‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 99 sur 103 · S E II · texte numérisé non relu

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l'aspect de plariles dont la lige, luhuleuse el cornée, porle des cellules qui reiifermeiU de pelils animaux à lenlacules rayonnes, tenant par leur base à une sorte (le moelle vivante renfermée dans la tige, et qui se uiulLipllent par des gemmules ou oeufs contenus dans des vésicules particulières, distinctes des cellules. C'est avec ces êtres, dont Pallas a si bien analysé et fait connaître les caractères {Eleiuii. Zoopli., p. lOG-1 13), que Lamouroux a formé l'ordre ou la famille (|u'il nomme Serliilariées, et qu'il a divisé, pour en faciliter l'étude, en un assez grand nombre de genres.^'. SERTUtAKiÊES. Lamarck et ([uelques autres naturalistes ont également divisé les Sertulariées en plusieurs genres qui correspondent plus ou moins directement à ceux établis par Lamouroux. Ce dernier a réservé le nom de Sertulaires aux seuls Polypiers de cette famille, (|ui offrent la caractéristique du genre énoncée en tête de cet article, et l'on voit qu'elle consiste pai ticulièrement dans la situation alterne des cellules. Ce caractère, purement artificiel, suffit à peine pour distinguer quelques Sertulaires des Dynamèiies du même auteur, dont les cellules sont opposées. Il est souvent très difficile de décider, en examinant certaines espèces de Sertulaires, si leurs cellules sont alternes ou opposées; d'ailleurs cette situation n'est pas très-constante; le même échantillon offre quelquefois des cellules alternes dans une partie, et opposées dans d'autres. La lige est rameuse, simplement pinnée, ou plusieurs fois divisée par dicbotomles; elle est attachée sur les corps marins par des radicules lubuleuses, contournées et entrelacées; souvent elle est formée d'un tnbe unique, corné, cylindrique ou un peu comprimé, tantôt plus gros et plus épais que les rameaux qu'il supporte, tantôt de même diamètre qu'eux; dans le premier cas, les cellules qui se remarquent sur la longueur de la tige sont à peine apparentes ou même n'existent point; dans le second, elles sont aussi développées que sur les rameaux. D'autres Sertulaires ont leurs liges formées de petits tubes accolés, qui semblent se continuer avec ceux des racines, el s'écarter pour former les rameaux. Dans tous les cas, celte lige est piesque toujours flexueuse, et les rameaux naissent sur les saillies des Bexuosités; ils sont toujours alternes, tantôt écartés, tantôt ramassés en panicule serrée; les liges et les rameaux paraissent rarement articulés. Les cellules sont situées aux extrémités du diamètre transversal des tiges et des rameaux; elles sont presque toujours alternes, rarement opposées, oblongues, ventrues à leur base, plus ou moins létrécies à leur ouverture qui est ordinairement coupée obliquement, entière ou garnie de dents obsolites, plus ou moins nombreuses el distinctes. Ces cellules sont toujours sessiles et plus ou moins adnées au tube qui les supporte; quelquefois même il n'y a que l'ouverture de libre; dans quelques espèces elles paraissent dirigées sur la même face du Polypier. Les ovaires sont des vésicules en général ovoïdes, pédicellées, plus grandes que les cellules; leur ouverture est iiresquc toujours rétrécie, garnie de denticules, ou operculée. La substance des Sertulaires est de nature cornée, plus ou moins flexible; sa couleur varie du brun-noirâtre au jaune-blanchâtre ou verdâlre. On trouve les Sertu-

laires dans toutes les mers, adhérant aux Fucus, aux Coquilles, aux Madrépores, etc.

Le genre Sertulaire ainsi réduit contient encore une vingtaine d'espèces, dont les plus communes ou les plus remarquables sont les Seilnlaria abieliiia, lamarisca, polyzonias, cupiessina, aigentea, Thuya, Liclienaslrniii, etc.

SERTULARIEES. poiYP. Lamouroux nomme ainsi le quatrième ordre on famille de la division des Polypiers Hexibles; Il lui donne les caractères suivants : Polypiers phytoïdes, à tige distincte, simple ou rameuse, très-rarement articulée, presque toujours listuleuse, remplied'unesubstancegélatineuse animale, à laquelle vient aboutir l'extrémité inférieure de chaque Polype, contenu dans une cellule dont la siluation el la forme varient, ainsi que la grandeur. Celte famille renferme les genres Pasylhée, Amathie, Némertésie, Aglaophénie, Dyuamènc, Serlulaiie, Idie, Enlalophore, Clytie, Laomédée, Tboée, Salacie, Cymodocée.

SERTULE. Seiiiiluiii. BOT. Le professeur Richard a proposé ce nom pour désigner le mode d'inflorescence que l'on nommait auparavant ombelle simple. C'est quand des Ueurs pédonculées naissent loules du sommet d'une hampe commune, comme dans les espèces d'Ail, le Biitomus umhellatiis, etc.

SERTURNERA. BOT. Genre de la famille des Amaranthacées et de la Polygamie Monœcie, L., établi par iUartius (Aor. Gen. Plant. Brasil., vol. 2, p. ôG) qui l'a ainsi caractérisé : calice coloié, à deux folioles concaves; corolle à cinq pétales. Les Heurs hermai)hrodlles ont le tube des étamines divisé profondément en cinq laciniures ciliées, portant des anthères uniloculaires presque cylindriques; un stigmate sesslle, capité ou pres(|ue bilobé; un utricule monosperrae. Les fleurs femelles ne diffèrent des hermaphrodites qu'en ce que le tube staminal ne porte que des languettes au lieu d'anthères. Le pistil des fleurs hermaphrodites est ordinairement fécondé. Martius a établi ce genre sur des plantes placées par les auteurs dans les genres Gomphrenu, Iiesine et yJllernantlieia. Ainsi le Seiliirneia ylaiica, lîguré loc. cil., lab. 130 et 157, est synonyme de Gomphrena steiwphjlla el A'Jresine ijlomerata de Sprengel. Le Serliirnera iresinoides, Mart., loc. cit., lab. 158, est V^dllenianllieru iresinoides de Kunth. L'auteur y joint encore une espèce sous le nom de Seitunieia liizulœflora, et il indique comme appartenant probablement à ce genre, le Gomphrena erianiha de Vahl. Ces plantes croissent dans les lieux humides de l'Amérique é<iuinoxiale, principalement au Brésil. Ce sonl des herbes vivaces, à tiges multiples, dressées, garnies de feuilles opposées, brièvement péliolées, à fleurs petites, disposées en capitules terminaux, accompagnées d'une bractée persistante.

SERUM. zooL. f". Lait et Sarg.

SERVAL. MAB. Espèce du genre Chat qui est propre à l'Afrique, et dont les foureurs font grand cas. F. Cbat.

SERVANT. OIS. L'un des noms vulgaires du Bruant jaune. F. Brcakt.

SERVERIA. BOT. (Necker.) Synonyme de Tigarea. d'Anblel. F. ce mot.

ar.i

SERVILLUM. BOT. Synonyme de C/ieivilttim ou Chervi. F. Berle.

SERY. MAB. L'un des noms vulgaires de Musaraigne.

SÉSAME. Sesamum. dot. Vulgairement en français Jugeoline. Genre de la famille des Bignoniacées de Jussieu, Sésamées de R. Brown, el de la Didynamie Angiospermie, L , offrant les caractères suivants : calice court, persistant, divisé en cinq segments inégaux, lancéolés, le supérieur plus petit : corolle presque campanulée, ayant le tube court, à peine de la longueur du calice; le limbe ouvert, renflé, très-grand, un peu courbé et campanule, divisé au sommet en cinq lobes inégaux : l'inférieur ovale, droit, un peu plus long que les autres; quatre étamines didynames, à filets insérés sur le tube de la corolle et plus courts que celle-ci; une cinquième étamine rudimeiitaire; ovaire ovoïde, velu , surmonté d'un style filiforme, ascendant, un peu plus long que les étamines, terminé par un stigmate à deux lamelles; capsule allongée, obscurément tétragone, un peu comprimée, acuminée, à quatre sillons, à deux loges dont chacune est partagée par la saillie de l'angle rentrant du sillon; graines nombreuses, un peu ovoïdes, petites, attachées à un réceptacle central. Retz a rapporté au genre Sesamum, sous le nom de Sesamum Javanicum, une espèce qui a pour synonymes le Columnea longifolia, L.; le Diceros loiigifolius de Persoon, et VAchiinenes sesamoides de Vahl. Selon Willdenow, le Toienia Asialica, L., doit probablement être réuni au Sesamum prostratum, également publié par Retz. Les vraies espèces de Sésames sont peu nombreuses; car on n'en connaît avec certitude que quatre ou cinq. Ce sont des plantes indigènes de l'Inde et des cojitrécs orientales.

Sésame d'Orient. Sesamum Orientale, L.; Larak., lUuslr., tab. 328. Cette plante a des tiges droites, herbacées, presque cylindriques, velues, hautes d'environ deux pieds, munies inférieurement de quelques rameaux courts, à quatre angles peu marqués. Les feuilles sont ovales-oblongues : les inférieures opposées, portées sur de longs pétioles, presque entières ou garnies de quelques dents éloignées; les supérieures entières, à peine pétiolées. Les Heurs sont blanches, solitaires dans les aisselles des feuilles. Cette plante croit spontanément dans l'Inde orientale, particulièrement à l'île de Ceyian et sur la côte du Malabar. On la cultive comme plante économique en diverses contrées d'Orient, telles que l'Egypte, la Perse, l'Asie-Mineure et même en Italie. On relire de ses graines m\& huile qui de tout temps a eu une grande réputation pour les usages de la cuisine. Les Égyptiens donnent le nom de Tahiné à une sorte de ragoût formé du marc de l'huile de Sésame, auquel on ajoute du miel et du suc de citron. Le Sesamtim liidicum, L., est une espèce trèsvoisine de la précédente, et que l'on cultive pour les mêmes usages.

SÉSAME D'ALLEMAGNE. BOT. Synonyme de M/agrum sativum. /^. Caméline.

SÉSAMÉES. Sesameœ. bot. La première section de la famille desBignoniacées dans le Gênera Planlarum

de Jussieu, et dont le genre Sesamum, L., est le type, a été érigée en famille par Robert Brown. Kunth (Révision des Bignoniacées, Journal de Physji|ue, décembre 1818) en a formé une division des Bignoniacées, caractérisée par ses graines dépourvues d'ailes. Ce caractère est sujet à quelques exceptions, notamment dans une espèce d'Afrique, nommée Sesamum pteros/iermum, par R. Brown, dans ses Appendices botaniques au Voyage de Sait et à celui d'Oudney, Denham el Clai)perton.

SÉSAMELLE. Sesamclla. bot. Le genre formé sous ce nom par Reichenbach, dans la famille des Résédacées, ne diffère pas du genre Aslrocar/ms, de Necker, que la plupart des botanistes ont réuni au genre Réséda, de Linné.

SESAMOIDES. bot. Ce nom, que les anciens donnaient à diverses plantes, comme le Daphne Tarlon- Raira, V Adonis vernalis, le Cucubalus Otites, etc., a été appliqué par Tournefort à un genre qui ne diffère du Réséda que par sa capsule divisée plus profondément en cinq lobes; mais Linné ne Ta pas conservé, f^. Réséda.

SESAMOPTERIS. bot. L'une des sections du genre Sesamum. ^. Sésame.

SESANQUA. bot. r. Sasawqua.

SÉSARME. Sesarma. crbst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, groupe des Grapsoïdes, institué par Say. Caractères : carapace pres(|ue équilatérale et Irès-élevée en avant; front prescpie toujours brusquement reployé en bas; sa longueur dépassant la moitié du diamètre transversal de la carapace; yeux gros et de médiocre longueur; orbites ovalaires, avec le bord inférieur horizontal et dirigé en avant; fossettes antennaires ovalaires transversalement, séparées par un espace très-large; épistome très-court cl très-saillant, se continuant avec le bord orbilaire inférieur; pieds- mâchoires externes laissant entre eux un grand espace vide; leur troisième article plus long que large, et plus long que le second, ovalaire, peu tronqué antérieurement; plastron sternal convexe d'arrière en avant; pattes antérieures du mâle presque toujours beaucoup plus longues que celles de la deuxième paire et terminées par une main forte et renflée; les pattes de la deuxième paire sont moins longues que celles de la troisième paire, et se terminent, comme toutes les suivantes, par un article styliforme, gros, arrondi, plus ou moins coudé; second anneau de l'abdomen du mâle presque linéaire; le dernier plus étroit à sa base que le pénultième, de manière ([ue l'abdomen présente en ce point un rétrécissement brusque; chez la femelle, le dernier article de l'abdomen est très- petit. Ces Crustacés se trouvent sur tous les littoraux, ceux de l'Europe exceptés.

SÉSARME AFRICAINE. Sesarmu africana, Edw. Les bords latéraux de la carapace sont droits et armés de trois dents, dont la dernière est trcs-pelite. La carapace est très-élevée antérieurement, et présente, dans sa moitié postérieure, des lignes courbes, transversales, qui, chez le mâle, sont garnies de duvet; le troisième article des pieds -mâchoires externes est presque aussi large que long, et sans écliancrure au milieu; les mains sont

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à peine Bramileuses en dehors. Taille . douze lignes. SénéRal.

SESBAN. BOT. Ce nom, donné par d'anciens aulenrs a une planle que Linné avail placée dans le genre jEschinoiiiene, a élé employé par Poirel dans l'Encyclopédie, pour désigner le genre Sesbania de Persoon, conslilué sur celle planle. F. Sesbanie.

