‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 100 sur 103 · S I IJ · texte numérisé non relu

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cachés dans le tiihe de la corolle; quatre ovaires, au milieu desquels s'élève un style non saillant hors du lube, terminé par deux stigmates inégaux; le plus court membraneux et embrassant l'autre par sa hase. Mœnch a établi aux dépens du senreSùleiilis de Linné les genres Marrubiastrum, Hesiodia et Burgsdorlia, qui jusqu'à présent n'ont été considérés que comme de simples sections par la plupart des botanistes. Cependant le genre Biirgsilorfia a été adopté par Uolfmansegg et Link, dans la Flore |)orlugaise. La plupart des Shleiilis croissent dans les localités montueuses et arides de la région méditerranéenne. Parmi les espèces qui croissent en France, on remarque les Sitleiilis romaiia, monlana et hjssopi/'olia. Ce sont des plantes herbacées , presque ligneuses à la base , garnies de feuilles vertes, entières ou dentées, souvent couvertes de poils blanchâtres. Les Qeurs sont jaunes, et sont disposées en épis terminaux, composés de verticilles, accompagnés de bractées.

SIDÉRO-CALCITE. min. Nom donné à la Dolomie mélangée de carbonate de Fer; c'est la variété ferromanganésifère de llaUy. F. Dolomie et Cuadx carbo-

HATÉE.

.SIDÉROCHROME. min. f^. Fer cbromaté.

SlDÉliOCLliPTE.. MIN. De Saussure a donné ce nom à un minéral d'un vert jaunâtre, d'un éclat gras et d'une consistance argileuse, qu'il avait observé dans les cavités des laves du Brisgaw, et qui n'est probablement qu'une altération du Péridol olivine. ^. Pè-

RIDOT.

SIUÉROCRISTE. min. Nom donné par Brongniarl à la Roche que Eschwege appelle Eisenglimmerschiefer et qui est composée essentiellement de Fer oligiste et de Quartz.

SIDÉKODACTYLE. Sideiodactyhis. iNS. Coléoptères létiamères; genre de la famille des Rhyncliophores, tribu des Curculionites, établi par Schoenherr, avec les caractères suivants ; antennes assez courtes et grêles, ne dépassant pas la moitié du corselet, insérées en deçà du milieu de la trompe, coudées, composées de douze articles dont le premier HexueUx, les deuxième et troisième plus longs, les deux suivants courts et obconiques; les sixième et sej)tième noduleux, le huitième cniîn un peu plus épais et adhérent à la massue qui est grande, ovale et ohlongue; trompe courte, épaisse, un peu fléchie, plane en dessus, avec une ligne longitudinale enfoncée et un sillon de chaque côté, se dirigeant vers l'extrémité qui est triangulairement échancrée ; fossette oculaire arquée; yeux latéraux, oblongs, peu proéminents; corselet presque carré, tronqué aux deux extrémités, avec le bord postérieur relevé et les côtés arrondis; écusson médiocre et rond; élytres allongées, plus larges que la partie postérieure du corselet, avec les épaules obliquement anguleuses; pieds antérieurs plus longs «lue les autres, avec les cuisses renflées et mutiques; jambes antérieures arquées. les postérieures droites; tarses spongieux en dessus: ceux des pieds antérieurs terminés par de longs crochets.

SiDÉRODACTïiE SAGITTAIRE. SideroUactflus sagitlaliiis, Scli.; CuioiiUo suijiUarius, Oliv. Corps ohlong, d(jpi'imé en dessous, d'un noir brunàlre. revêlu d'é-

cailles grisâtres; antennes et pattes d'un roux brunâtre; corselet et élytres ornés de quatre bandes longitudinales, dont les écailles sont plus blanches e( plus serrées; élylres convexes, ponctuées et striées, avec les interstices assez étroits. Taille, cinq lignes. Du Sénégal.

SIDÉRODENDRE. Sù/eiodendium. bot. Ce genre, de la famille des Rubiacées et de la Tétiandrie Monogynie, L., est le même que Jacquin a décrit et figuré sous le nom de Sideroxyloides feneum, Amer., 19, tab. 17-5. Il offre les caractères suivants : le calice est globuleux, turbiné, à quatre dents; la corolle est tubuleuse, un peu renflée vers sa partie supérieure, qui se termine par quatre lobes un peu recourbés. Les ctaininessontsessiles au sommet du tube, qu'elles dépassent d'environ les deux tiers de leur hauteur. Le slyle se termine par un stigmate bilobé. Le fruit est charnu, couronné par les dents du calice; il renferme deux nucules convexes d'un côté, plans et marqués d'un sillon longitudinal de l'autre côté.

SIDÉRODENDRE A TROIS FLEURS. Sideroileudruin triflorum, Vahl, Eccl., i, p. \0 \ Sideroxyloides ferreum, Jacq.. loc. cit. C'est un arbre que l'on connaît sous le nom vulgaire de Bois de fer à la Martinique. Ses feuilles sont opposées, obovales, allongées, acuminées; ses stipules sont linéaires. Ses fleurs sont petites, purpurines, réunies, en nombre variable, aux nœuds des feuilles déjà tombées et où elles sont sessiles.

