PHILE
SÉLÉNOCÉPUALE. Selenocephalus. iNS. Hémiptères; genre de la famille des Cicadaires, institué par Germar qui lui assigne pour caractères: tête perpendiculaire; bouche rétraclile el déclive; vcrlex très-large, supère, arqué, subconcave, entouré d'un rebord concentrique; bord antérieur tranchant, avec une cannelure dans laquelle sont placés de chaque côté doux ocelles ; front large, plan, Iriijoiie, avec l'angle inférieur tronqué; chaperon allongé, parallélogramme; yeux latéraux et saillants; gaine du rostre courte, composée de trois arliclcs, dont le premier dépasse à peine le bord, le deuxième s'étend sur la lèvre qui est large el trigonc, le tioisième est de même longueur; antennes sétiformes : le premier article très-grand, épais et subglobiileux, le deuxième plus petit et cyalhiforme, les trois
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suivants disliiicls cl annuliformcs; l'un d'eux esl gaiiii (l'une soie, les autres ne sont point distincts, et n'en forment pour ainsi dite qu'un seul sétacé. Écusson grand, triffone, marqué d'une ligne imprimée vers l'cx- Irémilé; élylres coriaces, prescjue opaques, marquées de veines réticulées, dont la seconde esl fourcluie vers le milieu; ailes membraneuses, veinées, entourées d'un bord libre; abdomen cave en dessous, avec les bords latéraux carénés; pattes grêles; jambes épineuses et velues.
SÉtÉivocÉPHALE soïiMÉ. Seletioceplialus obsoletiis, Germ. Il est entièrement d'un fauve teslacé, pointillé et lachelé de fauve plus obscur; les élylres sont d'un fauve sale; les ailes sont blanchâtres. Taille, trois lignes et demie. Europe.
SÉLÉNOCOELÉES. bot. L'une des sections du genre Valérianelle. F. ce mot.
SÉLÉNOPE. Selenops. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, de la famille des Aranéides et de la tribu des Lalérigrades, fondé par Léon Dufour sous le nom d'Omalosome, désigné par Lalreille sous celui de Selenops, qui signifie yeux en croissant. Ses caractères sont, suivant Léon Dufour (Ann. génér. des Se. pbysiqiies de Bruxelles, t. iv. p. 561) : mandibules verticales, renflées à leur base antérieure, armées au bord interne de quatre dents. Hâcboires en triangle oblong, légèrement inclinées sur la lèvre. Palpes basilaires. Lèvre demi- circulaire, sternale. Yeux au nombre de liuil, ronds, distincts et séparés, dont six sur une même série transversale, tout à fait antérieure, cl les deux autres au-devant des extrémités de cette série. Pattes égales entre elles. Léon Dufour décrit et figure une espèce à laquelle il donne le nom de Sélénope Omalnsome; elle n'a guère plus de quatre lignes de long. On la trouve en Andalousie où elle babite les rochers; elle marche latéralement et avec rapidité. Latreille décrit cette même espèce sous le nom de Selenops radiatus, et il signale trois autres espèces originaires de l'Ile-de- France, du Sénégal et de l'Egypte.
SÉLÉNOPHOt!E.,'i'e/enop/iO)MS. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, groupe des Sténolopbites, établi par Dejean, avec les caractères suivants : antennes assez courtes et filiformes; dernier article des palpes légèrement ovalaire, presque cylindrique et tronqué; tête plus ou moins arrondie, rétrécie en arrière; mandibules peu avancées; corselet carré ou trapézoïde ; élytres un peu allongées; pattesassez fortes; jambesantérieureséchancrées; les quatre piemiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Les Sélénophores sont des Carabi(|ues de taille médiocre, ornés de couleurs sombres, et assez souvent de reflets métalliques. On en trouve sous toutes les latitudes; plusieurs espèces habitent l'Europe. Dejean divise ce genre en deux sections.
Sélênopbore SCARITIDE. Selenophoiiis scaritides, Dej.; Harpaius scaritides, Sturm. Il est ovale et noir; son corselet est presque arrondi, un peu rétréci et biimpressionné en arrière; élytres courtes, avec des stries lisses; cuisses un peu bronzées; tarses d'un roux ferrugineux, de même que les antennes. Taille, quatre lignes. On le trouve en Autriche.
SÉLIN. Selinum. bot. Genre de la famille des Onibellifères et de la Pentandrie Digynie, L., offrant les caractères suivants : ombelle composée d'ombellulcs nombreuses, portées sur des rayons étalés; involuere et involucelles à plusieurs folioles linéaires ou lancéolées et réfléchies. Fleurs toutes fertiles; calice ù peine visible; corolle à cinq pétales cordiformes, égaux; cinq élaminesà filets capillaires et ù anthères arrondies; fruitglabre, comprimé, ordinairement ellipti<|ue. marqué de vallécules et de côtes, dont les latérales sont membraneuses, aliformes, terminé par des styles longs et recourbés. Ce genre est un de ceux dans lesquels on a introduit le plus d'espèces illégitimes. Aussi les auteurs modernes ont non-seulement transporté dans d'autres genres ces fausses espèces, mais encore ils ont subdivisé le véritable genre Selinum, après avoir examiné de nouveau les plantes qu'on y avait rapportées. Hoffmann a établi ou rétabli les genres Oreoseliniivi, Melanose- Unvm et Thysselinnin, sur des espèces qui, dans la plirpart des Flores européennes, faisaient partie des Selin inn.VOreoselinum, par exemple, se compose des Selinum moiitanum , Willd.; anstriacuni , Jacq. ; pyret,œum , Gouan, etc., plantes que l'on regardait généralement comme des Sélins. Au surplus, radojilion de ces genres n'est pas encore définitive, quoique les travaux d'Hoffmann fassent aujourd'hui autorité chez les botanistes. Le genre Cnidiuni a été aussi formé sur quelques pla4ites réunies, par divers auteurs, aux Selinum. On ne s'est pas borné à établir ces nouveaux genres ; il a fallu encore débarrasser le genre en question de toutes les espèces qui appartenaient à des genres déjà établis. Plusieurs d'entre elles ont passé dans les genres .4»<7e/(ea, Liguslicnm, Ferula, Imperatoria, Bolax, etc. Les Sélins sont des plantes à ombelles composées de fleurs blanches ou jaunâtres, à tiges ordinairement laiteuses, et à feuilles très-décomposées. Elles croissent dans les lieux humides et montueux de l'Europe.
SÉim SADVAGE. Selinum sylvestre, L. Sa racine est fusiforme et charnue; ses tiges sont droites, glabres, à peine striées, hautes de deux ou trois pieds, garnies de feuilles alternes, péliolées, deux ou trois fois ailées, composées de folioles incisées, pinnatitîdes, à lobes pointus et divergents; les ombelles générales sont de douze à quinze rayons courts et peu écartés. La collerette générale est composée de huit à dix folioles linéaires, membraneuses en leurs bords, étalées sans être réfléchies. En Europe.
SELINITIS. BOT. Synonyme de Lierre terrestre, f'. Glécojie.
SÉLINOIDES. BOT. L'une des sections du genre Peucédan.
SELLE. POIS. Espèce du genre Lutjan, l'une de celles qu'on rapportait au genre Amphiprion qui n'a pas été adopté.
SELLE POLONAISE. CONCH. Nom vulgaire et marchand du Ptacuna Sella, y. PLACuriE.
SELLEMA. POIS. Espèce du genre Bogue.
SELLIEUA. BOT. Cavanilles [Icon., 5, p. 49, tab. 474, fig. 2) a décrit et figuré, sous le nom de Selliera radicans, une plante du Chili que Persoon réunit, mai.s
avec doute, au (jeurc Goodenia. Labillardièrc (A'or.- IIoU., 1 , p. 5', lab. 70) décrivit et ligura la même plante sous le nom de Goodenia rcpens. Cette plante se trouve donc à la Nouvelle -Hollande, où elle a été également signalée par R. Brown. Dans son Prodromus Florœ NovœHollaiidiœ, p. S79, ce dernier auteur pense que le genre de CavaniUes pourrait être adopté, mais en ■ changeant ses caractères, dont les plus essentiels résident dans la corolle unilabiée, à divisions aptères, et dans l'induse ou godet du stigmate qui est nu à son entrée. Cependant il n'en a fait qu'une simple section du genre Goodenia.
SEl,LI&DÉE. Selligiiea. bot. Genre de Fougères de la famille des Polypodiacées, établi par Bory-St. -Vincent, qui lui donne pour caractères : sores solitaires, disposées en une seule ligne épaisse , oblongue , et parallèle à deux nervures placées à une égale distance l'une de l'autre.
Seuigiiée de Fée. Selliguea Feei. Ses frondes sont simples, assez longuement stipitées, ovales-oblongues, d'un vert tendre, marginées, un peu coriaces, s'élevant d'une tige rampante, longues de cinq à huit pouces, ayant des nervures parallèles, opposées, qui s'insèrent sur la côte longitudinale, presqu'à angle droit. Les frondes fertiles ont leurs pai|uels de fructificalion d'un brun jaune, très-gros, oblongs , saillants, obtus aux deux extrémités. Elles paiaissent devoir être plus courtes que les stériles. De Java.
SELLOA. Selloa. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées et de la Syngénésie superflue, établi par Kunth {Nov. Geii. el Spec. Plant, œquin., vol. A, p. 2fi5) qui lui a imposé les caractères suivants : involucre hémisphérico-turbiné , presque hémisphérique, composé d'environ dix folioles disposées sur un double rang : les extérieures plus grandes, ovales-elliptiques, obtuses, membraneuses et colorées; les intérieures oblongues, aigufis, scarieuses. Réceptacle convexe, garni de paillettes : celles du centre linéairessétiformes; celles des bords lancéolées, acuminées, scarieuses et diaphanes. Calathide composée au centre de fleurons nombreux, tubuleux, hermaphrodites, et à la circonférence de fleurs femelles en languettes et au nombre de dix à quinze. Les fleurs hermaphrodites ont une corolle à tube grêle, à limbe infundibuliforme-campanulé, divisé en cinq dents; cinq étamincs dont le tube anthéral est nu à la base, muni au sommet d'appendices presque arrondis et diaphanes; un ovaire cunéiforme, surmonté d'un style filiforme et d'un stigmate à deux branches divergentes; un akène cunéiforme, pentagone, lisse, couronné par trois ou cinq soies hispidules, inégales, cadu(|ues, appliquées contre la corolle et régalant en grandeur. Les Heurs femelles ont une corolle à tube très- petit, comprimé, s'évasant en languette oblongue, plane, tronquée et trilobée; cinq filets dépourvus d'anthères; un ovaire surmonté d'une aigrette et semblable ù celui des fleurs hermaphrodites. Le genre .VeZ/oa est voisin de VEclipta, dont il se distingue par son aigrette composée de soies, par les filets stériles qui se trouvent dans les Heurs de la circonférence, et enfin par son port.