SESBAKIE. Sesbania. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelpliie Décandrie, L., établi par Persoon. Caractères : calice quinquéfide ou à cinq dents presque égales; coroUedontréleiulardeslarrondi, légèremenl écliancré, plissé, plus grand que la carène; celle-ci est obluse, bicipilée à sa base; dix élamines diadelplies; gaine pourvue d'une pelile oreilletle à sa base; gousse allongée, grêle, comprimée ou légèrement cylindrique, étranglée par des isthmes placés entre les graines, mais non vérilablemenl articulée à raison de l'épaississement des sutures. Ce genre a élé placé par De Candolle (Piodr. Sysl. Feget., t. ii, pag. 264) dans la tribu des Lolées, section des Galégées ; mais cet auteur observe qu'il devrait peut-être prendre place parmi les Hédysarées. Quelques-unes des espèces principales ont été décrites par Linné sous le nom générique d'jEschinoînene, et par Willdenow sous celui de CoroniUa. De Candolle (Mém. sur les Légum., p. 93, i)l. 10, f. 38, 41) a observé la germination de cinq espèces, laquelle, à cette époque, présentait des caractères très-prononcés. La tige qui porte les cotylédons est assez longue; les cotylédons sont plans, droits, oblus, munis d'un court pétiole; les premières feuilles sont séparées des feuilles séminales par un intervalle assez grand; elles sont allernes ou opposées. Lorsqu'elles sont alternes, la pieraière est simple, péliolée, oblongue ; la seconde ailée, avec deux paires de folioles et une terminale; les suivantes avec un plus grand nombre de paires de folioles. Des deux feuilles primordiales opposées, l'une est simple et entière, tandis que l'autre est ailée, à deux ou trois paires de folioles, avec une impaire. Les espèces de Sesbanies sont aujourd'hui en nombre assez considérable. De Candolle en décrit dix-sept qui croissent dans les diverses contrées du globe, parliculièremenl en Egypte, dans l'Inde orientale, au Sénégal et sur les côtes occidentales de l'Afrique, dans l'Amérique méridionale et aux Antilles. Ce sont des arhiisseaux ou des herbes à feuilles pinnées, sans impaire, le pétiole finissant en une pelile soie; stipules lancéolées, adnées à la lige. Les Heurs, ordinairement de couleur jaunâtre, sont disposées en grappes sur des pédoncules axillaires.

Sesbanie d'Egypte. Sesbania yEgyptiaca , Pers.; /Escliinomene Sesbaii, L.; CoroniUa Sesban, Willd.; Sesban, Piosp. Alp., £gxpt., t. 82. C'est un arbrisseau généralement cultivé en Egypte où il est employé à former des haies. Son aspect est agréable, et il croît si promptemenl, qu'en moins de trois ans, il alleint sa plus grande hauteur. Ses tiges, dont la grosseur est au moins de celle du bras , sont d'une grande ressource dans un pays où le bois de chauffage est très-rare. Cette plante croît non-seulement en Egypte, mais encore au Sénégal et dans l'Inde orientale.

Le Sesbania aculeata, Pers., qui est V/Eschinomene Sesban de Jacquin (Collect. 2, p. 283), et non celui de |

Linné, se distingue de la précédenle espèce par ses liges herbacées, annuelles, et surtout par ses pétioles épineux . Il croît à Ceyian et au Malabar, et il a été figuré par Khéede, liortiis iiialabaricus, 9, lab. 27, et par Burmanii, T/ies. Zeylaii, lab. 41. Le Sesbania occiilentalis, Pers.; CoroniUa occidentaUs, Willd., Plum.. éd. Burmann, lab. 125, f. I, qui croit aux Antilles ainsi que dans l'Amérique méridionale, lient le milieu entre la Sesbanie d'Egypte et la Sesbanie épineuse. D'ailleurs ces plantes offrent enlre elles la plus grande ressemblance.

SÉSÉLI. Seseli. bot. Genre de la famille des Ombellifères el de la Penlandrie Digynie, L., offrant les caractères suivanis ; involucre ou collerelle universelle ordinairement nulle ; involucclles ou collerelles partielles formées d'une ou d'un petit nombre de folioles linéaires; ombelle roide, composée d'un grand nombre d'omhellules ramassées, un peu globuleuses; calice à peine visible; corolle régulière, à cinq pétales cordiformes et égaux ; cinq élamines à filets subulés, terminés par des anthères simples; ovaire surmonté de deux styles divergents el terminés par des stigmates oblus; fruits petits, ovoïdes, marqués de cini| côteseld'aulanldevallécules. Le genre Seseli est, parmi les Ombellifères, un de ceux qui se reconnaissent le plus facilement au port de ses nombreuses espèces. Aussi les auleurs n'onl-ils pas fait autant de fausses Iransposilions que pour les autres genres d'Ombellifères. Cependant on trouve plusieurs espèces rapportées par Mœnch, Sprengel el Poirel, aux genres SeUnuni, Bubon, yititaiiianla , Siiim, Meuni, etc. Le Carum Carvi, planle commune en certaines contrées d'Europe où l'on fait usage de ses fruits aromalii|ues,a élé placé par Lamarck parmi les Sésélis. On y a encore réuni le genre Hippomaralhrtini des anciens, lequel a élé reconslitué par quelques auteurs modernes. Les Sésélis sont des plantes herbacées, un |ieu dures el presque ligneuses à la base de la tige qui est ordinairement glauque. Les feuilles sont décomposées en lanières élroiles, presque filiformes; les fleurs sont blanches, quelquefois un peu rougeàtres avant le développement de l'ombelle. On comple au moins trente espèces bien connues de Sésélis; elles croissent pour la plupart dans l'Europe méridionale et dans la Barbarie, principalement sur les collines crétacées ou sablonneuses el dépourvues d'ombrages.

Séséli tortuedx. SeseU tortuosum, L. Cette espèce croît dans toute la région méditerranéenne; elle est fort remarquable par ses liges presque ligneuses, slriées, rameuses, tortueuses, noueuses, garnies de feuilles courtes el rigides. On lui donne le nom de Séséli de Marseille, parce qu'il est abondant près de celle ville, d'où on l'expédiait dans le nord de l'Europe, au temps où ses fruits avaient quelque répulation médicale. Le genre Maratliruin, formé par Rafiinesque, du Seseli divariculiim, n'a point élé approuvé.

On a donné le nom de Seseli à un assez grand nombre de plantes qui ne font point partie de ce genre; tels sont enlr'aulres ; le Séséli de Crète, qui est le Tordyle ofiicinal; le Séséli de Montpellier, qui appartient au genre Peucédan, Peucedanus Silatis, L., elc. SESERINUS. POIS. A'. Strohatée.

SESIA. BOT. Adanson a établi sous ce nom un genre particulier pour un Cliampignon que Vaillant a décrit et figuré sous le nom à'Agarictis (Bolan. paris., pi. 1, f. 1-2). Celte planle a été réunie au genre Dœdalea par Fries, sous le nom de Dœdalea Sepian'a , Sysl. myc, I, p. Ô3Ô. Persoon, VVulfen et la plupart des autres mycographes en font une espèce du genre Agariciis.

SÉSIAIRES. Sesiariœ. ms. Tribu de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires. En rendant compte à l'Académie royale des Sciences de la uinnographie des Zygénides de Boisduval, Lalreille avait fait observer que les Sésies et quelques autres genres analogues devaient, à raison de la manière de vivre de ces insectes, considérés sous la forme de chenilles, former une tribu particulière. Dans la rédaction que ce célèbre entomologiste a faite, peu de temps après la lecture de ce rapport, de la partie des insectes pour la nouvelle édition du Règne Animal, de Cuvier, il a conséquemment établi cette tribu sous la dénomination de Sesiailes. Parmi les Crépusculaires, ce sont les seuls dont les chenilles, à l'instar de celles des Hépiales et des Cossus, vivent cachées dans l'intérieur des tiges ou des racines de divers végétaux, qui leur servent de nourriture. Elles sont toujours rases ou presque glabres et sans éminence postérieure, en Forme de corne. Les débris des matières alimentaires, liés avec des fils de soie, composent la coque qui les renferme en étal de chrysalide. L'insecte parfait offre des antennes en fuseau, le plus souvent simples, et terminées, ainsi que celles des Sphinx, par un petit faisceau soyeux. Les palpes inférieures sont grêles, étroites, de trois articles distincts, dont le dernier allant en pointe ou conique. Les jambes postérieures ont à leur extrémité des ( rgols très-forts. Dans la plupart, les ailes sont plus ou moins vitrées, et l'abdomen est leiminé par une brosse. Cette tribu comprend les genres Sésie et Thyride. Latreille y rapporte aussi celui d'jïgocère.

SÉSIE. Sesia. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires. En les séparant des Sphynx, avec lesquels ils avaient été confondus jusqu'alors, Eabricius leur associa d'abord les Macroglosses, de Scopoli, qui, par les caractères essentiels et les métamorphoses, s'éloignent tiès-peu du genre précédent. Ayant depuis {S^sl. Glossat.) adopté cette dernière coupe, il a cru devoir lui réserver la dénomination de Sesia et en créer une nouvelle , celle à'jEgoia, pour le genre auquel on avait généralement appliqué la précédente et qui avait été si bien circonscrit dans l'excellente monographie de Laspeyres. Aussi a-t-on senti les inconvénients qui pouvaient résulter d'un tel renversement de noms, et les entomologistes ont-ils continué de donner celui de Sesta aux Lépidoptères appelés ainsi par ce savant et que l'on peut signaler de la manière suivante : antennes et fuseau simples, du moins dans les femelles et souvent dans les deux sexes, terminés par une petite houppe d'écaillés; palpes inférieures grêles, de trois articles très-distincts dont le dernier conique ; anus garni d'une brosse ; ailes, ou du moins les inférieures, vitrées. Chenilles vivant à la manière de celles de la même tribu ou des Sésiaii'es

(A', ce mot). Plusieurs de ces insectes, dont le vol est vif. de même que celui des Sphynx, mais (|ui se reposent souvent sur les feuilles et sur les fleurs, ressemblent à divers Hyménoptères et Diptères, et de là l'origine des dénominations suivantes, apifonnis, spheciformis , chiysidiformis , ivliiieiimoni/'orutis , lipulifuiinis, etc., qu'on a données aux espèces de ce genre.

Sésie apiforbe. Sesia apifonnis, God. (Hist. nal, desLépid. de France, l m. p. 78, pi. 21, fig. I.feni.). Elle est noire, avec la tèle et quatre taches jaunes sur le thorax. Les ailes sont transparentes, avec les bords et les nervures noirs; l'abdomen est jaune, avec le premier et le quatrième anneaux noirs, garnis d'un duvet brun ; le cinquième et les deux derniers sont brunâtres en dessus; le côté interne des antennes du màle est denlelé en scie. Envergure, seize à vingt lignes. On tiouve celle espèce sur le tronc des Saules et des Peupliers, depuis la fin de mai jusqu'à la fiude juillel. Sa chenille vit solilairement dans la lige ou les racines de ces arbres; elle est légèrement pubescenle, blancbàlre, avec une ligne plus obscure le long du dos, la léle grosse et d'un brun foncé. Elle se métamorphose en mars ou en avril.

SÉSIE ASILIFORME. Sesia asitiforniis , Gnd., ibid., t. III, p. Hl, pi. 21. f. 2. Elle est noire, avec trois anneaux jaunes et écartés sur le dessus de l'abdomen ; les ailes supérieures sont entièrement noirâtres. Europe.

SESIIDES. Sesiides. iivs. Tribu de Lépidoptères crépusculaires, comprise dans la famille des Zygénicns. Les insectes de cette tribu se distinguent par leurs antennes simples, en fuseau allongé, terminées par un petit faisceau de soies ou d'écaillés; jambes postérieures munies à leur exlrémilé de pointes très-fortes. Cette tribu se divise en deux groupes ; les Sesiides constituent le second avec les genres Sésie et Thyridi'.

SESLERIE. Seslerin. bot. Geiue de la ramllle des Graminées et de la Triandrie Digynie, offrant les caractères suivants : fleurs disposées en épi composé, entouré à sa base d'un involucre composé de plusieurs folioles caduques. Lépicène ù valves inégales, renfermant trois à quatre Heurs et plus courtes que celles-ci qui sont pédicellées. Valve inférieure de la glume, irrégulièrement bidentée et sétigère; la supérieure bifide, dentée. Écailles hypogynes plus longues que l'ovaire, subulées; style simple; stigmates très-longs cl plumeux. Ce genre avait été confondu par Linné avec les Cynosiniis; Scopoli et Adanson sont les premiers auteurs qui l'ont établi, et il a été adopté par Jussieu ainsi que par De Candollc, dans la Flore française. Quelques auteurs ont même réuni au Sesleria le Cencliruscapitatus, L.; mais cette plante forme le type du genre Echiuaria, de Desfonlaines. 1^. ce mol. Les Seslerics sont des Graminées qui se plaisent en général dans les localités montueuses de l'Europe.

Seslerie blede. Sesleria cœrulea. Le chaume de celte planle est haut de six à neuf i)Ouces, garni dans le bas de feuilles dont la gaine est longue et le linsbe très-court. Les feuilles radicales sont allongées, rubannées, un peu rudes sur les bords. L'épi est oblong, bleuâtre ou quebpiefois blancliàlre, compriiné, fin nié

r. SKSIE freluniforme. j S. MACRO &L 0 S SE lom\;vt£o- 2. ÎBOCKIS in Stirticé I 6. SPHÉCODINÎ d'alW

o. SYKTOilUÏE ïluUwein. i 7. ïliîiOG-ON le l'cmolKk-e 4. ZTG-ÉnE ieresparcette-l SMILÉPHILE Juhotou q.SilÉMXTHE oc-iiye

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(le quinze ù vingl épillels lanlôt nUinis, (aiilôl Jislincls enlre eux. Dans les Alpes.

SESQUIFLORE. Sesqulflorns. bot. Dans les Graminées, la locuste est Sesqiiiflore quand la paillette supérieure (le la fleur est munie, ù la base du pédoncule, d'une seconde fleur avortée.

SESSÉE. Sessea. bot. Genre de la famille des Bignoniacées, Iribu des Sésamées, et de la Pentandrie Monogynie. L., créé par liuiz et Pavon (Flor. Peruv., lai), lis et 11C) qui l'onl ainsi caractérisé: calice tubulenx, pentagone, à cinq dents ovales; corolle infundibullforme, dont le tube est du double plus long que le calice, l'orifice renflé, le limbe plissé, à cinq découpures ovales, roulées sur leurs bords; cinq étamines ayant leurs filets courbés à la base et velus; stigmate à deux lobes inégaux; capsule cylindrique, presque arquée, du double plus longue que le calice, à deux valves bifides; graines nombreuses, imbriquées, oblongues, comprimées, membraneuses sur leurs bords.

