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Une pièce crustacée et avancée au milieu du fronl

ScTLLARE LARGE. Scxllariis latus , Lalr.; Scyllare oriental, Bosc; la femelle; Scille oriental, Risso. Squille large ou Orcliella, Rondel. (Hist. des Poiss., liv. 18, chap. 5). Cette es|)èce est une des plus grandes connues; elle atteint jusqu'à un pied de long; sa carapace est lirberculeuse et chagrinée, sans arêtes triangulaiies; ses bords latéraux et ceux des arlicles de l'abdomen sont crénelés. On trouve ce Crustacé dans la Méditerranée; il habile également les mers des Antilles.

3. l'oint de pièce crustacée et saillante au milieu du front.

ScïMARE Ours. ScxUariis Anlus, Lalr.; Cancer

ardus, L., Rondel., Hist. des Poiss., liv. 18, cliap. 0; Rœm., Gen.Ins., tab. 32, fîg. 8; Herbst,Canc.,lab.ôO, fig. ô. Celle espèce est couverle de séries d'épines et de (îranulalions sur le corselet. Les antennes extérieures sont profondément dentelées snr les bords. Elle est très-commune dans la Méditerranée.

B. Second article des pieds-mâchoires extérieurs divisé par des lignes enfoncées et transverses; son côté extérieur dentelé en manière de crèle. Yeux situés à peu de dislance du milieu du front el de l'origine des antennes intermédiaires.

Cette division correspond au genre /ftacMS de Leach. Elle ne renferme que le Scyllarus incisus de Pérou et Latreille, Ibacus Perotii, Leacb, Zool. Miscel., t. ii, lab. 119; figuré dans les planches de l'Encyclopédie, vingt-quatrième partie, pi. 320. Sa carapace est trèslarge, crénelée antérieurement, à cinq dents et pourvue d'une échancrure profonde sur les côtés. Il a élé l'apporté de la Nouvelle -Hollande par Pérou et Lesuenr.

SCYLLARIDES. AcxUaniles. crbst. Tribu de la famille des Macroures, ordre des Décapodes, établie par Latreille, et ayant, selon lui. pour caractères : postabdomen terminé par une nageoire en éventail, presque membraneuse postérieurement. Tous les pieds presque semblables, non en jiince; les deux antérieurs seulement un peu plus robustes dans la plupart; les deux derniers des femelles ayant leur avant-dernier article armé d'une dent. Dessous du post-abdomen n'offrant dans les deux sexes que quatre paires d'appendices, dont les deux premiers situés sous le second segment; l'une des deux branches ou divisions de ces appendices, ou du moins de ceux de la seconde paire et des suivantes, très-courte et en forme de dent dans les mâles, linéaire et biarticulée dans les femelles; l'autre division en forme de lame ou de feuillet. Les quatre antennes insérées sur une même ligne; les intermédiaires portées sur un long pédoncule et terminées par deux filets articulés, très-courts; tige des lalérales avortée; leur pédoncule composé d'arlicles fort larges et formant une crête le plus souvent dentelée. Test déprimé, presque carré ou Irapéziforme et plus large en devant. Animaux tous marins. Cette tribu embrasse le genre Scyllarus de Fabricius. D'après la méthode de Leach, elle se composerait de trois genres, Scyllarus, Thenits et Ihucus; mais Latreille (Fam. nal. du Règne Animal) n'a pas jugé le dernier assez bien caractérisé, il le réunit aux Scyllares proprement dils, et sa tribu ne comprend que deux genres, Scyllare et Thène. /-'. ces mots.

SCYLLARUS. CRDST. Synonyme de Scyllare.

SCYLLÉE. Scyltœa. moll. Genre de l'ordre des Nudibranches, (|ue l'on peut caractériser ainsi : corps allongé, très-comprimé, très-convexe en dessus, plat et pourvu d'un pied étroit et canaliculé en dessous; tête distincte, avec deux petits tentacules insérés dans la fissure d'un appendice auriforme très-grand; bouche en fente entre deux lèvres longitudinales et armée d'une jiaire de dents latérales semi lunaires fort et grandes; organes de la respiration en forme de petites houppes répandues iriégulièrement sur des appendices pairs de

la peau. D'après cela, il est aisé de voir que c'est un genre bien rapproché de celui que Cuvier a établi sous le nom de Tritonie, el, en effet, leur organisation est pres(|ue semblable. L'enveloppe extérieure est comme gélatineuse el deini-transparenle ; à la face inférieure est un disque contractile assez épais, formé en demicanal dans toute sa longueur et dont les bords sont renflés en bourrelet; la tète, assez distincte el bordée en avant par un labre en fer à cheval, ne porte que deux pelils lenlacuh-s en forme de tubercule coni(|uc, placés chacun dans une fissure qui occupe le bord antérieur d'un grand lobe foliforme, attaché de chaque côté de la tête et qui semble un premier lobe branchial. Sur la partie la plus convexe du dos sont deux autres paires d'appendices charnus, ovales, comprimés, à bords irréguliers, festonnés, à la surface supérieure desquels sont les branchies. Enfin, l'extrémité postérieure du corps se termine par une crête dorsale de la même nature que les lobes branchiaux, mais moins considérable. Les Mancs sont très-étendus et couverts de quelques tubercules peu saillants el, dans l'état de contraction causée par l'esprit de vin, disposés en cinq

ou i

sngs.

La bouche, située derrière le bourrelet labial en fer à cheval, est en forme de fente longitudinale, bordée à droileet à gauche par une lèvre assez épaisse; la masse buccale, à laquelle elle conduit, est assez considérable : elle conlient sur ses bords une paire de grandes dents cornées, allongées, arquées, et qui se croisent comme des lames de ciseaux, et inférieurement une petite masse linguale, en forme de tubercule, garnie, comme à l'ordinaire, de crochets très-fins, dirigés en arrière. L'œsophage se continue presque de suite en un premier estomac plissé dans sa longueur, et paraît en conséquence susceptible d'une grande dilatation. Le foie, composé de six lobes, y verse la bile par trois orifices situés à l'entrée du gésier. Ce second estomac, en forme de cylindre creux, a ses parois très-charnues el armées de douze petites écailles ou lames cornées, tranchantes, disposées en rangées longitudinales. L'inleslin propremenl dil est gros et court; il vient se terminera l'anus, qui est situé sur le côté droit, entre la racine des deux lobes branchiaux de ce côté.