SIDÉROLINE OD SIDÉROLITE. SidcroUna. moll. Knoir le premier fil connaiire, dans son grand Traité des Pétrifications, de petits corps singuliers que Faujas, un peu plus tard, retrouva dans la montagne de Saint-Pierre de Maestricht. Lamaick, trompé d'abord sur la nature de ces corps, les rangea dans les Madrépores (Syst. des Anim. sans vert., 1801, p. 576); il les y laissa jusqu'en 1811, où on retrouve le genre Sidérolile qu'il avait proposé pour eux parmi les Céphalopodes, dans la famille des Naulilacées, entre les Discorbes cl les Vorliciales. Ce changement fut probablement provoqué par Montfort qui fut le premier, depuis que les Sidérolites étaient connues , à api)récier assez bien leur nature, pour les rapprocher des Kummulites avec lesquelles elles ont des rapports intimes; il en sépara un genre sous le nom de Tinopore. Dej)uis que le genre Sidérolite est mieux connu et rapporté à sa véritable place dans la série générique, il a été rangé près des Kummulites, dans la famille des Nautilacées, par Lamarck. Seulement au lieu du mot Sidérolite, précédemment consacré lorsqu'on ne connaissait ce genre qu'à l'état fossile, d'Orbigny a substitué celui plus convenable de Sidéroline. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : coquille multiloculaire, discoïde, à tours conligus, le dernier enveloppant tous les autres; à disque convexe des deux côtés, et chargé de points tuberculeux;,la circonférence bordée de lobes inégaux et en rayons. Cloisons transversales et imperforées; ouverture nulle ou sublatérale.

Lorsqu'on use avec soin une Sidérolite sur une pierre à rasoir, on peut se convaincre facilement que sa structure est semblable à celle des Nummuliles, qu'elle n'en diffère réellement que par les appendices rayonnants dont la carène est armée. Si l'on l'ait la même opéra-

lion sur une coquille du genre Tinopliore, de Monlforl, au<|uel on attribue une ouverture latérale, on reconnaîtra une structure intérieure absolument semblable, et l'examen de la surface extérieure conduira à ce résultat, qu'il est impossible de séparer ces deux genres sur de bons caractères; on en sera d'autant mieux convaincu , qu'en rechercbanl parmi les Sidérolines fossiles de la montagne Saint-Pierre de Maeslricbt, on PU rencontrera (|uelques-uncs qui ont une ouverture latérale; pour le reste, elles sont tellement semblables aux autres qu'il serait impossible de les distinguer sans une minutieuse attention. Ce caractère paraît d'une si mince importance qu'il n'est pas suffisant pour faire une espèce, à plus forte raison pour faire un genre, à l'exemple de Montfort, ou pour les transporter parmi les Calcarines. Les Sidérolines sont de petites coquilles marines, le plus souvent tuberculeuses ou chagrinées, mais remarquables surtout par l'extrême variabilité du nombre des pointes rayonnantes dont leur circonférence est armée; il n'y en a quelquefois que trois, et leur nombre s'augmente jusqu'à neuf dans la même espèce.

Sidérohhe c\lcitrapoïde. Siderolina caUitrapoides, Lamk., Anini. sans vert., t. vu, p. 624; Knorr, Pétrif., l. iii,Suppl.,fig.9à 16; Nautiltts papillosus, Ficbtel etMoU, tab. 14, fig. d, e, f, g, h, i, et tab. 10; Kncyclop., pi. 470, fig. 4; Siderolites calcitiapoides, Montf., Conch. Syst., t. i, p. 160; Faujas, llist. nat. de la mont. St. -Pierre de Maestricbt, pi. 34, fig. S à 12; d'Orbigny, Mém. sur les Céplial., Ann. des Se. nat., 1. VII, p. 297, n" 1. Elle est commune à l'état fossile dans les environs de Maestricbt.

SIDÉROSCHISOLITHE. Min. Substance décrite par Wernekinck comme un silicate de Fer et d'Alumine hydraté, et que l'on a trouvée cristallisée en rhomboïdes dans les fissures d'une Pyrite altérée et avec le Fer spatbique, à Conghonas do Campo, au Brésil. Elle est plus dure que le Gypse et moins que le Calcaire. File pèse spécifiquement 3 environ; elle fond au chalumeau en un globule noir magnétique; sa poussière est soluhle dans l'Acide muriatiqiie.

SIDEROSE. MIN. L'un des noms du Fer carbonate. r. Fer.

SIDÉROXYLE. Sideroxylum. bot. Genre de la famille des Sapotées et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice monosépale, persistant, étalé et à cinq lobes; corolle monopétale, rotacée, à cinq divisions profondes, qui alternent avec autant de petites écailles dentées; les étamines, au nombre de cinq, sont insérées au tube de la corolle. L'ovaire est libre, surmonté d'un style court, que termine un stigmate simple. Le fruit est charnu, à cinq loges contenant chacune une graine brunâtre, luisante et comprimée. Ce genre est voisin du Biivielia, dont il diffère surtout par les cinq graines que contient son fruit, qui estmonosperme dans le Bumelia. Les espèces de SideioxyluiH sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, entières, ayant des Heurs généralement lietites et axillaires. Ces espèces sont originaires de l'Afrique méridionale et de l'Inde. Les espèces de l'Amérique septentrionale, rapportées à ce genre par Mi-

chaux, ont été réunies au Bumelia par Nutlall; tels sont les Sideioxylum lanuginosum , salicifolium, decaiidrum, Lycroides, etc. K. Bumelia.

