SEC
opposées, à fleurs liés peliles, disposées en corynil)CS axillairesel dicliolomes.
SÈCHE. Sepia. moli. Genre de la classe des Mollusques céphalopodes, élabii par Linné, mais consldérablemenl modifié depuis ce i;iand naluialisle.
Les Sèches sont des animaux paiisel symétriques, qui se dislinfîuenl des Calmars par la forme des naffeoires, la slruclure de l'os dorsal, elc; dans son ensemble, le corps peut se diviser en deux parties, l'une antérieure que Blainville nomme céphalo-thorax et l'autre postérieure. Sa partie antérieure, appelée aussi la tête, est nettement séparée du corps ou de la partie i)0Slérieure par un col court, libre dans toute sa circonférence ; elle est surmontée tout à fait antérieurement par huit appendices d'une médiocre longueur; ces appendices, (|ue l'on nomme bras ou pieds, sont charnus, inusculeux, Irésforls et disposés d'une manière réfiiiliére,symélri(|ue et circulaire autour d'un point central occupé par l'ouverture buccale. Ces quatre paires de bras ne sont pas d'une épale force, la paire inférieure est la plus grosse, les autres vont en diminuant jus(|u'à la supérieure. Lorsqu'ils sont contractés, ils sont à peine aussi longs que la tète, cylindriques, un peu aplatis et couverts de ventouses à leur face interne; en dehors la peau en est lisse et semblable à celle <|ui couvre le corps et la tête. A la base de la paire inférieure des bras, enire cette base el la masse buccale, on remarque deux lacunes assez profondes, du fond desquelles partent deux appendices longs et grêles, cylindriques dans la plus grande étendue et se terminant chacun par une sorte de pavillon élargi, couvert à sa face interne de ventouses semblables à celles des huil autres bras. Cet arrangement des bras sur la tète est absolument semblable dans les Calmars; il diffère dans les Poulpes où tous les bras étant également fort longs, les deux bras palmés des Sèches auraient été inutiles dans ce genre; ils sont réunis à la hase par une membrane, tandis que dans les Sèches ils restent divisés dans toute leur longueur.
La téle, assez fortement aplatie, à peu près aussi convexe d'un côté (|ue de l'autre, présente latéralement deux gros yeux dont l'organisation est beaucoup plus avancée que dans aucun autre Mollusque; ils sont dépourvus de véritables paupières. Au centre des appendices branchiaux se voit une ouverture buccale grande, environnée d'une sorte de lèvre ou d'un bourrelet circulaire, et garnie de mandibules cornées, dont la forme est semblable à celle d'un bec de Perroquet. Le col aplati et court est prescjue aussi large que la tête, mais beaucoup moins que le corps inférieurement; à sa jonction avec la tète, se voit une ouvei ture fort ample, qui communique inférieurement avec le sac branchial et supérieurement avec une sorte de conduit infundibuliforme, médian, libre à son extrémité antérieure où elle est ouverte, remontant jusqu'au niveau des yeux; c'est le canal des excrétions. Le corps est ovale, allongé, arrondi postérieurement, sublronqué antérieurement, aplati de haut en bas, un peu plus convexe sur le dos que sur le ventre. Sur les côtés et dans toute la longueur, à l'endroit où les faces dorsales et ventrales se réunissent, est un angle aigu où se voit un
appendice cutané, aplati, qui fait l'office de nageoire.
La peau est mince et muqueuse; elle se détache nettement et facilement du plan musculaire sous-posé; elle a une coloration qui lui est propre, et de plus elle présente, comme les Poulpes et les Calmars, le singulier phénomène d'avoir des aréoles remplies d'un liquide coloré, qui parait et disparait régulièrement comme si son mouvement dépendait de celui du cœur, et cependant ces aréoles ne communiquent en aucune manière avec le système sanguin; la peau est généralement plus foncée en couleur sur le dos que sur le ventre; elle forme sur le dos un vaste sac sans ouverture extérieure, qui contient une coquille cellulcuse, légère, que l'on nomme l'os de Sèche; cet os a une forme et une structure qui lui sont propres, à tel point qu'il servirait, à la rigueur, pour caractériser le genre, si déjà il ne se distinguait par d'autres moyens. Dans CCS derniers temps, Blainville a proposé de lui donner le nom particulier de sépioslaire. Le sépiostaire est placé dans le dos de la Sèche; sa forme est ovale, allongée, un peu plus large postérieurement qu'antérieurement; il est déprimé de haut en bas et presque également convexe des deux côtés; il se termine postérieurement par un bord coinéo-calcaire , évasé, aliforme. fort mince, qui. après s'être un peu rétréci, se termine en diminuant gra<luellement sur les côtés de la coquille. La disposition de ce boid (|ui se relève en s'évasant produit, à la partie postérieure et ventrale de la coquille, une cavité large et peu profonde ijue l'on peut comparer à celle des aulres coquilles; le sommet de cette cavité se relire un peu vers le bord et correspond à l'apophyse postérieure dont il sera bientôt (juestion ; c'est là que commencent les lames spongieuses qui constituent la masse principale de la coquille, elles se recouvrent de manière à ce que la dernière ou la plus nouvelle cache la plus grande |iailie rie toutes les aulres; de sorte que, par le mode d'accroissement et d'avancement des couches, elles laissent leur bord postérieur à découvert, ce que montrent les accroissements réguliers. Le sépiostaire se termine postérieurement par une partie plus solide, ordinairement calcaire, en forme d'épine ou d'apophyse droite ou couibée; elle est lixée par sa base à la partie marginale et postérieure de l'os de Sèche, et, en dedans, le centre de cette apo|ihyse correspond au sommet de la cavité d(^ la coquille. Dans les espèces fossiles des teriains tertiaires, l'apophyse terminale est fort épaisse et rendue plus solide à la hase par un bourrelet osseux el longitudinal. L'os de la Sèche, très-poreux, très-léger et en même temps solide, représente en queli|ue sorte i)ar sa position la colonne vertébrale des Poissons.
Le système digestif des Sèches se compose antérieurement d'une ouverture buccale pourvue de mandibules cornées, d'une langue épaisse, charnue, cylindracée, composée de muscles intrinsèques comme dans les Mammifères; sa surface est couverte de crochets cartilagineux, renversés du côté de l'oesophage ; ils sont destinés à y introduire le bol alimentaire et à l'empêcher de remonter. A l'intérieur de la bouche se voient aussi les ouvertures des canaux salivaires; les uns, postérieurs, sont fournis par les glandes salivaires
supérieures, placées de chaque côlé delà masse huccalc : ils s'ouvrent dans la partie supérieure de l'œsophaffe. Deux autres fflandes salivaires beaucoup plus grandes, à peine lobées , placées dans la cavité viscérale de chaque côté du jabot, donnent naissance à deux canaux latéraux, qui convergent l'un vers l'autre, se réunissent en un seul qui perce la partie antérieure de la masse charnue, la traverse en dedans de la mandibule et s'ouvre à la base de la langue. L'œsophage, qui naît de la cavité buccale derrière la langue, est cylindrique, membraneux, assez grand ; il passe à travers l'anneau cartilagineux de la tête, à travers celui que forme la terminaison de l'aorte dans la poche placée derrière le foie. Lorsqu'il est descendu dans celte cavité, il s'y dilate subitement en une grande poche membraneuse, qui est le premier estomac. Cuvier le nomme le jabot, parce qu'en effet il a de la ressemblance avec le jabot des Oiseaux; il est longitudinal, se prolongeant dans la direction de l'œsophage; sa membrane interne ou muqueuse est plissée en dedans : il se termine au gésier; mais pour l'atteindre il est ohligé de traverser le diaphragme formé par la membrane qui tapisse la cavité du foie. Le gésier est tout à fait comparable à celui des Oiseaux ; il est pourvu de muscles Irès-pnissanls et fort épais, et à l'intérieur d'une membrane subcartilagineuse, qui se détache trèsfacilement de la même manière absolument que celle des Oiseaux. Ce gésier est contenu dans une cavité parliculière du péritoine, ce qui a lieu également pour une autre cavité que Cuvier nomme cœcum ou estomac en spirale, parce qu'en effet elle affecte cette disposition; elle est située à gauche et au-dessous du gésier dans une position telle, que son ouverture se trouve à peu près au même niveau, et peut recevoir en même temps que le gésier les aliments préparés dans le jabot. Cet organe fait un tour et demi de spirale; il est garni en dedans d'une lame spirale saillanle. C'est sur son bord interne que rampent les vaisseaux biliaires pour s'ouvrir vers le sommet de la spire ; l'intérieur de celte cavité est garni d'un grand nombre de replis membraneux, dans lesiiuels on reconnaît des cryptes muqueux. C'est donc dans son intérieur que les aliments, déjà avancés dans l'acte de la digestion, se combinent avec la bile avant de passer dans l'intestin. Celui-ci est séparé des estomacs par un pylore au-dessous duquel il se renfle un peu, en passant derrière le foie pour se loger dans une cavité péritonéale, particulière, à droite, où il fait deux replis; soutenu par un mésentère, il repasse ensuite dessous le foie, se dirige alors en avant ù côté de la principale veine -cave, descend entre les lames de la bride musculaire antérieure, et se termine à l'anus. On aperçoit cette partie à la face postérieure interne à la base de l'entonnoir. Telle est la disposition des organes de la digestion dans les Poulpes. Klle ne diffère que fort peu dans les Sèches. L'œsophage est plus long, non dilaté, et le gésier généralement plus petit. Le foie, dans le Poulpe comme dans la Sèche, est fort grand et placé dans une cavité péritonéale antérieure, avec l'œsophage, les glandes salivaires, etc. Dans l'un il est sans lobure et renferme la poche du noir; dans l'autre (la Sèche) il est profondément divisé
en deux, et la bourse du noir, plus grande que dans les Poulpes, est située dans la cavité abdominale. Le foie, dans l'un et l'autre genre, donne naissance à deux canaux biliaires <|ui s'ouvrent à l'extrémité de la cavité spirale du cœcum.