L'appareil respiratoire consiste en un grand nombre de peliles houppes touffues, composées de filaments très-fins, et qui, irrégulièrement répartis à la surface interne ou supérieure des lobes branchiaux, se développent dans l'eau de manière à ressembler à une forêl de palmiers, du moins d'après Forskahl, qui a observé ces animaux vivants.

L'appareil circulatoire ne diffère probablement pas beaucoup de ce qu'il est dans les autres Mollusques de cet ordre. Le système veineux, provenant des ramifications qui sortent des viscères et de renveloi)pe cutanée, se termine dans deux grosses veines latérales, qui envoient les vaisseaux aux branchies. De celles-ci reviennent autant de veines branchiales, qui s'ouvrent séparément dans l'oreillette du cœur : celui-ci, contenu dans son péricarde, est médian et situé au dos, entre la racine de la première paire de lobes branchiaux; il en naît une seule aorte, qui se subdivise de suite en

avant et en arrière, et forme les artères des viscères et de l'enveloppe cutanée.

L'appareil générateur est aussi comme dans tons les genres de Malacozoaires subcéplialés hermaphrodites. L'ovaire, situé au côté droit du foie, à la paille postérieure du corps, est de forme globuleuse; l'oviducle (jui en nait se réunit au canal particulier de la vessie; celle-ci est assez grande et se termine dans un tubercule commun, silué un peu en arrière de la racine du tentacule droit. Le testicule, situé sous l'œsophage, est divisé en lobules ; il y a une petite vésicule séminale oblongue qui se joint au canal commun de l'oviducle et de sa vessie. Quant à l'organe excitateur, il est en forme de long cordon replié et tortillé sur lui-même dans le repos : il sort par un orifice percé dans le tubercule commun.

Le système nerveux n'offre non plus rien de bien particulier. Le cerveau formant une paire de ganglions qui envoie des filets à la bouche, un à chaque tentacule, est Irùs-rapproché de la paire de ganglions locomoteurs, qui fournit trois ou quatre filets aux parties latérales du corps. En outre, il y a une paire de petits ganglions en dessous de l'œsophage, d'où part le filet de communication avec celui des viscères.

Les Scyllées sont de pelits animaux pélagiens, qui viennent assez rarement sur nos côtes, mais qui ne sont pas rares sur les masses de Fucus de l'Atlantide. Ils vivent, à ce qu'il parait, dans la profondeur des eaux, où ils rampent sur la lige des fucus, comme l'indique la forme canaliculée de leur pied. Il est cei)endant probable <iu'ils peuvent également nager avec quel<|ue facilité au moyen des appendices foliacés dont leur corps est pourvu, et surtout des deux paires branchiales. Le reste de leurs mœurs et de leurs hahiluiles est encore inconnu; mais très-vraisemblablement elles ne diffèrent guère de celles des Doris, des Cavolines et genres voisins.

Le premier auteur qui ait fait mention de ce petit Mollusque, est Séba (Thés., tom. 1, pi. 74, fig. 7); mais ce <ju'il y a de remarquable, c'est qu'il en fait une espèce de Poisson du genre Lophie ; et, pour confirmer ce rapprochement, il l'a figuré le dos en bas et le ventre en haut.

Linné, dans sa Description du Muséum du prince Adolphe-Frédéric, en 1754, en parla sous le nom de Lièvre île nier, mais le laissa encore parmi les Lophics, toutefois en faisant l'observation que ce pourrait bien être quelque espèce de Zoophyle.

Osbeck, dans son Voyage à la Chine, imprimé en 1757, rétablit la vraie position de l'animal, et même en fit un genre sous le nom de Zoopterygius; mais il a pris les branchies pour des nageoires, et il exprima beaucoup de doutes sur l'opinion de Séba.

Forskalil, en 1775, donna la première descriptioncomplète de la Scyllée pélagique, en se bornant toutefois aux caractères extérieurs.

Enfin, Cuvier, dans un mémoire sur ce genre d'animaux, inséré dans les Annales du Muséum, a fait cesser toutes les incertitudes, bien gratuites sans doute, depuis l'excellente description de Forskahl, en traitant d'une manière spéciale de la synonymie et de l'organi-

sation de la Scyllée. Aussi, depuis ce temps, tous les zoologistes ont-ils adopté ce genre, qu'ils placent <1 côté des Thélhys.

SCYLLIORHINUS. pois. f^. Sqdale-Rodssette.

SCYLLIUM. POIS. r. SgUME-ROBSSETTE.

SCYMiN'E. ScfinHUs. ins. Genre de Coléoptères établi par Hersbt aux dépens de celui des Coccinelles, mais dont il n'est distlni;ué par aucun caractèie important, ce qui a déterminé Illiger et plusieurs autres entomologistes à le rejeter. Les espèces dont il se compose sont généralement noires, tachetées de rouge et souvent un peu pubescentes. Quelques-nnes, telles que les Coccinelles Abietis, iliscoitlea , alra de Gyllenhall, ont le corps presque ovoïde ou ovale; celui des autres est plus ou moins hémisphérique.

SCYMPiUS. POIS. (Cuvier.) f-". Leiches au molSQOALE.

SCYPHANTUS. bot. La plante produite sous ce nom générique, par Don (Sweel, FI. gard.. I. 238), a été reconnue pour être la même que le Grammatocarpus tolubilis de Presl. F. Gramuatocabpe.

SCYPUE. pois. Espèce du genre Esturgeon, f^. ce mot.

