C II
vanl les deux nenures léciirrenles; Iroisiùrae cellule allclgnanl presque le bout de l'aile. Jambes antérieures munies d'une seule épine terminale, garnie dans toute sa longueur d'une membrane étroite; celte épine est écbancrée îl l'extrémité, terminée par deux pointes aiguës, divergentes. Premier article des tarses postérieurs plus court que la jambe. Trois ocelles disposés en triangle sur le vcrtex. Ce genre, qui équivaut a la première division des .\ndrenettes de Latreille (Geti. Crust. et Ins., IV, p. 131), se compose de quatre espèces, dont trois propres à l'Afrique et une au midi de la France. Son nom vient d'un mot grec qui signifie fouisseurs. ScBAPTER BICOLORE. Sciopter bicolor, Lepell. de St.-Farg. et Serv., Encycl. mélb. 11 est long de six lignes, noir, cbargé de poils d'un gris roussâtre. Antennesallant en grossissant vers le bout, ferrugineuses, à l'exception de leurs trois premiers articles qui sont noirs. Deuxième et troisième segments de l'abdomen ferrugineux, ainsi que la moitié postérieure du premier. Ailes transparentes. Du cap de Bonne-Espérance.
SCRAPTICA. INS. y. SCRAPTIE.
SCRAPTIE. Scraptia. iws. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Trachélides, tribu des Mordellones, établi par Latreille, qui lui donne pour caractères : corps ovale-oblong, assez mon. Tète pencliée. Antennes filiformes, insérées dans une échancrure des yeux, composées de onze articles, la plupart presque égaux, courts, presque cylindriques; le deuxième le plus court de tous; le troisième et les premiers de ceux qui les suivent, un peu amincis à leur base; le quatrième un peu plus long que le troisième; le dernier obconique, pointu à l'extrémité. Labre avancé, membraneux, carré, un peu plus large que long, entier. Mandibules cachées, cornées, arquées; leur côté intérieur largement et fortement écbancré, unidenté; leur extrémité aiguë, refendue. Màcboires membraneuses, à deux lobes, dont l'extérieur beaucoup plus grand que l'autre, plus large à son extrémité, obtus et velu; l'intérienr très-petit, aigu. Palpes avancées; leur dernier article très-grand, sécuriforme dans les maxillaires, presque triangulaire dans les labiales. Lèvre membraneuse, en carré long, un peu plus étroite à sa base, arrondie à ses angles, à peine écbancrée dans son milieu. Menton court, demi-coriace, embrassant la base de la lèvre en manière d'anneau. Yeux lunules. Corselet presque demi-circulaire, arrondi antérieurement; sa partie postérieure transversale, point rebordée. Écusson distinct. Élylres point rebordées, recouvrant l'abdomen. Pattes assez courtes; jambes presque cylindri(|ues,avec leur épinelerminalecourte; pcnnllième arlicle de tous les tarses bilobé. Abdomen obtus, ne dépassant pas les élytres. Schoenlierr avait confondu ce genre avec ses Dircœa, dont il diffère essentiellement. On trouve ces insectes à l'état parfait sur les fleurs.
ScRAPTiE BRONE. Sctoplia ftisca, Latr.; Dircœa sericea, Gyllenh. , in Schœn. synon. Ins. append. , p. 19, no 26. Longue de deux ligues et demie; antennes, tète, corselet et abdomen d'un brun testacé; parties de la bouche, élytres et pattes d'un testacé plus clair; élylres et corselet finement pointillés, couverts d'un
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duvet court, couché, de couleur cendrée. Euiope.
SCRlBilA. BOT. Dans la Flore de Weléravie , on a donné ce nom, comme généri(|ue,au Cuciibatiis bacciferiis, L. Mais cette plante a été conservée seule dans le genre C»c!//)n/M«, les autres espèces étant des Silènes. f^. CuccBALE et Silène.
SCIilNUM. noT. (Necker.) Synonyme de Momonlica elateriiim. /'. Ecballier.
SCROBICARIA. bot. Le genre que Cassini a proposé sous ce nom, dans la famille des Synanthérées, tribu desSénécionides, est rentré dans le genre Seiiecto, où il conslilue la quatorzième section.
SCROBICULAIRE. Scrobiculaiia. coNce. Les Coquilles dont Schumacher s'est servi pour rétablissement de ce genre, sont les mêmes que celles qui servent de type aux genres Lutraire de Lamarck, Arénaire de Mégerle,et Ligulede Montagu et de Leach. /^.ces mots.
SCROBICULÉ. Scrohiculalus. bot. C'est-à-dire dont la surface est parsemée de petites fossettes plus ou moins irrégulières.
SCROPHULAIRE. Sciophularla. bot. Genre qui donne son nom à la famille des Scrophtilariées, et <iui appartient à la Didynamie Angiospermie, de Linné. 11 offre les caractères suivants : calice monosépale, persistant, à cinq divisions profondes; corolle monopétale, presque globuleuse; limbe plus ou moins resserré, à cinq lobes courts, obtus et plus ou moins inégaux. Êtaminesau nombre de cinq, dont quatie didynaraes, incluses ou saillantes, et la cinquième rudimenlaire, qui se présente sous la forme d'une petite languetle placée à la partie supérieure de la corolle ; les anthères sont uniloculaires, placées transversalement au sommet du filet. L'ovaire, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire, est à deux loges polyspermes et devient une capsule ovoïde, enveloppée par le calice et s'ouvrant en deux valves. Les Scropbiilaires sontdes plantes heibacées, vivaces ou frutescentes, ayant la lige généralement carrée, les feuilles opposées, simples ou plus ou moins profondément découpées et pinnatifiiles; les fleurs petites, d'une couleur obscure, formant une sorte de grappe terminale. Les espèces de ce geiii e sont assez nombreuses, et toutes appartiennent aux diverses régions de l'ancien continent.