Le Sideroxyliim /Ifricanuiit, de Burmann (PI. cap. 255, t. 82), fait partie du genre Curtisia, d'Alton.

A". CïRTISIE.

SIDERO.XYLOIDES. bot. (Jacqiiin.) Pour Sideroden-

dnnil. r. SlDÉRODENDRE.

SIDJAN. Amphacanthits. pois. On nomme Sidjans, de leur nom arabe Sigian, des Poissons Acanlhoptérygiens dont la dorsale est unique et les dents tranchantes. Plusieurs auteurs les ont confondus avecles Scares dont ils diffèrent par les caractères suivants : mâchoires convexes, armées d'une seule rangée de petites dents plates, courtes et pointues le long de leur tranchant. Un aiguillon à chaque côté des deux nageoires ventrales, dont le bord interne est attaché à l'abdomen. Corps très-aplati par les côtés, couvert de petites écailles, comme du chagrin ; tube digestif long, garni de quelques petits cœcums. Premier rayon épineux de la dorsale couché en avant, comme dans les Liches. Ce genre fut nommé Amphacontlnis par Schneider, et se compose d'espèces de la mer Rouge et qu'on trouve décrites dans Forskalil. Ce sont le Scaïus siganus de Forskahl, ou Scaïus rivulatus de Gmelin, dont les Arabes emploient la graisse contre les douleurs de goutte ; le Sciinis slellaliis, Forsk., ou Cliœlodon guttaltis de Bloch, 196; Teuthis Java de Gmelin. Ces deux espèces paraissent se nourrir de matières végétales.

SIDNEYERDE. min. Terre de Sidney; sorte de Sable dans lequel on a cru reconnaître une terre nouvelle, mais que Klaproth a prouvé n'être qu'un mélange de Silice, d'Alumine et de Fer.

SIDOMÉNIE. Sidomenia. iNS. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Curculionides ou Rhynchophores, tribu des Rhynchènes, institué par Schoenherr, qui le caractérise ainsi : antennes grêles; funicule de sept articles, dont les deux basilaires assez allongés, les autres sensiblement plus courts et lenticulaires; rostre assez long, robuste, conique, infléchi; corselet bisillonné à sa base, subitement plus étroit à son extrémité, distinctement échancré dans son milieu, avec ses angles arrondis; élytres légèrement trisinuées à leur base et arrondies à leur extrémité.

SiDOMÉNiE VÈTBE. Sidomema vestita,?,c\\on\\\. Son corps est oblong, convexe, noir, mais entièrement couvert de petites écailles piliformes, d'un gris blanchâtre; antennes, jambes et tarses d'un jaune obscur; corselet Irès-ponctué; élytres ponctuées et striées, avec les intervalles plans, chagrinés. De la Cafrerie.

SIEBÈRE. Siebera. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cynarées, établi par Gay, aux dépens du genre Xeiantlieinuin, de Lamarck. Caractères : capitule mulliflore, liétérogame, à Heurs du rayon peu nombreuses et femelles, les autres hermaphrodites ; folioles de l'involucrc imbriquées, scarieuses, ovales, prolongées en épi, les intérieures plus longues, dépassant les fleurons; paillettes du réceptacle subulées; corolles tubuleuses, hermaphrodites, à cinq dents, les femelles bilabiées, à lèvres inégales et

bilobées; style inclus dans les Ueuis liernia|)lii<)(lllcs, exserte dans les femelles ; aigrette formée de cinq écailles, dépassant la corolle, scabres , subulées an sommet.

SiEBÉRE ARMÉE. Siebera piiiigens, Gay; Xeranthemum pungens, Lam. C'est une plante berbacée, annuelle, à tige très-rameuse dés sa base; les capitules sont terminaux et assez souvent sessiles sur une sorte de col. De l'Orient.

Le genre Siebera, de Reichenbach, ne diffère pas du genre Azorella, de Lamarck, et doit lui être réuni. y. AzoRELLE. De même le genre Siebera, de Schrader, fait partie de la quatrième section du genre Alsine.

y. MORGELINE.

SIEBERIA. BOT. Sprengel avait donné ce nom au genre d'Orcliidées précédemment établi par Richard père, sous celui de Gymnadenia.

SIEGESBECKIE. Siegesbeckia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Héliantliées, offrant les caractères suivants : involucre composé de folioles sur un seul rang, demi -enveloppantes, oblonguesobovales et obtuses; réceptacle petit, plan, garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre; calathide globuleuse, radiée, composée au centre de fleurons nombreux, réguliers, bermaphroditcs, et à la circonférence d'un petit nombre (trois à cinq) de demifleurons en languette et femelles; ovaires obovoïdesoblongs, presque tétragones, arqués en dedans, terminés par un col très-épais, court et dépourvu d'aigrette. Cassini a établi dans ce genre deux groupes : l'un, qui conserve le nom de Siegesbeckia proprement dit, a le limbe de la corolle des fleurons du centre quinquélobé; l'autre, nommé Triiiierantlies, a ses corolles trilobées et conséquemment trois étamines. Giertntr a formé, aux dépens du Siegesbeckia occidcntalis, le genre Phaelusa qui n'a pas été généralement adopté.