Selloa a feuilles de Plaivtaiiv. Selloa planta'jinca,
Kunth, loc. cil-, lab. 39,'î; Feea pluiilarjincu, Sprcng. C'est une plante herbacée, dont les liges sont scapiformes, simples ou rameuses, terminées par une, deux ou trois calalhidcs de fleurs dont les rayons sont d'un blanc violet. Les feuilles sont radicales, entières ou à peine denliculées. Du Mexique.
SELLOVIA. EOT. Le genre institué sous ce nom, dans la famille des Salicariécs, par Rolh, a été réuni à la première section du genre Ammania.
SELLOWIE. Sellowia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Rolh (Nov. Spec, p. 162), et présentant les caractères suivants : calice membraneux, urcéolé, quinquéfide, marqué de dix côtes alternativement pétalifères et staminifères; cinq pétales ovales-alternes avec les lobes du calice, et insérés au sommet de ses côtes; cinq étamines fixées sur le milieu des divisions caliciriales, plus courtes que cellesci, et à anthères didymes ; ovaire supère, portant un seul style et un stigmate obtus; capsule à trois valves, à une seule loge monosperme. Ce genre a été placé par De Candolle (Piodr. Sysl. ^erjet., 3, p. 580) à la suite de la famille des Paronychiées.
Sellowie TJLiGmEnsE. Sellowia vliainosa, Rotli, loc. cit. C'est une herbe très-glabre, qui a le port de Vlllecebtuni veiticillalum. Ses feuilles sont opposées, oblongues-ovales. Ses Heurs sont petites, blanchâtres, presque pédicellées, et solitaires dans les aisselles des feuilles.
Le nom de Sellowia a été changé par Sprcngel en celui de if'inlerlia.
SÉLONODON. Selonodon. i^s. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Cébrionites, institué par Latreille, qui lui a imposé pour caractères dislinclifs : des antennes |ilus courtes que le corps, avec la plupart des articles courts : le deuxième et le troisième Irès-petils et noduliformes; palpes maxillaires s'avançant notablement au delà des mandibules, avec le dernier article obconique; corselet presque isométrique.
SÉLONODON A DEUX COULEURS. SeloHodoii hicolor , Latr.; Cehriobicolor, Fabr. Il est gris en dessus et d'un brun feirugineux en dessous. On le trouve à la Caroline.
SÉLOT. MOLL. Depuis Adanson (Voyage au Sénégal, |)1. 15, fig. 4), qui a donné ce nom à une coquille du genre Nérile. Gmelin est le seul auteur qui l'ait citée dans son Catalogue; il lui donne le nom de Nerita tricolor. y. Nérite.
SELS. Les anciens donnaient ce nom à toutes les substances solubles dans l'eau, sapides, susceptibles d'une cristallisation plus ou moins régulière, ayant une pesanteur, une fixité et une solidité moyennes en- Ire celles de la terre et de l'eau, qu'ils admettaient au nombre des éléments. La composition chimique et les propriétés les plus caractéristiiiues de ces corps étaient alors ou inconnues ou totalement négligées; de sorte qu'on confondait dans la même classe des substances extrêmement disparates, telles que les Sels proprement dits, les Acides, les Alcalis, quelques principes immédiats des végétaux, le Sucre, etc. Une confusion aussi bizarre n'a cessé que lorsque la chimie moderne eut
iion-sculemenl dévoilé la composilion des C()i|)S, mais cncoïc délerminé leurs propriétés et fait connaître les lois qui président à leur formation. Il fut d'abord convenu de nommer Sel, tout composé d'un Acide et d'un Alcali ou Oxyde métallique (base salifiable), composé dans lequel les propriétés caractéristiques de l'Acide et de la base sont plus ou moins neutralisées. Mais ensuite on étendit ce nom aux combinaisons en proportions définies de la plupart des corps simples ou composés, quelle que filt la nature de ceux-ci. Ainsi les Acides oxygénés ou hydrogénés. les Oxydes, les Sulfures, les Chlorures, les lodures, etc., combinés deux à deux et de diverses manières, donnèrent naissance à des Sels. Deux Oxydes, par exemple, peuvent se combiner de manière à ce que les quantités d'Oxygène qu'ils contiennent soient en rapport simple; il en est de même de deux Acides, de deux Sulfures, de deux Chlorures, etc., entre eux. On alla même plus loin : les Chlorures, Sulfures, lodures, etc., en se combinant avec les métaux ou leurs Oxydes, donnèrent naissance à des Sels, et les chimistes, qui en ces derniers temi)s ont étudié avec tant de soin les matières organiques, ont rangé dans la même classe la plupart des Élhers, la Stéarine, l'Oléine, etc. Sérullas , un des chimistes les plus distingués, a présenté à l'Académie royale des Sciences un Mémoire sur les produits de l'action de l'Acide sulfurique sur l'Alcool, dans lequel Mémoire il établit que l'huile douce de vin est un Siilfate d'hydrogène carboné et d'Eau, conséquemment une espèce de Sel. Par ces exemples, on voit donc que la classe des Sels est augmentée d'une foule de substances auxquelles on supposait autrefois une nature toute particulière.
Un grand nombre de Sels n'offrent pas cette neutralisation de propriétés qui caractérisait ces corps tels qu'on les concevait à l'époque de la restauration des connaissances chimiques. On leur trouve aujourd'hui un caractère plus taxe, ]>uisqu'il est inhérent à des propriétés générales, qui ne sont point absolues, maisseulement corrélatives. En effet, l'acidité et l'alcalinité ne doivent point être considérées comme dépendantes de qualités physiques, telles qu'une certaine saveur et une certaine action sur les réactifs colorés, dont l'intensité est sujette à toutes les modifications possibles. Ce sont des propriétés antagonistes, qui tendent à se neutraliser, mais qui n'opèrent le plus souvent cette neutralisation que fort imparfaitement, et d'où résultent des corps doués de qualités fort variables, tantôt absolument insipides, tantôt doués d'une saveur acide, salée, amère, sucrée, etc. La force qui préside à la combinaison de deux ou de plusieurs corps entre eux dépend de l'état électrique de chacun de ces corps. Si l'un est électro-négatif, il jouera le rôle d'Acide relativement à l'autre qui alors deviendra électro-positif et remplira les fonctions de base salifiable. Enfin le même corps pourra être tantôt électro-négatif dans une combinaison saline, tantôt électro-positif dans une autre combinaison. D'après ces considérations, Berzélius, Dulong, Gay-Lussac, Chevreul, Milscherlich, Beudant, et la plupart des chimistes contemporains, regardent comme des Sels la plupart des substances minérales dont la
composition présente souvent un grand nombre de corps que jusqu'alors on n'avait pas supposés unis dans des proportions définies. Ainsi, parmi les minéraux cristallisés que l'on désignait vulgairement sous le nom de Pierres, il en est plusieurs où la Silice joue le rôle d'Acide; tandis que l'Alumine, la Magnésie, la Slrontiane, les Oxydes de Fer, de Manganèse, etc., en constituent les bases salifiables; ce sont maintenant des Silicates combinés entre eux ou avec d'autres Sels, dans des proportions tellement définies, ([u'on peut représenter par des formules et par des signes Irêsinlelligibles, la composition de ces substances complexes.
Les combinaisons qu'on nomme Hydrates sont aussi des sortes de Sels où l'eau joue le rôle de corps électronégatif. Ces Hydrates, lorsqu'ils sont solubles dans l'eau, produisent ce qu'on nomme ordinairement une dissolution, en sorte que, vraisemblablement, toute dissolution est précédée de la formation d'un Hydrate qui se mêle ensuite à un excès de liquide aqueux. L'Alcool produit aussi, avec les différentes substances salines, des combinaisons analogues aux Hydrates et nommées Alcoates par Thomas Graham, chimiste anglais qui a publié, dans le Philosophical Magazine (novembre 1828, p. 331) un Mémoire remarquable sur ces corps. La plupart des substances d'origine organique contractent aussi des combinaisons qui peuvent être assimilées aux combinaisons salines des corps inorganiques. Ainsi , pour ne citer que des exemples bien évidents, le Tannin produit, avec la Gélatine, un précipité insoluble; l'Albumine, le Sucre et d'autres substances immédiates s'unissent à certains Oxydes; le Camphre, les Huiles volatiles, les Résines, l'Ëther, etc., forment également des combinaisons dans lesquelles les proportions relatives des éléments ne sont pas, il est vrai, définies bien rigoureusement; mais les incertitudes à cet égard paraissent seulement tenir aux moyens d'analyse qui ne sont encore aujourd'hui que fort imparfaits. En un mol, tous les corps tendent à s'unir entre eux, en vertu de leurs divers états d'électricité, qui en déterminent l'affinité réciproque; et de cette union résulte la multitude innombrable de Sels que la nature a fabriqués dans son immense laboratoire, ou que la chimie a créés et crée encore chaque jour.
Les modifications que les Sels présentent, tant sous le rapport des proportions relatives de leurs principes constituants, que sous celui de leurs qualités physiques, s'expriment par les mots de Sels neutres et de Sels avec excès d'acide ou de base. On entend par Sels neutres, les combinaisons dans lesquelles les propriétés de l'Acide et de la base sont rendues latentes et en quelque sorte complètement neutralisées, ce dont on s'assure par l'action des réactifs, tels que les papieis colorés et les teintures bleues végétales. On sait que les Acides font tourner au rouge ces couleurs, tandis que les Oxydes alcalins les rendent vertes. L'action des Sels neutres est nulle sur ces réactifs, parce que l'affinité mutuelle des principes immédiats de ces Sels est plus forte que celle de l'Acide ou de la base pour le principe colorant. Cependant il y a des Sels, comme par exemple le Sulfate de magnésie, dont la solution
aqueuse n'esl pas sensible à la teinture de violettes, mais qui forme un précipité coloré en vert avec l'Héinatine dissoute dans l'eau; celle-ci détermine aussi lin précipité vert dans la solution des Sels à base d'alumine et de proloxyde de Ploinb, qui pourtant font passer au rous;c la teinture de Tournesol. Chevreul, ù qui l'on doit la connaissance de ces faits, en conclut que les réactifs colorés peuvent seulement donner des indications relatives sur le point de neutralité des Sels, et que l'on doit choisir le principe colorant qui d'une part est le plus sensible à l'action des Acides et des bases salifiables, el qui d'une autre part a le moins de disposition à former avec ces corps des composés insolubles. La saveur des Sels n'est point non plus un guide constant pour s'assurer de leur neutralité; car il est des Acides et des Oxydes presque absolument insipides, qui donnent naissance à des Sels semblables par leur composition et leurs propriétés générales, aux substances qui proviennent de la combinaison des Acides et des Alcalis les plus caustiques.