SCYPHÉE. Scyphœa. bot. Genre de la famille des Hypéricinées, établi par J. S. Presl, pour une plante que Sieber avait publiée dans l'Herbier de la Martinique sous le nom de Capparis coinmiitala. et qui offre pour caractères : calice à cin(| sépales déciilus; cinq pétales égaux, oblongs. alternes avec les sépales; étamines hypogynes, nombreuses, disposées sur plusieurs rangs; filaments dilatés au sommet et cyatbiformes; anthères introrses, oblongues et biloculaires; ovaire sessile, linéari-lancéolé et quadiiloculaire; style trèscourt et simple; stigmate sessile et capité. Le fruit consiste en trois capsules filiformes; caryopse lancéoléequadriloculaire et à quatre valves; quatre placentas centraux, opposés aux valves.

ScYPiiÉE A GRAPPES. Scyphœa racemosa, Presl. C'est un arbre de médiocre élévation, que l'on trouve dans les forêts de la Martinique; ses feuilles sont opposées, pétiolées et membraneuses; les fleurs sont amassées en grappes aux aisselles des ramifications. Cette plante, admise par Sprengel et De Candolle comme Capparis commututa, son nom primitif, a été plus tard décrite et figurée, par Presl, sous le nom de Monoporina œnotlteroides; mais cet auteur en ayant mal décrit les parties Horales, l'a placée dans les Capparidées jusqu'à ce que l'ayant pu mieux étudier, il en ait fait le genre Scyphœa qu'EndIicher n'a pas adopté, considérant ce genre comme identique avec le Marila de Swartz.

SCYPlllA. psYca. (Spongiaires.) Oken forme sous ce nom une division pour les Éponges qui, étant creuses en forme de tuyau ou de coupe, sont composées d'un tissu feuiré; tels sont les Spoitgia fistutaris, inf'iindibitlaris, etc.

SCYPHIFERUS. BOT. (Lichens.) f^. Scyphophores.

SCYPHIPHORA. BOT. Gœrtner fils (Cnrpoiog., p. 91, lab. 19G, fig. 2) a décrit et figuré sous le nom AeScyplnphora hydropliilacea un fruit provenant des collections de Banks, où il était nommé Hyilrophylax. Ce fruit est un drupe sec, petit, oblong, légèrement comprimé, marqué de huit sillons longitudinaux,

couronné par le calice membraneux et renfermant deux noyaux. Le sarcocarpe est subéreux-amylacé, dépourvu de suc, recouvert d'un épiderme épais et glabre. Les deux noyaux sont oblongs, sillonnés d'un côté, plans de l'autre où ils s'appruiiient l'un conire l'aulre; chacun de ces noyaux conlient une seule graine située dans la partie supérieure , pourvue d'un albumen charnu, blanc, qui renferme dans son milieu un embryon oblouff et légèrement coudé.

Le genre Scxphiphora a été adopté par Blume. Il paraît être le même que le i'arissiis de Gaertner père, et il appartient à la famille des Rubiacées.

SCYPHIPHORUS. BOT. (Licliens.) Venlenat écrit ainsi le mot Scxphophonis. y. plus bas.

SCYPHISTOSIE. Scyphisloina. voL\p. Ce genre a été institué dans l'ordre des Polypes nus, par Sars, nui lui assigne pour caractères : corps gélatineux, cylindrique, atténué inférieurement el allacbé par sa base; la bouche est terminale, en forme de vase, rétractile,entourée d'une rangée de lenlaculescylindriques. Le Scyphislome filicorne, seule espèce connue, est pourvu de plus de vingt tentacules Irès-minces et Irès-déliés. Il est des mers de l'extrême nord.

SCYPHIUS. POIS. Risso a proposé ce genre parmi les Poissons lopbobranches, voisin des Hippocampes el des Syngnathes. Il lui donne pour caraclères ; un corps effilé, droit, graduellement atténué vers sa partie inférieure; une bouche cylindrique, en flùle, et une seule et unique nageoire sur le dos. Ce sont de petits Poissons des sables el des Coraux, qui vivent dans les eaux du golle de Nice. On en ecuinait cinq espèces que Risso nomme Scyphius fascialus , papacintts, violaceus, atiiiulatiis et liltorulis.

SCYPIIOFILIX. BOT. (Fougères.) Genre indiqué par Du PelitTbouars et fondé sur une plante de Madagascar qui, d'après la caraclère qu'il en donne, ne parait pas différer des Diivallia.

SCYPHOGYMi..St7-p/(o.9/me. bot. Dans la Bolani(|ue du Voyage de la Coquille, Brongniart a étalili ce genre de la famille des Éricacées, sur quelques planles rapportées par les bolanisles de ce grand voyage de ciicumnavigalion. Caractères : calice à cinq divisions dont la plus petite, (luelquefois la plus grande, et mêmes d'autres encore, sont souvent détachées; corolle globuleuse, urcéolée ou ovato-cyalhiforme, dont le limbe est quadrifide, dressé ou connivent; trois ou quatre étamines à filaments libres ou monadelphcs; anthères muliques, conniventes ou cohérentes sous le stigmate <pii est grand et pelté; ovaire uniloculaire, à un seulovulependant;capsulcoblongueou globuleuse, subindéhiscenle.

ScTPHOGYNE URCÉOLÉE. Scxpliogytie urceolala , Brong. ; Trislemon urceolalum , Klolzch. C'est un arbuste à feuilles angusio-linéaires, légèrement pubérules ainsi que les rameaux ; les Meurs sont suhlernées, pubescenles et très-pelites. Uu capde Bonne-Espérance.

