou six bandes; semence marquée intérieurement d'un sillon.

ScALiGÉRiE MICROCARPE. Scaligeiia microcarpa, De Cand. C'est une plante herbacée, glabre, à feuilles inférieures ou radicales longuement pétiolées, divisées en trois segments qui sont eux-mêmes pennati-divisés en lobes divergents, lancéolés, acumiués; lige rameuse, subdieholome, cylindrique, terminée par une ombelle sans involucre, composée de neuf ou douze rayons ou ombellules portant douze à quinze petites fleurs blanches. Sur le mont Liban.

SCALIOPSIDE. Scaliopsis. bot. Genre de la famille

des Synanthérées, tribu des Cynarées, établi par Walpers qui lui assigne pour caractères : capitule mullifloie, hétérogame, ù fleurs du rayon ligulées et sans anthères; celles du disque sont tubuleuses et complètes; involucres campanules, formés de plusieurs rangées de squammes, dont les plus rapprochées de la base sont finement stipilées , avec l'onglet linéaire; les plus éloignées sont sessiles et scarioso- diaphanes; réceptacle plan, papilleux et dépourvu de paillettes; corolles du rayon ligulées, tronquées, à trois ou quatre dents; celles du dis(|ue sont tubuleuses et à cinq dents; anthères incluses, pourvues de deux soies à leur base; stigmates glabres, capitellés au sommet; akènes quadrangularicomprimés, à peine pubérules; soies de l'aigrette disposées sur un seul rang et très-scabres, rassemblées et pressées en une sorte d'anneau vers la base. Les Scaliopsides sont des plantes herbacées, vivaces, à feuilles radicales, obovales, obtuses, étalées en rosaces; la tige est droite, simple, médiocrement garnie de feuilles linéari-lancéolées et senii-amplexicaiiles ; les capitules sont lâchement rameux. De la Nouvelle-Hollande.

SCALOPE. Scatopiis. u\H. Cuvier a le premier proposé le genre Scalope, pour recevoir de petits Mammifères carnassiers insectivores, de l'Amérique, confondus par les anciens auteurs avec les Taupes et les Musaraignes, et que l'on peut caractériser génériquement de la manière suivante : deux incisives à la mâchoire supérieure, quatre à l'inférieure; les intermédiaires fort petites; un boutoir; une queue courte; l>ieds penladaclyles, à doigts des pattes antérieures réunis jusqu'aux ongles seulement; ongles longs, plats, dirigés un peu en arriére; corps couvert de poils. Les membres postérieurs sont faibles, débiles, tandis que les antérieurs sont assez puissants pour permettre à l'animal de creuser le sol et de se tracer des canaux tortueux à l'aide de ses ongles robustes et taillés en biseau.

Les Scalopes ont la plus grande analogie de forme extérieure et corporelle avec les Taupes, et les seules différences qu'on (luisse remarquer parmi elles gisent dans le système dentaire et dans certaines modifications des organes des sens. Les dents sont au nombre de trente-six (F. Cuvier, Dents, p. 34), deux incisives, dix-huit màchelières en haut, quatre incisives et douze màcbelières en bas. Les canines sont nulles.

A la mâchoire supérieure on trouve une incisive tranchante, à biseau arrondi, à face antérieure convexe, la postérieure aplatie. Cette dent a beaucoup d'analogie avec celles des Rongeurs, et ce qui augmente encore la ressemblance, c'est la manière dont elle est placée à côté de celle qui lui est contigue. Derrière cette incisive sont placées six fausses molaires; d'abord deux petites d'une extrême ténuité et ressemblant à des fils, puis une troisième plus grande, cylindrique et pointue; la quatrième est plus petite, cylindrique et pointue; la cinquième est tronquée obliquement à son sommet d'avant en arrière; elle présente dans sa coupe la figure d'un fer de lance dont la pointe est tournée en arrière ; enfin la sixième est parfaitement semblable à la précédente, mais elle est seulement de moitié plus grande. Les trois màchelières sont assez analogues à celles des Chauves-

Souris el des Desmans; la seule différence qu'on y remarque, c'est que le prisme antérieur de la première est imparfait, sa moitié antérieure n'étant pas développée, et cette circonstance se reproduit à la dernière, ensuite le talon intérieur de chacune de ces trois dents est simple et ne consiste qu'en un tubercule à la base du prisme antérieur. A la mâchoire inférieure sont deux incisives : la première très-petite et tranchante; la seconde pointue, un peu crochue, couchée en avant et dépourvue de racines proi)rement dites, comme les défenses de certains animaux où la capsule dentaire reste toujours libre. Fr. Cuvier ne lui donne le nom d'incisive que parce qu'elle agit dans la mastication contre l'incisive supérieure. Les trois fausses molaires qui suivent ont une seule pointe avec une petite dentelure postérieurement; elles sont un peu couchées en avant el semblables l'une à l'autre, si ce n'est par la grandeur, la première étant plus petite et la troisième plus grande. Les trois molaires sont absolument semblables à celles des Chauves-Souris, c'est à-dire composées de deux prismes parallèles, terminés chacun par trois pointes, et présentant un de leurs angles au côté e.xlerne et une de leurs faces au côté interne; les deux premières sont de même grandeur, et la dernière est un peu plus petite qu'elles. Dans leur position réciproque, ces dents sont disposées de manière à ce que les incisives inférieures et sui)érieures se correspondent; les fausses molaires sont alternes, et les molaires sont arrangées de façon que le prisme antérieur de celle d'en bas remplit le vide qui se trouve entre deux dents et le prisme postérieur, celui que les deux prismes d'une même dent laissent entie eux, et les molaires inférieures sont de l'épaisseur d'un prisme en avant des supérieures. Tels sont les détails dont on est redevable à Fr. Cuvier sur l'organisation des dents de Scalopus.