La neutralité des Sels ne pouvant être reconnue d'une manière bien positive, ni par les réactifs, ni par leur saveur, quel sera donc le moyen d'amener avec certitude ù celte détermination? On a trouvé un tel moyen dans la composition générale des Sels, et ce n'esl pas un des inoins beaux résultats que la science doit aux investigations des grands chimistes de l'époque actuelle. Quelques Sels sont constitués par le même Acide et par la même base, et cependant ils sont doués de qualités et de propriétés différentes; cela tient aux proportions diverses de l'Acide dont ils sont formés. On a étudié leur composition, et l'on a vu que. dans les Sels à Acides oxygénés, la (|uantité d'Oxygène de l'Acide d'un Sel regardé comme neutre est proportionnelle ù la quantité d'Oxygène de l'Oxyde, ou en d'autres termes, que le nombre des atomes de l'Oxygène de l'Acide est un multiple par un nombre entier du nombre des atomes de l'Oxygène de la base. On a trouvé ensuite qu'il existe également des rapports entre les quantités d'Oxygène contenues dans les autres Sels composés des mêmes éléments; mais que ces quantités y sont tantôt plus considérables et de manière à produire des Sels où le nombre des atomes de l'Oxygène de l'Acide est double, triple, quelquefois même quadruple du nombre lies atomes de lOxygène de l'Acide du Sel neutre. Les mêmes lois ont été observées quant aux Sels où la base est prédominante. Les trois séries de Sels qui résultent d'une part de la neutralisation de l'Acide et de la base, cl de l'autre de l'excès ou de la moindre proportion d'Acide, offrent une fixité remarquable dans la composition de chacune d'elles ; en sorte que les Sels de la même série, les Sels neutres par exemple, et qui ont le même Acide pour radical, exigent tous la même proportion d'Oxygène dans la base qui sature l'Acide. Ainsi, dans les Carbonates neutres, l'Acide carbonique contient deux fois autant d'Oxygène que la base; dans les Sulfates neutres, l'Acide sulfurique en contient trois fois autant, etc. Des conséquences importantes ont été tirées de la découverte de ces lois. On a pu facilement expliquer comment deux Sels neutres solubles produisaient, par leur décomposition réciproque el par l'é-
change de leurs principes constituants, deux Sels également neuires; il a suffi de connaître la composition d'un Sel el celle de tous les Oxydes pour savoir celles de toutes les combinaisons salines appartenant à la même série. La connaissance de la capacité de saturation des Acides a fourni encore le moyen de savoir la (|uanlilé d'Oxygène d'un Oxyde irréductible; on la conclut de la composition d'un Oxyde réductible appartenant à un Sel du même genre et au même état de saturation. Mais ce n'est pas ici le lieu de faire ressorlir les nombreux avantages qui ont découlé de la théorie des proportions définies, il faut suivre l'exposé sommaire des généralités concernant les substances salines.
Dans l'origine de la réformalinn du langage chimique, on donna aux Sels le nom de leur Acide constituant, dont im modifia la terminaison en aie ou en ite, selon que la terminaison de l'Acide était en ique ou en dix; ainsi les Sels qui avaient pour radical l'Acide sulfurique furent nommés Sulfates, et ceux qui étaient composés d'Acide sulfureux reçurent le nom de Siilfites.CeUe nomenclature, imaginée par Guyton- Morveau, fut sans doute empruntée à la nomenclature linnéenne des plantes et des animaux où clia<|ue espèce porte un double nom, celui du genre auquel il appartient, augmenté du nom spécifique. Dans les Sels, le nom du genre (Sulfate, Carbonate, Phosphate, etc.) précède aussi celui de l'espèce qui est tout simplement le nom de la base saliliable. Quand, plus lard, on s'assura que les Sels neuires pouvaient se combiner avec des proloxydes, des deutoxydes et des Iritoxydes de la même base, on fit précéder le nom générique par les mots prolo, iletilu et tiHo; mais cette nomenclature devint beaucoup trop compli<iuéc, et fut même reconnue comme vicieuse par ceux qui s'en servaient le plus habituellement. Il parut plus convenable d'indiquer par le nom de l'Oxyde scm degré d'oxygénation. On ne dit donc plus proto-sulfate de Fer, mais Sulfate de proloxyde de Fer. Berzélius a proposé à cet égard une innovation <|ui mériterait d'être généralement adoptée : le nom spécifi(|ue d'un Sel est terminé eu evx ou en ique, selon que l'oxydation est au premier ou au second degré : ainsi le sulfate de proloxyde de Fer est nommé Sulfate fennw [Siilplias fenosus):, celui du peroxyde Sulfate ferrique {Sulplias f'eiricus), et ainsi de suite. Les minéralogistes n'ont pas formé les genres de Sels à la manière des chimistes : c'est d'après les bases salifiables qu'ils oui établi leurs genres, et c'est ainsi qu'ils disent Chaux carbonatée, Chaux sulfatée, Soude mun'atée, etc.
Lorsque les Sels offrent un excès d'Acide, on fait précéder leur nom généri(|ue delà préposition SM;;et quand c'est la base qui domine, on se sert de la préposition sous : ainsi l'on dit sur-oxalate el surtartrate de Potasse, sur sulfate d'Alumine et de Potasse, et souscarbonale de Soude, sousnilrate de Bismuth, etc. Depuis (pielque temps, on a fait un changement assez heureux dans la nomenclature des Sels avec excès d'Acide ou de base. Les mots bi, tri, guadri, sont placés devant le nom générique d'un Sel acide, pour indiquer sa coinposilioii relative. Des exemples donneront une
claluii; : II' lii-cail)Oiiale du Soude est un Sel qui conlieiitdeux fois autant d'Acide que le Carbonate neutre; le quadri-oxalate ou quadroxalate de Potasse est composé de quatre fois la dose d'acide <|iie contient l'Oxalale neutre, etc. A l'égard des Sels avec excès de base, les mots bi, tri, etc., sont placés aprc^s le nom générique immédiatement avant celui de la base, mais la langue française se prête difficilement à l'expression de ce langage qui est au contraire facile en latin ; ainsi l'on dit Siilphas triuliiminicns, que l'on pourrait traduire littéralement par Sulfate tri aluminique, pour indiquer qu'il y a dans ce Sel une dose d'Alumine triplede celle du Sulfate neutre. Les propriétés pbysiques des Sels en général, varient à l'infini, et suivent à peu près celles des Acides et des bases qui les constituent. Ils sont pour la plupart sous forme solide, et de tous les corps bruts, ce sont ceux qui ciistallisent le mieux. Leur couleur dépend beaucoup plus de la base que de l'Acide : ainsi les Sels de Chrome, de Cuivre, de Fei', de Manganèse, de Cobalt, deNickcl, d'Or, etc., sont diversement cidorés en rougejaunâtre, en vert ou bleu-verdàtre, en violet, en bleu violacé, etc.; mais le plus grand nombre des Sels olîrent la couleur blanche, ou plutôt ils sont limpides et incolores. A la température ordinaire, les Sels sont inodores, excepté deux (carbonate d'Ammoniaque, et soustluoborate d'Ammoniaque) qui, pouvant se volatiliser à cette température, ont une action marquée sur la membrane piluilaire. La saveur des Sels est, de même que leur couleur, dépendante de l'Oxyde qui la constitue; et elle est d'autant plus prononcée, que les Sels sont plus solubles. Les Sels alcalins, c'est-à dire ceux à base de Chaux, d'Ammoniaque, de Soude, de Potasse, de Magnésie, sont ordinairement piquants, acres et amers. Le Sel marin ( Chlorure de Sodium ) et le Phosphate de Soude sont les seuls dont la saveui' soit franche et salée dans l'acception vulgaire de ce mot. Il y en a de styptiques, comme les sels de Zircone, d'Alumine, de Fer, etc.; de sucrés, comme ceux de Glucine, de Plomb, etc. Enfin les Sels de Cuivre, de Mercure, d'Argent et d'autres métaux, ont une saveur détestable que l'on désigne ordinairement sous le nom de saveur métallique.
Si l'on devait traiter des propriélés chimiques des Sels avec toute l'étendue que demande un sujet aussi important et aussi fécond en observations, il faudrait excéder les limites imposées à un simple article de dictionnaire, et l'on risquerait de répéter inutilement des choses dont la place est beaucoup plus convenable aux articles spéciaux où l'on n présenté l'histoire minéralogiquc et chimique de certains Sels qui font partie du domaine de la nature. On ne peut donc qu'esquisser h grands traits l'action du calorii|ue sur ces corps, celles de la pile voltaïque, de l'air atmosphérique, de l'eau et de quelques corps combustibles simples et composés.
Quand on soumet à l'action du feu les Sels (lui contiennent beaucoup d'eau de cristallisation, ils entrent d'abord en fusion, puis ils laissent volatiliser l'eau et se réduisent en une substance sèche facile à mettre en poudre. Ceux <pii ne renferment que de l'i'au interposée
et ceux qui ne peuvent éprouver de fusion avant (|ue l'eau se vaporise, pétillent, ou, pour nous servir d'une expression technique, décrépitent; le phénomène est dû à ce que la vapeur d'eau brise le Sel, et en projette les fragments avec plus ou moins de force. Il y a des Sels, comme ceux à hase de Soude et de Potasse, (pii éprouvent la fusion ignée sans se décomposer, tandis que d'autres, ceux surtout où l'Acide et la hase sont volalilisables, se décomposent par la moindre chaleur.