Tout le monde connaît la singulière facilité qu'ont presque tous les Céphalopodes, et notamment les Poulpes et les Sèches, de répandre, au moment du danger, une liqueur noire, qui leur donne le moyen de troubler l'eau et d'échapper ainsi à la poursuite de leurs ennemis. Cette liqueur noire est le résultat d'une sécrélion dont l'organe avait élé confondu par Monro avec le foie, ce qui lui avait fait dire que la liqueur noire était de la bile. La réunion dans une même masse de la poche au noir et du foie, dans le Poulpe, a donné lieu à cette erreur. Elle a été facilement reconnue, lorsque dans les Sèches on a vu les deux organes séparés. Celui qui contient le noir est celluleux en dedans, et renferme, comme dans une éponge à tissus très lâches, une bouillie noire, dont une petite quantité suffit pour troubler beaucoup d'eau. La bourse au noir se termine antérieurement par un canal excréteur, qui s'ouvre dans l'entonnoir tout à côté de l'anus.
Les organes de la circulation et de la respiration sont fort développés dans les Sèches. La disposition circulaire des bras autour de la léte a entraîné une disposition analogue dans le système veineux de ces parties. Les veines qui descendent des bras, se joignent à un tronc commun, qui forme à leur base un anneau irrégulier, dont les deux extrémités se réunissent en un tronc unique, qui descend devant le foie, à gauche du rectum, dans l'épaisseur de la bride antérieure de la bourse jusqu'aux deux tiers de la longueur de celle-ci où elle se partage. L'angle très-aigu, sous lequel se fait la jonclion des deux parties du cercle veineux de la tète, donne naissance à une valvule semi-lunaire fort grande. Le tronc en descendant reçoit les veines des diveises parties qui l'avoisinent; ainsi le foie, l'enlonnoir, l'enveloppe cutanée ou la bourse lui en envoient. Chaque branche qui résulte de la bifurcation du tronc en reçoit elle-même une autre presque aussi considérable, (|ui y aboutit dans une direction qui semble contraire à la marche du sang. Ces vaisseaux prennent leur origine du côté droit par les rameaux que donnent la paitie inférieure du foie, les intestins, l'ovaire ouïe testicule, selon le sexe ; et du côté gauche des rameaux que fournissent l'œsophage, une paitie de l'estomac et le côté gauche du foie. Après avoir reçu les deux branches dont on vient de parler, les deux troncs principaux descendent encore un peu, se recourbent en dehors, et aboutissent enfin à des sinus veineux garnis à l'inlérieur de piliers charnus, et ipii sont les oreillettes des cœurs latéraux. Les oreillettes, outre ces deux troncs principaux, en reçoivent encore un autre de chaque côté qui, plus petit, apporte le sang des parties latérales de la bourse et du ligament suspenseur de la hranchie. Des oreillettes latérales, le sang est porté dans les cœurs branchiaux qui le poussent dans le tissu de l'organe respiratoire.
Les deux grosses branches veineuses, qui aboutissent dans les veines latérales immédialement après la bifur-
cali(iii ilu donc principal à la partie iiiféripure de la bourse, sont pourvues d'un grand nombre de petits corps spongieux qui sont implantés sur la surface, el plonjîenl dans les grandes cavités de l'enveloppe extérieure; ces cavités, dont les ouvertures se voient à la base du cou . sont séparées l'une de l'autre par une cloison longitudinale, et tafiissées à l'intérieur d'une membrane muqueuse. Ciivier les nomme cavités veineuses, parce qu'elles contiennent les corps spongieux, adhérents aux veines et communiquant avec elles. Ces organes sont très- singuliers, mollasses et très-vasculaires. Ils communiquent directement avec les veines d'une part, et de l'autre avec le fluide ambiant, de telle sorte qu'en injectant ou en insufflant les veines, on voit l'air ou le liquide passer de leur cavité à travers les corps spongieux et se répandie au dehors. .Si ces organes sont absorbants, ils peuvent faire passer dans les veines une certaine quantité d'eau; s'ils étaient respiratoires, le sang arriverait déjà modifié aux branchies, ce <iui est peu croyable lorsque l'on considère le grand développement de l'organe respiratoire. Comme en exprimant ces corps on en voit sortir une mucosité jaunâlre et épaisse, il est bien plus probable qu'ils servent plutôt à une sécrétion dépurative qu'à toute autre fonction. On ne sait si l'on doit comparer celte disposition organique à celle des Aplysies, dont le système veineux communique directement el sans aucun organe intermédiaire avec la cavité viscérale, y. Apltsie.
Dans les Céphalopodes connus jusqu'à présent, il existe trois cœurs, ce qui ne se voit dans aucun Mollusque des autres classes; de ces trois cœurs deux sont latéraux ou branchiaux, et le troisième médian, destiné à la circulation générale. Les latéraux sont placés à la base des branchies, ils sont pyriformes; le côté le plus large et le plus arrondi, tourné vers l'entrée de la veine, la pointe au contraire dirigée vers l'artère branchiale. Ces cœurs sont d'une substance noirâtre, assez épaisse, d'une apparence |)lutôt celluleuseque fibreuse, et creusée de cellules assez grandes et assez profondes, dont l'usage est inconnu. L'orifice veineux est garni de deux grandes valvules mitrales, qui peuvent s'opposer à la marche rétrograde du sang dans les veines. Les branchies, en forme d'arbuscules, sont situées de chaque côté, dans le fond de la bourse, où elles sont retenues en place parla bride formée par les gros vaisseaux el par un appendice charnu, qui se confond avec la paroi de la bourse; elles sont composées d'un grand nombre de feuillets qui se sous-divisent trois fois, et sur les(|uels la peau du sac s'étend en pénétrant jusi|ue dans leurs plus petits interstices. L'artère branchiale, qui naît (le chaque cœur latéral, pénètre dans l'épaisseur de la bride charnue de la base de la branchie; elle donne un rameau à chacun des grano's feuillets, et celui-ci se divise en ramuscules aussi nombreux que les lamelles dont la branchie est composée. Après avoir été vivifié par la respiration, le sang repasse dans un autre système vasculaire, celui des veines branchiales; leur tronc est placé à l'opposite des artères, à l'autre extrémité des feuillets branchiaux; elle reçoit successivement de chacun d'eux un rameau grossi par leur
réunion; elle se dirige en remontant un peu \ers le cœur central. Cet organe charnu et blanc est situé à la partie inférieure de la masse viscérale; il est globuleux, légèrement demi-circulaire, et reçoit les veines branchiales par les angles qui sont supérieurs. Chacune de ces veines est garnie, à son entrée dans le cœur, d'une valvule dont le bord libre est dirigé vers l'intérieur de cet organe. Si l'on vient à l'ouvrir, on découvre dans son intérieur un assez grand nombre de piliers fibreux diversement entrelacés.
Destiné à la circulation générale, le cœur médian donne naissance à plusieurs vaisseaux dont le plus gros, que l'on peut nommer l'aorte, remonte vers la tète en fournissant d'abord presque à son origine un rameau pour le péritoine, un peu plus haut un autre qui se divise en deux pour les parties latérales de la bourse ou du sac viscéral, à la hauteur des estomacs et de la masse intestinale; il donne des branches à chacune de ces parties : le foie en reçoit deux, et la partie inférieure du jabot quelques autres. Lorsqu'elle est parvenue au haut de la cavité de la partie postérieure du foie, l'aorte se bifurcpie, et les deux branches qui en résultent forment un cerclecompletautourde l'œsophage, à la base de la létc, immédiatement au-dessous de la masse buccale. Cet anneau vasculaire donne naissance à un grand nombre de rameaux artériels qui se rendent aux organes environnants : les uns vont à l'œsophage, les autres à la masse buccale, d'autres aux glandes salivaires supérieures, puis deux autres plus grosses qui descendent dans les glandes salivaires inférieures; elles s'anastomosent entre elles par un rameau Irausverse qui fournit encore quelques petites branches au jabot et à l'œsophage. Les deux branches aorliques, en se continuant, passent ensemble dans un trou percé dans la plaque cartilagineuse et parviennent à la base des pieds; elles deviennent piesipie horizontales , prennent une marche rétrograde d'arrière en avant, décrivent un demi-cercle de chaque côté, cl se divisent en quatre branches dans les Poulpes, en cinq dans les Sèches; elles pénètrent dans le canal central de chaque bras, et s'y divisent à l'infini. Les veines des bras ne suivent pas le même trajet que les artères; il y en a deux pour chacun de ces bras; elles sont souscutanées et latérales; elles se iiortent, comme on l'a vu, dans l'anneau veineux céphalique dont il a été parlé.
