II. Stnaivcées, Synanceiœ, Schn
Tête hérissée de tubercules plus ou moins saillants ; yeux et bouche dirigés vers le ciel.
Les Synancées n'ont point de vessie aérienne; leur forme extérieure les rapproche des Uranoscopes, dont les éloignent les verrues qui leur couvrent la tête. Leur forme est hideuse. Ce sont des Poissons des Indes encore mal connus, tels que le Scorpœna ilydactyla de Pallas; le Triyla rubicunda d'Euphras; \es Scorpœna monodactyla et carinata de Schneider.
SCORPÉNIDES. POIS. Risso a proposé ce nom pour une famillede Poissons, qui comprend les genres Holocentrus, Scorpœna, Serranus, Sebastes, Zeus et Ccipros.
SCORPIDE. POIS. Syn. de Rascasse, f^. Scorpène.
SCOKPIO. ARACHPi. r. Scorpion.
SCORPIOIDE. pois. (Rondelet.) Synonyme de Blenniiis occellaris, L. V. Blennie.
SCORPIOIDES. bot. (Tournefort.) Synonyme de Scorpiiirus, L. f^. Scorpiire.
SCORPION. Scorpio. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Pédipalpes, tribu des Scorpionides, établi par Linné. Caractères ; six yeux ; abdomen sessile , offrant en dessous et de chaque côté quatre spiracules, avec deux lames peclinées à la base ; les six derniers anneaux formant une queue noueuse, le dernier finissant en pointe, servant d'aiguillon, et percé pour donner passage au venin; palpes en forme de serres d'écrevisses; chélicères didactyles; pieds égaux; langue divisée en deux jusqu'à la hase; corps étroit et allongé. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces propres à toutes les contrées du globe; quelques-unes ont été décrites, mais il en est beaucoup d'inédites existant dans les collections. Parmi celles qui ont été décrites par les auteurs anciens, aucune n'a été le sujet d'erreurs plus nombreuses et plus grossières que le Scorpion d'Europe. Comme il a acquis une grande importance par les observations que Reddi et Maupertuis ont faites à son sujet, il est indispensable d'entrer ici dans quelques détails abrégés et extraits des travaux de Latrellle sur sa synonymie. Linné et Degéer, l'un dans la douzième édition de son Systema Naturœ, et l'autre dans ses Mémoires, ont décrit sous le nom de Scorpio Europœns une espèce qui n'est plus certainement le Scorpion ordinaire du midi de l'Europe, celui d'Aldrovande, de Frey, le même que Scopoli (Eutoiii. Carniol., n" 1122) a vu dans le midi
(le la Carniole et que Rœsel a bien figuré (t. m, tab. G6, fig. 1 et 2); car Linné donne dix-huit dents à ses peignes, et leScorpion en question n'en a que neuf.On pourrait croire qu'il énonce le nombre total des dents de ces appendices, et qu'alors il ne s'est pas trompé; mais il dit que la queue de cette Arachnide a une pointe sous l'aiguillon, ce qui est réel pour celui d'Amérique, mais ce qui n'existe pas dans le Scorpion d'Europe. Fabricius a copié Linné, et il rapporte au Scorpion d'Europe l'espèce que Degéer a prise pour telle, que Séba a représentée et que Linné a citée (Mus. Ludovicw Ulricœ, p. 429). Cette figure de Séba représente un Scorpion d'Amérique, et Linné dit que le Scorpion d'Europe se trouve aussi dans cette contrée. Rœmer, dans l'édition qu'il a publiée de Sulzer, a figuré l'espèce d'Amérique mentionnée |)lus haul. Enfin Herbst, dans sa belle Iconographie des Scorpions, ne s'est pas donné la peine de débrouiller cette synonymie, et a donné le Scorpion d'Europe sous le nom de Scorpio Germanicus (lai). 3, fig. 2). Son Scorpion italique (lab. 3, fig. 1 ) n'est qu'une variété de cette espèce.
Scorpion d'Europe. Scorpio Europœus, Latr.; Scorpion à queue jaune, Degéer, Mém. sur les Ins., l. vu, p. 3.39, pi. 40, fig. 11; Scorpio Europœus, Herbst, Maturg.scorp.jiah.ô, fig. 2; ?,co\>(A\,Entom.Carn., n» 1122; Séba, Mus., t. i, lab. 70, no 9, 10; Rœs., Insect., t. m, Suppl., lab. CG, fig. 1-2. Long d'un pouce. Corps d'un brun Irès-foncé. noirâtre; bras anguleux, avec la main presque en cœur, et l'article qui la précède unidenlé. Queue plus courte que le corps, menue, d'un brun jaunâtre, avec le cinquième nœud allongé, et le dernier simple. Pattes jaunâtres; peignes ayant chacun neuf dents. Cette espèce est commune dans le midi de l'Europe, à commencer vers le 44'' degré de latitude.