ScROPHiiLAiRE soDEUSE. Scioplitilatia jiotlosa , L. Sa racine, horizontale et rampante, offre des renflements ou nodosités plus ou moins raiiprochées; ses feuilles sont simples, et ses fleurs forment une grappe nue et terminale. Toute la plante répand une odeur nauséabonde. Cette espèce croit dans les bois couverts.
SCROPBI'LAIRE AQCATIQDE OU BËTOINE n'EAC. SciO-
phiilaiia aquatica, L. Elle est plus grande que la précédente. Sa racine est fibreuse; ses feuilles sont auriculées à leur base. Elle croît sur le bord des ruisseaux et des étangs, en Europe.
SCROPHULARIÉES OD SCROPIIULARINÉES. Scrophulariœ. bot. Dans son Gênera Planlarum, le professeur De Jussieu a établi, sous les noms de Scrophulariées et de Pédiculaires, deux familles qui renferment un grand nombre des genres des Personnées deTournefort. L'illustre botaniste français distinguait surtout ces deux familles par le mode particulier de déhis-
cence de leur capsule qui , dans les Soropliulariées, s"oiivre en deux valves parallèles ù la cloison, landis <|ue dans les Pédiculaiies ces valves empoilent chacune avec elles la nioilié de la cloison. Mais li. Brown (Piodr. l'ior. Nov.-HotL, 1, p. 453) a proposé de réunir ces deux familles en une seule. Selon cel habile observateur, le mode de déliiscence, (|ui fait presque l'unique différence entre les deux familles établies par Jussieu, n'est pas suffisant, lorsqu'il n'est pas accompagné de quelques autres signes, pour distinguer deux familles. Car dans le genre reronica, par exemple, on peut trouver réunis, dans les diverses espèces qui en font partie, les deux modes de déliiscence par lesquels on avait jusqu'alors distingué les deux familles des Scropliulariées et des Pédiculaires. Richard a adopté cette manière de voir du savant botaniste anglais, soit dans sa Botanique médicale, soit dans la quatrième édition de ses Éléments de Botanique et de Physiologie végétale. Ainsi la famille des Scropliulariées, dont les caractères sont ici tracés, comprend les genres dont le professeur Jussieu avait formé les deux familles des Scropliulariées et des Pédiculaires. Voici ces caractères : le calice est monosépale, persistant, à quatre ou cinq dents, ou à quatre ou cinq lobes plus ou moins profonds et inégaux; la corolle est monopétale, irrégulière, à quatre ou cinq lobes inégaux, disposés en deux lèvres rapprochées ou écartées; les lobes de la corolle sont latéralement imbriqués avant l'épanouissement de la fleur. Les étamines sont ordinairement au nombre de i|uatre et didynames; dans un certain nombre de genres, les deux plus courtes avortent; l'ovaire est libre, à deux loges contenant chacune un nombre variable d'ovules attachés à deux trophosperines axiles. Le style est simple, terminé par un stigmate plus ou moins profondément bilobé. Le fruit est une capsule, très-rarement une baie, à deux loges polyspermes, s'ouvrant en deux on plus rarement cil quatre valves, souvent bifides à leur sommet, et qui tantôt sont parallèles à la cloison qui reste intacte, et tantôt emportent chacune avec elles la moitié de la cloison qui reste attachée sur le milieu de leur face interne. Les graines offrent .sous leur tégument propre un endosperme charnu et légèrement corné, dans lequel on trouve, vers la partie supérieure, un embryon très-petit, ordinairement antitrope, c'est-àdire ayant les cotylédons tournés vers le point d'attache de la graine. Dans quelques genres, et entre autres dans VHorneiiiannia, l'embryon est ortholrope. Les Scrophulariées sont des plantes herbacées, ou quelquefois des arbustes portant en général des feuilles opposées, quel<|uefois alternes; des fleurs munies de bractées tantôt axillaires, tantôt disposées en épis ou en grappes terminales. Cette famille a de grands rapports avec les Solanées et les Verbénacées. Mais elle diffère surtout des premières par son embryon droit et non courbé en arc, par ses Heurs irrégulières et ses étamines inégales; des secondes, par ses loges polyspermes, etc.
1" Scrophulariées. Capsule à deux valves parallèles aux cloisons.
A. Quatre étamines didynames.
Nuxia , Comm.; Buddleia, L.; Gomara, R. et P.;
Ritsselia, Jacq.; Scoparia, L.; Leiico/jUj-llum, Kunlh; Capraria, L.; Boilchaiisenia . Rolh; Xuaresia, R. et P.; Slemodia, L.; Coiiobea, Aublet; Mccaidonîa, R. el Pav.; f^iir/ulana, id.; Halleria, L.; Diceros, Leur.; Scrophularia, L.; Dodartia, L.; Gerardia, L.;Cj'inbalia, L.; Lopliosperinuiii, Don; Cliirila, Don; Maiiraiidia, Oiléga ; Mitrasaclime, Lab.; Ânanhinnni, Dcsf. ; Simbiilela, Forsk.; Liiiaiia, Tourn.; ^nlinhinum. Toiirn.; Colliiisia, Nuit.; Ne)iiesia,\eulen.;Digilalis. L.; Petislenion , Micli.; Hemimeris ,L.\ Angctonia, Humb. et Bonpl.; Adenosiiia, R. Brown ; Lininophila, id.; Heipeslis, Gœrtn.; Morgania, R. Brown; Torenia , L.; fandellia, L.; Lindvniia , L.; Liiiiosella, L.; Heleranthera, Nées et Martius; Browallia , L.; Svhweiickia, L.
B. Deux étamines.
Pœderola, L.; Cuiaiiga, Juss.; Calceolaria, L.; Dœa, Comm.; Schizanllius, R. et P.; Jovellana, id.; Giatiola, L.
2» Rhipianthées. Capsule à deux valves opposées ft la cloison, dont elles emportent chacune la moitié sur leur face interne.
A. Deux étamines ou davantage, mais non didynames.
Microcaipea, î{.]ivo\yn; l'e>onica,L.; Leptandra, Nutl.; Siblhorpia, L.; Disundra, L.