Tous les Sels sont susceptibles de décomposition par un courant voltaïque, après avoir été humectés OU dissous. En général l'Acide se rassemble au pôle j)osilif, et l'Oxyde au pôle négatif; mais qucli|uefois, et notamment quand l'action de la pile est très-forte et que les Sels ne sont qu'humectés, la décomposition s'étend jusi|u'aux Acides et aux Oxydes eux-mêmes, en sorte qu'on obtient le métal ou le radical de l'Acide à l'un des pôles, et l'Oxygène à l'autre pôle. Hisingeret Berzélius d'une part, H. Davy de l'autre (Ann. de Chimie, vol. SI et 53), ont fait des expériences nombreuses relatives à l'action de la pile sur les Sels ; et les résultats qu'ils ont obtenus sont si curieux, que l'on ne peut qu'engager les lecteurs à recourir aux Mémoires originaux, vu l'impossibilité de présenter ici en abrégé ces faits dont les moindres circonstances sont dignes d'intérêt. L'air agit sur les Sels, principalement par l'eau qu'il tient en dissolution. Tantôt ils absorbent celte eau avec une rapidité plus ou moins grande, se résolvent en liqueur, et on les nomme Sets déliquescents; tantôt ils perdent, au contraire, leur eau de cristallisation, deviennent opaques, et tombent même en poussière : on nomme ceux-ci Sels efflorescents. Parmi les Sels déliquescents, il en est qui ont une telle avidité pour l'eau, qu'on s'en sert pour dessécher l'air contenu dans les vases où l'on veut faire des expériences. La température augmente la déliquescence de ces Sels en favorisant leur dissolution : ils élèvent beaucoup le point d'ébullition de l'eau, parce que leur solution forme un liquide d'une densité considérable : tels sont les hydrochlorates et nitrates de Chaux, de Magnésie et d'Alumine. Les Sels efflorescents doivent cette propriété ù leur peu de cohésion; d'ailleuis, ils sont trés-solubles dans l'eau : tels sont, par exemple, les Sulfate et Phosphate de Soude.
L'action de l'eau surles Sels est excessivementvaiiée; (piehiuesuns sont si solubles qu'ils tombent en déliquescence dans l'air humide, ainsi (|u'il vient d'être dit; et, depuis ceux-ci jusqu'aux Sels seulement insolubles, il y a tous les degrés intermédiaires de solubilité. Cette propriété est en raison directe de leur affinité pour l'eau, et en raison inverse de leur cohésion; il peut même arriver qu'un Sel, (|ui a peu de cohésion, soit plus soluhle qu'un autre Sel qui a plus d'affinité que lui pour l'eau, mais qui est doué d'une plus grande cohésion. Si l'on prend parties égales de ces deux Sels et qu'on les mette en contact avec une même quantité d'eau, celle-ci n'entrera en ébullition qu'ù un degré plus élevé pour le Sel qui a la plus faible cohésion; d'où il suit qu'on peut reconnaître la solubilité des Sels en mesurant, à l'aide du thermomètre, le degré de température où leurs solulions entrent en ^11
(jlmllilion. La dissolulioii du ceilains Sels dans l'eau produit un abaissement de lempéialure, qui dépend de l'affinilé réciproque du Sel et de l'Eau; el de ce que tous les corps peuvent rendre latente certaine quantité de calorique en passant de l'état solide à l'état liquide, il résulte que les Sels déliquescenls doivent déterminer plus de froid que les Sels (|ui ne le sont point. On a tiré un grand parli de celle propriété pour produire des froids artificiels dont l'inlensité est considérablement augmentée en variant les mélanges frigorifiques, en y ajoutant de la neige ou de la glace pilée, ou en dissolvant certains Sels dans divers Acides étendus d'eau. On profile aussi de la difTércnce de solubilité à cbaud el à froid qu'offrent la plupart des Sels pour les faire cristalliser. Les crislaux sont d'autant plus réguliers et d'aulanl plus gros que la liipieur, convenablement évaporée, a été soumise à un repos plus absolu. Il y a, en outre, plusieurs moyens d'obtenir de beaux cristaux ; mais ce n'est pas ici le lieu de développer ces renseignements qui inléressent seulement ceux qui s'occupent des produits artificiels.
Un des phénomènes les plus remarquables de l'action des corps combustibles simples sur les Sels, est celui de la précipilation ou révivification d'un mêlai existant à l'état d'oxyde dans une dissolulion saline, précipitation quia lieu en plongeant dans celle-ci une lame d'un métal qui a plus d'affinilé pour l'Oxygène et les Acides que celui de la dissolution saline. Ainsi lorsqu'on plonge une lame de Zinc dans une dissolulion d'acélate de Plomb, peu à peu le Zinc se recouvre de paillettes de Plomb très -brillantes, disposées en ramifications nombreuses, phénomène anciennement connu sous le nom iX'Jrbre de Salurne. Une dissolution de nitrate d'Argent versée sur du Mercure donne naissance à V Arbre de Diane, c'est à-dire à une révivification de l'Argent qui parait sous forme de cristaux d'un éclat brillant et fort ramifiés. On se sert de la propriété qu'a le Fer de précipiter les Sels de Cuivre pour reconnaître la présence de ces Sels dans les corps où ils sont mêlés. Ainsi une lame de fer bien décapée se recouvre d'une couche rouge de Cuivre, lorsqu'on la met en contact avec les Sels qui ont pour base un Oxyde de ce dernier métal. Dans ces phénomènes, l'électricité voltaïque joue un rôle important; le métal précipité et le mêlai précipitant, par leurconlact immédiat, formentles éléments d'une sorte de pile dont l'aclion agit continuellement sur l'eau de la dissolution, la décompose, en rassemble l'Oxygène et l'Hydrogène aux deux pôles opposés, où s'opèrent de nouvelles combinaisons; en un mot, le métal précipilant se substitue complètement dans la dissolulion saline au mêlai précipité.
Les Sels se décomposent muluellement dans une foule de circonstances, mais surtout lorsqu'on mêle leurs dissolutions et que de leur action réciproque peuvent naître deux Sels insolubles ou un Sel insoluble et un Sel soluble. De plus,Dulong a prouvé, par de belles expériences, <|ue la décomposition des Sels insolubles peut élre opérée par certains Sels solubles, comme, par exemple, les sous-carbonales de Soude el de Potasse, lorsque de celle décomposition doivent résulter deux Sels insolubles.
Le nom de Sels, accompagné de diverses épithèles, a été donné non -seulement aux combinaisons salines proprement dites, mais encore à d'autres substances d'une nature différente, tels que des Acides, des extraits de matières organiques, etc. Ainsi l'on a dit :
Sei.s ACÉTEix. Ceux qui ont pour radical l'Acide acétique.
Seis acides. Les Acides concrets; ce mol s'applique encore aux Sels avec excès d'Acide.
Sels AiCALins. Les Sels à base alcaline, tels que ceux de Soude, de Polasse, d'Ammoniaque, etc., particulièrement ceux où ces bases sonl en excès.
Sels alïminedx. Sels à base d'Alumine. On nommait Sel d'Alun l'Alun ordinaire, f. AniMinE sulfatée. Sels amers. Les Sulfates de Magnésie, de Soude et autres Sels doués d'une saveur acre et amèrc. On les nommait aussi Sels d'Anglelerre, d'Epsom, de Sedlilz, etc., du nom des pays où on les lirait pour les besoins de la médecine.
Sels ammoniacaux. Ceux à base d'Ammoniaque. Le Sel ammoniacal de Glauber élail l'Ammoniaque sulfatée.
Sels animaux empyreumatiques. Le sous-carbonate d'Ammoniaque sali d'huile empyreumalique, obtenu de la distillalion des matières animales.
Sels barttiques, calcaires, cuivreux, ferrugineux, etc. Ceux qui ont pour base la Baryte, la Chaux, le Cuivre, le Fer, etc.
Sels essentiels. Les matières extraclives que l'on oblenait des corps organiques, el qui en possédaient les propriétés actives, lelles que l'odeur, la saveur, clc. Sels fixes. Ceux qui ne se volatilisent pas par l'aclion de la chaleur. Les anciens appliquaient spécialement cette dénomination aux Sels à base de Polasse cl de Soude obtenus de la combustion des végétaux, et par la lixivaliou de leurs cendres. On les désignait aussi sous le nom de Sels lixiviels.
Sels fldoriques. Les Fluorures el les Finales. Sels fluors. Les Sels non susceptibles de crislallisalion.
Sels fossiles. Ceux qu'on trouve (oui formés dans la nature.
Sels métalliques. Ceux dont la base est un Oxyde métallique.
Sels polycbrestes. Ceux susceptibles d'être employés à plusieurs usages.
Sels terreux. Ceux dont la base est une terre. Sels urineox. Ceux que l'on obtient de l'urine. On donnait aussi ce nom aux Sels volalilsà base d'Ammoniaque.
Sels vitrioliques. Les divers Sulfates, parce que l'Acide sulfurique élail nommé vilriolique, elc.
SÉMANOTE. Semanoliis. ins. Genre de Coléoptères télramères, de la famille des Longicornes, formé par Mulsanl, sur le Callidium iindatutit, de Fabricius.
SÉMARILLARIE. Seinarillaria. bot. Genre établi par Ruiz el Pavon, dans la famille des Sapindacées et l'Oclandrie Trigynie, avec les caractères suivants : calice de quatre sépales, dont deux plus courts; corolle de quatre pétales; huit élamines; ovaire libre, surmonté de trois styles; capsule uniloculaire, s'ouvrant en trois
valves, el coiilcnant trois graines ovoïdes, enveloppées à leur base par un arille cliarnu, el allacliées à un réceplacle cenlial el Irigone, ce qui semble foi mer une capsule à Irois loges. Ce genre, voisin du PauUinia, se compose de quelques arbusles sarmenlcux. originaires du Pérou, ayant des feuilles alternes el impari-
SÉMARILLARIE A ANGLES AIGUS. Seilturillaiia ClCIt-
tangiila, Ruiz el Pav. C'est un arbrisseau à tiges grimpantes, garnies de feuilles alternes, ailées, quinées, composées de folioles oblongues, ovales, acuminées, dentées en leurs bords. Les capsules sont ovales, à Irois angles ailés.