Outre cette aorte, le cœur central donne naissance à deux autres artères. La première nait de la face inférieure de cet organe; elle se porte sur l'ovaire ou sur le testicule, selon le sexe. La seconde, plus grosse que la première, fournit plusieurs branches, et d'abord deux longues et grêles qui partent de chaque côté de sa base; elles se réunissent aux veines branchiales, remontent avec elles pour se distribuer probablement à l'organe respiratoire. Le tronc se divise ensuite en deux branches : l'une qui remonte à travers la bride antérieure de la bourse el se distribue dans l'épaisseur de cette partie, l'autre qui gagne l'intestin sur lequel elle se ramifie. Le système vasculaire et branchial ne diffère que fort peu dans la Sèche de ce qu'on vient de le voir dans le Poulpe; cependant le cœur médian est
lriliil)é, el les veines piilinonaii'cs <nii s'y renJenl, élant renflées dans le milieu, on les prendiail pour des oreillelles, quoiqu'elles n'eu leniplissenl pas les fondions. Le système musculaire des Poulpes et des Sèclies est l'ort considérable, à cause surtout des organes nombreux de locomotion et de préhension dont ils sont pourvus. Les liuit bras qui couronnent la tête des Poulpes sont entièrement musculeux; à leur base ils se confondent; leurs fibres s'entrelacent fortement, forment une couche épaisse et solide, qui donne lieu à une sorte de cavité centrale dans laquelle est placée la masse buccale; c'est au-dessous d'elle qu'ils s'insèrent à la plaque cartilagineuse qui protège la masse encéphalique et les organes de l'ouïe. Tous les bras sont percés à leur centre d'un long canal dans lequel sont placés les artères et les nerfs; ils sont composés de plusieurs plans fibreux que l'on voit très-bien quand on les coupe transversalement. On peut comparer ces organes , comme l'a fait Cuvier, à la langue des Mammifères, qui est susceptible de tous les mouvements. Cette coupe Iransverse des pieds présente au centre un espace rhomboïdal, de substance presque homogène, et dont on aperçoit difficilement les fibres, quoiqu'on puisse s'assurer qu'elles sont rayonnantes. A l'extérieur on voit quatre segments rentrants de cercle, fortement striés en rayons. Ces divers plans musculaires sont fortement réunis entre eux et solidement maintenus par une couche extérieure aponévrotiqu.e, mince, composée de fibres circulaires et longitudinales; les ventouses, dispersées sur la face interne des bras, ont des muscles intrinsèques, et d'autres qui forment le pédicule; ces derniers se confondent et s'entrecroisent avec les fibres des muscles des bras. Dans les Poulpes, les bras sont réunis à leur base par une membrane très-solide et musculaire; elle est composée de deux plans fibreux : ces plans partent des parties latérales des pieds, se joignent et s'entrecroisent dans le milieu de l'intervalle qui les sépare; elles s'entrecroisent de telle sorte que les fibres internes deviennent extérieures, et celles-ci deviennent internes. Dans les Poulpes, le corps a vraiment la forme d'une bourse, ce qui lui a valu ce nom; il a, en effet, la forme d'un sac peu allongé; il est entièrement charnu, contractile dans toutes ses parties; mais les fibres musculaires sont tellement enlacées qu'elles forment une couche qui paraît homogène extérieurement; cependant elles paraissent sensiblement longitudinales et transverses à l'intérieur. Celle bourse sur le dos contient, dans son épaisseur, deux petits stylets cartilagineux qui représentent à l'état rudimenlaire la plume des Calmars ou l'os de la Sèche. Dans ces deux derniers genres, le corps a une forme différente; il est plus allongé, et les parois dorsales de la bourse, étant dédoublées, présentent une grande lacune occupée par la coquille. Il existe une cavité viscérale assez grande, dont les parois sont charnues et musculaires; elle contient le foie et l'oesophage; elle est percée inférieurement à l'endroit du cardia. Les muscles qui forment cette cavité sont destinés principalement à unir fortement le corps avec la tête de l'animal; les faisceaux charnus qui s'y voient viennent la plupart de la face inférieure de l'anneau cartilagineux de la tête, ou sont
des continuations do ceux de la base des pieds; d'autres naissent à côté des yeux; d'autres, en se rendant à l'entonnoir, donnent un muscle à cette cavité. L'entonnoir est lui-même charnu et musculeux; sa composition est semblable à celle de la bourse; il est soutenu à la base et latéralement par un pilier charnu, qui s'insère sur les parties latérales du corps. Sur les côtés de la base de l'entonnoir s'insèrent deux muscles venant du bord postérieur delà bourse, sous le grand muscle qui attache ce bord aux pieds; ils forment ces calottes concaves vers la bourse, qui la bouchent aux côtés de l'entonnoir. Cette partie a encore deux paires de muscle.'! qui sont destinés à la rapprocher de la tète; car l'une s'insère sur l'anneau cartilagineux, ell'autre de chaque côté, au-dessous de l'œil.
Le système nerveux est considérablement développé dans les animaux de la classe des Céphalopodes. Ils sont les seuls parmi les Mollusques qui aient un appareil cartilagineux représentant jusqu'à un certain point, le système osseux de la lêle des Vertébrés. Ce cartilage est une sorte d'anneau placé à la base des pieds, dans le centre duquel passent l'œsophage, l'artère aorte el le canal excréteur des glandes salivaiics inférieures. Sa partie postérieure, plus épaisse que sur les côtés, contient le cerveau ou ganglion œsophagien supérieur; les parties latérales renferment les ganglions rayonnes; et la partie antérieure, la plus épaisse et la plus dure, est percée de deux petites cavités pour les organes de l'audition, elle protège en outre le ganglion sous-œsophagien ou cervelet, qui complète l'anneau nerveux qui remplace la masse encéphalique des animaux vertébrés. De chaque côté, l'anneau cartilagineux offie deux cavités fort grandes, également cartilagineuses, infundibuliformes, qui contiennent et protègent les yeux. L'anneau nerveux se partage en deux parties : l'une, dit Cuvier, est postérieure et de substance grise : on peut la comparer au cervelet ; l'autre, aplatie et blanche, est antérieure : elle peut se comparer au cerveau. Les parties antérieures et latérales du cerveau fournissent des filets très grêles, qui traversent la base des pieds pour se rendre à la masse buccale, à la peau de la bouche, et donnent lieu à un ganglion buccal qui fournit des filets aux glandes salivaires. Des parties latérales et inférieures du ceiveau naissent les grosses branches de jonction avec le cervelet ou ganglion intérieur : c'est lui qui, étant le plus considérable, répartit dans tout l'animal le plus grand nombre de nerfs : ils peuvent être distingués en antérieurs, en latéraux et en postérieurs. Les antéiieurs partent en rayonnant du bord antérieur : ils forment ce que Cuvier nomme la patte-d'oie. Ils sont de chaque côté au nombre de quatre dans les Poulpes, et de cinq dans les Sèches; ils s'enfoncent dans la base des pieds et pénètrent au centre de chacun d'eux. Lorsqu'ils sont parvenus un peu au-dessous de la séparation de chacun des i)ieds, ils donnent de leurs parties latérales un filet anaslomolique, qui joint le premier nerf au deuxième, celui-ci au troisième et ainsi de suite ; il constitue ainsi un anneau nerveux complet, qui met en relation tous les nerfs branchiaux. Des nerfs latéraux, les uns, trèscourts, établissent la communication des deux gan-
s ft r:
glions du cervelet ; et d'autres , comme on l'a vu , avec le cerveau : c'est par leur moyen que se trouve complété l'anneau œsophagien. A l'endroit de la jonction du cervelet avec le cerveau nait, de chaque côté, un tronc fort court, qui entre dans l'orhilc : c'est le nerf optique. A l'opposite du cervelet, sur les parties latérales de son bord, on volt sortir un petit nerf qui se rend à l'entonnoir, et, derrière lui, un autre du même volume : c'est le nerf acoustii|ue. Les nerfs inférieurs du cervelet sont au nombre de deux principaux de cliaque côlé; l'un part de l'angle inférieur et postérieur : il est destiné tout entier aux viscères auxquels il se distribue ; l'autre naît de l'angle inférieur et intérieur: il est destiné à la bourse ou à l'enveloppe extérieure. Ce dernier se termine sur les parties latérales de l'enveloppe musculo-culanée par un ganglion aplati, dont les branches nombreuses parlent en rayonnant du centre commun; toutes se perdent dans l'épaisseur delà bourse. Ces ganglions ont reçu de Cuvier le nom de ganglions étoiles. Le nerf viscéral descend parallèlement, avec son congénère, de chaque côté de la veine cave. 11 donne supérieurement des filets à l'œsophage, aux muscles du cou , détache plusieurs branches derrière la veine, le rectum et le conduit du noir : elles forment une sorte de plexus. Le Ironc descend un peu obliiiuement à côté de l'ovldiicle, et gagne h; cœur latéral où II produit un ganglion cardiaque qui donne une branche pour le cœur médian ; un autre qui donne naissance à un ganglion pulmonaire d'où partent les branches qui se distribuent à la brancbie; puis enfin un troisième qui parait destiné à la parlie la plus postérieure du sac ou de l'enveloppe cutanée.
Les organes de la génération sont séparés. Les Céphalopodes ne sont point hermaphrodites ; dans l'un et l'autre sexe, une cavité périlouéale particulière, occupant la partie la plus reculée du sac, est destinée à coulenir les organes généraleurs. Dans la femelle. Ils se composent d'un ovaire et d'un double oviducte; l'ovaire est assez considérable, il est revêtu d'une membrane solide, à laquelle s'attachent par des pédicules, de nom breuscs grappes d'œufs. Les organes généraleurs du mâle sont composés d'un testicule, d'un canal déférent, d'une vésicule séminale, d'un corps glanduleux que Cuvier nomme prostate, d'un réservoir spermatique et enfin d'une verge.