Les Scalopes sont des animaux de l'Amérique septentrionale, aveugles en apparence, el dont les yeux cachés par les poils ne communiquent à l'extérieur que par un liou |>resque imperceptible. Plusieurs rangées de pores sont disposées sur le museau que termine un mufle allongé. Ils se nourrissent de vers et habitent des galeries souterraines creusées près des rivières. Geoffroy Saint-Hilaire avait placé à côté de la seule espèce de Scalope, primitivement connue, la Taupe du Canada, type du genre moderne Condylure, sous le nom de Scalopus cristatus; mais tous les auteurs n'admettent que le Scalope du Canada, auquel on doit ajouter l'espèce décrite par llarlan, dans la Faune américaine.

Scalope du Canada. Scalopus Catuulensis, Cuv., Geoff., Desm., Sp., 243; Talpa Firgiiiianiis, niyer, Séba, pi. 32, fîg. 3; So/ex aquaticus, L., Sp., 3; Musaraigne-Taupe, Cuv., Tab. élément.; Scalopus yirgiiiianus, Geoff., Cat.; Brown Mole, Pennant, figuré dans l'Encycl., pi. 20, f. 2. Ce Scalope a le corps long de six pouces et la queue de neuf lignes. Son pelage est d'un gris fauve uniforjne; la queue est presque dénuée de poils. On le trouve aux États-Unis, depuis le Canada jusqu'en Virginie; il vit sur le bord des ruisseaux et des rivières. Les Américains le connaissent sous le nom de American while Mole.

Le docteur Harlan a décrit une espèce de Scalope qui

diffère de la précédente par des particularités dans la forme des dents. Il la nomme :

Scalope de Pensylvanie. Scalopus Pensylvanica , Harlan, Faune, p. .53. Les dents sont au nombre, en haut, de deux incisives, douze canines? quatre fausses molaires el deux vraies; en bas, quatre incisives, six canines? et six molaires. Les incisives ne diffèrent point de celles du Scalope de Canada ; mais les molaires se ressemblent assez el ont, celles de la mâchoire supérieure, les couronnes fortement marquées de dentelures avec un sillon qui se continue tout le long du bord interne, et sur le côté externe pour les molaires inférieures. L'animal a le corps long de quatre pouces six dixièmes, el la (jueue offre un pouce trois dixièmes. Il ressemble à la précédente espèce par tous les autres caractères. Il est des États Unis.

SCALPELLE. Scalpetlum. holl. Leach a introduit ce genre dans la science; il l'a formé avec quelques Anatifesde Bruguière. Lamarckl'a jugé peu nécessaire, puisqu'il l'a confondu dans son genre Pouce-Pied. Par suite d'une opinion à peu près semblable, Blainville l'a placé dans son genre Polylèpe, qui correspond au Pouce-Pied de Lamarck.

SCALPELLUS. pois. foss. (Luid.) Sorte de GIossopètre. f^. ce mol.

SCAMMOiNEE. BOT. Suc gommo-résineux obtenu par incision des racines du Convolvulus Scammonia, L. l'. Liseron.

On a quelquefois nommé Scajimonée d'Ailemagbe, le Convolciitiis sepiuvi, el Scammonée de Montpellier, le Cxnanchiim AJonspeliaciiiii.

SCANAR1A. BOT. Synonyme de Scandix. V. Cerfecil.

SCANDALIDA. bot. Ancien nom sous lequel , selon C. Baubin , les Italiens désignaient le Lolus Tetragoiiolobits, L.\danson elNecker l'ont adopté comme nom générique. Mais on lui a préféré celui de Tetiagonolobus, employé par Scopoli elMœnch.

SCANUEBEC. coNCH. Rondelet rapporte ce nom vulgaire à une esi)èce d'iluilre de la Méditerranée, qui a la plus grande analogie avec celle des côtes océanes. Cependant la chair en est pi(iuante el peut occasionner des excoriations dans la bouche des personnes qui en l'ont un fréquent usage. Ces qualités peuvent être accidentelles , et sont incapables au reste de faire décider si cette Huître doit former une espèce distincte.

SCANDEDERIS. BOT. Du Petil-Thouars, dans son Tableau des Orchidées des îles australes d'Afrique, a ainsi nommé uneplanlede l'Ile-de-France, dont le synonyme serait le Neottia scandens. Elle fait d'ailleurs partie de son genre Hederorchis. V . ce mot.

SCANDIX. BOT. y. Cerfeuil.

SCANDULACA. ois. L'un des synonymes de Grimpereau commun.

SCANDULATIUM. bot. Synonyme de Thiaspi. V. ce mot.

SCANSORES. {Grimpeurs.) ois. Dans la méthode d'IUiger, on trouve sous ce nom un ordre d'Oiseaux grimpeurs à deux doigls devant et deux derrière.

SCANSORIPÈDES. ois. Quelques auteurs ont appelé ainsi tous les Oiseaux grimpeurs.

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SCAPANIA. BOT. Le genre de la famille des Jungernianiacées, aiiquel Dumoilier a donné ce nom, a Hé léiini au î;enre Plagiochila de Nées et Montagne. ^. Pl^giochfle.

SCAPHA. MotL. Une pellle espèce de Nériline est devenue pour Klein (Hélli. oslrac, p. 22) le type d'un genre au(|»el il donne ce nom, parce que ranimai renverse sa coquille pour nager, et ressemble ainsi à une petite barque.

