‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 84 sur 103 · Second article des antennes découvert. Genre : ScoiiE · texte numérisé non relu

Second article des antennes découvert. Genre : ScoiiE

SCOLLERA. BOT. F.OxYCOCCCS.

SCOLOBATE. Scolobales. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Ichneumoniens, institué parGravenborst, qui lui a reconnu pour caractères distinclifs : tête large, un peu prolongée en avant; antennes droites, trèsgrfilcs et recourbées à l'extrémité; écusson triangulaire; ailes privées de cellule cubitale intermédiaire; pattes postérieures très-longues, avec les tarses épaissis ; abdomen presque sessile, ovalaire, convexe, un peu plus étroit et un peu plus long que le corselet.

ScoioRATE \ TARSES ÉPAIS. Scolobules crassHarsiis, Grav. Tête d'un jaune ferrugineux, avec le verlex, un point entre les antennes et deux lignes sur la face nnirs; antennes d'un brun ferrugineux, noirâtres-à la base, plus pâles en dessous, avec leur premier article d'un ferrugineux pâle; celles de la femelle enroulées à l'extrémité, d'un brun-roussâtre en dessous, avec le bout plus foncé; ailes transparentes, un peu enfumées; abdomen noir, avec les deuxième et troisième anneaux roux; tarière noire; pattes antérieures rousses, avec les hanches et la base des cuisses noires; les autres noires, avec les cuisses et la base des jambes rousses. Taille, quatre lignes. Europe.

SCOLOBUS. BOT. Le genre de la famille des Légumineuses, auquel Raffinesque a donné ce nom, n'a point été conservé; il a été reconnu identique avec le genre Thermopsis de Rob. Brown.

SCOLOCHLOA. BOT. Le genre de Graminées qui a reçu ce nom de Kocli (FI. germ.), a été réuni au genre Arunilo.

SCOLOP.ACINDS. 013. Ce nom a été donné par Swainson à un petit groupe d'Oiseaux, détaché du genre Sylvie, et très-voisin des Troglodytes. Le type de ce sous-genre, Scolopacinus rufiventris, habite les forêts mexicaines.

SCOLOPACIUM. BOT. Ecklon et Zeyher ont établi, sous ce nom, un genre de la famille des Géraniacées, qui a été reconnu ne point différer du genre i'/oA'Mi». f^. ce mot.

SCOLOPAX. ois. y. Bécasse.

SCOLOPENDRE. Scolopendra. ins. Genre de My-

SCO

l'iapodes de l'ordre des Cliilopodes, famille des jïiiiiipèdes de Latreille {Familles nalurelles dii Rèijne Animal), établi par Linné qui comprenail sous celle dénomination beaucoup d'insectes qui ont été rangés depuis, par Latreille, dans plusieurs genres. Le genre Scolopendre, tel qu'il est adopté par ce savant, a pour caractères : deux yeux distincts, composés chacun de quatre petits yeux lisses ; antennes de dix-sept articles. Vingt-deux paires de pieds : les deux derniers sensiblement plus longs; corps également divisé en dessus, avec les plaques supérieures égales ou presque égales et découvertes. Ce genre se distingue de celui lies dylops parles yeux qui ne sont pas bien distincts dans ces derniers, et par les pattes postérieures, qui sont presque égales aux précédentes; les Géopliiles s'en éloignent par les antennes qui ont quatorze articles, et par d'autres caractères tirés du nombre et de la forme (les pieds; enfin les Litbobies en sont bien distingués par le nombre de leurs pieds et par la forme et l'arrangement des segments du corps. Les antennes des Scolopendres sont un peu plus longues que la tète, elles vont en diminuant depuis la base jusqu'à l'extrémité; leur bouche est composée d'une lèvre quadrilïde, de deux mandibules, de deux palpes ou petits pieds réunis à leur base, et d'une seconde lèvre formée par une seconde paire de pieds dilatés, joints à leur naissance et terminés par un fort crochet percé sous son extrémité d'un trou pour la sortie d'une liqueur vénéneuse. Leur corps est déprimé, membraneux, composé d'une vingtaine d'anneaux recouverts chacun d'une plaque coriace ou cartilagineuse, et ne portant qu'une paire de pattes ; ces pattes sont courtes, presciue égales, excepté les deux dernières, et composées de sept articles décroissant presque insensiblement pour se terminer en pointe. Leurs organes sexuels sont intérieurs et situés, à ce qu'il paraît, à l'extrémité postérieure du corps. Les stigmates sont assez sensibles. Ces animaux ont été réputés venimeux par tous les auteurs, surtout par les voyageurs, parce qu'il survient une eullure aux endroits qui ont été mordus; mais quoique la morsure des grandes Scolopendres exoliciues soit beaucoup plus violente que celle du Scorpion, elle n'est cependant pas mortelle. Worbe (Bull, de la Soc. Philom., p. 14, janv. 1824) rapporte quelques faits qui tendent à prouver que la morsure du Scolopendra morsilans de Linné (que l'on nomme Malfaisant aux. Antilles, et Mille-Pattes sur la cote de Guinée), est dangereuse; mais il paraît qu'en traitant la plaie avec l'ammoniaque, on guérit assez promptement le malade. Amoreux (Ins. venimeux, p. 277) dit que les Scolopendres de nos climats sont dépourvues de venin.