Sessée STiPDLÉE. Sessea slipulala, Ruiz et Pav. C'est un arbrisseau d'une odeur fétide et qui a le port des Cestnini. Ses tiges sont rameuses, garnies de feuilles lancéolées et cordiformes, les supérieures plus étroites, oblongues, munies de stipules axillaires, assez grandes, opposées et échancrées en cœur à leur base. Les Heurs forment à l'extrémité des tiges et des rameaux une sorte de panicule composée de grappes droites : les unes axillaires, les autres terminales, l.a corolle est jaune et velue. Cette plante croît dans les montagnes du Pérou.

Sessée en gratpes pendantes. Sessea depemlens, Ruiz et Pav. Arbre de vingt-cinq à trente pieds de haut, à rameaux pendants, garnis de feuilles presque semblables à celles de l'espèce précédente, mais dépourvues de stipules. Les fleurs sont disposées en grappes très-longues et pendantes. Cet arbre croît au Pérou, le long des rivières.

SESSILE. Sessilis. bot. C'est-à-dire privé de support. Les feuilles sont Sessiles quand elles ne sont point séparées de la tige par un pétiole, les fleurs par un pédoncule, etc.

SESSILIFOLIÉES. bot. (De Candolle.) F. Oxalide.

SESSILIOCLES. crdst. Nom donné par Lamarck en 1801 (Syst. des Anim. sans vert., p. 161) à son second ordre des Crustacés qui ont des yeux sessiles, tels que les Crevettes, les Aselles, les Ligies, les Cloportes, les Cyclopes, les Daphnies, etc. Cet ordre a été subdivisé depuis. Il correspond en partie aux Amphipodes et aux Branchiopodes de Latreille.

SESTOCHILUS. bot. Le genre de plantes auquel ce nom a été donné par Kuhl et VanHasselt, appartient à la famille des Orchidées et ne diffère pas assez du genre Cirrhopetaliim de Lindley pour pouvoir en rester séparé.

SÉSDVE. Sesuvium. bot. Genre de la famille des Fîcoïdées et de l'Icosandrie Polygynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, divisé en cinq lobes colorés à l'intérieur; corolle nulle; quinze à trente étamines insérées au sommet du tube calicinal; ovaire libre, sessile, surmonté de trois à cinq stigmates; capsule s'ouvrant transversalement, ordinaire-

ment à trois loges, quelquefois à quatre ou cinq, l'axe placentaire persistant; graines nombreuses, ayant leur embryon courbé en crochet. Ce genre se compose de cinq ou six espèces qui croissent dans les contrées chaudes de l'Amérique, principalement sur les côtes du Pérou, du Mexi(|ue et de la Havane. Une espèce {Sesiiriiim tepeiis) se trouve dans l'Inde orientale, et a été figurée par Rumph dans son Herbarium yl mboiii., vol. 5, tab. 72, f. 1. Le Sesupiiitjt Poitulacaslnuii,L., Plum.,éd.Burm.,tab.225. f. 2; DC, Pl.gr., 1. 15fi, est le type du genre. Celte plante a des tiges rampantes, garnies de feuilles linéaires ou ohlongueslancéolées, planes; ses fleurs sont petites, alternes, et placées dans les aisselles des feuilles supérieures. Elle croit non-seulement en Amérique, mais encore au Sénégal.

SÉTACÉ. Si'iaceus. bot. Se dit d'un organe quand il est allongé, menu et roide comme une soie (Se/a).

SÉTAIRE. Selaria. bot. Palisol deBeauvois (Agrostogr., p. 31, lab. 15) a formé sous ce nom un genre de Graminées aux dépens des Paninim de Linné, et qui offre les caractères suivants : fleurs en panicule simple, ayant l'apparence d'un épi; locustes entourées à leur base de deux ou de plusieurs soies; lépicènes ayant la valve inférieure très-petite; fleur inférieure neutre ou mâle; valves de la glume coriaces; écailles hypogynes très-obtuses, presque en forme de faux; ovaire écliancré, surmonté d'un style bipartite et de stigmates en goupillon; caryopse libre, renfermée dans les valves persistantes de la glume. Ce genre a pour types des espèces de Paniciim qui croissent abondamment dans les champs de toute l'Europe ; tels sont les Panicum verlicillatiim, viriile et glauciim. Le Paniciim ilalicum rentre aussi dans ce genre; cette espèce est originaire de l'Inde, mais on la cultive depuis longtemps dans l'Europe méridionale, à cause de ses graines qui servent à la nouriiture de l'Homme, et que l'on donne aussi aux Oiseaux; d'où le nom de Panic ou Millet des Oiseaux, sous lequel elle est vulgairement connue. Ses tiges s'élèvent jusqu'à un mètre de haut et portent des feuilles larges et velues à l'entrée de la gaine. Les fleurs forment un épi serré et cylindrique, dont l'axe est couvert de poils laineux, et dont les ramifications sont très-courtes.

SETARIA. bot. /^. Sétaire.

SETARIA. bot. {Lichens.) Le genre qu'Acharius nommait ainsi dans son Prodromus Liclienogiaphiœ, a ensuite été appelé par lui Alecloria, nom qui a été généralement adopté, f^. Aiectorîe.

SÉTEUX. Setosiis. bot. Mirbel applique cette épitbèle à l'aigrette, quand elle est composée de poils roides comme des soies : telle est celle qui couronne la graine de VAictiiiin lappa. Il la donne aussi au clinanlhe quand il est garni de bractées allongées et étroites, comme dans les Chardons, etc.

SÉTHIE. Sethia. bot. Genre de la famille des Éry- Ihroxylées, établi par Kunlh (Nov. Gen. .4 mer., p. 175 in Adn.) aux dépens des E/ythiosjiiim, et qui ne diffère de ce dernier genre que par ses styles soudés en un seul, de manière que les stigmates seulement sont libres.

SÉTHIE DE L'Inde. Selhia Indien, KiiiUli; Erythioxyluin monoijynum, Uoxburgh, Coroniand., 1. lab. 88. C'esl lin arbrisseau qui croîl dans les monlagnes de Circars. Ses feuilles sont obtuses, penninerves,obovéeslancéolées. Les pédicelles sont à peine plus longs que les Heurs dont les pétales sont jaunes, à l'exception de leur onglet qui est blanc.

SÉTICAUDES. INS. (Duméril.) i^. Nématocres. SÉTlCÈRES.CRtST.Latreille a établi cette famille dans l'ordre des Lopbyropes, de la classe des Crustacés, et l'a ainsi caractérisée : tliorax plus ou moins ovoïde, divisé en quatre segments, dont l'antérieur, beaucoup plus grand, se confond avec la tête, et offre en devant et dans son milieu, l'organe de la vision; antennes supérieures longues, sétacées, simples et formées d'une multitude d'articles; on n'en distingue guère plus de quatre aux inférieures qui sont fort courtes, filiformes, simples et fourcbues; cinq paires de pieds-mâchoires divisés en deux branches cylindriques, poilues; queue de six anneaux, avec stylets et soies au bout; les organes de la génération sont placés sous le deuxième anneau. Le genre Cyclops , de Latreille, appartient à cette famille.

SÉTICORNES. INS. (Duméril.) f^. Chétocèees. SETIFER ou SETIGER. mam. Nom latin du genre Tanrec. I'. ce mot.

SETIfiERA. jiAM. C'est, dans la classification d'Illiger, une famille de l'ordre des Multiinyula, comprenant le seul genre Sus.

SÉTIGÊRE. Setiger. bot. Se dit d'un organe qui porte une ou plusieurs soies.

SÉTIPODES. Setipoda. année. Blainville avait appliqué ce nom, dans ses premières classifications, à une classe d'animaux articulés pourvus de soies roides en remplacement des pieds. Depuis il a substitué à cette dénomination celle de Chétopodes, qui a été assez généralement adoptée.

SETON. POIS. Sous-geiire de Chœtodon. F. ce mot. SETOPHAGA. ois. Sous ce nom générique, Swainson a séparé le Miiscicapa ruticilla des Gobe-Mouches; il pense que ce genre est le représentant , dans l'Amélique tempérée, du genre RliipidureA& l'Australie. SETOURA. INS. (Browne.) Synonyme de Lépisme. SEULE. POIS. Synonyme vulgaire de Sole, espèce du genre Pleuronecte. F. ce mot.

SECRUGA. POIS. Espèce du genre Esturgeon. SEUTÈRE. Seutera. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Relchenbach qui lui assigne pour caractères : calice à cin(| divisions ; corolle campanulée, quinquéparlile; couronne staminale formée de cinq folioles planes et obtuses; anthères terminées par un appendice membraneux, d'où pendent les masses polliniques; stigmate conique et bifide; follicules lisses; semences plumeuses à l'ombilic.

Seotère des ISKKWS. Seulera palustiis, Reich.; Ceropetjia paluslris , Pursh. C'est une plante herbacée, grimpante, à feuilles opposées, sessiles, linéaires, un peu épaisses, à bords roulés. Les fleurs sont peu nombreuses, réunies en ombelles interpétiolaires. De l'Amérique seplentrionale.

SEVE. BOT. C'est le liquide diaphane que les racines

puisent dans le sein de la terre cl les feuilles dans l'atmosphère, et qui, après avoir subi une certaine élaboration, sert à la nutrition du végétal. La Sève a deux sources principales : elle provient de l'humidité qui existe dans la terre, car plus celle-ci contient d'eau, plus la Sévc est abondante; c'est ce (|ue l'on observe, par exemple, après la pluie ou peu de temps après qu'on a arrosé une plante. Celle humidité est absorbée par les racines en vertu d'une force particulière que, l'on a déjà fait connaître, f. Nutrition. La Sève a de plus une aulre origine : les feuilles étendues dans l'atmosphère sont de puissants organes d'absorption ; mais celte absorption des fluides aqueux par les feuilles n'a lieu que dans certaines circonslances. Ainsi, quand l'atmosiihère est très humide, la température peu élevée, et que la lumière du soleil ne frappe pas directement le végétal, les feuilles absorbent une partie de l'eau réduite en vapeurs cpii se trouve dans l'atmosphère, qu'elles convertissent en Sève; tandis que, dans des circonslances opposées, c'est-à-dire dans une atmosphère sèche, chaude et avec la lumière direcle du soleil, ces organes sont le siège d'une exhalation bien évidente. Mais les racines, par l'abondance relative de Sève qu'elles fournissent, sont ajuste litre considérées comme les organes essentiels de l'absorplion du fluide séveux.

La Sève parcourt les différentes parties du végétal ; elle s'élève des racines vers la sommité des branches et se répand jusque dans le tissu des feuilles. Mais, indépendamment de ce mouvement d'ascension si manifeste au printemps, dans certains végétaux, et particulièrement dans la Vigne, la Sève suit aussi une marche inverse, c'est-à-dire que des parties supérieures de la plante elle redescend jusque vers les racines : de là la distinction de la Sève en ascendanie et en descendante. On sait qu'au retour du printemps le mouvement ascensionnel de la Sève est extrêmement marqué dans certains végétaux, et qu'elle s'écoule par les plaies que l'on pratique à leurs branches : c'est ce que l'on remarque si bien quand on taille la Vigne; on voit s'écouler de ses branches tronquées une quantité considérable d'un liquide diaphane, limpide, et qui est presque de l'eau à l'élat de pureté. Cette ascension de la Sève a non-seulement lieu chez un végétal pourvu de racine, elle peut aussi s'opérer dans une branche délacliée. Tout le monde sait, en effet, cpie si l'on plonge une brandie pourvue de ses feuilles dans un vase rempli d'eau, la branche continuera à végéter, parce que, par son extrémité inférieure, elle absorbera de l'eau qu'elle convertira en Sève. Un fait non moins remarquable, c'est que, si on retourne la branche, et si, après avoir retranché son sommet, on la plonge dans l'eau par sa partie supérieure, l'ascension de la Sève n'en aura pas moins lieu.

Quelle est la partie de la plante par laquelle la Sève monte? Tant qu'on n'a pas eu recours à l'expérience, on n'a eu que des idées erronées sur ce point. Ainsi, les uns ont dit que c'était par la moelle, d'autres par l'écorce que s'opérait l'ascension des sucs séveux. Quelques-uns, comme Haies, enire le bois et l'ècorce; mais les expériences de Bonnet ont démontré que c'élail par

les couches ligneuses, et parliculièrenienl par celles (|iii avoisinent le plus le canal médullaire, qu'avait lieu le mouvement ascendant de la Sève. Si, en effet, ou fait tremper une branche ou un jeune végétal par son extrémité inférieure dans un liquide coloré, on pourra, au bout de quelque temps, en suivre les traces, surtout dans les vaisseaux lymphatiques, qui avoisinent l'étui médullaire. Une expérience de Coulomb, dont le hasard lui fournit l'idée, vient encore à l'appui de celle opinion : ce physicien faisait abattre une allée de grands Peupliers dans le moment où ils étaient en pleine végétation. Sur un pied scié circulairement qui avait été renversé, mais qui néanmoins tenait encore par sa partie centrale, il vit des gouttelettes de liquide, mêlées de bulles d'air, s'élever des fibres intérieures rompues en faisant entendre un bruissement très-manifeste. Son attention éveillée par ce fait, il tenta quelques expériences sur les arbres qui lui restaient à abat- Ire; ainsi, en les faisant percer avec une large tarière, il vit que les fragments que l'on retirait des couches extérieures du bois étaient presque secs, et qu'ils devenaient de plus en plus humides à mesure que la tarière s'enfonçait plus profondément, ctqu'enfin, arrivée vers le centre de la tige, la Sève commençait à s'écouler à l'extérieur. Le résultat de ces expériences fut présenté à l'Académie des Sciences, et les professeurs Tliouin et Desfonlaines, qui les répétèrent, eurent occasion d'en constater l'exactitude. Ainsi ce fait prouve que l'ascension de la Sève se fait par les couches ligneuses et plus particulièrement par celles qui sont les plus voisines de l'étui médullaire. L'expérience a encore démontré que la marche de la Sève n'était point arrêtée dans les arbres privés de leur écorce, aussi bien que dans ceux où la moelle était plus ou moins obstruée ou détruite.