Pour terminer ce qui a rapporta l'histoire anatoraique des Poulpes et des Sèches, il ne reste i)Ius à examiner que les organes des sens, et d'abord se présente celui de la vue qui est vraiment des plus remarquables par son développement et par sa belle organisation, on peut le mettre sur la même ligne que celle des animaux les plus élevés dans l'échelle, sans que cependant Il cesse d'en rester bien distinct par quel(|ues particularités, dont l'une des plus essentielles est de manquer de la chambre antérieure et de l'humeur aqueuse; aussi à l'ouverture des paupières la peau se réfléchit en dedans, forme un repli comparable à la troisième paupière de quelques animaux, s'enfonce ensuite profondément pour former la conjonctive, remonte sur la face antérieure de l'œil, et se doublant de nouveau sur elle-même, donne naissance à l'Iris e( finll enflM par
couvrir d'une membrane transparente la surface extérieure du cristallin; mais avant de parvenir sur cette parlie, elle passe sur des procès ciliaires d'une admirable structure, qui couvrent la base de l'hémisphère externe du cristallin. Celui-ci est fort grand, plus convexe postérieurement qu'antérieurement et d'autant plus dur qu'on s'approche davantage de son centre; toute sa parlie postérieure est plongée dans l'humeur vitrée et paraît en être séparée par une capsule propre. L'Iiumeur vitrée est contenue dans trois membranes distinctes: la plus extérieure est une sclérotique presque cartilagineuse, i)ercée d'un grand nombre de trous très-pclits qui laissent passer les nombreux filets nerveux que produit le ganglion optique; la seconde, placée en dedans de la première, est une véritable réiine, puisqu'elle résulte de l'épanouissement des filets nerveux; enfin en dedans de cette rétine se trouve une membrane très-mince ou plutôt une couche de subslance violette semblable à la couche noire de la choroïde humaine; ce qui doit étonner, c'est de trouver cette couche obscure en dessus de la réiine et non en dessous, comme dans les autres animaux. On doit se demander comment la vision est possible et supposer tout au moins qu'elle doit être considérablement affaiblie par cette circonstance. Derrière la scIéroli()ue, se trouve un assez grand espace semi-lunaire, circonscrit par plusieurs membranes et contenant au milieu d'une subslance mollasse un énorme ganglion optique, réniforme et produisant de son bord antérieur un nombre très-considérable de filets qui traversent la sclérotique. L'organe de l'ouïe est tout à fait interne, sans communication avec le dehors; il ne peut donc être d'une grande utilité à l'animal, ou du moins ne lui donner que des perceptions fort obscures. Cet organe est placé dans la partie la plus dure et la plus épaisse du crâne; il consiste en deux cavités à peu jirès sphériques, lisses, sans aucune anfracluosité, remplies par une vésicule d'un moindre volume, suspendue par des filaments, revêtue par une membrane mince et transparente contenant une petite quantité de liquide cl soutenue par un petit osselet lenticulaire jaunâtre; le nerf acoustique, qui est fort ))etit, perce la cavité pour se rendre à la masse bulbeuse. Telle est la composiliou de cet organe réduit à l'état rudimenlaire et qui, dans sa simple composition, représente tout à la fols l'oreille inlerne et externe des aulres animaux. Il n'existe aucun organe olfactif proprement dit; cependant il est prouvé que les Poulpes et les Sèches sont attirés par les substances alimentaires qui leur plaisent.
Les caractères génériques des Sèches peuvent être exprimés de la manière suivante: corps ovale, déprimé, bordé de chaque côlé dans toute sa longueur par une nageoire étroite, tout à fait latérale. Dos soutenu dans toute sa longueur par un corps crétacé, contenu dans une vaste lacune cutanée. Bouche entourée de dix bras garnis à leur surface interne de ventouses, à l'exception de deux d'entre eux qui sont pédoncules, plus longs que les aulres, terminés en spatule, et garnis de ventouses seulement sur l'épanouissement. Ventouses à bords cornés, non dentés. Sépiostaire ou coquille ovale, également convexe des deux côtés, calcaire, composée
iriine série de laniL-3 calenircs, s|>on;;i(!iises, superposées, Icrminée posléiieuiemeiit par une cavité peu pro- Funde, bordée par desappendicesaIifornies,coriiéo-calcaires, et dans son milieu, versl'exlrémiléposlérieure, par une apo|)lifse poinUie, droile ou légèrement recourbée.
Les Sèches sont répandues dans (ouïes les mers, mais on ifinoie si elles consliluenl un grand nombre d'espèces. Il en est de cela comme de beaucoup d'autres choses (|ue les voyageurs ne rapportent pas, parce (|u'ils croient lenconirer la même espèce partout. Il est bien probable cependant qu'il n'en est pas ainsi, et que chaque mer possède quelques espèces. Linné n'en connut qu'une seule. à laquelle Lamarcken ajouta une seconde qu'il décrivit dans les Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Paris (an vu). R,iffincs(|ue en fit connaître une trdisième qu'il indiqua seulement, et Savigny, dans le grand ouvrage d'Egypte, en représenta une <(ua- Irième avec beaucoup de détail. Enfin, BlainviUe en porte le nombre à huit.
Sèche comjid-se. Sepia cfflcinalis, L., Gmel.. p. 3149, n» 2; Rondelet. Jquat., p. 363; Aldrov.. île Mollihus, p. 49 50; Séba.Mus., t. m. lab. ô, fig. 1 à 4; Encycl., pi. 76. fig. 5, 6. 7; Lamk.. Méra. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, an vu, p. 7; ibid., Anim. sans vert.,l. vu, p. 66'*, n» 1 ; Guéiin. Iconogr. du Règne Anim.. Moll., pi. 1. Elle est très-commune dans la Méditerranée et l'Océan européen. Elle a jusqu'à dix -huit pouces de long.
Sècue tdbercdledse. Sepia tubeicvlala, Lamk., Anim. sans vert., loc. cit., n" 2 ; ibitl., Mém., loc. cit., p. 9. pi. 1, fig. 1, a. h; BlainviUe, Traité de Malac, p. 368. pi. 1, fig. 2. Celte espèce, remarquable par les tubercules dont elle est couverte, est d'un médiocre volume. Elle vient des mers de l'Inde.
SÈCME DE Savigny. Supia SaDignyi, Blainv., Dicl. Se. nat., t. XLViii, p. 283; Sèche, SavIgny, grand ouvrage d'Egypte, Cephalopodes.pl. l.fig. 3. Cette espèce vient de la mer Rouge; elle acquiert à peu près le même volume que la Sèche commune.
SÈCIIE-TERRINE, SÈCHE-TRAPPE. OIS. Synonymes vulgaires d'Engoulevent d'Europe.
SÉCHI. Secltiiim. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, établi par Brovvne {Hist. Jaiiiaic, p. 355) et ainsi caractérisé : Heurs monoïques. Les mâles ont un périanthe campanule, divisé presque jusque vers son milieu en cinq parties égales, entre lesquelles sont de petites dents qui ont été considérées par quelques auteurs comme un calice extérieur ; quaire à cinq étamines soudées par leurs filets, libres au sommet, et portant quaire anthères cordiformes. Les Heurs femelles ont le périanlhe semblable à celui des Heurs mâles, un ovaire obovoïde, surmonté d'un gros style et d'un stigmate capité. Le fruit est une péponide très-grande, charnue, ohcordiforme, un peu comprimée, contenant une graine ovale el plane.
Séchi mangeable. Sechium eilule , Swarlz , Flor. Ind. occiil., Il, p. 1 130. A7c^-os, Jacquin. ''tirp. jéiiier., lab. 16Ô. Sa tige est grimpante, garnie de vrilles el de feuilles amples, alternes, pétiolées, cordiformes, anguleuses, un peu rudes sur les deux faces. Les fleurs sont
pelilcs , inodores, de couleur jaune, les mâles nombreuses au sommet de pédoncules axillaires, les femelles également axillaires, mais seulcmenl au nombre d'une ou deux sur chaque pédoncule. Le fruit est gros, lisse et veit extérieurement, charnu et blanchâtre en dedans. Selon Browne, les habitants de la Jamaïque donnent à celle plante le nom vulgairede Chochof^iiie,e[ Adanson, qui se plaisait à subsliluei' les noms de pays aux noms scientifiques, quoique ces derniers fussent déjà publiés, a désigné le genre en (iiieslion sous le nom de Choiho. On cultive le Sechium cdvle dans la plupart <les Antilles, où les colons français le nomment Cliayotc. Son fruit est usité dans les ragoûts. On le sert aussi sur les tables, mais il a peu de saveur, et on le considère comme rafraîchissant. Ce fruit produit en telle abondance dans certaines contrées de la .lamaïqire, qu'il y sert à engraisser les Cochons. Scringe. dans le troisième volume du Prodrome de De Candolle, a publié une nouvelle espèce, sous le nom de Sechium palmalum , (|ui croît au Mexique, el i|ui est remar<|nable par ses fruits verts, hérissés el de la grosseur d'une aveline. Cet auteur a encore admis comme espèce distincte le, Çec/iiH«i ^«ip/7CnHi/«idePoirel(Dict.encyc., VM, p. 50). qui paraît cire un double emploi du Sechium edule. En effet, celle plante ne se distingue que par son fruit glabre, de la grosseur d'un œuf de Pigeon; mais le Sechium edule, dont le fruit est ordinairement très-gros et hérissé, offre aussi, selon Jacquin, une simple variété où le fruit est absolument comme celui du prétendu A'ec/ii'ww/ Aiiiericanvm.
SECONDAIRES. GÉoi. ^. Terrains.
