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csl composé (le vingl-cinq plaques; plastron trfis-crand et très large, sans aucune échancrure; le cimiiiiùine doigt des pieds de derrière dépourvu d'ongle ; tète nue, déprimée; museau un peu prolongé. La carapace n'a guère qu'un pouce et demi de diamètre. Sa couleur est jaunâtre, avec des lignes brunes, tortillées et imitant en quelque sorte des caractères d'écriture; toute la boîte osseuse est jaunâtre inférieurement, et marquée, sous chaque plaque du bord delà carapace, d'une taclie brune , arrondie ; le disi|ue est formé par treize plaques. Le plastron est jaunâtre-pâle, avec deux petites taches brunes ù sa partie antérieure, deux autres sur son milieu, et deux autres sur chaque côté. La queue est allongée, verruqueuse.
É jiïDE ÉLARGIE. Emys expansa, Schw. Un cinquième doigt, non onguiculé, aux pieds de derrière. Carapace déprimée, brune, à plaques dorsales carrées, aplaties, à bord très-large, horizontal ; nez sillonné dans le sens de sa longueur; mâchoires entières. Le plastron est couvert de treize pla(|ues, arrondi et presque tronqué en avant : il est bifide en arrière. 11 y a treize plaques dorsales à la carapace, et vingt-quatre marginales, parmi lesquelles les deux antérieures sont plus courtes. La télé est convexe, et couverte d'écailles membraneuses. Le cou est long, épais. Amérique méridionale.
ÉjiYDE u'EcROPE. Emys Europœa; Tcstiulo orbiculaiis, Linn.TBus; Tcstiulo liitaria , Heiinann, Marsigli, Brunnich; la facile et jaune , Lacép.; Testudo flava, Bonnat., Daudiii; Testudo punclata, Gottwald; Tortue ronde, Daubent.; Testudo Europœa, Schneider, SchœpfF, pi. 1. Carapace ovale, peu convexe, assez lisse, noirâtre, toute semée de points jaunâtres, disposés en rayons, de huit pouces de longueur au plus, sur cinq pouces environ de largeur; plastron aussi long que la carapace, un peu moins large, ovale,, oblong, arrondi en avant, tronqué et presque sans échancrure en arrière; tète aplatie en dessus et sur les côtés; cinq doigts onguiculés aux pieds de devant, quatre seulement à ceux de derrière; queue petite, écailleuse; peau du cou épaisse, lâche, ridée et lisse. Le disque de la carapace est occupé par treize grandes ]daques, cinq vertébrales, et huit sur deux rangs latéraux; la première plaque vertébrale est pentagonale; les trois suivantes sont hexagonales; la dernière est irrégulièrement pentagonale, et quelquefois marquée dans son milieu d'une arête saillante. La première plaque latérale est grande , carrée, irrégulière; les deux suivantes sont grandes, pentagonales et allongées; la dernière est quadrilatère, à côtés courbes. Le bord de la carapace est composé de vingt-cinq plaques toutes carrées : la première est petite; le bord, quoique tranchant, excepté sur les Bancs, n'est pas dentelé sur les cuisses. Le plastron est formé de douze plaques. Les deux narines sont petites, rondes et séparées par une cloison mince. Les pieds sont couverts d'écailles, et demi -palmés. La tête et les membres sont bruns, parsemés çà et là de points jaunâtres. Le plastron est jaunâtre, avec quelques teintes brunes. Cette espèce est la plus répandue du genre Émyde : on la voit dans le midi et l'orient de l'Europe, en Amérique, etc. Elle vil dans les eaux bourbeuses et les marais , et s'y
nourrit d'insectes, de mollusques, de petits poissons et d'herbe. On mange sa chair; aussi l'on vend cet animal dans divers marchés d'Allemagne. On le nourrit dans des viviers ou des jardins, avec du pain , de la laitue, des légumes, etc. J. C. WxxXS (Ichlhyol. lîegni Borussici) dit que les paysans prussiens en gardent dans des auges, queli|uefois pendant deux ans, pour les engraisser. Les œufs de l'Émyde d'Europe sont gros à peu près comme desœufsde Pigeon, mais plusoblongs; la femelle les dépose dans le sable, au soleil, et ils n'éclosent. selon Marsigli, qu'au bout d'un an environ. Ce Chélonien offre un assez grand nombre de variétés. D'après une note remise à Daudin par le naturaliste espagnol Ruis de Xelva, il parait qu'une de ces variétés habite les marais de l'Espagne, et particulièrement aux sources de la Guadiana.
ÉaTDE GESTii.LE. Eiiiys piilchella, Schœpff, p. 115, tab. 26. Pas de cinquième doigt rudimcntaire aux pieds de derrière; carapace ovale, basse, légèrement carénée, à treize plaques dorsales, d'un brun pâle, rayonnées de jaune vers les bords, et marquées d'aréoles enfoncées; vingt-cinq i)laques marginales, parmi lesquelles l'antérieure est carrée et plus petite que les autres; plastron couvert de douze plaques, tron(iué en avant, obtus en arrière; tête aplatie, tachetée de jaune ; queue longue.
ÉjiiDE DE Geoffroy. Emys Geoffroana, Schw. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière. Carapace convexe et surbaissée, noire, à treize plaques dorsales aplaties, recourbées sur leurs bords latéraux, à vingt-quatre plaques marginales, parmi lesquelles l'antérieure est très-longue et linéaire; plastron couvert de treize plaques. Du Brésil.
ÉMYDE A GOUTTELETTES. Eiufs guttata ; Testudo guttata, Shaw, Schneid. ; Testudo punclata, SchœpfF. Daud.; Tortue ponctuée, Latr., Bosc. Doigts libres, non palmés ; cinq ongles aux pieds de devant, quatre seulement ù ceux de derrièie; carapace lisse, un peu bombée, ovale, d'un noir luisant, uniforme, avec un ou plusieurs points jaunes sur chaque plaque; treize plaques dorsales ; vingt-quatre plaques marginales, parmi lesquelles l'anlérieure est linéaire; plastron noirâtre, avec quelques teintes jaunes, protégé par douze plaques, tronqué en avant, échancré en arrière. Longueur totale, de six à sept pouces; longueur de la carapace, quatre pouces; celle du plastron, trois pouces seulement; laigeur de la carapace, deux pouces neuf lignes. Amérique septentrionale.
ÉMYDE JAUNATRE. Eiufs lutescetis , Schw. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière. Carapace d'un jaune sale, oblongue, ventrue, légèrement carénée, aplatie sur le dos, à treize plaques dorsales presque carrées, à vingt-cinq plaques marginales; tête aplatie, très-nue; queue courte; plastron brunâtre, tronqué en avant, bifide en arrière, et à douze plaques. Sa carapace a cinq pouces sept lignes de longueur, trois pouces neuf lignes de largeur, et vingtcinq lignes de hauteur.
ÉMVDE LÉPREUSE. Eiiiys leproso ; Testudo leprosa, Schœpff. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière ; carapace ovale, peu convexe, à treize pla-
EMYDE PEINTE .
qiies dorsales, à vingl-cinq placjues marginales, légèrement carénée; d'un jaune obscur, et couverte de tubercules verruqueu.x; douze plaques au plastron qui est arrondi en devant, bifide en arrière; tète glabre, aplatie; cou garni de papilles ; queue assez longue. La longueur de la carapace est d'un peu plusde trois pouces; sa longueur est de deux pouces et demi; le plastron est presque aussi long que la carapace; la hauteur de celleci est de douze à quatorze lignes. Les plaques marginales sont noirâtres, irrégulièrement bordées de jaune.
Ébtde a iiGKES coriCEJiTRiQiiES. Eiiiys centrala; Tcsiiulocentrata, Bosc; l'esltidoconccnlika, Shaw; 'J'estiido tcrrapfn, Scbœpff; Tesludo i-aliistris, Cm., 1041; 7>/'/o;oè«e,Lacép. Un cinquièmedoigt non onguiculé aux piedsde derrière ; carapace ovale, peu bombée, un peu échancrée en devant, et presque lisse, à treize plaques dorsales; une légère protubérance noirâtre, un peu prolongée en avant, sur le milieu des quatre premières plaques vertébrales; deux à sept stries circulaires et concentriques, à peine creusées sur toutes ces plaques, et surtout sur les latérales : ces stries sont noires, parallèles aux bords, et se détachent sur le fond gris de la carapace. Les plaques marginales, au nombre de vingt-cinq, ont aussi quelques stries longitudinales enfoncées. La plaque collaire est un peu large et carrée; les latérales sont plus étroites, et légèrement bordées; les huit postérieures, plus larges que les autres, forment comme autant de festons. Le plastron est ovale-oblong, tronqué en devant, échancré en arrière, couvert de douze plaques lisses, jaunâtres, sans taches, à sutures noirâtres, presque aussi long que la carapace. Le corps est cendré; les écailles ont des taches noires, quelquefois grises à leur centre, irrégulières, réunies souvent deux à deux, ou formant des marbrures. La tête est large, obtuse, avec des taches noires sur les côtés et en dessous. Les yeux sont petits et gris. La queue est courte, amincie, écailleuse et carénée en dessus. Sa longueur est de huit à neuf pouces, sur cinq de large, et deux et demi de haut. De la Caroline.
Émyde a lOjiG cou. Enifs lonyicollis ; Tesltidolongicollis, Shaw. Quatre doigts onguiculés à tous les pieds; carapace oblongue, aplatie, à treize plaques dorsales, rudes çâ et là , d'une couleur brunâtre -, la première plaque vertébrale est très-longue; vingt-cinq plaques marginales, dont l'antérieure plus petite que les autres; plastron arrondi en devant, échancré en arrière, protégé par treize plaques écailleuses, dont l'antérieuie est sexangulaire. Tête déprimée, nue ; cou trèslong. Nouvelle-Hollande.
Émïde MARTiNEiiE. Eitifs maiiinella; Testttdo marlinella, Daud. ; Teslndo planiceps seti jdatfcephala, Schn., Scbœpff; Emysplaniceps, Schw. Cinquième doigt des pieds de derrière nul ou remplacé par une écaille; carapace oblongue, un peu aplatie, à treize plaques dorsales; dos muni de deux carènes longitudinales, à cause des plaques vertébrales creusées en gouttière; vingt-cinq plaques marginales, parmi lesquelles l'antérieure est très-étroite , et un peu plus longue que les autres; plastron couvert de treize plaques, tronqué en devant, bilide en arrière; queue assez longue. De Cayenne.
Émvde DEMDnLE:sBERei. Emxs J\I«hlenbeiyii,iich-w .; Testudo Mtthlenberijii, Scbœpff, pag. 132, tab. 31. Carapace médiocrement élargie, coihpriméesur les côtés, oblongue, basse, carénée, d'un châtain uniforme, ù treize plaques dorsales sillonnées et aréolées, à vingtcinq plaques marginales, dont l'antérieure plus petite que les autres. Plastron arrondi en devant, échancré en arrière, et revêtu de douze plaques. Tète ponctuée. De Pensylvanie.
Èhyde a hez. Emys 7iasHla, Schweigger. Vn cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace ovale, déprimée, à treize plaques dorsales, ù vingt -cinq plaques marginales; plaques rugueuses; celles du plastron au nombre de treize; celui-ci arrondi en devant, bifide en arrière; tête couverte d'écaillés très-nombreuses; narines supportées par un tube cylindrique; deux barbillons blancs et filiformes sous la mâchoire inférieure. La longueur de la carapace est d'un peu plus de deux pouces; celle du plastron est un peu moindre; la largeur de la carapace est de dix-huit à vingt lignes. La carapace est fauve, ponctuée; ses plaques, vertébrales, portent une carène obtuse; le plastron est bordé de jaune. La queue est (rès-courte.
ÉMYDE noir-jadre. Eiiifs fUtvo-nigm , Less. Carapace bombée, convexe, ovale, d'un noir marron, à bordure terminale jaune, à écailles moyennes, surmontées d'une sorte d'arête due à l'élévation de la ligne médiane; les treize écailles supérieures quadrilatères, convexes, à neuf dépressions sur les côtés, à aréole quadrilatère, moyenne, élevée, chagrinée, à stries encadrantes, peu marquées; pourtour de vingt-cinq écailles; bord antériçur échancré, le postérieur bifurqué; plastron libre en avant et en arrière, tronqué aux extrémités, à douze pièces, brun et jaune; le jaune bordant les plaques à leur jonction; tête obtuse; cou dénudé et granuleux, brun, marbré de jaune d'or; pieds palmés, allongés; la membrane entre les doigts est denticulée; cinq ongles antérieurs; quatre postérieurs , prononcés , recourbés ; membres bruns , bordés de jaune. Du Bengale.
Émvde olivâtre. Emys olicacea, Schw. Pieds non observés; plastron inconnu; carapace oblongue, aplatie, olivâtre, à treize plaques dorsales, couvertes de rides rayonnées ; plaques vertébrales relevées en bosse ; vingtquatre plaques marginales, dont les deux antérieures sont plus larges que les latérales, et égales. Cette Émyde habite les sables de la Nigrilie.
Émyde peote. Einys picta, Schweigger; Testudo picta, Linnaeus, Scbœpff, Hermann, Schneider, Seba, Thés., 1 , tab. 80, fîg. 5. Pieds antérieurs demi-palmés ; ceux de derrière entièrement palmés; carapace oblongue, déprimée; écailles très-lisses, brunes, entourées chacune d'un ruban jaune, fort large au bord antérieur; cinq à six pouces de longueur totale, sur quatre pouces de largeur, et seulement dix-huit lignes d'épaisseur. Les treize plaques du disque de la carapace sont presque toutes quadrangulaires, excepté les trois antérieures et deux de la rangée vertébrale, lesquelles ont leurs angles obtus, avec leurs sutures sillonnées. Le bord de la carapace, composé de vingt-cinq plaques, est tranchant, excepté seulement sur les Bancs. Le plastron est oblong et aussi long que la carapace; toutes ses pla-
E il Y
(|iics, ail nonild-e Je douze, sont marquées d'une strie; il est d'un gris jaune. Les pieds sont couverts dVcailles, ainsi que la ((ucue; qui est courte. Le doigt latéral extérieur est dépourvu d'ongle. La couleur générale de ce Reptile est brunâtre, plus foncée sur la tête et les membres; sur les côtés de la tète et des niàclioires on voit quelques traits jaunes; la queue est marquée de quatre lignes longiludinales, d'un jaune clair.
On trouve l'Émyde peinte dans l'Amérique septentiionalc; elle vit dans les ruisseaux tranquilles et profonds, et dans les lieux solitaires : les Pensylvaniensla nomment Flat-broolc Turtle.
Émyde DE Pi QOOT. £■/«/* Piquolii, Less. Carapace bombée, échancrée en devant, anguleuse sur les bords, noire en dessus, couverte de taches jaunes, plus abondantes sur les cotés, noire en dessous, marquée de trois ressauts : l'un moyen, les deux autres latéraux, tous dus à ce que le centre des écailles se prolonge en cône recourbé, formant arête sur le bord postérieur de chaque lamelle. Treize écailles ; les latérales plus larges, ayant trois stries ponctuées, descendantes, le limbe en a vingt-cinq ; l'impaire antérieure petite, la postérieure remplacée par une rainure; sternum d'un brun noirâtre, à douze pièces, tronqué en avant, échancré postérieurement en croissant, oblong, plus large antérieurement, à pla(|ues presque égales; tête conique, à museau large; peau du cou chagrinée; membres antérieurs minces, aplatis en rames recouvertes d'écaillés; les postérieurs plus larges, à quatre angles; queue petite, arrondie. Ces membres sont noirs, tachetés de blanc-jaunâlre. Du Bengale.
