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d'Orchidées qu'il forma avec plusieurs des espèces que les anciens bolanisles désignalent sous le nom d'Hellehorine , et Camerarius sous celui A'Epipactis. Mais Swarlz, dans son travail sur les Orchidées, reconnaissant, et avec juste raison, de grandes différences d'organisation dans les espèces que Linné et les botanistes ses disciples, avaient réunies sous le nom de Seiapias, les sépara en deux genres principaux, savoir ; les Serapias proprement dits et les E/ji/jactis. Celte division a élé généralement adoptée par les auteurs modernesqui sesont spécialement occupésde la famille des Orchidées, surtout relativement à la circonscription du genre Seiapias. Voici comment ce genre peut être caractérisé ; les divisions calicinales externes sont rapprochées en casque allongé ; les deux internes et latérales sont plus petites et concourent également à la formation du casque; le labelle est grand et continu avec la hase du gynoslème ; il se compose de deux parlies : l'une inférieure et horizontale, qui est eu gouttière profonde et à bords relevés, l'autre qui est pendante, plane ou légèrement convexe, et qui est en général d'une forme ovale ou cordiforme. Le gynostème est dressé, convexe £1 sa face postérieure, concave en avant et stigmatifère; l'anthère est terminale et antérieure, avec un appendice subulé plus ou moins long et étroit à son sommet. Celle anthère est à deux loges qui contiennent chacune une masse polllnique, ovoïde, granuleuse et sectile, terminée inférieurement par une petile caudicule. Ces deux masses viennent ensuite s'insérer sur un seul rélinade qui est commun à toutes les deux, caractère iiui dislingue essentielleraent ce genre des Orcliis, et le rapproche du genre A imcamptis Aa professeur Richard, dans lequel on observe une semblable organisation, mais qui du reste en diffère par une foule d'autres caractères. Les espèces de ce genre sont des plantes terrestres qui toutes croissent dans les régions méditerranéennes de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Leur racine est accompagnée de deux tubercules ovoïdes et entiers ; leur lige porte des feuilles étroites et engainantes, et des Heurs grandes et en épi; ces Heurs, accompagnées chacune à leur base par une large bractée, sont d'une couleur purpurine terne. En France, on trouve dans la région des Oliviers trois espèces qui sont à peu près les seules ([ui composent ce genre; ces espèces sont les Serapias Lingua, L., remarquable par ses tleurs plus petiles,ses bractées étroites et la lame de son labelle ovale, allongée; Serapias cordiycra , L., qui est l'espèce la plus grande et dont le labelle a sa lame pendante, large et cordiforme; enfin une troisième espèce est celle que le professeur Richard a nommée Serapias ovalis, et qui tient le milieu entre les deux espèces précédentes par sa grandeur et la figure de ses parties.
SERAPINUM. BOT. Jlêuie chose que Sagapenum. y. ce mol.
SERARDIA. BOT. Qu'il ne faut pas confondre avec Sheranlia. Genre établi par Vaillant, et adopté par Adan- .sun, puis réuni par Linné au Ferbena, et par les botanistes modernes an Zapania.
SÉRATONE. BOT. Même chose que Crolonopside. /'. ce mol.
SERAUT. OIS. L'un des noms vulgaires du Bruant jaune.
SEREIN. BOT. L'arbre cité et figuré sous ce nom français par Daléchamp. paraît être \eJuniperus lycia ou une espèce voisine de Genévrier. Il ne faut pas le confondre avec le Zerbin ou Scherbin des vieux botanistes, qui est le Cèdre du Liban.
SERDA. BOT. {Cita III pignons.) Même chose que Sesla. y. ce mot.
SERDACHATE. Mm. L'un des noms vulgaires de la Calcédoine rouge. /'. Qc\rtz.
SÉRÈNE. OIS. Synonyme vulgaire de Guêpier ccmimun. V . Guêpier.
SEREVAN. OIS Synonyme à'Amandam. K. Gros- Bec
SEREZIN. OIS. L'un des noms vulgaires du Serin. V. Gros-Bec.
SERGENT. iPis. Synonyme vulgaire de Carabe doré.
SERGESTE. Sergestes. crïst. Décapodes; genre de la famille des Macroures, tribu des Sallcoques, groupe des Pénéites, établi par Mllne Edwards, qui le caractéilse ainsi : corps grêle, allongé, un peu aplali; une petite épine, tenant lieu de rostre, sur le bouclier céphalo-thoraciquc; yeux saillanis, porlés sur un pédoncule qui s'insère sur un tubercule médian, en partie recouvert par la carapace; antennes supérieures trèslongues, avec leur pédoncule de trois articles; les inférieures longues, avec leur base leconverte par une lame cornée, ciliée sur le côté interne; mandibules grosses, avec leur bord interne large et peu denté; pallies longues et grêles; mâchoires et pieds-mâchoires antérieurs grêles, très - longs, reployés sur euxmêmes, les autres pattes sont minces, longues, terminées par un article slyliforme: celles (jui foi'ment la seconde paire sont moins bingues <|ue les précédentes; l'avant-dernière est très-courte et la dernière à peine visible; les cinq premiers anneaux de l'abdomen supportent chacun une paire de fausses pattes, dont l'article basilaire est renHé inférienremcnt et se termine par deux lames natatoires étroites, inégales et pointues; le septième est petit; il forme la pièce médiane de la nageoire caudale, dont les pièces latérales sont étroites, à peu près ovalaires et pointues.
Sergeste ATLANTIQUE. Sergeslesallanticus, M. Edw. Il est long d'un pouce environ et a été trouvé dans l'océan Atlantique, à une grande distance des côtes.
SERGILUS. BOT. Gsertner a constitué sous ce nom un genre de Synanlhérées qui a été réuni par Swarlz el R. Brown au genre baccliaris. Cependant ce genre, imparfaitement décrit par son auteur, a été conservé par H. Cassini,qui a observé que le Seigiliis ix'esl point parfaitement dioïque comme les vrais Baccliaris.
SÉRIALAIRE. Serialaria. polyp. Lamarck a nommé ainsi un genre de Polypier's flexibles, que Lamorrroux appelle Amathie. V. ce mot.
SERIANA. BOT. (Willdenow.) Pour Serjania. r. ce mol.
SÉRIATOPORE. iS>Ma/o/jora. POLYP. Genre de l'oi'dre des Madré|iorées, dans la division des Polypiers eniièrement jiierreux, ayant jiourcaractères : Polypier pierreux, fixé, rameux; à r'ameaux grêles, subi ylirrdriques;
cellules petfoiées, lamelleuses el comme ciliées sur les hords, disposées latéralement par séries soit Iransverses, soit longitudinales. Les Sérialopores sont des Polypiers d'un aspect élégant, voisins des Madrépores dont ils différent par leurs formes plus déliées et par \:\ disposition régulière de leurs cellules dont l'iulérieureesl presque complètement dépourvue de lamelles. Le tissu de ces Polypiers est compacte et fragile; les cellules ont peu de profondeur et sont ordinairement surmontées d'un rebord cilié ou denticulé, plus saillant en dessus qu'en dessous; la surface externe des branches el des rameaux est finement granuleuse et rude. On n'en connaît que trois espèces des mers des climats chauds : les Seiialopora siibulata, annulata et nuda.
SÉRIBRANCHES. Serihranchla. moll. La famille à laquelle Latreille (Fam. nat. du Règne Animal, p. 174) a donné ce nom, ne correspond pas entièrement aux Tritoniens de Lamarck; elle ne contient que Iroisgenres, Tritonie, Télhys et Scyllée ( A', ces mots). Blainville a fait avec les mêmes genres sa famille des Dicères.
SERICA. ii\s. Synonyme de Sérique. 1^. ce mot.
SÉRICESTIDE. Sericestis. ms. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Dejean, aux dépens du grand genre Melolontha , de Fabricius, et pour un certain nombre d'espèces toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Ces Mélolonthides sont en général de petite taille et Irès-rapprochées des espèces des genres Liparêlre et Omaloplie.
SÉRICESTIDE GÊaiNÉE. Seiicestis geminala, Mac- Leay; Omaloplia micans, Lat. Son corps est brun, plus pâle en dessous; les élylres sont d'un roux jaunâtre, très-hrillant. Taille, quatre lignes.
SÉRICOCARPE. Sericocarpiis. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Astéroïdées, institué par Nées, qui lui donne pour caractères . capitule pauciûore, hétérogame; fleurs de la couronne unisériées, ligulées et femelles; celles du disque hermaphrodites; iiivolucrc formé de plusieurs rangs d'écaillés imbriquées, oblongues, cartilagineuses à leur base, herbacées au sommet; réceptacle alvéolé; bords des alvéoles déchiquetés et ciliés; corolles de la couronne ligulées, à languettes oblongues, assez larges, presque entières; celles du disque tubiileuses, avec leur limbe à cinq divisions; anthères privées de queue; stigmates filiformisiibulés, calloso-velus au sommet; akènes obpy ramydés, courts, avec des stries formées par un épais duvet ; aigrettes simples, formées de plusieurs rangs de soies rigides et scabres.
SÉRICOCARPE coNTzoÏDE. Seiicocorpus conxzoides, Nées; Coiij'za astéroïdes, L.; Aster Maijlaudicus, Michaux; j4ster conyzoides, Willd. Plante herbacée, vivace, à tiges droites, subanguleuses etpubérules; feuilles cunéalo-oblongues. subtrinervuiées, dentelées au sommet qui est aigu. Les capitules sont presque sessiles au sommet des rameaux et réunis en tête; les corolles ligulées sont blanches. De la Peiisylvanie.
SÉRIOOUON. BOT. L'une des sections du genre Syniphxandra, de la famille des Campanulacées.
SÉRlCOGASTlîE. i'e/icojras/c;-. iNS. Hyménoptères;
genre de la famille des Vespides, institue par West wood, qui lui donne pour caractères : anlennes coudées, insérées au milieu de la face, composées de douze articles dont le premier plus long que les suivants, qui sont presque égaux; tête grande el carrée; yeux entiers el ovales; lèvre cornée, triangulaire; mandibules médiocres, entaillées intérieurement vers le milieu cl près du sommet; mâchoires et menton allongés; palpes maxillaires de six articles, les labiales courtes et de quatre articles; corselet court; écusson élevé; abdomen ovale; pieds courts, avec les jambes postérieures épineuses; cellule marginale subappendiculée; deux cellules submarginalcs complètes, dont la seconde reçoit deux nervures récurrentes.
Séricogastre a bandés. Sericogasier fascîatus , West. 11 est noir, avec les antennes, les pieds et l'écusson roux; cuisses postérieures et bord des anneaux de l'abdomen jaunes. Taille, ciii(| lignes. Australie.
SERICOMYIE. Sericomyia. ins. Genre de Diptères, delà tribu des Syrphides, famille des Atliéricères, ayant pour caractères : anlennes plus courtes que la tête, terminées par une palette semi- orbiculairc, avec la soie plumeuse; une élévation sur le museau; ailes couchées sur le corps, pubescentes. Des quatre espèces dont il se compose dans l'ouvrage de Mcigen, les plus connues sont : la Séricohyie des Lapons; Srrphus Lapoitum, Fal)., qui est noire, avec l'écusson fauve, et trois bandes blanches et interrompues sur l'abdomen; et la Séricouvie bobroonnante; S/rpItiis miissilans, Fab., dont le corps est couvert d'un duvet roussâtre , avec les pieds noirs, et une bande noirâtre et courte sur les ailes. La Mouche des Lai)ons de Degéer est, suivant Fallen el Meigen, distincte de celle que Linné désigne ainsi. C'est leur Séricomyie boréale.