SECRÉTAIRE. Gypogeramus. ors. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères ; bec plus court que la télé, robuste, gros, crochu, courbé à peu près depuis son origine, garni d'une cire à sa base, un peu voûté, comprimé à la poinle; narines un peu éloignées de la base du bec, percées de chaque côté dans la cire, diagonales, oblongues, ouvertes. Pieds très -longs, grêles; jambe emplumée; tarse allongé, nu. plus grêle en bas qu'à sa partie supérieure ; «pialre doigts courts. verru(|ueux en dessous : trois antérieurs, réunis à la base par une membrane; pouce articulé sur le tarse. Ailes longues, les cinq premières rémiges les plus longues et presque égales. Des éperons obtus aux poignets. Queue élagée. Une espèce compose encore à elle seule tout le genre Secrétaire ou Messager. Celle espèce, placée d'abord parmi lesGralles, fut ensuite signalée comme appartenant aux faucons; d'autres considérations la firent reporter parmi les Échassiers; enfin, depuis qu'il a été pei mis de consulter le squelette, concernant la véritable place (|ue cet Oi.seau doit occuper dans les méthodes, on a pu le fixer naturellement parmi les Rapaces, entre les Vautours et les Aigles. En cherchant à s'accorder raisonnablement sur ce- point, on eût bien pu songer en même temps à faire disparaître le ridicule (|ui a présidé à sa dénomination; car rien n'esl plus inexact que les noms de Secrétaire, de Messager et de Sagillaire, (pii lui ont été successivement appliqués. Le premier lui est venu, assure-t-on, de ce qu'il porte sur la nuque une touffe de plumes qui le font resseniblei- à ceux qui, chargés d'écritures quel-
<;oiii|iius,se liclienl deri'ièi'e l'oreille le principal iiislnimeiil de leur art, afin de ne le point égarer ; les j;rand.s pas qui rèfîlenl et précipitent sa marclie lui ont valu le second; et l'oiigine du tioisiéme est due ù l'observation de Vosniaer, portant que l'Oiseau a l'habitude de lancer en l'air, au moyen du bec, des brins de paille i|u'il dirige comme l'on ferait d'nne Hècbe. Enfin Levaillant a proposé le nom beaucoup plus expressif de Mangeur de Serpents, (jue plusieurs auteurs ont rendu par un seul mot latin, mais que l'on n'a point adopté en français, peut-être parce qu'il n'est pas assez exclusif, et qu'il est susceptible d'application envers beaucoup d'espèces réparties dans d'autres genres. Le Secrétaire habite toute la partie méridionale de l'Afriijue, où sa présence est regardée comme un grand bienfait par les naturels, qui lui doivent la destruction d'une multitude d'insectes et de reptiles dont il fait une ample consommation ; il les tue avant de les avaler, et la manière dont il s'y prend est assez remarquable ; il les écrase sous la plante du pied, et y apporte même tant d'adresse et de force, qu'il est rare qu'un Serpent d'un pouce et mêmeplusde diamètre survive au premier cou p. L'Oiseau le déchire ensuite avec le bec, l'avale, et rejette la colonne vertébrale et les autres os (|u'il n'a pu digérer. Pour la recherche de cette nourriture, le Secrétaire n'a guère besoin de recourir à ses ailes, aussi leur préfère-t-il presque toujours l'usage de ses longues jambes i|ui lui sont beaucoup plus avantageuses dans la poursuite des reptiles. On dilnéanmoinsque lor$!|u'il s'est emparé d'une proie capable de lui opposer avant de mourir une longue résistance, il l'élève à une grande hauteur, la laisse tomber et la suit dans sa chute, pour lui porter immédiatement le dernier coup, si toutefois elle n'était qu'étourdie. Leurs unions se font vers le milieu de l'année; et comme ordinairement les mâles sont plus nombreux, il arrive presque toujours que les femelles sont le prix d'opiniâtres combats. Du reste, les accouplements consommés, les époux, récipro- <|uemcnt lidèles, au moins pour la période, s'occupent en commun de la construction du nid qui, semblable à celui des grands Oiseaux de proie, constitue une aire de deux à trois pieds de diamètre, placée au milieu d'un buisson fort touffu et élevé. La ponte consiste en <leux œufs, rarement trois, arrondis, blancs, pointillés de roussâtre. Les sables aridesetles marécages infects, repaires ordinaires des insectes et des reptiles, sont alternativement parcourus par les Secrétaires. Dans l'état de tranquillité, ils ont la démarche lente et paisible ; leurs mœurs ne sont point farouches, et on les amène aisément à vivre en domesticité. On a essayé de les dépayser, d'en transporter des colonies à la Martinique et à la Guadeloupe pour y détruire les Serpents; mais la réussite n'a point couronné celte entreprise.
Secrétaire, fultur ser/jenlaiius , Lath.; Fiilco sei-penlarius, Gmel.; Sagiltariiis, Vosm.; Opliiolercs ciislatus, Vieill., Bufif., pi. enl. 721; Levaill., Ois. d'Afriq., pi. 25. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; tectrices alaires variées de brun; rémiges noires; rectrices cendrées à l'origine, noires ensuite, terminées de brun, les deux intermédiaires plus longues de moitié
i|uc les autres qui sont étagées; front, parlie de la gorge et du ventre blanchâtres; de longues plumes effilées, noirâtres sui' la nuque; parties inférieures grises, faibleineul rayées de brunàlre; lectrices subcaudales roussàlres ; jambes noires, finement rayées de brun; bec jaunâtre ; un grand espace rouge autoui' des yeux; pieds bruns. Taille, quarante pouces. Ces luiances sont beaucoup moins prononcées et plus variées dans la femelle et les jeunes dans leurs divers âges.
SECRETARIUS. OIS. L'un des synonymes de Secrétaire, y. ce mot.
SÉCRÉTIONS. Le nom général de Sécrétions a été donné au phénomène par lequel une partie du li(iuide nourricier s'échappe des organes de la eirculalion pour se répandre à la surface extérieure ou intérieure des animaux, soit en conservant ses propriétés chimi(|ues, soit après que ses éléments sont enirés dans des combinaisons nouvelles. Mais le plus ordinairement on restreint davantage l'accepliou de ce mot, et on ne rappli(|ue qu'aux actes pai' lesquels sont formés des produits dont la nature diffèj'e de celle du sang. On donne, au contraire, le nom d'exhalations aux phénomènes par lesquels une ou plusieurs des parties constituantes du sang sont simplement expulsées hors de la substance des organes sans avoir subi de modifications j)réalables.
§ I". Des Exkalalioiis.
L'exhalalion est un phénomène dont la marche peut être influencée par l'état de vie ainsi que par une foule d'autres agents, mais qui paraît être indépendantd'elle. C'est le passage des fluides à travers les divers tissus du corps, et iiendant la vie comme après la mort ces tissus sont toujours susceptibles d'éprouver une imbibilion plus ou moins rapide, et de laisser transsuder les liqui<les dont ils se gorgenl. Une foule d'expériences que l'on doit à Magendie, à Fodéra et à d'autres physiologistes prouvent jusqu'à l'évidence la perméabilité des tissus. 11 n'est donc pas surprenant de voir la partie la plus tluide du sang s'échapper lujrs des vaisseaux ciiculaloires, pénétrer dans tous les organes et se répandre sur les diverses surfaces tant intérieures qu'extérieures du corps.
Les humeurs dont loutes les parties du corps s'imbibent ainsi sont toujouis composées presque entièrement d'eau; on y retrouve une petite quantité de matière animale et quelques sels; enfin elles ressembleraient exactement au sérum du sang si l'albumine y existait en proportions plus grandes.
La première condition de toute exhalation est la perméabilité des tissus que doivent traverser les Huides. Aussi, toutes choses égales d'ailleurs, ce phénomène est-il toujours d'autant plus rapide que l'imbibition est plus facile.
Une autre circonstance qui intlue également sur l'exhalation, est la masse du li(iuide eu circulation. Les expériences de Willams Edwards ont fait voir que les pertes de poids que les animaux subissent par suite de l'exhalation qui se fait à la surface du corps est d'autant plus grande que celui-ci est plus près de son point de saturation, c'est-à-dire de l'état dans lequel la quantité d'eau qu'il peut absorber est parvenue à
son maxiimiiii. A mesure que la masse des humeurs diminue et que le dessèchement général se rapproche du point incompatible avec l'entretien de la vie, on voit au contraire l'exhalation devenir de moins en moins abondante. Une autre expérience, faite par Maifcndie, vient encore à l'appui de cette opinion : ayant injecté une quantité (rès-considérable d'eau dans les veines d'un animal, il en examina le péritoine, et il vit la sérosité s'écouler rapidement de la surface, s'accumuler dans la cavité abdominale et former sous les yeux une véritable hydropisie.
Une pression mécanique peut agir de la même manière. En faisant des expériences sur le liquide contenu dans l'arachnoïde, Magendie a remarqué plusieurs fois que, si l'animal faisait des efforts violents, la quantité de ce liquide augmentait sensiblement. Une compressioH exercée sur les veines de manière à entraver le retour du sang vers le cœur et à déterminer son accumulation dans les vaisseaux, produit souvent une exhalation assez grande pour causer une infiltration du tissu cellulaire et un gonHement très-considérable. Enfin, loute cause qui rend plus forle la pression que supporte le sang tend à accroître l'exhalation.
Outre ces agents ]>hysiques, il est encore d'autres causes qui paraissent exercer une influence plus ou moins directe sur l'exhalation en général, et le système nerveux est de ce nombre. Plusieurs faits tendent à faire penser qu'une diminution considérable dans l'intensité de l'influence nerveuse rend l'imbibition et par suite l'exhalation plus faciles. En faisant des expériences sur la section des nerfs pneumogastriques. M. Edwards a souvent observé l'infillration des poumons à la suite de cette opération. Lorsqu'on fait périr des Chevaux en ouvrant les gros troues artériels, on voit la peau de ces animaux se couvrir d'humidité, bien que la masse des liquides ait éprouvé une dimiimtion des plus rapides et des jilus grandes. Enfin, Dupuy a observé que chez les Chevaux auxquels il avait fait la section des ganglions du nerf sympathi(iue au cou, toute cette partie élait souvent le siège d'une transpiration abondante. L'infiltration qui survient chez les vieillards et dans certaines maladies confirme encore cette opinion.
Suivant les parties dont les exhalations sont le siège, on les a distinguées en intérieures et en extérieures; les premières ont lieu dans toutes les parties du corps, mais c'est suitout là où il existe des cavités sans ouvertures apparentes qu'elles ont été étudiées. La sérosité i|ui baigne les lamelles du tissu cellulaire, les liquides <|ue lubréfienl la surface de toutes les membranes séleuses, ceux qui remplissent les chambres de l'œil, sont des produits d'une excrétion intérieure, et ont entre eux, et avec le sérum du sang, la plus grande analogie. Enfin les membranes muqueuses sont aussi le siège de phénomènes analogues; mais ici les produits de l'exhalation sont en général mêlés à ceux d'une Sécrétion particulière; aussi n'en sera-t-il pas question dans ce moment.
L'exhalation qui a lieu à la surface extérieure du corps ou par les parois des grandes cavités dans lesquelles l'air circule, et qu'il est essentiel de ne pas confondre avec la sueur qui paraît é(re le produit d'une
véritable Sécrétion, a reçu le nom de transpiration . Dans le plus grand nombre des cas, le liquide aiusj exhalé se transforme en une vapeur invisible et se dissipe dans l'atmosphère; aussi pendant longtemps avait-on négligé de s'en occuper, et c'est seulement par les expériences de Sanclorius que l'on apprit combien sont grandes les pertes de poids que le corps de l'Homme éprouve ainsi. Keill, Lining, Rye, Robinson, etc., se sont ensuite occupés de l'étude de cette transpiration que l'on a appelée insensible; Séguin et Lavoisier en ont fait le sujet de recherches d'un haut intérêt; enfin, dans ces derniers temps, TV. Edwards a examiné la même question sous un point de vue plus général, et a fait connaître les lois qui régissent cette fonction importante dans toute la série des animaux vertébrés. ^. l'ouvrage intitulé : De l'Influence des agents physiques sur la vie, par W. Edwards. § II. Des Sécrétions.