SCYPHOPHORlî. A'c/io/(0/;/io(«s. bot. {Ucheiis.)Ce genre a été créé par Acharius dans son Prodrome de la famille des Lichens; mais ce botaniste crut devoir plus tard changer ce nom en celui de Cenomxce. Les Scyphophores sonl des Lichens à Ihalle foliacé, inibii-

qué ou lacinié, sur lequel sont posés des podélions en godet {scxphnli), dont la forme est fort diversifiée, el dont la marge supporte des céphalodes de couleur cl de grosseur variables; ces scyphules sont prolifères, radiées, dentées, simples, rarement rameuses, creusées plus ou moins profondément; <|uelquefois les céphalodes sont si gros et si nombreux, (|n'ils bouchent exactement la scyphule; quelquefois aussi la marge n'en supporte qu'un ou deux d'une très pelile dimension. Quelques auteurs sont disposés à ne voir, dans toutes les espèces connues, qu'un seul type dont les formes s'allèrent et ne constiluent tout au plus (|ue des variétés. Ce genre, en effet, est éminemment polymorphe; les espèces qui le constituent se plaisent sur la terre et sur les arbres en décomposition, dans les lieux bas et élevés, secs cl humides. Bory de Sainl-Vincent avait précédemment élabli ce genre, dans son Voyage en quaire îles d'Afri((ue, sous le nom de Pxxidnna. Eschweiler, d'après Marlius, conserve au Scypliophore celui de Capitiilan'a, mais il y fait entrer les Cladonia de Fée. On voit combien la synonymie de ce genre a été Hotlanle el incertaine. Les Scyphophores sont nombreux; l'un d'eux avait acquis une grande célébrité en matière médicale, c'est le Scyphophorus pxxidatus, DC. FI. fr.,sp.01G, employé avec des succès constatés conire la coqueluche des enfants.

On a donné aussi le nom de Scyphophore à la troisième seclion du genre Cenowxce d'Acharius, lequel doit rentrer, avec le Schasmaria, dans le genre Scyphophore.

SCYPHULE. Scxphvliis. bot. (tfcAews.) C'est le nom que les licliénographes donnent ordinairement aux organes carpomorphes qui ressemblent à de petils entonnoirs, et dont la marge est surmontée de tubercules charnus de couleurs diverses. /-^. Scypuophore. Ils n'appartiennent qu'aux Cénomycées.

SCYRTES. INS. Genre de Coléoptères pentamères, dont Fabricius a changé le nom en celui de Cxplion.

y. ÉLODE.

SCYTALA. BOT. Le genre produit sous ce nom dans la famille des Synanthérées, par Meyer, n'a été considéré que comme une section du genre Oldenburgie. V . ce mot.

SCYTALIE. Scylalia. bot. Roxhurgh a donné ce nom à une |ilanle de la famille des Sapindacées, déjà décrite par Willdenow sous le nom de Schleichera tri- Juga, et rapportée depuis, par Jussieu, au genre Me-

licOCCa. y. SCULEICBERA.

Gœrlner a aussi donné le nom de Scytalia au genre Eiiplton'a, L. y. LiTCUi.

SCYTALION. BOT. (Dioscoride.) Synonyme de Colyledoii umbilicus, L. y. Cotvlet.

SCYTALIS. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, qui ne diffère pas du genre yigna, de Savi.

SCYTALOPE. Scytalopus. ois. Gould a proposé la création de ce genre dans l'ordre des Insectivores, et il lui donne pour caractères : bec plus court que la tète, comprimé, obtus, légèrement courbé; narines basales, couvertes d'une membrane; ailes concaves, courtes, arrondies: la première rémige courte, les troisième, quatrième, cinquième et sixième d'égale longueur;

queue comle, arrondie, sans raideur; les reclrices latérales fort courtes; tarses allongés, mais robustes, couverts de sculelles en dessus, entourés en dessous d'écailles assez semblables à celles qui couvrent l'abdomen des Serpents; doigt médian allongé et grêle; pouce long et robuste, pourvu d'un ongle fort allongé.

ScïTAi.oPE BRIN. Scxtalopits fusctis, Gould. 11 est entièrement d'un brun de suie, à l'exceplion dos plumes du sommet delà tête qui sont d'un gris argenté. Taille, deux pouces trois quarts. Du Chili.

ScYTALOPE \ Eoi'CHE BLANCHE. Scytalopiis alboguluris, Gould. Parties supérieures d'un brun ferrugineux; tête d'un bleu noirâtre; une ligne transversale noire sur les ailes; reclrices d'un roux brunâtre pâle; gorge, poitrine, milieu de l'abdomen et croupion d'un roux ferrugineux, traversé de lignes noires; mandibule supérieure noirâtre; pieds bruns. Taille, trois pouces trois quarts. Du Brésil.

SCYTtJALE. REPT. Ce genre, appartenant à la division des Serpents venimeux à crochets isolés, ne diffère guère des Vipères que par un seul caractère; mais ce caractère suffit pour qu'on puisse distinguer un Scylhale au premier aspect : les bandes sous-caudales sont d'une seule pièce comme les bandes sous-abdominales, en sorte que, suivant la classification de Linné, les Scytliales, quoique extrêmement voisins des Vipères, appartiendraient au genre Boa et non au genre Cotiiher. Les Scylhales diffèrent d'ailleurs des Crotales par l'absence de ce qu'on a si improprement nommé chez ceux-ci la sonnette ou les grelots, et par celle des fossettes que l'on remarque derrière les narines dans ce groupe et dans quelques autres. La tête, large et IrèsrenHée postérieurement, est presque entièrement couverte de petites écailles carénées, dont la forme est ovale, et qui sont très-semblables à celles du corps; on voit au contraire quelques plaques sur le pourtour de la commissure des lèvres, vers les narines, vers l'extrémité du museau et à la région inférieure de la tête. La queue est courte et très-grêle; l'anus est simple et ne présente rien de particulier. Enfin Geoffroy Saint-Hilaire s'est assuré que les crochets venimeux étaient semblables à ceux des Vipères. Un fait qui lui paraît très-remarquable, et qui montre combien se trompera ient ceux ([ui voudraient éloigner les Scy thaïes des Vipères, et les rapprocher des Boas à cause de la non-division de leurs bandes caudales, est celui qu'il a observé chez un Scythale d'Egypte. Cet individu, appartenant à l'espèce qu'il a nommée Scythale P/rainirf««i, avait plusieurs des bandes sous-caudales de la dernière moitié de la queue, divisées en deux portions par un sillon médian et semblables par conséquent à celles des Vipères et des Couleuvres. L'une des bandes sous-abdominales du même individu présentait également une division sur la ligne médiane.