SiEGESDECKiE ORIERTALE. Siegesbeckia orientuUs, h. Plante herbacée, originaire des Indes orientales et de la Chine. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, rudes au toucher, à trois nervures, inégalement dentées sur les bords. Les calatbides, composées de fleurs jaunes, sont petites, pédonculées, terminales et axillaires. Elles sont entourées de cinq bractées étalées, linéaires, spalulées et foliacées.

SIEGLINGIA. BOT. Le genre de Graminées proposé sous ce nom par Bernhardi, est le même que le Dantlionia de De Candolle , ou Triodia de Beauvois. y. Dantuonie.

SIÉNITE. mm. Roche graniloïde où domine le Feldspath et où l'Amphibole remplace le Mica.

SlEUREL.pois. Synonyme ancien deSaurel,Ca7-a«:i! trachurus.

SIEVERSIE. Sieversia. bot. Genre delà famille des Rosacées, et de l'Icosandrie Polygynie, L., établi par Willdcnow et adopté par R. Brown [Cldor. Alellv., p. 18) qui en a réformé les caractères de la manière suivante : calice divisé peu proloiidémenl en dix segments alternes; cinq pétales; étamines en nombre indéfini; ovaires aussi en nombre indéfini, à ovule ascendant; styles terminaux continus; akène aigrette par le style entier et persistant ; embryon dressé. Ce

genre a été constitué avec quelques espèces du genre Geum ; elles en ont entièrement le port et n'en diffèrent que par leurs styles qui ne sont pas géniculés ni munis d'un article supérieur dissemblable et ordinairement caduc. Il n'est considéré par Seringc (in De Cand. Prodr., 5, p. 553) que comme une section des Geum , la(|uellc porte le nom d'O/eogeum. Willdenow avait remarqué que les styles du Geum anemonoides étaient terminaux et non latéraux, et il avait constitué son genre Sieversia sur cette espèce seulement. R. Brown y a réuni les Geum montoMMHt et re/)/a«ï,L., ainsi que plusieurs autres plantes voisines, qui croissent dans les pays septentrionaux. Il en a décrit et figuré une belle espèce rapportée de l'île Melville par le lieutenant James Ross, auquel il l'a dédiée sous le nom de Sieversia Rossii. Don a publié, dans le quatorzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, t. 22, la description d'une espèce nouvelle, fort remarquable, qu'il a nommée Sieversia paradoxa. Enfin, Cbaraisso a encore ajouté au genre Sieversia le Geum rotundifoliuin de Langsdorfet de De Candolle.

SIFFLASSON. ois. Synonyme vulgaire de Bécasseau. /^.Chevalier.

SIFILET. OIS. Espèce du genre Paradis. Vieillot en a fait le type d'un genre particulier. F. Paradis.

SIGALION. Sigalio. akivél. Genre de Dorsibranches suivant Cuvier, ou Néréidées selon Savigny, dont les caractères sont : mâchoires cornées et grandes; antennes au nombre de cinq ; les externes très-grandes, les mitoyennes rudimentaires et l'autre peu visible; branchies remplacées par des franges qui garnissent le bord extérieur des élytres. Des pieds pourvus d'un cirrhe supérieur et d'élytres, d'autres sans élytres, placés alternativement jusqu'au vingt septième segment; les premiers continuant ensuite sans interruption jusqu'à l'extrémité; corps très-allongé, déprimé, presque linéaire, composé de beaucoup de segments; tête dépassée en avant par les pieds de la première paire.

SiGALiON DE Matuilde. Sigalio Mulhildœ, Aud. Corps formé de cent quatre-vingts segments; antennes mitoyennes à peine perceptibles; pas d'antenne impaire, les externes très-longues; cent soixante-quatre paires d'élytres se croisant sur le dos. On le trouve sur les côtes du Calvados.

SIGALPHE. Sigalphus. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, (ribu des Ichneumonides, établi par Latieille, et ayant pour caractères : corps allongé, assez généralement chagriné. Tête à peu près de la largeur du corselet ; yeux de grandeur moyenne, saillants. Trois ocelles grands, placés en ligne courbe sur le vertex, assez rapprochés. Antennes sétacées, mulliarticulées, leur premier article le plus grand et le plus gros de tous, ovale cylindrique. Mandibules arquées, leur extrémité aiguë, bidentée : la dent inférieure plus petite que la terminale; palpes velues, les maxillaires sétacées, de six articles, les deux premiers courts, les autres cylindriques, allant en diminuant de longueur et de grosseur jusqu'au sixième; palpes labiales filiformes, de qualre articles, le deuxième dilalé îi sa partie inté-