B. Quatre étamines didynames.
Oiin'sia, L.; Erùiiis, L.; Manulea, L.; Castilleja, L.; Barlsia, L.; Eiicroina, Kutt.; Escobedia, R. et P.; Miiiiulus, L.; Ucedaiia, R. Brown; Lamourouxia, Kunlh; Gxmnandia, ¥a\\.\Euphrasia, L.; Buchnera, Swartz; Centiaiitheia, R. Brown; Pedicularis, L.; Rliinaiilhus, L.; Melampynim, L.; Mazus, Loiireiro; Lafuentea, Lagasca; fJoiiieiiiau>iia,\\i\hU:now.
SCUBERTIE. Scubeilici. bot. f-'. Taxodier.
SCUKIA. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, et placé dans la famille des Cypéracées, a été réuni au genre Caivx, de Michaux.
SCURRULA. BOT. Patrick Browne a ainsi nommé une plante rapportée au genre Loianthiis de Linné. /'. ce mol.
SCLTALE. REPT. r. SCYTALE.
SCUTELLAlRE. Sciitellrina. BOT. Ce genre, connu sous le nom vulgaire français de Toque, appartient à la famille des Labiées et à la Didynamic Gymnospermie, L. Il offre les caractères suivants : calice très-court, bilabié, dépourvu de bractées, à lèvres entières, dont la supérieure est en forme de voûte intérieurement, et jiorte sur son dos un appendice en forme d'écaillé foliacée; corolle irrégulière, ringenle, dont le tube est courbé vers la base, renflé et comprimé dans les trois quarts de sa longueur, le limbe divisé en deux lèvres: la supérieure (casque) presque entière ou légèrement Irideiitée, Pinférieiire plus large, divisée en trois segments dont celui du milieu estéchancré; quatre étamines didynames; ovaire qiiadrilobé, du centre duquel s'élève un style filiforme, de la longueur des étamines, terminé par un stigmate recourbé et presque simple; quatre akènes placés au fond du calice persistant el ayant son orifice fermé par l'écaillé foliacée du limbe calicinal. Le genre Scutellaire esl très-remarquable
a SCUTELl.KRE r.cTie. ^i Fri.OORE \,,^.xrre, .
2 PHIDA cassiJoido, ^6 APIIKXE di^colore .
3 A^OlSOSm.E al.pède l?7 inOlim.UT. foKf.?.
O 't F11.G0KE poT(f.flKlnaenJ<^8 CEPK-VIJJ.E enlum;
par la structure de son calice. Ceux des genres européens de Labiées, dont il se rapproclie le plus, sont le Brunella ou Pnttiella, et VOcymum; mais il ofîre aussi des rapports nombreux avec des genres exotiques, tels que le Plectranthus et le Chilotlia. Scopoli et Mœncli ont donné inutilement le nom {;énéii<iue de Cassida à quelques espèces qui ne peuvent être séparées du genre Sciitellaria. Les Scutellaires sont des plantes lierbacées ou sous-frutescentes, à fleurs disposées en épis axillaires, solitaires ou lerminaux.
ScuTELi-AiRE CASSiDE. Sculellaiia rjalerictiluta, L. Sesticcs sont droites, hautes d'un à deux pieds, {çarnies de feuilles opposées, oblongo-lancéolées, cordées à leur base. Les fleurs sont bleues ou violettes. Elle est fort abondante le long des ruisseaux. En Europe.
SCUTELLAIRE.A'ra/eHana. bot. [Lichens.) Les botanistes antérieurs à Acbarius avaient créé un genre Sculellaiia, dans lequel ils avaient renfermé les Licbens dont le fiuit est sculellol'de. 11 en résulta un genre monstrueux, qui fut démembré el réparti dans les genres Lecanora, Lecidea, Urceolaria, etc.
SCUTELLAIRE. iNS. 1^. Sceteli.ère.
SCCTELLE. Sculella. Écmn. Genre d'Échinndermes pédicellés. ayant pour caractères : coips aplati, elliptique ou suborbiculaire, à bord mince, presque Iranchant, et garni de trés-pcliles épines ; ambulacres bornés, courts, imitant une fleur à cin(| pétales; bouche inférieure, centrale; anus entre la bouche el le bord, rarement dans le bord. Les Scutelles se reconnaissent avec facilité à leur grand aplatissement et à leurs bords plus ou moins tranehanls. Leur test est en général épais el solide; toute sa surface est couverte de petits tubercules granuleux, parlent à peu près de même volume; leurs épines sont très-petites et claviformcs. La surface supérieure est légèrement convexe; les ambulacres, au nombre de cini|, sont en général ovalaires et formés de deux lignes de pellls trous rapprochés en dehors; dans quel(|ues espèces, ces lignes restent écartées sansrapprochemenl.La surface inférieure est tout à fait plane ; la bouche est toujours située au centre, et l'anus plus ou moins voisin du bord postérieur; la surface inférieure est presque toujours marquée de cinq sillons plus ou moins ramifiés, qui vont, en rayonnant, de la bouche à la circonférence. La plupart des Scutelles atteignent une assez grande taille : leur forme est circulaire, ovalaire ou subpentagone, et approche de celle d'un bouclier ou d'un disque. Le bord est tantôt entier, tantôt entaillé ou profondément el régulièrement sinueux dans une partie de sa circonférence ; enfin quelques Scutelles sont percées à jour de trous oblongs ou arrondis, disposés régulièremenl. Les trous traversent l'épaisseur des deux tables du test, el ne communiquent point avec la cavité qui esl peu spacieuse. Des colonnes de même nalure que le tesl, verticales et irrégulières, s'observent dans l'intérieur des Scutelles, entre les deux tables. La bouche est armée de cinq pièces calcaires à deux branches, en forme de V; la face interne de ces branches est lamelleuse. Ces Échinodermes ne se trouvent à l'élat vivant que dans les mers inlertropicales; il y en a quelques espèces fossiles.