Ces animaux courent très-vite, sont carnassiers, fuient la lumière et se cachent sous les pierres, les vieilles poutres, la terre, le fumier humide, les écorces d'arbres, etc. Ils se nourrissent de Vers de terre et d'insectes vivants; quelques espèces répandent une lumière pbosphorique. Les dimensions des Scolopendres varient beaucoup : les plus grandes d'Europe n'ont guère que deux pouces de long; celles de l'Inde atteignent jusqu'à huit et dix pouces.

ScoLO?EatiRt.iioRB.\KTE. Scolopendra morsilans, L.,

Fabr., Latr.; Degéer, Mém. sur les Ins., t. vu, p. 363, pi. 43, fig. 1 ; Scolopendra alternans, Leach, Zool. MiscelL, t. HT, lab. 188. Longue de quatre à six pouces. Corps brun, dix fois plus long que large; pattes au nombre de quarante-deux, ayant presque la longueur de trois segments réunis. Commune dans toute rAméri(iuc méridionale.

On a étendu le nom de Scolopendre à des insectes de genres différents. Ainsi l'on a appelé :

Scolopendre \ pinceau, une espèce du genre Scutigère. /'. ce mot.

ScoioPENDRE A TRENTE PATTES, Une espèce du gcnrc Lilhobie. F. ce mot.

Scolopendre électriqce, une espèce du genre Géopliile. r. ce mot.

SCOLOPENDRE DE MER. Scolopendra marina.

ANNÉL. Nom donné par les anciens auteurs à plusieurs espèces d'Annélides de la division des Néréide» el spécialement aux Lycoris.

SCOLOPENDUIDES. iNS. Leach a établi sous ce nom une famille renfermant les Litbobies, les Scolopendres et les Crytops. (^. ces mots.

SCOLOPENDRIE. Scoiopendrium. bot. {Fougères.) La Fougère connue vulgairement sous le nom de Scolopendre, et qu'il vaut mieux appeler Scolopendrie, faisait autrefois partie du genre Asplcnium; mais on l'en a séparée avec raison, tant à cause des caractères différents qu'elle présente, que de son port très-distinct. Les groupes de capsules sont linéaires, placés entre deux nervures parallèles, el recouverts par deux légunienls qui naissent chacun d'une des nervures, et s'ouvrent en face l'un de l'autre. On connaît trois à quatre espèces de ce genre, qui ont toutes la fronde simple, plus ou moins allonjïée, et quelquefois sagittée. L'une d'elles, Scoiopendrium vuhjare , est très -commune dans toute l'Euroiie; elle croît dans les murs humides des puits el dans les fentes des rochers; une autre, le Scoiopendrium Hemionitis , est fort rare, et l'on a souvent, dans les herbiers, confondu avec elle V Asplcnium palmalum. On ne la trouve guère qu'à Naples ou en Andalousie.

SCOLOPEKDROIDES. Écnm. Synonyme d'Ophiure. F. ce mot.