Le genre Scythale, proposé assez anciennement par Lalreille, a été adopté par la plupart des erpélologistes, et nommément par Daudin, Duméiil , Cuvier et Merrem; mais le plus ancien de ces auteurs, Daudin, le seul qui se soit occupé avec quel(|ue détail des espèces de ce groupe, n'avait pas apporté à ce travail difficile cet esprit de doute et de critique éclairée si utile au

naturaliste observateur, et l'Iiisloire des Scylhales est encore à faire. Cuvier a montré, dans son Règne Animal, que, sur les cinq espèces décrites par Daudin, deux appartiennent à un autre groupe d'Ophidiens, deux ne peuvent êlre considérées que comme 1res -douteuses, et une seule se trouve établie sur des caractères réels et cerlains.

Scythale zigzag. Scythale bizonalus, Dand. C'est VHumtta-pom de Bussel et le Boa Hoialla de Shaw. Sa longueur est d'un pied et demi environ. Le dessus de son corps est d'un brun foncé, avec deux lignes longitudinales jaunâtres, disposées en zigzag (une de chaque côté). 11 existe aussi sur le milieu du dos une rangée de petites taches jaunâtres, bordées de noir. Le dessous du corps est d'un blanc jaunâtre, avec quelques points obscurs sur chaque côté des plaques. On compte cent cinquante bandes sous l'abdomen, et seulement vingt-cinq sous la queue. Ce Serpent habile la côte de Coroniandel où on le regarde comme une espèce extrêmement dangereuse.

Scythale des Pyramides. Scythale Pyraninluvi, Geoff. Elle est Irès-voisine de la précédente par sa taille et ses proportions, et même par son système de coloration et le nombre de ses bandes abdominales et caudales; il existe ordinairement de cent soixantedix-huit à cent quatre-vingt trois des premières, et de trentedeux à trente-huit des secondes. Le dessus du corps est brun, avec de peliles bandes irrégulières, blanchâtres, composées pour la plupart d'une tache centrale arrondie, et de |)rolongements plus étroits <lirigés transversalement sur les flancs; ces bandes sont ordinairement au nombre de trente-six ou quarante. Le dessous du corps est blancliàire ; et il existe sur les bandes sousabdominales et sous caudales, de petits points noirs dont quelques-uns, placés sur la ligue médiane, sont peu distincts. Ce Scythale est commun aux environs des Pyramides; le peuple de celte partie de l'Egypte connaît bien le danger de sa morsure, et le redoute beaucoup. On le trouve aussi assez souvent dans les lieux bas des habitations du Caire, et on le voit quelquefois même parvenir jusque dans les étages supérieurs et se glisser- dans les lits qu'il y renconlre. C'est le plus souvent au sujet de cette espèce que l'on a recours aux psylles (K. Serpents) qui, en imitant le sifflement des Serpents, tantôt celui plus sonore du mâle, tantôt celui plus étouffé de la femelle, savent très-bien faire sortir les Scythales des réduits obscurs oii ils se tiennent cachés. Un fait assez curieux, c'est que les psylles, ordinairement i)ayés en raison du nombre de Serpents dont ils ont réussi à délivrer une maison, ont le plus souvenl soin d'y en introduire euxmêmes avant de procéder à leurs recherches.

SCYTHION. BOT. L'un des synonymes antiques de Réglisse.

SCYTHROPE. Scylhropus. iws. Coléoplèi'es tétramères; g(Mire de la famille des Uhynchophores, institué par Schoenherr, pour un insecte d'Europe que Herbsl, Germar et Dejean ont simultanément placé dans leurs genres Curculio, Tanymecus et Polyibiisus. Caractères : antennes plus longues que la tète et le corselet minces, coudées, composées de douze articles obco-

niques, graduellement plus couru el doul les cinq derniers forment une massue oblongue et ovale ; (rompe très-courte, épaisse, insérée enlre les antennes, audessus d'une strie Iransverse, élevée, qui se courbe sur les côtés ; front assez large, convexe ; occiput épais, allongé; yeux petits, arrondis et médiocrement saillants; corselet Iransverse, tronqué aux deux exlrémilés, peu arrondi sur les côlés, avec (|uelques légères impressions en arrière; élytrcsovalaires, allongées, presque linéaires, un peu échancrées à leur base, vers le point de jonction, avec les épaules.

ScYTHROPE Belette. Scxlliropiis mtistela, Scboen.; Polydrusus mustela, Germ., 1, p. 452; Citrculio squammulosits , Herbst, Col. vt, p. 216, t. 75, f. 4; Taiij^iiiecns squammeus, Dej., Calai. 11 est noir, avec le corps couvert d'un duvet grisâtre; les antennes et les pieds sont d'un brun ferrugineux; les élylres sont brunes à l'extrémité, avec les bords, la sulure et quelques taclies sur le disque d'un blanc varié de points et de taches roussâtres. On le trouve en Allemagne.

SCYTllROPS..Vcri/i/o/)S. OIS. Genre de la première famillede l'ordie desZygodaclyles. Caractères : bec long, dur, conico-convexe, plus baut que large, déprimé sur le front, dilaté sur les côtés, très-courbé à la pointe, sillonné en dessus et latéralement; bord des mandibules entier ; narines placées de chaque côlé de la base du bec, percées derrière la niasse cornée, à moitié fermées en dessus par une membrane nue et s'ouvrant du côté des joues; pieds courts et robustes; quatre doigts : deux antérieurs soudés à la base, deux postérieurs libres. Ailes longues; les deux premières rémiges étagées, la troisième la plus longue; queue Irèslongue, arrondie. On ne compte encore dans ce genre, dont la création est due à Lalham, qu'une seule espèce; et même ne se Irouve-telle que très-rarement dans les collections. Elle est originaire de l'Océanie, où elle fut observée pour la première fois par Philipp, gouverneur de Port-Jackson, et par Wilhe, chirurgien de la colonie. Ils en envoyèrent la dépouille en Angleterre, et l'accompagnèrent d'une fort bonne figure. La description ([u'ils firent de l'espèce se borna en quelque sorte à ses caractères physiques, de manière que tout ce qui a trait à ses mœurs ou à ses habitudes est encore presque entièrement ignoré. Le professeur Reinwardt, qui fut envoyé par le gouvernement des Pays-Bas en diverses contrées de l'Australie, afin d'y recueillir des documents sur l'histoire naturelle, rapporte que le Scylhrops est en général peu commun dans Ions ces parages, où on le considère comme un liaromèlre vivant; en effet, il parait, d'après les rapports les mieux circonslanciés, (|ue l'on peut tirer de certains cris, de certains mouvements brusques et inquiets de cet Oiseau, des présages assurés de pluie, de variations ou de modifications atmosphériques. D'après les renseignements acquis par ce savant voyageur, lesScylhropsseraienlau Port Jackson des Oiseaux de passage constants; ils y arriveraient en octobre, par petites troupes de sept à huit au plus, et souvent de trois à quatre; ils y séjourneraient plusieurs mois, puis I se retireraient vers le nord de la Nouvelle-Hollande pour s'y occuper de la ponle. Ils sont d'un naturel fort |

