‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 83 sur 103 · I. Palpes maxillaires de cinq à six articles · texte numérisé non relu

I. Palpes maxillaires de cinq à six articles

Genres : Eucère, Mélissode, Macrocère, Méliturge, Sarojjode et Antbophore.

II. Palpes raaxillaii es de quatre articles au plus; quelquefois nulles ou d'un seul article.

Genres : Centris, Mélitome, Épicbaris et Acantbope. y. ces mots.

SCODIOKE. Scodiona. ins. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Phaléniens, établi par Boisduval, avec les caractères suivants : antennes longues et étroitement pectinécs dans les mâles; palpes trèscourtes, n'atteignant pas le bord du chaperon; thorax velu, assez peu robuste; ailes minces, arrondies, non échancrées.

ScomoNE BRtJLÉE. Scodionu favillacearia , Boisd.; Fidonia favillacearia, Hubn. Dup., pi. 168, fîg. 1; Phalœna Belgiaria, Fab. Les quatre ailes sont en dessus d'un gris blanchâtre, chargé d'atomes biuns et quebiuefois ferrugineux, avec un point noir au centre de chacune d'elles; les supérieures sont traversées par deux raies noires, dont la plus grande est accompagnée extérieurement de deux taches noirâtres, placées sur un fond roux; une seule raie sur les ailes inférieures; le dessous ne diffère du dessus qu'en ce que les nuances sont moins vives. Envergure, treize lignes. En France, sur les bords de l'Océan.

SCOLÈCE. Scolex. int. Genre de l'ordre desCestoïdes, ayant pour caractères : corps aplati, non articulé; tête munie de quatre fossettes. Ce genre n'est composé que d'une seule espèce, très-petite puisqu'elle ne dépasse guère une ligne et demie de long ; son corjis est en général un peu allongéetaplati; son extrémité antérieure, extrêmement contractile dans tous ses points, présente quatre petites fossettes superficielles, très-mobiles, et souvent deux taches de couleur de sang. Ce Ver affecte toutes les formes, ou plutôt on ne peut lui en assigner aucune. Sa couleur est ordinairement d'un blanc de lait, et sa substance formée de granulations opaques, très-fînes, réunies par une matière comme gélatineuse;

il est tout à fait dépourvu d'articulations, ce qui peut le faire distinguer des très-jeunes Tienias, avec lesquels il est facile de le confondre ; ceux-ci sont cependant un peu moins mobiles dans toutes leurs parties. La plupart des naturalistes qui ont observé le Scolèce, ont cru y voir plusieurs espèces, et Rudolphi lui-même en avait admis six, dans son Histoire des Entozoaires. Depuis la publication de cet ouvrage, ce naturaliste a eu de fréquentes occasions d'observer cet animal dans un grand nombre d'espèces de Poissons; il est resté convaincu qu'il n'y a point de caractère assez constant pour établir plusieurs espèces; aussi n'admet-il que le Scolex po/xiiiorphus,(]ue l'on trouve dans les intestins et quelquefois dans l'abdomen d'un assez grand nombre de Poissons appartenant à divers genres et ordres de cette classe de Vertébrés.

SCOLÉCOCROTE. Scolecobrutus. ins. Hope aiipelle ainsi un genre de Coléoptères tétramères, qui parait appartenir à la famille des Longicorncs, tribu des Prioniens. Les principaux caractères consistent dans les antennes qui sont composées de douze articles éraillés, le dernier scalpelliforme et un peu dentelé; corps linéari-oblong; élytres bidentées; pattes simples.

ScoLÉcoBROTE DE VVestwood. Scolecobloius fFesltcodti, Hope. Il est d'un jaune ferrugineux; ses élytres sont pointillées à leur origine; les dents qui les terminent sont acuminées. Taille, quatorze lignes sur trois de largeur. De l'Australie.

SCOLECOPTÉRIS. bot. foss. Nom donné par Zenker, à des impressions de Fougères sur des pierres quartzeuses, dont les caractères sont encore incomplets.

SCOLEX. INT. A'. ScoLÈCE.

SCOLEXÉROSE. min. Substance terreuse, vitreuse, quel(|uefois d'un éclat gras, translucide ou o|iaque, verdâlre ou blanchâtre, rayant le verre, fusible au chalumeau, attaquable par les Acides, composée de Silice, 54; Alumine, 29,4; Chaux, 15,G; Eau, 1. Elle se trouve à Paryas en Finlande, dans les gîtes de Scapolithe et de Paranthine, avec lesquelles on l'a confondue.

SCOLÉZITE. MIN. Substance terreuse, ordinairement blanche, cristallisée en prisme droit, à base carrée; d'une pesanteur spécifique de 2,26; ne rayant pas le verre; donnant de l'eau par la calcination; se fondant difficilement en verre huileux; soluble en gelée dans les Acides; composée de Silice, 4G,6; Alumine, 24,8; Chaux, 14,2; Soude, 0,4; Eau, 14. On la trouve en noyaux ou en rognons dans les terrains volcaniques duVivarais et de l'Auvergne; elle existe aussi à la Guadeloupe, etc.