SCOLOPIE. 5co;o/«'a.. BOT.SchreberetWiUdenow ont décrit, sous ce nom générique, une plante dont Gœrlner {de Fruct., tah. 58) a ligure le fruit sous le nom de Limotiiu pusilla. Ce genre appartient à l'Icosandrie Monogynie, L., el offre les caractères essentiels suivants : calice infère, divisé profondément en trois ou quatre segments; corolle à trois ou quatre pétales; un grand nombre d'étamines insérées sur le réceptacle; un seul style; une baie couronnée par le style, à une seule loge, renfermant six graines enveloppées d'une tunique propre.

ScoLopiE pusiLiE. Scolopia pusilla, Willd. C'est un arbrisseau fort petit, dont les feuilles ressemblent à celles du Pistachier Lcntisque. Ses fleurs sont disposées en une longue grappe , et portées sur des pédoncules aussi très-longs. Cet arbrisseau croît dans les Inde» orientales.

SCOLOPSIS. POIS. Genre de Poissons créé par Cuvier,

Rèffiie Animal, l. ii, p. 280, dans la famille des Percoùies à dorsale unique et à dénis en velours, ayant les caraclères des Prislipomes (A', ce mot), mais en différant par le sous-orbitaire qui estdenleléet épineux en arrière. Les deux espèces connues de ce genre sont le Kurile , des Poissons de Coromandel, Russel , t. ii, pi. 100, et le Bolche, du même auteur, t. ir, pi. 105.

SCOLOSANTHE. Scolosanthvs. bot. Genre de la famille des Rlibiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Vahl (Eclog. amer., p. 11, lab. 10) et offrant pour caractères essentiels ; un calice quadrifide; une corolle tubuleuse, dont le limbe est à quatre divisions aiguës et recourbées en dehors; quatre élamines ayant leurs filets un peu cohérents à la base; un fruit drupacé, monosperme. Ce genre a pour type une plante qui, selon Vahl, a été décrite et figurée par Lamarck (lllnstr., tab. C7) sous le nom de Cafesbœa parviflora. Vahl {loc. cit.) a donné une description assez détaillée d'une autre planle qui a reçu de Swariz ce dernier nom, et il en a conclu qu'elle en différait nonseulement spécifiquement, mais encore génériquemeni; il a figuré, en outre, les analyses des parties de la fructification du Scolosanthvs et du Catesbœa. Néanmoins Steudel et d'autres nomenclaleurs n'ont pas disconlinué de se méprendre sur les plantes qui ont leçu le même nom de Catesbœa parviflora et les ont regardées comme identii|ues. Il est bon de signaler celte méprise dans laquelle tomberaient infailliblement ceux qui n'auraient pas recours à l'ouvrage original de Vahl.

ScoLOSAivTHE VERSicoLORE. Scotosanihti S versicolor, Vahl. C'est un petit arbrisseau rameux, haut de deux pieds, ayant le port du Justicia spinosa; ses feuilles sont presque sessiles, souvent géminées ou ternées, obovées, presque coriaces, vertes et sans nervures apparentes. Les épines portent à leur sommet quelques fleurs et s'accroissent après la chule de cellesci; ces épines ne sont donc que des pédoncules affectant la dégénérescence épineuse. D'autres Heurs sont situées dans les aisselles des feuilles, d'une couleur orangée, et plus grandes que celles qui terminent les épines; ce sont les seules qui fructifient. Les fruits ont une couleur blanche. Celte plante croit dans l'ile de Sainte-Croix, en Amérique.

SCOLOSPERME. Scolospermuvi. bot. Genre de la famille des Synanthérécs, tribu des Sénécionides, institué par Lessing, avec les caractères suivants : capitule pluriflore, hétérogarae; fleurs du rayon nnisériées, ligiilées et femelles; celles du disque sont tubuleuses et mâles; involucre formé de trois rangs de sciuamraes, dont les deux extérieurs en ont chacun sept, presque égales; paillettes du réceptacle courlement réclinatoacuminées, ciliées supérieurement; corolles du rayon à languette largement ovale; celles du disque sont tubuleuses, un lieu coniques, avec le limbe partagé en cinq dents, un peu poilues intérieurement; anthères obtuses, appendiculées, sans éperon à leur base; style du rayon bifide, celui du disque est indivis, exserte, en massue faiblement cylindrii|ue, avec quelques poils au sommet; akènes triangulaires, tubercules vers le sommet, enfermés comme dans une sorte de capsule for-

mée par les paillettes du réceptacle qui sont fort saillantes; embryon triangulaire.