SEMBLIDE. Semblis. iNS. Genre établi parFabricius dans l'ordre des Névropléres, et dont toutes les espèces appartiennent à différents genres de la famille des Pla-
SEMBLIDES. INS. Tribu de l'ordre des Pk'vroplères, section desFilicornes, famille des Planipennes, établie par Lalreille sous le nom de .Mégaloptères, dans son Gênera Insectorum, et qu'il compose de Névroptères qui ont cinq articles à tous les tarses, et le |)rolborax grand, en forme de corselet, plus ou moins allongé; les ailes sont ooucbées borizontaicment ou en toit; le côté interne des inférieures est courbé ou replié en dessous. Les antennes sont filiformes ou sétacées, quelquefois pectinées. Les palpes maxillaires sontavancées, un peu plus grêles au bout, et le dernier article est souvent plus court. Ces Névroptères sont aquatiques dans leurs premiers âges. Leurs métamorpboses sont incomplètes. Cette tribu renferme les genres Corv- D4LE, Chacliode, SiALis. ^. ces mols.
SEMECARPUS. BOT. (Linné fils.) Synonyme d'^«acaiiliiim. y. Anacarde.
SEMÉIANDRE. Semeiaiulra. bot. Genre de la famille lies Œnolhérées, établi par Uooker et Arnolt, avec les caractères suivants : tube du calice subglobuleux à sa base, se prolongeant au-dessus de l'ovaire, auquel il adhère par sa base, courbé, infundibuliforme et coloré; son limbe est partagé en quatre découpures élongatolinéalres, et dont la postérieure est un peu plus courte; quatre pétales insérés au sommet du tube du calice : deux entre la découpure postérieure du limbe et les découpures latérales, les deux autres à la base de la découpure antérieure, et beaucoup plus étroits; deux élamines soudées avec le style à la partie postérieure (lu tube du calice, ets'élevant en une sorte de colonne longuement exserte; ces étamines sont filiformes, soudées entre elles ù leur base, libres au sommet où elles s'étendent en lame au-dessus des anthères; celles-ci sont bilocnlaires, oblongues, penchées, à loges parallèles et déhiscentes longiludinalement; ovaire infère, à quatre loges; ovules disposés sur plusieurs rangs; style soudé avec les étamines, subulé, avec le sommet libre; stigmate subglobulcux. Le fruit est une capsule globuleuse, à quatre loges et à quatre valves, renfermant de petites semences attachées sur plusieurs rangs aux cloisons qui répondent aux angles de la colonne télraptère et persistante. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce; c'est un arbuste pubescent, à feuilles opposées ou alternes, ovales ou oblongues. presque
entières, s'amincissant vers la base en un pétiole cylindrique; les pédicelles sont grêles; ils supportent des grappes terminales de Seurs d'un rouge de sang. Du Mexique.
SEMEIONOTIS. bot. Le genre produit sous ce nom par Scliott, dans la famille des Légumineuses, n'a point été adopté.
SEMELIER. BOT. L'un des synonymes vulgaires de Bauhinie. y. ce mot.
SEMELINE. MIN. Fleuriau de Bellevue a donné ce nom à de petits cristaux qui, pour la forme, la grosseur et la couleur, ressemblent à la graine de Lin. Ces cristaux, qu'on a reconnus depuis pour être du Sphène ou du Titane calcaréo siliceux, avaient été trouvés dans les cavités des laves des bords du Rhin et dans les sables volcaniques des environs d'Andernach. /•'. Spuène.
SEMELLE DU PAPE. BOT. L'un des noms vulgaires du Cactus Opuntia, f. Cacte.
SEMEN-COKTRA. BOT. Sommités fleuries et éminemment vermifuges d'une espèce d'Armoise. Ailemisiu Contra, L. y. Armoise.
SEMENCE. zooL. F. Sperme.
SEMENCES. BOT. Cette expression s'emploie vulgairement comme synonyme de graines.
SEMENDA. OIS. (AIdrovande.) Synonyme de Calao ;"i casque rond, JBuceros linealus, L. P'. Calao.
SEMENTIISE. bot. Même chose iiae Senien-Contru. y . Armoise.
SEMETRO. ois. (Belon.) Synonyme de Motacilla ru bicola, L. y. Traqdet.
SEMEUR. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Lavandière, y. Bergeronnette.
SEMI-CASSIS. MOLi. Klein, dans son Traité des Coquilles, a formé ce genre pour une partie des Casques.
SEMI-DOUBLES, bot. Les jardiniers nomment ainsi les Heurs où la culture a converti une partie seulement des élamines en pétales. Les Semi-Doubles peuvent produire des semences susceptibles de germer.
SEMI-FLOSCULEUSES. BOT. Treizième classe du système de Tournefort, renfermant les plantes diles à fleurs composées, dont les capitules sont uniquement formés de demi-fleurons, c'est-à-dire de petites fleurs ayant leurcorolle monopélale, irrégulière, déjetée latéralement en languette; tels sont les Laitues, les Crépis, les Chicorées, etc. y. Synanthérées.
SÉMINALES (feeilles). bot. On appelle ainsi les premières feuilles qui se développent lors de la germination des graines : elles sont formées par les cotylédons, y. Embryon et Germination.
SEMINAUTILUS. MOLi. Deux espèces d'Hélices à ouverture incomplète, figurées par Lister, pi. 574, fig. 25 et27, ont servi à Klein pour l'établissement d'un genre qu'il place dans son Methodi ostracologicce, à côté des Nautiles.
SÉMINULES. bot. L'un des noms que l'on donne aux cor|)uscules reproducteurs des plantes aga mes et cryptogames, y. Sporcles.
SEMIOTE. Semiotus. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Sternoxes, tribu des Élatérides, insliluéparEsclischoUz qui lui assigne pourcaraclères :
.iiilemies plus coiirles que le coiselol : le premier article gianU, ari|ué, renflé à son exlrémilé; le deuxième irès-courl; les suivants égaux entre eux, aplatis, formant un peu la scie inférieurement; le dernier ovalaire, sans appendice; tétc avancée; front prolongé en avant, enfoncé au milieu et presque toujours armé latéralement (le deux pointes ou cornes courtes et foites; corselet en carré long, prolongé au milieu postérieurement; les angles postérieurs prolongés en pointe, el embrassant l'angle liuniéral; écusson presque rond, écliancré antérieurement au milieu; élytres diminuant de largeur jusqu'à l'extiémité, écliancrécs et terminées en pointe ù la suture; tarses filiformes, carénés en dessus : le quatrième article plus court que tous les aulres; les deuxième, troisième et quatrième garnis en dessous d'un appendice ou feuillet nieniliraneux, aplati, large, ovalaire; crochets simples. Ce genre paraît ne pas différer du Peiicalliis, de Lepelletier Saint-Fargeau.
t^. PÉRICAILE.
SEMI-PALMIPÈDES, ois. Nom que l'on a donné aux Oiseaux dont les doigts antérieurs sont réunis par un commencement de membrane.
SEWI-PIIYLLIDIENS. UOLL. Famille proposée par Laiparck dans son dernier ouvrage, pour mettre plus immédiatement en contact deux genres qu'il comprenait antérieurement (Extrait du Cours, 181 1) dans la famille des Pbyllidiens. Ces deux genres sont le Pleurobranche et l'Ombrelle. Dans l'arrangement de Cuvicr (Règne Animal), le premier fait partie des Scutibranches, tandis que le second est confondu parmi les Patelles, avec cette remarque, qu'ainsi que quelques autres Coquilles, il devra former un genre à part; mais sans indiquer ultérieurement ses rapports. Lamarck a pris la position de la brancbie comme caractère distinctif de cette famille. Dans les Pbyllidiens, cet organe fait le tour du corps; dans les Semi-Pliyllidiens, il n'en occupe que la moitié du côté droit. Férussac a adopté les Semi-Pliyllidiens en les élevant au titre de sous -ordre qu'il partage en deux familles : dans la première, on trouve le genre Ombrelle seul ; dans la seconde, outre le Pleurobranche, on y voit aussi les genres Pleurobrancliidie de Meckel, et Linguelle de Blainville. Ce dernier, dans son Traité de Malacologie, n'a point admis les Semi-Phyllidiens; les genres sont distribués différemment dans sa famille des Subaplisiens.
SEiMl-STAMINAlRE..S'ewi-sto»«ma;ms. bot. Le professeur De CandoUe donne cette épithèle aux fleuis dans lesquelles une portion des étamines a été convertie en pétales par l'effet de la culture.
SEMMATES. zooL. F. Œil.
SEMNOPITHÈOUE. Semnopithecus. mam. L'une des divisions du genre Guenon. A', ce mot.
SEMONVILLÉE.i'fmOHwHca. BOT. Genre de la famille des Phytolaccacées, établi par Gay, dans sa Monographie de cette famille. Caractères : calice à cinq divisions ovalaires,dont les bords sont membraneux; cinq pétales arrondis, onguiculés, insérés entre les divisions du limbe du calice; sept étamines bypogynes, dont cinq sont alternes avec les divisions du calice, et les deux aulres opposées à ces mêmes divisions; filaments larges à la base, mais diminuant insensiblement, de manière
à être subules au sommet quiestiiarbu; anthères à deux loges, versatiles, longitudinalemenl déhiscentes; ovaire très comprimé, à deux loges, renfermant chacune un ovule; deux styles terminaux, filiformes et stigmateux intérieurement. Le fruit est composé de deux coques écartées, dont les bords sont ailés; ces coques sont crustacées, à dos convexe, riigoso- tubercule; semence réniforme, verticale, remplissant exactement toute la cavité (lu péricarpe, recouverte d'un test membraneux.
Semonvilléeafruits AILÉS.. 9e»/o««;7/ea;j<ero(,/upa, Gay. C'est une plante herbacée, annuelle, originaire de l'Afrique tropicale et des environs du cap de Bonne- Espérance; ses tiges sont simples, quelquefois à rameaux diffus, garnies de feuilles alternes, linéaires, carnosules, très-entières; les fleurs sont rassemblées en grappes ou solitaires, ou géminées.
SEMPEKVIVÉES. bot. f'. Ciussclacéf.s.
SEMPERVIVUM. BOT. A'. Joubarbe.