ÉJtYDE poLVPiiÈsiE. Emys polyphemus ; la Tortue gopher, Testiitlo polyphemus, Bartram, Daud. Doigts des pieds non isolés les uns des autres; teinte assez généralement d'un gris cendré; plastron grand, divisé transversalement en cinq parties régulières, qui ne sont point réunies ensemble par des sutures, mais qui adhèrent les unes aux autres par un cartilage saillant et de substance cornée. La première portion de ce plastron, lancéolée, longue d'environ trois pouces et large d'un pouce; sa partie postérieure très-prolongée en arrière et profondément bifurquée. La mâchoire supérieure est un peu courbée; le nez est pointu; les narines sont trèspetites et presque réunies; les yeux, grands et ouverts. Les jambes et les pieds sont couverts d'écaillés plates : ceux-ci sont, pour ainsi dire, terminés en moignon. La carapace a di.x-huit à vingt pouces de longueur, sur dix à douze de largeur. .Amérique septentrionale.
ÉMYnE PORCTLLAIRE. Emys punctHiaria , Sclnv. ; Testudo punciularia, Daud. Pattes presque en moignon ; doigts palmés; cinq ongles aux membres antérieurs, quatre seulement aux postérieurs; carapace c'onvexc, ovale, élargie, un peu déprimée, presque tronquée en devant, arrondie en arrière ; treize plaques dorsales; les cinq vertébrales relevées dans leur milieu par une petite carène lisse et non interrompue; vingtcinq plaques marginales. La plaque collaire marginale est très-petite ; les deux suivantes, de chaque côté, sont larges et tranchantes ; celles des Uancs sont carrées , avec leur bord un peu relevé; les huit postérieures, carrées, diminuent graduellement de grandeur, et sont
tranchantes sur leur bord. Le plastron, large surtoul en arrière, est presque aussi long (|ue la carapace; sa surface est lisse et luisante; il est couvert de douze plaques; il est tronqué en devant, et presque bifide en arrière. Toute la carapace est brunâtre, lisse, plus foncée sur sa carène et sous ses plaques marginales. Le plastron est d'un brun noirâtre, avec une tache longitudinalejaunesur son milieu, et avec le bord de ses plaques de la même couleur. La tète est petite, nue, un peu aplatie en dessus et sur les côtés; le crâne est d'un brun noirâtre, avec quatre lignes jaunes, obliques. Il y a une petite tache jaune au-devant de chaque orbite, et des traits jaunes longitudinaux sur les joues. Le bec est aminci; la mâchoire inférieure est jaune et un peu relevée vers sa pointe. Le cou est long, très-extensible, finement granulé et jaune, avec des séries longitudinales de points noirs, nombreux en dessous et sur les côtés; en dessus, il est rude et noirâtre. Les pieds sont jaunes, pointillés de noir et couverts d'écaillés. La queue est triangulaire, pointue, courte, revêtue de petites écailles rudes, dont quelques-unes sont redressées en pointe.
Par la conformation particulière de ses pieds, cette espèce semble tenir le milieu entre les Émydes et les Tortues proprement dites. Mais Daudin, qui l'a fait connaître le premier, l'a placée à tort parmi ces dernières, quoiqu'elle ait des ongles aigus; son cou est prolractile, et sa tête déprimée. Elle habite diverses parties de l'Amérique méridionale.
Émyde poRPBYRÉE. Eiiiys poiphyreo, Schweigger; Testittlo porphyrea, Daudin. Carapace orbiculaire, du diamètre de trois pouces au plus, déprimée, d'un rouge d'ocre, avec de petites taches fauves et d'un vert foncé plus nombreuses et plus apparentes sur les plaques vertébrales; plastron brunâtre; pieds palmés. La peau de la tête, du cou et des pattes, est d'un cendré pâle, et couverte de tubercules; une rangée transversale de quatre tubercules écaillenx et brunâtres occupe le dessous de la base de la queue, près de l'anus. La queue est garnie en dessus d'une petite carène longitudinale. Les doux plaques du bord antérieur de la carapace, au-dessus du cou, se |)rolongent chacune en une petite pointe, de manière à former ensemble une fourche arrondie. Daudin a décrit cette espèce d'après un individu envoyé de la Nouvelle-Hollande ù M. Christian Hayes.
Émyde radoteuse. Emys dorsala , Schweigger ; Testudo scabra, Linn.; Testudo dorsata, Schœpff; Testudo verrucosa,'\\'aUb. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace orbiculaire, très-laige, peu bombée, rude au toucher, échancrée antérieurement, ù treize plaques dor-sales, parmi lesquelles les cinq vertébrales sont surmontées d'une carène saillante et longitudinale; vingt-cinq plaques marginales, lisses en devant et sur les côtés, et un peu dentelées par derrière; plastron arrondi et un peu festonné en devant, échancré en arrière, et concave dans son centre. L'Émyde raboteuse a environ trois pouces de longueur totale sur deux de largeur. La tête est un peu allongée, amincie en devant, assez lisse. Le cou est couvert d'une peau plissée. La queue est très-courte et
presque conique. La couleur de la carapace et de la peau est d'un jaunâtre pâle, varié et coinnie marbré en divers sens, par de très-petites bandes et des laclies brunes ou noirâtres, plus larges sur la tête et les pieds. Amérique.
É5IYDE RÉTictLAiRE. Enifs leliculata , la Tortue rcticulaire, Bosc; Testudo reticularia, Latr. ; Teslitilo retictilata, Daud. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace un peu bombée, ovale-allongée, plus large à sa partie postérieure, et sans aucune carène. Les plaques dorsales, au nombre de treize, sont grandes, raboteuses, couvertes de nombreuses petites stries parallèles. Les plaques marginales sont au nombre de vingt-cinq, et forment un bord simplement tranchant , sans écbancrures ni dentelures : celles du dessus des cuisses sont plus grandes que les autres. Le plastron, couvert de douze plaques lisses et assez grandes, est allongé et un peu ovale. Tout le dessus de la carapace est d'un brun foncé, avec quelques traits jaunes, croisés, qui se continuent sur toutes les plaques dorsales, en forme d'un très-large réseau. On observe, en outre, une lignejaunàlre, continue, sur toute la longueur du dos. Toutes les plaques marginales ont leur face supérieure partagée transversalement par un Irait jaune. Le plastron et le dessous des plaques marginales sont lisses, et d'une teinte de cire jaune; sur les bords des plaques marginales, près de chaque côté du plastron , il y a trois taches rondes , noirâtres , et deux autres taches, noirâtres aussi, mais allongées, qui sont situées sur les saillies osseuses, qui unissent le plastron â la carapace. Les plaques marginales latérales ont en dessous de leur jonction une tache elliptique noirâtre, ce qui fait en tout neuf taches elliptiques. La longueur de la carapace est de sept pouces, sur quatre pouces six lignes dans sa plus grande largeur; celle du plastron est de cinq pouces neuf lignes. La tète est brune en dessus, avec des lignes jaunes, peu marquées sur les côtés, et une large bande jaune; le cou et les patles sont bruns, avec des bandes et des taches jaunes ; la queue est couverte d'écaillés variées de brun et de jaune. Ce Chélonien habite la Caroline.
ÉavDE RODGEATRE. Eiiiys Pensylvaiùca ; Testudo PensfWanica , Lin., Bosc, Daud., Edward. Pieds jialmés; le cinquième doigt de ceux de derrière non onguiculé; carapace ovale, brune, aplatie sur le dos; treize plaques dorsales, les vertébrales presque carénées, la première très-large en devant et rétrécie en arrière; vingt à vingt-trois écailles marginales, l'antérieure plus petite que les autres; plastron large, arrondi en avant, échancré en arrière, défendu par onze plaques. La tète est brunâtre en dessus, jaunâtre, variée de points bruns et nombreux sur les côtés, avec plusieurs petites raies brunes et jaunâtres sous la mâchoire inférieure, dont l'extrémité est très -recourbée en haut. La queue est grosse à sa base, mince et munie d'un pelil ongle corné a sa pointe. Le menton a quatre barbillons jaunes. Le devant de la carapace est échancré.
Celte espèce d'Émyde, de la taille de cinq à six pouces, et qui présente un assez grand nombre de variétés, vit dans les marais de la Floride, de la Caroline et de diverses autres contrées de l'Amérique septentrionale.
Elle se tient cachée et engourdie dans la bourbe pendant tout l'hiver, et en sort à la fin du mois de février, selon Bosc. Elle s'accouple vers la fin de mars, et fait sa ponte en mai.
ÉMVDERocssATRE. Emyssubiufa; Testudo subrufa, Lacép. Cinq doigts onguiculés à tous les pieds; carapace aussi longue que large (cinq pouces six lignes), aplatie, d'une couleur analogue à celle du marron. Le disque de la carajjace recouvert de treize lames minces, légèrement striées, unies dans leur cenlre; les plaques marginales au nombre de douze, suivant Daudin, et de vingt-quatre, selon Schweigger. Le plastron est défendu par treize plaques, tronqué en avant et bifide en arrière. La lète est très-plate. La queue n'a point encore pu êlre observée.
Celte Émyde vient des Indes -Orientales. Lacépède l'a fait connaître aux naturalistes, d'après un individu apporté par Sonnerai, et auquel la queue avait élé enlevée.
Émyde de Schneider. Emys Sclmeideri , Schw. Sa carapace, peu élevée, est de couleur de soufre, fortement carénée, à lâches d'un brun marron; treize plaques dorsales lisses ; vingt-cinq ù vingt-sept plaques marginales ; plaslron arrondi aux deux bouts, tronqué en arrière, protégé par douze plaques. La longueur de la carapace est de trois à quatre pouces ; sa largeur varie de deux à trois.
Émyde de Spengier. Emys Spengleri, Schw. ; Testudo Spengleri , Gmel., Daud., Wall.; Testudo areolata varielas, Shaw. Pieds non encore observés; carapace oblongue, déprimée, lisse, mince, grosse à peu près comme le poing, presque ovoïde, avec trois carènes longitudinales; bord tranchant latéralement, muni en arrière de dix longues dentelures courbes et qui vont en moulant; le bord antérieur est faiblement dentelé; treize plaques dorsales offrant des stries circulaires et concentriques en avant, et des points enfoncés à leur partie postérieure, qui est imbriquée ; vingt-cinq plaques marginales, l'anlérieure plus petite que tes autres; plaslron lisse, presque aussi long, mais moins épais que la carapace ; il est composé de six paires de plaques séparées par un pelit sillon longiludinal , et par cinq sillons transversaux; il est arrondi en avant, échancré en arrière. La carapace est d'une teinte de cire jaune, marqué irrégulièrement d'un grand nombre de petites lâches anguleuses et d'un gris brun. Le plaslron esl d'un brun marron, avec une bande d'un jaune citron, dentelée en scie sur ses deux côtés. La queue est très-longue.
ÉMYDE A TROIS BOSSES. Eiuys trifjibbosa, Less. Carapace bombée, ovale , puis triangulaire , d'un fauve brunâtre, à taches noires sur le bord des écailles ou à leur sommet, à côtés déprimés, à limbe légèrement denticulé; les première , deuxième et troisième écailles médianes ongulées en dessus, terminées en cône saillant; les cinq moyennes formant une arête convexe, trèsprononcée dans le jeune âge; toutes plus longues que larges : les quatre latérales de chaque côlé beaucoup plus larges que hautes, striées seulement sur leurs bords; pourtour régulier, à peine échancré en devant, convexe en arrière, ù pièce moyenne très -petite et à
peine discernable, formé de vingt-ciiK] pièces; plastron d'un jaune serin, laclielé de noir, ovalaire , aminci aux deux extrémilés, écliancré en arrière, tronqué en avant; membres bruns, bordés de jaune, comprimés, demiécailleux en dessus, à pieds dilatés; membrane inteidigitatc denticulée ; cinq ongles antérieurs, quatre postérieurs; le cinquième doigt des pieds remplacé par une nageoire à écailles marginales imbriquées; tète obtuse, à mâchoires dentelées; ])eau du cou dénudée, brune, rayée de jaune; gorge rougeàtre, rayée de brun. Du Bengale.
Emyoe a trois carèses. Eniys tricarinata; Testiido scorpioides, Linn.; Testudo scorpioides, Lac. ; l^estudo tricarinata, Daud.; la Tortue scorpion. Daub. Pieds palmés ; le cinquième doigt de ceux de derrière non onguiculé; carapace oblongue, brune, à trois carènes; treize plaques dorsales presque lisses; les vertébrales plus longues que larges ; vingt-trois plaques marginales presque égales, à l'e.xception de la première qui est plus petite que les autres, qui sont très-étroites en dessus et élargies vers le plastron ; plastron ovaleoblong, jaunâtre, avec quelques traits bruns en dessous, et protégé par douze pla(iues. La queue estcourte, et armée à Textrémilé d'un crochet corné. Celte Émyde habite les marais et les savannes noyées de la Guiane et de Surinam. Elle n'a jamais plus de huit pouces de longueur totale.
ÉMYDE SERPENTINE. Eiuys scrpentùia ; Testudo scrpentina, Linn.,Lacép.; Testudo serrata, Penn.; C/ie/^fi/aser/jewii'yia^Schw. Carapace déprimée, ovale, presque subquadrangulaire, tronquée et un peu plus étroite en devant, à trois carènes épineuses, à six ou huit dénis en arrière du bord. On compte treize plaques ' dorsales, toutes munies à leur partie postérieure d'une carène ou saillie granulée, d'où partent en rayonnant des rides peu marquées et entrecoupées de petits plis eoncentri<iues. 11 y a vingt-cinq plaques marginales. Toutes les plaques de la carapace sont minces, un peu transparentes, assez semblables à de la corne, et d'un brun plus ou moins foncé. Le plastron estjietil, et couvert seulement de neuf plaques (Schweigger) , ou dix plaques (Daudin) lisses, minces et pergamentacées. 11 y a cinq doigts onguiculés aux pattes antérieures; le cinquième des postérieures ne l'est point. Les mâchoires foiment un bec avancé, analogue à celui d'une buse, et terminé par deux barbillons ; la supérieure est plus Lirge que l'inférieure. Le cou est au moins aussi long que le corps, très-rétractile, très-plissé, très-rude. La queue a le dessus armé d'une crête dentelée. Elle est aussi longue que le corps : cette disposition l'a fait nommer, en Caroline, Alligator tortoise.
ËuvoE lACERTmE. Eiiiys lacertina; Clietydra lacer- //«a, Schweigger. Tous les caractères delà précédente, seulement les plaques vertébrales ne sont point carénées, mais entourées par un léger sillon, du moins pour les trois intermédiaires; les vingt-cinq écailles marginales sont entières, les six postérieures seulement prolongées en forme de dents. Taille de plus de deux pieds.
ÉMYDO SAURIENS. ttEPT. Ordre établi par Blainville, et qui répond exactement à celui des Crocodiliens de Cuvier. y. ce mot et Sauriens.