SERICOPllORUM. BOT. De Candolle a établi sous ce nom une sixième section dans son genre Heliplerum . SÉRICORWE. Sericoris. ins. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Pyraliens, tribu des Pyralides, établi par Treilschke, avec ces caractères dislinclifs : corps milice; palpes déliassant de beaucoup les bords du chaperon, ayant leur second article large, de forme triangulaire et velu, le dernier long et un peu fusiforme; ailes antérieures terminées carrément; bord costal peu arqué. Leurs chenilles vivent entre des feuilles réunies en paquet.
Séricoride Gehjiane. Sericoris Geiimiana , Dup. Les ailes antérieures, d'un fauve ferrugineux, onl plusieurs lignes ondées d'un blanc argenté, dont deux forment un V, assez près du bord terminal; les secondes ailes sont d'un gris cendré. Envergure, dix lignes. Europe. La chenille fait un grand tort aux Pins.
SÉRICORNE.j'e</cor«!"s. OIS. Nom proposé par Gonid, pour un genre d'Oiseaux insectivores, que Vigors el Horsfield ont confondu parmi leurs Acanlliizes. Voici les caractères propres au genre nouveau : bec robuste et droit, presque aussi long que la léte, comprimé vers l'extrémité où l'on n'aperçoit aucune dentelure ; narines basales, latérales, ovales, couvertes par l'opercule; ailes médiocres, arrondies, avec la première rémige courte, les quatrième, cinquième et sixième les
|)lus longues tt presque égales eiilre elles; rectrices médiocres et égales; plumage général mou et soyeux; tarses allongés; doigt posléiieui- aimé d'un ongle fort et presque aussi long que l'intermédiaire, les latéraux égaux entre eux.
Séricorne bdudle. Seiicornis hwnUis, G. Lorum d'un noir brunâtre, surmonté d'un trait blanc; parties supérieures, ailes et queue d'un vert olive, glacé de rouge ; aile bâtarde noirâtre ; rémiges bordées de blanchâtre; gorge cendrée, tachetée de brun; poitrine et milieu de l'abdomen jaunes, marciués de gouttelettes brunes; Bancs d'un brun châtain; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. De la terre de Diémen.
Séricorne a gorge jaune. Soiicornis cirreogulaiis, G. Lorum, tour des yeux et plumes auriculaires d'un brun noirâtre très-foncé; un trait jaunâtre partant des narines et s'étendant au-dessus des yeux ; parties supérieures, rémiges secondaires et rectrices d'un brun noirâtre; gorge d'un jaune citrin; poitrine et flancs d'un brun verdâlre; milieu de l'abdomen blanc; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'Australie.
Séricorise petit. Sericoinis parvulus, G. Lorum d'un brun pâle, surmonté d'un trait cendré; parties supérieures, ailes et queue d'un brun olivâtre, lavé de rougeâlre; aile bâtarde noirâtre, avec le bord des plumes blanchâtre; poitrine et milieu de l'abdomen d'un jaune citrin; Uancs olivâtres; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, quatre pouces. De la Nouvelle-Hollande.
SÉRICOSTOME. Sericostoma. iNS. Genre de l'ordre des Névroptères, famille des Plicipennes, établi par Lalreille sur une espèce de Frigane trouvée aux environs d'Aix, département des Bouches-du-Uhône, par Boyer de Fonscolombe, et rapportée aussi du Levant par Labillardière. Dans l'un des sexes, les palpes maxillaires sont en forme de valvules, recouvrant la bouche en manière de museau arrondi, de trois articles, et sous lesquelles est un duvet épais et cotonneux. Celles de l'autre sexe sont filiformes et ont deux arlicles de plus. Antennes courtes et grosses, avec le premier article épais et allongé ; ailes supérieures courtes, dépourvues de nervures transversales, les inférieures petites et peu plissées dans le sens de leur longueur.
SÉRICOSTOME TRÈS-NOIR. Seiicosloiiia atialum, Lat.; Phrxganea attala, Fab., Coqueb., Illust.,tab. 1, f. 6. Antennes noires; corps noir et velu; ailes supérieures grisâtres, couvertes de petits poils noirs, formant quelques taches peu apparentes sur leur surface ; bords ciliés; ailes inférieures grisâtres; jambes postérieures fauves. Envergure, onze lignes. Europe.
SÉRlCOTHlilPS. Sericolliiijjs. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, division des Homoptères, famille des Aphidiens, institué par Haliday qui lui assigne pour caractères : antennes composées de neuf articles implantés sur les côtés de la tète, qui convergent enlre eux; palpes maxillaires de trois articles; élytres parallèles, à suture droite, coriaces, marquées de trois nervures longitudinales; corps lisse, coriace, avec l'abdomen loinenteux; anus conique; tarière des femelles comprimée, aiguë, à quatre valves, logée dans une ouverture linéaire des derniers segments.
Seuicotiirips STAPHii.in. Sericothrips staphiliims,
Hal. Il est d'un noir mat; le second article des antennes est d'un jaune ferrugineux ; les élytres sont arrondies à l'extrémité; les ailes sont translucides. Taille, une ligne. Europe.
SÉRICULE. Sericiiliis. ois. Ce genre, de l'ordre des Omnivores, a été institué par Swainson pour séparer des Loriots et rapprocher des Philédons, une espèce qui paraissait avoir des caractères mixtes entre ceux de ces deux genres. Voici comme ces caractères sont établis par les ornithologistes qui se sont ralliés à l'opinion de Swainson : bec fort, épais, élargi à sa hase, un peu renflé au milieu et sur les côtés, pointu; mandibule supérieure recourbée, crochue, l'inférieure munie à sa pointe de deux échancrures; narines ovalaircs, ouvertes, bordées par les plumes veloutées du front; langue terminée par un pinceau de fibres; ailes médiocres et pointues; queue un peu fourchue; tarses allongés, sculellés et robustes.
Séricble régent. Sericuliis regens, Sw.; On'olus regens, Quoy et Gaim. Son plumage est généralement d'un beau noir velouté, avec le dessus de la tête et du cou garni de plumes courtes, très-senées, d'un jaune orangé, et les pennes secondaires d'un beau jaune éclatant. Cette espèce habile la Nouvelle-Hollande. Taille, neuf pouces. La femelle est variée de brun et de gris.
Séricdle orangé. Sen'ciiliis aurantiacus, Sw.; Orioliis atiiens, Gm.; Parailisea aiinintiaca, Shaw. lia la tète et le manteau d'un jaune orangé très-vif et velouté; les plumes de cette dernière partie sont amples, relevées et même redressées; le corps est jaune; la bordure du front et la gorge sont d'un noir mat; les bords des ailes, les rémiges et les rectrices sont d'un brun lustré. Bec et pieds rouges. Taille, sept pouces. La femelle de ce bel Oiseau est généralement olivâtre. On le trouve aux îles Moliiqiies et à la Nouvelle-Guinée.
SÉRicDtE A GRAND BEC. Sericulus magnfroslris , GouM jSeiicutus chysoceplialus? Front, côtés de la gorge et dessous du corps gris, avec le bord de chaque plume brun; une tache occipitale et carrée noire; une ligne noire irrégulière au milieu de la gorge; nuque, dos et snapulaires d'un cendré blanchâtre, avec le bord des plumes brun; ailes, croupion et queue d'un brun olivâtre; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. De la terre de Diémeii.
SÉRIDIE. Scrh/ia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Centauridées, institué par Cassini qui lui assigne pour caractères : calathide radiée ; disque multiflore; couronne unisériée, anomaliflore; péricline ovoïde, inférieur aux Heurs du disque, formé de squainmes régulièrement imbriquées, les intermédiaires ovales, surmontées d'un a|)pendice réfléchi, divisé presque jusqu'à sa base en plusieurs épines longues et rayonnantes; clinanthe planiuscule, garni de fimbrilles nombreuses, libres, inégales, subtiliformes; ovaires pubescents ou glabriuscules; corolles du disque subrégulières; celles de la couronne ù limbe obconique, souvent amplifié et divisé en cinq ou trois découpures inégales; étamines à filaments velus; stigmatophores entregreffés. Ce genre n'a été admis par De Candolle que comme section <lii genre Ceiilanrca.
Séuiuie a un.\NDES cAiATiiiDES. Seridiit iiiif/acephala, Cass.; Centaurea Si-ritlis. Lin. C'est une planle herbacée, vivace, lomenleuse, liaiile d'environ un pied, à liges un peu rameuses, garnies de feuilles décurrenles, embrassâmes, lancéolées, blanchâtres, déniées el même un peu épineuses; calalhides terminales à disque biancliàlre el à couronne purpurine. Du midi de l'Europe.
SERIMA. OIS. Même chose que Cariamu.
SERIN. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.
SERINGA OD SERINGAT. BOT. Nom par lequel on désigne communémenl le genre Philadelphus , L.
y. PUILADEI.FBE.
SÉRINGIE. Seringia. bot. Genre de la famille des Byllnériacées el de la Monadclphie Décandrie, L., établi par J. Gay (Méni. du Mus. d'Uist. nat., t. vu, p. 442) <|ui l'a ainsi caractérisé : calice pétaloïde, marcescent, à segments fléchis à l'intérieur, pubescents sur le dos; corolle nulle; dix élamines dont les filets sont subulés, connés à la base, et alternativement stériles; les anthères sont linéaires, insérées sur le milieu du filet, déhiscentes de chaque côté par une fente longitudinale, dorsale el non latérale : ce sont conséquemmenl des anthères exlrorses dans toute l'acception du mot; ovaires au nombre de cinq, libres, rappiochés, lomenleux; chacun d'eux surmonté d'un style à une seule loge, qui conlienl trois ovules fixés à l'angle intérieur; friiil multiple, beaucoup plus long que le calice qui est marcescent et étalé, composé de carpelles dressés, comprimés, munis au sommet d'un processus en forme d'aile, à deux valves qui s'ouvrent par une suture axile, renfermant deux à trois graines ellipsoïdes, munies d'une strophiole crénelée. Le calice est accompagné de bractées caduques. Les fleurs sont disposées en cimes opposées aux feuilles. Les feuilles, qui sont ordinairement alternes et indivises, sont munies de stipules petites et caduques. Ce genre se distingue de toutes les autres plantes de la famille des Byttnériacées par son fruit multiple. Il a été fondé sur le lasiopetalum aiborescens d'Alton, Hoit. Kew., édit. 2, vol. 2, p. 36, que l'auteur nomme Seringia platyplij-lla, et dont il donne (loc. cit., tab. 1 et 2) une longue description et une figure accompagnée d'une planche de détails anatomiques. C'est un arbrisseau de quatre à cinq pieds de haut, à rameaux lâches, étalés, flexibles, couverts d'un duvet couleur de rouille, garnis de feuilles larges, ovales-lancéolées et anguleuses. Cet arbrisseau croît sur la côte orientale de la Nouvelle-Hollande.
Sprengel a donné le nom de Seringia au Plelidium de Du Pelit-Thouars. ^. ce mot.
SERINIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Raffinesque(Liidov., 149), forme une section du genre Piplocarplia, de Rob. Brown.