Scorpion Héros. Scorpio Héros, N.; Scorpio afer, var., L.; Buthus Héros, Leach. La couleur générale de cette espèce est le vert-brunâtre, plus foncé sur la tête et les articles de la queue; ces couleurs passent au brun-marron luisant après la mort de l'animal; les dents des peignes sont au nombre de treize ; les quatre premiers articles de la queue sont gros, plus courts que le cinquième qui est allongé; le dernier est simple et recourbé; tous sont garnis snr les angles longitudinaux, de fortes dentelures blanchâtres; la couleur du crochet terminal est le jaunâtre; palpes d'un jaune orangé, avec les mains qui les terminent d'un noir bleuâtre; chélicères jaunes. Taille, cinq pouces quatre lignes, De l'Inde.
SCORPION AQUATIQUE. iNS. Nom imposé par Geoffroy à un genre d'Hémiptères qui a donné naissance aux genres Ranatre et Nèpe. f^. ces mots.
SCORPION-ARAIGNÉE, arachn. /'. Pince.
SCORPION-MOUCHE, ins. F. Panorpe.
-SCORPIONE. BOT. Synonyme de Myosotide. F. ce mol.
SCORPIONIDE. REPT. CHÉL. E^jèce de Tortue du genre Émyde. y. Tortue.
SCORPIONIDES. Scorpionides. aracbn. Tribu de l'ordre des Pulmonaires, élablie par Lalreille, correspondant au grand genre Scorpio A& Linné, et ayaiil
SCO
pour caractères {Fam. iiat. du Règne Anim.) ; abdomen sessileeloffranl en dessous, de chaque côté, <|ualre spiracules avec deux lames pectinées à sa base ; les six derniers anneaux formant une queue noueuse, et le dernier finissant en pointe ou en aiguillon percé pour donner passage au venin; palpes en forme de serres d'écrevisses ; chélicèresdidactyles; pieds égaux; langue courte, divisée en deux jusqu'à sa base; corps étroit et allongé. La tribu des Scorpionides a été divisée en deux genres par Leach. Ces deux genres ne diffèrent entre eux que par le nombre des yeux. Ces Arachnides ont le corps allongé et terminé brusquement par une queue longue, composée de six noeuds dont le dernier, plus ou moins ovoïde, finit en pointe arquée et très-aiguë; c'est une sorte de dard sous l'extrémité duquel sont deux petits trous servant d'issue à une liqueur vénéneuse, contenue dans un réservoir intérieur. Les palpes sont très-grandes, en forme de serres, avec une main didactyle dont l'un des doigts est mobile. A l'origine de chacun des quatre pieds antérieurs est un appendice triangulaire, et ces pièces présentent, étant rapprochées, l'apparence d'une lèvre à quatre divisions. En dessous de l'animal, et ])rès de la naissance du ventre, sont situés deux organes extraordinaires dont l'usage n'est pas encore bien connu, nommés peignes, et composés chacun d'une pièce principale étroite, allongée, articulée, mobile à sa base et garnie à son côté inférieur d'une suite de petites lames réunies avec elle par une articulation, élroites, allongées, creuses intérieurement, parallèles et imitant les dents d'un peigne. Le nombre de ces dents varie suivant les espèces et sert de caractère pour les distinguer. Plusieurs savants se sont occupés de l'anatomie des Scorpions. Tréviranus, Cuvier, Léon Dufour et Marcel de Serres ont publié des mémoires très-importants sur celle matière. Voici le résumé des travaux de ces observateurs. Le système respiratoire dans ces Arachnides est composé de poumons et de stigmates; les |iouraons, au nombre de huit, sont situés sur les côtés (les quatre premières plaques ventrales; elles en offrent chacune une paire qui sont annoncées à l'extérieur par autant de taches ovales, blanchâtres, de près d'une ligne de diamètre : ce sont les stigmates. Ces organes sont situés au-dessous d'une toile musculeuse, qui revêt la surface interne du derme corné ou la peau de l'animal; mis à nu, le poumon paraît être d'un blanc laiteux, mat, et d'une forme presque semblable ù celle de la co(|uille d'une Moule. Il est formé de la réunion d'environ quarante feuillets fort minces, étroitement imbriqués, taillés en demi-croissant, et qui confluent tous par leur base en un sinus commun, membraneux, et où s'abouche le stigmate. Le bord libre est d'un blanc plus foncé que le reste, d'où Léon Dufour présume qu'il est lui même composé de plusieurs lames superposées, et que c'est là ipie s'opère essentiellement la fonction respiratoire. L'organe de la circulalion, que Léon Dufour nomme vaisseau dorsal, mais que l'on doit considérei', d'a|)rès les observations de Cuvier, comme un véritable cœur, est allongé, presque cylindrique, et s'étend d'une extrémité du corps à l'autre en y comprenant la queue de l'animal. Il fournil de