Le fluide séveux monte non-seulement par les vaisseaux lymphatiques, mais encore par le tissu cellulaire allongé qui forme la masse du bois; il se répand ensuite de proche en proche dans les parties environnantes, soit par l'anastomose des vaisseaux, soit par une sorte d'exsudation. En traversant ainsi les couches du bois dans sa marche ascendante, la Sève lymphatique, qui n'est presque que de l'eau à l'étal de pureté, se mélange avec la Sève nourricière dont, au printemps, les diverses parties du végétal sont gorgées, et c'est ainsi que la Sève lymphatique ou ascendante peut devenir nourricière pour les bourgeons. Les expériences de Haies ont prouvé la force avec laquelle a lieu l'ascension des fluides dans une tige même d'un petit diamètre, puisque cette force agit avec plus de puissance sur le niveau du mercure contenu dans un tube qu'une colonne d'air égale à toute la hauteur de l'atmosphère. Bonnet a aussi fait quelques expériences pour connaître la rapidité avec laquelle la Sève peut s'élever dans les vaisseaux lymphatiques; en plongeant déjeunes pieds de haricots dans les liquides colorés, il a vu ces derniers s'y élever tantôt d'un demi-pouce en une demi-heure, tantôt de trois pouces en une heure, tantôt enfin de quatre pouces en trois heures.

Il résulte des expériences faites par le professeur Amici de Modène, avec son excellent microscope ,

que les fluides renfermés dans les aréoles du lissu cellulaire des plantes, se meuvent d'une manière tout à fait indépendante dans chacune des cellules ou des vaisseaux dont se compose le tissu végétal. Chaque cavité, dit cet habile physicien, constitue un organe distinct, et c'est dans son intérieur que le fluide se meut en tournoyant, indépendamment de la circulation particulière qui a lieu dans chacune des cavités adjacentes. C'est principalement sur les CItara viilgatis et ftexilis et sur le Canliiiia fiagilis, plantes aquatiques dont l'oiganisation se laisse plus facilement apercevoir il cause de la transparence de leurs parties, que le professeur de Modène a fait ses observations. Ce mouvement du fluide, dans chaque cavité du tissu cellulaire, ou dans chaque vaisseau, peut être aperçu à cause des particules colorées, qui nagent dans ce fluide. On voit ces particules, qui sont d'une extrême ténuité, remonter le long d'une des parois de la cavité; arrivées vers le diaphragme horizontal, qui sépare cette cellule de celle qui lui est superposée, elles changent de direction, suivent un cours horizontal jusqu'à ce qu'atteignant la paroi latérale opposée, elles descendent jusqu'à la partie inférieure où leur marche redevient horizontale pour recommencer ensuite de la même manière. II résulte de cette observation que, dans un même vaisseau ou wnt même cellule, il y a constamment quatre courants opposés, savoir ; un ascendant, l'aulre descendant et deux horizontaux. Une chose fort remar(iuable, c'est que la direction du mouvement dans chaque vaisseau ne semble avoir aucun rapport avec celle des tubes circonvoisins; ainsi quelquefois deux vaisseaux juxtaposés offriront le même mouvement, tandis que ceux qui les environnent auront dans le mouvement de leurs fluides une direction tout à fait opposée. Suivant le même observateur, on ne voit aucun globule mobile passer d'une cavité dans une autre. » Cependant, dit-il, je ne prétends pas établir que le suc renfermé dans un vaisseau ne pénètre pas, quand les circonstances l'exigent, dans les vaisseaux voisins. Je suis même persuadé que cette transfusion est nécessaire pour le développement de la plante; mais la partie la plus fluide et la plus subtile du suc est la seule qui puisse pénétrer invisiblement à travers la membrane par des pores que l'œil, armé du microscope le plus fort, n'est point encore parvenu à apercevoir. >' Quanta la cause de ces mouvements, quelques auteurs l'ont attribuée à l'irritabilité dont est douée la membrane qui forme les cellules ou les tubes végétaux. Mais le professeur Amici ne partage pas cette opinion ; il croit au contraire reconnaître la force motrice du fluide dans les granulations vertes, transparentes ou diversement colorées, tapissant les parois des tubes où elles sont disposées par rangées ou chapelets, et qui, par une action analogue à celle des piles vollaïques, impriment au fluide ses mouvements. Les grains verts, contenus dans les vésicules du tissu cellulaire, sont les organes que Turpin désigne sous le nom de glohuUne, et que Dutrochet considère comme les analogues du système nerveux des végétaux.

Mais quelle est la cause qui détermine l'ascension de la Sève? Comment ce fluide, aspiré par les racines,

psl-il ensuite porlé .jiisciu'aux pailles les plus supérieures (lu vésélal ? C'est ici que les opinions des pliysiologistes sont loin de s'accorder, cl c'est ici le point le plus obscur de l'histoire de la Sève, car, malgré les travaux sans nombre, dont cette partie a été l'objet, même dans ces derniers temps, cette question ne paraît point encore complètement résolue. Selon Grew, cette cause réside dans le jeu des utricules. Cet auteur, qui considérait le tissu végétal comme formé de petites utricules juxtaposées les unes au dessus des autres, et communiquant toutes entre elles, pensait que la Sève, une fois entrée dans les utricules inférieures, celles-ci, se contractant sur elles-mêmes en vertu d'une force d'irritabilité qui leur était propre, la poussaient dans celles qui leur étaient immédiatement supérieures, et (|ue, de proche en proche, et par un mécanisme semblable, la Sève s'élevait ainsi jusqu'au sommet du végétal. Cette opinion a depuis été reproduite par le célèbre De Saussure : selon ce physicien habile, la progression de la Sève est due à une contraction et à une dilatation successives des vaisseaux lymphatiques. Ces mouvements seraient mis en jeu par l'irritabilité des membranes du tissu végétal, et ce sont les sucs eux-mêmes qui, par leur présence, irriteraient les vaisseaux. Malpiglii, au contraire, attribuait ce mouvement d'ascension des fluides à leur ra réfraction et à leur condensation alternalives par le moyen de la chaleur. Ouel<iues-uns,. et entre autres Delaliire, qui croyait les vaisseaux lymphatiques munis de valvules analogues à celles qu'on observe dans les veines des animaux, ont pensé que la Sève montait en vertu de cette disposition analoniique. One fois absorbée par les racines, la Sève était ensuite poussée de proche en proche par celle qui était incessamment pompée par les radicules. Pèrault a émis l'opinion que la Sève était élevée dans les diverses parties du végétal par une sorte de fermentation.

D'autres, et en très-grand nombre, ont considéré l'ascension de la Sève comme un phénomène purement physique, et entièrement analogue à l'ascension des liquides dans les tubes capillaires. Mais cette opinion ne peut être admise; car si, en effet, l'ascension de la Sève était due exclusivement à la capillarité des vaisseaux dans lesquels elle circule, ce mouvement serait indépendant de la vie, et aurait également lien dans une branche morte qui se compose encore d'un grand nombre de tubes capillaires ; oi', c'est ce qui n'a pas lieu. Par consè(|uent la capillarité des vaisseaux n'est pas la seule cause qui fasse monter la Sève. Quelquesuns ont pensé (lue toute la force d'impulsion résidait dans toutes les racines, et que cette seule cause était assez puissante pour produire le phénomène de l'ascension, oubliant sans doute (|u'une branche, détachée d'un arbre et trempée dans un liquide, aspire l'eau, et n'a cependant pas de racine. Mais aucune de ces opinions ne paraît propre à expli(|uer le phénomène dans son entier. Il est un assez grand nombre d'auteurs qui ont pensé que les feuilles, par la large surface qu'elles offrent à l'évaporalion des sucs contenus dans le végétal, produisaient continuellement un vide qui appelait les sucs sévcux vers les parties supérieures. Il est vrai de convenir que cette cause doit

en effet agir très-puissamment sur le mouvement ascendant de la Sève. Mais on sait aussi que ce liquide monte avec une très grande force dans la plante avant qu'aucune feuille soit développée; il faut donc qu'une autre cause détermine cette ascension.

Dutrochet a, dans ces derniers temps, émis sur les mouvements des fluides une théorie extrêmement ingénieuse. Le hasard lui fît découvrir une propriété bien singulière dont jouissent les membranes organisées végétales ou animales. En observant au microscope les capsules ou apothécions d'une petite Moisissure, il vit sortir, par le sommet perforé de ces organes, de petits globules qui y étaient renfermés, et qui étaient évidemment les tporules. Mais à mesure que ces sporules sortaient par le sommet, l'eau dans la(|uelle plongeait la capsule pénétrait à travers ses parois et la remplissail; cette introduction de l'eau à travers la membrane se faisait même avec assez de force, pour qu'après l'entière expulsion des globules, Dutrochet aperçût une sorte de petit courant d'eau sortir de l'intérieur de la capsule qui néanmoins resta pleine. Un fait analogue se représenta bientôt à lui. Ayant placé dans l'eau la gaîne membraneuse qui recouvre le pénis du mâle dans la Limace, et qu'il laisse remplie d'une matière spermalifiue très-épaisse dans l'organe femelle, il vit que cette gaîne, qui est renflée dans son fond et surmontée d'un col étroil, se vidait petit à petit de la matière spermalique en même temps qu'elle se remplissait d'eau par son fond. Cette seconde observalion, entièrement semblable à la première, lui suggéra l'idée de tenter quelques expériences à cet égard. Il prit un cœcum déjeune Poulet, et, après l'avoir bien lavé, il plaça dedans une certaine quantité de lait; ayant fermé par une ligature l'extrémité supérieure, il le plongea dans l'eau. Au moment de l'immersion, le cœcum pesait, avec le lait qu'il contenait, cent ([uatre- vingt -seize grains. Vingt-quatre heures après, l'ayant retiré de l'eau, son poids était de deux cent soixante-neuf grains; par conséquent il avait gagné soixante-treize grains par l'eau qu'il avait introduite. L'ayant replacé dans l'eau, que l'on avait soin de renouveler soir et matin afin de prévenir sa corruption, douze heures après le cœcum pesait trois cent treize grains. Ainsi dans l'espace de trente-six heures, le cœcum avait introduit dans sa cavité cent dix- sept grains d'eau; et sa cavité, qui n'avait été primitivement qu'à moitié remplie, était actuellement complètement distendue par le liquide. Celte expérience , répétée un grand nombre de fois, eut toujours le même résultat, soit qu'on ait employé des membranes animales, soit qu'on se soit servi de membranes végétales, ainsi que le lit Dutrochet en remplaçant les cœcums de Poulet ou les vessies natatoires de Poissons, par des gousses de Baguenaudier. Celte introduction de l'eau à travers les parois des membranes n'a lieu que tant que cette membrane renferme un fluide plus dense que l'eau. Elle cesse de se montrer dès <|ue ce fluide a été repoussé hors de la cavité par l'introduction de l'eau. Ce phénomène est le résuUat d'une force particulière, d'une action physico-organique ou vitale, que l'auteur propose de désigner sous le nom iVeiidosiiiosc. Toules

GGl

les fois que deux liquides de densité dlfféreiile sojit séparés |)ar une membrane organisée, il s'établit entre eux un courant qui fait que le moins dense, attiré par celui qui l'est davantage, traverse la membrane pour se porter vers lui. L'auteur, en poursuivant ses expériences sur le même sujet, a été à même d'observer un autre phénomène qui complète celte première observation. Il a vu que lorsqu'on plonge un cœcum, ou toute autre cavité organique, remplie d'eau pure, dans un liquide plus dense, l'eau, renfermée dans la membrane, attirée par le liquide plus dense, traverse les parois de la membrane, pour se réunir au liquide d'une densité plus considérable. Ce phénomène , quoique s'excrçanl en sens inverse de l'endosmose, lui est entièrement semblable, puisque c'est toujours le passage d'un liquide moins dense à travers une membrane pour se réunir à un autre liquide plus dense. L'auteiirdonne à la force qui préside à ce phénomène le nom A'exosmose. Celte action, de même que l'endosmose, paraît être le résultat de l'électricité, et est entièrement analogue à celle que Porrett a obtenue par l'emploi direct del'électricilé galvanique. Ce physicien, dit Dutrochel, ayant séparé un vase en deux compartiments par un diaphragme de vessie, remplit d'eau l'un de ces compartiments, et n'en mit que quelques gouttes dans l'autre. Ayant alors placé le pôle positif de la pile dans le compartiment rempli d'eau, et le pôle négatif dans celui qui était à peu près vide-, l'eau fufpoussée au travers des parois de la vessie dans le compartiment vide, et elle s'y éleva à un niveau supérieur à celui auquel elle fut réduite dans le compartiment primitivement plein. Ce fait parait tout à fait analogue à ceux dont l'observation vient d'être rapportée.

Dutrochet fit une autre expérience qui le mil sur la voie pour établir la théorie nouvelle (|u'il a proposée sur l'ascension des fluides dans les végétaux. 11 pensa qu'en vertu de la force d'endosmose, il pourrait peutêtre faire monter un liquide dans un tube. Voici comment il fit cette expérience. Il prit un tube de verre ouvert à ses deux bouts; son diamètre intérieur était de deux millimètres, et sa longueur de trente-deux centimètres. Au moyen d'une ligature, il fixa autour de l'extrémité inférieure l'ouverture d'un cœcum de Poulet rempli avec une solution d'une partie de gomme arabique dans cinq parties d'eau. Le cœcum fut plongé dans l'eau de pluie, et le tube maintenu élevé verticalement au-dessus. Bientôt le cœcum devint turgide, c'est-à-dire qu'il se gonfla, et le liquide qu'il contenait ne tarda pas à monter dans l'intérieur du tube. Celte ascension s'opéra avec une vitesse de sept centimètres par heure; et, quatre heures et demie après, le liquide, parvenu au sommet du tube, déborda par son ouverture et s'écoula au dehors. Cet écoulement, après avoir duié pendant un jour et demi, s'arrêta; et bientôt après le liquide commença à baisser dans le tube, par suite de l'altération qu'avaient éprouvée le liquide contenu dans le cœcum et le cœcum lui-même. Celte expérience fut ensuite répétée avec un tube de cinqmillimèlres de diamètre intérieur, et présenta les mêmes résultats.