ScDTElLE DENTÉE. Scutello deiitala , Lamk.; Echiiin-
disons oibiculiis, L.; Ecliinodiscvs dvnlutus, Klein. Son lest est orbiculaire, déprimé, garni de neuf digitalions anguleuses en arrière; ses ambulacres sont grands el assez pointus. Il se trouve dans les mers de rinde.
SCUTELLE. Scutclla. bot. (Lichens.) On donne le nom de Scnlelleaux organes carpomorphes qui affectent la forme d'un disque. Si celle Sculelleesl sessile. elle prend le nom de Palellule. Les Parméliacécs ont seules des apoihéciessculclloïdes; elles apparaissent. sur les expansions foliacées, qui sont propres à ces Lichens, sous la forme d'un pore; ce porc grossit, se dilate vers le sommet, s'élargil peu à peu, s'affaisse el simule, plus ou moins complètement, un écusson. La Sculelle est formée extérieurement, aux dépens du thalle qui la margine; la partie inférieure du disque est dans le même cas; mais la partie supérieure se constitue d'une substance propre, ordinairement colorée, qui a reçu le nom de lame proligère; c'est l'accroissement ou Tépanouissement de celte lame proligère qui force le Ihalle à se distendre.
SCUTELLÈRE. Scutelleia. ms. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Héléroplères, famille des Géocorises, tribu des Longilabres, établi par Lamarckaux dépens du genre Pentatoma, d'Olivier. Ce genre ne diffère des Pentatomcs el des Iléléroscèles, qui ont des caractères communs, que par son écusson qui recouvre entièrement le dessus de l'abdomen et sons lequel sont cachées les ailes el les élytres, tandis que dans les Penlalomes et les Héléroscèles il est beaucoup moins grand. D'ailleurs tous les autres caractères sont les mêmes; les métamorphoses et les mœurs des Sculel- 1ères sont aussi parfaitement semblables. Les Sculel- 1ères se trouvent dans tous les pays du monde; leurs espèces sont d'autant plus grandes et plus riches en couleurs, qu'elles habitent des conlrées plus rapprochées de l'équateur. Ou en connaît un grand nombre qui ont été décrites par Fabricius sous les noms de Telyra el Cdiwjius.
SccTEiiÉRE ÉMERAtDE. Scutellera sniiirngdulri, Lepel. Sl.-Farg. et Serv., Encycl. Longue de cinq lignes; d'un vert un peu doré et irrégulièrement ponctué en dessus; dessous du corjis et pattes de même couleur, avec un reflet violet. Antennes noires, leur troisième article un peu plus court (|iie le second. Membrane des élytres brune, surtout dans sa moitié exlérienre. Lame abdominale pâle à son extrémilé. Cec alleignant la hase des hanches postérieures. On la trouve au Brésil.
SCUTELLÉRIENS. iRS. Brûlé a réuni dans cette famille Ions les insectes Hémiptères héléroplères. dont les antennes n'excèdent pas la longueur du corps, dont l'écusson, exlrêmemenl développé, couvre en grande partie les élylresct l'abdomen, et quebjuefois la lolalilé de ces organes, et dont enfin le corps esl ovalaire. Ces insectes sont en général remarquables par leurs formes variées et par l'éclat de leurs couleurs. Ils exhalent comme tous les autres Hémiplères une odeur désagréable qui, chez eux, est beaucoup plus pénétrante; ils se tiennent sur les plantes et vivent quelquefois en commun; on assure que les femelles veillent ronlinuellemenl à la conservation de leurs pelils. et
les di'fendent conde les insectes ravisseurs qui clierchent à s'en emparer pour en faire leur nourrilure. L'accouplement, vii la forme convexe de leur corps, ne peut pas s'opérer de la manière la plus habituelle chez les insectes de cette classe; le mâle ne peut monter sur le dos (le la femelle, mais les deux sexes se fixent bout à bout, de mani(>re que lorsque l'un avance, l'autre ne peut le suivre qu'à reculons Les femelles pondent des œufs le plus souvent ovales, qu'elles laissent échapper un à un et qui s'agglutinent sur les feuilles.
Les Scutellériens sont répartis en des genres assez nombreux, que l'on a réunis en deux tribus : les Peu-
TATOMITES et les SCUTELIÉRITES.
SCUTELLÉRITES. livs. L'une des tribus de la famille des Scutellériens, de l'ordre des Hémiptères liétéroplères. Elle comprend les genres : Pach)'ioris , Burm.; Telyra, Fabr.; Sphœrocoiis, \iurm.;Scute/lera, Latr.; A ngocoris ,Biirm.; Pel/ophora , Biirm.; Çypiocoiis, Burm.; Podops, Latr.; Caiiopiis, Fabr.; Chlœnocons, Burm. Ces insectes sont aisément reconnaissal)les,en ce qu'ils ont l'écusson fort grand, couvrant les élytres .jusqu'au bord extérieur.
SCUTELLIFORME. ScutelUformis. bot. L'embryon est qualifié Scutelliforme, quand il est, ainsi que les colylédons, mince, large et arrondi, représentant une sorte de bouclier.
SCUTELLITES. moll. Espèces fossiles du genre Pavois de Monlfort, adopté sous le nom de Parmophore. y. ce mot.
SCUTELLDM. bot. K. Htpobiaste.