sauvage, ne se montrent guère que le matin et le soir, recherchent pour leur nourriture les insectes et les fruits de piment. Leur vol est irrégulier, el, lors(|u'ils s'y livrent, ils tiennent leur queue étalée en éventail. ScYTHROPS PRÉSAGECR. Scytliiops Nocœ-Hollauiliœ, Lalh., Temm., Ois. color., pi. 290. Parties supérieures d'un gris hleuâlre, avec l'extrémité des plumes noire; rectrices étagées, marquées d'une bande noire avant l'extrémité qui est blanche, rayée inlérieuremenl, à l'exception des deux intermédiaiies, de blanc-grisâtre; léle, cou et parties inférieures d'un gris très-clair ; bec grisâtre; pieds d'un bleu noirâtre. Taille, vingl-cinq pouces. Les jeunes, au sortir du nid, ont le bec gros et court; il s'allonge dans la première année; alors le gris-clair du plumage se nuance de roussâtre qui termine aussi toutes les plumes des parlies supérieures.

SCYTHYMENIA. BOT. Agardh a donné ce nom à un genre de Conferves dont la fronde est coriace et étendue, garnie de filaments simples, subarticulés et de granules disséminés. Ces plantes se trouvent sur les rochers humides, en Europe.

SCYTINIUM. BOT. (Lichens.) Sous-genre du Collema d'Acharius, qui renferme les espèces à thalle sous-inibriqué, foliacé, à lobes éloignés, épais, gontlés et nus; quatre espèces, dont deux exotiques, le constituent.

SCYTODE. Srylodes. arachiv. Genre de l'ordre des Pulmonaiies, famille des Aranéides, .section des Dipneumones, tribu des Inéquilèles, établi jtar Latreille qui lui donne pour caractères : six yeux disposés par paires, une de chaque côté dans ime direction oblique et contigus par un point, la troisième intermédiaire, antérieure et dans une direction transverse; la première paire de pieds et ensuite la quatrième plus longues. Ce genre se dislingue des Tliéridions, qui ont d'ailleurs beaucoup de caractères commtnis avec lui, parle nombre des yeux qui est de huit dans ceux-ci. Les Épisines, quoique ayant encore huit yeux, s'en éloignent parce que ces yeux sont placés sur une élévation commune. Enfin le genre Pliolcus, (|ui termine la tribu, est séparé par la longueur relative des pattes dont la première paire el la seconde ensuite sont les plus longues.

ScYTODE THORACiQOE. Scytodes tlioracica, Latreille, Gen. Cnist. et Ins., t. i, p. U9, lab. 5, fig. 4. Longue de trois lignes à peu près; corps d'un beau jaune, tacheté de noir; corselet grand et Irès-bombé, présentant en dessus deux lignes noires el longitudinales. Celle Araignée se trouve dans les maisons. Quelques individus passent l'hiver dans des retraites qu'ils se choisissent, et paraissent au commencement du printemps; elle se file une toile grande, composée de fils lâches et flotlanls, el pond en juillet; son cocon est globuleux el formé d'une soie compacte.

SCYTODIUM. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, proposé par Vogel, et réuni par Willdenow aux genres Outea et Fouapa pour former le genre Macrolobium, dont chacun de ces premiers est une section.

SCYTONÈME. Scylonema. bot. (Confeivées.) Genre établi par Agardh et adopté par Lyngbye, dont les caractères consistent dans ses filaments coriaces, cylin-

ilrit|iies, généralement rameux, marqués d'anneaux nioniliformes, c'esl-à-dire que la malière colorante s'y groupe inlérieiiremenl en forme de chapelets de figures diverses. Ce sont pour la plupart de petits végétaux de couleur obscure, qui forment sur les rochers, les pierres, les pièces de bois et autres corps inondés, ou même sur les racines de certaines plantes, dans les marais et sur la terre humide, de petits duvets dans le genre de ceux que composent quehjnes Oscillaires, dont les Scytonémes sont du reste si différents et si éloignés dans la nature. Ils ne sont d'ailleurs jamais miiqueux. Le ScrlO)iewn Myovhioiis, Flor. dan., lab. 1602, lig. 2, plante d'abord découverte en Norwége et au Groenland, et que Mougeot a retrouvée dans les tourbières des Vosges, peut être considéré comme le type de ce genre que Bonnemaison a confondu dans son Percussaiia. Les .Scytonèraes diffèrent particulièrement des Monillines en ce qu'on n'y distingue pas d'articulations vivement indiquées par les valvules, remplissant la totalité du diamètre du tube extérieur.

SCYTOPHYLLUM. DOT. Ce genre de la famille des Célastrinées, créé par Ecklon, ne diffère pas du genre Elœoilemlron. f^.ce mot.

SCYTOPTERIS. bot. L'une des divisions du genre Niphobolus, dans la famille des Polypodiacées.