EN'ALCIDE. Enalcida. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu. et de la Syngénésie superflue, établi par 11. Cassini (Bulletin de la Soc. Pbil^m., février 1819) qui l'a ainsi caractérisé: calalhide dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et dont les rayons ne composent qu'un seul rang de fleurs anomales et femelles; involucre oblong, cylindracé. composé de cinq écailles sur un seul rang, soudées jiar leur base et libres par leur somnjet qui forme un lobe triangulaire; réceptacle un peu conique, alvéolé, à cloisons légèrement frangées; corolle courte dogt le limbe presque avorté est cochléariforme; style divisé en deux branches longues et divergentes; ovaires très longs, grêles, linéaires, anguleux, surmontés d'une aigrette formée de plusieurs paillettes soudées, à l'exception d'une seule située sur le côté extérieur, plus longue, lancéolée et libre. Dans l'aigrette des fleurs marginales, les petites écailles paléacées sont égales, oblongues, tronquées et soudées entre elles. Le genre Enalcida appartient à la tribu des Tagétinées de Cassini; il est très-voisin du /Ji(7/oss»s de cet auteur, ainsi que du Tagetes. Le Tagctes fœniculacea. cultivé dans le Jardin des Plantes de Paris, et le Tagetes ctandestina de Lagasca {Gênera et Species Plantarum, Madiid, 1815) semblent identiques, selon Cassini, avec VEnalcida; cependant la dernière de ces plantes pourrait bien être le JDigtossusrariabilis. VEnalcida fœniculacea, II. Cass., nommée d'abord Enalcida pili/'era par le même auteur, est une plante herbacée, glabre, dont la tige est rameuse, munie décotes saillantes; les feuilles sontsessiles, pinnalifides, linéaires, glanduleuses; les fleurs jaunes, formant de petits bou(iuets irréguliers par l'assemblage des calathides au sommet de la tige et des branches.
ÉNANTIOTKIOUE. Enantiotrichum. bot. Le genre établi, sous ce nom, dans la famille des Synanthérées, par Meyer, pour quelques plantes africaines des environs du Cap, a été réuni par De Candolle, au genre Euriops.
ENARGEA. bot. Gfertner a établi, sous ce nom, un genre qui. malgré son embryon dicotylédon, observé par cet auteur, parait n'être, selon Jussieu, qu'une espèce de Callixène. Les détails floraux de ce genre ont été donnés par Banks.
ÉNARTHlîOCARPE. Enarlhrocarpus. bot. Genrd de la famille des Crucifères et de la Tétradynamic siliqueuse, établi par Labillardière (Syr. decad. 5, p. 4, t. 2), et adopté par De Candolle (Regn. l^eg. Sysl. Aatur. T. ii, p. 000) qui l'a placé dans sa tribu des Kaphanées ou Orlhoi)locées Lomentacées, en lui assignant les caractères suivants . calice dressé, égal à sa base; pétales onguiculés, dont le limbe est entier; étainiues libres, sans petites dents; silique à deux articulations, cylindrique ou légèrement comprimée; l'article inférieur obconique, court, persistant, à une ou trois graines; le supérieur long, étranglé et présentant neuf ou dix renflements {isllimes, DC.) monospermes et séparés par des lacunes celluleuses; graines ovoïdes, un jieu comprimées, dressées dans l'article supérieur; celles de l'article inférieur sont, au contraire, pendantes; cotylédons condoublés. Ce genre, confondu
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dans l'origine avec le JRaphaîiiis jiar Forsltahl , Persoon et Delllc, s"eii disUrigue ])ar l'organisatiou du fi uit, ou plulùl par la manière dont les graines y sont disposées. Sous ce rapport, il se rapproche du Cakile et du Jiapistrum; mais, dans ces genres, chaque article est monosperme. Le fruit du Cordylocaiptis a aussi une structure senil)lahle, si ce n'est que, dans celui-ci, l'article inférieur est monosperme, et le supérieur polyspermej c'est à peu près le contraire dans le genre qui nous occupe. Les espèces d'Énarthrocarpes sont des plantes herhacées, annuelles, dressées, rameuses, légèrement hérissées, et ayant le port des Raphanus. Leurs feuilles inférieures sont pétiolées et lyrées, les supérieures sessiles et grossièrement dentées. Les fleurs sont jaunes ou couleur de chair, marquées de veines et disposées en grappes allongées. Elles sont accompagnées de bractées et portées sur des pédicelles filiformes, qui grossissent après l'anthèse.
De Candolle (loc. cil.) ne décrit que trois espèces de ce genre, savoir : Enarlhiocarpus aiciiatus, Labill., qui croit en Crète et sur le mont Liban ; Eiiarthiocarpus lyratus, DC, Raphanus lyratus, Forsk., Raphan us lecurmlus, Pers. et Delile (///. FI. /Egypt. p. 19, Flor., p. 103, t. 50, f. 1), espèce que l'on trouve dans les moissons d'Orge et dans les déserts sablonneux des îles du iSil, près d'Alexandrie; et VEnarilirocarpus plerocarpus, DC, Raphanus pterocarpus, Pers. et Delile, dont l'Egypte est aussi la patrie, l'ne belle ligure de cette plante vient d'être publiée récemment jiar le baron B. Delessert (Icônes Selectœ, 2" vol., lab. 9.3).
EiNARTHROS. roLYP. Mercati, dans son Metallotheca, a donné ce nom à des articulations de tiges de Criuoides à cinq angles, ayant sur une face une étoile à cinq rayons ovales.
ENARTHRUS. POLYP. Nom donné par Bertrand à des Astraires fossiles.
E^CALYPTE. Encalypta. bot. Ce genre, d'abord fondé par Hedwig sous le nom de Leeisia, a été ensuite admis sous celui A'Eucalypla, parce qu'il existe déjà dans la famille des Graminées un genre nommé Leersiu; il est un des plus naturels de la famille des Mousses, et prouve que la coiffe est un des organes les ]dus susceptibles de fournir de bons caractères génériques de cette famille; dans toutes les plantes de ce genre, la capsule est terminale; le péristome simple a seize dents lancéolées ou filiformes, droites; l'opercule est, en général, très-allongé, et la coiffe très-grande, presque cylindrique, tronquée ou divisée en plusieurs dentelures à la base, enveloppe toute la capsule. Quelques espèces, d'abord rapportées à ce genre, doivent en être éloignées à cause de la forme différente de leur coiffe; tel est YEncalypta lanceolata, qui a|)particnt au genre ll'eissia; V Encalypta cinhata, Sw., qui se rapporte également à ce genre. Les plantes de ce genre viennent, en général, sur les vieux bois pourris ou sur les berges humides. La plus commune est VEncalypla vulgaiis, qui est assez fréquente aux environs de Paris; elle se reconnaît à sa coiffe tronquée, entière à sa base, et à sa capsule striée longitudinalemenl ; les autres espèces, qui ne se trouvent que dans les Alpes
ou dans les autres montagnes de l'Europe, ont la coiffe ciliée ou dentelée à la base.
ENCAPHYLLU.M. bot. Syn. iVOphioglossutn vulgatum et de Botiychium Lunaiia. V. Botrycdicm et Opuioglosse.
ENCARDITE. MoiL. ross. Syn. de Bucardes fossiles.
y. BrCARDE.
EKCASTE. i?!s. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Chalcidiles, établi par Laircille (Règne Anim. de Cuv. T. III, Suppl., p. G38) qui lui assigne pour caractères : antennes composées de plus de sept articles, élargies, comprimées, tronquées ou très-obtuses à leur extrémité, insérées 'a une distance notable de la bouche, vers l'enlre-dcux des yeux; tète très- concave postérieurement, avec le bord supérieur aigu. Ce genre a été créé aux dépens de celui des Eulophes. V. ce mot.
ENCELADE. Enceiadus. i>s. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, fondé parBonelli, dans la deuxième partie de ses observations enlomologiques (Méra. de l'Acad. de Turin). Latreille avait établi, sous le nom deSiagone, Siagona, un nouveau genre pour y placer quelques Carabiques différents des autres par l'immobilité du menton qui était soudé par sa base avec le restant de la tète, et qui, dans le type du genre (le Cuciijus rufipes , Fabr. ), ne laissait pas même apercevoir de suture. Bonelli ayant examiné des espèces du même genre et s'étant aperçu (|ue, chez plusieurs, la lèvre, tout en conservant son immobilité, se réunissait et se soudait avec la tète en laissant visibles les sutures, et que ces espèces offraient ensuite quelques autres différences, crut devoir établir pour elles le genre Encelade, que Latreille a réuni (Règne Anim. de Cuvier) à celui des Siagones. Il a pour caractères essentiels, suivant l'entomologiste italien : palpes labiales à dernier article tronqué transversalement; langue proéminente au milieu, et arrondie ; lèvre soudée, se rétrécissant à sa base, et se prolongeant entre les cotés de la gorge jusqu'à l'ouverture postérieure de la tête; antennes à premier article court, à peine de la longueur du suivant, aussi épais à la hase qu'à l'extrémité. Bonelli observe qu'on peut encore ajouter à ces caractères ceux non moins importants de la lèvre supérieure, qui est terminée en deux lobes arrondis; ceux des palpes maxillaires extérieures à dernier article tronqué très -obliquement; prothorax rétréci en arrière, ayant son bord postérieur plus large que l'intervalle étranglé, qui le sépare des élytres. Bonelli ne connaît qu'une espèce propre à ce nouveau genre : I'Excelade GÉ.\ST. Enceiadus gigas. V. Slvgo.^e.
ENCÉLIE. Encelia. bot. Genre de la famille des Corymbifères, section des Hélianlhées, qui offre pour caractères : un involucre composé d'un grand nombre de folioles imbriquées, un réceptacle conique, chargé de paillettes; au centre les fleurons sont tubuleux et hermaphrodites, et à la circonférence les demi-fleurons sont neutres. Les fruits sont obovoïdes, comprimés, velus sur leurs bords, émarginés à leur sommet et dépourvus d'aigrette. On compte deux ou trois espèces de ce genre, qui sont de petits arbustes rameiix, portant
lies feuilles alternes, entières, à trois nervures, et des capitules terminaux, longuement pédoncules et jaunes. L'une des espèces les plus communes est VEncelia cancscens, Cav., Icon., 1, t. Cl; Coreopsis Limensis, Jacq., Icon., 1, t. 594, ou Pallasia halimifolia, Willd. Elle croît au Pérou sur les bords delà mer. Ses rameaux sont velus, ainsi que ses feuilles qui sont ovales, obtuses, arrondies à leur base. Ses fleurs sont jaunes et forment des corymbcs.
ENCENS. BOT. Nom que l'on donne vulgairement à toute matière résineuse, qui répand une odeur agréable lorsqu'on la brûle. On désigne particulièrement dans les pharmacies l'Oliban sous le nom d'Encens maie. f'". Olii!\n.
On appelle vulgairement Encens ou Encensier le Romarin officinal, et Encens d'e\c le Selinum palustre. ENCENSIER. bot. Nom vulgaire du Romarin officinal, Rosmarhms officinalis, h.
ENCÉPHALAUTOS.EOT. Genre de la famille des Cycadées, voisin du Zamia, établi par Lebman , et caractérisé ainsi qu'il suit : fleurs dioïques : les mâles en chatons écailleux, portant à leur face inférieure des anthères sessiles, oblongo-cunéiformes, obtuses, plus épaisses au sommet et d'autres fois acuminées, avec le conncctif plus ou moinsdistinct. Dans les fleurs femelles les écailles sont de même forme que dans les mules, mais elles recouvrent plusieurs ovaires amincis en stipe, chacun à sa base, et dilatés au sommet en une sorte de bouclier qui renferme et protège l'ovule. Le fruit consiste en plusieurs caryopses réunies, contenant des noix oblongues, fibreuses, monospermes. Les Encéphalartos sont des arbres élevés que l'on trouve disséminés dans les sites agrestes de la Cafrerie et de la Nouvelle-Hollande; leurs frondes offrent des pinnules sessiles à leur base qui est fort large et marquée d'une multitude de nervures; elles sont le plus souvent garnies d'épines à leurs dentelures.
ENCÉPHALE. Mot employé jusqu'ici en anatomie pour désigner les parties du système cérébro-spinal, contenues dans la cavité du crâne. i\Iais comme les fibres de la plupart des parties de cet Encéphale sont continues avec le prolongement postérieur du système, on voit que cette dénomination est vicieuse, puisqu'elle porte sur une fausse détermination. D'ailleurs les deux ou trois premières vertèbres cervicales contribuent quelquefois à la cavité du crâne, et alors les segments correspondants du système cérébro-spinal deviennent parties intégrantes de l'Encéphale. Autant valait donc conserver le mot cerveau, qui n'était pas plus ine.vact. F. Cérébro-Spinai,.
ENCÉPHALE. E ncephaltts . iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Aléocharidiens, établi par Kirby, pour un petit insecte trouvé par lui en Angleterre. Caractères : tète petite; dernier article des palpes grêle; antennes en massue, le second article presque cylindrique , arqué et le plus long; les autres coniques et graduellement plus gros, le dernier arrondi et tous ciliés au sommet; corselet large, très-court et convexe; élytres courtes, transverses, déprimées; abdomen court; très-large, plan, avec les côtés garnis de dents prononcées'^ et l'extré-
mité obtuse; pieds grêles, cuisses très -peu renflées.
Encépii\ie en bodle. Encephalus co»iplicans,K\rh. Il a environ une ligne ; il est d'un noir brillant, avec les côtés du corselet, le bord des élytres, celui des anneaux de l'abdomen, les pieds et les antennes d'un brun marron. On le trouve, pendant l'hiver, sous les mousses où il se tient engourdi et comme roulé; l'abdomen renversé au-dessus des élytres sur lesquelles il s'applique très-exactement au moyen de ses bords relevés; la tète est repliée sur la poitrine, de sorte que l'insecte ressemble exactement à une perle noire et brillante.
ENCÉPHALIER. Eiiccphalium. bot. Ce genre des Champignons, établi par Link dans la famille des Hyménomycètes de Fries, a élé reconnu pour être le même que celui qui avait été publié très-peu auparavant par ce dernier botaniste, sous le nom de Nœmiitelia.
ENCÉPHALOIDES. roiTP. Nom donné par les anciens oryctographes aux Polypiers fossiles, appartenant aux Wéandrines de Lamarck, aux Madrépores de Linné.
ENCHELIDE. Enclielis. inf. Genre fort naturel de la classe des Microscopiques et de l'ordre où nul appendice , cirres ou organes n'altèrent la simplicité du corps. 11 a été formé par MUUer, adopté par Bruguière et par Lamarck. Ses caractères sont -. la i)lus grande simplicité et une figure à i)eu près pyriforme et cylindracée. Les Enchelides diffèrent donc des Cyclides, qui sont également pyriformes, mais qui sont aplaties et comme membraneuses. Les Cyclides, d'ailleurs, ordinairement beaucoup plus petites et d'une contexture encore moins compliquée , paraissent homogènes et aussi transparentes que du cristal, tandis que les Enchelides, même celles qui sont le moins colorées, sont toujours composées de molécules distinctes, agglomérées, et auxquelles se mêlent des corpuscules hyalins, tels qu'on en voit dans les filaments des Conferves. Muller décrivit vingt-sept espèces d'Enclielides; mais ce savant ayant trop souvent intercalé dans ses genres des êtres qui n'en avaient pas les caractères, on a dû renvoyer plusieurs de ses Enchelides à leur véritable place , et en joignant quelques espèces nouvelles it celles conservées, on a restreint le genre à dix- sept espèces , dont on a constaté l'existence par des observations exactes. Il est probable que plusieurs des animalcules pyriformes représentés jusqu'ici et particulièrement par Gleichen, sont des Enchelides; mais, pour le décider, il faudrait les avoir vus et pouvoir juger s'ils sont cylindriques ou aplatis. Les animaux du genre Enchelide vivent dans les eaux pures, dans la mer, ou dans les infusions.