SCUTIA. bot. Commerson, dans ses manuscrits, avait établi sous ce nom un genre de la famille des Rbamnées, qui fut réuni par De Candolle(P;o</;OHi.,2, p. 29) au genre Cennothus , à titre de section générique. Dans sa Monographie des Rhamnées, Adolphe Brongniarl a rétabli ce genre et en a ainsi exposé les caractères : calice dont le tube est urcéolé, le limbe quinquéSde, dressé; corolle à pétales presque plans, profondément échancrés; cinq élamines courtes, à anthères ovées, biloculaires; disque charnu, couvrant le tube du calice, ceignant étroitement l'ovaire, mais n'étant pas adhérent avec lui; ovaire à deux ou trois loges, surmonté d'un style court, simple, et d'un stigmate à deux ou trois lobes; fruit à trois coques, déhiscent, entouré par le calice qui se fend en travers, à sa base. Ce genre a pour types deux espèces dont l'une est le Rhaiiiniis circuniscissiis, L., auquel Brongniart donne le nom de Sciitia IiiUica, et qui croit dans l'Inde orientale. L'autre espèce est le Scutia Commersoiiii. Brongniart, que l'on trouve à l'ile de Mascareigne et sur les côtes orientales d'Afrique. Commerson a aussi désigné cette plante, dans son Herbier, sous le nom de Sentis qu'on lui donne vulgairement à Mascareigne. Une troisième espèce est le Scutia fenea, Brongn.; Rltamnus ferreiis, Vahl, qui est originaire des Antilles. Ce sont des arbrisseaux très glabres, à feuilles alternes, ra|)prochées par paires et presque opposées, entières ou à peine dentées en scie, coriaces, penninerves, accompagnées de deux stipules très-petites et caduques. Les épines, qui manquent quelquefois, sont crochues, presque aussi longues que les pétioles, et naissent des ais-
selles des feuilles inférieures où l'on n'observe point de fleurs; conséquemment ce sont des pédoncules avortés. Les fleurs sont ramassées dans les aisselles des feuilles, en petites ombelles simples et peu fournies.
SCUTIBRANCHES. Snitibranchia. MOLi. Cuvier (Règne Animal) employa le premier cette dénomination, et l'appliqua à un ordre de ses Gastéropodes. Cet ordre est partagé en deux sections, les Scutibranches non symétriques et les Scutibranches symétriques. Les genres Ormier, Cabochon et Crépidules sont compris dans les premiers. Le genre Ormier est partagé en trois sous-genres, les Haliolides, les Padolleset les Stomates. Les Scutibranches symétriques renferment les genres Fissurelle. Émarginule, Navicelle. Carinaire et Calyptiée. Si l'on voulait entrer dans un examen un peu minutieux de cet arrangement, on trouverait plusieurs genres qui ne sont point dans leurs vérilables lapports, comme les Carinaires, les Kavicelles, les Calyplrées. En adoptant l'ordre des Scutibranches, Férussac, dans ses Tableaux systématiques, a cherché à mieux coordonner les éléments qui le composent; mais il était difficile de ne pas échouer dans celte entreprise en suivant, comme il l'a fait, les errements de Cuvier; même en établissant trois sous-ordres et quatre familles, il sera toujours très-difficile de trouver les liens naturels entre la famille des Calyptraciens et celle des Héléropodes (Nucléobranches, lilainv.). Latreille (Fam. nal. du Règne Anim., p. 201) a bien senti que l'ordre des Sculibrancbes ne pouvait rester tel qu'il avait été d'abord présenté. Il ne le composa que de deux familles, les Auriformes et les Pibifoimes; dans la première, on ne trouve que les trois genres Haliolide, Stomate et Stomatèle; à la seconde famille apparliennent les genres Seplaire, Crépidule, Calyptrée, dans une première section, et Hipponice, Cabochon, Émarginule, Fissurelle et Parmophure dans une seconde. f^. ces mots. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a distribué tous ces genres d'une autre manière; il a réduit les Scutibranches à un petit nombre de genres divisés en deux familles, celle des Olidées ( /-'. ce mot ) pour les Haliolides et les Ancyles, et celle des Calyptraciens pour les Calyptrées, les Cabochons et les Hipponiees.
SCOTIFORMES. Scntifonnia. moli. Latreille (Fam. nat. du Règne Anim., p. 202) nomme ainsi la seconde famille des Cyclobranches; il la compose des genres Patelle et Ombrelle, f^. ces mots.
SCLTIGER. bot. Genre de Champignons, formé par Paulet pour des Bolets et des Polypores.
SCETIGÈRE. Scnligera. iss. Genre de la classe des Myriapodes, ordre des Chilopodcs, famille des Inœciuipèdes de Latreille (Fam. nat. du Règne Anim. ). établi par Lamarck dans son Système des Animaux sans vertèbres, et placé par cet auteur parmi ses Arachnides antennistes. Suivant Latreille, les caractères de ce génie sont : corps allongé, mais point vermiforme ou linéaire, divisé, vu en dessous, en quinze anneaux portant chacun une paire de pieds, recouvert en dessus par huit plaques ou demi-segments, en forme d'écussons, et cachant les spiracules. Pieds allongés, surtout ceux des dernières paires, avec le tarse long et très-
uiliciilé; yeux yiaiiils, avec une cornée à facelles. Ces iinimaux ont les plus (;rands rapporls avec les Scolopendres, mais ils en diffèrent par plusieurs caractères et surtout par les pattes qui, dans ces derniers, sont égales entre elles; le iiiême caractère les éloigne aussi des Iules et des autres genres voisins, llllger {Faune d'Élruiie de Rossi, t. ii, p. 299) a donné le nom de Cermatia à ce genre longtemps avant que Lamarck l'eût établi sous celui de Scutigère. Ce nom de Cermatia a été adopté par Leacli; mais I.alreille a conservé dans tous ses ouvrages le nom que Lamarck lui a assigné.