SÉRIOLE. Seriola. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens et de la famille des Scombéroïdes, établi par Cuvier aux dépens du genre Scomber de Linné. Caractères : épines des nageoires dorsales libres; une d'elles couchée; une petite nageoire libre, soutenue par deux épines en avant de l'anale; mâchoires armées d'une ranffée de dents aigués; corps comprimé; une
ligne latérale sans armure, avec la fin garnie d'écaillés si petites qu'elles forment à peine une carène. Ce genre est très-voisin de celui des Caranx.
Sëriole de Dcmëril. Seriola Dumerilii, Cl.; Caranx Dumerilii, Risso. Son corps est d'un gris argenté , nuancé de violet sur le dos, d'un blanc mat, avec une légère teinic dorée sur le ventre; museau arrondi; bouche ample; mâchoires égales, garnies de petites dents; yeux dorés; ligne latérale courbe; nageoires colorées dejaune, de bleu et de gris; caudale fourchue. Ce Poisson nlleint assez souvent le poids de cent kilogrammes; il se lient dans les endroits les moins accessibles de la mer de Nice.
SÉRIOLE. Seriola. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, et de la Syngénésie égale, L., ofl^rant les caractères suivants : involucrc composé de grandes folioles presque égales, disposées à peu près sur un seul rang, oblohgues, embrassantes et charnues inférieurement, foliacées supérieurement, nieinbraneiises sur les bords, concaves en dedans, hérissées de longs poils sur le dos ; à la base des folioles de l'involucre en existent d'autres inégales, irrégulièrement disposées, appliquées, étroites et hispides. Réceptacle large, plan, garni de paillettes caduques, très -longues, étroites, embrassantes, canaliculées et membraneuses. Calathide composée de demi -fleurons nombreux, élalés en rayons, hermaphrodites, à corolles en languettes, hérissées de longs poils autour du sommet du tube. Ovaires intérieurs légèrement pédicellés. ol)longs,cylindracés, striés transversalement, atténués supérieurement en un long col grêle, «lui porte une aigrette composée d'environ vingt paillettes sur deux rangs, les dix intérieures longues, laminées inférieurement, filiformes et plumeuses supérieurement, les extérieures alternes avec les supérieures, très-courtes, très-fines, filiformes, à peine munies de petites soies. Ovaires marginaux dépourvus de col et d'aigrette. Ces caractères ont été tracés d'après les observations de H. Cassini; ils diffèrent en quelques points de ceux observés parGaertner, qui attribue au Seriola un involucre simple, des fruits tous uniformes, et une aigrette composée d'une seule rangée de dix paillettes plumeuses. Vaillant avait anciennement établi le même genre sous le nom à'/lchyrophorus. Il y avait fort bien observé la struclure de l'involucre, mais il n'avait donné qu'une faible attention à celle de l'aigrette.
SÉRIOLE DE l'Etbua. Seriola Mlhnensis, L. Plante herbacée, toute hérissée de poils, à tige rameuse, haute de plus d'un pied, garnie de feuilles alternes, molles, obovales, rétrécies à la base, arrondies au sommet, un peu dentées ou sinuées irrégulièrement sur les bords. Les calatbides, composées de fleurs jaunes, sont en panicules corymbiformes, qui terminent les ramifications de la tige. Cette plante croît en Sicile, en Corse, dans la France méditerranéenne, etc.
SERIPUIDIDM. bot. Le genre institué sous ce nom parBesser, dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, a été réuni au genre Jrleniisia, de Linné, dont il est une des sections.
SÉRIPHIER OD SÉRIPIIE. Seripliium.BOT. Genre de la famille des Syuanihérées, tribu des Iniilées-Gnaphaliées,
proposé par Vaillanl sous le nom d'Ueljchijsohles, ailoplé par Linné qui le divisa en deux genres nommés Sciiphium et Stœbe. Mais ces deux genres ont été si faiblement caractérisés, ([ue leurs diverses espèces ont été classées comme par caprice dans l'un ou l'autre, et <|ue plusieurs botanistes modernes ont pensé qu'ils n'élaient pas distincts. Jussieu, dans son Gênera Plantarum , p. 180 , chercha à établir leur distinction d'après la siruclure de l'involucre, et la disposition des calathides sur la tige. Gœrtner admit aussi la distinction de ces genres, d'après des considérations tirées de l'involucre et de l'algrelle. Enfin, Cassini, après une étude approfondie de ces genres et du Disparago, adopta et étendit les idées de Gœrlner, et créa même aux dépens des SeripUinin un nouveau genre nommé Pero- Iriche. f^. ce mol. Le Seiipltium fut ainsi caractérisé par ce botaniste : l'involucre extérieur plus court, formé d'environ cinc] folioles égales, oblongues, coriaces inférieuremeut, un peu foliacées à la partie supérieure qui est mucronée et laineuse en dehors ; l'involucre intérieur plus long que la fleur, formé d'environ cinq folioles égales, sur un seul rang, oblongues. scarieuses et roussàlres fi la partie siipérieuie. Réceptacle pelit et nu. Calalhide composée d'une seule Heur régulière et hermaphrodite, ayant une corolle longue, à cinq divisions oblongues-lancéolées; anthères pourvues de longs appendices basilaires, subulés, membraneux. Ovaire oblong, grêle, muni d'un pelit bourrelet basilaire, surmonté d'une aigrette longue, caduque, composée de paillettes sur un seul rang, à peu près égales, arquées en dehors et laminées à la base, filiformes et plumeuses supérieurement. Les calalhides sont réunies en très-grand nombre, et forment tantôt un seul capitule terminal, solitaire, presque globuleux, entouré de bractées verlicillées et foliacées; lanlôt les capitules sont latéraux, agrégés, irréguliers et sans bractées. Ces deux modes d'inflorescence ont fait partager le genre Seriphiuin en deux sections, que Cassini a nommées Acrocephalum et Pteiirocepliahivi. La première seclion renferme le Seiipltium prostratum, Persoon, ou Stœbe prostrata, L. C'est sur celle plante que Cassini a iracé les caractères génériques reproduits au commencement de cet article. Elle est ligneuse, étalée sur la terre, à rameaux longs, garnis de feuilles alternes, sessiles, oblongues-lancéolées, 1res entières, raucronéesau sommet, tordues en hélice à la base, planes du reste, lomenleuses et blanchâtres en dessus, glabres et vertes en dessous. Les capitules sont larges d'environ trois lignes et composés de calalhides dont les Heurs sont roses. Celle plante croît au cap de Bonne-Espérance.
Le Seriphium ciiiereum, l. et Gserln., de Fruct., vol. 2, p. 416, lab. 167, fig. 2, est le type de la seconde section. C'est un arbusle également originaire du cap de Bonne-Espérance, ayant les rameaux verlicillés, garnis de feuilles rapprochées, pelilcs, ol)li(|ues, étalées, recourbées, blanchâtres, gibbeiises à la base. Les capitules ont une couleur rouillée, et sont disposés à l'ex- Irémilé des liges ou rameaux de manière à former un épi oblong et terminal.
Le nom de&;(>/i(Mwiélailanciennemcnlappliquéau Sisymhiium Sophia et à diverses espèces lïArtcmisia.
SERIQUE. Seiica. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères,l'amille des Lamellicornes, Iribu des Scarabéides, division des Pbyllophages, établi l)ar Mac-Leay (Ilorœ Entomologicœ), avec ces caractères : corps assez court, ovale, convexe , un peu velouté. Tête pelile; yeux gros, saillants. Chaperon rebordé. Antennes de neuf arlicles(de dix, suivant Mac- Leay); celui de la base en massue, gonflé antérieurement, velu; le deuxième globuleux; le troisième et le quatrième plus longsque le deuxième, cylindriques; les deux suivants cupulaires; les trois derniers forment une massue étroite, linéaire, allongée dans les mâles. Labre écbancré, velu. Mandibules Irès-courles, épaisses, triangulaires. Mâchoires deux fois plus longues que les mandibules, triangulaires, armées de six dents à leur exlrémilé. Palpes maxillaires de quatre articles : les trois premiers velus; le dernier presque cylindrique, un peu plus court que les trois autres pris ensemble. Palpes labiales de trois articles; les deux basilaires velus; le terminal très-pointu à l'exlrémité, à peine recourbé. Menton en carré long; son boid antérieur écbancré. Corselet transversal ; écusson presque triangulaire; clylres longues, recouvrant les ailes, et laissant à nu l'exlrémité de l'abdomen. Pâlies longues, grêles; jambes antérieures munies au côté extérieur d'une ou deux denielures, outre la terminale. Tarses très-longs, grêles, à articles cylindriques; le dernier muni de deux crochets égaux et bifides. Ce genre diffère des Uoplies et Monochèles,paice que ceux-ci n'ont qu'un seul crochet aux tarses. Des caractères de la même valeur, pris dans la forme du chajieron, du corselet, des jambes, elc, le distinguent des autres genres de la Iribu. Les Sériques sont assez petits; ils vivent sur les végétaux.
Sériqce brun. Serica brunnea, Mac-Leay; Melolonlha brnnnen, Fab., Oliv., i, 5, 55, pi. 4, fig. 38. 11 est d'un brun clair, mais la tête est plus foncée en arrière; les élylies sont assez fortement ponctuées, avec des stries longiludinales assez nombreuses; elles offrent une sorte de reflet gris. Taille, trois à quatre lignes. Europe.
SERIS. OIS. (Schwenckfeld.) Synonyme de Tarin. y. Gros-Bec.
SEUIS. BOT. (Willdenow et Sprengel.) Synonyme A^Isolypiis, de Kunth. /'. Isotype.
SERISSE. Seiissa. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Jussieu, d'après les manuscrits de Commerson, pour un arbrisseau originaire de Chine, mais cultivé à l'Ilede-France où Commerson l'avait observé. Voici les caractères observés par Richard sur des échantillons en Heur, mais dépourvus de fruits mûrs : les fleurs sont axillaires et presque sessiles, accompagnées chacune d'un involucre formé de trois ou quatre petites feuilles obovales, réunies ensemble par leur base, au moyen d'une membrane mince; le calice est lurbiné par sa paitie inférieure qui adhère avec l'ovaire infère; le limbe est à cin(| divisions linéaires, dressées, légèrement denliculées et glanduleuses sur les bords; la corolle est monopélale, infundibuliforme, évasée vers sa parlie supérieure, où elle se divise en cin<| lobes
aiijiis, ([ui liHis préseiUeiit mie [lelKe deiil oliliise sur leurs deux côlis; les étainines sont presque scssiles et placées au liauldu lulic de la corolle; les anllières sont linéaires et dressées, incluses; le style est simple, saillant, terminé par deux stigmates linéaires et recourbés, l/ovaireestà deux loges qui contiennent un ovule. Le fruit est charnu, à deux loges monospermes.
Serisse fétide. Sen'ssa fœlùla , Willd. ; Lycium fœtidum , L., Suppl. C'est un arbrisseau à rameaux grêles, longs et effilés, portant des feuilles opposées, peliles, ovales, aiguës, sessiles, rélrécies à leur base, glabres des deux côtés. Ces feuilles sont accompagnées de stipules qui offrent deux divisions sélacées, roides et comme épineuses. Cette plante se trouve en Chine et à Coromandel.