rieure, le deiniei' le plus long de (ous. Corselel ovale, globuleux; pi'olliorax Irès-couit, paraissant à peine en dessus; mésolhorax assez grand, bombé supérieurement, beaucoup plus élevé que les autres parties du thorax; mélalhorax trSs-déprimé, un peu plus court (]ue la portion précédente, anguleux, bicaréné en dessus. Ailes supérieures ayant une cellule radiale assez allongée, allant en se rétrécissant après la seconde cubitale, se terminant en pointe avant le bout de l'aile; trois cellules cabilales : les deux premières presque égales, en carré long, la troisième complète, la plus grande de toutes; une seule nervure récurrente aboutissant dans la première cellule cubitale, près de la nervure d'intersection de celle-ci et de la seconde; trois cellules discoïdales, l'inférieure descendant jusqu'au bord postérieur de l'aile. Pattes assez fortes; jambes terminées par deux fortes épines; premier article des tarses pr>es(|ue aussi long que les quatre autres pris ensemble; le dernier ayant deux crocbets fort courts et une petite pelote bifide, courte. Abdomen inséré à la partie supérieure du mélathorax, en massue, trèsvoûté après le premier'segraent, concave en dessous, paraissant en dessus n'être formé que de trois segments : le premier appliqué au corselet et par une base assez large, le deuxième presque aussi long que le premier, le troisième le plus long de tous, les autres cacbés au-dessous de celui-ci, dans la cavité de l'abdomen. Tarière des femelles courte et conique. Ce genre faisait partie des Icbneumons de Degéer et d'Olivier; Fabricius lui avait donné le nom de Cryplus. Enfin Jurine le nommait Bracon. On connaît la larve d'une espèce (Sigalpbe irrorateur); elle vit dans le corps de plusieurs Chenilles de Lépidoptères nocturnes; elle en sort après avoir pris tout son accroissement et se file une C0(iue d'appaience membraneuse, très-mince, ovale, cylindrique et de couleur blanche.

SiGALPHE IKRORATECR. Sùjdl/ilitis iiroialor, Lalr., Gen. Crust. et Ins., I. iv, p. 13, et Hisl. nat. des Crust. et des Ins.. etc.; Crypttis inorator, Fabr., Degéer, Mém. sur les Ins.. t. i, pi. 36, f. 12 et 13. On le trouve aux environs de Paris.

SIGAPATELLE. Sigapalella. moi.i. Genre de Gastéropodes pectinibranches, établi par Lesson aux dé|)ens du genre Crépidule, pour quelques espèces qui se distinguent par les caractères suivants ; coquille déprimée, obarrondie, à spire dorsale formée de plusieurs tours ; cloison interne se continirant avec la columelle dilatée en lame à son insertion au bord droit, et cachant un ombilic ouvert en fente. La lame horizontale formant une loge oblique, courte et demi-circulaire dans son développement.

SIGARE. Sigara. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroplères , famille des Hydrocorises, tribu des Notonectides, établi par Leach. Caractères : corps ovale, pointu postérieurement, un peu déprimé; corselet transversal, linéaire; écusson distinct; élytres canaliculées, au moins à la base de leur bord antérieur. Pattes postérieures les plus longues de toutes, propres à la natation ; tarses antérieurs n'ayant qu'un seul article; les quatre autres en ayant deux. Ce genre, que Linné avait confondu avec ses Nolonectcs,

en diffère, ainsi que des Pleaqa\ en sont très-voisins, parce que, dans ceux-ci, tous les tarses sont composés de deux articles, et que la gaînc du rostre est articulée; le genre Corise en est distingué parce qu'il n'a pas d'écusson.

SiGARE rîAiNE. Sigara minulissima, Leach, Tr. Soc. Lin. Lond., vol. 12, p. 10; Nolonecta minulissima, L., Faune Suéd., et Syst. nat. Longue d'une ligne, cendrée en dessus; élytres ayant des taches brunes peu distinctes; dessous du corps et pattes jaunes. On trouve cet insecte dans les eaux douces de la France et de l'Angleterre.

Fabricius a donné le nom de Sigara à un genre d'Hémiptères qui correspond en partie à celui de Corise. K. ce mot.

SIGARET. Sigaretus. sioii. Genre de l'ordre des Chismobranches, selon la méthode de Blainville; de la classe des Gastéropodes, famille des Pectinibranches, d'après Cuvier. Caractères : animal à corps ovale, épais, plat et largement gastéropode en dessous, bombé en dessus, dépassé tout autour par un manteau à bord mince, vertical, écbancré en avant, et solidifié au dos par une coquille déprimée, plus ou moins solide. Co- ([uille subauriforme, presque orbiculaire, à bord gauche court et en spirale. Ouverture entière, plus longue que large, à bords désunis; impressions musculaires étroites, arquées, distantes. Les Sigarets appartiennent à des animaux essentiellement marins ; on en connaît dans presque toutes les mers, et les côtes de l'Océan en offrent une belle espèce à coquille très-mince; les plus grandes viennent des mers chaudes ; les terrains tertiaires en offrent des espèces peu nombreuses, mais lemarquables par l'analogie qu'elles ont à de grandes dislances et par celle qu'elles ont aussi avec des espèces vivantes ; c'est ainsi qu'aux environs de Paris, de Bordeaux et de Dax , en Angleterre et en Italie, on trouve une espèce analogue dans ces divers lieux et analogue aussi avec une des espèces vivantes les plus répandues dans les collections; une autre se trouve dans les faluns de la Touraine, à Salles près Bordeaux, en Italie, et vivante dans les mers de l'Inde.