SCOLICOTRICHDM. bot. (M/«cé(/àiées.) Genre établi par Kunze, et caractérisé ainsi : filaments rampants, entrecroisés, continus, verniiformes; sporidies oblongues, opaques, à une seule cloison, éparses. La seule espèce connue de ce petit genre a été trouvée sur des rameaux de Cerisier; elle forme des taches filamenteuses, vcrdâtres sur l'épiderme. Pries rapproche le ScoUcolricImm des genres Chloridium , Circinolrichum et autres Byssacées.

SCOLIE. Scolia. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porle-Aiguillons, famille des Fouis-

SCO

SCO

seurs,lribiulesScoIiètes,élal)liparFal)iiciiis,aiixdépens ilesSphex de Linné. Caraclôtes : corps allongé, velu; lèle assez forte dans les femelles, petite dans les mâles; antennes épaisses, formées d'arliclesconrts, serrés, le premier le plus grand de tons, presque obconique; elles sont insérées près du milieu de la face antérieure de la tête, droites, presque cylindriques, de la longueur de la télé et du corselet, et de treize articles dans les mâles; plus courtes, arquées et de douze articles dans les femelles; le deuxième découvert dans les deux sexes. Mandibules fortes, arquées, étroites, pointues, creusées et sans dents notables au côté interne. Palpes courtes, (îliforraes, presiiue égales. Languette divisée jusqu'à la base, en trois petits filets presque égaux, divergents à la manière d'un trident. Yeux petits, échancrés. Trois ocelles grands, disposés en triangle sur le baut du front. Corselet presque cylindrique, tronqué à sa partie postérieure; protborax ar(|ué postérieurement. Ailes supérieures ayant une cellule radiale petite. Pattes courtes; cuisses des femelles comprimées, arquées; jambes très -épineuses dans ce sexe, les postérieures terminées par deux longs appendices spiniformes, plus ou moins creusés en gouttière. Abdomen ovale, tronqué à sa base, plus étroit, presque en fuseau et terminé par trois épines dans les mâles. Ce genre se distingue de tous ceux de sa tribu par des caractères bien faciles à saisir, et qui sont développés à l'article Scoliètes; il a d'ailleurs un faciès qui le fait reconnaître très-facilement au premier coupd'œil. On ne sait rien toucha ni les métamorphoses des Scolies. L'insecte parfait babile les pays cbauds de l'Europe et d'autres parties du monde; on le trouve dans les lieux secs et arides, butinant sur les fleurs. Ces Hyménoptères sont généralement de grande taille. Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville les partagent en deux coupes principales :

I. Quatre cellules cubitales aux ailes supérieures; la deuxième n'atteignant pas la radiale, la troisième petite, la quatrième à peine commencée.

ScoiiE DES j\Kmt(S. Scoliahortonim,Fah. (le mâle); Scolia flavifions, Fab. (la femelle). Elle est longue d'un pouce ù un pouce et demi, noire, avec le front jaune; sou abdomen a quatre taches de la même couleur. Le niàle est plus petit, il n'a pas le front jaune, et son abdomen a deux bandes de cette couleur au lieu de quatre taches, comme cela a lieu chez les femelles. Cet insecte est assez commun dans le midi de la France, en Italie et en Espagne.

II. Trois cellules cubitales aux ailes supérieures, toutes atteignant la radiale; la troisième à peine commencée.

ScoLiE QUADRiwoTÉE. Scolia quadrinotuta , Fabr., Syst. piez.; De Tigny, dans le petit Buffon de Castel, en a donné une bonne figure, t. m, p. 274, fig. 4. Elle est longue de plus d'un pouce, noire, velue, avec deux grandes taches d'un jaune rougeâtre sur les deux premiers anneaux de l'abdomen. Ses ailes sont d'un violet foncé. On la trouve à la Caroline.

SCOLIÈTES. Scolietœ. ins. Tribu de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, établie par Latreille, qui lui a donné pour caractères : protborax prolongé latéralement jusqu'à

la naissance des ailes supérieures, arqué ou carré. Pieds courts, ceux des femelles épais, très-épineux et fort ciliés, avec les cuisses arquées près de leur origine. Antennes épaisses, à articles serrés; celles des femelles arquées, plus courtes que la tête et le corselet. La cellule radiale, comparée dans les deux sexes, offre une disposition un peu différente. Latreille (Fam. nat., etc.) partage celte tribu en deux coupes principales, ainsi qu'il suit :

I. Palpes maxillaires longues et à articles sensiblement inégaux; premier article des antennes obconique.

Genres : Tiphie, Tengtue.

II. Palpes maxillaires courtes, à articles presque semblables; premier article des antennes allongé, cylindracé.

1. Second article des antennes reçu dans le premier. Genres : Myzine, Merie.

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