L'auteur a fait l'application des principes qui décou-

0 niCT. DES SCIENCES !V\T.

lent de ces expériences à la statique îles fluides dans les végétaux. Selon lui, l'ascension de la Sève est le résultat de l'endosmose. C'est elle, dit-il, qui produit en même temps la progression de la Sève par hii/jutsion et sa progression par adfluxion. Les spongioles des racines sont les organes dans lesquels la Sève ascendante reçoit l'impulsion qui la porte vers les parties supérieures du végétal. Ces organes, siège exclusif de l'absorption de l'eau, sont très-turgides, et ne le deviennent plus par le seul effet de leur capillarité, quand, ayant subi une certaine dessiccation à l'air libre, elles sont ensuite replongées dans l'eau. Ceci prouve que leur état turgide dépend de l'endosmose et non de la simple capillarité. Environnées d'eau, les spongioles l'introduisent sans cesse dans l'intérieur des cellules qui composent spécialement leur tissu. Cette eau, sans cesse introduite par l'endosmose et accumulée avec excès dans les organes qu'elle rend turgides, ne trouve point, comme dans les feuilles, un moyen d'évacualion par l'évaporalion. Dès lors il en doit résulter un mouvement d'impulsion qui chasse l'eau dans les tubes ascendants de la racine et de la tige. L'eau, affluant sans cesse dans les spongioles par l'effet de l'endosmose, chasse vers les parties supérieures l'eau précédemment introduite. Telle est la cause de cette pression considérable à laquelle est soumise la Sève ascendante de la Vigne dans ses canaux, pression supérieure à celle de l'atmosphère, ainsi que l'ont prouvé les expériences de Haies, répétées par Mirbel et Chevreul. Cet état de pression de la Sève existe, quoique d'une manière moins marquée, dans tous les végétaux. Quant à la progression de la Sève par adtluxion, que l'on suppose une lige coupée et plongée dans l'eau par sa partie inférieure, les cellules et les vaisseaux situés à la surface des feuilles, perdant par l'évaporalion une partie des fluides qu'ils contiennent, l'endosmose continuellement active de ces organes remplit le vide par l'introduction des fluides empruntés aux organes voisins, et cette action, qui opère l'adfluxion de la Sève vers les feuilles, s'étend de proche en proche jusqu'à Ja base de la lige qui trempe dans l'eau. L'endosmose des feuilles, et en général des parties molles et herbacées du végétal i|ui. comme les feuilles, demeurent turgides, tend sans cesse à introduire dans les petites cavités organi(|ues, les fluides fournis par les tubes dont les extrémités ouvertes plongent dans l'eau. Ainsi c'est par une sorte de succion (si toutefois il est permis de se servir de cette expression inexacte) que l'eau du vase est déterminée à monter dans les tubes de la tige, qui peuvent être, et qui souvent sont très-probablement inertes dans cette circonstance.

Telle est en abrégé la théorie nouvelle que Dutrochel propose pour expliquer l'ascension des fluides séveux des racines vers les parties supérieures de la plante. C'est une hypothèse nouvelle ajoutée à toutes celles que l'on a déjà émises sur ce sujet important; mais elle ne paraît pas plus propre que les antres à expliquer à elle seule tous les phénomènes de cette fonction dont le mécanisme semble encore peu connu. Richard a aussi émis une opinion sur ce point encore obscur de la physiologie végétale; il pense que l'ascension de

la Sève ne dc^pend pas, ainsi ([iie l'ont voulu la plupari des physiologisles, d'une cause simple el uniijue, mais qu'elle est le résullat de plusieurs aciions combinées. Ainsi l'extrême ténuité des tubes dans lesquels la Sève se meut, lui parait être dans la condition des tubes capillaires, et dès lors il ne voit pas comment on pourrait raisonnablement refuser aux tubes vègélaux une propriété qui est si évidente et si générale dans les tubes inerles. Mais il n'admet pas, comme certains auleurs, que la capillarité soit l'unique cause de l'ascension des fluides lymphatiques absorbés par les racines. 11 en est de même de l'aclion exercée par les feuilles. Nul doule que par l'évaporalion qui a lieu par leur surface et par le vide qui en résulte incessamment, la Sève ne soit puissamment appelée vers les parties supérieures de la plante. El d'ailleurs ici, comme dans la plupart des autres fondions des animaux et des végétaux, Richard est bien forcé d'admeltre une force inconnue, puissante, active, résullat de l'organisation et de la vie qui préside à ces fondions, qui en est l'agent immédiat et indispensable, et que l'on désigne sous le nom de force vitale. Mais indépendamment de ces différentes causes qui résident dans le végétal luimême, qui sont le résullat de son organisation, de son état de vie, plusieurs circonstances extérieures et accessoires tendent aussi à faciliter celle fonction ; telles sont enlre autres la température, l'aclion de la Inmière et du fluide électrique. Ainsi on sait qu'en général une température chaude favorise singulièrement le cours de la Sève. Pendant l'hiver l'arbre est gorgé de sucs qui sont dans un état slalionnaire. Le printemps, en ramenant la chaleur, détermine l'ascension des sucs. La lumière et le fluide électrique ont aussi une influence marquée sur les phénomènes de la marche de la Sève. Tout le monde a remarqué que, quand l'atmosphère resle longtemps chargée d'éledricilé, les vègélaux acquièrent un développement plus rapide et plus considérable, ce qui annonce nécessairement que la Sève a un cours plus prompt et plus puissant.

On vient de voir la marche que la Sève suit en montant des racines jusqu'au sommet des différenles parties du végétal. Arrivés dans les feuilles, les fluides lymphatiques s'y répandent et y éprouvent différentes èlaborations qui les convertissent en sucs nourriciers. Ainsi ils perdent une assez grande quantité d'eau par le moyen de la Iranspiralion ; eau qui, dans le plus grand nombre des cas, se répand en vapeurs dans l'atmosphère a mesure i|u'elle se forme, et qui, dans d'autres, s'amasse sous la forme de petites goutteletles. La Sève rejette aussi, par le moyen des feuilles, des substances gazeuses, comme de l'Oxygène ou de l'Acide carbonique, ce qui forme Vexpiration végétale. Mais d'uu autre côté elle se trouve, dans les feuilles, mise en contact avec l'air atmosphérique, et y éprouve un changement encore peu connu, mais analogue à celui que le sang éprouve dans le tissu des poumons. C'est après avoir subi ces èlaborations diver-ses, qui exercent une influence bien marquée sur sa composition intime el par conséquent sur son mode d'action, que la Sève, ayant acquis toutes les qualités propres à la nutrition el suivant une marche inverse, desceiui des

feuilles vers les racines. C'est ce (|ui constitue la Sève descendante nu nutritive, dont il faut maintenant étudier les phénomènes.

Une foule d'expériences et de fails bien constatés ont prouvé l'existence d'un double mouvement en sens opposé de la Sève dans les végétaux. La Sève, que l'on a vu monter par les couches ligneuses les plus voisines de l'étui médullaire, redescend ensuite par l'aubier et l'écorce des parties supérieures du végétal jusque vers les racines. Ce mouvement descendant est prouvé par l'expérience elpar les phénomènes sensibles de la végétation. Si l'on fait au tronc d'un arbre dicolylédon une forte ligature, on verra se former au-dessus de cette ligature un bourrelet circulaire, qui deviendra de ]ilus en plus saillant. Celle expérience prouve : 1" qu'il y a accumulation de fluides nuli ilifs au-dessus de la ligature, et que par conséquent ces fluides descendaient des parties supérieiu'es vers les inférieures; 2» que ces fluides cheminaient par la partie externe du végétal, puisqu'il n'y a que les couches extérieures sur lesquelles puisse s'exercer la pression de la ligature; ô" enfin que la Sève ascendante ne monte pas par les couches externes du végétal, sans quoi le bourrelet circulaire se serait développé au-dessous et non audessus de la ligature.

La Sève descendante renferme les matériaux nutritifs de la plante. Dntrochet pense que ce sont les trachées qui sont destinées à rapporter les fluides nourriciers des feuilles, ù les répandre dans les différentes parties du végétal, à leur fournir les principes nécessaires ù leur nutrition el à leur développement. L'existence de la Sève descendante esl encore prouvée par l'examen attentif du phénomène du bourrelet annulaire qui se forme au-dessus d'une ligature. Toute la partie de la lige placée au-dessous du bourrelet cesse de s'accroître, et l'on ne voit aucune nouvelle couche ligneuse se développer, d'où il résulte nécessairement que c'est la Sève descendante qui fournit les principes nécessaires à son accroissement. En effet, à mesure que la Sève élaborée descend ainsi du sommet du végétal versia racine, en traversanirécorceelles couches d'aubier, elle dé|iose, dans l'intervalle qui sépare ces deux organes, une matière fluide visqueuse qui, par les progi'ès de la végétation, s'organise et se convertit insensililement en une nouvelle couche d'aubier et d'écorce. C'est cette matière, que l'on a désignée sous le nom de Cambium, qui joue un rôle si important dans l'accroissement en diamètre des végétaux dicotylédons.

Indépendamment de la Sève descendante, on trouve dans certains végétaux des sucs colorés d'une nature parliculière suivant chaque végétal, et (|u'on désigne sous le nom de sucs propres; tels sont les sucs blancs et laiteux des Euphorbes, des Figuiers, le suc jaune des Chélidoines, le suc rouge des Sanguinaires, les sucs gommeux et résineux qu'on observe dans un si grand nombre de végétaux. La plupart des physiologistes ont confondu ces sucs propres avec la Sève descendante, mais ils en sont fort distincts, et j>araissent être plutôt le résultat d'une sécrétion parliculière, mais dont le principe et le mécanisme ne sont point encore parfaitement connus.

Dans les climals lempérés, le moiivemeiil proginssif de la Sève se fait ù deux époques différenlesde l'année. Indépendamment du mouvement ascensionnel de la Sève au piintcjnps, on voit vers la fin de Télé un nouveau mouvement s'opérer dans la marche des lluides <|Ui se répandent entre le bois et l'écorce. C'est ce (jui constilue la Séce d'août ; aussi à cette époque peut-on greffer les arhres en écusson, parce que l'écorce se trouve en quelque sorte détachée de l'aubier par une nouvelle couche de cambium. De Saussure a observé que ni la chaleur, ni le froid, ni l'état actuel de l'atmosphère, ne retardent ni n'avancent l'époque de ce mouvement, ce qui semble démontrer que, de même i|ue pour la Sève du printemps, la cause de ce mouvement est tout à fait intérieure. Ces deu-K périodes, distinctes dans la marche des fluides nourriciers, ne se remarquent pas dans les régions interlropicales,où la Sève est continuellement en mouvement. .4ussi les arbres de ces pays ne peuvent-ils pas être greffés en écusson. Dans les arbres de nos climals, la Sève du printemps correspond avec l'évolution des bourgeons, et celle d'août avec la formation des bourgeons qui doivent se développer l'année suivante, ce qui semble établir un rapport intime entre ces deu.\ i)hènomènes.

SÉVÉRITÉ, nm. Substance terreuse, demi-transparente ou opai|ue, jaunâtre ou bleuâire, à cassure conchoîdc, composée de Silice, 51 ; Alumine, 22,5; Eau, 26,5. On la trouve à Saint-Sévère, en France, dans un sol arénacé, supérieur au Gypse tertiaire.

SÉVOLE. DOT. /^. Sc,€VOtE.

SEXES. looL. BOT. Ce mot s'entend sous deu.x acceptions différentes : tantôt on l'applique aux organes spéciaux, à l'aide desiiuels s'effectue la génération, et qui sont distingués en organes sexuels mâles et en organes sexuels femelles, tantôt aux différences d'organisation que l'existence de ces organes entraîne avec elle chez les individus qui les présentent, et c'est dans cette dernière acception que l'on dit un individu du Sexe mâle, un individu du Sexe femelle ou féminin. Les végétaux sont comme les animaux pourvus d'organes sexuels, et par conséquent de Sexes; chez eux la génération s'effectue au moyen de deux appareils d'organes, l'un mâle nommé étaminc, et l'autre femelle appelé pistil. Ce n'est que dans le seizième siècle que Canierarius et Grew, à peu près à la même époque, reconnurent par l'expérience quels étaient les usages des diverses parties de la fleur, et en particulier des étamines et du pistil. Depuis celte époque, presque tous les naturalistes conviennent de l'analogie de fonctions qui existe entre l'élamine et le pistil des végétaux et les organes sexuels des animaux. Cependant quelques botanistes, cl même assez récemment, ont voulu nier l'existence des Sexes dans les plantes. Selon eux, la formation de l'embryon, c'est-à-dire du corps organisé qui, en se développant, doit former un nouveau végétal, et qui, sous tous les rappoi ts. est analogue au fœtus animal, n'a pas besoin d'une fécondation préalable, et se développe comme les autres parties du végétal. Mais l'expérience a tant de fois prouvé le contraire de cette assertion, qu'on a peineà concevoir qu'elle ait pu êlrc repiodnile de nouveau. Néanmoins, il faul con-

venir que, dans les végétaux aussi bien que dans les animaux, la reproduction n'a pas uniquement lieu par le moyen de foetus ou d'embryons fécondés. Ainsi, l'on sait que, dans le règne animal, dans les animaux rayonnés, où l'organisation est le plus simple, les organes des Sexes ne sont point apparents, et l'animal se reproduit, soit par le moyen de ses apjiendices latéiaux, qui se séparent pour constituer chacun un nouvel individu, soit par le moyen de gemmes ou de bourgeons qui se développent sur sa surface et s'en détachent ensuite pour former d'autres êtres entièrement semblables, et perpétuent ainsi l'espèce.

Il en est de même dans les végétaux. On voit dans les classes inférieures, dans les Algues, les Champignons, les Mousses, elc, la reproduction avoir lieu sans l'existence d'organes sexuels; ce sont des sortes de gemmes ou de bourgeons qui ont reçu les noms de sporules ou de gongyles, qui reproduisent les nouveaux individus; mais ces corps se sont développés et ont acquis toute leur perfection sans l'action d'organes sexuels qui, en effet, n'existent pas dans ces végétaux; de là le nom (i'agaiiies sous lequel ils sont désignés.