ScoiospEUME DE FooGEROcx. Scolospemium Fougerottxiœ, Less. C'est une planle herbacée, dressée et dicholome; ses feuilles sont opposées, péliolées, ovatolancéolées, acuminées, dentelées, à triple nervure. Les capitules sont composés de fleurons jaunes, pédoncules, terminaux ou axillaires dans les dichotomies. Du Mexique.

SCOLPIA. noT. Pour Scolopia. K. ce mot.

SCOLVMANTHDS. rot. Le genre proposé sous ce nom,par\Villdenow,dansla famille des .Synanthérécs, tribu des Nassauviacées, a été réuni au genre Pevesia, dont il forme une section.

SCOLYME. Scoixmvs. dot. Genre de la famille des Synanthérécs, tribu des Chicoracées et de la Syngénésie égale, L., offrant les caractères suivants : involucre ovoïde, composé de folioles imbriquées, nombreuses et épineuses, accompagné de bractées pinnatifides, également épineuses; réceptacle convexe, garni de paillettes planes, Iridenlées à leur sommet, plus longues que les akènes qu'elles embrassent; calalhide composée de demi-Heurons égaux, nombreux, hermaphrodites, à languette linéaire, tronquée et divisée en cinq dents au sommet; ovaire oblong, portant un style terminé par deux branches stigmatiques, recourbées en dehors; akènes oblongs, triangulaires, atténués à la base, tantôt dépourvus d'aigrette, tanlôt surmontés seulement de deux ou trois poils simples, fragiles et caducs. Les fleurs des Scolymes sont parfaitement semblables, quant à leur structure générale, à celles des autres Chicoracées; mais leurs organes de la végétation les unissent étroitement aux Carduacées. En effet, ce sont des plantes qui ont le port des Carlhames ou de certains Chardons. Leurs tiges sont ailées, pourvues de feuilles fermes, coriaces, très-épineuses et à nervures blanches. Les calalhides sont jaunes et assez grandes. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces réelles, car on doit considérer comme de simples synonymes plusieurs 6'co/?'»i!(s décrits par quelques auteurs. Les Scolymiis Hispauicus et maculatus, L., sont les espèces fondamentales. Elles croissent au midi de l'Europe.

SCOLYMOCEPHALUS. bot. D'anciens botanistes donnaient ce nom à un genre de Protéacées qui a été fondu dans les genres Prolea et Leucospermum de R. Brown. F. ces mots.

SCOLYTAIRES. Scolflarii. iNS. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section des Télramères, famille desXylophages, établie par Latreille et ayant pour caractères : corps subovoïde ou cylindrique; antennes composées de moins de onze articles, et en ayant toujours au moins cinq avant la massue. Corselet de la largeur de l'abdomen, du moins à son bord postérieur; palpes trèspelites, coniques. Latreille (Fam. nat.) compose cette tribu des genres suivants : Scoltte, Hylêsiise, Camptocère, Pdloiotribe, ToaiQBE, Platype. y. ces mots. SCOLYTE. Scolytus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Xylophages, tribu des Scolytaires, établi par Geoffroy. Caractères : corps presque cylindrique; tète petite;

SCO

antennes composées de dix araicles ; le premier allongé, en massue, égalant à peu près le tiers de la longueur totale de l'antenne; les sept suivants très-petits, les deux dernieis formant une massue un peu ovale, trèscomprimée, arrondie, obtuse et s'élargissant vers son extrémité. Mandibules fortes, trigoiies, se touchant l'une l'autre par leur bord interne, sans dentelures distinctes. Palpes très-petites, coniques, presque égales. Mâchoires coriaces et comprimées. Lèvre très- petite. Yeux allongés, étroits, distinctement échancrés. Corselet convexe, un peu plus long que large, de la largeur de l'abdomen depuis son milieu jusqu'au bord postérieur, un peu rebordé latéralement. Écusson triangulaire. Élytres convexes, déprimées près de l'écusson, recouvrant desailesetl'abdomen. Pattes foiles; cuisses échancrées en dessous, les antérieures surtout ; jambes terminées par un crochet à ongle externe; pénultième article des tarses bifide. Abdomen court, diminuant d'épaisseur de la base à l'extrémité. Ce genre avait été formé par Herbst sous le nom d'Ekl^oplotjaster. Fabricius a confondu ses espèces dans son genre Hylœsinus. Les larves des Scolytes vivent dans le bois; elles y subissent toutes leurs métamorphoses, et l'insecte parfait se trouve sur les troncs des arbres où il a vécu dans ses premiers étals.