■f Espèces ovoiiles, très-obtuses aux deux extrémités et obscures dans toutes tes parties de leur
étendue.
Enchelide tardive, Encycl. Vers. III., p. 6, pi. 2, f. 6, Lamk., Anim. sans vert. T. 1, p. 418, n» G; £•«chelis scrotina, MUU., Inf., p. 20, pi. 4, f. 7. Animalcule ovale, cylindracé, peu rétréci ù son extrémité antérieure, noirâtre, rempli de molécules grises. On trouve cette espèce dans l'eau croupissante des marais. Muller prétend l'avoir obtenue d'une infusion de Mouches.
lâS
EttcHEi.iDE i^ÉBCLEtSE, Encyclop. Vers. lU., p. 6. pU 9, fi(j. 7, Lamk., Anim. sans vert. T. 1, p. 418, n» 7; Enchelis nebulosa, MilU., Inf., p. 27, t. 24, f. 8, Gleichen, lab. 1C, a. 11, 17, d. 11, c. 20, e. 11. Celle espèce, un peu moins ronde que la préeédenle, esl aussi |)liis grosse et remplie de molécules qui paraissent s'agiler dans son obscure épaisseur. Elle nage en élevant sa partie antérieure, comme si elle s'en servait pour lâter les objets. On la trouve assez fréquemment dans les eaux croupies et dans diverses infusions de Céréales.
tt Espèces vertes s'allongeant un peu en poire.
E?(cnELiDE Mohadiue. Enchelis Monadina, Bory ; Monas Putvisculus, Mull., Inf., p. 7, lab. 1, f. 3G; Monade Poussière, Encycl. Vers. III., p. 2, pi. 1 , fig. 9, Lamk., Anim. sans vert. T. i, p. 412, n" 8 ; Monas Ovulum, Goeze, Annot frutemb. Magas. 2, p. 2, 1783. On pourrait, au premier coup d'oeil, confondre cette espèce avec les Monades, mais sa couleur verdàlre la fait d'abord distinguer, et, en l'observant avec soin, on voit qu'elle prend un peu d'allongement dans la natation. La plus petite de toutes, elle est presque ronde et ne paraît pas, à la lentille d'une demi-ligne de foyer, jjIus grosse qu'une graine de Tabac. Transparente, sa teinte est plus sensible au pourtour. On distingue au centre un point agité, qui indique un rudiment d'organisation. Elle affecte trois sortes de mouvements, celui de gyration sur elle-même, celui de progression, soit en avant, soit en arrière, et celui que Millier rend par le mot vacillatoire. Ce savant Danois a observé cet animal, principalement au mois de mars, par myriades dans une goutte d'eau de marais; Eory l'a vu durant tout l'été, non-seulement dans les marais, mais dans les vases où l'on élève des Conferves; il y forme, comme VEiiclielis amœna, par son mélange avec cette dernière, des lisérés verts aux bords de l'eau. Se pressant par milliards, les individus, dont la réunion formait ces lisérés, semblaient se disputer à qui , atteignant les premiers les limites du petit océan qui les contenait, mourraient les premiers par l'effet de l'évaporation. Muller a observé que l'espèce dont il est question se groupait par paquet de deux à sept individus, à la manière des Ulvelles; cette disposition n'est qu'accidentelle, ainsi que les lignes vertes qu'il a distinguées sur la surface et qu'il regarde, comme l'indication des sections par le moyen desquelles l'animal se divise pour se multiplier.
Ekcbelide Poessier. Enchelis Pulvisculus , Miill., Inf.,p.ô2,tab. 4,fig. 18, 19; Encycl. Vers. 111., p. 7, pi. 2, f. 14. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, mais elle est du double plus grosse, plus foncée et sensiblement plus ovoïde. Elle se trouve fréquemment dans l'eau des marais, surtout dans ceux oi"i croit la Lenticule. On la voit aussi s'accumuler au bord des vases où l'on élève des Conferves, ou former à la surface de l'eau, de petites pellicules d'un vert tendre, qui ont certainement été souvent prises pour le Bfssus fias aijuœ de Linné par plusieurs botanistes qui ont mentionné celte production dans diverses flores, sans l'avoir jamais bien connue. En mourant, elle s'allonge, devient pellucide, et ne conserve de vert qu'une tache cen-
EncHELiDB WERTE. Encliclls (inerto) virescens,subovata, Bory. Deux, trois et quatre fois plus grosse que la précédente, et plus allongée en forme ovoïde, elle est d'un vert pâle, et contient deux ou trois et jusqu'à quatre globules hyalins internes. Ses mouvements sont très-lents. La différence de taille assez considérable entre les individus, tient-elle à divers degrés de développement ? On la trouve assez fréquemment dans les eaux stagnantes, où elle se tient éparse.
E^c^El^DE \m\N.z. Enchelis amœna, Bory. Cette jolie espèce est du vert le plus gai, et parait beaucoup plus diaphane que les espèces suivantes; on la dirait composée de molécules de matière verte où se confondent ces points hyalins, dont les tubes des Conferves sont tous remplis. C'est absolument la même organisation que celle de ces plantes. Elle s'allonge un peu en nageant, et se dirige dans lesensdela pointe; son allure est grave; elle contourne légèrement la partie antérieure amincie, mais non pointue, comme pour tàter les objels. On eu voit des individus s'appliquer l'un contre l'autre et former alors un corps parfaitement sphérique qui ressemble entièrement ù un Volvoce. Quand l'Enchelide aimable se dessèche sur le porte- objet par l'évaporation, elle conserve sa foime en fruit de Coing, ou devient ovale en s'aplatissant; sa couleur est alors d'un vert homogène, par la disparition des corpuscules hyalins que Bory, dans son tiavail sur la matière, a considérés comme gazeux; mais il se développe souvent au centre un point blond parfaitement transparent.
Encheiide TiRÉsiAS. Enchelis Tiresias. Bory, qui a découvert cette espèce, l'a vue se former dans les articles d'une véritable Conferve, les briser, s'essayer d'abord à la vie par un mouvement de gyration que lui permettait sa forme globuleuse; bientôt produisant antérieurement un prolongement translucide, et commençant à nager dans le sens de ce nouvel organe, elle s'allongea sous ses yeux, et acquit la forme de l'Enchelide paresseuse. Mais, comme la précédente, elle nageait en tenant la partie amincie en avant, tandis que les suivantes se dirigeaient dans le sens de la partie obtuse.
Encheude pdnctifèee. Enchelis punclifera , Bory; Enchelis punctala. Mtill., Inf., p. 24, pi. 23; Ench. ponctuée, Encycl. Vers. III., p. 4, pl. 2, fig. 2; Lamk. , Anim. sans vert. T. i, p. 418, n» 2. Sa forme est celle d'une Poire un peu allongée; sa partie antérieure, celle dans le sens de laquelle on la voit nager, est la plus épaisse; elle est très-obtuse, et lorsque l'animal est en repos, on y remarque un espace arrondi, transparent, sur le milieu duquel se distinguent deux très- petits points noirs, disparaissant pendant le mouvement de l'animal qui, alors, semble cire opaque et entièrement d'un vert foncé, si ce n'est à la pointe de la partie postérieure , où se distingue toujours une certaine transparence. On trouve assez fréquemment celte Enchelide dans l'eau des marais, nageant isolée, mais souvent en assez grand nombre, dans chaque goutte d'eau qu'on observe.
Enchelide paressebse. Enchelis deses, MUU., Inf. , p. 23, pl. 4, fig. 4, 5; Enchelide paresseuse, Encycl. Vers. 111,, p. 5, pl. 2, fig. 4. Cette espèce est, comme la précé-
deiile, d'une couleur verte obscure, surlout par le milieu où elle est entièrement opaque, moins épaisse; elle est beaucoup plus allongée , mais nage aussi le côté le plus obtus toujours en avant; celui-ci paraît comme tronqué dans certains aspects, et en examinant attentivement cette sorte de troncature, on la reconnaît formée par un cercle en forme de disque moins foncé que le reste de l'animal. La pointe postérieure est parfaitement Iiyaline. L'Enchelide paresseuse a été observée par MUller dans l'eau où il avait conservé des Lenticules. fit Espèces pyriformes, grisâtres, acec une extrémilé transparente.
Encdelide SÉMirfDiE. Enchelis Seminula , MUlI. , Inf., p. 27, tab. 4, fig. 13, M; Enchelide semence, Encyclop. Vers. 111., p. 0, pi. 2, fîg. 8, Lamk., Anim. sans vert.T.i,p.4I8,n<>8.La forme ovoïde, un peu allongée, un peu amincie par la partie antérieure de cette espèce, est intermédiaire entre celles du deses et du puncti/'cra. D'un gris brunâtre obscur par sa partie postérieure la plus obtuse , elle est plus transparente et quebiuefois totalement translucide à son extrémité antérieure; à la couleur près, on dirait alors la Tiresias, quand celle-ci commence à s'allonger. On la trouve dans toutes les eaux gardées quelques jours, même quand ces eaux ne sont pas exposées à la lumière, et pour peu que des queues de bouquet y plongent. Elle nage en allant, venant, montant et descendant, avec assez d'agilité.
Encbelide Poupée. Enchelis PiipOj iMilU., Inf., p. 42, lab. 23, fig. 25, 20; Enchelide Poupée, Encycl. Vers. 111., p. 9, pi. 2, fig. 31. Cette espèce, la plus grosse de toutes, surpasse les précédantes de huit ou dix fois en longueur et en épaisseur; sa forme est cependant à peu près la même; il n'y a guère de différence que dans la couleur grisâtre et les proportions. On la trouve fréquemment dans l'eau des marais où elle nage avec lenteur et comme avec une certaine timidité, vaguement, d'un lieu à un autre. Elle est composée de molécules grisâtres, à travers lesquelles on distingue quelques corpuscules hyalins, épars et généralement immobiles.
Encbeiide LAflÊîiciE. Euchelis Laijenula , Dory; Enchelis Pirum, MUll., Inf., p. 50, pi. i, fig. 12; Gmel., Syst. Nat., 12, T. i, part. 0, p. 3904; Enchelide Poire, Encycl. Vers. 111., p. C, pi. 2, fig. 11; Lamk., Anim. sans vert. T. i, p. 418, n" 9. Cette petite espèce, extrêmement agile, s'observe fréquemment, parmi les Lenticules, dans l'eau des marais. Elle nage avec une vivacité surprenante et un air d'inquiétude particulier, la partie la plus épaisse en avant. Celle-ci est formée de corpuscules grisâtres, tandis que l'extrémité postérieure, amincie, est absolument transparente et comme vide. Sa forme est absolument celle du fruit du Ciicurbita Larjenaria.
EncuELiDE PYRiFORME. Euchetis pyriformis, Bory; Kolpoda Pirum, Mull., Inf., p. 108, lab. 16, fig. 1,5; Kolpode Poire, Encycl. Vers. 111.. p. 21 ; pi. 7, fig. 23-27; Gkichen, p. 210, pi. 27, fig. 18, 19, 20. Cette espèce se trouve dans l'eau des marais, et Gleichcn l'observa dans de l'eau de neige qui s'était fondue au milieu d'un appartement chauffé. Elle s'étend plus que les précédentes, et sa forme variable est, dans tout le développement possible, celle de cette variété de Poire vulgairement
appelée Verte -Longue. Sa partie postérieure est toujours arrondie et un peu plus obscure que l'antérieure, qui, en s'amincissant, devient un peu membraneuse, et munie d'une macule plus transparente vers l'extrémité.
•j-ftt Espèces presque entièrement transparentes ou qui le sont totalement.
Celles-ci, quand même elles seraient un peu colorées du coté le plus renflé, ne présentent point, du côté aminci, une sorte de bec diaphane. Elles sont aussi un peu moins épaisses et s'aplatissent légèrement par le coté inférieur, pendant la natation, lorsqu'elles passent comme en rampant sur les corps solides.
Ei^CDEiiDE Cyclioïde, Iî.; Enchelis Cyclioiiles, Bory; Kolpoda Nuclens, Inf., p. 98, tah. 13, fig. 18 ; Kolpode Noyau, Encycl. Vers. 111., p. 19, pi. 0, fig. 10 ; Lamk., Anim. sans vert. Cette espèce, particulièrement un peu moins épaisse que ses congénères , et que MUller avait à tort crue membraneuse, avait d'abord été confondue, par ce grand observateur, avec le Kolpoda Cuculio. Plus lard, il reconnut son erreur, mais ne laissa pas moins l'espèce dans un genre auquel sa convexité ne saurait convenir. Elle est formée ou comme remplie de molécules hyalines, lente dans ses mouvements, et nage avec une sorte de prudence dans les infusions de Chanvre. C'est l'animalcule mentionné par Spallanzani , p. 128, tab. 1, fig. 1.
Enchelide Ovule. Enchelis Ovulum, MUU., Inf., p. 29, tab. 4, fig. 9-11; Gmel., Syst. Nat., xii, T. i, part. G, p. 3094 , n" 5 ; Enchelide Ovule, Encycl. Vers. 111., p. 5, pi. 2, fig. 3; Lamk., Anim. sans vert. T. i, p. 418, n'=3; Larme, Joblot, part. 2, p. 77, pi. 10, fig. 13. Ce dernier synonyme est mal à propos rapporté, par JUuUer, à son Kolpoda Pirum qui est une Enchelide, et qui, conséquemment, n'est pas cylindriciue et épaisse comme l'animal dont il est ici question. Cette espèce ovoïde, mais légèrement contournée sur un côté, fort obtuse même du côté aminci, est d'une grande transparence. Quand elle est trés-grossie â la lentille d'un quart de ligne, on distingue, dans toute sa longueur, de petites lignes ou stries longitudinales et parallèles avec quelques globules intérieurs cl vaguement répartis dans la partie la plus épaisse de l'animal. Ils sont encore plus transparents que le reste du corps. On trouve communément l'Enchelide Ovule dans l'Eau des fumiers, confondue avec d'innombrables Monades.
EîicnELiDE Gallinule. Enchelis Gallinula, Bory; Kolpoda Gallinula, Mull., Inf.. p. 94, tab. 12, fig. 6; Kolpode Poulette, Encycl. Vers. 111., pi. 0, fig. 4; Lamk., Anim. sans vert. T. i, p. 429, n» -î. Cette espèce, beaucoup plus allongée que les précédentes, est une sorte de cylindre un peu aminci et légèrement déjeté en bec, vers la droite, à son extrémité antérieure où elle est eu outre aplatie, presque membraneuse et d'une grande translucidité; on distingue â travers cette partie, les moindres objets; sur la parlie postérieure renflée et légèrement colorée, on distingue, comme dans la précédente, quelques traces de stries longitudinales, à l'aide du plus fort grossissement, et des corpuscules hyalins répandus dans la masse du corps. On trouve cette espèce dans l'eau de mer devenue très-fétide.