Dans les animaux, les organes sexuels appartiennent chacun à un individu, en sorte que l'espèce se compose de deux individus : l'un mâle et l'autre femelle. Les exceptions à celte disposition sont très-rares, et ne s'observent que dans les animaux d'un oidre inférieur, qui réunissent sur le même être les oiganes mâles et les organes femelles, c'est-à-dire qu'ils sont hermaphrodites. Le contraire a Heu dans les végétaux, c'està-dire que les organes des deux Sexes sont non-seulement placés sur le même individu, mais que le plus souvent aussi ils sont réunis dans la même Meur. Quand cette dernière disposition a lieu, c'est-à-dire quand les étamines et les pistils se trouvent réunis dans la même fleur, on dit alors que celle fleur, et par suite la planle à laquelle elle apparlient, sont hermaphrodites; si, au conlraiie, les organes mâles et les organes femelles sont séparés dans des fleurs distinctes, ces fleurs sont dites tiiiisexuévs ; et suivant que les fleurs mâles et femelles sont réunies sur un même pied ou suivant qu'elles sont portées sur deux individus séparés, les espèces dans lesquelles on observe ces dispositions sont appelées monoïques ou dioïques. A'. Éta- MiNE, Pistil, Gékëration, elc.

SEY. POIS. Espèce du genre Gade. F. ce mot.

SEYBEUTITE. mm. T. Seibebtite.

SEYMERIE. Seymeria. bot. Genre de la famille des Scrophulariées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Pursh {Flor. Amer., siippl., 2, p. 737) et qui est le même que VAfzelia de Walter dont le nom a été transporté à un autre genre par Smith. Voici les caraclères de ce genre : le calice est à cinq divisions très-profondes; la corolle est campanulée et rotacée à sa base, divisée en cinq lobes arrondis, entiers et presque égaux. Les quatre étamines sont à peine inégales, presque sessiles, insérées près de l'orifice du tube de la corolle; les anthères sont oblongues et nues; le style est décliné. La capsule est ovoïde, renflée, algue, à deux loges s'ouvrant par le sommet, en deux valves. Ce genre, très-voisin du Gerordia. dont il dif-

(ire par sa corolle presque plane et rolacée, à lobes presque égaux, se compose de trois espèces orij;iiiaires (le l'Amérique du nord. Ce sont des plantes herbacées, ayant des feuilles opposées et pinnatifides. Dans une espèce, et peut-être dans toutes, on trouve le rudiment d'une cinquième étamine, ce qui, selon Pursh, établit quelques rapports entre ce genre et les genres Celsia et yerbascum de la famille des Solanées.

SIIAL. Sxtwilontis. pois. Cuvier a formé ce genre au.\ dépens des Silures, groupe desMalacnptérygiens abdominaux, dans la famille des Siluroïdes, dont les caractères sont ; museau étroit; dents très-aplaties latéralement, en crochet, di-^posées par paquets que supportent des sortes de pédicules ; un casque rude sur la tête, qui se continue avec une plaque osseuse, et va jusqu'à l'épine dorsale; celle dernière robuste, ainsi que celles qui arment les pectorales; barbillons inférieurs et parfois sur les côtés du maxillaire inférieur. Les Shals habitent les eaux douces des fleuves d'Afrique, tels que le Nil et le Sénégal. Leur chair est mauvaise. Le nom de Synodontis, que leur a donné Cuvier, est celui que portait chez les anciens un Poisson aujourd'hui inconnu. Le nom de Shal leur est donné dans la Basse-Égypie, tandis que dans la haute on les nomme Gurgur. Les espèces constituant ce groupe sont : Siliirus c/aiias, Hasselq.; Siliinis Shal, Sonnini, Voy., pi. 21, (îg. 2; Pimelodiis claiias, GeofF. St.-Hilaire, pi. 13, fig. 3 et 4, Egypte; Pimelodiis Synodontis, Egypte, pi. 12, fig. 5 cl 6; Pimelodiis membmimceus, Egypte, pi. 1.5, fig. 1 et 2. Tous les trois décrits par Isidore Geoffroy, p. 156 et suiv. de son Histoire des Poissons du Nil et de la mer Rouge, tirée à part dans le format in-8o.

Le groupe des Bagres se rapproche plus des Shals que des Silures proprement dits, par les dents de la mâchoire supérieure, disposées sur deux bandes transversales et parallèles, par une vomérienne et une inlermaxillaire ; leur crâne assez lisse, et la plaque de la nuque plus petite.

Les Bagres sont africains; les principales espèces sont : l'Abouréal, Pimelodiis avrafns, GeofF., pi. 4, fig. 3 et 4, Egypte; le Bayad fitilé. Païens bayad, GeofF., Egypte, pi. 15, fig. 1 et 2; le Bayad docmac, Porcus docmac, Geofl'., Egypte, pi. 15, fig. 3 et 4; Silitriis docmalc , Forskahl. On y joint le Silure Bagre, L.,Bloch,7G.

Le sous-genre Doras, de Lacépède, difFère peu des Shals; en voici les principaux caractères distinctifs : ligne latérale cuirassée par une rangée de pièces osseuses, relevées chacune d'une épine ou d'une carène saillante; épines dorsale et pectorales très-fortes et puissamment dentelées; casque âpre, se continuant jusqu'à la dorsale; toutes les dents en velours. Quelques espèces ont des dents vomériennes.

Les espèces typiques de ce sous-genre sont \f. Silrirus costatits, L., Bloch, pi. 376, ou Calaphractiis jlmericaniis de Catesby; le Silurus cariiialiis, L.

SHALLONIUM. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, dans la famille des Éricacées, n'a été admis que comme section du genre Epinœa , de Linné.

SIIAN-llU. OIS. Espèce du genre Merle. /'. ce mol.

SHAWIE. Shaivia. bot. Genre de la famille des Synanlbérées. apparlenant probablement à la tribu des Vernoniées, établi par Forsler. Caractères : calatbides lanlôt pédonculées et isolées, tantôt sessiles et fasciculées; involucre composé de folioles régulièrement imbriquées, appliquées, coriaces, extérieurement glanduleuses : les extérieures courtes et ovales, les intérieures longues et lancéolées ; réceptacle petit, nu, uniQore; corolle courte, infundibuliforme, à limbe quinquéfidc et linéaire; style à stigmate bifide, étalé; fruit oblong, presque cylindracé, velu, presque tomenteux, muni d'un bourrelet basilaire et d'une aigrette composée de poils roussâtres. Le genre Shaivia a été cilé par De Candolle (Prodrom. Sfst. /^erjet., vol. 2, p. 3) comme le même que le Turpinia de Bonpiand; mais Cassini regarde ces deux genres comme trèsdistincts et n'ayant que des analogies apparentes.

Shawie panicolée. Shawia paniculala, Forst. C'est un arbre rameux,à rameaux étalés, blanchâtres, garnis de feuilles alternes, pétiolées, ovales-oblongucs, trèsentières, onduleuses, obtuses, vertes et glabres en dessus, lomenteuses et blanchâtres en dessous. Les fleurs sont disposées en panicules axillaires et terminales. Cette plante est originaire des îles de la mer du Sud.

SHEFFIELDIA. bot. Le genre établi sons ce nom, par Forsler. a été réuni au Samolus. V. Sahole.

SHELTOPUSIK. rept. Espèce du genre Uystéropeou Bipède.

SHÊPHERDIE. Shepherdia. bot. Genre de la famille des Éléagnées, élabli par Nuttall (Gcn. of. Norih. Amer. Plant.) pour V Hippophac Caiiadensisde Linné, cl que Richard a caractérisé de la manière suivante dans sa monographie de la famille des Éléagnées (Mém. Soc. Hist. nal. Par., t. i): les fleurs sont unisexuées et dioïques; les mâles se composent chacune de huit étamines, et sont disposées en chatons globuleux etécailleux; les femelles forment des sortes de petites grappes au sommet des rameaux; leur calice offre un tube ovoïde, un limbe à quatre divisions planes et aiguës ; l'entrée du tube du calice est garnie de huit grosses glandes arrondies et saillantes, qui la masquent en grande partie; le fruit est crustacé, monosperme, indéhiscent, ovoïde, recouvert par le tube du calice qui devient charnu et forme une sorte de noix.

Shépberdie de Cakada. Shepherdia Canadensis, Nutt., lac. cit., Ricb., Monogr. Éléagn., t. xxiv, fig. 3. C'est un arbrisseau à feuilles opposées, ayant ses rameaux terminés en pointe épineuse; ses feuilles sont oblongues, aiguës, glabres supérieurement, couvertes à leur face inférieure de petites écailles brillantes et ferrugineuses.

Shépberdie argentée. Shejiherdia ar(jentea,T^ultall, loc. cit.; Hippophae argentea, Pursh. Arbre de moyenne grandeur, ayant ses rameaux épineux, ses feuilles opposées, oblongues, obtuses et couvertes sur leurs deux faces d'une sorte de duvet écailleux et argenté. Elle croît, ainsi que la précédente, dans l'Amérique du nord.

SHEP-SHEP. OIS. Espèce du genre Bruant.

Wi.J

SUtHARDlE. Shetaidia. coi. Geiiie ih- l^i famille (les Riibiacées et de la Télrandiie Monogynie. L., appartenanl ù la (rlliu des Aspénilées, el se dislinguanl par les caraclères suivants : le limbe du calice esl à six divisions subtilécs, dressées, persistantes, dentées et comme épineuses sur les bords. La corolle est monopétale, infundibuliforme, ayant le tube assez long et Irés-grêle; le limbe a quatre lobes égaux ; lus étamines, au nombre de quatre, sont de la même longueur que la corolle, mais saillantes à travers les incisions du limbe; les anthères sont ovoïdes; les filets sont capillaires et insérés au tube. L'ovaireest surmonté d'un style simple à sa base, bifide à sa partie supéi'ieure, dont chaque division porte un stigmate. Le fruit se compose de deux coques indéhiscentes, monospermes, couronnées par les lobes du calice, d'abord unies entre elles par leur face interne, qui est presque plane et marquée d'un sillon longitudinal, qui aboulit intérieurement à un petit tubercule perforé. La face extérieure est convexe et tuberculée; le péricarpe est mince, immédiatement a|q>lii|ué sur la graine avec laquelle il est adhérent. L'cndosperme est corné; il contient un embryon cylindrique et un peu courbé devant l'ombilic. Ce genre se distingue des Galium par sa corolle filiforme et son fruit à deux coques distinctes et couronnées par le calice ; des Aspérules, par son fruit couronné et à deux co(iues qui se séparent l'une de l'autre.

Shéraroie des cuamps. Sheraidia uroeitsis, L. Sa racine est annuelle; sa tige est herbacée, rameuse, haute de six à huit pouces, garnie de feuilles lancéolées, verlicillées, hérissées de poils roides; ses fleurs sont purpurines ou bleuâtres, ramassées en ombelles coleretlées au sommet des liges. Très - commune en Europe.

Sbérardie frctiqcedse. Sltemnlia friilicona , L. C'est un arbuste dont les rameaux sont légèrement tétragones, garnis de feuilles étroites, lancéolées, glabres, roulées en leurs bords, et verticillées par quatre; les fleurs sont blanches, sessiles et axillaires. De l'ile de l'Ascension.

SHISTURE. ,?/»'«<(«•«*. iNTEST. Rudolphi a établi sous ce nom un genre de Vers intestinaux qu'il caractérise ainsi : corps allongé, cylindrique, divisé, bifide en arriére et terminé en avant par une trom|)e. On ne connaît encore (|u'une espèce, le Shisture paradoxal, Shisturus païadoxus, Rud. Ce genre et l'espèce qu'il renferme ont été fondés sur une figure assez incomplète el une description données par Redi (Opitsc. Phys., pari, ô , de ylnimalcu/is vivis quce in coi p. Jnim. viv. repeiiitntitr, p. 249, pi. 20, fîg. 1-4). Cet animal singulier est encore trop incomplètement connu pour qu'il soit possible de lui assigner des caractères certains. On l'a trouvé dans l'estomac el les intestins du Poisson Lune, Tetiodon Mola.

SfllTNlK. MAJi. F. Chit.iik:.

SHORÉE. Shorca. bot. Roxburgli avait envoyé en Angleterre, sous le nom de Shoiea rohtista, le fruit d'un arbre de l'Inde que Gœrtner fils décrivit et figuia dans sa Cari)ologie, p. 47, lab. 186. 11 donna plus tard {Corom., ô, p. 10, lab. 212) une description complète de cette plante remarquable, qui forme un genre nou-

veau de la Polyandrie Monogynie, L., et voisin du Dipterocarpus de Gferlner fils, ou du Pleiyglum de Corréa. Le SUorea robiista est un arbre qui croît dans les montagnes de l'Inde septentrionale. Son tronc est épais et élevé, car on en fait des solives qui ont jusqu'à trente pieds de long sur deux pieds d'équarrissagc. Ses feuilles sont alternes, portées sur de courts pétioles, entières, cordiforraes, glabres et d'une consistance ferme; elles sont munies de stipules caduc|ues et de petites glandes. Les Heurs sont nombreuses, grandes, d'un jaune pâle, accompagnées de petiles bractées el disposées en une panicule très-rameuse, située au sommet des branches. Cha(|ue Heur offre un calice infère, persistant, à cinq sépales inégaux, qui s'accroissent et se trajisforment en cinq grandes ailes enveloppant le finit; une corolle à cinq pétales ovales-lancéolés, trois ou quatre fois plus longs que le calice avant son accroissement; des étamines, au nombie de vingt-cinq à trente, plus longues que le calice et insérées à la base de l'ovaire; un ovaire conique, surmonté d'un slylc subulé, persistant, et d'un petit stigmate; un fruit capsulaire ovale, pointu, enveloppé par les folioles du calice, à une seule loge, et contenant une graine ordinairement solitaire, ou rarement deux. Le bois de cet aibre est d'un usage général au Bengale pour la fabrication des poutres et soliveaux; sa couleur esl brune, luisante, uniforme, et son grain très-serré. Cependanl il ne parait pas très-durable, et sous ce rapport il esl bien inférieur au bois de Teck, qui est le premier de tous les bois de charpente pour la force el la résistance.