SiGARET DÉPRIMÉ. Sigarelus haliotoideiis , Lamk.; Hélix haliofoidea, L., Gmel.; Bulla velulina, Muller. Coquille aplatie, striée finement, qui se trouve dans l'océan Atlantique, la mer des Indes, la Méditerranée, et fossile en Italie, à Salles près Bordeaux et dans les faluns de la Touraine.

SIGARETIER. HOLL. On nomme ainsi l'animal du Sigarel.

SIGER. MOLL. Petite coquille qu'Adanson (Voy.au Sénég., pi. 9, fig. 28) range, sous cette dénomination, dans son genre Pourpre; elle appartient au genre Colombelle de Lamarck; c'est le Colombetla ruslica de cet auteur.

SIGESBECKIA. eot. Pour Siegesbeckia. y. Sfeges-

BECKIE.

SIGIAN. POIS. r. SiDJAH.

SIGILLABENIS. BOT. Du Pclit-Tlioiiars (Hisl. des Orchid. d'Af.. lab. 20) a figuré sous ce nom une Orchidée de l'île de Mascareigne, et qui doit porter, dans la nomenclature lin néenne, celui de //flftc«ar(a.'i'/j///wwi.

SIGILLAIRE. Si;/illaria. bot. foss. Sous cr nom, Ad. Broiigniait a formé, dans son histoire des Vùsélau.x fossiles, un genre où il réunit toutes les tiges qui sem!)Ient appartenir à la famille des Fougères. Les groupes qu'on pourrait établir parmi elles n'auraient aucun rapport ni avec les genres de Fougères actuellement existants, ni avec ceux qui ont été admis parmi les feuilles de Fougères fossiles. Selon Brongniart, ces tiges présenlent deux formes bien distinctes : les unes, désignées par Lindiey sous le nom de Caulopleiis, ont des rapports extérieurs si nombreux avec les liges de la plupart des Fougères arborescentes actuelles, que tous les auteurs s'accordent à les rapporter à cette famille. Elles se distinguent par les cicatrices d'insertion des pétioles formant des disques beaucoup plus grands, oblongs, également arrondis en haut et en bas, et n'offrant pas de traces bien distinctes de cicatrices vasculaires. Les autres, auxquelles Brongniart avait plus spécialement donné le nom de Sigillaria, et qui sont les plus fréquentes dans les terrains houillers, présentent des disques d'insertion beaucoup plus petits, mieux limités, qui, au milieu de toutes les varialions spécificiues ou individuelles qu'ils offrent, ont cependant des caractères généraux : leur diamètre longitudinal est au moins égal à leur diamètre transversal, et ordinairement il est beaucoup plus considérable, les disques ayant une forme générale oblongue ou ovale. Le bord supérieur est ou arrondi ou droit, ou souvent légèrement échancré, caractère qui indique que le pétiole présentait souvent un sillon supérieur; le bord inférieurest généralement arrondi et pluslarge que le bord supérieur; il ne forme jamais un angle saillant. Le nombre des Sigillaires est sans doute extrêmement étendu , car il n'est point de houillère qui n'en présente une miiltilude d'espèces ou de variétés.

SIGILLAIRE ou TERRE SIGILLÉE. MIN. r. Argile

OCREDSE.

SIGILLARIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, a été réuni au genre l'iinilacina, de Desfonlaines.

SIGILLINE. Sigillina. moli. Genre delà division des Mollusques Acéphales sans coquilles (Cuvier, Règne Anim.) et de la classe des Tuniciers de Lamarck, fondé par Savigny qui le place dans sa classe des Ascidies, et dans son ordre des Ascidies Télhydes, en lui assignant pour caractères : corps commun, pédicule, gélatineux, formé d'un seul système qui s'élève en un cône solide, vertical, isolé, ou réuni par son pédicule à d'autres cônes semblables. Animaux disposés les uns audessus des autres en cercles peu réguliers; orifice branchial s'ouvrant en six rayons égaux, l'anal de même; thorax très -court, hémisphérique; mailles du tissu branchial dépourvues de papilles. Abdomen inférieur, scssile, plus grand que le thorax; ovaire unique, pédicule, fixé au fond de l'abdomen, et prolongé dans l'axe du cône el de son support.

SiGiLLiNE AUSTRALE. SiijilUiia austialis , Savigny (Mém. sur les Anim. sans vert., 2° partie, l'' fasc, p. 138 et 178, pi. 3, fig. 2 et pi. 14). Sa couleur est le vert -jaunâtre clair; sommités particulières ovales rousses, cerclées de blanc. Hauleur, de quatie à huit

pouces. Elle habile les côtes de la KouvelleHoUande.