SENACIE. Senacia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, établi par Commerson. De Candolle {Pioilr. Sj'st. yeget., 1, p. 347) l'a placé dans la famille des Pitlosporées, et en a ainsi exposé les caractères : calice 1res -petit, à cinq dénis; corolle à cin(| pétales lancéolés, non soudés à la base; cin(| étamines liypogynes ; fruit bacciforme dans la jeunesse, devenant ensuite capsulaire-bivalve et semi-biloculaire; quatre à huit graines adnéesàlabaseou au milieu des cloisons, pourvues d'arille el d'un albumen corné, à la base duquel est un très-petit embryon. Les quatre espèces dont ce genre se compose ontétégénéralementconfonduesdans le genre Cetastnis. Deux d'entre elles croissent dans les îles de France et de Mascareigne, une troisième dans le Népaul, et enfin une quatrième, très-douteuse, dans les Antilles.
Senacie ondulée. Senacia unchdala, Com.; Celustnisuiiiliilatiis, Lani., Enc. méth. C'est un arbrisseau à rameaux glabres, garni de feuilles entières, pennincrves, lancéolées el ondulées, il fleurs terminales, dis- . posées en corymbes, à fruits brièvement pédicellés, tétraspermes. De Madagascar.
SÉNATEUR. OIS. Synonyme vulgaire de Mouette blanche. F. Modette.
SÉNÉ. bot. On appelle ainsi en pharmacologie les feuilles et les fruits de plusieurs espèces du genre Casse. ^. ce mot.
On a étendu ce nom à des plantes très-différentes, et l'on a appelé:
Séné BATARD, le Coronilla Emeius.
Sépié des PRÉS, le Gialiola officinalis.
SÈnÈ de Provekce, le Globularia Alypiim, etc.
SENEBIERA. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., établi par De Candolle aux dépens de quelques espèces placées par Linné dans les genres Lepidium et Cochlearia; il offre les caractères suivants .- calice à divisions étalées, égales; corolle à pétales entiers; étamines dont les filets ne sont pas denliculés, el dont le nombre est quelquefois réduit par avortcment à quatre ou à deux; silicules didymes, un peu comprimées, dépourvues d'ailes, biloculaires, indéhiscentes, à stigmate sessile , ri valves sphéroïdes , l'ugueuses ou hérissées de
|)i'(iciiiiiiunci-s CM foiiiie île ci'Éles,;'! lojîeSMioiiospi'riiic.s; ({[•aille pemliinle, {floliiileiise ou à IroJs faces peu pioiioncées; colylédons lini'aires, iiicomhanU. Ce genre, i|ui fait partie de la trihu des Cainélinées, est Irès-dislinclnon-seulemenl par la slrucliire de son fniil et de sa graine, mais encore par son inflorescence et son port. Ses espèces sont beaucoup pins éparses sur la surface (lu globe que ne le sont ordinairement les Crucifères. De Candolle {Sj-st. f^eget., 2, p. 252) les a distribuées en trois sections nommées Nasturtioliim, Cm ara et Colxliscus, qui sont fondées sur des caractères tirés de la forme et de l'aspect de la surface des silicules. La première se dislingue par sa silicule didyme, écliancrée ;iu sommet, c'est-à-diie dont la cloison est beaucoup plus courte que les valves qui sont sphériques. A cette seclion appartient le type du genre, le Setiebiern piiiiiatiftda, DC, loc. cit.; Lepidium dùlymum, L.; Nasturtiolum pinnatuiii, Mœncb. C'est une plante berbacéc, à feuilles pinnatilobécs, dont les lobes sont oblongs, dentés ou incisés; Heurs blancbes, petites, quelquefois dépourvues de pétales; silicules réticul'ées. Cette espèce croitdans les endroits incultes, principalement au bord de la mer, dans une foule de contrées du globe, en Europe sur le littoral <le l'Océan et de la Méditerranée, dans l'Amérique septentrionale, à l'ile Sainte-Hélène, à la Nouvelle-Hollande, etc.
Le Senebieia Corononus, Poiret; UC, Syst. regel.; Cochlearia Cvronopns, L.; Coronopiis vtilgai is, DC, FI. fr., est la principale espèce de la seconde section, laquelle est caractérisée par sa silicule non échancrée au sommet, c'est-à-diie ayant la cloison un peu plus longue que les valves qui sont comiirimées et munies sur le dos de rugosités en forme de crêtes. Le Seiiebiera Coronopns est une berbe entièrement couchée sur le sol, à feuilles pinnatiUdiées, dont les loties sont simplement dentés; les fleurs sont d'une extrême petilesse. Celte plante croît le long des cbemins et dans les localités calcaires ou arénacéesde toute l'Europe, en Portugal, en Morée, en Tauride, en Angleterre et en Suède. Elle a été aussi trouvée dans l'Amérique septentrionale et aux Canaries.
La troisième seclion du genre est fondée sur le Cochlearia nilotica, Delile, dont Desvaux avait formé le genre Cotylisciis. Cette petite plante croît sur les îles du Nil, dans la Basse-Egypte.
Necker avait établi un genre Senebiera qui est synonyme à'Ocolea, Aublet.
SENECILLIS. DOT. Gœrtner (de Frucl., 2, p. 45-3, tab. 173) a érigé, sous ce nom, en un genre particulier les Cineraria glauca et piirpitrala, L., qui diffèrent des autres Cinéraires seulement par leur aigrette plumeuse. H. Cassini a placé le Senecillis dans la tribu (les Adénoslylées, mais il a en même temps reconnu, avec doute, ([ue ce genre pourrait bien être une Sénécionée. Au surplus, le genre Senecillis est encore trèspeu connu.
SENECIO. BOT. ^. Séneçon.
SÉNÉCIONÉES. Senecioneœ. bot. Cassini a ainsi nommé la quatorzième tribu naturelle de la famille des Synanthérées. Il l'a divisée en trois sections, caractérisées par la structure de l'involucre, savoir ; 1" Séné-
ciûNÉES DoRoKictES, qui tire son niini du génie Z>()/oiiicuin. 2° SEiyÉcionÉEs prototypes, où l'on remarque principalenient les genres A>Hec/o et Cacalia. 3" SénécionÉES Otiiosnées. ainsi nommée du genre Olhonna, près du(|iiel l'auteur place le Cineraria et quelques nouveaux genres. F. Synanthérées.
SÉNEÇON. Seuecio. bot. Genre de la famille des Synanthérées, type de la tribu des Sénécionées de Cassini, placé dans la Syngénésie superflue du système sexuel, et offrant les caractères suivants : involucre cylindrique, composé de folioles sur un seul rang, égales, conliguës.linéaires,souventspliacélées au sommet; pourvu à la base de petites écailles irrégulièrement disposées. Réceptacle plan, à réseau un peu saillant et denté. Calalhide composée de fleurons nombreux, légulieis et hermaphrodites; elle est i|uelquefois, comme par exemple dans le genre Jacobcea de Tournefort, munie d'un rang extérieur de demi-fleurons à languette large, étalée horizontalement durant tout le cours de la floraison, roulée en dessous après cette époque. Ovaire cylindrique, surmonté d'une aigrette longue, blanche et soyeuse.
Ce genre est très-voisin du Cineraria, avec lequel il se confond en quelque sorte par les caractères techniques, puisqu'il s'en dislingue seulement par la présence des écailles surnuméraires, situées à la base de l'involucre; par les folioles de cet involucie sphacélées au sommet, et parce que les fleurons ou demi-Heurons sont peu nombreux. Il se compose d'un nombre considérable d'espèces ayanl un port et une organisation florale, qui offrent assez de variations pour que les auteurs se soient crus autorisés à former plusieurs genres à ses dépens. Mais les caractères attribués à la plupart de ces nouveaux genres sont si faibles et si peu constants, que l'on est forcé d'en revenir au sentiment de Linné qui avait fondu en un seul les genres Jacobœa et Seuecio de Tournefort. Les espèces de Séneçons croissent dans les diverses régions du globe. On en trouve un grand nombre en Europe, surtout dans la partie méridionale et sur les hautes montagnes. Parmi celles qui ont des calathides flosculeuses, et qui constituent la section ù laquelle, d'après Tournefort, plusieurs auteurs ont réduit le genre Senecio, on remarque le Séneçon commun, Senecio vulgaris, L., plante qui croît dans toute l'Europe et en toutes saisons, dans les champs. Ses diverses parties sont presque charnues et pulpeuses. Ses liges sont fisluleuses, garnies de feuilles sessiles, pinnatifides , sinuées ou dentées sur leurs bords; les calathides petites, jaunes, disjiosées en un corymbe lâche. La saveur du Séneçon est herbacée, un peu acide. Cette plante passe pour émoUiente, mais on ne l'emploie qu'à l'extérieur, pour dissiper les inflammations. Les petits Oiseaux sont trèsfriands de ses graines.
Les Séneçons à fleurs radiées ont été partagés en deux ou trois subdivisions artiScielles, fondées sur la forme des feuilles et sur celles que prennent les demifleurons après la floraison. Tantôt les demi-fleurons se roulent en dehors, et c'est ce qu'on observe dans les Senecio sflvaticus et viscosus, plantes d'un aspect triste et qui croissent dans les bois humides; tantôt les
rayons Sdiit ifl.ilos, et les feuilles sont pinnatifîdHS ; c'est à ce groupe qn'apparlient le Séneçop» élégant, Senecioelegnns, L..espèceoriginairedii cap de Bonne- Espérance et qui fait depuis longlemps en Europe l'oruement des jardins. Sa tige est lierhacée, garnie de feuilles un peu charnues, et ayant de la ressemblance avec celles du Séneçon commun. Ses Heurs forment un beau corymbe étalé; les Heurons du centre sont jaunes, les demi-fleurons d'une belle couleur purpurine. Les Senecio Jacobœa, erucœfolius , squalidiis, artemisicefolius, incaiiiis et leuco/ihxllus, sont des espèces européennes appartenant au même groupe. Les trois premières se rencontrent fréquemment dans les prés et sur le bord des chemins ; les trois autres croissent en diverses localités de montagnes. Enfin un grand nombre d'espèces ont les dcmi-tleurons étalés et les feuilles indivises, ou seulement dentées en scie : telles sont les Senecio paludosiis , nanaceiiicus, Dotia, Doronicum, etc. Ces plantes se trouvent à des stations fort différentes : le Senecio /lalui/osits croît parmi les Roseaux, dans les marais et sur le bord des eaux tranquilles, où sa tige laineuse s'élève très-haut, et porte un corymbe de belles fleurs jaunes; le Senecio Doria est aussi une grande espèce à fleursjaunesquise trouve le long des ruisseaux de l'Europe méridionale; les Senecio Doronicum et sarracenicus habitent les montagnes alpines ou subalpines.