SHORLITE. MIN. Kirwan a décrit sous ce nom un minéral qui parait être la même chose que la Pycnite.

SHORTIE. Shoitiu. bot. Genre de la famille des Gesnériacées, établi par Gray, qui le caractérise ainsi : calice composé de cinq folioles imbriquées, écailleuses, striées, persislautes : les extérieures ovales, les intérieures oblongues. Le fruit est une capsule subglobuleuse, couronnée |)ar les vestiges du style filiforme et persistant; elle est plus courte que le calice, à trois loges, s'ouvrant par trois valves, au milieu desquelles sont attachées les cloisons; trophosperme central grand et persistant; semences assez nombreuses et petites; embryun cylindrique, recliuscule, plus court que l'albumen. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce; c'est une petite plante herbacée, en gazon, vivace, glabre; les feuilles sont longuement péliolées, arrondies, subcordées, avec le sommet ordinairement relus, crénatodenlelé, avec les dentelures mucronées. La hampe est uniflore, nue, avec une bractée écailleuse vers le sommet. De l'Amérique boréale.

SHULZIA. BOT. Sous ce nom, Raffinesque-Small2 (Journ. de Botanique, i, p. 219) a décrit fort imparfaitement un genre de la famille des Orobanchées et de la Didynamie Angiospermie, L., auquel il a imposé les caraclères essentiels suivants : calice persistant, à deux divisions; corolle lubuleuse, à deux lèvres: la supérieure bifide, l'inférieure enlière; quatre étamines didynames; ovaire supère; sligmale sessile; capsule uniloculaire, bivalve, renfermant un grand nombre de graines. Le Shiilzia obolarioides est une plante i feuilles opposées, sessiles el ovales; à fleurs disposée»

en épi, el iminies de l)raclées qui leiifermeiU chacune trois Heurs. Celle plante croit dans la Pensylvanie.

SHUTÉRIE. .'^Vttitcrw. bot. Dans leur Pindr. Flor. Penins. Ind. or., i, 207, Wiglil et Arnott ont créé ce (jenre de la famille des Légumineuses, pour une plante de l'Inde, décrite par Wallicli , dans son PI. Us. rar., m, p. 22, t. 241, sous le nom de Glycine involiiciatum. Cette plante, que les auteurs du genre nouveau ont été à même de bien examiner, leur a paru avoir des rapports de caractère non moins grands avec les genres Galaclia et Clilon'a qu'avec celui des Glxcine dont le plus grand rapprochement consiste plutôt dans l'habitus. Eu conséquence, ils en ont formé un genre nouveau; ses caractères sont : fleurs très-petites, entourées de hractéoles etstlpellées plus grandes; calice subtubuleux, à quatre divisions imbriquées et acuminées : la supérieure fort large, les deux latérales un peu moindre et la dernière ou l'inférieure très-longue; étendard de la corolle exappendiculé; ailes oblongues, légèrement adhérentes à la carène qui est ovalo-oblongue , un peu recourbée, un |)eu plus grande que les ailes, plus courte que l'étendard, avec ses pétales soudés par le dos vers le sommet; étamine vexillaire entièrement libre et non géniculée; ovaire subsessile,pluriovulé ; style filiforme, recoiiibé, glabre, terminé par un stigmate très petit. Le fruit est un légume sessile, linéaire et comprimé, renfermant des semences orbiculaires ou un peu réniformes.

Il ne faut pas confondre avec ce genre celui qu'a proposé sous le même nom, le professeur Choisy, dans le sixième volume des Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Genève, et qui est la même cimse que le genre Palmie. (^. ce mot.

SHCTTLEWORTHIA. bot. Ce genre de la famille des Verbénacées, produit par Meisner (Gen., pi. 298), est le même que le genre Uwaroioia, de Bunge.

SIACOU. OIS. PourSayacou. K. ce mot.

SIAGONANTHE. Slagonanthns. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Poppig el Endiicher, avec les caractères suivants : périgone ringent, dont les folioles extérieures latérales sont étendues, soudées par la base avec le pied du gynostème; les intérieures sont dressées, de même que celle qui forme le sommet du périgone; labelle entier, ascendant, brisé par le milieu, onguiculé, articulé avec le pied du gynostème qui est élancé dès sa base, en massue, arqué; anthère biloculairo. charnue; deux masses polliniques, bilobées postérieurement; caiidicule courte, attachée à la glandule qui est deltoïde.

SiAGONANTHE DO PÉROD. Siagotianlkus Peiuvianus. C'est une plante épiphyte, pseudobulbifère, pourvue de pédicelles axillaires, fascicules, uniflores.

SIAGONARRHEN. BOT. L'une des nombreuses sections établies par Bentham, dans le genre Hyplis, de la famille des Labiées; cette section avait d'abord été proposée comme genre distinct par Martius.

SIAGONE. Siagona. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, section des Bipartis, établi par Lalrcille avec ces caractères : corps Irès-déprimé; tête assez grande, presque carrée, assez plane, munie d'un

sillon transversal à sa partie postérieure. Antennes presque sétacées, un peu moins longues que le corps, composées de onze articles ; ces articles, ù l'exception du premier, sont à peu près de même longueur; le premier allongé, conique; le deuxième et le troisième presqueconiques; les autres cylindri(iues. Labre transverse, un peu avancé, presque coupé carrément, dentelé à sa partie antérieure. Mandibules fortes, un peu avancées, arquées, ayant à leur base une assez forte dent. Palpes peu allongées; le dernier article des maxillaires extérieures allant un peu en grossissant vers l'extrémité; palpes labiales ayant le même article fortement sécuriforme. Menton très-grand, inarticulé, sans suture, recouvrant presque tout le dessous de la tête, très-fortement échancré, ayant dans son milieu une dentbifide. Corselet presque en cœur, échancré en devant, un peu prolongé postérieurement, séparé des élylres par un étranglement. Abdomen ovale; pattes de longueur moyenne ; cuisses assez fortes; jambes antérieures sans dents au côté extérieur, fortement échancrées intérieurement; articles des tarses entiers, le dernier le plus grand de Ions. Ce genre avait été confondu avec les CiicnJKs et les Galerita, par Fabricius; il se compose d'espèces propres à l'Afrique cl aux Indes orientales.

SiAcoivE RUFiPÈDE. Siagona riifipes, Lalr. . Gen. Cnisl. et Ins., etc., pi. 7, fîg. 9; Ciiciijiis nifipes , Fab. Longue de sepl lignes; d'un noir brunâtre, ponctuée. Élytres planes, ovales, rélrécies à la base; antennes et pieds roux. De Barbarie.

SiAGONE d'Ecrope. SiagotM Europœa, Dej., Spec. des Col., t. Il, p. 4C8, Supp. Longue de quatre ù cinq lignes, d'un noir brunâtre; tète et corselet ayant des points épars; élytres presque planes, presque ovales, ponctuées; antennes et pattes d'un brun roux. Cette espèce a été trouvée en Sicile par Lefebvre.

SIAGONIA. POIS. Raffinesque a proposé sous ce nom sa dix-neuvième famille de Poissons, caractérisée par des mâchoires allongées el dentées, comprenant les genres Scombrésoce de Lacépède, les Bclones elles Notacanlhes.

SIAGONIE. Siagoniiim. ins. Kirby donne ce nom (/«//•. to Eiilom.) t. I, 3) à un genre de Coléoptères brachélytres, que Lalreille a publié sous le nom de Prognathe, f . ce mol.

SIAGONITES. INS. Nom donné à un petit groupe de la famille des Carnassiers, renfermant des Carabiques dont les palpes labiales sont terminées par un article grand et sécuriforme, et les palpes maxillaires par un article un peu plus gros; les autres caractères distinctifs consistent dans le menton qui recouvre presque toujours le dessous de la têle et qui est inarticulé, dans les jambes antérieures non palmées. Les genres Enceladiis et Siagona composent ce groupe.

SIAGONOTES. rois. (Duméril.) A'. Abdomiivaux.

SIALIS. INS. Genre de l'ordre des Névroplères, section des Filicorncs, famille des Planipennes, Iribu des Semblides, établi par Lalreille, aux dépens du genre Hcmeiohius de Linné, et auquel Fabricius donnait le nom de Semblis. Caractères : corps un peu arqué; tète Iransverse, déprimée, penchée, de la largeur du corselet. Point d'ocelles; aniennes simples, sétacées, coin-

posées d'un gramlnomhietl'ailiclescylimlriqiies. Lahic a vancé, demi coriace, lia iisveis;il,enlier, avec ses bords latéraux airondls. Mandibules peliles, cornées, près- ((ue Irigones ; leur exlrémilé formant brusquement un crochet aigu. sans dents. Mâchoires presque cruslacées, ayant deux lanières à leur extrémité, celles-ci peliles, presque droites, connivcnles, obtuses: rexlérieure coriace, un peu plus épaisse que l'autre; l'inlerne un peu plus longue, presque linéaire. Palpes filiformes, lie trois articles presque égaux et cylindriques; les maxillaires plus longues (|ue les labiales et de quatre articles; le dernier des unes et des autres un peu aminci à sa base, obtus à l'extrémité. Lèvre carrée; corselet assez grand, transversal, presque cylindri- (|ue. Ailes en toit, rabaissées postérieurement; pattes de longueur moyenne; tarses de cinq articles, le pénul- (iéme bilobé. Abdomen beaucoup plus court que les ailes.

SîALis DE LA BOUE. Siolis lutaiius , Latr.; Semblis liilarius, ibid.; Hcmerobitis lulariiis, I,.; figuré |)ar Rœsel, Ins., 2, Class. 2, 1ns. aqual. xiii. D'un noir mat, avec les ailes d'un brun clair, chargées de nervures noires. Se trouve aux environs de Paris, dans les lieux aquatiques. La femelle dépose une quantité prodigieuse d'œufs qui se terminent brusquement par une petite pointe, sur les feuilles des plantes ou sur les corps situés près des eaux. Ils y sont implantés perpendiculairement comme des quilles, avec symétrie, contigus; ils y forment de grandes plaques brunes. La larve vit dans l'eau où elle court et nage très -vite. Elle a, ainsi que celle des Éphémères, de fausses blanchies sur les côtés de l'abdomen, et son dernier anneau s'allonge en forme de queue : elle se change en nymphe immobile.

SlALITE. noT. Même chose que Dillenie. A', ce mot. SIALLODS ET SOCIELLOUS. Scillus. bot. Noms donnés dans les parties méridionales de la France, où le dialecle dérive du latin, à certains Bolets.

SIALODES. BOT. Le genre de la famille des Portulacées, auquel ce nom a été donné par Ecklon et Zeyher, doit êlre réuni au genre Galenia, de Linné.

SIAMANG. 5UM. Espèce du genre Gibbon. K. ce mot.

SlAME-Bl.ANC. noLL. Nom vulgaire et marchand du Tuibintlla Pjruiii, Lamk.

SIAMOISE. MOLi,. F. Turbinella li imita, Lamk. SIBBALDIE. Sibbalilia. bot. Genre de la famille des Rosacées, tribu des Fragariacées , offrant pour caractères : un calice plan, à cinq découpures, muni extérieurement d'un calicule de cinq folioles; une corolle de cinq pétales très-petits; généralement cinq étaniines et cinq pistils; cincf akènes contenant chacun une graine renversée; ils sont réunis sur un polyphore non charnu. Ce genre se compose de petites plantes vivaces, originaires des contrées septentrionales et orientales de l'Europe et de l'Asie. Sur six espèces, une seule croit en Eurojie.

SiBBALDiE coccuÉE. SibbiUdia procumbens, L., FI. clan., l. .52. C'est une petite plante portant des feuilles Irifoliolées, de petites Heurs en corymbe, dont les pétales lancéolés sont ii peine de la longueur du calice. On

la trouve dans les régions alpines de l'Europe, de la Si bérie et de l'Amérique.

SIBÉRITK. MIN. C'est le nom que l'on a donné à la Tourmaline rouge, parce qu'on l'a trouvée en premier lieu en Sibérie. ^. TouiiBALiriE.

SIBI. BOT. La plante ainsi nommée par Kaîmpfer, est devenue le type de la première section (Sibia) du genre Lageislrœmia,i\\x\ fait partie de la famille des Lythra-

SIBILANTE. rept. Même chose que Malpole.

SIBINIE. Sibinia. ins. Genre de Coléoptères tétranières , de la famille des Curculionides , établi par Germar, avec les caractères suivants : rostre filiforme ou subulé , vers le milieu duquel sont insérées les antennes; celles-ci sont un peu plus courtes que le corselet, et leur tige est composée de six articles; yeux latéraux et distants; écusson distinct; élytresde forme un peu carrée, et plus comtes que l'abdomen ou cylindriques cl couvrant entièrement cette partie; ailes cachées; pattes comtes, égales; jambes tronquées à l'extrémité, et armées d'une petite épine; tarses larges et courts.

SiBiNiE A BANDES. Sibinia w'Ha/a,Sch. Elle est ovale; le dessus du corps est d'un brun foncé, recouvert d'écailles blanchâtres qui, sur le corselet, forment trois bandes bien prononcées; dessous du corps entièrement écailleux et blanchâtre; pattes brunes. Taille, cinq lignes. On la trouve en Allemagne.

SIDON. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

SIBOURATIA. BOT. Ce genre, produit par Dupetit- Thouars, dans la famille des Myrsinées, pour un arbuste de Madagascar, est le même que le genre Hlœsa, de Forskalil.