SIGMODON. MAJi. Les naluralistcs américains Say et Ord ont donné le nom de Sigtiiotlon à un genre qu'ils ont créé aux dépens du genre Campagnol. Les caraclères de ce genre sont loin d'être rigoureux; ainsi ils ne s'éloignent de ceux des Jivicola que parles particularités suivantes: mâchoires garnies chacune de six molaires égales, avec des racines, â couronnes mar- (juées par des sillons alternes très-profonds et disposés en Sigma. La (|ueue assez velue; quatre doigts aux pieds de devant, avec le rudiment d'un cinquième doigt onguiculé; cinq doigts aux pieds de derrière. La formule dentaire se compose de quatre incisives et de douze molaires.

SiGMODON DE Hari.an. Si'gmodoH Haiiani, Less. Son corps est long de sept pouces, épais; son pelage est d'un brun ferrugineux en dessus, blanchâtre en dessous; les membres antérieurs sont grêles et courts; les pieds gris el tachés de blanc en devant; les ongles sont noirs, comprimés et très-aigus. Cette espèce se lient dans les troncs d'arbres des plantations de Cotonniers. La femelle porte ses petits sur le dos el grimpe aux arbres comme les Écureuils. Sur les bords du Mississipi.

SiGMODoiv HispiDE. Sigmotloti hispiduiii, Say cl Ord; Aivicola lioiieiisis, Harlan, Faune américaine. C'est un petit animal long de six pouces, à lêle grosse, à museau allongé, dont les yeux sont très-grands. La queue esta peu près aussi longue que le corps; le pelage est coloré en jaune d'ocre pâle, mélangé de noir sur la têle et en dessous. Les parties inférieures sont cendrées; les membres antérieurs sont courts, les postérieurs sont forts et robustes. Très-commun dans les terres défrichées et abandonnées de la Floride orientale.

SIGNET. BOT. L'un des noms vulgaires du Sceau de Salomon, type du genre Polygonatum de Tourneforl.

f . POLVGÔNATE.

SIHAME. POIS. Espèce du genre Athérine.

SILAUS. BOT. Ce nom, employé dans Pline pour désigner une Ombellifère peu délerniinable, a été appliqué par Linné à une espèce de /'eMcef/awîtwî, commune dans les lieux humides de toute l'Europe, el que Besser (in ScliuU. Syst. PL, ) a érigée en genre distincl. f . Peccêdah.

SILÈNE. INS. Geoffroy a donné ce nom au Satyre Circé de Lalreille. y. Satyre.

SILÈNE. Silène, bot. Genre de la famille des Caryophyllées et de la Décandrie Trigynie, L. Caractères : calice tubuleux, cylindrique ou renflé et vésiculeux, nu à sa base, lisse ou strié, denté à son sommet; corolle formée de cinq pétales onguiculés, ayant leur limbe bifide, et souvent munis, à la réunion de leur onglet et de leur limbe, d'un petit appendice denté; les élamines sont au nombre de dix; l'ovaire est surmonté de trois styles el d'autant de stigmates subulés. Le fruit est une capsule ordinairement ovoïde ou globuleuse, à trois loges imparfaites, et s'ouvrant à son sommet par le moyen de six dents. Les espèces de ce genre sont extrêmement nombreuses, puisqu'on en trouve au delà de deux cents décriles par De Candolle.Ce sont des plantes pour la plupart originaires des diverses contrées de

l'Eiiiope, el particulièrement de celles qui avoisinent le hassin de la Méditerranée; un assez grand nombre viennent en Sibérie et dans les autres parties du nord de l'Asie; quelques-unes croissent au cap de Bonne-Espérance ou dans rAméri(|ue septentrionale. Ce genre a été divisé parOIth en huit sections naturelles et de la manière suivante :

I. Nanosileiie. Tiges très-courtes, en touffe; calice renSé; pédoncules uniflores. Deux espèces seulement {Silène acaiilis et Silène piimelio) entrent dans celte section.

II. Behenaulha. Tige plus ou moins longue; fleurs solitaires ou paniculées; calice vésiculeux. Cette tribu, composée d'une vingtaine d'espèces, a pour type le Silène inflata, Smilli, ou Cucubalus èe/ie«, L., plante vivace et très-commnne dans presque toutes les contrées de l'Europe.

III. Otites. Tige plus ou moins longue; Heurs quelquefois unisexuées. disposées en épis composés de verticilles. Le Siletie Otites, Pers.,ou Cucubalus Otites, L., qui a les fleurs dioïques, est placé dans celte section qui se compose d'une quinzaine d'espèces.

IV. Conoimorp/ia. Tige plus ou moins longue; calice renflé, conoïde, ombili(|ué à son fond, ayant ses dents très -allongées. Exemple : Silène conica. Silène conoidea, etc.

V. Stacliynorfilia. Tige plus ou moins élevée ; fleurs axillaires, alternes, el formant un épi par leur réunion; calice offrant dix stries longitudinales. Cette tribu, très-nombreuse en espèces, comprend les Siletie anglica, gallica, etc.

VI. Bupifraga. Espèces munies d'une tige roide; pédoncules filiformes; calice cylindrique ou campanule. Exemple : Silène rupestris, saxifioga, sedoiiles, etc.