SCYTOSIPHON. BOT. {Hydrophytes.) Genre ainsi caractérisé par Agardh : frondes filiformes presque fistuleuses, coriaces-cartilagineuses, obscurément cloisonnées, ayant toute la surface couverte par la fructification pyriforme et nue. Des sétules, ou filaments presque microscopiques et pâles, les recouvrent comme chez les Thorées. Ce genre n'a donc nul rapport avec celui auquel Lyngbye a donné le même nom, et qui est d'autant plus vicieux qu'il renferme des espèces de quatre genres différents, tels que des Thorées, des Solénies, des Bougies, et peut-être des Scytonèmes. F. tous ces mots.

SCYTOTH.\LIA. BOT. Genre d'Algues de la famille des Fucacées, proposé par Greville, mais qui n'a été admis que comme section du genre Cystoceire. F. ce mol.

SÉAFORTHIE. Seaforihia. bot. Genre de la famille des Palmiers et de la Polygamie Monœcie, établi par R. Brown (Prodr. Flor. Nor.-HolL, p. 267) qui l'a ainsi caractérisé: fleurs polygames, monoïques. Périanthe double, l'un et l'autre à trois divisions profondes. Les fleurs hermaphrodites-mâles ont des étamines nombreuses; un ovaire monosperme, surmonté d'un style et d'un stigmate obtus. Entre deux fleurs hermaphrodites-inàlcs est située une Heur femelle, dépourvue d'élamines, ayant un ovaire monosperme, et trois stigmates sessilcs et obtus. Le fruit est une baie ovale, renfermant une graine striée, un albumen marqué de plis, et un embryon basilaire. Ce genre a été placé par Martiusdans la section des Arécinées, entre les genres Eiileipe et Iriaitea, Selon R. Brown, il est voisin du Caiyola, mais il en diffère suffisamment par la structure de l'ovaire et par la situation de l'embryon. Le Seaforihia eleijans croît à la Kouvelle-Hollande, entre les tropiques. Ses frondes sont grandes, à pinnules plissées en double, et rongées au sommet.

SEALA.bot. (Adanson.) Synonyme de Pcctis. /'. Pectjde.

SÉBACIOUE. MIN. A'. Acide.

SÉBADILLE. bot. Même chose que Cévadille. y. ce

SÉBASTE.6'eèos/es. pois. Genre d'Acanthoptérygiens osseux, de la famille des Percoides, institué par Cuvier qui le distingue des Scorpènes proprement dits, en ce que les espèces <iui le composent ont une forme plus normale et moins irrégulière.

Sédaste DtJ Cap. Sehastes Capensis, Cuv. et Val., vol. 4, p. 341 ; Quoy et Gaim., Voy. de l'Astr., pi. 11, fig. ô. Ce Poisson a la têle grosse, couverte d'aiguillons, d(mt les plus remarquables sont au-dessus du front, à l'orbitaire et au sous-orbitaire; le préopercule en a cinq, régulièrement découpés en forme d'éperons. Toutes les nageoires, à l'exception des pectorales, sont peu élevées ; la caudale est courte et légèrement écliancrée; les pectorales, arrondies, ont huit rayons simj)les. Le corps est rougeâtre, nuancé de jaune et moucheté de blanc sur le dos. d. 12/15, a. 3/6, c. 13, p. 18, dont huit simples, v. 1/3.

SÉBASTIANIE. Sebasliania. dot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi parSprengel (NeueEntdec, 2, 118, tab. 5), et admis par Adrien De Jussieu, avec les caractères suivants : Heurs monoïciues. Écailles sessiles, uniHores, munies à leur base de deux glandes. Les fleurs mâles offrent cini| étamines à filets distincts, et pourvues à leur base d'écaillés petites, imbriquées, qui pourraient être considérées comme un calice particulier. Les fleurs femelles sont enloiirées d'écaillcs plus grandes; leur style est court, épais, à trois branches et à autant de stigmates réfléchis; l'ovaire est à trois loges monospermes; le fruit est capsulaire. Ce genre tient le milieu entre le Snpiuin et YExiœcaria.

SÉBASTIANIE DD Brlsii.. Sebasliania Brasilieiisis, Spreng.; Excœcaria glandulosa , Sw. Sa lige est ligneuse, garnie de feuilles presque opposées. Les Heurs sont disposées en épis solitaires ou géminés dans les aisselles des feuilles; les femelles occupent la partie inférieure, et les mâles le sommet de l'épi.

Un autre genre Sebasliania, proposé par Barloloni dans la famille des Synanthérées, a été réuni au Chrysanlhellum, de Richard.

SEBÉE. Sebœa. bot. Genre de la famille des Gentiauées et de la Pentandrie Digynie, L., établi par R. Brown, d'après les manuscrits de Solander, et offrant les caractères suivants : calice divisé assez profondément en quatre ou cinq segments carénés ou ailés sur le dos; corolle marcescente, à quatre ou cinq découpures; étamines saillantes, à anthères déhiscentes hmgitudinalenient, recourbées au sommet qui devient calleux après l'émission du pollen; deux stigmates; capsule à valves rentrantes par leurs bords, et attachées d'abord à un placenta central, dont elles se séparent après la maturité. Ce genre est formé aux dépens de certains Exacum, décrits par Linné fils dans son Supplément. R. Brown y rapporte \es Exacum albens , aurenm , cordatum , et d'autres espèces inédiles de l'Afrique australe. Il y joint en outre VExacum ovatitm de Labillardière (Nov.-Holl., 1, p. 38,

lab. 52), qui habile les environs de Poil Jackson cl la Teire lie Diémen à la Nouvelle-Hollande. Enfin on y a réuni VExacum Guianense d'Aublel.pour lequel Mailius a commis un double emploi en élablissanl le genre Schiillesia. Ces diverses piaules sont herbacées et à Qcurs ordinairement jaunâlres, d'un aspect peu remarquable.

SEBF.OKIA. BOT. Genre établi par Necker aux dépens du Genliana de Linné; il paraît ne pas différer du genre Sehœa, de Brown.

SEBESTENA. BOT. L'une dessectiODsdugenreCorrfio. /'. ce mol.