La nature des Sécrétions varie beaucoup, suivant les organes où elles sont élaborées et suivant les animaux où on les examine; mais, quel que soit leur composition chimique, elles paraissent différer toujours du sang sous le rapport de l'alcalinité ou de l'acidité. Le liquide nourrissant contient toujours, du moins chez les animaux des classes sui)érieures, une pelite quantité de Soude libre (A'. Saisg); mais dans les Sécrétions alcalines,la proportion de l'Alcali est beaucoup plus grande relativement à la matière animale, et les autres renferment des .Acides lactique, phospborique, etc., qui ne se trouvent dans le sang qu'à l'état de combinaison neutre ou alcaline. La connaissance de ces faits, que l'on doit à Berzélius, jette beaucoup de lumière sur la nature des forces qui déterminent la séparation des liquides sécrétés; eu effet, dans la nature inorganique on voit souvent des phénomènes du même ordre se produire sous l'influence de l'électricité. La pile galvanique jouit de la faculté de séparer d'un liquide homogène les principes acick's ou alcalins qu'il renferme à l'état de combinaison neutre; aucune autre force connue n'est susceptible de produire des effets semblables; or, ces décompositions et les résultats de l'action des organes sécrétoires, ont évidemment la plus grande analogie; on peut donc supposer que, si ces phénomènes ne sont pas tous du même ordre, les causes qui les déterminent agissent ici de la même manière. Des expériences curieuses de Prévost et Dumas sur le sang reiulent cette manière de voir encore plus plausible. Ces |ihysiologistcs sont parvenus à imiter artificiellement les conditions des Sécrétions, et à séparer de ce liquide, au moyen de la pile, un produit analogue au lait. Enfin, par des moyens analogues, ils ont transformé l'albumine contenu dans le sérum du sang en mucus et en fibrine.
On a vu que toutes les surfaces, tant intérieures qu'extérieures du corps des animaux, sont le siège d'une exhalation plus ou moins active; il n'en est pas de même des phénomènes sécrétoires; un des premiers degrés de la localisation des fonctions consiste dans l'existence d'organes destinés d'une manière spéciale à exécuter ces fonctions, et, dans les animaux d'une slrnctiire plus compliquée, le nombre de ces appareils
ilevietU même liès-considérahle. Les fuîmes (|ii'lls affectent varient beanconp et les a fait disliiiguei' sous les noms de follicules, de vaisseaux sécrcHoires et de {{landes; mais ces dilîiïrences ne paraissent correspondre à aucune modification constante dans la nature de leurs produits. Quant à leur structure intime, il paraît que le seul caractère qui leur soit commun est la forme vésiculaire. En effet, dans toutes ces modifications seconda ires des organes s'(!créloircs, le microscope révèle l'existence de |)etites vésicules ayant à peu près l'aspect des cellules dont se compose le tissu cellulaire des végétaux, tandis que dans les autres parties du corps des animaux supérieurs on ne rencontre rien de semblable. Dans les Méduses et autres animaux, dont l'organisation est très-simple, on voit un grand nombre de petites vésicules de cette espèce parsemées sur la surface extérieure. Dans les membranes muqueuses des êtres plus parfaits, des organes analogues se trouvent groupés autour de petites cavités isolées, qu'on nomme cryptes ou follicules; dans l'intérieur des vaisseaux sécrétoires des insectes, on les découvre aussi; il en est de même lorsqu'on examine au microscope les petites ampoules que terminent les tubes membraneux qu'on rencontre en si grand nombre sous la peau des Torpilles, elc. Enfin dans les glandes, qui ne sont formées <|ue par la réunion plus ou moins intime d'un certain nombre de vaisseaux ou d'ampoules sécrétoires, on parvient aussi à les distinguer. Il parait donc assez probable que celle structure est une condition de l'action sécrétoirc; mais, pour donner quelque valeur à celle opinion, il faudrait avoir fait sur ce sujet des observations plus nombreuses que celles que l'on possède dans l'état actuel delà science.
Les divers liquides formés par la voie des Sécrélions varient, tant sous le rapport de leur nature que de leurs usages. Ceux dont l'existence esl la plus générale sont le mucus, le sperme, la bile et l'urine; la salive, le liquide pancréatique et les larmes se renconlrenl aussi chez un grand nombre d'animaux; enfin il est encore des produits analogues qui appartiennent plus spécialement à tel ou tel animal, et dont on a souvent eu déjà l'occasion de parler. ^. les articles Glandes, Follicules, Foie, ORGiPtiSAXioN , Insectes, Civette, Chetrotain, etc.
SECTILE. bot. Le professeur Richard, dans son travail sur les Orchidées d'Europe, appelle ainsi les masses polliniques qui sont cnmiiosées de granules irréguliers, réunis entre eux par une matière viscpieuse, qui s'allonge par la ti'action en filaments élastiques; telles sont les masses polliniques des genres Oichis, Oiihiys, Serapia, etc.
SÉCLRIDACE. Securidaca. BOT.Tournefort avait institué ce genre que Linné a réuni au Coroiiilla, mais qui fut rétabli par De CandoUe sous le nom de Seci/rigéra. K. ce mot. Un autre genre a été nommé Securidaca par Linné, et il a été adopté par tous les bolanisles modernes. Il apparlient à la famille des Polygalées et ù la Diadelpbie Octandrie, L. Voici ses caractères principaux : calice irrégulier, coloié, caduc, à cini] folioles, dont trois extérieures petites, et deux inlérieures grandes, pétaloïdes. Corolle à cinq pétales hyiiogynes, sou-
dés à leur base en un tube qui se confond avec celui des élamines; le pétale supérieur grand, en forme de casque, renfermant les organes sexuels; les deux latéraux lrès-pelits,en forme d'écaillés; les deux inférieurs connivenis. Huit étamines dont les filets sont ascendants et soudés par la base en deux faisceaux, ou plutôt formant un tube fendu et ouvert à sa partie antérieure. Disque hypogyne, peu visible dans la tleui', mais trèsremarquable dans le fruit où il est persistant. Ovaire supère, comprimé latéralement, écbancré au sommet, l'un de ses lobes (celui qui regarde le pétale supérieur) jilus grand, uniloculaire, renfermant un seul ovule pendant et fixé au sommet de la cavité; un style terminal, ascendant et terminé par un stigmate écbancré. Fruit capsulaire, oblong, un peu comprimé, indéhiscent, membraneux d'un côté, se prolongeant de l'autre côté en une aile foliacée, très-longue et cullriforme. Graine pendante, oblongue, lisse, glabre, dépourvue d'albumen, munie d'un tégument extérieur et membraneux, d'une pellicule intérieure et charnue; ses cotylédons sont oblongs et charnus ; sa radicule est supérieure.
Sécbridace grimpant. Securidaca roliibilis, L. C'est un arbrisseau grimpant, couvert d'une pubescence de poils simples. Ses feuilles sont alternes, simples, très -entières, munies de deux glandes sur le pétiole. Les fleurs sont purpurines ou blanchâtres, exhalant une odeur agréable, pédicellées, accompagnées de bractées dont l'extérieure est la plus grande. Elles forment des épis ou des grappes axillaires. De l'Améric|ue méridionale et des Antilles.
SÉCURIFÈRE. INS. (Latreille.) /'. Porte-Scie.
SÉCURIGÈRE. Securkjera. dot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Hédysarées, section des Coronillées et de la Diadelphie Décandrie, L., primitivement établi par Tournefort sous le nom de Securidaca, que Linné imposa plus tard à un autre genre, après avoir réuni le genre de Tournefort au Coronilla. Il a été rétabli par Scopoli, Necker et Desvaux, sons le nom de Bonavenia, puis par De CandoUe, dans la seconde édition de la Flore française, sous celui de Sécurisera (\u] lui est resté. Voici ses caractères essentiels : calice court, à deux lèvres, l'inlérieure bipartite, la supérieure bidenlée ; corolle papilionacée, dont les pétales ont les onglets un peu plus longs que le calice, et la carène aiguë; élamines diadelphes; gousse comprimée, plane, linéaire, à sutures proéminentes, offrant des isthmes ou étranglements non articulés entre les graines, terminée par un bec allongé; huit à dix graines comprimées, ayant la forme d'un parallélogramme.
SÉCURIGÈRE CoRONiiLE. Securifjera Coronilla, DC; Coronilla Securidaca, L.; Securidaca légitima, Gaertn.,(/e FrucL, tab, ISô. C'est une plante herbacée, qui a le port des Coronilles, et qui croit dans les champs de l'Europe méridionale. Sa racine est annuelle; sa lige est divisée dès sa base en plusieurs rameaux couchés, glabres, longs de huit à douze pouces, garnis de feuilles péliolées, stipulées, ailées, composées de onze à quinze folioles cunéiformes, tronquées, terminées par une petite pointe particulière; les fleurs sont jaunes, portées, au nombre de liois à huit, sur un
pédoncule axillaire,el disposées eiiomliiïlle. Les gousses sont glahres, un peu courbées en faucille.
SECCRM.LA. BOT. Persoon a nommé ainsi une section du p,enie Coioiiillu, qui correspond au [;enre Secitiii/aca de Tournefort, ou Sucun'gera de De Candolle. /•'. ce dernier mot.