Le corps de ces Myriapodes est presque cylindrique, long, moins déprimé que celui des Scolopendres, un peu rétréci en pointe, à son extrémité postérieure et un peu plus large au hout opposé, le diamètre transversal de la tète étant un peu plus grand. Cette tête est pres- <|ue carrée. Les yeux sont, suivant Léon Dufour (Ann. des Scienc. nat., t. ii, p. Pô), à facettes, et loin d'èlrc orbiculaires comme on l'avait dit avant lui, ils circonscrivent un triangle dont la base est antérieure et arrondie. Les antennes sont insérées au-devant des yeux, sétacées, presque aussi longues que le corps, composées d'une multitude de petits articles; elles offrent vers le quart environ de leur longueur, à partir du point d'inserlion, un article trois ou (jualre fois plus long que ceux qui le précèdent et qui le suivent; à cet endroit lesantennes forment un léger coude. Les palpes maxillaires sont saillantes, épineuses et filiformes .Les pieds-mâchoires extérieurs ou pieds-maiulihules de Léon Dufour s'insèrent, suivant ce naturaliste, sur un demi-anneau fort étroit, placé derrière le bord occipital de la lèle et caché sous le premier segment dorsal. Ils sont composés de quatre articles dont le dernier est un crochet brun, modérément arqué. Les deux divisions de la fausse lèvre, comprise entre ces pieds-raàchoires, ont leur bord supérieur entier et garni d'épines. Savigny (Mém. sur les Anim. sans vertèbres) a fîguré et décrit, avec une grande exactitude, tous ces organes, et on peut en prendre une idée bien nette en consultant son ouvrage. Les huit placjues qui recouvrent le dessus du corps des Scutigères sont assez épaisses, et forment autant de petits boucliers ou écussons presque carrés. Indépendamment des segments dorsaux pédigères, Léon Dufour a observé [S'eut, liiieata fem.) deux plaques rétractiles arrondies; au-dessus de ces plaques on observe d'abord deux crochets bruns, acérés, à peine arqués, biarticulés; puis deux pièces ovalaires, hérissées comme des brosses. Les pattes diffèrent essentiellement de celles des Scolopendres; elles tiennent au corps par deux articles correspondant à la hanche et dont le second est très-court; viennent ensuite deux autres articles plus gros (|ue les suivants, allongés, formant un angle à leur point de réunion qui représente la cuisse. Une quatrième pièce, plusallongée que la précédente, mais plus menue, forme la jambe, et entin vient le tarse; ces tarses, à l'exception de ceux de la dernière paire de pattes, qui, comme on sait, ont bien plus de longueur que les autres, sont composés de deux ordres d'articles qui semblent constituer deux pièces distinctes l'une de l'autre. Les pattes des Scuti-
gères se désarticulent au moindre contact, et conservent pendant plusieurs minutes, après avoir été séparées du corps, une conlractilité singulière, presque convulsive. Léon Dufour a remarqué que celte contractililé se conservait d'autant plus longtemps que les pattes étaient plus postérieures.
Léon Dufour ( Annales des Sciences naturelles) a donné l'anatomie d'une espèce de ce genre. Les organes de la digestion se composent : 1» de deux glandes salivaires, moins grandes que celles des Lilliobies. Elles ont la forme d'une grappe ovale, blaiichàire et granuleuse, composée d'utricules ovales, oblongs, assez serrés entre eux et traversés, suivant leur longueur, par une rainure médiane; 2° du tube alimentaire, qui a la plus grande analogie avec celui des Lilhobies. L'œsophage est extrêmement petit, et il est presque caché dans la lête. Le jabot est formé par une légère dilatation de l'œsophage, et il se dislingue du ventricule chylifique par une différence de texture; ce dernier est couvert de cryptes glanduleux, ronds ou ovales. Cet organe est brusquement séparé de l'intestin par un bourrelet annulaire, où s'insèrent les vaisseaux biliaires. Ce que l'on peut appeler cœcum n'est qu'une dilalation de l'intestin dans lequel Léon Dufoura trouvé quelques crottes grisâtres; 3" des vaisseaux hépatiques qui sont au nombre de quatre, proportionnellement plus courls que dans les autres Myriapodes, et dont l'une des paires est plus grosse que l'autre. Les organes mâles de la génération sont composés de deux testicules oblongs, amincis à leur hout intérieur, et contluant aussitôt en une anse courte, qui reçoit le conduit commun des vésicules séminales; par leur extrémité postérieure, ils dégénèrent chacun en un canal déférent filiforme, qui bientôt offre un renflement aussi considérable que le testicule même; il se rétrécit enfin en un conduit qui va dans l'appareil copulateur. Les vésicules séminales forment la partie la plus apparente de l'organe générateur; elles sont formées de deux ulricules ovoïdes, placées vers le milieu de l'abdomen et munies chacune d'un conduit capillaire qui se réunissent bientôt en un seul canal plus long que tout le corps de l'insecte, et qui s'insinue et s'abouche, après bien des circonvolutions, dans l'anse où confluent les extrémités antérieures des organes sécréteurs du sperme. Les organes femelles consistent en un ovaire et deux glandes sébacées; de chaque côté de la partie postérieuie de l'ovaire, on aperçoit un disque arrondi, semidiaphane ou opaloïde, se terminant par un gros pédicule. La vulve est armée, des deux côtés, d'une pièce mobile, ([ui doit jouerun rôle dans l'acte de la copulation. En enlevant les plaques dorsales de la Scutigère pour mettre à découvert les viscères, on crève souvent des glandes ou des sachets adipeux, d'où s'écoule une humeur d'un violet rougeâtre; on trouve aussi audessus des viscères des lobules adipeux, blancs et disposés parfois en mosaïque.
Ces animaux se tiennent pendant le jour dans les greniers ou les lieux peu fréquentés des maisons , le plus souvent entre les vieilles planches, les poutres et quehiuefois sous les pierres; ils ne se montrent que la nuit, et on les voit alors courir sur ks murs avec une
fjrande vilesse et y clierclier des Cloportes et des insectes dont ils font leur nourriture; ils piquent ces petits animaux avec les crochels de leur bouche, et le venin qu'ils distillent dans la plaie agit Irùsprompteinent sur eux. C'est principalement dans les lemps pluvieux que les Sculigères paraissent en plus grand nomlire. Les habitants de la Hongrie les redoutent beaucoup, au rapport d'Illiger.
ScBTiGÈRE RAYÉE. Sculigera lineata, Latr.; Cerniaiia lineata, Illig., Faune d'Élrnrie de Rossi , t. ii, p. 190; Sciitigern araneoides, Latr. (Gen. Cnist. et /«s., t. 1, p. 77); Scolopendra Coteoptrala, L., Fal)., Panz., Faun. In.i. Geriii., fasc. 51, iîg. 12; Scolopendre à vingt-huit patles? GeofF. Elle est longue de prOs d'un pouce, jaune, avec des raies longitudinales peu foncées.