Encheube Raphaneile. Enchelts Raphanella, B. Ver (rouvé dans l'eau d'Huilre, Jobl., part. 2, p. 20, pi. 4, M. N. 0. Celte espace préscnle, dans sa grande transparence, la figure d'une petite Rave ; elle se contracte ou s'allonge, de manière à former diverses figures. Elle est l'une des plus grandes espèces du genre, et l'on voit souvent deux individus se joignant par leur extrémité la plus épaisse, se confondre en un seul individu aigu aux deux extrémités.
L'animal figuré par Joblot, sous le nom de Massue, et trouvé par lui dans une infusion d'écorce de Chêne (part. 2, p. 74, pi. lo, fig. C), pourrait bien être une Enchelide.
ENÇHELYOPE. POIS. Ce nom, que Gronou avait impose à la Blennie ovovivipare, devint, pour Schneider, celui d'un genre que n'a point adopté Cuvier. A'.Blexme. EiNCUOLlRlER. Eiicholirium. bot. Genre de la famille des Broméliacées, établi par Marlius pour une plante brésilienne qu'il a caractérisée ainsi : périanthe libre, divisé en six parties dont les trois extérieures, tenant lieu de calice, sont égales, courtes et dressées, les intérieures ou pétales sont presque semblables, seulement un peu plus larges; six étamines hypogynes, à filaments dilatés à leur base, plans, diminuant insensiblement de grosseur et arqués; anthères linéaires, presque droites; ovaire libre, pyraraidato-trigone et triloculaire, renfermant plusieurs ovules; style trigone; trois stigmates assez épais, ovalo-oblongs, contournés. Les feuilles sont lineari-Iaucéolées, à bords.épineux; la hampe est terminée par une grappe de 'fleurs munies de bractées.
ENCHYLÈNE. Enchxlœna. bot. Genre de la famille des Cliénopodées,et de la Pentandrie Digynie, établi par R. Brown {Proilr. Flor. Aov.-JIollaml., p. 407) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe divisé en cinq découpures qui atteignent le milieu du tube, pirsistant après la floraison . formant l'enveloppe du fruit qui est bacciforme; cinq étamines insérées au fond du périanthe; deux à trois stigmates filiformes; semence déprimée, pourvue d'un tégument simple, d'un albumen central et d'un embryon circulaire. Ce genre se compose de sous-arbrisseaux très-rameux et couchés; leurs feuilles sont alternes et charnues; leurs fleurs axillaires, sans bractées, solitaires et sessiles. VEnchylœna tomeiitosa, type du genre, a été trouvé au port Jackson de la Nouvelle -Hollande par R. Brown. Ce savant botaniste a ajouté une seconde espèce trouvée par .loseph Banks dans les contrées intertropicales de la Nouvelle- Hollande, et lui a donné le nom i'Enchylœna paradoxa. Elle est remarquable par ses fruits utriculaires, laineux à leur base.
ENCIIYLIUM. BOT. F. COLLEMA.
ENCLUME, zooi. Nom que donnent les anatomisles îl un petit os de l'oreille, dont la conformation présente trois branches ; l'une verticale, s'articulant avec l'os lenticulaire; une autre horizontale, s'appuyant sur les parois de la caisse ; enfin la troisième s'articule avec la tète du marteau. Cet os ou plutôt cet osselet, quoique très -favorable à la transmission des sons, ne lui est cependant pas indispensable, et sa perte n'entraînerait point la surdité, elle ne ferait qu'affaiblir l'ouïe.
EKCOELIER. Encoelium. bot. Agardh a formé ce genre dans la famille des Fucacées, pour une espèce qui a été reconnue pour avoir été précédemment décrite par Lamouroux, dans son genre Jspcrococcus. ENCOrBERT. haji. /'. Tatou.
ENCRASICOLUS. pois. Nom scientifique de l'Anchois proprement dit. r. Clcpe.
ENCRE DE LA CHINE. Tout porte à croire que celle préparation précieuse pour le dessin au lavis, que nous devons aux Chinois, sans qu'Usaient jamais voulu laisser pénétrer leur secret, n'est autre chose que la matière noire sécrétée par la Sèche, évaporée et mise en pâte à l'aide du mucilage de colle de Poisson. Les Européens sont parvenus à imiter cette préparation avec le charbon de bois extrêmement divisé. Cette Encre falsifiée ne le cède en rien à la meilleure que l'on nous apporte ;"i grands frais de la Chine.
ENCRIERS, bot. Nom vulgaire de l'Agaric atramenlaire, que Paulel n'a pas laissé échapper pour désigner, avec des épithètes bizarrement assorties , les Champignons déliquescents qu'il nomme Encriers à pleurs, à bourse, farineux, à fleurs, secs, solitaires, en famille, etc.
ENCRINE. Encrinus. polïp. Muller, dans son bel ouvrage sur ces animaux, a proposé la dénomination de Crinoïde pour remplacer celle d'Encrine qu'Ellis avait employée le premier pour désigner des Zoophylcs très-communs dans la nature, à l'état fossile, et que l'on n'a encore trouvés que deux ou trois fois à l'état vivant. — Ayant adopté le nom de Crinoïde, c'est là que nous renverrons le lecteur.
ENCRINITES. poiyp. Nom donné par quelques naturalistes aux Enclines ou Crinoïdes. F. ce mot.
ENCRINOS. zoorn. Nom donné par Mercati, dans son Melallolheca, p. 250, à des articulations fossiles de tiges de Crinoïdes ou Encrines.
ENCYANTHUS. BOT. Même chose que Enkianlhtis.
y. ESKIANTHE.
ENCYCLIE. Encyclia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, établi parW. Harrison pour y placer une plante qu'il a découverte au Brésil, dans les environs de Rio-Janeiro, et qu'il a envoyée en Angleterre à son frère A. Harrison, chez qui elle a fleuri en 1828. Ce genre présente pour caractères : un périanthe droit, presque connivent, à six divisions lancéolées, à peu près égales; un labelle trilobé , dépourvu d'éperon , offrant à sa base un long onglet qui y est attaché de manière à entourer en partie le gynoslème, et former avec sa face antérieure un tube un peu contourné; une anthère terminale à quatre loges renfermant quatre masses polliniques, semblables entre elles et réunies par un filament élastique qui les entortille. L'Encyclie a fiecrs vertes, Encyclia xlrhlitlora, a sa tige grêle, cylindrique, rameuse et longue de dix à douze pouces ; chacun de ses rameaux qui sont alternes, se termine par une panicule lâche, composée de six à huit fleurs d'un vert brunâtre ; elle s'élève du tubercule radical , entre deux feuilles longues et lancéolées. Hooker (Botan. magazine, nouvelle série, vol. IV, n» 5013) a depuis décrit, sous le nom d'Encyclia patens, une seconde espèce de ce genre nouveau, qui a été trouvée aux environs de Rio-Janeiro. Elle a
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les deux divisions internes dn périanthe, ou lespélales, spalliulées, étalées et d'un vert brunâtre; les divisions externes, ou sépales, sont de la même couleur, également étalées, mais lancéolées; le labelle est profondément partagé en trois lobes dont l'intermédiaire plus grand, presque ovale et entier; il est d'un blanc jaunâtre, avec des lignes longitudinales purpurines.
E^'CYO?iÈME. Encyonema. bot. Genre d'Algues de la famille des Dialomacées, que Kulz a caractérisé par ce peu de mots : individus cymbiformcs, rangés en ligne sur un filament libre et simple, de matière gélatineuse, hyaline. 11 serait bien difficile défaire l'application exacte de semblables caractères, à la plante aquatique qu'elle peut désigner.
ENCYRTE. Encyrlus. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Clialcidiles, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes coudées, composées de neuf à dix articles serrés, et dont les derniers comprimés et plus larges, celui du bout très-obtus; tète trèsconcave à son point d'insertion, bord supérieur aigu; mandibules sans dentelures au côté interne; écusson grand; abdomen très-court, triangulaire. Latreille rapporte à ce nouveau genre VIchnevmon iiifiilus de Rossi, que Scliellenberg paraît avoir pris pour un Diptère et qu'il a figuré (pi. 14) sous le nom de Mira ntucora. Cet insecte est peu connu ; Latreille nous apprend que Brebisson, naturaliste distingué de Falaise , a découvert quelques autres espèces du même genre.
ENDACINOS. BOT. {Lycoperdacées.) Ce genre, établi par Raffinesque, est décrit si incomplètement par cet auteur, qu'on ne peut être certain s'il est réellement nouveau ou s'il rentre, comme Desvaux le présume, dans le Polysaccum de De Candolle ou Pisocarpium de Kunih. La seule espèce connue croit en Sicile et a été figurée par Coccone, PI. Sic., t. 12, et dans Cupani, Panpb. Sic, t. 43. C'est un Champignon arrondi, brun, assez semblable aux Sc/erodernta , tuberculeux, rempli d'une pulpe bleuâtre et de gongyles jaunes. Cesgongyles sont-ils des amas de sporules ou des péridiolcs, comme dans le Pisocarpium ? C'est ce qu'on ne peut établir d'après la description de Raffinesque.
ENDÉE. £'«(/£BMS. INS. Coléoptères tétramères; genre institué par Schoonherr, dans la famille des Rliynchophores , pour un insecte nouveau , découvert à Sierra- Leone, et qui offre les caractères suivants ; antennes courtes et minces, composées de douze articles dont le premier très-court, obconique et un peu épais, le second allongé, grêle et conique, les cinq suivants trèscourts et tronqués au bout, le reste forme la massue qui est ovale; trompe peu allongée, forte, linéaire, arquée, un peu aplatie en dessus; yeux arrondis, noirs et faiblement proéminents; corselet arrondi, tronqué aux deux extrémités, élargi sur les côtés et rétréci antérieurement; corps pubescent, ailé, recouvert par des élytres oblongues, subquadrangulaires, faiblement arrondies aux épaules, et un peu convexes en dessus; pieds courts et robustes; cuisses renflées, armées d'une dent au milieu de la face inférieure; jambes épaisses et droites. VEndceus castus, seule espèce connue, est
d'un roux leslacé, avec les élytres régulièrement striées et poncluées.
EKDÉELOO. BOT. Arbrisseau indéterminé dont l'écorce produit un fil employé par les habitants de Sumatra.
ENDELLIONE. mm. Nom sous lequel Bournon a décrit le triple Sulfure d'Antimoine, de Plomb et de Cuivre, aujourd'hui désigné sous celui de Bournonite.
F. A;«T1J10INE SCLFLRÉ.
ENDESPERME. Eiidespermum. eot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par le docteur Blume, dans sa Flore de Java, avec les caractères suivants : calice à deux lèvres, avec sa base garnie de deux bractées; lèvre supérieure à trois lobes obtus, l'inférieure à trois dents; ailes et carène longuement onguiculées; neuf étaminesmonadelphes, la dixièmeavortée; légume porté sur un long pédicelle, membraneux, foliacé, lancéolé, monosperme et indéhiscent; semence linéaire, comprimée. L'Eudesperme crimpai^t, Endespermtiiii scandens, Bl., a ses feuilles brusquement pinnées, à folioles alternes, velues, oblongues, allongées, obtuses à leur base, courtement acuminées au sommet. Les fleurs sont petites.
ENDIANDRE. Endiandra. bot. Genre de la famille des Laurinées, et de la Triandrie Monogynie, établi par R. Brown (Prodrom. Flor. Nov.-Holland., p. 402) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites; périanthe à six divisions égales; l'entrée du tube munie de glandes placées en dehors des étamines; trois étamines à anthères biloculaires et extrorses. Ce genre est, selon son auteur, extrêmement rapproché de celui qu'il a nommé Cryptocarya {f^. ce mot) et du Cinnamomnm, formé aux dépens des Lauriis de Linné. Il diffère du premier par ses étamines fertiles, au nombre de trois seulement, et par son fruit non entièrement recouvert; sa différence d'avec le Cinnamomum consiste principalement dans ses glandes réunies ou distinctes qui ne sont autre chose que les six étamines extérieures transformées, et dans ses étamines intérieures biloculaiies.
VEiidiandra glatica, seule espèce du genre, a été trouvée par J. Banks, dans la partie de la Nouvelle-Hollande située entre les tropiques. C'est un arbre à feuilles alternes, elliptiques, oblongues, glabres et glauques en dessous, à fleurs en paniculesaxillaires.R. Brown pense que le Lattriis triandra de Swartz {Flor. Ind.-Occid.) lui est congénère, et qu'il ne diffère de VEndiandra glauca que par les glandes du périanthe distinctes presque jusqu'à leur base, et par ses étamines presque adhérentes entre elles.
ENDIVE. Endivia. eot. Espèce du genre Chicorée. f^. ce mot.
ENDIVE MARINE, bot. (Hydrophyles.) Marsilli, dans son Histoire physique de la mer, a donné ce nom à une plante marine du genre Ulva qui parait devoir être VUlra lactiuca des auteurs.
ENDOBUANCHES. anmél. Famille établie par Duméril (Zool. anal.), et comprenant les Annélides qui n'offrent pas de branchies à l'extérieur du corps; tels sont les genres Navade, Lombric, Tiiaiassème,Dragonneau, Sangsue et Planaire, f. ces mots et Annélides.
ENDOCARPE. Endocarpum. bot. On nomme ainsi
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la membrane paiiélale, qui revêt la paroi interne du fruit. Celte membrane est quelquefois d'une extrême ténuité; d'autres fois elle est dure, résistante et assez semblable à du parchemin; entin elle peut être tout à fait osseuse, comme dans les fruits à noyau. Mais il est important de remarquer que, dans ce cas, la partie osseuse est formée à la fois par l'Endocarpe et par la partie voisine du sarcocarpe qui s'est endurcie. Généralement l'Endocarpe reste uni, même à l'époque de la maturité, avec les autres parties du fruit. Néanmoins dans quelques fruits à noyaux, dans ceux du Noyer par exemple, l'Endocarpe se détache du sarcocarpe et s'ouvre naturellement en deux ou trois valves. ^. Frdit et Péricarpe.
ENDOCARPÉES. Emlocarpece. bot. Dumortier, dans son Analyse des familles des plantes, a établi celle des Endocarpées, qu'il caractérise ainsi : point de système ligneux; sporules revêtues d'un derme, sur un écusson lichénoïde, viridescent; réceplacle tolalemenl inclus dans le thalle. Cette famille se partage en deux tribus : les Cenuinées et les Véiucariées. La première ne renferme que le seul genre Endocarpon; dans la seconde sont les genres Thelotrema, yernicaria , Poriiia, Pj-renula, Tiipellielium et Chiodeclon.
ENDOCARPON. Endocarpon. eot. (Lichens.) Genre de Cryptogames dont les expansions foliacées sont cartilagineuses et attachées par le centre; les réceptacles enchâssés dans la substance même du Ihallus proéminent à la surface supérieure, sous forme de protubélances terminées jiar un orilîce peu distinct. Ce mode de fructilicallon est très-ressemblant à celui de certaines Sphéries et Pezizes; d'un autre côté, le genre Endocarpon a des rapports avec le Riccia, qui appartient à la famille des Hépatiques ; et comme les protubérances noires de son thallus se retrouvent aussi dans plusieurs genres de Lichens, tels que le Cladoniu, le Lobaria, le Scyphophorus , etc., il s'ensuit que les Endocarpons se trouvent avoir des rapports avec des végétaux de trois familles dififérentes. Cependant leur place à la fin des Lichens paraît la plus naturelle. L'expansion foliacée de ces Lichens a été regardée par Achar comme un réceptacle universel, contenant de petits conceplacles globuleux, membraneux et diaphanes. Les protubérances noires de certains Lichens, auxquelles on a comparé celles des Endocarpon , existent indépendamment d'autres conceptacles particuliers, d'où l'on a conclu qu'elles sont dues, soit à une maladie organique, soit à une Sphérie parasite. Villars, qui a embrassé cette dernière opinion , a décrit ces taches sous le nom de Sphœnia Lichenum (Dauphin. T, IV, p. 1039).