chaque côté du corps quatre paires de vaisseaux vasculaires principaux, qui se ramifient. Il existe encore quatre aulres vaisseaux qui croisent les premiers en formant avec eux un angle aigu, et qui, avec quatre branches moins considérables, reprennent le sang des poches pulmonaires et vont le répandre dans les différentes parties du corps : ce sont les artères. Avant que de s'étendre dans la queue, le cœur jetle encore deux rameaux vasculaires qui ne se rendent pas dans les poches pulmonaires, mais qui, distribuant le sang dans diverses |)arlies, doivent être considérées encore comme des artères. Le système nerveux est situé sous le tube alimentaire, le long du milieu du corps. Le cordon médullaire est formé de deux filaments contigus, mais distincts, et de huit ganglions lenticulaires. Le premier ou le cépbalique est comme bilobé en devant, cl semble être produit par deux ganglions réunis; il est placé justement en dessus de la base des mandibules, vers l'origine de l'œsophage. Chacun des lobes de ce ganglion fournit deux nerfs optiques, dont l'un, plus court, va s'épanouir sur le bulbe du grand œil correspondant, et dont l'autre, plus long et plus antérieur, va se distribuer aux trois autres yeux latéraux. Un autre nerf part de chaque côté du bord postérieur du mêmeganglion, en se dirigeant en ariière, dans le voisinage du premier poumon. Le cordon médullaire s'engage ensuite sous une membrane tendineuse, qui le continue jusqu'à l'extrémité de la queue. Dans ce trajet il présente sept autres ganglions, dont trois dans la cavité abdominale, et quatre dans la queue; ceux de l'abdomen, plus dislants entre eux que les autres, émettant chacun trois nerfs dont deux latéraux, pénètrent dans le panicule musculeiix, envoient des filets aux poumons correspondants, et dont le troisième, qui est inférieur, rétrograde un peu à son origine, et va se distribuer aux viscères. Les quatre derniers ganglions correspondent aux quatre premiers nœuds de la queue, et ne fournissent chacun de chaque côté qu'un seul nerf. Les deux filets des cordons s'écartent ensuite en divergeant, se bifurquent cl se ramifient dans les muscles du dernier nœud ou de l'article à aiguillon. Les deux supérieurs se portent sur les muscles moteurs de la vésicule vénénifère, et les inférieurs pénètrent dans la vésicule même en se distribuant probablement dans les glandes de cet organe. Les muscles des Scorpions sont assez robustes, formés de fibres simples et droites, d'un gris blanchâtre. Une toile musculeuse assez forte revêt inléiieurement les parois de l'abdomen, et enveloppe tous les viscères, à l'exception des poumons el peut-être du vaisseau dorsal; elle n'adhère pas dans la plus grande partie de son étendue à ces parois. La région dorsale de cette loile donne naissance à sept paires de muscles filiformes qui traversent le foie par des trous ou conduits pratiqués dans la substance de cet organe et vont se fixer à un ruban musculeux, qui règne le long des parois ventrales en passant au-dessus des poumons. Ces muscles, mis à découvert, ressemblent à des cordes tendues. Le cinquième anneau de l'abdomen ou celui qui précède immédiatement le premier nœud de la queue, el qui n'a point de poches pulmonaires, est rempli par une masse musculaire
Irùs-foi'le, qui sert à imprimer à la queue les divers mouvemenls dont elle est suseeplihle. Les nœuds de celle queue ont uu panicule charnu dont les fibres, disposées sur deux côtés opposés, se rendent obliquement à la ligne médiane, comme les barbes d'une plume sur leur axe commun. On voit de chaque côté, à la base du dernier nœud ou celui de l'aiffuillon , un muscle robuste. Le foie est parlagé superficiellement en deux lobes é^aux par une rainure médiocre où se loge le cœur; il est d'une consistance pulpeuse et d'une couleur brunàlre plus ou moins foncée ; il remplit presque loule la capacilé de l'abdomen et du corselel, et sert de réceptacle au canal intestinal. Les vaisseaux hépatiques sont au nombre de huit paires, trois dans le corselel, trois aulies dans l'abdomen et deux plus longues, près de l'origine de la queue. Le tube alimentaire est grêle et se porle direclemenl, sans aucune inllexion, de la bouche à l'origine du dernier nœud de la queue, en traversant le foie avec lequel il a des connexions au moyen de nombreux vaisseaux hépatiques; son diamètre est à peu près égal dans toute son étendue; cependant il présente une dilatation informe dans le corselel et même avant l'anus.