SCAPHANDRE. Scaphander. moli. Genre que Monlforla proposé pour séparer des Bulles deLinné,leBM//a lignaria. V. BciiE.

SCAPllIDIE. ScaphùlUim . iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlaniéres, famille des Clavicornes, tribu des Scapbidiles, établi par Olivier aux dépens du genre Silpha, de Linné. Caractères : corps épais, de forme naviculaire, rétréci et pointu aux deux bouts. Tèle petite, yeux arrondis, ù peine saillanis. Antennes insérées au-devant des yeux, sur les côtés de la partie supérieure de la lêle, presque de la longueur du corselet, composées de onze articles, les six premiers minces, allongés. pres<|ue cylindriques, les cinq autres formant une massue presque ovale, un peu comprimée. Labre entier ; mandibules obtuses à leur extrémité et bifiiles. Palpes maxillaires filiformes, de quatre articles, le dernier presque cylindrique, terminé en alêne; palpes labiales très-courtes, filiformes, ne s'avançanl pas au delà de la lèvre, et composées de trois articles presque égaux. Lèvre membraneuse, sa partie saillante courte, transversale, son bord supérieur ini peu plus large, presque concave; menton presque carré, coriace. Corselet convexe, presque trapéziforme, beaucoup plus étroit en devant, un peu plus large à sa partie postérieure qu'il n'est long. Élytres tronquées, laissant l'anus à découvert et cachant les ailes. Abdomen terminé en pointe épaisse. Pattes grêles; jambes longues, pres(|ue cylindriques. Tarses grêles, terminés par deux crochets.

ScAPniuiE IMJIACDI.Ê. ScapMdium immacutatum, Fabr., Lalr. Il est long de deux lignes , d'un noir luisant sans taches. Il se tient sous le chapeau d'unegrande espèce de Champignon blanc, et se laisse tombera terre au moindre mouvement (jue l'on imprime à ce végétal. Le Scaphidiuin quadriniaculatiim est de la même taille ; il dilîère du précédent en ce qu'il a deux taches rouges sur chaque élytre. Le Scaphidium agaiicinum est tout au plus long d'une demi-ligne; son cori)S est tout noir. Ces trois espèces se trouvent en Europe.

ScAPDiDiE mQ\t.\tti)t. Scaphidium nigripes, Dz. Son corps est d'un noir brunâtre et mal; ses élytres sont d'un brun noirâtre; antennes puhcscentes; pattes allongées, très grêles et d'un noir luisant.Taille, deux lignes et demie. Amérique septentrionale.

SCAPHIDITES. ii\s. Lalreille a formé celte tribu de Coléoptères pentamères, dans la famille des Nécrophages, pour les genres qui présentent la réunion des caractères suivants : mandibules bidentées; dernier article des palpes conique; tarses à cinq articles entiers et distincts; corps ovalaire, rétréci à ses deux extrémité», convexe en dessus; pattes grêles. Celte tribu comprend les genres Scaphidium. Catops et My'lœ-

chns. Tous ces insectes, sous leurs divers états, vivent dans les Champignons et les Bolets.

SCAPHIER. Scaphinm. bot. Ce genre de la famille des Billnériacées, instilué par Scholt et Endliclier, a été réuni ensuite au genre Sterculia comme sous genre. f^. Stercuhe.

SCAPHINOTE. Scaphinolus. iNs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Latreillc qui le place dans sa division des Carabiques abdominaux; il a été confondu avec les Carabes par Olivier, avec le genre Cychnis par Fabricius. Les caractères de ce genre sont : antennes sétacées; labre bilîde; mandibules étroites et avancées, dentées intérieurement. Dernier article des palpes très-fortement sécuriforme, presque en cuiller, cl très dilaté dans les mâles. Menton Irès-forlement échancré. Bords latéraux du corselet Irès-dépiimés, relevés postérieurement et prolongés. Elytres soudées, très-fortement carénées latéralement et emhrassaîit une partie de l'abdomen. Tarses antérieurs ayant leurs trois premiers articles légèrement dilatés dans les mâles.

ScApniNOTE RELEVÉ. Scaphiiwtus elevatus, Dej., Spéciès des Coléopt. de la Coll. de Dejean, etc., t. ii, j). 17; Cychnis clevalus, Fabr.; Carabus elevatus, Oliv., Entom., 5, p. 46, n" 48, lab. 7, fig. 82. Cet insecte est long d'environ neuf lignes, noir, avec le coiselet violet; les élytres sont d'un cuivreux violet, avec des stries ponctuées. On le trouve dans l'Amérique septentrionale.

SCAÇHIRHYNQUE. Scaphirhynchus. pois. Genre de l'orére des Chondroplérygiens à branchies libres, famille des Esturgeons, établi par Heckel, pour un Poisson de l'Ohio, dont Lesueuret RafEnesipie avaient fait un Planirostre. Caractères: têle cuirassée en dessus; bouche placée en dessous, très petite et dépourvue de dents; os palatin soudé aux maxillaires, formant la mâchoire supérieure; yeux et narines placés aux côtés de la tête; quatre barbillons pendants en dessous du museau, à la partie antérieure ; corps fusiforme, chargé dans toute sa longueur de cinq rangées de forts écussons : ceux du dos sont épineux; un lobe saillant en dessous de l'origine de la nageoire caudale; les autres nageoires sont disposées comme celles des Esturgeons. On trouve dans les Annales des naturalistes de Vienne (année 1835, p. 7), une description très -détaillée de ce Poisson, accompagnée d'une figure qui paraît fort exacte.