Plus de vingt espèces ont été décrites par les cryptogamistes. Quelques-unesont été trouvées sur les rochers, au cap de Conne-Espérance, en Amérique et en Asie. Les autres croissent en Europe sur les pierres, comme les Lichens, on sur la terre humide et même submergée, à la manière des liiccia; il y en a aussi de parasites sur les Mousses. Leur couleur est tantôt grisâtre, tantôt verdâlre, brune ou jaunâtre en dessus, noire ou rousse en dessous. On a détaché plusieurs espèces de Lobaria, Platisma el Umbilicaria d'Hoifmann ,
pour les réunir au genre dont il s'agit ici. Les Endocarpon qui croissent en France sont : 1» VEndocarpon Hedwigii , type du genre; commun, mais difiScile à apercevoir parmi les Mousses, sur la terre, les rochers et les vieilles murailles ; 2° Endocarpon miniatuni, sur les rochers à Fontainebleau, dans les Alpes et les Pyrénées; 5" Endocarpon complicatum, croissant sur les rochers, surtout ceux de la mer. Cette espèce de même que la précédente, ne change pas de couleur lorsqu'on l'humecte; 4» Endocarpon fluviatile, attaché aux pierres submergées des rivières et ruisseaux dans les déparlements de lOuest.
ENDOCUr.OME. eot. (Hydrophytes.) Sous ce nom est désignée, par Gaillon de Dieppe, la partie de tissu continu ou homogène, qui forme, dans un grand nombre de Confervées et de Céramiaires, les intervalles colorés ou hyalins que l'on aperçoit entre les lignes transversales de séparation de ces plantes. L'Endochrome est cette partie du tissu des Hydroj)hytes, que l'on appelait article, dénomination impropre par la nature même delà chose, et que l'on confondait avec articulation. Bonnemaison avait proposé le mot Locule, mais celte expression , employée dans la langue française comme synonyme de bourse et de coffre, manque ici de justesse. Le nom de segment que le même naturaliste emploie concurremment avec le précédent, est encore moins approprié, puisqu'il le détourne du sens qu'on lui donne en géométrie. Les Endochromes sontl' Utriculis matricatits et le Sporangiiim de Roth. Les lignes transversales opaques ou transparentes, qui limitent de distance en distance les Endochromes, sont les Endopliragmes de Gaillon (f'. ce mol). Les Endochromes sont simples ou multiples. Dans le premier cas, vues au microscope , elles forment une série linéaire de cases tubulaires, comme chez les Ceraniiiim Linitm, rtipestre et penicillatum de De CandoUe ; dans le second cas, chaque Endochrome présente des cases tubulaires ou elliptiques, réunies et comme soudées et groupées aulour d'un axe ; ces cases ont été appelées stries par divers auteurs; elles renferment, comme les précédentes, une malière pulvérulente, colorée; elles sont tantôt allongées, comme dans les Ceramium fucoides et bissoides de De CandoUe, tantôt déprimées, comme dans le Ceramium polymorphum ; d'autres fois ces cases tubulaires revêlent extérieurement un tissu cellulaire ténu et dense, comme les Endochromes des Ceramium incurvuni et elonrjalum. Les cellules de ce tissu dans d'autres Endochromes sont dilatées, arrondies, trèsvisibles vers les Endophragmes; les Endochromes sont alors simples el dilatées au centre, comme dans le Conferva rubra, Dill., et dans les Ceramium axillare et diaphannvi de De CandoUe. C'est d'après ces diverses modifications des Endochromes combinées avec les aspects de la fructification, que Gaillon établit sa division systématique des Hydrophytes diaphysistées. Il a retiré de ces dernières des productions qu'il croit avoir prouvé être des agrégations d'animalcules en filaments phytoïdes, muqueux. De ce nombre sont le Confena comoidcs, Dilhv., et le liivularia fœtida, De Cand. Il appelle ces productions Némazoones (^. ce mot). Il en fait une classe dans laquelle il place en entier le genre
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rauchciia de De CandoUe, et les Artlirodiécs de Bory de Sainl-Vincenl. Celle classe est déjà indiiiiiée depuis longlemps par ce dernier, sous le nom de Psycliodiées. y. ce mot.
ENDOGÈNES. BOT. Dans les Dicotylédons, l'accroissement de la lige en épaisseur se fait à l'extérieur, par l'addition successive de nouvelles couches de Iwis ; dans IcsMunocolylédons, au contraire, cet accroissement a lieu a l'intérieur, par le centre même de la tige. Le professeur De CandoUe a proposé de substituer aux noms de Dicotylédons et de Monocotylédons, tirés de la structure de l'embryon, ceux d'Exogènes et d'Endogènes, tirés de leur mode d'accroissement.
ENDOGENITES. Végétaux îossiies que l'on rencontre dans divers terrains, et que l'on attribue aux plantes Monocolylédonées.Dans une Dissertation sur ces débris de la flore primitive, Sprengel admet six espèces d'Endogeniles qu'il caractérise et distingue sous les noms de paliiiacites , solénites, Asleroliles, helininihoUteSjjjsaroliles et dùlymosoléniles.
ENDOGOiNE. bot. (Lycoperdacées.) Link a établi sous ce nom, un genre très -voisin des Truffes dont il ne diffère que par sa surface externe, tomenteuse, et par l'absence des veines qui parcourent l'intérieur du péridium des Truffes; l'intérieur de celui de l'Endogone est simplement grumeleux et parsemé de vésicules ou péridioles remplies de spoiules. On ne connaît qu'une espèce de ce genre. Elle croit sur les racines des Mousses, et y forme de petits tubercules jaunâtres, de la grosseur d'un pois.
ENDOLEUQUE. Emloleuca. bot. Genre de la famille des Synantbérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie séparée, L., établi par H. Cassini( Bulletin de la Soc. Pbilom., mars 1819) qui l'a ainsi caractérisé; calatbide composée de cinq fleurons égaux, léguliers et hermaphrodites; anthères pourvues d'appendices basilaires, subulés et barbus; involucre cylindracé, formé de deux rangs d'écaillés dont les extérieures, au nombre de cinq , sont plus courtes, persistantes, égales, appliquées, oblongues, laineuses en dehors, et surmontées d'une arête spinescente et recourbée ; les écailles du rang intérieur sont plus longues, caduques, appliquées et surmontées d'un appendice étalé, lancéolé, pélaloide et très-blanc; réceptacle nu et planiuscule; ovaires glabres, oblongs, terminés par une aigrette longue, composée de fils soyeux, égaux, libres, blancs et disposés en une seule série. Ce genre, dont les calathides sont réunies en capitules dépourvus de bractées, a été formé aux dépens de certains G/»(jp/in/i««i de Lamarck. Cassini le place dans sa tribu des Inulées, section des Gnaphaliées, à côté de son genre Petalolepis , dont il diffère par l'involucre et l'aigrette, et du Metalasia, 11. Brown. avec lequel il a surtout de si grands rapports ([ue nous ne voyons guère quelle peut être leur différence, car le caractère tiré de l'involucre, et qui a été employé par Cassini pour les différencier, est en vérité d'une trop faible valeur. Les deux espèces que cet auteur fait entrer dans le genre Eiuloleuca sont : VEn- (lolenca pulchella et VEndoleuva sphwroiephala , décrits par Lamarck dans l'Encyclopédie, sous le nom de Gnaphalium capilatum, et qu'il ne considérait que
comme de simples variétés l'une de l'autre. Ce sont de pclils arbustes ayant le port des Bruyères, et originaires du cap de Bonne-Espérance. La seconde espèce n'ayant que trois fleurons à chaque calatbide , et les écailles extérieures de son involucre étant absolument conformes aux intérieures, doivent faire modifier les caractères génériques énoncés plus haut.
ENDOMYQUE. Eiidomyciis. i^s. Genre de l'ordre des'Coléoptères, section des Trimères, famille des Fungicdles, établi par Paykull, et adopté par tous les entomologistes. Ses caractères sont : palpes maxillaires pli's grosses vers leur extrémité; troisième article des antennes de la longueur du suivant ou simplement un peu plus long. Le corps est de forme ovalaire; la bouche est avancée; les yeux sont un peu allongés; les antennes sont de la longueur de la moitié du corps, et composées d'articles pour la plupart courts et cylindriques; le corselet est presque carré, plan et plus étroit que l'abdomen, qui est de forme arrondie et recouvert par des élytres dures, qui le dépassent à son extrémité. Cette espèce est i'Endomyque écarlate, Eudomycus cocciticus, Payk., Fabr. Elle est d'un rouge sanguin, avec une tache noire sur le corselet, et deux autres de la même couleur sur chaiiue élytre. On la trouve sur le Bouleau, le Coudrier, etc.
ENUOPUOlîE. EOT. Nom proposé par De CandoUe. pour la membrane pariétale interne du tégument propre de la graine. F. Épisperme.
EINDOPHRAGME. dot. (llydrophytes.) Sorte de cloison et de renforcement transversal, cellulaire ou membraneux, qui se trouve intérieurement, de dislance en distance, dans certaines Thalassiophytes et Hydrophytes filamenteuses. Ce nom a été substitué par Benjamin Gaillon à celui d'articulation , qui avait été ajipliqué à ces sortesde lignes transversales, tantôt opaques, tantôt transparentes, que présentent plusieurs Confervécs et Céramiaircs quand on les place entre l'œil et la lumière. Les Endophragmes que Bory de S'-Vincent considère avec raison, comme de simples valvules, limitent de distance en distance les intervalles colorés, lubuliformes, simples ou multiples, appelés par Gaillon Endochromes. /'. ce mot. Les Endophragmes et les Endochromes sont les parties constituantes des Uydrophytes diaphysistées selon le naturaliste de Dieppe.
ENDOPLÈVRE. Endoplecra. Nom donné parle professeur De CandoUe à la pellicule peu séparable du sarcoderme qui revêt la surface interne du spermoderme, dont le tissu, malgré son apparence , n'est point perméable à l'humidité; il est à la graine ce que l'endocarpe est au fruit. C'est le legmen de Mirbel, ou le tuiiica iiiterior de Gœrtner,- Veneilème de Dulrocbet.
KJ^DOPTll^. Endoptilus. bot. Lestiboudois nomme ainsi l'embryon des plantes Monocotylédones, parce que sa gemmule est renfermée entièrement dans sa cavité cotylédonaire.
ENDOUHIZES. bot. Dans un grand nombre de végétaux, l'extrémité inférieure ou radiculaire de l'embryon est recouverte par un petit étui sacciforme, que la radicule ou germe de la racine est obligée de percer pour pouvoir se développer à l'extérieur; dans ce cas, la
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radiculeest intérieure. Le professeur Ricliard. observant que dans tous les végétaux Phanérogames la radicule est ainsi intérieure ou renfermée , ou bien extérieure ou nue, les a divisés en deux grandes sections ; les Endorhizes et les Exorliizes. Les premières correspondent aux plantes monocolylédonées et les secondes comprennent les dicolylédonées.
ENDORMEUR. ois. Kom vulgaire de la Cresserelle. /'■. Faucdi». On l'a aussi appliqué à quelques Poissons électriques, et particulièrement à la Torpille.
ENDOSPERME. Endosperma. bot. L'embryon est quelquefois accompagné d'un corps de nature diverse, souvent charnu ou farineux, quelquefois corné ou presque osseux, qui, loin de prendre comme lui du développement ù l'époque de la germination, diminue de volume, et parait fournir au jeune embryon les premiers matériaux de son accroissement. Ce corps est l'Endosperme que Jussieu nomme Péristome et Gœrtner Jlbrtmen. La position de l'embryon, relativement à l'Endosperme, mérite d'être soigneusement étudiée. Ainsi, il peut être placé sur un des poinls de sa surface externe ou être renfermé dans son intérieur. F. Embryon. Il en est de même de la nature de l'Endosperme, qui peut être charnu, comme dans les Euphorbiacées; farineux, comme dans les Graminées; corné, comme dans un grand nombre de Palmiers, etc. Ces différences présentent souvent des caractères de familles. V. Graine.
ENDOSPERME. Eiulospermum. lot. (Hydiophytes.) Genre de l'ordre des Ulvacées, ayant les caractères suivants, d'après Raffinesque qui l'a établi : corps de forme régulière et simple, solitaire ou agglomérée, de substance charnue ou gélatineuse et homogène, recouvert par une tunique libre, charnue ou membraneuse; sérainules éparses dans l'intérieur de la substance, mais libres, molles, solitaires, enveloppées par une membrane. Raffinesque en décrit deux espèces, l'Endosperme globuleux solitaire, verdàlre, etc. , et l'Endosperme agrégé, ainsi nommé parce qu'il est toujours formé de plusieurs individus réunis ensemble. Ces deux plantes s'attachent sur les corps marins des côtes de Sicile. Suivant Raffinesque, elles appartiennent à la section desNostncs, composée de beaucoup de genres, soit marins, soit d'eau douce, et dont ceux qui n'appartiennent pas à la famille des Chaodinées devraient être rangés, pour la plupart, dans le règne animal plutôt que dans le règne végétal.
ENDOSPORE. Endosporus. bot. On nomme ainsi les Champignons qui ont leurs spores en dedans ; tels sont les Lycoperdons.
ENDOSTOME. bot. Nom donné parles physiologistes à l'ouverture de la membrane intérieure (secondine) de l'ovule.
ENDOTHECION. Endothecium. bot. Nom que donne Purkinge au tissu cellulaire, d'une nature, selon lui, très- spéciale, qui se trouve à la surface inférieure de l'anthère, et qui dans cette partie maintient le pollen jusqu'à l'époque de sa dispersion. La membrane supérieure porte le nom de Exothécion.
ENDOTRICHÉES. Endotrichœ. bot. C'est le nom de la troisième section que Frœlich {de Gentianâ Dissertatio, p. 8G) a établie dans le genre Gentiane. Elle se
compose des espèces qui ont la corolle à quatre on le plus souvent à cinq lobes, et la gorge de cette corolle garnie d'écaillés filiformes et très-nombreuses. Les Gentianâ amarella, L.; Gentianâ pratensis, Frœl.; Gentianâ auriculala, Pallas; Gentianâ campestris,h.; Gentianâ fenella, Œder; Gentianâ (jlacialis, Villars; Gentianâ dichotoma , Pall. ; Gentianâ nana, Wulf. , sont des plantes que Frœlich a fait entrer dans cette section. Il y a aussi rapporté, mais peut-être à tort, les Swertia Carinthiaca , Jacq., el Swcrtia rotala, L., qui, d'après la structure florale, semblent devoir être éloignés du genre Swertia. V. Swertie et Gentiane.