SERJANIE. Seijania. bot. Genre de la famille des Sapindacées et de l'Oclandrie Trigynie, L., ainsi caraclérisé : fleurs polygames. Calice à cinq ou quelquefois à qualre folioles (les deux supérieures élant soudées ensemble). Oualre pétales (le supérieur avortant conslammenl) insérés sur le réceptacle, alternes avec les folioles du calice, munis intérieurement au-dessus de leur base d'un appendice en forme de capuchon. Disque incomplet, réduit à deux ou qualre glandes situées à la base des pétales. Huit élamines insérées sur le iécei>lacle, entourant la base de l'ovaire; filels libres ou légèrement soudés entre eux, à leur base; anthères introrses, mobiles, biloculaires. Pistil déjeté du côté supérieur de la fleur; dans les fleurs mâles, cet organe est réduit à l'élal rudinieiilaire. Slyle trifide, dont les segments porlent sur leur face inlerne les papilles stigmatiques. Ovaire triloculaire. à loges uniovulées. Ovules attachés dans l'angle inlerne des loges, ascendants. Fruit composé de trois saniares accolées par leur bord inlerne à un axe central, membraneuses, renflées au sommet où elles renferment chacune une seule graine ascendante, attachée à l'angle inlerne par un funicule épais. Tégument propre, coriace. Radicule courte, dirigée vers le bile, appliquée sur le dos des cotylédons. Ceux-ci sont linéaires : l'extérieur courbé, l'intérieur replié deux fois sur lui-même et embrassant le sommet du premier. Pluinule composée de deux peliles folioles. Ce genre esl composé d'arbustes grimpants, munis de vrilles. Leurs feuilles sonl allernes, lernées, bilernées, triternées ou pennées avec impaire, pourvues de stipules, souvent marquées de points translucides. Les fleurs sont disposées en grappes axillaires. Les Serjanies sonl toutes originaires des parties chaudes de l'Amérique; une seule, le Serjania merklionalis, se trouve hors des tropiques sur les bords du fleuve Uruguay, dans les Missions portugaises.
Les genres Toulicia, Aublet; Pintllinia, Schum., et Uivillea, Kunlh, sont ceux qui ont les rapports les plus intimes avec le Serjania; celui-ci se dislingue du premier par l'organisation de sa fleur et par les caractères de la végétation, et des deux autres par la structure de son fruit.
SERLIK. BOT. (Fougères.) Pallas, dans sou Voyage (l.iv, p. 'i 16), désigne sous ce nom une Fougère (/"o//"poditim fragrans de Linné, ou jispiilium fragrans de Swarlz) dont les Bouriats, peuplade qui habile les en-
virons du lac liaïcal, font un très-grand usage. Ils jiréparenl avec les feuilles une infusion théiforme, d'une odeur et d'une saveur Irès-agréables, qu'Ammann dit être analogues à celles de la framboise.
SERMONTAIN ou SER.MONTAISE. Sermontanum.
DOT. Synonyme de Ligiislicnm Siler. V. Livèche.
SERO. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Draine. /'. Merle.
SERO. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Labre Paon.
SEROCA. BOT. Même chose que Senega.
SÉRO LE. .Se >o//s. crlst. Genre de l'oidre des Isopodes, section des Aquatii|ues, famille desCymothoadés(Lalr., Fani. nat. du Règne Anim.), établi par Leach. Caractères ; post-abdomen de quatre segments; yeux portés sur des tubercules et situés sur le sommet de la tête; trois appendices Iransverses et terminés en pointe, entre les premiers segments du dessous de l'abdomen. Ce genre se distingue parfaitement des Ichlioiihiles. CjiiiotlioajOEga, Sinoiliis, Cirolane, Eurklice, Nélocire et Limnorie, par le post-abdomen qui. dans Ions ces genres, est de cinq à six segments, et par les premiers segments du ventre qui sont dépourvus d'appendices. Les antennes supérieures des Séroles sont composées de quatre articles plus grands que les trois premiers des antennes inférieures; le dernier article esl composé de plusieurs autres plus pclils; les antennes inféiieures ont cinq articles, les deux premiers petits, le troisième et le quatrième, surtout ce dernier, allongés, le cinquième composé de plusieurs autres plus petits. La deuxième paire dç pattes a l'avant- dernier article élargi et l'ongle Irès-allongé; la sixième iiaire de derrière, servant à la marche, est un peu épineuse et a l'ongle légèrement courbé. Les lames branchiales, ou appendices antérieurs du ventre, sont formées de deux parties égales, foliacées, arrondies à leur extrémité, garnies de poils à leur base, placées sur un pédoncule commun; les deux appendices postérieurs et latéraux sont petits et étroits, surtout l'intérieur qui est à peine saillant sur les trois premiers articles du ventre; entre les lames branchiales il y a trois appendices transverses,qui se terminent en pointe en arrière.
SÉRoiE de Fabricibs. Serolis Fabricii, Leach; Cymollioa paradoxii, Fabr., Latr. Ce Crustacé a trois tubeicules disposés en triangle entre le derrière des yeux; le dernier anneau de son abdomen est caréné à sa base et à sa partie supérieure, marqué de chaque côté de deux lignes élevées : l'une qui s'étend dans une direction oblique de la partie supérieure de la base du tubercule de la carène, vers le côté; l'autre se dirigeant parallèlement à l'anneau antérieur de l'abdomen, mais n'arrivant pas jusqu'à la carène.
SERPE. POIS. (Lacépède.) A'. Gastéropièque, au mot Saumon.
SERPENTS. Serpentes, rept. Il est une épociue de la vie utérine dans laquelle l'embryon des Mammifères et de l'Homme, pourvu d'un corps excessivement allongé, est entièrement privé de membres : c'est seulement quand la moelle épinière commence à remonter dans le canal vertébral et à présenter des renflements sur ses parties latérales, que la longueur du corps vient
:'i iliinimier, el (lu'oii voil les iiicnil)ics apparailro, d'àhonl (Ml avant, puis en arrière. Les Scinques, et surtout les Seps et les Chalcides qui ont deux paires de membres excessivement courts, sont pendant toute leur vie ce que sont les Mammifères et l'Homme au moment où leurs extrémités commencent à se développer; les Bimanes qui n'ont, comme les Cétacés et plusieurs Poissons, que les extrémités antérieures, offrent d'une manière permanente les conditions organiques de l'embryon des Mammifères et de l'Homme, déjà pourvu des membres antérieurs, mais encore privé des postérieurs. Enfin il est aussi d'autres Vertébrés qui, représentant <rune manière permanente la première des formes transitoires, sont privés des deux paires de membres; tels sont plusieurs Poissons, les Lamproies par exemple, et un grand nombre de Reptiles : ce sont ces derniers que l'on désigne sous le nom de Serpents ou Ophidiens. Reptiles apodes et Serpents sont en effet, du moins pour la plupart des auteurs, deux expressions entièrement synonymes, que l'on applique également aux Anguis, si voisins des Bimanes, des Seps et des autres Scincoïdiens, aux Cécilies que plusieurs zoologistes considèrent comme des Batraciens, et enfin à ce groupe si nombreux dont les Boas, les Couleuvres, les Vipères, les Crotales et les Hydres peuvent être considérés comme les types principaux.
De tous les animaux qui composent la classe des Reptiles, les Serpents sont presque les seuls, à proprement parler, qui méritent ce nom, puisque, si l'on omet quelques-uns des genres qui les avoisinent, ils sont les seuls qui rampent véritablement; c'esl-à-dire les seuls chez lesquels la progiession s'opère par des mouvements ondulatoires, exécutés par la colonne vertébrale. On conçoit que les mouvements de reptation des Serpents terrestres sont, malgré la différence du milieu dans lequel ils s'exercent, assez analogues aux mouvements à l'aide desquels les Hydres parviennent à nager; aussi la plupart des premiers nagent- ils avec la plus grande facilité, comme le fait la Couleuvre à collier qui, pour cette raison même, a reçu le nom de Coluber natiix.
Comme tous les Reptiles, c'est par la génération ovipare que se reproduisent les Serpents; cependant il est quelques espèces qui mettent au monde des petits vivants, parce que l'œuf, formé et composé comme celui des autres Reptiles, est retenu pendant quelque temps dans l'organe sexuel de la mère, et y éclot : c'est ce qui a lieu par exemple chez la Vipère dont le nom a son origine dans cette anomalie physiologique fort anciennement connue. Au reste, la Vipère et les autres Reptiles ne sont pas les seuls animaux qui soient ovovivipares; tels sont aussi plusieurs Poissons de la famille des Sélaciens. Le nombre des petits <iue produisent les Serpents, est assez considérable; suivant Lacépède, il est, parmi les espèces ovovivipares, des Serpents qui donnent le jour à plus de trente petits. Les espèces ovipares font aussi un grand nombre d'oeufs qu'elles pondent successivement et à de pelils intervalles, et qu'elles abandonnent aussitôt. Chez tous les Ophidiens, comme chez les Sauriens, l'accouplement se lait ventre ;t venire, cl il y a iniroduclion d'un pénis
Le mâle et la femelle re, et restent longtemps
ilonl le sommet est bifurqué s'enroulent l'un autour de l'an unis.
C'est dans les pays chauds, principalement dans les lieux humides, que les Serpents sont le plus abondamment répandus; c'est aussi dans les pays chauds que l'on trouve les espèces les plus grandes, et même, pour la plupart, les espèces les plus ledoutables par l'atrocité de leur venin. Les Serpents qui vivent dans les climats tempérés sont peu nombreux et de petite taille, et la plupart d'entre eux ne sont aucunement nuisibles. A l'entrée de l'hiver, ils se relirent dans des trous et s'y engourdissent. 11 n'est pas rare d'en trouver alors |)lusieurs réunis ensemble et s'entourant mutuellement des replis de leur corps. C'est au printemps, (|uand une température plus douce vient les réveiller de leur sommeil hibernal el les rendre à l'activité, qu'ils changent de peau, ou plutôt, pour em|)loyer une expression plus exacte, qu'ils changent d'épiderme. L'épiderme est en effet la seule partie qui se renouvelle; il se détache quelquefois par lambeaux, mais souvent aussi d'une seule pièce el sous l'apparence d'un fourreau qui représente exactement la forme de l'animal. La mue présente dans quelques genres de Serpents des phénomènes particuliers que l'on a fait connaître ailleurs; c'est ce qui a lieu surtout chez les Crotales. (A', ce mot.)
Tous les Serpents se nourrissent essentiellement de matières animales. Les plus petites espèces ne vivent guèreque d'Insectes, dcMollusques, de Lézards, de Batraciens,de Grenouilles; mais il en est aussi qui ne craignent pas d'attaquer des Quadrupèdes de très-grande taille, s'élançant sur eux à l'improviste, s'enroulanl autour d'eux, et les écrasant entre les replis de leur coips, pourvu de muscles multipliés et tout-puissanis qui rendent leur colonne vertébrale aussi forte et robuste que flexible; tel est le terrible Boa constn'ctor qui dévore des Cerfs el des Chiens, et même, si l'on en croit les voyageurs, des Quadrupèdes d'une taille ou d'une force encore supérieure, tels que les Couguars et les Bœufs. On a expli(|ué ailleurs (^.Couledvre, etc.) par quel mécanisme les vrais Serpents peuvent engloulirdes proies très-volumineuses, et dont le diamètre surpasse de beaucoup celui de leur propre corps; et l'on a vu que l'extrême dilatabilité de la gueule et l'absence du sternum rend très-bien compte de faits que l'on croirait, au |)rcmier abord, ne pas mériter même un examen, et que l'on serait tenté de rejeter comme fabuleux.