Les organes de la génération des Scorpionides sont doubles dans chaque sexe. Ceux du mâle sont de deux sorles, les préparateurs cl les copulaleurs. Les organes préparateurs se composent : 1» des testicules qui jirésenlenl une conformation singulière, et qui n'a, avec celle qu'on observe dans les mêmes organes des insectes, qu'une analogie Irès-indislincle. Chaque testicule est un vaisseau spermalique, formé de trois grandes mailles à peu près semblables, anastomosées entre elles et couchées le long du foie. Ces mailles sont constituées par un conduit filiforme, demi-transparent, ne communiquant que rarement avec celui de l'autre organe préparateur, el aboutissant, par son extrémité postérieure, à un canal déférent, long de quelques lignes, et qui s'abouche à la base d'une vésicule spermalique insérée au côlé externe de l'organe copulateur; 2° de deux vésicules spermatiques d'une nature idenlique et remplie d'un sperme plus ou moins blanchâtre; les vaisseaux spermatiques, formés par des canaux longs et cylindriques, naissent d'une des branches des glandes, descendent sur les parties latérales de l'abdomen en passant sous le réseau des vaisseaux hépatiques, et communiquent ensemble par des branches latérales assez multipliées. Lorsque la fécondalion est sur le point d'avoir lieu, les vaisseaux sont remplis d'une humeur blanchâtre et épaisse, et leur diamètre paraît alors assez considérable. Les organes copulaleurs sont composés de deux verges que Léon nufour nomme armures sexuelles : elles sont accolées à droile et à gauche, le long du bord externe du foie. Chacune d'elles se présente sous la forme d'une tige effilée et d'un élui mince, presque droit, de consistance cornée, d'un brun pâle el enveloppé d'une substance comme gélatineuse. Leur extrémité antérieure ou la plus interne est bifurquée; la branche extérieure est courte et conoïde, pointue, d'un brun foncé, tandis que l'interne se prolonge en un cordon filiforme, blanchâtre, courbé sur lui-même de manière à former une anse, et
revenant en sens contraire de la première direction, se coller conlre le corps de l'organe. Son issue au dehors du corps a lieu par l'ouverlure bilabiée, située à la base de l'abdomen, entre les lames peclinées; la partie supérieure, qui doil saillir hors du corps, est Irèsmince.
Les organes préparateurs des femelles sont aussi doubles el placés à droile et à gauche dans l'inlérieur du foie; ce sont les ovaires et les oeufs. Chacun des ovaires est un conduit membraneux formé de quatre grandes mailles quadrilatères, anastomosées entre elles, ainsi qu'avec celles de l'ovaire opposé. Lors(|ue les germes ne sont pas apparents, cet organe ressemble beaucoup à l'organe préparateur mâle; mais, oulre qu'il offre une maille de plus, il eu diffère encore par sa connexion intime et conslanleavec l'ovaiie correspondant. Les mailles aboulissenl à un conduit simple, peu allongé, un véritable oviducle (|ui, avant sa réunion avec celui de l'ovaire opi)osé, offre conslammenl une légère dilalalion. Un col extrêmement simple et commun aux deux matrices débouche dans la vulve. Les œufs sont ronds, blanchàlres; Rédi en a compté quarante, mais Léon Dufour, d'accord avec Mauperluis, en a vu jusqu'à soixante. Leur disposition est très-différente suivant l'époque de la gestation. Dans les premiers temps, ils sont logés chacun dans une bourse sphérique, pédiculée, flollanle hors du conduit; vers la fin de la gestation, el devenus plus gros, ils rentreiit dans la malrice, se placent à la file les uns des autres, séparés par des élranglemenls bien marqués, et les bourses s'oblilèrenl. L'organe copulaleur se compose de la vulve qui est unique, placée enlre les deux peignes el formée de deux pièces ovales, plates, sépaiées par une ligne médiocre enfoncée, et susceptibles de s'écarter l'une de l'autre. Léon Dufour a observé dans cet organe un corps oblong, corné, creusé en gouttière sur une face, caréné sur l'autre el long d'environ une ligne; l'une de ses extrémités est libre, largement tronquée et comme finement dentelée; l'aulre, fixée au moyen de deux muscles assez longs et qui paraissent insérés dans la partie dilatée de chaque oviducle, est terminée par trois lobes, dont les deux latéraux plus petits, courbés en crochets, et dont l'intermédiaire plus grand, en poinle mousse, donne attache aux muscles précédents.