SCUTIGÉRITES. Scutigerilœ. ins. Famille d'insectes Myriapodes, de l'ordre des Chilopodes, établie par Lucas, qui la caractérise ainsi : corps assez court, recouvert de huit plaques en forme d'écusson, sous lesquelles sont les ouvertures de la rcspiralion, conduisant à des poches pneumatiques, qui communiquent avec d'autres trachées, mais latérales et inférieures; le dessous est divisé en quinze demi -anneaux , portant chacun une paire de patles lerminées par un tarse fort long, grêle et multiarliculé; les dernières sont plus grosses; les yeux sont grands et leur cornée est réiiculée ou à faceltes; les antennes sont grêles et longues; les palpes sont saillanteset garnies de petites épines. Ces animaux se tiennent dans les maisons, s'y cachent enire les poutres et les solives des charpenles, courent avec une vélocité extraordinaire et perdent très-souvent une parties de leurs patles lorsqu'on veut les saisir. La famille ne se compose que du seul genre Sciitigeni, Lamk.
SCUTIPÈDES. OIS. Dénomination sous la(|uelle on a désigné les Oiseaux dont les larses sont recouverts d'une peau écailleuse, divisée par anneaux.
SCUTULE. Scutula. bot. Loureiro [Flor. Cocliinch., p. 290) a établi sous ce nom un genre c|ui est peut êlre le même que le Memecylon de Linné, décrit d'une autre manière. De Candolle (/'/w/;'. Syst. veget., m, p. 7) l'a placé dans la petite famille des Mémécylées, et l'a ainsi caractérisé d'après Loureiro : calice dont le tube est adhéicnt à l'ovaire; le limbe tronqué, étalé, charnu, en forme de disque ou d'écu ; corolle à qualre ou cinq pélalesconnivents, placés sur les bords du calice; huit à dix étamines dont les filets sont fléchis en dedans, et dont les anthères sont courbées, oblongucs; style filiforme, simple au sommet; baie à huit loges qui renferment chacune une seule graine un peu comprimée.
ScuTDLE A OMBELLE. Scutula umbellata, Leur. Arbrisseau glabre, à feuilles opposées, lancéolées, trèsentières, à fleurs bleues on violettes, portées sur des pédoncules axillaires ou terminaux. De la Cochinchine.
SCCTUS. MOLL. ( Denys Monlfort.) r. Pavois et Par-
aOÏHORE.
SCYBALIER. Scybalium. dot. Ce genre, de la famille des Balanophorées, a été inslilué par Scliott et Endlicher pour une plante fungiforme, qu'ils ont observée dans les forêts primitives el ombragées du Brésil. Celle
plante singulière est tout à fait brune, parasite sur les racines des arbres, munie d'un rhizome en forme de tubercules globuleux, fongueux, charnus, agglomérés, el dont l'ensemble esl de la grosseur du poing. De ce rhizome naissent inférieiirement el latéralement des racines qui vont s'allacherà celles des arbres, et supérieurement des capitules lanlol solitaires, tantôt agglomérés, lesquels sont couverts d'écaillés élrnilemenl imbriquées. Ces capitules ont d'abord une forme à peu près globuleuse, puis ils s'allongent, deviennent obconiques el plus ou moins fungiformes, offrant en dessus un disque florifère plus ou moins large. Le nombre des Heurs esl considérable, et leur sexe est distinct dans chaque capilule. Le périgone des fleurs mâles est tubuleux el trifide; elles ont trois étamines soudées par leurs filets. Les fleurs femelles renferment un ovaire biloculaire, surmonté de deux styles.
SCYDMÈNE. Srydmœnus. ins. Sous celte dénominalion, signifiant en grec qui a un air triste, Latreille a désigné un genre d'insecles Coléoptères penlamères, de la famille des Palpeurs, réuni par Herbsl, llliger el Payknil aux Psélaphes, el par Fabricius aux AntlUciis, ou Notoxes, d'Olivier, mais distinct des uns et des anlies par le nombre des articles des larses qui est de cin(| à lous. /^. Palpeurs. Ce genre, que les entomologistes modernes ont adopté, se rapproche de celui de Masiige; mais il s'en éloigne par jilusieurs caractères : les antennes, composées d'arlicles plus courts et plus arrondis, et dont le deuxième esl aussi grand au moins que le suivant, sont sejisiblement plus grosses vers le bout. Les palpes maxillaires se terminent par un article très-petit et poinlu, et qui, dans quelques es])èces, est invisible ou confondu avec le précédent ou le quatrième, ce qui a également lieu dans plusieurs Braohélylres. Le corselet est presque globuleux. L'abdomen est |)roportlonnellement plus court que celui des Masliges et presque ovoïde. Les cuisses sont en massue. Ces Coléoptères sont Irès-pelils, généralement propres aux contrées septentrionales et tempérées de l'Europe, et paraissent avoir les mêmes habitudes que les Psélaphes. On les trouve aussi à terre, sous les dclritus des végétaux, el souvent dans les lieux aquatiques. Du Ros a observé que l'espèce nommée Clavatus par Gyllenhal, habile les fourmilières, habitude commune ù quel(|ues Psélaphiens et Braohélylres. Elle forme avec quelques autres une division particulière, remarquable par les antennes, dont les trois ou qualre derniers arlicles composent une massue ou sont brusquement renflés. Celle espèce a d'ailleurs le corselet plus oblong et sans impressions. Elle est fauve, luisante et un peu pubescenle. Dans le Scydmène de Godart, les antennes sont insensiblement plus grosses vers le bout. Le corps est couleur de marron foncé, pubescent, avec le corselet presque en cœur, et offrant, vers sa base, une impression Iransverse, mais peu marquée. Dans le Scydmène de Dalman, qui a de grands rapports avec celle espèce, le corps est noir, presque glabre, avec les anlennes et les pattes fauves. Dans le Scydmène hirlicolle, les qualre derniers arlicles des anlennes sont plus gros, el le corselet esl garni d'un duvel assez épais. K. Gyllenhal, hiscct.Siiec.,\.\ el iv.