SCAPHIS. BOT. (Lichens.) Ce genre a été fondé par Eschweiler {Syst. lich., p. 14), aux dépens du genre Opegiapha d'Acharius; il est ainsi caractérisé : thalle crustacé, adhérent, uniforme; apolliécie oblongue ou allongée. presiiue simple, sessile. etdontlepérithécium, presque entier dans la jeunesse, s'ouvre et devient inférieur et latéral dans l'âge adulte; ce périthécium margine le nucléum. C'est avec raison qu'il a été réuni au genre Opegiapha , dont il ne semble point sensiblement différer, et dont il est devenu le type d'un sousgenre.

SCAPHITE. Scaphites. mou. Le genre Scapbite a été institué par Sowerby, dans son Minerai Conchology ;

il fait partie de la famille des Ammoniles. Caractères : co(|iiille elliptique, à spire embrassante, roulée sur le même plan; tours contigus, excepté le dernier qui se détache et se replie ensuite sur la spire; cloisons nombreuses, profondément découpées comme dans les Ammoniles; la dernière loge fort grande, comprenant toute la partie détachée et droite de la coquille, se terminant par une ouverture que rétrécit un bourrelet circulaire. Les Scaphites sont des coquilles d'un volume médiocre, que l'on ne connaît qu'à l'état de pétrification. On ne les a encore rencontrées que dans les terrains de Craie, et seulement dans la Craie inférieure; elles ont une forme ellipsoïde particulière. Quand elles sont jeunes, on les prendrait pour des Ammonites; car alors elles ont un mode de développement dans la spire absolument semblable. Mais parvenues à l'âge adulte, le dernier tour, qui est complètement dépourvu de cloisons, se détache, se prolonge en ligne presque droiteet se recourbe près de l'ouverture qui se renverse vers la spire. Cette ouverture, quand elle est complète, est rétrécie par un bourrelet interne fort épais, à en juger d'après l'étranglement qu'il produit. Lorsque les Scaphites n'ont pas été roulées, elles conservent des traces d'une nacre brillante; le test était, à ce qu'il paraît, très mince, et il est très-rare d'en rencontrer des restes. Sowerby, dans l'ouvrage cité ci -dessus, décrit cl figure deux espèces de Scaphites. Defrance croit avec raison que la seconde espèce n'est qu'une variété de la première.

ScAPHiTE ÉGALE. ScophUes œqualis , Sow., Min. Conch., pi. 18, fig. 1 à 7; ibid., Parkinson, liitrod. to Ihe stuU.ofFoss., pi. G, fig.b; *«/., Cuv. et Breng., Géol. des env. de Paris, pi. 0, fig. 15 ; Blainville, Traité de Malac, pi. 15, fig. 3. Pétrification de la Craie inférieure de la montagne Sainte-Catherine près Rouen et de la montagne des Fis, dans les Alpes de Savoie; en Angleterre, près de Brighton, et dans le comté de Susse.x près de Leweis.

SCAPHOIUE. POIS. Foss. Les pétrifications qui ont anciennement reçu ce nom, paraissent être des Bufonites. f^. ce mot.

SCAPIIOPHORUM. BOT. {Champignons.) Ehrenberg a donné ce nom au genre déjà désigné par Pries sous celui de Schizoplixllus. y. ce mol.

SCAPHURE. Scaphuia. iss. Ce genre, créé presque en même temps par Latreille sous le nom de Pennicorne, et par Kirby sous celui de Scaphure, fait partie de la famille des Locuslaires, de l'ordre des Orthoptères sauteurs. Quoique Latreille lui eût imposé le nom de Pennicorne, dans ses Familles naturelles du Règne Animal, il a abandonné ce nom en voyant que Kirby avait i)ublié les caractères de ce même genre dans le n» 3 du Zoological Journal, avril 1825. Ces caractères sont exprimés de la manière suivante : labre orbiculaire; mandibules cornées, fortes, presque trigones, arrondies à leur partie dorsale, munies intérieurement de cinq dents, les trois de l'extrémité faites en lanière, l'intermédiaire incisive, échancrée; celle qui est le plus près de la base ressemblant assez à une dent molaire; lobe supérieur des mâchoires coriace, linéaire, courbe à son extrémité; l'inférieur ayant à sa pointe trois épines

dont l'inférieure est la plus longue. Lèsre coriace; son extrémité divisée en deux lobes oblongs. Palpes filiformes ; les maxillaires de quatre articles : le deuxième et le quatrième plus longs que les autres ; celui-ci grossissant vers le bout. Palpes labiales de trois articles: le premier le plus court de tous, l'intermédiaire moins long que le dernier. Antennes raultiarticulées, filiformes et velues à leur base, sétacées à leur extrémité. Oviscaple en forme de nacelle, garni d'aspérités. Corps obloiig, comprimé. Ce genre se compose de trois ou quatre espèces toutes propres au Brésil. Celle qui lui sert de type et qui a été décrite par Kirby, est :

ScAPHCRE DE ViGORS. Scaphwa f^igorsii, Kirby, Zool.Journ., n» 3, avril 1825, pi. 1, fig. 1 à 6. Cet insecte est long de quatorze lignes. Il est noir; son abdomen est bleuâtre ; les cuisses postérieures ont dans leur milieu une bande blanche; l'extrémité des élytres est pâle, et les antennes sont velues à leur partie inférieure.