On présume que les amours, dans ces Arachnides, sont noclurnes ; ces animaux doivent aussi avoir un mode parliculierd'accouplement nécessité parla forme et la situation des organes copulaleurs. Leur geslaliofl est beaucoup plus longue que celle des insecles. Dès le commencement de l'aulomne, toutes les femelles sont fécondées; leurs œufs sont alors latéraux, petits et pédicules; ils augmentent de volume pendant l'hiver, elau printemps leur volume est qualre fois plus grand. Leur gestation dure près d'un an, ce qui est fort extraordinaire comparalivemenl même à celle des animaux à sang rouge. Les œufs éclosent dans l'intérieur du corps de la mère : les petits en sortent tout formés. L'organe destiné à sécréter l'humeur vénéneuse est revêtu extérieurement d'une membrane cornée el assez épaisse; il offre dans son intérieur deux glandes jau-
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iiâlres, Irès-aJhiirenles à la substance cornée, et se prolongeant par un canal qui s'étend jusqu'à l'extrémité de l'aiguillon; ce canal est élargi vers sa base et offre une sorte de réservoir pour l'humeur sécrétée par lesglandesjaunàtres, qui sont composées d'une infinité de glandules airondies, Irés-serrées les unes contre les autres et communiquant ensemble. Marcel de Serres, qui a fait ces observations, ne dit pas par quelle voie la liqueur vénéneuse arrive aux glandes qui en sont le réservoir, et comment elle y est entretenue; mais Latreille pense qu'elle dérive principalement de ces vaisseaux situés près de l'origine de la queue, que Marcel de Serres présume être cbylifères, et que Léon Dufour place au nombre des vaisseaux hépatiques. Warcel de Serres pense que les peignes des Scorpionides leur servent pour la marche, qu'ils élèvent leur corpsau-dessus du sol et facilitent leurs mouvements qui , sans ce secours, seraient rampants; au reste, on pourrait, comme le dit Latreille, s'assurer aisément si les peignes les favorisent pour la locomotion : on n'aurait qu'à les attacher avec un fîl contre le corps, on verrait alors si les mouvements de ces animaux sont plus gênés. Ce savant pense que la composition et la consistance de cet organe, la diversité qu'il présente dans le nombre de ses lames ou dents et sa position, paraissent indiquer d'autres fonctions qu'il est impossible de déterminer sans faire un grand nombre d'expériences à ce sujet. Peut-être, dit-il, ces peignes sont-ils un instrument hygrométrique, qui leur fait connaître l'état de l'atmosphère, et leur évite des courses dangereuses et inutiles, qu'ils pourraient faire dans l'intention de satisfaire aux premiers besoins.
Les Scorpionides habitent les pays chauds des deux hémisphères, vivent à terre ou dans les lieux sablonneux, se cachent sous les pierres ou d'autres corps, le plus souvent dans des masures, dans des lieux sombres et frais, ou même dans l'intérieur des maisons; ils courent vile en recourbant leur (|ueue en forme d'arc sur le dos, et la dirigent en tout sens en s'en servant comme d'une arme offensive et défensive. Les serres leurservent à saisir les insectes qui font leur nourriture. Ils varient beaucoup pour la grandeur; ceux d'Europe n'ont guère plus d'un pouce de long, tandis que ceux d'Afrique et de l'Inde atteignent jusqu'à cinq ou six pouces. On pense qu'ils sont très-venimeux; Maupertuis, Rédi, Maccari, Léon Dufour et beaucoup d'autres, ont fait des expériences pour savoir jusqu'à quel point ces Arachnides sont venimeuses; il lésulte de tout ce qui a été dit à ce sujet que la piqûre des Scorpions d'Europe ne peut causer que des accidents légers et jamais la mort; cependant celle du Scorpion roussâtre ou de Souvignargues produit, d'après les expériences que Maccary a faites sur lui-même, des accidents plus graves et plus alarmants, et le venin parait être d'autant plus actif que le Scorpion est plus âgé. Le Scorpion noir (Scoi'pio afer, Lin.), qui vit dans les fentes de rocher ou les creux d'arbre, et qui est quatre ou cinq fois plus grand que les précédents, peut causer la mort en moins de deux heures, et les seuls remèdes sûrs contre sa blessure sont ceux que l'on emploie contre la morsure des Serpents venimeux , c'est l'ammoniaque employée
soit extérieurement, soit à l'intérieur, des cataplasmes de bouillon-blanc et des sudorifi(|ues.
SCORPIONS FAUX ou FAUX SCORPIONS. Psemlo- Scorpioues. aracon. Latreille a donné ce nom à une lamille d'Arachnides trachéennes qu'il caraclérise ainsi : dessous du tronc partagé en trois segments, dont l'antérieur beaucoup plus spacieux, en forme de corselet; un abdomen très-distinct et annelé; des palpes grandes, l)édiformes, terminées soit par une main didactyle, soit par un bouton vésiculeux sans crochet. Cette famille renferme les genres Ogisie, Pince et Galéode.
SCORPIURA. BOT. (Hydroijhytes.) Stackhouse avait, sous ce nom, formé un genre dont le Fucus amphibius de Turner était le type. Il rentre parmi les Rliodumelles. A', ce mot.
SCORPIURE. Scorpiurus. bot. Vulgairement Chenilletle. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Hédysarées, offrant les caractères suivants : calice campanule, un peu court, découpé peu profondément en cinq lobes aigus et égaux entre eux; corolle papilionacée, dont l'étendard est arrondi, un peu relevé, les ailes presque ovales, à appendices obtus, la carène semi-lunaire, bicipitée; dix étamines diadelphes, dont cinq plus longues, un peu dilatées au-dessous des anthères; ovaire sillonné, surmonté d'un style filiforme, aigu; gousse presque cylindrique, contouinée en spirale, hérissée de tubercules ou de petites pointes, composée de trois à six articles qui renferment chacun une graine dont l'embryon est replié, et les cotylédons linéaires. La forme générale du fruit des Scorpiures offre l'aspect de certaines chenilles (d'où le nom vulgaire de Chenillette), et distingue nettement ce genre de tous les autres genres de Légumineuses. Tournefort lui donnait le nom de Scorpioides, qui a été convenablement modifié par Linné en celui de Scorpiurus. Loiseleur-Deslonchamps, dans sa Flora gallica, a cru nécessaire de changer encore ce mot : en lui imposant le nouveau nom de Scorpms, il n'a fait qu'introduire un élément de confusion de plus dans la nomenclature, puisqu'il y a un autre Scorpius proposé par Mœnch et appartenant à la même famille. Les Scorpiures sont des plantes herbacées, annuelles, indigènes de la région méditerranéenne. Leurs feuilles sont simples, entières, atténuées à la base, et munies de stipules membraneuses, linéaires-lancéolées. Leurs fleurs sont jaunes ou rarement purpurines, solitaires au sommet de pédoncules axillaires, plus longs que les feuilles. Les espèces sont au nombre de sept, dont quatre croissent dans les contrées méridionales de l'Europe. Ce sont les Scorpiurtis muricala, sulcata, subvillosael vermiculaia.