Les Boas, doués pour la plupart d'une force prodigieuse, sont en même temps doués d'une extrême agilité, et montent très-facilement aux arbres. Les Couleuvres, dont quelques-unes sont également de trèsgrande taille, peuvent de même grimper sur les arbres, et sont très-agiles; mais il n'en est pas de même des espèces venimeuses qui, en général, sont lentes et se tiennent presque toujours à terre. En revanche, elles jouissent au plus haut degré de la faculté d'exercer sur les animaux dont elles veulent faire leur proie, une influence que des voyageurs, amis du merveilleux, ont expliquée par une force magique, mais qui n'est que l'effet nalurel de la (erreur dont un animal, faible et
sans défense, se Irouve frappé à l'aspect imprévu d'un aussi redoulablc ennemi. Lorsqu'un Crolale ou Serpent à sonnettes fixe un Écureuil ou un Oiseau percliés sur un arbre, cl se trouvant ainsi à l'abri des attaques de l'borrible Reptile, ceux-ci donnent aussitôt des marques d'une vive frayeur, et bientôt on les voit, disent plusieurs voyageurs, s'élancer vers leur ennemi, au lieu de le fuir, et se précipiter eux-mêmes dans sa gueule. Quelques faits que l'on ne peut révoquer en doute, ont donné lieu à ces récils, auxquels on s'est borné à ajouter quelques ornements; mais que penser de certains voyageurs qui affirment que l'Homme luimême ne peut résister à la force magicpie qu'exercent sur lui les yeux étincelants du Serpent à sonnettes, et que, plein de Irouble. il s'offre lui-même à la dent envenimée du Reptile, au lieu de l'éviler par une prompte fuite? Au surplus, on se tromperait beaucoup, si l'on croyait qu'il n'est aucun animal qui puisse résister à ses cbarmcs. Les Cocbons, bien loin de fuir les Serpents à sonnelles, les recherchent pour s'en nourrir; et il n'est pas jusqu'à de faibles Oiseaux «pii n'osent quelquefois leur livrer bataille.
11 ne faut donc pas adopter avec une entière confiance tout ce (|u'on rapporte au sujet de la fascination qu'exercent, sur les autres animaux, les Serjjents venimeux et surtout les Crotales. Les effets délétères do leur morsure ne sont au contraire que trop bien prouvés, et l'atrocité du venin de quelques espèces ne peut être révoquée en doute. Les récils d'un grand nombre de voyageurs et les accidents funestes, mais beureusement assez rares, causés dans nos climals mêmes par la morsure de la Vipère, et par celle de quelques Serpents exotiques inlroduils en France pour satisfaire une dangereuse curiosité, fournissent des preuves multipliées des ravages qu'exerce sur l'économie animale, l'absorplion d'une quantité, même fort petite, du li- <|uide vénéneux. Les effets les plus ordinaires de la morsure de la Vipère sont une faiblesse générale, des nausées, des vertiges, des syncopes, de la dyspnée, des mouvements convulsifs et des vomisscmenls de raalières bilieuses : symptômes très-variés, qui prouvent (]ue l'action du liquide délétère, bien loin de se concentrer sur un seul appareil, agit sur l'organisation tout entière. En outre, la partie qui a été mordue devient Irès-promptement le siège d'un gouHement inflammatoire, avec tendance à la gangrène, et elle laisse échapper un sang, d'abord noirâtre, puis sanieux et fétide. On a vu, dans quelques cas, la mort survenir au bout d'un, deux ou trois jours, chez des enfanls et même chez des adultes, après plusieurs morsures ; mais le plus souvent, le malade ne laide pas à se rétablir, s'il n'a été mordu (|u'une seule fois. Fonlana, qui a fait sur les effets du venin de la Vipère environ six mille expériences, a calculé que trois grains environ seraient nécessaires pour causer la moit d'un Homme; or il n'existe ordinairement que deux grains de li(|uide vénéneux dans les vésicules d'une Vipère. Au reste, oiilre que la quantité de venin introduite dans une plaie par une seule morsure peut varier, suivant que l'animal est plus ou moins irrité, suivant l'époque de l'année. fi surtout suivant le temps qui s'était écoulé sans qu'il
eût fait aucune morsure, on doit remarquer que la même ([uanlilé de venin peut produire des elfels plus ou moins prononcés, suivant le lempérament de la personne blessée, ou bien encore . chez la même personne, suivant la région où elle a élé atleinle. suivant le degré de frayeur dont elle se sent frappée, elc.
Les effets de la morsure des Crotales ou Serpents à sonnelles sont, du moins dans le plus grand nombre des cas. plus terribles encore «jue ceux de la Vipère; presque toujours une légère morsure suffit pour amener la mort, si l'on n'a recours aux moyens les plus prompts et les pins violents. Quelquefois même les accidents sont si graves que la mort arrive presque instantanément : une profonde cautérisation ou même l'ablation du membre, exécutées au moment même où la morsure vient d'être faite, pourraient seules peiitèlie, dans ces cas heureusement assez rares, sauver la vie du blessé. Dans les autres cas, la ligature du membre, l'application de ventouses, la succion de la plaie, (succion qui parait, malgré les assenions de Fonlana, pouvoir être faite sans danger), surtout une prompte cautérisation, amènent ordinairement de bons effets, que seconde l'usage intérieur de divers médicamenis. La ligature du membre a pour but d'arrêter le cours du venin, el d'en empêcher l'absorption ; l'apiilicalion des ventouses et la succion l'appellent au dehors; la cautérisation exerce sur lui une action chimique, et le détruit. Quant aux médicamenis internes, ce sont pour la plupart les racines et les feuilles de diverses plantes, parmi les(|uelles on cite le Guaco {f^. ce mol), plante de la famille des Synanlhérécs, à laquelle on allribue l'élnnnanle propriété d'empêcher les Serpents de mordre, et celle plus étonnante encore de guérir les morsures, et de prévenir tous les accidents qui en sont la suite ordinaire. C'est à de semblables propriétés, autrefois attribuées à leurs racines, que deux espèces d'Aristoloches, ylnstolochia seipenlaria et Aristolochia anguicida, doivent les noms qu'elles portent encore aujourd'hui.
La nature chimi(|He du venin des Serpents a été l'objet d'un assez grand nombre de travaux : cependant elle n'est point encore bien connue. Celui de la Vipère commune (Colnher Berus, L.), qui a élé le plus souvent examiné, est un liquide assez analogue au mucus, et il n'est ni acide, ni alcalin ; sou odeur est peu différente de celle de la graisse du même animal; elle est cependant un peu moins nauséabonde. Celui des Crotales ou Serpents à sonnettes parait présenter luie composition assez semblable; cependant, comme le docteur Rousseau s'en est assuré maintes fois, par des expériences réitérées, il jouit de propriétés acides, et rougit le papier bleui par la teinture de Tournesol. Il importe de savoir qu'après la mort de l'animal et même après son immersion dans l'alcool, le li(|ui(le vénéneux conserve, au moins en partie, ses propriétés délétères, comme l'a constaté Fontana. Les personnes qui, se livrant à l'étude de l'erpétologie, voudraient examiner les crochets venimeux d'un Serpent, doivent donc procéder à leur examen avec soin, et employer toutes les précautions que prescrit la prudence. Le fait suivant, que l'on donne pour bien constaté, montre combien
ces piécaiilioiis sont nécessaires. Un hninnic fnl mnnlu par un Serpent à sonnelles à Iravers l'une de ses bolles, cl ne (arda pas à pi'rir ; après sa mort, le crochet venimeux étant resté implanté dans le cuir, deux personnes qui vinrent à porter les mêmes bottes éprouvèrent les mêmes accidents, et périrent également.
On vient de faire connaître l'action qu'exercent les Serpents sur l'Homme et les animaux; il faut maintenant dire quelques mots de celle que l'Homme, à son tour, a su quelquefois exercer sur ces redoutables Reptiles. Pline ( livre vu, cbap. 2) rapporte, d'après d'anciens auteurs, qu'il existait dans l'HelIespont, près de Parium, une espèce d'Hommes qui par leurs attouchements guérissaient les morsures des Serpents, et qu'il en était à peu près de même des Psylles, nation africaine. Élien et d'autres auteurs ont également transmis quelques détails analogues, principalement sur les Psylles. Sans aucun doute ce sont là des fables; mais très-probablement aussi, ce sont des fables fondées sur quelque chose de réel. 11 serait absurde de croire que des hommes aient pu être mordus sans danger; mais peut-être les Opliingènes et les Psylles savaient-ils manier les Serpents sans s'exposer à êlre blessés par eux; peut-être pouvaient-ils s'en faire en quelque sorte obéir au moyen de quelques pratiques que leur avaient transmises leurs ancêtres, et qui étaient le finit d'une observation atlenlive et longtemps prolongée. C'est du moins ce que peuvent faire présumer les faits suivants. Le Serpent à lunettes, Coliiber Naia, t., est l'une des espèces les plus redoutables qui vivent dans l'Inde; cependant il est des hommes connus sous le nom de Snakeinatis , qui prétendent avoir le pouvoir de le charmer, et qui savent si bien l'apprivoiser qu'ils lui font exécuter, au son de la flûte, une sorte de danse. Les bateleurs du Caire se servent également, dans leurs exercices, de plusieurs Serpents qu'ils savent très-bien apprivoiser, tels que les Scylhales (F. ce mol), et surtoutuuR espèce plus redoutable encore, lefameux Aspic des anciens, aujourd'hui connu sous le nom A'Hajé : c'est ce que montreront les détails suivants empruntés à l'Histoire naturelle des Reptiles d'Egypte, par Geoffroy Sainl-Hilaire à qui, du reste, presque tout cet article est dll. L'Hajé est celui de tous les Reptiles dont les bateleurs du Caire savent tirerle plus de parti; après lui avoir arraché les crochets venimeux (précaution que les Snakemans de l'Inde prennent aussi à l'égard du Serpent à lunettes), ils l'apprivoisent et le dressent à un grand nombre de tours plus ou moins singuliers. Successeurs et peut-être descendants des Psylles antiques, ils savent produire des effets qui étonnent vivement le peuple ignorant de l'Egypte, et qui sans doule étonneraient plus vivement encore les savants de l'Europe. Ils peuvent, comme ils le disent, changer l'Hajé en bâton et l'obliger à contrefaire le mort. Lorsqu'ils veulent produire cet effet, ils lui crachent dans la gueule, le contraignent à la fermer, le couchent parterre; puis, comme pour lui donner un dernier ordre, lui appuient la main sur la tète, et aussitôt le Serpent devient roide et immobile, et tombe dans une sorte de catalepsie; ils le réveillent ensuite quand il leur plaît en saisissant sa queue, et la roulant forte-
ment entre leurs mains. Geoffroy, ayant été souvent, en Egypte, lémoin de ces effets remarquables, crut s'apercevoir que de toutes les actions i|iii composent la pratique des Psylles modernes, une seule était efiScace pour la production du sommeil (si l'on peut employer celle expression); et voulant vérifier ce soupçon, il engagea un bateleur à se borner à toucher le dessus de la tète. Mais celui-ci reçut cette proposition comme celle d'un horrible sacrilège, et se refusa, malgré toutes les offres qu'on put lui faire, à contenter le désir qu'on lui avait témoigné. La conjecture de Geoffroy était cependant bien fondée; car ayant appuyé le doigt sur la tête de l'Hajé, il vit aussitôt se manifester tous les phénomènes, qui sont la suite ordinaire de la pratique mystérieuse du bateleur. Celui-ci, à la vue d'un tel effet, crut avoir été lémoin d'un prodige en même temps que d'une affreuse profanation, et s'enfuit comme frappé de terreur. Les Psylles se vantent, en effet, de tenir de leurs ancêtres et de posséder seuls le secret de commander aux animaux : ils engagent les gens du peuple à les imiter et à faire des tentatives qu'ils savent bien devoir être inutiles, et qui le sont en effet constamment; car ceux-ci, se bornant à faire ce qui les frappe le |)lus dans la pratique des bateleurs, se contentent de cracher dans la gueule du Serpent, et ne réussissent jamais à l'endormir. «
SERI'ENT.\IUE. ois. Syn. de Secrétaire. F. ce mot.