SÉBESTIER. Corilia. bot. Genre de la famille des Borraginées cl de la Penlandrie Monogynie, L., offrant les caraclères suivants : calice persistant, lubuleux, campanule ou infundibuliforme, à cinq divisions; corolle infundibuliforme, dont le tube est de la longueur du calice, le lirnbe ordinairement à cinq segments obtus et étalés; cin(| élamines dont les filets sont subulés, insérés sur le tube de la corolle, terminés par des anthères oblongui'S; ovaire supérieur, arrondi, acuininé. surmonté d'un style de la longueur des élamines, divisé A sa partie supérieure en deux branches fourchues, terminées par (|Ualre sligmales oblus; fruit drupacé, globuleux ou ovoïde, acuminé, recouvert en partie ou lolalemenl par le calice, renfermant un noyau sillonné ou marqué de fossettes, à qualre loges, dont quelques-unes avortent quelquefois; graines à cotylédons plissés. Le nombre des parties du calice et de la corolle, ainsi que celui des élamines, est queli(uef()is réduit à qualre. R. Brown a réuni à ce genre le f^arronia, tel que l'a décrit Desvaux, dans son Journal de Botanique, t. i, p. 237, en observant que l'un et l'autre de ces genres possèdent un ovaire à qualre ovules, un noyau souvent monosperme, un slyle dicholome cl des cotylédons pli.«sés. Plusieurs espèces de / 'a »»oh m pourraient, à la vérité, être distinguées du Coidia parleur inQorescence, ainsi que par le limbe court et à peine étalé de la corolle; d'un autre côté, il y a des espèces de Cordia qui ont le calice et le fruit peu conformes aux caraclères génériques ci-dessus exposés. Le genre Cerdana de Ruiz et Pavon ne diffère en aucune manière du Cordia, à en juger par les caractères el par la figuie publiés dans la Flore du Pérou et du Chili. Le Palayonula est un genre encore douteux, vu l'absence de renseignements sur son fruit. Au moyen de la réunion des P'aironia aux Cordia, le nombre des espèces décrites par lesauleurs s'élève à près de quatrevingts. Ce sont des arbres ou des arbiisseaux qui croissent dans les contrées équaloriales. Leurs feuilles sont très-entières, ou quelquefois incisées, épaisses, coriaces, souvent couveiles à leur face supérieure d'aspérités l'ormées par de très petits points blanchàlres. Les Beurs sont dépourvues de bradées, et disposées au sommet des liges ou des branches, en corymbe, en panicule ou en épi. R. Brown a proposé de diviser les nombreuses espèces de Cordia en deux sections, d'après le fruit lisse ou strié. Parmi ces piaules, on remarque principalement les Cordia Gerascanlluts, Colococca et Myxa, qui se voient assez fréquemment dans les collections el qui peuvent élre considérées comme types

du genre. La dernière de ces espèces mérile une mention détaillée, à raison de l'emploi de ses fruits.

Sêbestier domestique. Cordia Myra, L.;Sebestena domeslica des vieux auteurs de botanique; f^idi- Maraiii, Khéeile, il/n/oè., 4, lab. 57. C'est un arbre de médiocre grandeur, dont le tronc est épais, le bois blanchâtre, les branches el les ramiiscules Irés-lisses, de couleur cendrée, garnis de feuilles alternes, péliolées, grandes, presciue ovales ou quelquefois un peu arrondies, rélrécies à leur base, d'un verl foncé en dessus, plus pâles el pubescenles en dessous, tantôt entières, tantôt dentées ou légèrement sinuées vers leur sommet. Les fleurs ont une couleur blanche, une odeur agréable, cl sont disposées en une panicule terminale, rameuse, assez ample et serrée. Celte planle croit dans l'Inde orienlale. principalement au Malabar; on la trouve aussi en Egypte, otl l'on croit qu'elle a été introduite. Lamarck a décrit et figuré dans ses Illus- Iralions, lab. 96, fig. 5. comme espèce distincte, snus le nom de Cordia officinalis, une planle <|ni a été réunie, par son continuateur Poiret, au Cordia Myxa, à litre de variété. Enfin Roth a considéré comme une espèce distincte, sous le nom de Cordia domestica, le Sebestena domeslica de Prosper Alpin el de J. Bauhin, et le Sebestena Malliioti de Pluknet; mais la plupart des auteurs sont d'avis que ces synonymes se rapportent au vrai Cordia Myxa de Linné. La divergence de ces opinions prouve que cette dernière plante, i)Ourlanl si digne d'intérêt sous plus d'un rapport, n'a pas encore été convenablement étudiée, et qu'elle exige de nouveau l'attenlion des bolanisles voyageurs. Les Sébesles ou fruils du Sêbestier ont une pulpe extrêmement visqueuse. Ils étaient autrefois employés en médecine.

SEBIFERA. BOT. (Loureiro.) Synonyme de Lilsœa.

f^. LlTSÈE.

SEBIPIRA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Martius,dans la famille des Légumineuses, est le même que le genre Bowdichia, de Kunlli.

SE150. MAM. C'est, d'après Bosc, le nom de la plus grosse Baleine des mers du Japon.

SEBOPHORA. BOT. (Necker.) Synonyme de P'irola, d'AubIpl.

SEBRAN. BOT. Même chose qu'Alsebran.

SÉCALE. BOT. l'. Seigi.e.

SÉCAMONE. BOT. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par R. Brown (fFeriier. Transact., i, p. 53) qui lui a imposé les caraclères essentiels suivants : corolle rolacée; couronneslaniinale à cinq folioles; masses polliniques au nombre de vingt, dressées, fixées par qualre à la fois au sommet de chaque corpuscule stigmalique non charnu; stigmate resserré au sommet. Ce genre lient le milieu entre les vraies Asclépiadées qui ont un pollen lisse et dix masses pollini(|ues fixées à la base des cinc] corpuscules stigmaliques, el les Périplocées qui ont le pollen granuleux. La principale espèce est le Periploca Secatnone, planle de l'Orient, dont le suc concret est connu dans le commerce de la droguerie sous le nom de Scammonée de Smyrue. Les Sécamoues sont des arbustes dressés ou volubiles, glabres, à feuilles

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