SCAPHYGLOTTE. Scaphyglottis. bot. Dans leur Nova Gen. et Spec. Plant., t. 1", p. 58, Pôppig et Endlicher ont institué le genre ScuphygloUis, pour ime petite Orchidée qui faisait partie d'un envoi de plantes, récemment arrivé de l'Amérique du Sud; peu après Loildiges ayant reçu une plante semblable de Démérari, le professeur Lindley la reconnut de son côté, comme le type d'un genre nouveau, qu'il appela Cladobiiim. 11 était de toute justice que le premier nom prévalût; ce nom est composé de Sxstyos, creux, et de yioTTa, langue, faisant allusion à la forme du labelle qui ressemble beaucoup à une langue creusée à sa base, avec les bords relevés en bateau. Les caractères du genre sont ; folioles du périgone conniventes, les extérieures latérales, un peu élargies à leur base, soudées avec le pied du gynostème, subopposées au labelle; l'antérieure est linéaire et convexe; les intérieures sont semblables, mais un peu plus courtes; labelle oblong, canaliculé, à bords un peu étendus, soudé, par sa base, avec le pied du gynostème qui est échancré; anthère biloculaire; masses polliniques au nombre de quatre, cylindriques, sessiles dans une giandule en forme de coin.

ScAPBYCLOTTE VIOLETTE. Scapliyglotlis violucea. C'est une petite plante herbacée; ses tiges sont hautes de trois à quatre pouces, prolifères aux articulations. Les feuilles sont linéaires, un peu lancéolées et aniplexicaules. Les fleurs, oïdinaircment au nombre de deux, sont petites, d'un rose pourpré, portées sur de courts pédoncules qui sortent à peine du fourreau de la feuille, ce qui les fait paraître en quelque sorte axillaircs. Les sépales latéraux sont proéminents à leur base, en forme de talon oblique, l'intermédiaire est droit et plus large du double; les pétales sont presque semblables à ce dernier, mais moins longs et moins vivement colorés. Le labelle est blanchâtre, avec sa base légèrement proéminente, épaisse, charnue, caiialiculée, linéaire et adhérente au gynostème dont elle semble être la continuation; son limbe est dilaté, moins épais, avec une grande tache rose au centre. Le gynostèmeestdemi-cylindrique, blanc, avec deuxdenls latérales au sommet. Les masses polliniques sontaurfiombre de quatre bien distinctes, cylindracées et sessiles

sur la glanJule (jui est triangulaire. De Démérari.

SCAPIFOUME. Scapifonnis. bot. C'est-à-dire qui a la forme d'une hampe.

SCAPOLITHE. MIN. C'esl-à-dire Pierre eu tir)es, en baguettes. Synonyme de Bacillaire. /'. Wernérite.

La ScAPoiiTHE DO Kaisersthai est la même cliose i|ue l'IUnérilc. ^. ce mol.

SCAPTÈRE. Scapterus. ws. Genre de l'ordre des CoIéoplÈres. section des Pentamères, famille des Carnassiers, Iribu des Carabiques, élabli par Dejean (Spétiès des Coléopt., etc., (. ii, p. 472), et dont le nom vient d'un mot grec qui signifie fouisseur. Les caraclÈres que l'auleur assigne à ce genre sont : menton articulé, légèrement concave, fortement trilobé, ridé liansversalement. Labre très-court, tridenté; mandibules peu avancées, assez fortement dentées à leur base; dernier article des palpes labiales allongé, presque cylindrique. Antennes courtes, moniliformes ; le premier article assez grand, à peu près aussi long que les trois suivants réunis; les autres beaucoup plus petits, tiès-courls, presque carrés et grossissant un peu vers l'extrémité. Corps allongé, cylindri(|ue. Jambes antérieures fortement palmées; corselet carré, convexe, presque cylindrique; élytres cylindriques, presque tronquées à leur extrémité, avec leurs bords latéraux parallèles. Pattes très-courtes. Jambes intermédiaires ayant deux dents près de l'extrémité. Tète courte, presque carrée. Ce genre a les plus grands rapports avec les Oxystomes; il s'en distingue cependant par les mandibules <|ui, dans ces derniers, sont à peine dentées intérieurement. Les Oxygnathes, les Camptodontes elles divines sont dans le même cas. Les Carènes se distinguent du genre Scaplère par leurs quatre palpes maxillaires, dont le dernier article est dilaté. Les Scarites et les Acantlioscèles ont les mandibules grandes et avancées, de plus, les Scarites ont le corselet presque en croissant, les Acanlhoscèies ont le corps court. Enfin, les Pasimai|ues sont bien distincts des Scaptères par leur corps aplati, leur corselet large, presque cordiiurme etéchancré postérieurement.

ScAPTERE DE GuÉRiN. Scoptcrus GiiBrini, Dejean, Sj). des Coléopt., etc., t. ii, p. 472. 11 est long de sept lignes et demie, noir; sa tête a un tubercule élevé presque en forme de corne. Les élylres ont des stries fortement ponctuées. De l'Inde.

SCAPTLKOUYS.MAM. Sous-genre introduit parmi les Fïats, pour l'espèce décrite dans ce genre sous le nom de Rat bouffi. Mus liimidus. ^ . ce mot.

SCAPTOCORIDE. Scaptocoris. iivs. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Scutellériens, établi par l'erty, qui lui assigne pour caractères : tète petite, dont le bord, ordinairementsaillant, est garni de poils loides; antennes de médiocre longueur, assez grêles, composées de cinq articles; écusson grand, presque lilangulaire; corps ovalaire; jambes très-épaisses ; les antérieures crochues; tarses nuls ou peu visibles.

SCAPTOcoRiDECBATAiN. Scuptocoris castaiieus, Pert. Coips entièrement d'un brun clair; tête rugueuse, garnie d'épines à son extrémité; corselet et écusson striés transversalement; élytres pâles, avec leur membrane incolore; jambes antérieures noires à leur extrémité,

les autres brunes ainsi que le dessous du corps. Taille, trois lignes. Du Brésil.