SCORPIURUS. ARACBN. Synonyme de Scorpion.
SCORPIUS. BOT. Le genre fondé sous ce nom par Mœnch et qui a pour type le Genista Germanica, L., n'a pas été adopté. /''. Genêt.
Loiseleur-Deslonchamps a donné le nom àc Scorpius au Scorpiurus, L. f^. Scorpiche.
SCORTIME. Scortititus. moll. Genre proposé par Denis de Wontfort, pour une Coquille que d'Orbigny a comprise dans les Cristellaires.
SCORZA. HiN. Même chose que Thallite. P'. ce mot.
SCORZONÈRE. Scorzonera. bot. Ce genre de la fa-
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mille Jes Synanlhérées, tribu des Cliicoracées cl de la Syngt^nésie égale, t., offre les caractères suivants : involucre allongé, presque cylindrique, composé de folioles nombreuses, imbriquées, inégales, pointues, membraneuses sur les bords; réceptacle nu, ou seulement muni de papilles; calalbide composée de demifleurons nombreux, élalés en rayons, bermapbrodiles, à languelle linéaire, tronquée et divisée en cinq dénis au sommet; ovaire oblong, surmonté d'un style filiforme, à deux branches stigmatiques recourbées en dehors; akènes striés, oblongs, sessiles, amincis au sommet en un pédicelle qui porte une aigrette plumeuse, entremêlée de poils écailleux et soyeux. On avait rassemblé dans le genre Scoizonera plusieurs plantes assez distinctes par leur organisation florale, pour en former de nouveaux genres ou pour êlre réunies à des genres précédemment établis. Ainsi les Scoizonera ciliala, pfcroides, Ungitana, etc., constituent le genre Piciklium de Desfontaines. Les Scorzonera laciniala, resetlifoliael plusieurs autres espèces à feuilles pinuatifides et à fruit pédicelle, font partie du genre Podospermum de De Candolle. Le Lasiospermum de Fischer est fondé sur le Scoizonera eriosperiiia de MarschallBieberstein. Enfin un assez grand nombie d'espèces de Scorzonera ont été placées dans les genres Sonchus, Leoiilodon et Apargia. En tenant compte de ces réductions, le nombre des Scorzonères peut s'élever à environ quarante. Ce sont des plantes herbacées qui pour la plupart croissent dans les contrées orientales et méridionales de l'Europe.
ScoRZONÈRE d'Espagne. Scorzonera Hispanica, L. C'est une planle dont la tige s'élève à environ un pied et demi, et porte cinq à six Heurs jaunes et terminales. Les feuilles caulinaires sont demi-embrassanles, planes ou ondulées, entières ou légèrement dentées sur les bords; les radicales sont oblongues-lancéolées, rélrécies en pétioles. Les racines sont longues, cylindriques, noires à l'extérieur, blanches en dedans. Par la culture, ces racines acquièrent une saveur douce, et sont fréquemment employées comme aliment sous le nom vulgaire de Salsifis noir.
SCORZOiNEROlDES. BOT. Sous ce nom, Mœnch avait établi un genre dont le type était le Leontodon autumnale, L., transporté par Willdenow dans le genre Jpargia. Le genre Scorzoneroides, de Vaillant, comprenait le Scorzonera laciniata, L., et quelques autres espèces analogues trop peu sensiblement différentes de leurs congénères pour en être séparées.
SCOTANDJI. DOT. (Césalpin.) Synonyme de Rhiis Cotinus, L. (Adanson), et de Ficaria.
SCOTÉE. ^ycotoîts. INS. Genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites , institué par Hope, qui le caractérise ainsi : antennes pectinées, composées de onze articles, dont le premier épais, le deuxième très-court, le troisième long, les autres transversaux et prolongés intérieurement, le dernier un peu plus petit, transversal, tronqué à l'extrémité; palpes maxillaires dequalre arlicles: le premier petit, le deuxième deux fois plus long, le troisième assez petit et conique, le dernier large, transversal, tronqué, presque en demi-sphère; palpes labiales
de trois arlicles; mâchoires ciliées, à lobe externe grand, dilaté, arrondi à l'extrémité; l'inlerne court, allongé, ovalaire; lêle presque carrée; yeux échancrés; corselet convexe, Iransversal. élargi latéralement, arrondi sur les bords latéraux, échancré en avant; écHsson arrondi; élylres à peine plus larges que le corselet, grandes ; pâlies longues ; tarses à dernier article très-allongé.