SECURINEGA. BOT. Genre de la famille des Euphorhiacées et de la Diœcie Pentandrie, L., établi par Jussieu, et offrant les caractères suivants ; fleurs di()ï<|ues; les mâles ont un calice divisé profondément en cin<[ segments; cinq étamines opposées, à filets saillants et soudés ù la base, à antliùres oblongues et introrses, munies de cini| glandes alternes, insérées sur un disque glanduleux, crénelé et placé au-dessous d'un rudiment de pistil à trois branches linéaires. Les fleurs femelles ont un calice divisé profondémenten quatre ou six segments réfléchis; un ovaire placé sur un disque glanduleux, à trois loges biovulées et surmonté de trois stigmates rétléchis, presque sessiles et hilobés. Le fruit est une capsule à trois coques bivalves, renfermant des graines lisses et noires comme celles du Buis. Ce genre se compose de deux espèces, savoir : le Sccurinega niliila de Willdenow, sur la(|nelle le genre a été fondé, et qui croît à l'île de Bourbon. L'autre espèce, originaire de l'île de l'rance, est inédite dans l'herbier de Jussieu; mais elle semble une simple variété de la précédente. Quant au Securinega iiitida, décrit et figuré par Lindley ( Collectanea, tab. 9), qui est originaire de l'île Otahîti, Adrien De Jussieu, dans son Essai sur les genres d'Iiuiiliorbiacécs, le regarde comme distinct peut-être même sous le rapport générique, à raison des caractères cjue son auteur lui a imposés. Les vraies espèces de Securinega sont des arbres dont le bois est très-dur; les feuilles alternes, très-entières, coriaces, luisantes, veinées; les Heurs axillaires : les mâles agglomérées, accompagnées de bractées ciliées, les femelles longuement pédonculées et fasciculées, également munies de bractées à leur base.
SÉCURIPALPES. Securipalpi. iNS. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Sténélytres, établie par Latreille, et très-voisine, sous plusieurs rapports, de celle des Hélopiens; les Sécuripalpes, dit ce savant (Fam. natur., etc.), en diffèrent par leurs antennes insérées à nu, par le pénultième article des tarses, celui du moins des quatre antérieurs, <|ui est bilobé et ordinairement en cône, et à raison de leurs palpes maxillaires terminées par un article en forme de hache allongée et cultrifurme, et même dentée en scie; ils s'éloignent des ^démérites par ce dernier article, et à raison de leur corps généralement ovale, oblong, avec la tête tiès - inclinée , le corselet de la largeur des élytres et en Irajjèze; leurs antennes sont généialcmenl plus courtes. Cette tribu renferme six genres que Lepelletier de Saint-Fargeau etServille rangent dans plusieurs divisions, ainsi qu'il suit : 1. Antennes de dix articles.
Genre : Conopalpe.
U. Antennes de onze articles.
A. Pénultième article de tous les tarses bilobé.
a. Corselet point rebordé.
Genres ; Mélanurye, Dircée, Hypile.
1). Corselet bordé latéralement.
Genre ; NoTnus.
B. Pénultième article des tarses postérieurs entier.
Genre : Serropalpe.
SÉUENETTE. »i.\M. Pour Sénédette. ^. ce mol.
SÉDENTAIRES, arach. Dénomination employée par Walckenaer (Tableau des Aranéides) pour désigner la grande division des Araignées qui forment des toiles où elles se tiennent immobiles. Tels sont les Épéires, lesThéridions, etc.
. SEDiiWlCKlE. Scdywickia. bot. Genre de la famille des Uamamélidées, institué par Wallich et Griffitb, avec les caractères suivants : Heurs hermaphrodites, capitées; capitules miiltiflores, sans involucre; tube du calice soudé à la base de l'ovaire; son limbe est tronqué, et ses lobes sont anguleux, ordinairement coniques dès le milieu; étamines persistantes et périgynes; filamenls presque nuls; anthères oblongues, adnées, biloculaires, longitudinalement déhiscentes, ù deux valves égales; ovaire semi-infère, à deux loges; ovules insérés sur la parliesupérieure delà cloison; deux styles subulés, roulés, avec la face intérieure stigmateuse; syncarpion subglobuleux, endurci, hérissé des styles persistants; capsule scmi-supère, ensuite libre, à deux loges, incomplètement fermée par les i\eu\ valves qui se divisent chacune en deux parties; six graines environ dans chaque loge; elles sont diffoimes et de consistance osseuse; test se prolongeant de cha(iue côté en une membrane charlacée; embryon plongé dans un axe d'albumen charnu; cotylédons foliacés; radicule supère, courte, cylindrico-conique.
Sedgwickie a feuilles épaisses. Sedgwickia crassifolia, Wall, et Griff. C'est un aibre assez élevé, garni de squainmes à l'aisselle des bourgeons et à leur extrémité; feuilles alternes, pétiolées, ovato- oblongues, acuminées, subcoriaces, dentelées , veinées; stipules linéaires, étroites, caduques; pédoncules axillaires, solitaires et monocapités. De l'Inde.
SÉaiLlPÈDES. OIS. Nom que l'on a donné aux Oiseaux pêcheurs, dont les quatre doigts, trois en avant et un en arrière, sont entièrement dégagés ou libres.
SÉDIMENT; cÉOL. K. Terrains.
SEDOIDES. bot. (Hermann.) Synonyme de Ciassiila. V . Crasscle.
SEDOC ou SEDUJI. bot. y. Orpin.
SEDROUS. bot. /^. Cédrat.
SEETZENIA. bot. R. Brown, dans son appendice botanique au Voyage en Afrique, d'Ou'dney, Denhain et Clapperton, p. 2G, inenlionne sous le nom de Seelzenia Af'iicana une plante qui, sous le rapport des organes végétatifs, doit être rapportée aux Zygopliyllées, mais qui, dans sa structure florale, offre des différences que l'on pourrait à la rigueur regarder comme suffisantes pour la séparer de cette famille. L'épicarpe de son fruit capsnlaire, composé de l'épicarpe uni an sarcocarpe, est situé sur la carène dorsale de chaque loge, l'endocarpe étant une simple membrane qui existe sur les côtés du l'ruil. L'estivation du calice est valvaire; la corolle est nulle; les cinq styles sont distincts ù la base, et les loges de l'ovaire paraissent être monosjiei mes. L'auteur pense que cette plante est la même
SÉC.
que le Zygophyliiiiii lanatum de Willclenow, que cet niitcur a cité comme nriginaire de Sierra -Leone, mais qui, d'après les échantillons de l'herhier de Banks, et sur lesquels R. Biown a fait ses observations, croit dans rAfri(|ue australe.
SÉGAIROI.. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Cresserelle. y. Fabcok.
SEGELSTEIN. Min. Nom vulgaire d'une variété de Fer o.xydé.
SEGESTRELLA. bot. Le genre de Lichens auquel Frics a donné ce nom , ne diffère pas du genre Sphœromphale, de Reichenhach. f. ce mot.
SÉGESTRIE. Segestria. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, familledes Aianéides,sectiondesDipneumones, trihu des Tubitèlcs, établi par Latreille aux dépens du grand genre Aianea de Linné, et ayant pour caractères : chélicères élargies au côté extérieur, près (le leur base, droites; six yeux, dont quatre plus antérieurs, formant une ligne transverse; les deux autres sont situés, un de chaque côté, derrière les latéraux précédents; la première paire de pattes, et la deuxième ensuite, les plus longues de toutes; la troisième la plus courte. Ce genre se distingue des Clothosetdes Drasses, parce que leur langue n'est pas cintrée par les mâchoires comme dans ces deux derniers genres. Les CIuliiones, les Araignées et les Argyionètes, qui terminent la tribu des Tubitèles, sont distinguées des Ségestries par le nombre de leurs yeux qui est de huit. Les mâles des Ségestries ont les pattes beaucoup plus longues que les femelles; le cinquièÊne article de leurs palpes est allongé, gros à son origine, cylindrique et un peu courbé dans le reste de son étendue; il se termine en |)ointe mousse : un appendice de la forme d'une petite bouteille à col long et délié, est attaché tout près de son origine, en dessous et au côté intérieur; l'extrémité est allongée, courbée en manière d'S, et ressemble un peu à une queue; cet appendice est écailleux, roussâtre, très -lisse, luisant, sans poils, placé perpendiculairement au bras et dirigé vers la tête; sa longueur égale celle des trois derniers articles des palpes; il les surpasse en grosseur; il pend à un col délié sur lequel il est mobile, mais ce col n'est apparent que lorsqu'on cherche à éloigner l'appendice du bras. IJ'est dans son intérieur que sont renfermées les parties sexuelles du mâle. Degéer et Listeront étudié les mœurs (le ces Araignées; ils ont reconnu qu'elles sont nocturnes, et que leur habitation est ordinairement quel- (jue fente de vieux mur, le dessous d'une écorce d'arbre ou tout autre lieu couvert. Walkeuaer dit qu'elles construisent des tubes allongés, très-étroils, cyliudrii|ues, où elles se tiennent en embuscade; leurs six pattes sont posées sur autant de lils qui divergent et viennent se rendre au tube comme à un centre commun. Dans cette posture, elles attendent quequelque Mouche vienne faire remuer leur filet; aussitôt que le malheureux in- .secle y est embarrassé, les mouvements qu'il fait pour se dégager sont communi(|ués par les fils sur les(inels les pattes de l'Araignée sont posées; elle sait par leur moyen de quel côté est sa victime, et fond dessus pour la dévorer.
SÉGESTRIE DES CAVES. SegestriQ cellaris, Lalr. ; .^e-
f/estria perfiila, Walk.,Fann. Paris, t. ii, p. 2iô. ii" 73; Aranea florenlina, Rossi, Faun. etnisc, t. ii, p. 15-5, lab. 19, fig. 5. Longue de près de sept lignes; corps velu, d'un noir tirant sur le gris de Souris, avec fes mandibules vertes ou d'un hleu d'acier, et une suite de taches triangulaires noires le long du milieu du dos et de l'abdomen. On la trouve communément dans les maisons
SÉGESTRIE. Seijestiia. bot. (Lichens.) Fries a établi sous ce nom un genre dans la famille des Lichens, qui a pour type plusieurs espèces du genre Porina d'Acharius, et entre autres les Porina nucula et tiinbonata. Les caractères de ce genre sont: des conceptacles irréguliers, en forme de verrues coloiées, formées par le développement de la paitie médullaire du thallus, et offrant à leur sommet une petite ouverture papillaire; dans chaque conceptacle on trouve un noyau solitaire, presque globuleux, mou et gélatineux. Ces Lichens ont le thallus crusiacé ou simplement cartilagineux, adhérant aux pierres ou à l'écorce des arbres; on les trouve plus fréquemment vers l'automne.