VU. Siphonomorpha. Tige plus ou moins longue; Heurs solilaires ou paniculées; pédicelles courts et opposés; calice tubulenx. ll.ïitm\t\e : Siletie milans, italica, corsiea, etc.

VIII. Jlocion. Tige portant des fleurs en corymbe; calice renflé à son sommet et offrant des stries longitudinales. Exemple : Silène ariiiciia, Atocion, etc.

SILÈNE. AVe«î/s. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Eucnémides, institué par Lalreille qui lui donne pour caractères : antennes à peine aussi longues que la tête et le corselet, dont les articles inférieurs sont obconiques et les autres, jusqu'au dixième inclusivement, turbines ou presque grenus, le dernier ovoïde, court, brusquement rétréci en pointe; corselet convexe, un peu dilaté vers le milieu de ses côtés ; jambes postérieures et intermédiaires terminées par deux petites épines; les quatre premiers articles des deux tarses antérieurs proportionnellement plus courls et plus larges.

Silène brcn. Silenus biunneus. Lai. Son corps est d'un brun foncé mat, pubescent, très-fînement pointillé; ses antennes et ses pattes sont d'un brun plus clair. Cinq lignes de longueur, sur deux de largeur. Aux environs de Savanali, en Amérique.

SILÉiNÉES. Sileneœ. bot. L'ime des deux grandes tribus de la famille des Caryopliyllées qui renferment

les genres dont le calice est monosépale et plus ou moins tubulenx ; tels sont les genres Silène, Dianthiis, Lychnis, etc. 1^. Cartophtllées.

SILER. DOT. Ce nom était appliqué à des plantes sur la dénomination desquelles les anciens botanistes ne se sont pas accordés. Les uns ont cru y reconnaître le Fusain, d'autres la Bourgène, le Saule Marceau, etc. C. Bauhin cile le nom de Sder comme synonyme de plusieurs Ombellifères, el particulièrement d'un Laserpitiiini, auquel Linné a ajouté le mot Silei- comme spécifique; celte espèce a été plus récemment proposée comme genre distinct, avec des caractères que jusqu'ici l'on n'a point trouvé sufiisamment trancliés. y. Laser.

SILEX. MIN. et GÉOL. Sous ce nom, les Latins et les anciens minéralogistes, jusqu'au dernier siècle, ont désigné presque toutes les Pierres dures, qui pouvaient recevoir un poli brillant ou étinceler par le choc, quelle que fût leur composition chimique; ainsi dans les ouvrages de Wallerius, de Forster, de Werner, on voit le Diamant, le Zircon, le Grenat, la Topaze, rangés et décrits avec le Quartz sous le nom générique de Silex adatnas, Silex ciiconius. Silex gianatus , etc. Aujourd'hui l'emploi du mot Silex est beaucoup res- Ireinl, car non-seulement on ne l'applique plus qu'à des Pierres presque uniquement composées de Silice, mais encore la plupart des auteurs actuels ne regar- 1 dent les Silex que comme constituant une sous espèce ou même de simples variétés dans l'espèce minérale du Quartz. F. ce mot. Il règne, en effet, peu d'accord entre les minéralogistes sur l'étendue et la valeur qu'on doit donner au mot Silex : suivant Haiiy, les Silex sont regardés avec les Calcédoines comme deux variétés distinctes dépendantes de la sous-espèce du Quartz-Agalhe; Beudant, au contraire, se sert des mots Calcédoine et Silex comme synonymes pour distinguer et séparer duQuarlz transparent ou hyalin (Crislal de roche) toutes les substances essentiellement formées de Silice, qui ont un aspect lithoïde, et qui. sans donner de l'eau, blanchissent par l'action du feu. L'Agalhe n'est plus dans ce système qu'une sous-variété de structure du Silex, et les minéraux siliceux, qui abandonnent de l'eau par la calcinalion. tels que l'Opale, l'ilyalite, la Ménilite, constituent une espèce distincte, sous le nom d'Opale ou d'Hydroxyde de Silicium, tandis que le Quartz et le Silex sont des Oxydes de Silicium. En dernier lieu, Brongniarl, regardant également le Silex comme une variété de texture du Quartz, comprend sous ce nom tous les minéraux quartzeux qui sont infusibles, rayent le verre, donnent des étincelles par le choc du briiiuet, mais qui, étant privés de transparence, ont un éclat plus ou moins lerne, ciieux ou résineux, et possèdent à peine la translucidité analogue à celle des matières visqueuses et gélatineuses. La présence ou l'absence de l'eau dans les Pierres siliceuses n'étant pas considérée par les chimistes comme un caractère essentiel, parce que ce corps s'y trouve en proportions très-variables et indéfinies, Brongniart se sert seulement de ce caractère pour diviser en deux groupes sa sousespèce du Silex : les Silex aquifères et les Silex anhydres, à chacun desquels groupes se rap-

porlent un sranil nombre de soiis-variélc'S. Voici le tableau des divisions proposées par ce savant :

1° SllEX AWnVDRES.

A. Silex proprement dits : corné, Pyromaqne, Meulière, nectique, pulvérulent.

B. Agathes : Clirysoprase, Plasme, Héliotrope, Cornaline, Sardoine, Calcédoine.

2» Silex aquifêres.

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