SERPENTAIRE, bot. Nom vulgaire de VArum Dracunciilus, L. f^. Godet.
On a encore appelé Serpentaire le Cacte Hagelliforme, et Serpentaire de Virginie VAristolochiaserpenlaria.
SERPENTANTS. REPT. Troisième ordre de la méthode erpétologique de Laurenti. /-'. Erpétologie.
SERPENTARIÉES. ois. Nom donné par Lesson à une famille <l'Oiseaux de proie qui ne comprend qu'un seul genre : Serpentarius, Lacép.; Gypogeramus, Temm. F. Secrétaire.
SERPENTELLE. BOT. Même chose que Diosostèphe. /-'. ce mot.
SERPENTIN. HIN. f^. Ophite.
SERPENTINARIA. BOT. Le genre de Conferyes produit sous ce nom par Gray (Br., pi. 1, 299), a été reconnu ne point différer du genre Zygnema, d'Agardb, auquel il a été réuni, et dont il forme l'une des sections.
SERPENTINE, rept. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mot. C'est aussi une Émyde. F. Tortue.
SERPENTINE. BOT. L'un des noms vulgaires du Cacte flagelllforme. y. Cacte. C'est aussi le Spigelia Marylandica, L.
SERPENTINE, mik. Ophite de Léonhard. Combinaison de bisilicate avec de l'hydrate de Magnésie. C'est une Pierre magnésienne d'un vert obscur, à texture ordinairement compacle, assez tendre et douce au toucher; sa cassure est terne ou céroïde. Pendant longtemps on a varié d'opinion sur la véritable nature de cette substance, et l'on hésitait à la regarder comme formant une espèce. Les uns, comme HaUy, ne voyaient en elle qu'une variété de Stéalite plus ou moins pénétrée de Fer; d'autres qu'une simple variété de Diallage à l'état compacte; quelques-uns, enfin, la considéraient
comme un mélange de Talc el de Diallajje. Mais depuis qu'on a examiné el comparé avec soin les Serpcnlines provenanl d'un grand nombre de localités différentes, on a élé frappé de la constance de leurs caractères essentiels, et «luclques indices de cristallisation, observés dans certaines variétés, s'accordent avec les résultats des analyses, pour établir la séparation de ce minéral, et sa distinction d'avec les autres espèces de Pierres magnésiennes.
La Serpentine a rarement une structure lamelleuse. Cependant quelques échantillons sont susceptibles de clivage, parallèlement aux pans d'un prisme droit rliomboïdal de 82° 27'. La cassure est inégale, écailleuse ou largement conclioïde. L'éclat est faiblement gras ou résineux : la couleur de la masse est le vert foncé, passant par nuances au gris-jaunâtre; celle de la poussière est blanchâtre. Les degrés de transparence varient depuis la translucidité jiisciu'à l'opacité parfaite. La dureté de la Serpentine est supérieure à celle du Gypse, et presque comparable à celle du Calcaire spathique; elle augmente par le mélange de la substance avec des matières étrangères à sa nature. Sa pesanteur spécifique est de 2,56. Elle donne de l'eau par la calcination. Elle est infusible au chalumeau; mais elle blanchit et se durcit par l'action d'un feu prolongé. Elle est formée d'un atome de bisilicatc de Magnésie, et d'un atome d'hydrate de Magnésie : une portion de Magnésie est souvent remplacée par une quantité équivalente d'oxydule de Fer, qui devient alors principe colorant. Elle contient sur 100 parties, 43 de Silice, 44 de Magnésie, el 13 d'Eau. Les principales variétés sont les suivantes : 1° la Serpentine cristallisée en prismes droits, rhomboldanx , modifiés par de petites facettes sur les arêtes longitudinales et sur celles des bases. Les dernières modifications conduiraient par leur prolongement à un octaèdre rhomboïdal, dont les angles seraient de 139» 54', 103° 20' et 88» 20' (Mohs). Ces prismes ont été observés sur un échantillon de Serpentine d'un gris noirâtre, dont la localité est inconnue. — 2» La Serpentine lamellaire ( Marmolite de Nuttall), d'un vert jaunâtre et à texture imparfaitement lamelleuse. Cette variété se trouve à Hoboken, dans le New-Jersey, en Amérique. — 3» La Serpentine noble ou compacte et translucide, d'un vert de poireau ou d'un vert pistache, quelquefois d'un vert d'émeraude. Sa couleur est uniforme ; sa dureté supérieure à celle des Serpentines communes; sa cassure écailleuse ou conchoïde. Celle variété est beaucoup moins répandue que la suivante qu'elle accompagne ordinairement. On la travaille pour en faire des plaques d'ornement, des tabatières, des vases de différentes formes. — 4» La Serpentine commune, compacte et opaque; couleurs variées el ordinairement mélangées ; surface tachetée ou veinée de vert, de jaunâtre ou de rougeâtre. On a comparé ces taches ou ces veines à celles qu'offre ordinairement la peau des Serpents, d'où est venu à la Pierre elle-même le nom de Serpentine. On trouve souvent dans la Serpentine diverses substances qui y sont disséminées accidentellement, entre autres la Diallage qui est ordinairement chatoyante, et semble se fondre insensiblement dans la
pâte environnante, le Grenat, le Calcaire, le Fer chiomaté, le Fer oxydulé, l'Amphibole et l'Épidolc. 11 est aussi d'antres substances qui s'y montrent plus particulièrement sous la forme de veines, de nodules ou d'amas; telles sont : le Silex résinile, le Clirysoprase, le Mica magnésien, la Giobertile, la Dolomie, l'Asbeste, la Stéatite, le Fer oxydulé et le Cuivre pyriteux. L'Asbeste, qu'on y rencontre assez fréquemment, y est en filaments courts et serrés, d'un jaune soyeux, composant des veines ou petits filons dont la direction est perpendiculaire à celle des fibres. Cette sorte d'Amiante paraît n'être qu'une variété filamenteuse de Diallage. La Serpentine paraît appartenir ù une époque de formation beaucoup moins ancienne qu'on ne l'avait cru généralement, quoiqu'elle ne renferme aucun débris de corps organiques. Elle se lie el passe insensiblement aux Ophiolites, dont le gite principal est dans les terrains les plus modernes de la période primitive et dans les terrains intermédiaires. F. Ophioiite. Elle paraît même remonter jusqu'aux plus inférieurs des terrains de sédiment proprement dits. La Serpentine se lirésente ordinairement en masses informes, en veines ou en couches subordonnées au milieu de ces différents terrains. Quelquefois elle forme des montagnes peu élevées, à croupes arrondies. Elle abonde principalement en Europe ; elle est commune sur la côte de Gênes (au mont Ramazzo), en Piémont (colline du Mussinet près Turin, environs de Suze, Val d'Aoste); dans la Toscane, où les minéralogistes du pays lui donnent le nom de Gabbro ; dans les Grisons, à Chiavenna , au nord du lac de Côme. En Allemagne, on la rencontre principalement à Baste au Harz, à Zœblilz en Saxe, dans le pays de Baireuth, et à Reichenslein en Silésie. En Suède, à Sala et à Fahlun; à Gulisjo, province de Wermelande, dans le Calcaire grenu ; â Sigdal près de Modum, et à Kongsberg en Norwége; â Hvitlis en Finlande; dans les lies Britanniques, aux Schelland; à Porlsoy en Ecosse : en veines ou filons dans le Grès rouge du Forfarshir (Lyell); au cap Lézard, en Cornouailles, avec la Stéatite. En Espagne, dans la Sierra- Nevada , aux environs de Grenade. Dans l'Amérique du Nord, à Hoboken (New-Jersey), et à IVewburyport (Massachussets); au Groiinland, à Oziartarbik, el à Kingiklorsoak sur le continent.
La Serpentine est au nombre des substances minérales que l'on emploie dans l'art de la décoration. En se mélangeant avec le Calcaire, elle donne naissance à des Roches connues sous le nom d'Ophicalces, et auxquelles appartiennent les beaux marbres d'Italie, dits Vert antique. Vert de mer. Vert de Suze, etc. Quant aux Serpentines communes, on les emploie dans plusieurs pays où elles se présentent pures et en assez grandes masses, ù la fabrication de certaines poteries économiques, et surtout de marmites propres à cuire les aliments. C'est à cause de cet usage que ces variétés de Serpentine sont désignées sous le nom de Pierres ollaires. Elles possèdent naturellement toutes les qualités qu'on recherche dans les poteries : elles sont assez compactes pour ne pas laisser filtrer les liquides, assez tenaces pour résister aux chocs, et assez tendres pour pouvoir être travaillées au tour; il suffit de les creuser
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d (le leur dniiner la forme que l'on dt'Siie pour obleiiir imméillalemenl des vases qui souliennenl bien le fen, et ne comniuniquenl aucun goût particulier aux aliraenls. Les Serpentines ollaircs sonl d'un gris qui tire loujours sur le verdàlre : leur tissu est un peu feuilleté; leur cassure écailleuse ou terreuse. Elles sont tendres, assez légères et peu susceiilibles de poli. Elles forment dans les terrains anciens des cnuclies puissantes, que l'on exploite en divers lieux : au Val Sesia près du village d'Allagne, au pied du mont Rose, au village de Pleurs et à Cbiavenna prés du lac de Côme. Celte dernière Pierre ollaire, dite Pierre de Côme, est d'un gris azuré; elle jouit d'une grande consistance. La carrière d'où on la retire, pour la transporter dans la ville de Côme, était déjà en exploitation du temps de Pline. On fabrique encore des poteries de Serpentine à Zœblilz en Saxe, en Corse, dans la Haute-Egypte, en Cbine et au Groenland. La Pierre ollaire des Égyptiens est connue dans le pays sous le nom de Pierre de Baram.