ScoLYTE DESTRUCTEUR. Scolytus destnictof, Latr., Oliv.; Hylœsinus Scolrtus, Fabr.; Bostiiclms Sco- Iftus, Panzer, Faun. Germ., fasc. 15, fig. C; le Scolyte, Geoffroy, Hist. des Ins., t. i, pi. 5, fig. 3. 11 est long de près de deux lignes. Son corps est brun-marron, plus foncé en dessus. Commun aux environs de Paris.

SCOMBER. POIS. F. ScosiBRE.

SCOMBÉROIDES. pois. Cinquième famille des Poissons Acanthoptérygiens de Cuvier, qui contient un grand nombre de genres et d'espèces, et qui est caractérisée par une carène qui s'élève vers la terminaison de la ligne latérale; de fausses nageoires disposées par petites membranes isolées; le corps épais et plus gros au milieu. Les Scombéroïdes de Cuvier répondent aux Poissons Holobranches de la famille des Atractosomes de Duméril (Zool. analyt., p. 124). Cette famille comprend les genres Scombre, Vomer, Tétragonure, dans la première tribu; elle est remarquable par deux dorsales dont l'épineuse n'est point divisée.

SCOMBÉRO.MORES. pois. Lacépède a créé le genre Scomhéromore pour recevoir un Poisson des Antilles, qui n'a point d'aiguillons au-devant do la nageoire dorsale, et qui, du reste, est en tout semblable aux Scombéroïdes. Cuvier pense que le Scombeiomorus Plninieri est le Scoinber re<jalis, de Blocb, du sous-genre Thon. y. ScojiBKE.

SCOi\lBRE. Scoiiibcr. pois. Les Scombres forment une famille très-naturelle que Linné avait groupée dans un seul genre sous le nom de Scoinber. Lacépède, plus tard, les divisa en plusieurs genres, c'est-à-dire qu'il en démembra quelques espèces pour en former de petites tribus, que Cuvier, dans le Règne Animal, étudia de nouveau, de manière à proposer sept sous-genres du seul genre Scoinber adopté jusqu'alors. Les Scombres appartiennent à la cinquième famille des Poissons osseux Acaiilboiittjygiens de Cuvier, et à celle des

Atractosomes de Duméril. Ce sont des Poissons trèsnombreux en espèces, et qui semblent exclusivement répandus sous toutes les latitudes. Leurs caractères zoologi(iues sont les suivants : corps épais, fusiforine, muni de deux nageoires dorsales assez écartées l'une de l'autre, ayant de fausses nageoires en nombre variable, au-dessus et au-dessous du corps, près de la queue; de petites écailles partout; une rangée de dents pointues à chaiiue mâchoire; une carène saillante sur les côtés et à l'extrémité du corps. Les Scombres ont été connus dès les temps les plus reculés. Aristote nommait Scombios le Maquereau, et Pline Scomber. A la renaissance des sciences. Rondelet et Belon, copiés parGesner, adoptèrent ce nom et le transmirent aux naturalistes plus modernes. Ce sont des Poissons voraces, actifs, robustes, vivant par grandes troupes, et qu'on pourrait appeler Poissons pélagicns ou chasseurs. Les grandes espèces ne craignent point de s'isoler au milieu des océans, de suivre les vaisseaux où elles fournissent aux navigateurs un aliment exquis. Les Scombres de taille plus petite sont généralement de passage dans certains parages. Leurs essaims forment un article lucratif de pêche, et c'est la ressource commerciale de plusieurs pays d'Europe. Leur chair est compacte, dense et plus substantielle ([ue celle des autres Poissons; elle contracte souvent des qualités vénéneuses, suivant les éléments dont les individus se sont nourris. Les Scombres ont l'habitude de s'élancer hors de l'eau d'une manière particulière en sautant par bonds; plusieurs espècesviennent se présenter aux embouchures des fleuves.

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