SEGETELLA. bot. Persoon a ainsi nommé une section du genre Alsine de Linné, dans laquelle entre Voisine segetalis, L., maintenant réunie aux Aienaria. /■". Sabline.
SÉGÉTIE.i'e^e^fa. iNS. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des i^ocluéliens, tribu des Noctuélites, institué par Stephens (|ui lui assigne pour caractères : antennes dentelées dans les mâles et seulement ciliées dans les femelles; palpes assez courtes, écartées, n'atteignant pas l'extrémité du front, avec le dernier article fort court; corselet ovalaire, plan en dessus ; chenilles glabres.
Ségétie xantbograpbe. Segelia xanlhographa, Sleph.; Noctua xanthograjjha, Fab., Dup., Papil. de Fr., vol. III, pi. 80, fig. 2. Ailes antérieures d'un brunjaunâtre clair, avec deux taches ordinairement d'un jaune pâle : l'une réniforme, marquée de brun à ses deux extrémités, l'autre orbiculaire et brune au centre; ces deux taches sont situées entre deux lignes courbes, formées par de petits points noirs; le bord de l'aile est marqué d'un liséré clair, très-étroil, et un peu en dedans (l'une rangée de petits points jaunâtres. Taille, quatorze ligues. Europe.
SEGMARIA. BOT. 1^. Seymeria.
SEGUASTER. bot. Synonyme de Coryplia, L. y. ce mot.
SEGDÉ. bot. Synonyme vulgaire de Seigle.
SËGUIÈRE. S'egiiiera ou Segttieria. bot. Genre établi parLœHing et Linné, (jui l'ont placé dans la Polyandrie Monogynie, mais dont les affinités naturelles ne sont point déterminées. Voici ses caractères princi|>aux : calice à cinq folioles oblongues, étalées et persistantes, deux extérieures plus petites, selon Jacquin ; corolle nulle; étamines nombreuses, à filets capillaires plus 'ongs que le calice; ovajre supère, oblong, comprimé, muni à son sommet d'une aile mince et latérale, plus épais d'un côté, surmonté d'un style très -court, continu avec le côté épais de l'ovaire, et terminé par un stigmate simple ; capsule oblongue. plus épaisse d'un
côlé, ailée de l'aulis, pourvue à sa base de Irois appen dices en forme d'ailes, uniloculaire, Iridéliiscenlc, rcnfermaiil une seule graine glabre e( oblongue.
SÉGDiÈRE AMÉRICAINE. Seyin'era americana, L.; Seguiera acu/eata, Jacq., Stirp. Amer., \i. 170; Lœ- Uing, Iter, p. 191. C'est un arbrisseau d'une hauteur médiocre, et dont les liges sont divisées en rameaux alternes, armés d'aiguillons recourbés et placés à la base des feuilles, mais <iui manquent quelquefois. Les feuilles sont alternes, pétiolées, elliptiques, échancrées au sommet, entières sur les bords et glabres des deux côtés. Les fleurs sont disposées en grappe à l'extrémilé des rameaux. Celte plante croît dans l'Amérique méridionale, aux environs de Carthagène.
SÉGUINE. BOT. Espèce à'Jnim de Linné, et de Caladinm de Ventenal.
SEHIMA. BOT. Genre de la famille des Graminées, établi par Forskahl (Flor. /Egypt. Aiab., p. 178 ), mais qui, selon R. Brown , doit être réuni à VIschœmum. Palisot de Beauvois le place, avec doute, dans son genre Calamina.
SEIBERTITE ou SEYBERTITE. mifi. Cette substance a été trouvée aux États-Unis, à Amity,dans l'Étal de New- York, par Clemson. Elle est en grandes lames d'un beau rouge, présentant une certaine transparence quand les lames sont peu épaisses; elle se laisse entamer par une pointe d'acier; elle possède deux clivages, dont l'un est très- facile, et l'autre fort peu distinct; sa pesanteur spécifique est -5,16; elle est infusible au chalumeau sans addition; mais elle donne, avec le Borax, une perle blanche; elle est attaquable par l'Acide nitrique; sa poussière l'est aussi par l'Acide acétique, mais sans former de gelée. L'analyse chimique a démontré qu'elle est composée de Silice, 17; Alumine, 39; Magnésie, 24 5; Chaux, 10,5; protoxyde de Fer, 5; Eau, 4. La Seyberlite accompagne la Chaux carbonatée, l'Amphibole, la Spinelle et la Plombagine.
SEICHE. HOLL. Pour Sèche. 1^. ce mot.
SEIDLIA. BOT. Kosteleizki a proposé, sous ce nom, la formation d'un genre nouveau dans la famille des Guttifères. Ce genre a été réuni à Vlsaiixis, d'Aruott, qui forme le type de la seconde section du genre Valérie, de Linné, f^. ce mol.
SEIGLE. Secale. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Monogynie, L., appartenant à la tribu des Uordéacées, dans laquelle il se distingue par les caractères suivants ; les Heurs forment un épi dense, dont le rachis ou axe est simple, denté, et porte un seul épillet ù chaque dent de l'axe. Ces épillets sont Irés-allongés, bi ou triUores, sessiles. La lépicène esta deux valves mutiques et étroites; les deux Heurs inférieures sont fertiles; la supérieuie est slérile et rudimenlaire ; la glume est à deux pailleltes, l'extérieure est coriace, convexe, terminée à son soniinel par une très -longue soieroide et denticulée; l'inlerne est bifide à son sommet. La glumelle se compose de deux paléoles obovales, entières et velues. Le fruit, marqué d'un sillon longiludinal,est très-allongé, obtus, enveloppé dans la glume, dont il se sépare à la maturité parfaite. Ce genre, composé d'un très -petit nombre d'espèces, se rapproche beaucoup des Trilicum ou Froments. Mais il s'en dis-
tingue par les deux valves de sa lé|)iCi-Me, (|iii sont mutiques et entières à leur sommet , et non échancrées et aristées comme dans les Froments, et par ses épillels qui ne contiennent jamais que deux fleurs fertiles, la troisième, quand elle existe, étant toujours rudimenlaire. C'est pour ces motifs que l'espèce décrite sous le nomdeSecale viltosum par Linné, et qui croît en abondance autour du bassin de la Méditerranée, doit être réunie au genre Trilicum ou à l'une de ses divisions, ainsi que l'a indiqué Palisol de Beauvois. En effet, les deux valves qui forment sa lépicène sont convexes, naviculaires, échancrées à leur sommet qui se termine par une arête assez longue; les épillets sont Iriflores, la Heur supérieure étant stérile.
Seigle commun. Secale Céréale, L.,Uich.,Bol. méd., I, p. 62. C'est une plante annuelle, que l'on croit originaire de l'Asie mineure. Mais elle est cultivée en Europe deimis tant de siècles, que son inlrodiiction se l)erd dans l'obscurilé des ^emps les plus reculés. Celte céréale offre de très-grands avantages; elle réussit parfaitement dans des régions et des terrains oil le Froment ne pourrait prospérer. Ainsi dans les contrées du Nord, 0(1 la belle saison est de trop courte durée pour que le Froment mûrisse ses fruits, le Seigle, dont la maturité est beaucoup plus hàlive, y est cultivé avec avantage. Il en est de même dans les terrains maigres où le Froment ne trouverait pas assez de matériaux nutritifs : on le rem|)lace encore par le Seigle; et trèssouvent, dans les cultures en grand, on mélange, dans des proportions qui varient suivant la nature du terrain, le Seigle et le Froment; par ce moyen, on a des récoltes beaucoup plus abondantes. Un mélange d'environ parties égales de l'un et de l'autre, forme ce que les fermiers appellent du Méteil; si, au contraire, le Froment domine et qu'il n'y ait qu'une irès-petite (juantilé de Seigle, c'est le Champart. La farine de Seigle n'a pas la blancheur éclatanlede celle du beau Froment. Le paiji qu'on fait avec cette farine est un peu dense, coloré et un peu gras au loucher. Néanmoins sa saveur est fort agréable ; il est nourrissant, et se conserve plus longtemps frais que le pain de Froment. Si l'on fait un mélange de farines de Seigle et de Froment de manière que cette dernière prédomine , on obtient alors un excellent pain de ménage, agréable et trèsnourrissant. La paille du Seigle est en général plus résistante, plus droite, plus longue que celle du Froment. On l'emploie de préférence pour faire des liens, des paillassons, etc. De toutes les Graminées, le Seigle est celle qui est le plus sujette ù l'altéralion qu'on a nommée Ergot. A', ce mot.
SEILLETTE ET SEISSETO. BOT. Variétés de Froment.
SEIRIDIUM. BOT. Genre de Champignons établi par Néesd'Esenbeck, et adopté par les professeurs Link et Fries. Ce genre offre des sporidies oblongues, opaques, réunies entre elles par des pédicelles filiformes cl groupés sous l'épiderme des plantes où ils forment de petits amas de figure variée. Ce genre parait avoir des rapports avec le Stilbospora ; aussi Fries le range-t-il dans sa tribu des Slilbosporées. Une seule espèce compose ce genre, SeiriUiiim marginattim {Nées Fung., fig. 19). Elle forme de petites lâches noirâtres qui déchi-
s IvL
ronl l'épiiierme. On l'a observée sur le Jiosa canina, L.
SlillïOCOCCUS. DOT. Le genre d'Algues, qui a reçu ce nom de Greville, a élé réuni au genre Cxsloseira, d'Agardh, dont il forme l'une des sections.
SEISOPYGIS. OIS. Synonyme de Torchepot. A'. Sit-