SERPICULE. Scrpiculn. bot. Genre de la famille des Onagres, ainsi caractérisé : fleurs petites, unisexuées et monoïques; les màles ont un calice à cinq divisions profondes, une corolle de quatre pétales, quatre étamines et un ovaire avorté, surmonté de quatre styles rudimentaires. Les Heurs femelles ont le tube du calice adbérent avec l'ovaire, le limbe à quatre divisions très-courtes; elles manquent de corolle. Le fruit est une noix globuleuse, striée, à une seule loge contenant une seule graine par suite d'avortement. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, vivaces, rampantes, rameuses, à feuilles opposées ou alternes, entières ou dentées, portant des fleurs axillaires, très-petites et pédicellées. Parmi ces espèces, deux croissent au cap de Bonne-Espérance, Serpictila repens, L., dont Bergius a voulu faire un genre particulier, sous le nom de Laiirembeigia, elSerpicnla riibicumla, Burchell. La troisième a été décrite, sous le nom de Serpictila f^eronicœfolia , par Bory de Saint- Vincent, qui l'a découverte à l'ile de Mascareigne dans la plaine des Cafres.
L'espèce décrite par Roxburgh, sous le nom de Serpicula verticillatn, et figurée pi. 164 de ses plantes de Coromandel, est une plante qui n'appartient ni au genre SerpicuUi, ni même à la famille dont ce genre fait partie. Le professeur Richard en a formé un genre sous le nom A'Hydrilla, genre qu'il a placé dans la famille des Hydrocharidées. Pursh, dans sa Flore de l'Amérique du nord, a décrit , sous le nom âe Serpiciila occùlenfnlis, VElodea Caiiadensfs de Michaux, qui forme un genre à part, appartenant également à la famille des Hydrocharidées.
SERPILIÈRE. iKS. L'un des noms vulgaires de la Courtilière ou Taupe-Grillon.
SERPILLUJI. BOT. Le genre que Bentbam a produit sous ce nom, dans la famille des Labiées, n'a été admis que comme section du genre Thymus, de Linné. 1^. Thym.
SERPOlï,! .Serpxlliim. bot. Espèce du genre Thym. y. ce mot.
SERPULARIA.bot. L'une des sections du genre Lt'cea de la famille des Champignons.
SERPOLE. Serpiila. anisél. Genre de l'ordre des Serpulées, famille des Aniphitrites, fondé par Linné et adopté par tons les zoologistes. Savigny lui assigne pour caractères distinctifs : bouche exactement terminale. Deux branchies libres, Habelliformes ou pectiniformes. à divisions garnies sur un de leurs côtés d'un double rang de barbes; les divisions postérieures imbeibes, presque toujours dissemblables. Rames ventrales portant des soies à crochets jusqu'à la sixième paire inclusivement ; les sept premières paires de pieds disposées sur un écusson membraneux. Les Serpules se distinguent des Hermelles, des Térébelles et des Amphiclènes par des caractères assez tranchés, et qu'on trouve exposés à l'ai ticle Ampbitbites; elles ressemblent davantage aux Sabelles, dont elles différent cependant par un moins grand nombre de pieds et par une sorte d'écusson auquel ils adhérent. Suivant Savigny, les Serpules ont le corps allongé, rétréci d'avant en arrière, formé de segments nombreux, moins distincts en dessus qu'en dessous, et serrés de plus en plus jusqu'à l'anus qui est petit et peu saillant. Le premier segment est tronqué obliquement pour l'insertion des branchies, mince et dilaté à son bord antérieur; il compose avec les sept anneaux suivants une sorte de thorax revêtu en dessous d'un écus.fon dont les bords ondulés se replient librement vers le dos, et dont la face présente les sept premières paires de pieds qui ont aussi leurs soies subulées, repliées vers le dos; les pieds de la picmière paire sont plus écartés. Le premier segment porte les branchies; les pieds ou appendices de ce segment sonl nuls, ceux du deuxième et de tons les suivants ambulatoires de trois sortes. Toutes les espèces de ce genre habitent des tubes calcaires, construits par elles et ouverts à un seul bout. Savigny partage ce genre en trois tribus.
t Branchies Habelliformes : leurs deux divisions imberbes inégales; l'une courte et filiforme, l'autre terminée en entonnoir ou en massue operculaire (\'eipulœ simplices).
Le Serpula contortuplicata, L., Cuv., Lamk., ou le Ver à coquille tuhuleuse, d'Ellis (Corallin., p. 117, pi. 38, fig. 2). — Le Serpula vennicularis, L., Cuv., Mull. {Zool. Dan., part, ô, p. 9, lab. 86, fîg. 7 et 8). Des mers d'Europe. — Le Serpula porrecta d'Othon Fabricius (Faun. Groenl., n" 573). Petite espèce des mers de Norwége.— Le Serpula f/raniilala, Olh.Fab. Des mers de Norwége. — Le Serpula spirorhis, Mtlll. De l'Océan.
tt Branchies pecliniformes spirales : leurs deux divisions imberbes inégales : l'une très- courte, l'autre très-grosse, en cône inverse et operculaire (.yerpMte cxt'iospirœ).
Le Serpula gigantea, Pallas.Cuv., ou le Peni'cillum viarinum de Séba. Des Antilles.— Le Serpula bicorms de Gmelin. Des mers d'Amérique.— leSerpula slellata de Gmelin. Des mers d'Amérique.
ttt Branchies pecliniformes spirales : les deux divisions imberbes également courtes et po'mlues (Serpulœ spiramellœ).
Le .fcrpula bispiralis ou VUrlica marina singularis i]p Séba.
Savigijy raiijfe à côlé des Serpules les (jeiircs Gali-olaiie et Vetmilie, dont on n'a connu que les lubes calcaires.
SERPULÉES. Seipulœ. aisnél. Grande division de la classe des Annélides, que Lamarck considère comme une famille, et dcmt Savigny (Sysl. des Annél., p. 5, in-fol.) fait son troisième ordre en lui assignant pour caractères distinclifs : des pieds pourvus de soies ré- (ractiles, subulées et de soies rétracliles à crochets. Point de lêle munie d'yeux et d'antennes. Point de trompe protractile armd-ede niâclioires. Si on compaie ces caractères avec ceux des <leux autres ordres de la classe des Annélides. on remar(|uera (pie les Serpulées se rapprochent des Ncréidées par la présence de pieds pourvus de soies rétractiles suhulées; mais qu'elles en diffèrent par la présence dessoies rétractiles, à crochets, et parl'ahsence d'une tête et d'une trompe. Elles avoi sinent davantage l'ordre des Lombricines; mais il es aisé de les en distinguer par la présence de pieds sail lants, pourvus de soies rétractiles. à crochets. Les Ser pulées habitent le littoral des mers; elles sont enfoncées dans le sable et logées dans des lubes ou des four reaux qu'elles ne quittent jamais; aussi leur organisa lion est-elle parfailemenl en rapport avec ce genre de vie sédentaire. Savigny a donné beaucoup de dévelop pements aux caractères extérieurs des animaux de ce ordre. Suivant lui, la lêle n'existe plus, et avec ell( disparaisseni les yeux et les antennes. La bouche ne s déroule presque jamais en trompe lubuleuse, et ton jours elle manque de mâchoires ; elle est seulemen pourvue à l'extérieur de lèvres extensibles, souvent accompagnées de tentacules. Les tentacules sont (|uelque fois des papilles Irèsconrtes et insérées sui' une Kvie cir culaire; maisleplussouventcesontdes filets lorl longs portés par un léger renflement ([ui surmonte les deux lèvres et qu'on peut prendre pour une lêle imparfai Le corps se divise en plusieurs segments qui ceux des Néréidées, portent loiis une paire de pieds, à l'exception cependant des anneaux de chaque ixlrémil qui peuvent en être dépourvus. Les segments de l'extrémité postérieure forment communément un lube plus ou moins long, au bout duquel est l'anus toujours plissé cl ouvert non en dessus, mais en dessous ou en arrière. Les pieds se composent aussi de deux parties, dont l'une, propre à la nage, répond ordinairement à la rame dorsale des iVéréidées; et l'autre, beaucoup moins l)ropre à l'aclion de nager <|n'à celle de s'accrocher et de se fixer, répond à leur rame ventrale. Les deux rames sont presque toujours intimement unies, el néanmoins elles se dislinguent éminemment par leur forme et par la nature de leurs soies. 11 y a, en effet, dans cet ordre, des soies de trois sorles, qui ne se rencontrent jamais ensemble sur la même rame et qui n'occupent jamais les deux rames du même pied ; 1» les soies subulées proprement diles; 2» les soies à palette; -3» les soies à crochets. Les soies subulées ne diffèrent essentiellement des soies proprement diles {fes!iicœ) des Néréidées, ni par leur forme, ni par leur disposilion. Elles sont réunies dans une seule gaine ou très - rarement distribuées dans plusieurs, <|ui toutefois se réunissent en un seul faisceau conslauiment dépourvu d'acicules.
Ce faisceau constitue ordinairement la rame dorsale, et c'est la seule partie du pied à laquelle le nom de rame convienne exactement. Les soies ù crochets {unciiiiili) sont de petites lames minces, comprimées latéralement, courtes on peu allongées, exactement alignées, très-serrées les unes conlre les autres, el découpées, sous leur sommet, en jilusieurs dents aiguës et crochues, qui sont d'autant plus longues qu'elles se r.ipproohent davantage de la base de la soie; rarement elles sont à un seul crochet. Ces soies, disposées sur un ou deux rangs, occupent le bord saillant d'un feuillet ou d'un mamelon transverse, i|ni réunit les muscles deslinés à les mouvoir et dans l'épaisseur duquel elles peuvent elles-mêmes se retirer. Quoique les soies à crochets occupent généralement la place de la rame ventrale, elles peuvent prendre celle de la lame dorsale, soit à tous les pieds, soit seulement sur un certain ncMubre. Les soies subulées sont fort sujettes à manquer dans la partie postérieure du corps, et les soies ù crochets dans la parlie la plus antérieure où elles sont quehiuefois remplacées par les soies à palette (spatcllitlœ). Savigny appelle ainsi une troisième sorte de soies dont le bout est aplati horizontalement et arrondi en spalulc. Il arrive aussi quelquefois que la première paire de pieds, et une, deux, ou même trois des suivantes affectent des formes anomales (|ui ne paraissent pas convenir au mouvement progressif, et qui. jointes au volume des segments antérieurs, donnent à ces segments réunis l'apparence d'une tête. Les cirrhes man- (|uent en tout ou en partie. Lorsqu'ils existent , on n'en trouve qu'un à chaque pied, c'est ordinairement le cirrhe supérieur. Les branchies mau(iuentde même, ou elles n'occupent que certains segments. Ordinaiiemenl elles sont bornées pour le nombre ;1 uiu', deux ou trois jiaires qui naissent des segments les plus antérieurs où elles peuvent acquérir un plus grand développement. Savigny partage cet ordre en trois familles iiu'il groupe de la manière suivante ;
■\ Branchies nulles ou peu nombreuses, et situées sur les premiers segments du corps. Pieds de plusieurs sorles.
Familles : les Amphitrites et les Maluawies.
tt Branchies nombreuses, éloignées des premiers segments du cor|)S. Pieds d'une seule sorte.
Famille : les Têlétbdses. V, ces mots.
SEUPULITES. ANNÉL. Même chose que Serpulées. /'. ce mot.
SEP.PYLLUII.BOT. A-". Serpolet cl Tut.!!.