SÉNEÇON EN ARBRE, dot. ^. Baccharide.
SÉNEDETTE. mam. Rondelet a décrit sous le nom de Sénedelte un Cétacé de la Méditerranée, <|ui est le Cachalot macrocéphale. Lacépède en a fait le lype d'un genre de la famille des Dauphins, qu'il a nommé Detphinnpferus.
SENÉES (FEDiiiEs). BOT. On appelle ainsi des feuilles (|ui sont au nombre de six à chaque vertieille, comme dans le Galium uliginosuni, par exemple.
SENEGA oc SENEKA. BOT. Espèce du genre Polygale.
SENEGALIS. ois. Nom que l'on a donné à une petite section établie par divers ornithologistes dans le genre Gros-Bec. A^. ce mot.
SE.NEGINE. BOT. Même chose que Polygaliue. /-'. ce mol.
SENEGRÉ 00 SINÈGRE. bot. Synonyme vulgaire de Fenugrec. A', ce mot.
SÉNELLE. BOT. Le fruit de l'Aubépine porle vulgairement ce nom.
SÉNÉLOPE. ARACHN. r. SÉlÉPiOPE.
SENEMBI on SENEMBRI. rept. Synonyme d'Iguane. /'. ce mot.
SÉNEVÉ. BOT. Synonyme vulgaire de Moutarde noire. /'. Moutarde.
SEIVGO. OIS. (Bluraenbach.) Synonyme d'Indicateur. y. ce mot.
SÉNICLE. ois. Synonyme vulgaire de Venturon. Z-'. Gros-Bec.
SÉNICLE. BOT. L'un des noms vulgaires du Clteno- IJoUiuni f^nimria. l^. CnÉNOPODE.
SÉSIL. OIS. Synonyme de Serin. ^. Gros-Bec.
SENITES. BOT. Le genre ^pluda de Linné, auquel P. Brovvne donnait le nom de Zeugites, a été nommé Senites par Adanson. /'. AricnE.
SENKENBEKGIA. BOT. Le genre formé sous ce nom par Necker. et qui avait pour type le Besleiia bivalvis, L. fils, n'a pas été adopté.
Dn autre genre Senkenbeigia a été fondé, dans la Flore de Wettéravie, sur le Lcpiilium rudeiale, L.
y. l.ÉPIDIER.
SENNA. BOT. Tourneforl nommait ainsi les espèces de Casses qui ont le fruit plan, réniforme et ailé sur les bords, et dont Linné a fait son Cassia Senna. Ce genre est depuis devenu une simple section du grand genre des Casses.
SENNA L. pois. r. Anabas.
SENNEBERIA. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Necker, ne diffère aucunement du genre Ocolea, précédemment établi par Aublet.
SENNEFELDÈRE. Sennefeldera. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, institué par le professeur Martius qui lui assigne pour caraclères : Heurs monoïques, paniculées, à pérules décidues. Les fleurs pistilligéres ont une et rarement deux bractées petites, aiguës et persistantes; le calice est cu|)iiliforme, à quatre divisions peu sensibles; élamines au nombre de huit, dont les filaments sont réunis en synème coliimnaire Irès-court; anthères extrorses, globoso-didymes. Les Heurs pistilligères ont le calice urcéolé, quadridenlé; l'ovaire est à trois loges, renfermant un pareil nombre d'ovules; style distinct et cylindrique; trois stigmates assez courts, cylindriques, sillonnés longiludinalement. Les Sennefeldères constituent des arbres à rameaux glabres, subverticillés; les feuilles sont éparses, très-longuement péliolées, plus nombreuses et plus serrées vers la sommité des rameaux, oblongnes, obtuses, coriaces, brillantes en dessus. Les panicules sont terminales. Du Brésil.
SÉNOUITE. SenoUiles. moll. Schumacher a donné ce nom au genre que Leach avait nommé Cinéras. A', ce mot.
SENOURIA ET SINOUIRA. bot. ^. Cé!«oiras.
SENRA ET SENR^A. bot. A^. Serra.
SENSIBILITÉ. zooL. Ce mot n'a pas la même acception auprès de tous les physiologistes. Selon quelquesuns, la Sensibilité est la propriété que possèdent les parties organisées d'être impressionnées par les agents extérieurs, soit que l'individu chez qui on l'observe en ait la conscience, soit qu'il ne l'ait point. De là la distinction établie par Bichat et la plupart des physiologistes modernes, de la Sensibilité en organique et animale. La première est celle qui préside aux fonctions de nutrition, comme l'absorption, l'exhalation, les sécrétions, etc. Elle est commune aux végétaux aussi bien qu'aux animaux. La seconde ou la Sensibilité animale, n'existe que dans les animaux; elle les met en rapport avec les corps extérieurs, et c'est d'elle que dérivent les diverses sensations, la vue, le tact, l'olfaction, la faim, la soif, etc.
Mais (l'auties physiologistes ont restreint et précisé davantage le sens du mot Sensibilité. Pour eux la Sensibilité est la force ou propriété active de la vie, qui, propre aux animaux doués d'un système nerveux, les rend aptes à recevoir du monde extérieur ou d'euxmêmes des impressions perçues ou suivies de cou-
science. Ainsi ramenée à la faculté de sentir, la Sensibilité se (iislinîîue nettement de l'impressionnabilité sans perception, c'està dire de cette propriété <iue Ton a désignée sous les noms de Sensibilité organique, latente, universelle, etc. La Sensibilité proprement dite préside indistinctement à tontes les sensations, tant internes qu'externes. Elle en est le principe et la source; tantôt elle ment les organes de chaque sens avec le stimulant qui lui est propre; tantôt elle anime toute la périphérie du corps, c'est-à-dire la peau, ses dépendances et l'origine des membranes muqueuses; tantôt enfin elle révèle à l'intelligence, dans l'état normal, tous les besoins du corps, ou dans l'état pathologique, la douleur et les désordres qui en sont la suite. y . Cérébro-Spinal.
SENSIBLES ( animaux), zool. Lamarck, dans sa classification générale des animaux, appelle ainsi la seconde division des Invertébrés, qui comprend les animaux chez lesquels le système nerveux est bien apparent, et qui par conséquent jouissent de tous les attributs de ce système ; tels sont les Insectes, les Crustacés, les Arachnides, les Annélides, les Cirrliiiièdes et les Mollusques. V . Amual.
SENSITIVE. iioT. Espèce du genre .Mimeuse. A', ce mot.
SENTINELLE, ois. Synonyme d'Alouette à cravate jaune, y. Alouette.
SENTIS. BOT. Commerson a ainsi nommé, dans son Herbier, la plante sur laquelle il a fondé le genre i'c««jV(, adopté par Adolphe Brongniart. V. ce mot.
C'est aussi un des synonymes anciens de lionce. y . ce mot.
SÉPALE. Sepalum. bot. Necker a proposé ce nom, i|ui a été généralement adopté par tous les botanistes, |iour désigner les folioles qui composent uji calice. /•'. Calice.
SÈPE..B0T. A'. Seps.
SEPEUON. INS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Dolichocères, établi par Latreille aux dépens des genres Scatophaya et Bacclia de Fabricius. Caractères : corps allongé; tête, vue en dessus, paraissant pyramidale ou conique; triangulaire vue de face. Antennes presque une fois plus longues que la tête, assez écartées entre elles à leur base, insérées sur une élévation, droites, avancées, composées de trois articles: le premier tièscourt, le deuxième le plus long de tous, cylindrique; le troisième une fois plus court que le précédent, triangulaire, terminé en pointe, muni d'une soie dorsale, biarliculée à sa base, garnie de poils 1res -courts. Trompe longue, enlièrement ou presciue entièrement rétractile. Palpes assez grandes, s'élargissant un peu avant leur extrémité. Yeux gros, très saill.nils, espacés dans les deux sexes. Trois ocelles rapprochés, placés en triangle sur un tubercule du vertex. Coiselet un lieu plus étroit que la tête; ailes couchées l'une sur l'autre dans le repos; cuiUerons petits; balanciers découverts; pattes assez fortes, longues; cuisses postérieures très-longues, garnies en dessous de deux, rangs de petites épines; jambes un peu arquées; premier aiticle des tarses le iilus long de tous, le dernier
muni de deux crochets et d'une pelote bifide. Les métamorphoses de ces insectes sont encore inconnues; l'insecte parfait se trouve sur les plantes aquatiques, ce (|ul pourrait faire penser que la larve vit dans les plantes ou dans l'eau des marais où elles croissent.
Sepedon des marais. Sepedon palustris, Latr., Gen. Crusl., etc., et Ilist. nat. des Crust. et Ins., t. xiv, p. 580; Bacclia sphegea, Fabr.; ejiistl., Scalophnga ni/ipes, Miisca iiifipes, Panzer, Faim. Genn., fasc. 00, tab. 25; ejusd., Mulio sphe/jeiis, fasc. 77, lab. 21 ; Hhilio dentipes, Schellemb., Dipl., tab. 1G. 11 est bleu, avec les pattes fauves. Taille, quatre lignes. Europe.
SEPÉDONIER. Sepedoniiim. bot. (Mucétiinées.) VUiedo mycophila de Persoon a servi de type à ce genre, établi par Link el qui appartient à la section des Sporotrichées, de la tribu des vraies Mucédinées; il est ainsi caractérisé : filaments entrecroisés, décombants, cloisonnés; sporidies agglomérées, ensuite éparses, globuleuses, simples. Ce genre, très- voisin du A>orotiichuin, n'en diffère réellement que par ses sporules agglomérées; la seule espèce bien connue croît sur les Champignons el particulièrement sur les Bolets qui commencent à se décomposer; elle est d'un beau jaune d'or.
SEPHEN. POIS. Espèce dti genre Raie. y. ce mot.
SEPIA. raoLL. y. Sècbe.
SEP1./î:PII0RA. uoll. Gray, dans sa classification des Mollusques, a donné ce nom au deuxième ordre de ses Antlio-Branchiophores (Céphalopodes); il ne contient que les deux genres Sépiole el Sèche, y. ces mots.