ENDRACHIER. Endrachium. bot. Un arbre de Madagascar, décrit et figuré par Flacourt {Hisl. Mad., p. 157, f. 100), et qui y est connu sous la dénomination vulgaire d'Arbre immortel, forme ce genre qui paraît appartenir à la famille des Convolvulacées et à la PentandrieMonogynie. Ce grand avbre, Endrachium Madafjascariense, Lamk., 111., t. 108 , a son bois très-dur et odorant. Ses rameaux sont ornés de feuilles presque sessiles, fasciculées, ovales, oblongues, obtuses et même un peu émarginées à leur sommet. Ces feuille."; sont glabres et entières. Les fleurs sont assez grandes , pédonculées, placées à l'aisselle des feuilles, d'abord dressées, puis recourbées, munies chacune de deux petites bractées qui naissent du milieu de leur pédoncule. Le calice est persistant, à cinq divisions profondes et obtuses. La corolle est monopétale, régulière, un peu renflée et campanulée, à cinq lobes arrondis, obtus, peu profonds, soyeuse en dehors. Les étamines, au nombre de cinq et insérées à la face interne de la corolle, sont très-saillantes et un peu déclinées. L'ovaire est libre, hérissé de poils; il se termine par un très-long style recourbé, au sommet duquel est un stigmate écbancré. Li' fruit est une capsule ovoïde, presque ligneuse, environ née à sa base par le calice, à deux loges contenant chacune deux graines et s'ouvrant incomplètement en deux valves.
ENDURE. Endurus. poiyp. Genre établi par Raffinesque, offrant, d'après ce naturaliste, les caractères suivants ; corps nageant, gélatineux; bouche nue, située à une pointe anguleuse et suivie d'un viscère interne, coloré, en forme de queue (J. de Ph. 1819, t. 8U, p. 135). A quelle division, ù quelle famille doiton rapporter ce genre composé d'une seule espèce dont l'auteur n'indique point l'habitation? H lui donne l'épithète de trigone et les caractères suivants : hyalin; viscère bleu; bouche et partie antérieure trigone; forme conique, obtuse. Comme presque tout ce que décrivit ou mentionna Raffinesque, l'Endure doit être examinée de nouveau.
ÉSÉE. INS. Espèce du genre Papillon, division des Chevaliers Troyens de Linné.
ÉiSÉILÈME. Eneilema. bot. F. Endopièvre.
ÉNÉMION. bot. Raffinesque a emprunté ce nom ;■» Dioscoride qui l'avait donné à la plante que nous appelons vulgairement Anémone, pour l'appliquer à un genre nouveau de la famille des Renonculacées, et qu'il a caractérisé de la manière suivante : calice à cinq sépales pétaliformes et décidus ; au delà de vingt éta-
mines à filaments en massue, terminés par des anthères arrondies cl liilobéesj de denx à six pistils, et le plus souvent quatre; style de la longueur de l'ovaire. Le fruit consiste en une réunion de capsules ovales comprimées, dont le nombre varie de deux à six ; elles renferment di'ux semences ovales. On voit que sur de semblables caractères, il est difficile d'asseoir un jugement certain sur la validité du genre; l'espèce qui en fait le type n'est guère mieux déleiminée; elle se trouve dans le Kentuky aux environs de Lexinglon, et a été nommée par Raffines(|ue, Eneinion biternalum.
ÉNERTHENÈME. Eiicrthencma. botan. Genre de Champignons de la famille des Gastéromycètes, établi par Bowman, avec les caractères suivants : péridion globuleux, simple, membraneux, susceptible de disparaître en fort peu de temps; stipe conique, avec le sommet couvert d'un petit chaperon nu, mais garni intérieurement de flocons qui en tapissent la surface dans tous les sens et dans lesquels sont disséminés les sporidies. On trouve assez fréquemment ces petits Champignons stipités et garnis d'un thalle membranacéo-gélatineux, sur les rameaux des Chênes qu'un accident a dépouillés de leur écorce.
ENFANT. BUM. y. Homme.
ENFANT AU MAILLOT, moi.l. V. Mailiot.
ENFEUMÉS. MOLL. Cuvier (Kègne Anim. T. h, p. 287) a formé sous ce nom une nombreuse famille parmi les Acéphales lestacés, dans laquelle il a réuni tous les Coquillages de cette classe, qui ont l'habitude de s'enfoncer dans le sable, le bois ou les pierres, ou de s'envelopper d'un tube. Ce groupe renferme un grand nombre de genres avec lesquels Lamarck a formé plusieurs familles; telles sont celles des Tubicolées, des Pholadaires, des Solénacées et des Myaires. F. ces mots
et MOUDSQDES.
ENFLÉ. Inflatiis. bot. Ce mol s'emploie pour les calices elles corolles qui sont manifestement dilatés et resserrés à leur sommet. Tels sont les calices de beaucoup de Cucubales, de l'Alkekenge, la corolle d'un grand nombre de Bruyères, etc.
ENFLE-BOEDF. iNS. Nom sous lequel on désigne vulgairement, dans quelques contrées de la France, le Carabe doré, à cause de la propriété qu'on lui suppose de faire cnQer les Bestiaux qui en ont avalé. Les anciens nommaient Bupreste, c'est-à-dire Enlle-Bœuf , un Insecte auquel ils attribuaient des effets analogues, et que Latreille croit être un Méloe.
ENFDMÉ. REPT. Espèce d'Amphisbène. F. ce mot.
ENFUMÉ. POIS. L'un des noms vulgaires du Chœtodon Faber. F. Cuoetodon.
ENGAINANT. Faginans. bot. Les feuilles d'un grand nombre de plantes, des Graminées, des Cypéracées, par exemple, sont Engainantes à leur base, c'est-à-dire qu'elles forment une sorte de tube ou de gaine qui embrasse la tige, dans une étendue plus ou moins considérable. Tantôt cette gaine, que l'on pourrait considérer comme une sorte de pétiole dilaté et tubuleux, est entière; tantôt elle est fendue dans toute sa longueur. Ainsi dans les Graminées, la gahre est généralement fendue longitudinalenient ; elle est, au contraire, entière dans les Cypéracées, et ce seul caractère
peut suffire, à très-peu d'exceptions près, pour distinguer les plantes de ces deux familles.
ENGELIIARDIE. Engelhanlia. bot. La formation de ce genre de la famille des Amenthacées, est due au botaniste Leschenault qui l'a établi d'après les caractères d'un arbre observé par lui dans l'Inde, et qui consislcnt en des chatons monoïques et dioïques, pendants, composés d'écaillés uniHores et imbriciuées. Les écailles des fleurs mâles, qui occupent ordinairement la partie inférieure des chatons, sont trifides et quelquefois multifides, tiennent lieu de calice, et protègent de cinq à douze élamines dont les filaments sont très-courts, les anthères didymes et pubcscentes. Les Ueurs femelles ont leur écaille foliacée, très- grande, à trois lobes, veinée, réticulée, recouvrant en partie l'ovaire; le calice est supère, petit et quadrifîde. Le fruit consiste en une noix monoloculaire, dépourvue de valve.
Engei.bardie EN ÉPI. Engelhanlia spicala, Lesch. Ses feuilles sont composées de cinq paires de folioles submembraneuses, oblongues, faiblement acuminées, obliquement atténuées à leur base. Les chatons sont monoïques, paniculés et très-longs.
ENGELnARDiE RIGIDE. Engelhanlia rigida, Blume. Ses feuilles sont composées de quatre paires de folioles roides, elliptiques, obtuses, à bords recourbés, obliquement atténuées à leur base. Les chatons sont dioïques, en grappes et courts.
EKG1ANTHE. BOT. Pour Angianthus. F. ce mot.
ESGIS. iiH^fS. INS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Nécropliages, établi par Paykull dans la Faune de Suède, adopté par Fabricius, et auquel Latreille, dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des Crustacés et des Insectes, a donné le nom de Dacne. F. ce mot.
ENGOULEVENT. Caprimulgus. ois. Genre de l'ordre desChélidons. Caractères : bec court, déprimé, Hexible, légèrement courbé; angles des mandibules s'étendant au delà des yeux; extrémité de la mandibule supérieure échancrée et crochue; sa base garnie de soies roides, dirigées en avant; narines larges, placées à la base du bec, fermées par une membrane que recouvrent en grande partie les plumes du front. Trois doigts devant et un derrière, grêle et susceptible de se porter en avant; tarse court, en partie garni de plumes; ailes longues, la première rémige assez courte, la deuxième la plus allongée. L'Engoulevent est un de ces Oiseaux dont l'ignorante crédulité s'est emparée pour en faire 1« sujet des narrations les plus ridicules. Tantôt on a voulu le faire passer pour le type d'une race issue d'un Reptile, et dont le corps se serait insensiblement couvert de plumes : de là le nom de Crapaud volant, sous lequel on a souvent désigné ces Oiseaux; d'autres fois on a prétendu qu'ayant été jadis nourris par des Chèvres, ils avaient conservé l'habitude de disputer aux Chevreaux leur première nourriture : en conséquence on les a qualifiés de l'épithète de Tète-Chèvres, que l'on trouve jointe à leur vrai nom dans la plupart des ouvrages d'ornithologie. Il est assez probable que toutes ces absurdités proviennent de ce que les diverses espèces d'Engoulevents, assez peu répandues sur les deux continents et ne s'y montrant qu'aux deux extrémités
du jour, ont offert beaucoup de difficullt's à quiconque a voulu entreprendre leur histoire, et qu'insensiblement on se sera laissé entraîner vers le merveilleux qui tend toujours à se glisser partout. L'Engoulevent est donc un Oiseau cri^pusculaire; une grande sensibilité dans l'organe de la vue le force au repos pendant le jour qu'il évite, soit dans les retraites caverneuses, soit au plus sombre de la forêt, tapi et presque couché contre la pierre ou sur une branche épaisse. Son vol est rapide, soutenu et accomi)agné d'un léger bourdonnement. Il se nourrit d'insectes qu'il chasse en volant et qui viennent s'engouffrer contre les parois visqueuses de son énorme bouche qu'à dessein il tient constamment ouverte. Il vit isolé et ne recherche sa femelle qu'à l'époque des amours, qui est pour lui de trèscourte durée, car à peine a-t-il satisfait à ce besoin périodique, qu'il retourne à ses habitudes solitaires, sans prendre la moindre part aux douceurs de l'incubation, et comme si les soins qui occupent les époux dans la construction de leur nid élaient proportionnés à leur tendresse réciproque, la femelle se contente, pour y déposer ses deux ou trois œufs, d'un Irou de rocher très-obscur, où elle airange sans art, quelques brins de mousse. Cependant elle les couve avec une tendresse à laquelle on pourrait ne pas s'attendre, et soigne ses petits jusqu'à ce qu'ils puissent pourvoir eux-mêmes à leur nourriture. Ceux-ci reslent unis dans leur jeunesse; le goût de la solilude semble ne se développer chez eux qu'avec l'âge. Les diverses espèces qui composent ce genre ont une grande analogie dans le plumage; aussi les a-t-on souvent confondues, et même ne pourrait-on encore répondre qu'il n'y ait aucune des espèces distinctes dans ce que l'on regarde encore comme de simples variétés. Vieillot a établi aux dépens des Engoulevents le genre Ibljau, qui se compose du Caprimulgus grandis ; Cuvier en a aussi séparé plusieurs autres espèces qu'il a réunies sous le nom de Podarges : nous avons adopté ce dernier genre.
Ekgodleveivt acdtipenpie. Caprimulgus acu(us,L., BufF., pi. enl. 732. Parties supérieures grises, rayées de noir, les inférieures rousses, rayéesaussi de noir; sommet delà tête et cou rayés transversalement de roux, de brun et de noir ; queue plus courte que les ailes, rousse, traversée de raies brunes et terminée de blanc et de noir; les rémiges terminées en pointe; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces six lignes. De la Guiane.
EriGOtiEVENT A BANDES NOIRES. Capiiiiiulgus Villatus, Lath. Parties supérieures d'un bleu obscur, tacheté de noirâtre; les inférieures rousses, rayées en zigzags et pointillées de noir ; tête d'une couleur de chair, avec le sommet noir qui forme une sorte de croissant divisé en deux branches, dont l'une s'avance vers les yeux et l'autre descend sur le côté du cou; rémiges noires, tachetées de roux; bec noir; pieds rougeâtres. Taille, dix pouces. Delà Nouvelle-Hollande.
Engoulevent adx ailes jaunes. Caprimulgus ictero/)<e;'«s, Vieill. Parties supérieures grises, tachetées de roussâtre et rayées longitudinalement de noir; les inférieures plus pâles et rayées transversalement; rémiges noirâtres, marquées de taches circulaires, jaunes.
qui impriment sur l'aile pliée des raies alternalives jaunes et noires. Taille, onze pouces. De la Chine.
Engoulevent aux ailes et queue blancbes. Caprimulgus Cayanus , Lath.; Caprimulgus leucurus, Vieill., Buff.. pi. enl. 7G0. Parties supérieures noirâtres, rayées de roux; les inférieures roussàtres , rayées de noir, avec quelques taches blanches; tête et cou d'un gris roussâlie, finement rayés de noir; côtés de la tête roux, avec cinq bandes parallèles noires; tectrices alaires variées de noir et de roux, terminées de blanc qui forme une bande transversale sur l'aile ; rémiges noires; gorge et devant du cou blancs ; rectrices d'un gris noirâtre, traversées de raies noires, les latérales bordées de blanc; bec noir; pieds rougeâtres. Taille, huit pouces. De Cayenne.
Engoulevent Bir-Fieagel. Caprimulgus strigoides, Lath. Parties supérieures d'un brun ferrugineux, marquées de taches plus foncées, les inférieures plus pâles; lèle brune, rayée de noirâtre; lectrices alaires brunes, avec trois bandes obliques, plus pâles; rémiges noirâtres, tachetées extérieurement de roussâtre ; queue légèrement fourchue, ferrugineuse, variée de brun; bec et pieds jaunâtres. Taille, dix à onze pouces. De la Nouvelle-Hollande.
Engoulevent de Bomat. Caprimulgus Asiaticus, Lalh.; Caprimulgus pectoralis , Cuv. , LevaiU., Ois. d'Afr., pi. 49. Parties supérieures variées de cendré, de brun et de ferrugineux; sommet de la tête plus pâle, avec de grandes taches noires; tectrices alaires en grande partie noires, et terminées par une tache blanchâtre; rémiges d'un brun noirâtre, avec une grande tache blanche sur le milieu des quatre premières; queue brune, en partie traversée par des raies ferrugineuses ; les deux latérales terminées jiar une grande tache blanche; gorge blanche; abdomen fauve, rayé transversalement de noirâtre; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, neuf pouces. De l'Afrique et de l'Inde.
Engoulevent de la Caboline. Caprimulgus Carolineiisis, Gmelin, Ois. de l'Amer, sept., pi. 24. Parties supérieures d'un brun noirâtre, tachetées de blanc et de roussâtre; les inférieures de la même teinte, mais plus pâles et rayées transversalement de noirâtre ; rémiges noires, avec une grande tache blanche sur les troisième, quatrième et cinquième; queue fourchue; rectrices latérales noires, rayées de roussâtre; bec noir; pieds bruns. Taille, neuf à dix pouces. Vieillot croit que cette espèce et l'Engoulevent Popetué ne font qu'un.
Engoulevent cendré, rayé de noir. Caprimulgus Jndicus, Lath.; Caprimulgus cinerasceiis, VieiUot. Parties supérieures noirâtres, finement rayées de noir; des lâches ferrugineuses sur les tectrices alaires, la poitrine et les côtés de la tête; rémiges noires; rectrices cendrées, traversées de quelques bandes noires; les extérieures variées de ferrugineux ; bec noirâtre ; pieds jaunâtres. Taille, dix à onze pouces. De l'Inde.