SCYOMÉ?i[TES. Scxilinœnites. ins. Le docleur Leacli ( Zool. viiscelL, t. i(i, p. 81 ) désigne ainsi un sioiipe d'insectes Coléoptères penlamèies, de la famille des Palpeurs de Lalreille, ayant pour caractères distinctifs ; antennes de onze articles prescpie filiformes, coudées :i|Mès le premier qui, ainsi (|ue le suivant, sont les plus lonjîs; palpes maxillaires grandes et avancées: les deux derniers ailicles formant une massue ovale; tète ovale; corselet presque en cœur, Ironqué en arrière; élylies ovalalres; articles des tarses cylindriques, entiers; les quatre premiers égaux, le dernier plus long. Les genres iMasligus, lllig.; Scydinœniis, Latr.; £'M«/icri/s, Delap.; Miciodemn, Delap., et Clitlicui, Delap., constituent le groupe des Scydménites.
SCYLLARE. SiryUarus. CRCST. Le nom de ScxHariis avait été donné par Aristole au Cruslacé(|ue l'on croyait élre le gardien de la Pinne marine; Belon voyait dans une espèce de ce genre l'ArcIos d'Aristote; Piondelet en a formé les Squilles en les prenant pour les Carides des Grecs ou le Gemmanis des Latins ; il y reconnaissait la Cigale marine d'Élien ; enfin Scaliger y a clierclié le Crangon d'Aristote. Ces animaux portent encore sur les côtes de la Méditerranée le nom de Cigales de mer; ils forment un genre bien caractérisé, appartenant à l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, triliu des Scyllarides, et qui se dislingue de tous les autres par la forme des antennes extérieures. Leur corselet est presque carré, un peu plus large en devant, avec deux fossettes arrondies ou ovales, une de chaque côté, le plus souvent situées près des angles antérieurs et destinées à loger les yeux. Les pieds-mâchnires extérieurs ressemblent, abstraction faite des palpes llagelliformes , aux deux pattes antérieures; ils sont comme elles courbés en dedans et appliqués l'un contre l'autre dans toute leur étendue. Les antennes latérales sont dépourvues des filets pluriarticulés qui les terminent dans les autres Décapodes; leur pédoncule est inséré en dedans des yeux, sur le devant du corselet et composé de quatrearticlesdilatés latéralement, aplatis: le premier est plus petit que le deuxième et très peu dilaté sur le côté extérieur; le deuxième est beaucou|) plus grand, dilaté à son côté extérieur et arrivant jusqu'au niveau du bord extérieur du test. Le troisième est trèspetit, placé dans une échancrure du deuxième, et le quatrième est très-large, en forme de triangle renversé, avec la base et le bord terminal arrondis. Les antennes mitoyennes sont placées au milieu de la largeur du corselet, entre les extérieures; elles se louchent; leur pédoncule esl comjiosé de cinq arlicles presque tous cylindriques et terminés par deux petits appendices dont le supérieur est un peu plus long, en cône allongé, pluriarticulé; l'inférieur est plus court, mais plus gros, presque ovoïde, très-fînement strié transversalement et finissant brusquement en une pointe divisée en petits articles. Le côté supérieur forme, avant cette pointe, une gouttière garnie d'une double frange de cils. Ces antennes sont plus longues que les latérales, avancées et faisant un coude à l'extrémilé du deuxième article et à celle du qualrième. Les yeux sont placés dans les fossettes du corselet dont il a été parlé plus haut; ils sont très- écartés l'un de
l'autre et posés sur un pédicule assez gros, mars trèscourt. Les pattes sont composées de cinq arlicles dont les detix premiers sont très courts, le troisième le plus long de tous, le qualrième court et le cinquième plus long (lue le quatrième, mais beaucoup plus court que le tioisième; le tarse ou sixième article est conique, comprimé; il finit en une pointe Irès-aigue et un peu courbée en crochet. Dans les femelles, le cinquième article des pattes pnsléiieures esl prolongé à l'angle inférieur de son extrémité, en manière de dent ou de doigt. Ces pattes sont plus courtes, et leurs poinis d'insertion forment deux lignes qui divergent d'avant en arrière, de sorle (|ue l'intervalle pectoral compris entre elles forme un triangle allongé. Le dessus du lest de ces Crustacés est ordinairement raboteux et quelquefois anguleux ou garni d'une multitude d'impressions qui représentent une apparence de sculpture. La queue est longue, large, composée de six segments dont les côtés forment chacun plus ou moins un angle; le dessous n'offre, dans les deux sexes, que huit appendices, quatre de cha(iue côté. Ils sont petits et couchés transversalement sur le dessous des anneaux; ils sont composés d'une lame membraneuse, presque en forme de spalule ou elliptique, bordée de cils et portée sur un court article servant de pédoncule. Celle lame est double aux deux premiers appendices du mâle et peutêtre aussi aux aiilres. La femelle diffère sous ce rappoit de l'autre sexe en ce ([ue ses appendices sont accompagnés d'un filet membraneux, long, de trois articles, cilié on velu au bout, et servant à retenir les œufs. L'extrémilé de la queue est garnie de cinq feuillets à peu près semblables à ceux des Langoustes.
Les Scyllares sont assez communs dans les mers; ils se plaisent également dans les terrains argileux à demi noyés; ils se creusent des terriers un peu obliques, d'où ils sortent quand la mer est calme pour aller chercher leur nourriture. Ils nagent par bonds, et leur natation est aussi bruyante que celle des Palinures. Pendant la saison des amours, ils s'ajqiroclient des endroits lapissés d'Ulves el de Fucus. Les femelles n'abandonnent leurs œufs, qui sont d'un rouge vif, qu'après qu'ils sont développés. On mange ces Crustacés.
Ce genre se divise ainsi qu'il suit :
A. Second article des pieds-mâchoires extérieurs sans divisions iransverses ni dentelures, imilant une crête le long de son côlé extérieur ; yeux situés près des angles antérieurs et latéraux du lesl.