SÉP1DIE. Sepidiiim. ins. Genre del'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille <les Uélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Fabricius. Caractères : corps ovale -allongé, souvent très-inégal en dessus. Tête moyenne; antennes filiformes, composées de onze arlicles : le troisième cylindrique, beaucoup plus long que le quatrième; les suivants, jusqu'au neuvième, presque obconiques; le dixième presque turbiné; le onzième ovale, pas sensiblcmenl|)lus long que le précédent, pointu ù son extrémité. Lèvre supérieure ou labre coriace, avancé, en carré transversal, son bord antérieur entier, cilié. Mandibules bifides à leur extrémité; mâchoires ayant une dent ou crochet corné à leur côté interne. Palpes maxillaires avancées, de quatre articles : le dernier un peu plus grand que les autres, presque ovale, compiimé, tronqué; palpes labiales de trois articles presque égaux. Lèvre inférieure avancée, Irès-échancrée anlérieuremcnt; menton court, rétréci à sa base, ne recouvrant pas l'origine des mâchoires. Corselet déprimé en dessus, ou caréné et trèsinégal, ses bords latéraux dilatés; écusson nul ou peu distinct. Élylres soudées ensemble, embrassant Pabdomeii, souvent terminées en pointe. Point d'ailes. Jambes cylindri(iues, terminées par deux épines très-courtes. Tarses courts; abdomen ovale. On trouve les Sépidies dans les pays chauds de l'ancien continent, en Espagne, sur la côte de Barbarie, en Egypte, en Grèce et au cai» de Bonne Espérance. Ces insectes fréquentent les lieux secs el arides, dans les sables inculles.
SÉPiDiETRicESPiDÉE. SepUHuiiitiiciispidatum, Fab., Lalr.,01iv.,Entom.,l. m; Sepidiinii, pi. l,fig. 1. Elle
est (l'un fiiis veidàlrc; son rorsi.'lf'l est dilalé, à trois crêtes |)roloiif;ées en avant comme trois cornes; les élytres ont deux stries crénelées. Taille, liiiit lignes. On la trouve en Espagne, en Grèce et dans TAsie- Mineure.
SÉPIIDÉES. Sepiideœ. boi.i,. Leach a proposé sous cette dénomination une famille qui correspond à la famille des Sèches, de Férussac, et au genre Sèche, de Cuvier.
SÉPIOLE. Sepio/a. moli. Genre de Céphalopodes, de la famille des Sépiolidées, établi par Leach, avec les caractères suivanls : manteau en forme de sac musculeux, qui enveloppe tous les viscères, et aux côtés duquel sont attachéesdes nageoires arrondies; tète ronde, couronnée par des membres charnus, susceptibles de se Héchir en tout sens; deux grands yeux; bouche armée de fortes mâchoires cornées.
Sépiole LmÈoiÉE. Sepio/a lineolata, Quoy et Gaim., Voyage de l'Aslrol., pi. 5, fig. 8-13. Manleau libre et ouvert dans sa partie inférieui'e,échancré en dessous, présentant de chaque côté des yeux, une série de dixhuit petites cirrhes terminales, également espacées; le reste du corps est arrondi, bombé; lame dorsale trèspetite. De la Nouvelle-Hollande.
SÉPIOLIDÉES. Sepiolidœa. boli. Dans ses Miscellanea zooL, t. lu, Leach a divisé les Céphalopodes Décapodes en deux familles, dont la première est celleci qui se compose des genres Sépiole et Cranchie. f^. ces mots.
SÉPIOSTAIRE. MOLL. Nom que l'on donne à la coquille interne de la Sèche commune, r. Sècoe.
SÉP10TEUTHE.6'e/)(0/e«//iiS. moli,. Ciiupe sous-générique, faite par Blainville, dans son Traité de Malacologie, pour grouper les espèces de Calmars qui ont une nageoire latérale dans toute la longueur du sac, comme chez les Sèches; ce sous-genre correspond au genre Calmaret de Lamarck.
SEPS. REPT. Genre très-voisin des Scinques et des Orvets, entre lesquels il se trouve intermédiaire, et qu'il lie les uns avec les autres de la manière la plus intime. En effet, les Seps ne diffèrent des Scinques que par leur corps extrêmement allongé et tout ù fait semblable à celui d'un Serpent, par leurs membres beaucoup plus petits, et dont les deux paires sont séparées l'une de l'autre par un très-grand espace. Ils ne diffèrent des Orvets (Hie parce que ceux ci sont entièrement privés de membres; encore faut-il remarquer que, nonseulement les membres des Seps sont très -petits et presque rudimentaires; mais qu'ils sont même, dans la plupart des espèces, incomplets quant au nombre de leurs doigts. On ne s'étonnera donc pas que les auteurs aient longtemps varié sur la place qu'il convient d'assigner aux Seps dans les cadres zoologiques, et qu'on les ait tour à tour considérés comme des Serpents à pieds et comme des Lézards à forme de Serpent. C'est ainsi que l'espèce même dont les pieds sont les plus complets, le Seps pendactyle, avait d'abord été désignée par Linné sous le nom d'Jnrjuis quadrupes, et qu'elle fut bientôt après reportée par Gmelin parmi les Lézards, sous le nom de Lacerta Serpens. Seps pentadactyle. Seps pentadactxlus, Daud.;
c'est VAiHjuis tjuadiiipes, L., et le Lacerta Serpens, Cmel. Il a cinci doigts à chaque pied; ses ongles sont pointus et recourbés; sa queue est beaucoup plus longue que son corps; ses écailles sont grisâtres et luisantes comme celles des Scinques et des Serpents. H habite l'Afrique. On connaît plusieurs espèces tétradactyles, qui pour la plupart habitent l'Orient; Cuvier pense que c'est à l'une d'elles que l'on doit rapporter le Lacerta Seps de Linné, quoique celui-ci ait été décrit comme pentadactyle.
Seps TRiDACTYLE. Seps tridactyliis , Daud. Cette espèce se dislingue par ses pieds terminés par trois doigts excessivement petits, par sa couleur qui est celle de l'aciei' poli, et par l'existence, sur chaque côté du dos, d'une bande longitudinale blanchâtre et bordée de noirâtre. Lacépède, qui a décrit et figuré ce Seps dans son Histoire naturelle des Quadrupèdes ovipares, t. i, s'exl)rime ainsi (p-434) à son sujet : «Lorsqu'on le regarde, on croirait voir un Serpent qui, par une sorte de monstruosité, serait né avec deux très-petites pattes auprès de la tète, et deux autres très-éloignées situées auprès de l'origine de la queue. On le croirait d'autant plus que le Seps a le corps très-long et très-menu, et qu'il a l'habitude de se rouler sur lui-même comme les Serjients. A une certaine distance, on serait même tenté de ne prendre ses pieds que pour des appendices informes. " Le Seps tridactyle habile l'Europe méridionale; on le trouve dans la Provence, l'Italie et la Sardaigne, où on lui donne le nom de Cicigna. On assure que celle même espèce se trouve aussi dans plusieurs contrées de l'Africiue. Ce Seps est vivipare, d'après le témoignage de plusieurs auteurs et |>rincipalemenl de Columna (|ui trouva, en disséquant une femelle, quinze fœtus vivants, dont plusieurs étaient déjà entièrement dégagés de leurs membranes. A l'approche de l'hiver, il se relire dans ses trous, d'où il ne sort qu'au printemps; on le voit pendant la belle saison dans les endroits garnis d'herbe. On ne sait trop pour quel motif sa morsure est généralement regardée parmi le peuple comme venimeuse, de même i(ne celle de l'espèce précédente. Tous les auteurs dignes de loi tombent d'accord sur l'innocuité de cette morsure; seulement quel- (|ues-uns d'enlre eux, tel que Cetli (Hisloire naturelle de la Sardaigne), affirment que lorsque les Bœufs ou les Chevaux ont avalé un Seps avec l'herbe qu'ils paissent, ils sont quelquefois gravement malades.
Seps strié. Seps striata , Cuv.; Z/gnis striala, Fitzinger. Il ressemble au précédent pour la taille cl la forme, mais il a sur toute sa longueur huit ou neuf raies brunes, également espacées. On le trouve au midi de la France.
Seps MONODACTYLE. Seps monodactylus, Daud.; Lacerta aiiçjuina , L. Celle espèce remarquable, décrite et figurée par Lacépède dans les Annales du Muséum, t. II, a les pattes si courtes que leur longueur est â peine égale à la distance d'un œil à l'autre; elles sont terminées par un seul doigt (|ue recouvrent de petites écailles. Il est à remarquer que les écailles du corps et de la ([ueue sont, pour la plupart, relevées par une arête. Celle espèce, qui peut-être devra être séparée du genre Seps, paraît habiter l'Afri(|ue.
SEPS ou SÈPE. BOT. (Chawpi'JitOHs.) Même cliose <|ue Cep, Cèpe oii Ceps. l^. ces mois et Bolet.
SEPSIS. Sepsis. ins. Genre de Di|)lères élabli par Falleii , appailciiant à la division des Carpomyzes (Fain. nalur. du Règne Anim.), de la lii!)U des Muscides. Leur corps esl élroit et allongé, avec la lète gloliiileuse, les yeux écartés, les ailes vibratiles, l'abdomen presque cylindrique, rétréci vers sa base en manière de pétiole, n'offrant à l'exlérieur que qualre anneaux. Le devant de la tête est garni de soies et peu avancé; les antennes sont courtes, inclinées, avec la palette semi-elliptique et munie d'une soie simple. Les palpes sont presque filiformes, ce qui distingue ce genre de celui des Cé]ihalies, Meigen, où elles se dilatent, vers le bout, eu forme de spatule, où d'ailleurs la palette est plus longue et linéaire, et dont la tête s'avance antérieurement. Meigen mentionne seize espèces de Sepsis, dont les plus communes sont celles qu'il nomme : Cytiipsea {Miisca C/nipsea, h.), punctuin, cylindiica et Piilris. La première, que l'on trouve en quantité sur les feuilles et sur les plantes, où elle fait vibrer presque continuellement ses ailes, est très-petite, d'un noir cuivreux, luisant, avec un point noir, près du bout des ailes; elle répand une odeur assez forte. La Mouche vibrante sans taches de Geoffroy, est synonyme, suivant Meigen, de son Sepsis cylindrica ; ici les antennes et les pieds sont fauves.
SEPTAIRE. Septaria. moli. Férussac avait proposé ce genre pour le Patella elliptica; et Lamarck créa le genre Navicelle pour la même co(iuille. /'. Navi-