SERRA oc SERRjEA. dot. Cavanilles (Disseit., 2, p. 85, lab. 36, fig. 3) établit sous l« nom de Serra un genre de la Monadelphie Décandrie, L., qu'il dédia à Serra, botaniste espagnol très-peu connu, qui s'est occupé de la Flore de Mayorque. Le nom de ce genre fut changé en celui de Senra ouSenrœa, d'abord par Jussieu, puis par Willdenow, Persoon, Poirel et De Candolle. Dans son Systeina l^eyelahilium, Sprengel a lectifié celte erreur de nom, et a proposé de le nommer Serrœa. Ce genre a été placé dans la famille des Malvacées; mais, selon Kunlh, il offre trop d'anomalie, el il est Irop imparfaitement connu pour que cette place doive être considérée comme bien certaine. Au surplus,
voici ses caractères ; calice pelll, à cinq dénis, entouré d'un iiivolucelle à trois folioles cordiformes et entières; environ dix anthères fixées an sommet de la surface du tube formé par les filets; membrane à quatre ou cinq créiielures placée au-dessous de l'ovaire; cinq stigmates; capsule biloculaire, à dix graines.
Le Serra incnna, Cavan., loc.cif., est une plante lomenteuse, à feuilles cordiformes, marquées de nervures tronquées et tridentées au sommet; les fleurs sont axillaires et sessiles. Cette plante croit en Arabie, à l'île deSoccotora.
SERRAGINE. DOT. L'un des synonymes de Consoude et de Bngle.
SERR.4N. Serraniis. pois. Genre proposé par Cuvier, dans le Règne animal, pour recevoir des Poissons acanthoplérygiens, de la famille des Percoïdes, voisins des Bodianset des Plectropomes, ayant des dentelures au préopercule et des piquants à l'opercule. Leur nom de Serran vient du latin Serra, à cause des fines dentelures du préopercule. Leurs dents sont longues et aiguës en avant, et entremêlées de dents en velours; plusieurs espèces semblent privées de ces tînes dentelures, ce qui avait porté Blocli à créer le genre Bodian. Les Serrans, confondus par plusieurs auteurs avec lesHolocentres, ont le crâne, les joues et les opercules écaiUeux; ils ont aussi des écailles sur les mâchoires dans quelques cas. L'Europe en possède cinq ou six espèces nommées Mérou, Barbier et Perches de mer. Les autres contrées du globe en contiennent une infinité d'espèces (|u'on trouve parfaitement décrites dans le tome second de l'Histoire des Polss(ms. Cuvier et Valenciennes font connaître cent sept Serrans, sans y comprendre treize Plectropomes, qui n'en diffèrent que par de légers caractères. K. PtiiCTROPOME. Les Serrans sont recherchés pour leur chair, et d'ordinaire les couleurs les plus vives les colorent. Les espèces d'Europe sont : Serranus scriba, Cuv.; Serraiiiis cabrilla, CuY.;Serranus hepatus, Cuv.; Serranus anthias, Cuv.; Serranus gigas, Cuv. Les espèces dont la patiie est bien connue, se trouvent disséminées dans les mers du globe ainsi qu'il suit : côtes d'Afrique, une; Egypte et mer Rouge, huit; îles d'Afrique, c'est-à-dire les Séchelles, Madagascar, Mascareigne et Maurice, onze; Amérique du nord, une; Amérique méridionale atlantique, c'est-à-dire Brésil, Antilles, et surtout la Havane cl la Martinique, vingt-sept; Chili, deux; Asie, Moluques et Nouvelle-Guinée, huit; Inde propre, quinze; Java, sept; Japon, trois; mer du Sud, sept. Dix-sept n'ont point d'habitation connue.
SERRANT. OIS. y. Serradt.
SERRARIA. BOT. (Burmann el Adanson.) Pouv Serruria. y. Serrbrie.
SERRASALME. Serrasalmus. pois. Malacoptérygiens abdominaux; genre de la famille des Salmones, démembré des Saumons par Lacépède. Le nom Serrasalme signifie Saumon en scie; el les caractères du sous-genre consistent en des branchies complètes; des catopes abdominaux; des opercules lisses; deux nageoires dorsales, dont une adipeuse; des dents triangulaires tranchantes, dentelées et disposées sur une rangée aux intermaxillaires el à la màchoiie inférieure
seulement; maxillaire sans dents traversant obliquement la commissure; corps élevé; ventre caréné et dentelé en scie.
Serkasaime rhomboïde. Serrasalmus rhoiiiboidens; Sutmo rhoinbeiis, L.; le. Piraya, Marcgraafï, ou Rhomboïde; Encyc, Poiss., pi. 70, fig. 286. Bloch, pi. 282. C'est un Poisson comprimé plus haut verticaleinenl que ne le sont les autres Saumons, avec le ventre tranchant et denté. « Il faut, dit Cuvier, ajouter à ce caractère des dents triangulaires, tranchantes, dentelées et disposées sur une rangée aux intermaxillaires et à la mâchoire inférieure seulement; le maxillaire, sans dents, traverse obli(|uement la commissure. » Le Serrasalme avait été anciennement décrit sous le nom de Piraya par MarcgraafF. Il habite les eaux douces du Brésil et de la Guiane, où il atteint, dit on, une assez grande taille, et se nourrit d'autres Poissons et d'Oiseaux de rivage, tels que les Canards, qu'il sait prendre fort adroitement. On prétend même qu'il fait de cruelles morsures aux hommes qui se baignent, d. 17, r. 17, V. 0, A. 32, G. 10-22.
SERRATDLE. Serratula. bot. Vulgairement Sarréle. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Carduacées, et de la Syngénésie égale, L., offrant les caractères suivants: involucre oblong ou presque cylindrique, composé de folioles imbriquées, lancéolées, aiguës, ordinairement dépourvues sur les bords d'appendices épineux ; réceptacle couvert de paillettes divisées longiludinalement en soies linéaires; calalhide composée de fleurons hermaphrodites, à coiolle régulière, infundibuliforme, ayant le tube un peu courbé, le limbe évasé, à cinq découpures égales; akènes surmontés d'une aigrette persistante, composée de poils roides et inégaux. Ce genre est un de ceux qui, parmi les Synanthérées, ont reçu le plus grand nombre de fausses espèces. Par ses caractères, il se rapproche de plusieurs genres voisins, mais il peut en être distingué par le port des véritables espèces donl il se compose, ainsi (|iie par la structure de leur involucre et de leur aigrette. Une grande quantité de genres onl été établis aux dépens des anciennes espèces de Serratula; voici l'indication de ceux qui ont été généralement admis. Le genre fernonia a été fondé sur le Serratula novœhoracensis , Lin., et sur d'autres espèces voisines qui ont le réceptacle nu. Le genre Liatris renferme \es Serratula squarrosa, scariosa, elegans, et <|uelques autres espèces de l'Amérique septentrionale, (|ui ont le réceptacle nu et l'aigrette plumeuse. Willdenow a constitué son genre Lachnospermum sur le Serratula fasciculata, de Poiret, qui est dépourvu d'aigrette. Le genre Saiissurea, de De Candolle, est formé sur le Serratula alpina, L., et d'autres espèces qui onl l'involucre non épineux comme les vraies Serratules, mais qui s'en distinguent par l'aigrette |)lumeuse. Le Serratula gnaphalodcs est le type d'un genre encore établi par De Candolle sous le nom de SyiicarpUa. Enfin une foule de Serratula des auteurs sont maintenant placés parmi les genres Cirsium, StœheUna, Coiiyza, etc. Après l'élimination de ces nombreuses jjlantes, le genre Serratula se trouve composé d'une vingtaine d'espèces qui cioissent dans l'Eu-
iii|ie lempérée et mérUlioniile, ainsi qu'en Sili(:i le el dans l'Orienl.
Sebratkle des TEiJiTVMERS. Seiratuta tinctoria, l., vulffairemenl Sai rètc des teinturiers. Cette plante croît dans les bois couverts de l'Europe. Ses feuilles varient considérablement; elles sont ordinairement inciséespinnatifides, mais souvent les inférieures sont presipie entières, ou simplement dentées. Les calalliides de Heurs sont rougeâlres, terminales aux extrémités des ramilîcations de la tige où elles forment une panicule diffuse. Cette plante fournit une couleur jaune qu'on applique aux étoffes par le moyen de l'alun et qui passe pour avoir plus de fixité que celles de la Gaude ou du Genêt.
SERRATURE. Serratura. bot. Suite de dents qui bordent ou entourent un organe.
SERRADT. OIS. (Belon.) L'un des vieux noms du Bruant commun.
SERRÉ. Coaiclaliis. bot. Se dit des organes ou des parties d'organes (jui sont dressées les unes contre les autres, le plus souvent autour d'un axe quelconque.
SERRÉE. Seirea. bot. Genre de la famille des Malvacées, établi par De Caisne qui le caractérise ainsi : calice double : l'extérieur formé de trois folioles cordées, larges, masquant l'intérieur qui est tubulosocampanulé, à cinq divisions; cinq pétales alternant avec les divisions du calice; tube stauiiual colounaire soudé par sa base aux pétales, à cinq dents au sommet; style filiforme, terminé par cinq brancbes stigmatiformes, tronquées, qui s'étendent au-dessus du tubestaminal; ovaire simple, à cinc] loges contenant cliacune deux ovules attacbés à l'angle interne. Le fruit est une capsule à cinq loges monospernies, séparées par des cloisons valvaires, opposées aux divisions du calice; semences réniformes et velues. Ces graines offrent un fait assez remarquable, celui de présenter sur la face interne du tégument un giand nombre de petits globules noirs, moulés sur les mailles du tissu cellulaire qui compose la membrane interne de ce tégument, tandis que la face externe de la membrane propre de la graine ne présente aucun de ces mêmes.globules.
Serrée incane. Senea incana, De Caisne. C'est un arbrisseau dont les rameaux sont cylindriques et couverts d'un court duvet blancbàtre; ses feuilles sont pétiolées, cordées, trilobées, denticulées et duveteuses; les pédoncules sont un peu plus courts que les Heurs qu'ils supportent; celles-ci ont leurs pétales violets, avec l'onglet d'un noir pourpré, qui est aussi la couleur du tube staminal.
SERRE-FINE. ois. L'un des noms vulgaires de la grosse Cliarbonnière. y. Mésange.
SERRELLA. POIS. Foss. (Bertrand.) Les Glossopétres crénelées en scie sur les l)ords, ont quelquefois reçu
SERRE-MONTAGNARDE, ois. On aiqielle vulgairement ainsi la Litorne. f^. Merle.
SERRES. OIS. On nomme ainsi les griffes ou ongles acérés des Kapaces.
SERRETA. BOT. Nom vulgaire de la Serratule des teinturiers.
SERRICAUDES ou UROPRISTES. i.\s. Duméril (Zool.
aiialyt.) désigne ainsi une famille d'Hyménoptères à la(|uelle il donne pour caractères : ventre sessile, terminé par une tarière dans les femelles; antennes non brisées. Cette famille renferme les genres Orysse, Urocère, Sirex, Cymbèce et Tenlhrède. f^. ces mots.
SERRICORNES. iNS. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, établie par Latreille, qui, dans ses Familles natnrellesduRègne Animal, s'exprime à son égard ainsi qu'il suit : les antennes de la plupart sont filiformes ou sélacées; celles des mâles au moins sont ordinairement soit en panacbe ou en peigne, soit dentées en scie ; elles se terminent dans quelques autres en une massue pcrfoliée ou dentée. Les élytres, à l'exception d'un seul genre où les ailes sont nues el étendues, celui d'Atractocère, recouvrent tout le dessus de l'abdomen. Le pénultième article des tarses est souvent bilobé.