SCAPULAIRES. ois. Nom des plumes implantées sur l'humérus, qui recouvrent les épaules et se prolongent souvent de chaque côté, en descendant le long de la colonne vertébrale.

SCAPUS. noT. /^. Hampe.

SCARAB^US. ins. A'. Scarabée.

SCARABE. Scarabus. moll. Les coquilles du genre Scarabe étaient connues depuis fort longtemps, puisque Lister les a re|)réseMtées dans son Synopsis. Recopiées par Klein, elles furent rapprochées des Hélices dont l'ouverture est rélrécie par des dents, et on fit de cet assemblage peu naturel, un genre nommé An- (jysloma qui n'a point été adopté. Linné les confondit aussi dans son grand genre Hélice, d'oii Bruguière les fit sortir pour les ranger d'une manière tout aussi peu convenable dans le genre Bulime. Par leurs caractères, ces coquilles durent entrer dans le genre Auricule aussitôt qu'il fut proposé, et c'est en effet ce qui arriva. Ce n'est que dei)Uis quelques années que Blainville en a publié une description d'après un individu envoyé de l'ile d'Arabolne. Dès lors il ne s'éleva plus de doutes sur le genre Scarabe, qui fut définitivement conservé dans la méthode. Les caractères de ce genre peuvent être exprimés de la manière suivante : animal Irachélopode, spiral, ovalaire; tête large, portant deux tentacules subrétracliles, cylindriques, oculés au côté interne de la base; cavité respiratrice dorsale recevant l'air en nature |)ar une ouverture ronde, placée sur le côté droit du corps. Coquille ovalaire, déprimée de haut en bas, à tours de spire nombreux et serrés; ouverture ovale, pointue, à bord droit, marginé en dedans et garni, ainsi que le gauche, d'un grand nombre de dents qui en rétrécissent considérablement l'entrée. Ce genre ne s'est encore rencontré à l'élat fossile ([u'une seule fois, et le nombre des espèces qu'il renferme se réduit à trois. Elles ont un aspect particulier; déprimées de haut en bas , elles sont plus larges dans un de leuis diamètres, lequel est encore augmenté par une série de bourrelets marginaux {trace des anciennes ouvertures), qui se voient de cliaiiue côté du haut en bas de la coquille, comme cela a lieu dans les Ranelles. Cette disposition, seul exemple qu'on en pourrait citer jusqu'à présent parmi les Coquilles terrestres, annonce un accroissement à repos périodique. Les animaux de ce genre ne sont pas marins, comme quelques personnes l'ont cru. Ils ne vivent pas non plus au milieu des continents; ils ont besoin de l'inHuence de la mer, d'habiter sur ses bords, sur les plantes qui y croissent; ils peuvent même, comme les Auricules, être quelque temps immergés sans en souffrir.

Scarabe Gueule de Loup. Scarabus imbrium, Monif., Conch. syst., t. ii, p. 50G; Hélix Scarabœus, L., Gmel., p. 5015, il» 1; Heliûe pylhia, MUller, Verm., p. 88, no 286; Bulimus Scarabœus, Brug., Enc, n" 74; Auricuta Scarabœus, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 156, n" 9; Scarabus imbrium, Férus., Prodr., p. IGl, n° 1; ibid., Blainv., Dict. des Scienc. nalur., t. XLix, p. 31; Chemnitz, Conch., 1. ix, tab. 136, fig. 1249-1250. C'est l'espèce la plus commune. On en

a trouvé un exemplaire fossile dans les leirains (erliaires d'Ilalie; il est conservé dans la CoUeclion du Muséum de Paris.

ScARABÉ PLISSÉ. Scaiobus plicatiiSjTirus., toc. cit., n»2;,Vcn/u&M* aftô/ep/a/MS, Biainv., /oc. C(7.,ni> 2; List., Synops., lai). 577, fig. 32; Klein, Oslrac, lab. 1 , fig. 24; Favanne, Concli., lab. Go, fig. D 4; Chemnilz, t. ix, lab. 13G, (îg. 1251-1253; Biilimiis .tcarahœiis, Brug., loc. cit. Espèce très-rare, bien distincte. Elle vient du Bengale.

Sc\R\BÉ DE Petiver. Scarabiis Peliverianus,Férvs., loc. cit., n"ô; Scarabus Lessonii, Blainv., loc. cit., n»3; Petiver, Gazophyl., decas 1, lab. 4, fig. 10. Celle espèce bien disliiicle a été rapportée récemment par Lessun, qui l'a trouvée en assez grande abondance au port Prasliri dans la Nouvelle-Irlande.