ScoTÉE coRALLiPÉDE. Scotœus corallipes, Hope. Son corps est noir; ses élylres sont striées et poncluées; ses pâlies sont rouges, avec les tarses noirs. Taille, neuf lignes. De Java.
SCOTÈNE. Scofœna. iivs. Genre d'Hyménoptères, établi par le docteur KlUg, et qui paraît peu différer de celui de Thynne par les antennes et par les ailes. L'anus des mâles est un peu recourbé, ce qui le rapproche des Tengyres.
SCOTIA. BOT. f^. SCHOTIA.
SCOTIAS. INS. Nom donné par Czenpenski à un genre d'insectes coléoptères, que Scopoli a ensuite appelé Gihbium, désignation qui a prévalu, y. Giebie.
SCOTIMYZE. Scothiiyza. iNS. Diplères; genre de la famille des Musciens et du groupe des Piophilites, établi par lUacquart, qui lui assigne pour caractères : troisième article des antennes oblong. avec le style pubescenl; lèle hémisphérique; face nue; épislome un peu saillant; corps oblong; jambes intermédiaires terminées par deux pointes. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce; elle a reçu le nom de Scolimxza fuscipennis, Macq. On la trouve en Belgique et dans le nord de la France.
SCOTIKE. Scoliiuis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides, établi par Kirby. Les caractères que Kirby assigne à ce genre sont: labre bifide; lèvre à deux lobes allant en divergeant. Mandibules dentées, se touchant l'une et l'autre par leur extrémité. Mâchoires laissant un espace libre à leur base. Palpes assez épaisses; leur dernier article plus grand que les autres, pres(|ue triangulaire. Menlon à deux lobes un peu arrondis et divergents. Antennes moniliformes, plus grosses vers leur extrémité; leur dernier article trèscourt, à peine distinct. Corps ovale, rebordé. Ce genre se compose de deux ou trois espèces propres à l'Amérique méridionale; son nom vient du grec et signifie ténébreux.
ScoTiNE CRÉNicoiLE. Scotinus cretiicoUis , Kirby. Il est long de neuf lignes, noir, couvert presque enlièremenl d'un duvet court, roussâlre, mêlé de gris. Son corselet est Irès-échancré au bord antérieur dont les angles sont Irès-saillanls et aigus; les bords latéraux sont crénelés. Les élylres ont latéralement une carène fort élevée qui ne s'étend pas lout à fait jusqu'à leur extrémité, et fait suite aux bords latéraux du corselet; après celle carène, les élylres se recourbent fortement en dessous et embrassent l'abdomen. Les antennes sont hérissées de poils; elles sont composées de onze arlicles dont le troisième est le plus long de lous; le dernier ne parait court que parce qu'il est entièrement plongé dans le dixième qui est infundibuliforme. Du Brésil.
SCOTIOPTÈRE. Scotioptera. iNS. Ce genre de Dip-
lères est dû à Macqiiart, il appartient au groupe des i Dexiiles de la famille des Musciens. Ses principaux ' caraclères consistent dans ses antennes qui sont assez longues pour alleindre l'épistoine et dont le slyle est pubescent; épislonie non saillant; corps long et cylindrique; abdomen étroit; pâlies très longues. On ne connaît que quelques espèces de ce genre, et elles sont toutes brésiliennes. Macquartcile les Scolioptera pelluciila et punclata.
SCOTOBIE. Scotobius. iNS. Genre de l'ordre des Coléoplères, section des Héléromères, famille des Mélasomes, tribu des Blapsides, établi pai' Germar {Ins. Spec. 7iovœ aiit minus cognitœ, vol. 1, Coléopt., p. 135). Caractères : antennes plus courtes que le corselet, insérées sous un rebord de la lèle; leur troisième article en massue, plus grand que les autres; les quatrième, cinquième et sixième globuleux; les septième, builième, neuvième et dixième Iransverses; le dernier transverse et lron(|ué obliquement à son extrémité. Chaperon grand, un peu arrondi, inséré dans une écbancrure de la lête. Palpes filiformes; menton transverse, bisinué. Lèvre presque arrondie; yeux transverses, non saillants. Corselet transverse, rebordé; élytres réunies, ovales; extrémité des jambes ayant deux dents. Ce genre est propre à l'Amérique.
ScoToniE CRISPÉ. Scotobius crispatus, Germ., loc. cit., p. 136, pi. 1, fig. 3. Cet insecte est long de plus de sejit lignes, noir, obscur; son corselet est légèrement ponctué, avec deux impressions. Les élytres ont des tubercules rapprochés et rangés en séries. On le trouve à Buénos-Ayres.
SCOTOCHARIS. ois. L'un des synonymes de Barbacou, y. ce mot.