Engoulevent a collier. F. E\gollevent de Bombay.
Engoulevent a cod blanc Caprimulgus albicollis, Lath. Parties supérieures roussàtres, variées de noirâtre ; tête brune, avec quelques plumes noires, bordées de roux sur le sommet, et les côtés roux; tectrices alaires variées de brun et de roussâtre, rayées de noirâtre
extérieurement, et terminées de roux; rémiges noirâtres, rayées de roussâlre, avec une bande blanciie sur les extérieures ; rectrices intermédiaires rousses, pointillées de noirâtre, l'extérieure presque noire, la seconde blanche, bordée de noir, la troisième toute blanche; gorge blanche; parties inférieures rousses, rayées transversalement de noirâtre; queue cunéiforme; bec et pieds bruns. Taille, douze à treize pouces. De l'Amérique méridionale.
Ekgoclevem a CRÈTE. Capnmulf/us Novœ-HoUandiœ, Lalh. Parties supérieures brunes, variées de bandes blanches; devant du cou et poitrine brunâtres, rayés transversalement de noirâtre; rémiges brunes, avec une tache blanchâtre sur la partie inférieure des quatre ou cinq premières; queue arrondie, brune, marquée de douze raies blanchâtres; bec noir; ongles jaunes, garnis de soies qui se relèvent en une sorte de crête; pieds jaunes ; doigt postérieur long et faible; ongle intermédiaire non dentelé. Taille, neuf pouces.
EncoDLEVENT CRIARD. Capnmiilyus Firginianus , Lath.; Caprimuhjus clamalor, Vieill., Ois. de l'Am. sept. , pi. 23. Parties supérieures d'un gris noirâtre, mélangées de taches noires, les inférieures variées de noirâtre, de gris, de blanchâtre et de roux ; tête d'un fauve grisâtre, mêlée de noir et de blanc sur le sommet; gorge blanche ou variée de raies blanches et noires ; rémiges brunes, les cinq premières parsemées de grandes taches noires ; rectrices de même, avec les extérieures blanches dans le tiers de leur longueur; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, neuf pouces.
Engoulevent distingué. Caprimiilgus exhnius , Rupp., Temm., pi. color. 398. Plumage d'un roux doré clair, plus foncé sur les parties supérieures que sur le ventre; tête, joues, cou et dos d'un roux doré, parsemé de petits points blanchâtres sur le bord des plumes ; ailes et rectrices internjédiaires de la couleur des plumes du dos, avec des taches et des bandes transversales d'un blanc pur, marbrées Irès-fincment de noir ; toutes ces taches et bandes sont encore lisérées ou encadrées par des bords noirs en zigzags; rémiges noires à leur base et marquées, sur les barbes internes, de deux grandes plaques blanches, la rémige externe n'a qu'une seule de ces taches; toutes sont terminées par du roux doré, coupé de bandes grises, marbrées, bordées de noir; rectrices latérales d'un roux doré, coupé de bandes noires et terminées de blanc pur; les huit intermédiaires entièrement isabelles, avec des raies à distance d'un fauve rougeâtre pâle, encadré de noir; parties inférieures fauves, avec quelques petits zigzags noirs; abdomen blanchâtre. Taille, sept pouces six lignes. Du Sennaar.
Engoulevent Énicure. Capiimnlgus Enicurus , Vieill. Parties supérieures brunes, avec quelques taches noires; sommet de la tête blanchâtre, tiqueté de noir; une moustache brune, tachetée de noir; un hausse-col blanc; rémiges brunes, rayées de roux; parlies inférieures d'un roux clair, striées transversalement de noirâl re; rectrices inégales, la troisième dépassant la première de quatre lignes, et de dix les quatrième et cinquième ; elles sont brunes, rayées de noirâtre et de blanc; bec et ongles noirs; tarse presque entièrement em-
plumé. Taille, huit pouces. De l'Amérique méridionale.
Engoulevent d'Europe. Capiimiilgits Europœus , L., Buff., pi. enl. 193. Tout le plumage agréablement varié de lignes en zigzags, alternativement noires et blanchâtres; joues et gorge rayées delignes plus étroites et d'une teinte roussâtre; une bande blanche qui s'étend depuis l'angle du bec jusqu'à l'occiput; rémiges d'un brun noirâtre, variées sur les deux côtes de taches roussâtres; une tache blanche au côté intérieur des trois premières ; rectrices extérieures terminées de blanc, les intermédiaires traversées de bandes noirâtres; bec et ongles noirâtres; iris orangé; tarse presque entièrement emplumé. Taille, dix pouces six lignes.
Engoulevent grand. Caprimiilgus grandis, Lin., Buff., pi. enl. 525. Plumage varié de brun, de noir, de fauve et de blanc; des raies transversales et étroites sur la tête et les parties inférieures; rémiges noirâtres, rayées obliquement de fauve, excédant la longueur de la queue; rectrices un peu élagées, brunes, variées de roussâlre; ouverture du bec extrêmement large, environnée par les soies de la mandibule supérieure; ongles crochus, creux inférieurement en gouttière. Taille, vingt et un pouces. De l'Amérique méridionale.
Engoulevent gris. Capiimulgus gn'seus , Lin. Le plumage presque entièrement gris; rémiges rayées, d'une teinte plus claire; rectrices rayées de brun, un peu plus longues que les rémiges lorsque les ailes sont pliées; bec brun en dessus, jaune en dessous. Taille, treize pouces. De Cayenne. Espèce douteuse.
Engoulevent Guira-Qcerea. Capiimulgus torqualus, Lath. Plumage d'un brun cendré, varié de jaune et de blanchâtre autour du cou ; un collier d'un jaune doré; les deux rectrices intermédiaires dépassant les autres; bec et pieds noirâtres, la base du premier entourée de longs poils noirs, hérissés. Taille, sept à huit pouces. Du Brésil.
Engoulevent Isabelle. Capiimulgus isaheUinus, Tem., pi. color. 379; Capiimulgus yEgyptiiis, Licht. Plumage de couleur Isabelle claire, finement marbré de nombreuses petites stries irrégulières, d'un gris clair et de quelques zigzags très-rares, d'un noir profond; bord externe des tectrices alaires tacheté d'Isabelle pur; un demi-collier blanc autour de la gorge; nuque d'un fauve d'Isabelle; rémiges marquées, le long des tiges, de taches noires, échancrées, placées à la fïle, bordées intérieurement de taches blanches, échancrées, et extérieurement de taches Isabelle, marbrées de noir, l'extrémité est grise, rayée transversalement de noir; rectrices d'un fauve Isabelle, marbrées de zigzags noirs, avec huit ou neuf bandes i)lacées à longs intervalles. Taille, dix pouces. Egypte.
Engoulevent de la Jamaïque. Capiimulgus Jamaicensis, Lath. Le plumage varié de stries alternativement rousses et noires ; rémiges d'un brun noirâtre, avec des taches blanches sur leur bord extérieur; rectrices cendrées, traversées de bandes noirâtres; bec et ongles noirs; tarse couvert de plumes jaunes. Taille, dix pouces.
Engoulevent JASPÉ. Ca;)r/»iM/jr«SMne5ra<««, Vieill. Parties supérieures noirâtres, variées de blanc et de
roux, les Inférieures rayées Iransversalemenl de blanc et de noir; sommet de la lêle noir, tacheté de roux et de blanc ; les côtés variés de roux et de brun ; les trois premières rémiges brunes, les autres noirâtres, veinées de blanc, une grande tache blanche sur les cinq extérieures; les trois rectrices latérales brunes, rayées et terminées de blanc; goi'Ge blanche; le devant du cou noirâtre, tacheté de roussàlre; bec et pieds noirs. Taille, huit pouces. De l'Amérique méridionale.
EwGOULEVEiVT LATicAUDE, Capiimiilgus lalicoudus. Parties supérieuies d'un gris cendré, finement striées de brun, avec quelques traits longitudinaux noirâtres, bordés de fauve, et plus larges sur le sommet de la télé; joues d'un roux vif, nuancé de fauve; tectrices alaires variées de cendré , de brun et de roux, avec de grandes taches noires, encadrées de fauve; rémiges noires, avec une grande tache blanche vers les deux tiers de la longueur des cinq premières; rectrices intermédiaires mélangées de brun, de cendré et de roux, avec des bandes noirâtres : l'extérieure plus courte, noire, en partie bordée del)lanc en dedans; la seconde blanche, bordée de noirâtre en dehors; la troisième également blanche, mais lisérée de fauve; gorge rousse, maculée de noirâtre; un large hausse-col blanc; poitrine cendrée, striée de brun et de noirâtre; parties inférieures fauves, avec des raies transversales ou stries noires; queue dépassant les ailes de trois pouces et demi; bec et pieds bruns. Taille, douze pouces. Du Brésil.
EivGouLEVEivT LOJiGiCACDE, CapiiiHulgus toiigicaudiis. Parties supérieures cendrées, variées de brun, de fauve et de noirâtre; de larges taches noires, rangées en deux bgnes sur la tête; tectrices alaires terminées de fauve; rémiges brunes; une tache blanche vers le milieu interne de la première, les quatre suivantes également tachées, mais sur les deux côtés des barbes et avec une nuance roussàlre; rectrices intermédiaires très-longues et d'un cendré plus clair que les suivantes qui sont étagées, les latérales les plus courtes, bordées et marquées de lignes transveisales, très- rapprochées, d'un blanc fauve; ligne oculaire obscure ; joues d'un roux fauve, striées de brun de même que la gorge et la poitrine; un hausse-col blanc; parties inférieures fauves, transversalement striées de brun; bec et pieds bruns. Taille, douze pouces; grosseur très-médiocre. Du Sénégal.
Engobievewt a longues peines. Capiimiilgus lotigipennis, Shaw; Capn'mitlgus macrotlipteius, Lath. Plumage varié de gris, de brun et de noir; un tilet deux fois long comme le corps et terminé par une plume en forme de palette, s'échappe, de chaque côté, du fouet de l'aile; rectrices rayées transversalement de noir et de gris marbré. Taille, onze pouces. D'Afrique.
Engodlevent a lbnettes. Caprimutgus Jmericanus, Lath. Plumage varié de gris, de noir et de brun, avec les teintes plus claires sur les ailes et la queue; narines saillantes, dessinant des lunules sur le bec. Taille, sept pouces. De la Guiane.
Engoulevent Makore. Caprimulgus Manurus , Vieill. Plumage d'un gris brillant, avec quelques taches noires; des points blancs sur les ailes; première rectiice latérale dépassant de cinq pouces les deux inter-
médiaires qui sont elles-mêmes plus longues que les autres dont les troisième et quatrième sont tiès-courles; elle est blanche vers l'extrémité d'une de ses faces, et noire dans le resle. Grosseur de PAIouette,avec une taille de treize ))ouces. Du Brésil.
Engoclevent uégacépuale. Caprimulgus mcgacephalus , Lath. Plumage d'un brun noirâtre, varié de jaunâtre et de blanchâtre; rémiges et rectrices traversées par des bandes et des taches noires et blanches; bec fauve, couvert à sa base de plumes assez longues, qui s'élèvent en crête; iris orangé; pieds jaunâtres. Taille, vingt-huit pouces. De la Nouvelle-Galles du sud.
Engoulevent Mont-Vovac. Caprimulgus Giiianensis, L., liuff., pi. enlum. 753. Plumage fauve, varié de gris, et régulièrement strié de roux; rémiges noirâtres, avec une tache blanche sur les cinq ou six premières; une bande blanche s'élendant depuis l'angle du bec jusque sous la gorge; bec et pieds noirâtres; tarse nu. Taille, neuf pouces. De PAmérique méridionale.
Engodlevent mocstac. Caprimulgus mystacalis, Temm., pi. color. 410. Plumage d'un brun cendré, marqué de longues mèches noires, et jaspé de brun et de roux; deux larges plaques blanches sur les côtés du cou, entre lesquelles se dessine postérieurement une large bande fauve, qui se piolonge sur la nuque; plumes de la poitrine jaspées de noir sur un fond brun; celles du ventre et de l'abdomen portant des bandes transversales, très-déliées, noires, roussàtres et blanchâtres; tectrices caudales inférieures d'un roux vif, coupé de bandes noires; rectrices rayées de noir et de brun jaspé , avec du roux vif sur les barbes internes ; des taches arrondies et rousses sur les rémiges ; une autre plus grande et blanchâtre vers l'extréinilé; bec noir, entouré à sa base de poils nombreux, dirigés en avant; pieds bruns. Taille, douze pouces.
Engoulevent musicien, y. Engoulevent de Bombay.
Engoulevent Nacunda. Caprimulgus Nacunda, Vieill.; Caprimulgus diurnus, M. Parties supérieures brunes, tiquetées de roux et de noir, les inférieures blanches avec quelques points roux et bruns sur le cou et la poitrine ; partie des rémiges noire, avec une bande blanche au milieu des sept premières; moyennes tectrices alaires blanches, les autres lignées de brun et de blanchâtre ; rectrices brunes, avec des bandes transversales plus foncées; un hausse -col blanc allant d'un angle à Pautre de la bouche. Taille, dix pouces six lignes. De PAmérique méridionale.
Engoulevent Natterer. Caprimulgus Nattererii, Temm. , pi. color. 107. Parties supérieures d'un brun foncé, variées de taches en fer à cheval, ou arrondies, d'un brun ferrugineux , les inférieures de la même nuance, mais ornées de stries transversales ; moyennes tectrices alaires bordées de blanc à Pextérieur; rémiges brunes, rayées en dehors de brun fauve ; rectrices intermédiaires variées de bandes nébuleuses roussàtres sur un fond brun, les latérales rayées de brun ; un large hausse-col blanc ; les ailes dépassant de beaucoup la queue; bec noirâtre; tarse brun, emplumé; doigts jaunes. Taille, sept pouces. Du Brésil.
Engoulevent Noitibo. Caprimulgus Brasilianus , Lath. Parties supérieures noirâtres, tachetées de blanc
cl de jaune, les inférieures blanclies, striées transversalement de noir; bec et ongles noirâtres; tarse blanchâtre. Taille, sept pouces. Du Brésil.
E^GOCLEVE!^■T PODARGE. V. POD.\RGE.
liNGODLEVENT Poo-BooK. Capriinulgus gracilis, Lalb. Parties supérieures variées de cendré, de brun et de blanc; les inférieures blanchâtres, tachetées et rayées de jaune fenugineux; queue allongée; bec robuste, brun; pieds jaunes. Taille, vingt-quatre à vingtsix pouces. De la Nouvelle-Galles du sud.
Engoulevent Popetcé, Capriinulgus Popetue,\ie\\. Ois. de l'Amérique septentrionale, pi. 24. Parties supélieures d'un brun noirâtre, tacheté de blanc et de roussâtre; rémiges noires avec une grande tache blanche sur le milieu des troisième, quatrième et cinquième; rectrices rayées de noir et de blanc roussâtre; les extérieures plus longues, ce qui rend la queue fourchue; parties inférieures roussâtres, rayées transversalement de brun ; bec et pieds bruns. Taille, huit à neuf pouces.
Engoilevent a qcebe blancde. f^. Engoulevent aux