SCARABÉE. Scarabœus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Linné qui lui donnait une grande extension. Plusieurs auteurs l'ont successivement restreint, et on le compose aujourd'huid'inseclesayanl pour caractères généraux : corps ovoïde, convexe; tèle presque trigone, ayant un chaperon simple et muni d'une corne; antennes courtes, composées de dix articles, le premier long, conique, gros, ciiBé, velu; le deuxième presque globuleux, les suivants très-courts, transversaux, grossissant un peu depuis le Iroisiènie jusqu'au sixième inclusivement; le septième presque cyalliiforme ; les trois derniers formant une massue feuilletée, ovale, plicalile. Labre membraneux, caché par le chaperon, adhérenl ù la surface inférieure de celui-ci, son boid antérieur cilié. Mandibules presi|ue Irigones, cornées, très-dures, épaisses â leurliase,sinuées, crénelées ou déniées sur leur côléexlérieur. Mâchoires dures, arquées, terminées en poinle, souvent dentées, velues. Palpes maxillaires presque une fois plus longues que les labiales, composées de quatre articles, le premier court, Irès-pelit; le deuxième assez long, presque conique; le troisième conique, plus court que le précédent; le quatrième au moins aussi long que le deuxième, arrondi à son extrémité; palpes labiales courtes, insérées vers l'extréniilé du menton, de trois articles, les deux premiers courts, presque égaux, le troisième long, un peu plus gros que les autres, arrondi à son extrémité; menton velu, convexe, allongé, cachant la lèvre; son extrémité obtuse ou tronquée. Yeux globuleux; corselet légèrement bordé, armé d'une ou plusieurs cornes, ou échancré antérieurement ; sternum simple, uni; écusson distinct, triangulaire; élytres grandes, recouvrant les ailes et l'abdomen ; pattes fortes; jambes s'élargissant vers le bas, les antérieures munies de trois ou quatre dents latérales à leur partie extérieure et d'une forte épine au-dessous de leur extrémité; les quatre postérieures armées de deux dents et pourvues en outre de rangées transversales d'épines roides; articles des tarses garnis de poils, le dernier a deux crochets simples, avec un faisceau de poils entre-deux. Les Scarabées se trouvent principalement dans les contréeséquatoriales des cinq parties du monde; on n'en connaît qu'une espèce de taille moyenne qui habile l'Europe; mais il en existe un grand nombre en

Amérique, en Afrique, dans les Indes orientales, etc. C'est parmi ces dernières que l'on rencontre les insectes les plus grands, et l'on ne peut ciler que le genre Prione, dont quelques espèces alleignent une taille plus considérable. Les larves des véritables Scarabées ne sont point connues; mais il est probable qu'elles ressemblent beaucoup à celles des Oryclès et d'autres Scarabéides. Celles des grosses espèces doivent vivre dans l'intérieur du tronc carié des grands arbres si communs dans les forêts vierges du nouveau monde, et doivent beaucoup liAler la décomposition de ces colosses végétaux destinés à entrelenir, après leur chute, une foule d'autres plantes. On connaît environ soixante-dix ou quatre-vingts espèces de Scarabées; pres(iue toutes sont d'ime couleur noire ou brune; en général, les mâles portent des cornes sur la tète et des appendices plus ou moins larges, plus ou moins ramifiés sur le corselet, tandis que leurs femelles en sont dépourvues.

Scarabée Hercdle. Scarabcpvs Hercules, L.. Oliv., Latr., elc. ; Geotnipes Hercules, Fabr.. figuré dans une foule d'ouvrages, et que l'on voit dans presque toutes les collections. C'est l'une des plus grandes espèces connues : on la trouve dans l'Amériiiue méridionale.

Scarabée t.iiE!H\. Scarabœus enema,L.. Latr., Fab., 1, 6, 13; Oliv., 1, 3, 20. pi. 12, fig. 124, figuré dans l'Encyclopédie, pi. 140, fig. 6. 11 est d'un brun noirâtre; sa tête est armée d'une très longue corne arquée, relevée et bifide à l'extrémité; le corselet a dans son milieu une forte élévation d'où s'échappe une corne très-longue, terminée en poinle, arquée par en bas. et formant, avec la première, une sorte de pince; élytres ponctuées sur les côtés. Taille, deux pouces. Du Brésil.

Scarabée ciiobé. Scarabœus hilohus, L., Latr. .Oliv., Encycl., pi. 141, fig. 10. Il est d'un brun rougeàtre ; le corselet des mâles offre en son milieu, une élévation large, bifide à son extrémité ; tète armée d'une corne assez courte etarquée intérieurement; corselet rugueux latéralement; élytres marquées de fortes et nombreuses stries longitudinales, formées par des points enfoncés; pattes antérieures tridentelées; antennes noires. Taille, quatorze lignes. De Cayenne.

ScxRXBtEvo'KCTVt. Scarabœus punctatus, La t., Oliv.; figuré par Rossi, Faim. Etrusc, tab. 1, pi .1, fig. 1. Il a près de neuf lignes de long; son corps est tout noir, très ponctué; sa tête offre deux petits tubercules en son milieu; élytres brunâtres, avec des stries longitudinales, irrégulières; dessous du corps garni de poils jaunes; pattes antérieures garnies de trois fortes dents surmontées de deux autres très-petites. On le trouve en Italie et dans les provinces méridionales de la France.

Mac-Leay désigne sous le nom de Scarabées les /iteuc/iKS et les GymnopleuresdeLatreille.il donna au genre Scarabœus de Latreille le nom de Dx'iasles. Fabricius (Sfst. Eleulh.) comprend sous le nom de Scarabœus des insectes des genres Géotrupeel Bolbocère deKirby. Le genre Scarabœus proprement dit de Latreille correspond ainsi aux Géotrupes de Fabricius.

Le nom de Scarabée a été donné vulgairement à tous les insectes de l'ordre des Coléoptères. Ainsi on donne les noms de :

Scarabées aqoatiques, aux Dyliques el aux Hydro-

l>liiles.

Scarabée du lys, au Cryoceris merUigeia.

Scarabée pbi.sateur, à une cspfice A'Anobium.

Scarabée a ressort, aux Taupins.

Scarabées Tortues ou démispbériques, aux Coccinelles.

Scarabée a trompes, aux Rhyncliophores.