SCOTODE. Scotodes. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, élabli par Eschschollz, et au(|uel Fischer avait donné le nom de Palmatopus. Ce dernier auteur a restilué son premier nom à ce genre dans rEnlomograpliie de la Russie. Ses caractères sont exprimés ainsi : antennes allant en s'épaississant vers l'extrémité; leur troisième article très-long, le dernier ovale. Labre presque carré ; mandibules cornées, arquées, unidentées. Mâchoires membraneuses, bifides; leur lobe antérieur large, cilié; l'inlérieur linéaire. Palpes maxillaires sécuriformes; les labiales presque filiformes. Menlon entier, transversal. Ce genre, dont le nom vient d'un mot grec qui signifie sombre, se compose d'insectes à corps velu et qui ont la lète inclinée.
ScoTODE ANNEiÉ. Scotodes onnulatus, Escb., Mém. de l'Acad. des Se. de St.-Pélersb., t. vr, p. 434, n» 3; Germ. Magas., vol. 4, p. 398; Palmatopus Hunimelii, Fiscli., Entomologie de la Russ., vol. 2, tab. 22, fig. 7 à 9. Cet insecte est long d'environ cinq lignes, brun, avec un duvet gris. Les jambes sont grises, anneléesde brun. Il habile les lieux ombragés, en Livonie.
SCOTOPIilLA.iKS. Lépidoptères nocturnes; ce genre appartient à la famille des Noctuéliens et se trouve compris, par Hubner qui l'a créé, dans le groupe des Amphipyrites. Caractères : antennes sétacées dans les deux sexes; palpes ne dépassant pas sensiblement la longueur de la lêle; thorax ovalaire, avec les côtés
lisses; ailes antérieures d'un brun-noirâlre brillant et uniforme. Le Scotopinla trni/opntiis a <Ie quinze ;"» dix-huit lignes d'envergure; les ailes antérieures ont vers leur milieu, (rois petites taches noires, disposées en triangle; les ailes poslérieuressont d'un gris livide. On trouve ce Lépidoptère en Europe.
SCOTOPHILE. Scotophihis. mam. Genre de Mammifères carnassiers, de la famille des Vesperlilions, institué par Leach, qui lui assigne pour caractères : quatre incisives supérieures inégales, poinlues, les intermédiaires étant les plus grandes et simples, et les latérales bifides, à lobes égaux; six incisives inférieures, peu distinctement trifides; deux canines en haut et en bas, les supérieures ayant une petite pointe en arrière de leur base, et les inférieures une semblable en avant; quatre molaires partout, à couronne armée de pointes; troisième, quatrième et cinquième doigts des ailes ayant trois phalanges.
ScoTOPBiiE DE KtHL. Scotophilus KuhUi , Leach. Son pelage est d'un brun ferrugineux; ses oreilles, son nez et ses ailes sont bruns. Leach. qui a décrit celle espèce dans le treizième volume des Transactions de la Société Linnéenne, n'en indique point la patrie; mais tout porte à croire qu'elle est originaire de l'Inde.
SCOTTEA ou SCOTTIA. BOT. R. Brown (in Hort. Kew., édit. 2, vol. 4, p. 26S) a proposé sous le nom de Scottia, que De Candolle a modifié en Scottea, un genre de la famille des Légumineuses, (|ui serait ainsi caractérisé : calice à cinq dents un peu inégales, entouré de bractées imbriquées; corolle papilionacée, dont l'étendard est plus court que les ailes qui sont égales à la carène; dix étamines monadelphes; gousse pédicellée, comprimée, épaissie sur ses deux bords, et contenant trois à quatre graines slrophiolées. L'auteur de ce genre en a indiqué, sans description, une seule espèce qu'il a nommée Scottia dentata; elle croît sur les côles méridionales et occidentales de la Nouvelle- Hollande.
SCOULÉRIE. Scouleria. bot. Genre de Mousses de la famille des Bryacées, institué par Hooker, qui lui reconnaît pour caractères : coiffe à demi campanuléc; sporange terminal, égal à sa base ; opercule plan, adhérant à la columelle qui est exserle; péristome simple, découpé en trente-deux dents fendues au sommet, puis réfléchies. Hooker ne décrit qu'une seule espèce qui a été trouvée vivace sur les rivages de l'Amérique septentrionale, dans la partie occidentale.
SCOURJEON. BOT. Même chose qu'Escourgeon, y. ce mot.
SCRAPTER. INS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Andrenettes, division des Récoltantes, établi par Lepellelier de Saint-Fargeau et Scrville. Caractères : antennes des mâles allant un peu en grossissant vers le bout. Mâchoires réfléchies près de leur extrémité. Lèvre peu allongée, plus courte que les palpes maxillaires; son appendice terminal guère plus long que large. Cellule radiale allant en se rétrécissant depuis le milieu jusqu'à son extrémité qui est presque aiguË; trois cellules cubitales, les deux premières presque égales, la <leuxième rétrécie vers la radiale, rece-