SlBTliORPlE. Sibthoipia. bot. Genre de la famille desScrophulariées et de la Penlandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice monosépale, campanule, offrant de cinq à sept lobes; corolle monopétale, régulière, à lube assez court et à limbe plan, offrant de cinq à sept lobes; êtamines en même nombre, insérées à la base de chacune des incisions du limbe ; leurs filets sont couits et leurs anthères presque réniformes, à deux loges introrses; ovaire libre, à deux loges contenant chacune un assez grand nombre d'ovules attachés à un trophosperme placé au milieu de chaque cloison; style court, persistant, épais, terminé par un stigmate bilobé; à sa base, l'ovaire est accompagné par quatre ou cini| appendices subulés et charnus, à peu près de la même hauteur que lui, et qui paraissent faire partie d'un disque hypogyne; le sommet de l'ovaire est couvert de poils articulés et dressés. Le fruit est une capsule comprimée, à deux loges polyspermes s'ouvranl en deux valves, portant chacune la moitié de la cloison sur le milieu de leur face interne. Les graines contiennent sous un tégument propre, un endosperme charnu vers la base et dans l'intérieur duquel est un petit embryon cylindrique et dressé. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses; on en compte une en V.\i~ ro\}e, SibthoipiaEieropœa, L., et deux dans l'Amérique méridionale. Ce sont de petites plantes herbacées, rampantes, ayant les feuilles alternes et réniformes; les fleurs sont axillaires et solitaires.

SIDURATIA. BOT. Genre établi par Ou Petit-Thouars,

lit gui a élij réuni au Bwobotiys, de Forsler, lequel fait lui-même parliedu Mœsa, de Forskahl. y. MjIsa. SIBYNE. INS. Même chose que Sihinie. f^. ce mot. SIBYNÈSE. Sibynes. ins. Coléoptères tétramères; fienre de la famille des Rliynchopliores , étalili par Sclioenherr, pour quelques espèces du genre Rhytichœnus, de Fabricius et d'Olivier, auxquelles sont venues se joindre d'autres espèces restées indéterminées. Caractères : antennes médiocres et minces, coudées, composées de douze articles, dont les trois premiersplus longs et obeoniques, les quatre suivants courts et tronqués au sommet ou lenticulaires; la massue est ovale-oblongue; trompe allongée, sublinéaire, médiocrement arquée; yeux latéraux, presque ronds, peu convexes; corselet très-sensiblement rétréci antérieurement, faiblement arrondi sur les bords, tronqué en arrière et souvent bisinuéjélylres oblongues, presque carrées, échancrées a leur base, près de la suture, avec les épaules un peu proéminentes en avant, arrondies à l'extrémité, et plus courtes que l'abdomen. Le type de ce genre est le ^/i/nchœtius canusjfig. par Oliv., Ent. v, 85, p. 154, ti" 88, t. 33, f. 303. Les autres espèces, au delà d'une vingtaine, appartiennent à l'Europe, à la Sibérie ou ù l'Afrique méridionale.

SICAIRES. Sicarii. ins. Latreille désigne ainsi (Fam. nat. du Règne Anim.) une tribu de l'ordre des Diptères, famille des Tanyslomes,à la(|uelle il donne pour caractères : suçoir de quatre pièces; le deiniei' article des antennes dépourvu de stylet ou de soie, offrant des divisions transverses, au nombre de trois. Trompe souvent retirée en grande partie et terminée par deux grandes lèvres saillantes. Les genres Cœnomyie, Cliiromyze et Pacliystome composent cette tribu, f^. ces mots.

SICELION. BOT. Un des noms donnés dans l'antiquité à une plante que Pline nomme Psyllium, maisquin'est pas le Planlago Psyllium des modernes.

SICELILM. BOT. Ce genre, de la famille des Rubiacées, établi par P. Browne , a été réuni au genre Coccocyp- Kilum, par Adanson. l^. ce mol.

SICHLER. OIS. (Gesner.) Synonyme d'Ibis vert. y. Ibis.

SICKINGIE. Sickingia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, établi par Sclirader (Journ. de Bot., 1800, p. 291), et offrant les caractères essentiels suivants : calice à cinq dents; corolle campauulée; cinq étamines; ovaire supérieur surmonté d'un style; capsule ligneuse, biloculaire, bivalve, renfermant des graines ailées. Ce genre, qui est trop imparfaitement connu pour qu'on en puisse déterminer les affinités, se compose de deux espèces qui croissent sur les montagnes boisées , aux environs de Caraccas, et qui ont reçu les noms de Sickinrjia erythrox/ioii 6iS. longifolia. Ce sont des arbres de trente à quarante pieds, dont le bois est très-dur, et qui portent des feuilles oblongues, dentées ou entières, glabres ou pubescentes.

SICKMANNIE. Sickinannia. bot. Genre de la famille des Cypéracées, institué par Nées, qui lui assigne pour caractères ; épillets polygames, les supérieurs renfermant le plus ordinairement des fleurs mâles; plusieurs rangées de paillettes imbriquées et toutes fertiles; trois étamines; disque cyatlilfornie, tronqué, denticulé sur

le bord; ovaire à slyle simple, bi ou tridenté au sommet; caryopse cartilagineuse, entourée à sa base par un dis- (|ue subéreux.

SicKMANNiE RAYOPiMÉE. Sickiiiauuia ladiata, IVécs; Melaucranis radiata, Vahl; Solioenus radialus, L. Son chaume e^t peu élevé; ses feuilles sont longues, canaliculées, rigides; ses épis forment un capitule garni de bractées foliacées et rayonnantes. Du cap de Bonne- Espérance.

SICKOREA. BOT. (Corda.) L'un des genres proposés aux dépens du grand genre Jungermannia.

SICOiMORE. BOT. ^. Sycomore.

SICRIN. ois. (Levaillant.) Espèce du genre Pyrrhocorax.

SICUS. INS. y. COEHOMYIE.

SICYDION. Sicydium. pois. Genre d'Acanthoplérygiens, de la famille des Gobioïdes, établi par Valenciennes pour quelques Poissons qui avaient été confondus dans le genre Gobiits, et qui, en effet, ont aussi les ventrales réunies, mais pour former une sorte de cloche oude bassin rond, concave, adhérent presque également de toute part; les mâchoires ont, de plus, une rangée de dents égales, serrées, flexibles, et quelques fortes dents plus rentrées à la mâchoire inférieure.

SicYDioN A LARGE TÈTE. Sicydiutu luticeps, Val. Il a la tête d'un tiers plus large que haute, renflée en avant des yeux; les dents internes de la mâchoire inférieure sont à peu près égales et au nombre de six de chaque côté; le tioisième rayon de la première dorsale est prolongé en un filet, et de moitié plus élevé que le corps; celui-ci est noirâtre, sans taches; le dessous de la gorge et du ventre tire un peu sur le gris; la caudale a une teinte blanchâtre dans son contour. Taille, quatre pouces. De l'île de Mascareigne.

Valencieiines ajoute à ce genre les Gobius Plumieri et lagocephalus , puis encore une nouvelle espèce des Célèbes, qu'il a nommée Sicydium cyiiocephalum.

SICYDIUiM. BOT. Le genre qu'a donné, sous ce nom, le professeur Schlechtendal, dans la famille des Cucurbitacées, semble ne point différer du genre Melothiia, de Linné.

SICYOIDES. BOT. (Tournefort et Plumier.) Synonyme de Sicyos.

SICYOïNA. cRUST. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, établi par Milne-Edwards, qui le caractérise ainsi : antennes supérieures courtes, terminées par deux filets moins longs que leur pédoncule; les inférieures recouvertes, à leur base, par une grande écaille fortement rebordée et terminée par une épine; palpe maxillaire grande et lamelleuse; pieds-mâchoires de la première paire accompagnés en dehors d'une grande palpe Habelliforme; pattes des trois premières paires très-grêles et didactyles : les antérieures moins longues que les pieds-mâchoires externes; celles de la troisième les dépassant de beaucoup, ets'avançantau delà du rostre et des filets terminaux des antennes supérieures; pattes des deux premières paires terminées jiar un article court et pointu ; celles delà cinquième sont plus longues que les i)récédentes, leur pénultième article n'est pas annelé; une paire de fausses pattes natatoires sur chacun des cinq premiers anneaux

«le l'abdoineii. Les deux derniers forinaiU, avec leurs appendices, la nageoire caudale, qui esC lerminée par une pointe aiguë, accompagnée de cliaque côté par une épine, qui se continue supérieurement avec une ligne légèrement saillante, de manière que la lame médiane de la queue parait creusée de trois sillons longitudinaux. Thorax terminé antérieurement par un rostre à peu près droit, qui dépasse les yeux; corselet garni d'épines qui se continuent avec une carène élevée, régnant dans toute la longueur de l'abdomen, et formant ainsi une crête longitudinale.

SicTONE SCULPTÉE. Sicyotia sculpta, Edw.; Cancer carinalus, Oliv. Rostre de la longueur du pédoncule des antennes supérieures, avec six grosses dents sur son bord, sur la crête dorsale et sur la carapace; une seule dentelure en dessous, près de la pointe du rostre; filament terminal des antennes inférieures grêle et cylindrique; pieds -mâchoires externes médiocres. Taille, deux pouces. De la Méditerranée.

SICYOS. BOT. Genre de la famille des Cucurbilacées et de la Monœcie Syngénésie, de Linné. Caractères : les fleurs sont unisexuées et monoïques ; dans les Heurs mâles, le calice est ù cinq divisions subulées; la corolle est presque plane et à cinq lobes égaux; les étamines, au nombre de cinq et raonadelphes, ont la même structure et la même disposition que dans les autres Cucurbilacées. Dans les fleurs femelles, la corolle est canipanulée; l'ovaire est ovoide-infère, surmonté d'un rebord glanduleux et discoïde, du centre duquel s'élève un style assez court, terminé par un stigmate épais et à trois lobes. Cet ovaire présente une seule loge qui contient un seul ovule pendant. Le fruit est monosperme et hérissé de pointes. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, annuelles, originaires des diverses contrées de l'Amérique et du cap de Bonne-Espérance. Leurs tiges sont rameuses et munies de vrilles. Leurs fleurs sont très -petites, disposées en grappes, et, dans quelques espèces, les mâles et les femelles naissent de la même aisselle.

Sicios A^icnLEDSE. Sicyos angiilata , L. Ses tiges sont grêles, longues, grimpantes, herbacées, rudes et pubescenles ; elles sont munies de feuilles pétiolées, allernes , distantes, rudes, cordées, divisées en cinq lobes courts, anguleux, acuminés, ciliés; pétioles courts et lanugineux; fleurs blanchâtres. De l'Amérique méridionale et du cap de Bonne-Espérance.

SIDA. BOT. Genre extrêmement nombreux en espèces, faisant partie de la famille des Malvacées, Irihu des Malvées et de la Monadelphie Polyandrie. Tel qu'il a été limité par les auteurs modernes, et en particulier par le professeur Kunth qui en a retiré toutes les espèces à loges polyspermes pour rétablir le genre ^biitilon de Tourncfort, il offre les caractères suivants : le calice est simple, nu, plan et à cinq divisions; la corolle est formée de cinq pétales onguiculés, souvent inéqiiilatéraux. Les étamines, nombreuses et monadelphes, forment un tube dilaté à sa base, divisé à son sommet en un très-grand nombre de filaments qui portent chacun une anthère réniforme. L'ovaire est à cinq ou â un plus grand nombre de loges qui contiennent chacune un seul ovule attaché et pendant à la partie su-

périeure de l'angle interne; les styles, plus ou moins réunis par leur base, sont en même nombre que les loges de l'ovaire, et se terminent chacun par un stigmate capitulé. Le fruit est une petite capsule recouverte par le calice et composée de plusieurs coques uniloculaires et monospermes, se séparant les unes des autres et s'ouvrant par leur sommet. Les espèces de Sida sont ou des plantes herbacées, ou des sous-arbrisseaux, ou des arbustes. Leurs feuilles sont alternes, entières ou plus rarement lobées, accompaghées à leur base de deux stipules latérales. Les Heurs, assez diversement disposées, sont portées sur des pédoncules articulés vers leur sommet. Ce genre, ainsi qu'il est dit plus haut, est extrêmement nombreux en espèces; on en trouve cent quatre-vingt-quinze mentionnées par le professeur De Candolledanslepremier volume de son Prodrome. H est vrai que ce savant botaniste a fort étendu les caractères du genre Sida, puisqu'il y fait rentrer comme de simples sections les gewves Ahutilon de Tournefort et de Kunth , Bastardia et Gaya de Kunth , opinion que ne partage pas Uichard; ce qui réduit à environ une centaine le nombre des espèces qui appartiennent réellement au genre Sida. Ces espèces sont toutes exotiques et répandues dans les diverses contrées chaudes du globe , et en particulier dans l'Amérique méridionale, l'Inde, etc. Plusieurs de ces espèces sont cultivées dans les jardins, mais aucune ne présente un attrait bien remarquable.

SIDAPOU. BOT. (Khéede, Huit. Mal., C, tab. 50.)

/'. IllPTAGE.

SIDERANTHUS. BOT. Sous les noms de Siiieranthus iiitegn'folius el pinnatifiiius , Fvasei (Catal., 1813) a mentionné deux plantes rap|)ortées au genre Amellits par Pursh, mais qui différent de ce dernier genre en ce que le réceptacle est garni de soies et non de paillettes. Cassini en a fait une section de son genre Haplopappus.

Nuttall a aussi formé un genre Sideranlhus, pour une plante herbacée, vivace, de la famille desSynanthérées, qu'il a observée dans la Californie, et dont il a fait, en définitive, une section de son genre Dicteiiu.

SIDÉRITE. ain. On a donné ce nom d'abord au Lazulite,que l'on croyait coloré par un phosphate de Fer, puis au Quarts bleu, et successivement à la Klaprothine et à la Cordiérite. y. ces mots.

SlDÉRÉTliNE. MIN. C'est une modification du Fer arséniaté,quise présente en petites masses fragiles, translucides, brunes, d'un éclat résineux, quelquefois mat et d'un jaune de rouille. Cette substance est composée d'Acide arsénique, 20; Acide sulfurique, 10; peroxyde de Fer, 53; Oxyde de manganèse, 0,G; Eau, 30,4. On la trouve dans les mines de Sclineeberg.

SIDERITIS. BOT. Vulgairement CiapamUne. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., offrant les caractères suivants : calice tubuleux, à cinq dents aiguës et presque égales; corolle dont le tube est un peu plus long que le calice, le limbe à deux lèvres, dont la supérieure droite, linéaire, entière ou échancrée au sommet, l'inférieure à trois lobes, celui du milieu plus large, arrondi, un peu crénelé; quatre étamines didynames, ayant leurs filets

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