SCARABÉIDES. Scaiabœides. iivs. Lalreille désigne ainsi une tribu de Coléoplèies de la famille des Lamellicornes, seclion des Penlamères, et correspondant au Srand genre Scarabœus de Linné. Les caractères de celte tribu sont exprimés ainsi dans ses Familles naturelles du Règne animal : massue des antennes composée de feuillets, soit pouvant s'ouvrir et se fermer à la manière de ceux d'un livre, soit cnpulaires, le premier de cette massue étant le plus grand, presque en forme de cornet et enveloppant les autres. LatreiUe divise cette tribu ainsi qu'il suit :

1. Antennes de huit à neuf articles; labre et mandibules membraneux, cachés. Mâchoires terminées par un lobe membraneux, arqué, large et tourné en dedans; dernier ai ticle des palpes labiales beaucoup plus grêle que les précédents ou très-petit.

Les CopROPiiAGES, Coprophagi.

1. Seconds pieds beaucoup plus écartés entre eux, à leur naissance, que les autres; palpes labiales très-velues, avec le dernier arlicle beaucoup plus petit que le précédent ou même peu distinct. Ëcusson le plus souvent nul ou peu visible.

Genres : Ateïcbis (Scarabée, Mac-Leay fils); Gym-

WOPl.EDRE, SYSIPBE, OmITIS, OnITICELLE, OiSTHOPHAGE,

Puanée (Loiicliophorus, Germ.), Boesier.

2. Tous les pieds insérés à égale distance les uns des autres. Palpes labiales velues, à articles cylindriques, presque semblables. Écusson très-distinct. Élytres enveloppant les côtés et l'extrémité postérieure de l'abdomen.

Genres ; Apbodie, Psambodie (voisins des Égialies, mais ayant le labre et les mandibules cachés).

H. Antennes le plus souvent de dix à onze articles. Mandibules du plus grand nombre cornées et découvertes. Labre coriace dans la plupart, et plus ou moins ù nu dans plusieurs. Palpes labiales filiformes ou terminées par un article plus giand. Mâchoires soit entièrement cornées, soit terminées par un lobe membraneux ou coriace, mais droit et longitudinal.

I. Mandibules cornées, non en forme de lames trèsiniuces ou d'écaillés.

A. Mandibules et labre toujours totalement ou en partie à nu. saillants au delà du chaperon. Élytres enveloppant le conlour extérieur de l'abdomen et lui formant une voûte complète.

Antennes de plusieurs à onze articles. Pieds postérieurs très-reculés en airière.

Les Arénicoles, Arenicolœ.

a. Languette bifide, ses deux lobes saillants au delà du menton.

Mandibules généralement saillantes, arquées. Antennes de onze ou neuf articles.

' Antennes de neuf articles.

Genres : CHrRon, iÏGiALiE.

Nota. Quoique les Chirons, genre établi par Mac- Leay fils, paraissent se rapprocher, par la massue des antennes, des Passales, ils appartiennent néanmoins, sous tons les antres rapports, à cette division des Scarabéides.

** Antennes de onze articles.

Nola. Ils composent la petite famille ou tribu que Lalreille avait désignée sous le nom de Géolrupins.

Genres : Géotrcpe, Bolbocère, Éiépbastome, Atbyrie, Lethrïs.

1). Languette entièrement recouverte par le menlon.

Antennes le plus souvent de dix arliclcs. de neuf dans les autres.

Mandibules et labre moins saillants que dans les précédents, et ne paraissant poini lorsque Tanimal est vu en dessous. Hanches antérieures souvent grandes el recouvrant le dessous de la tête. Côté interne des mâchoires denté.

* Anlenncs de neuf articles.

Genres : Cryptodes, Mécbibie.

** Antennes de dix articles.

Genres : Pbobère, Trox, Hybosore, Orpdné?

B. Labre et mandibules rarement saillanis au delà du chaperon. Extrémité postérieure de l'abdomen découveite.

a. Languette entièrement cachée par le menlon el même confondue avec lui.

Corps rarement allongé, avec le corselet oblong. Élylres point béantes à la suture.

* Anlennes toujours de dix articles, et dont les trois derniers forment la massue. Mandibules saillantes ou découvertes du moins à leur partie latérale externe (non entièrement recouvertes en dessous par les mâchoires, el en dessus par le chaperon).

Mâchoires du plus grand nombre enlièremenl cornées et dentées, terminées dans les autres par un lobe coriace et velu.

Les Xylopbiles, Xylophili.

Genres : Oryctès, Pbiledre, Scarabée, Hexobok, Rutèle, Cbasmadie, Macraspis, Pélidnote, Chryso- PBORE, Oplognatbe, Cvclocépbale (Clialepus de Mac- Leay fils, dénomination déjà employée génériquemenl). Ce dernier genre semble faire le passage de celle division à la suivante.

Mandibules très-peu découvertes, mais déprimées.

•* Antennes de huit à dix articles; massues de plusieurs mâles formées par les sept à cinq derniers, de trois dans les autres. Mandibules recouvertes en dessus par le chaperon, et cachées en dessous par les mâchoires; leur côté extérieur seul apparent.

Les Pbyllopbages, Phillophagi.

•S" Mandibules fortes, extérieurement cornées. Extrémité des mâchoires sans dents, ou n'en ayant que deux. (Antennes de dix articles.)

Genres : Anopiogn.atbe, Ledcothyrée, Apogonie, Amblytère.

tt Mandibules fortes, entièrement cornées. Mâchoires pluridentées. Tarses antérieurs des mâles dilatés et garniscndessousdebrosses.(Anlennesde neuf articles.)

Genre : Géniate (Gamalis, Dej.).

•ft-f Mandibules forles, entièrement cornées. Mâchoires pluridenlùes. Tarses serablal)les et sans brosses dans les deux sexes.

a. Massues des antennes de cinq à sept feuillets dans les mâles.

Genres : HANi^ETort (antennes de dix articles), Pa- CHTPE (antennes de neuf articles).

b. Massues des antennes de trois feuillets dans les deux sexes.

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