‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 12 sur 76 · CINE · texte numérisé non relu

CINE

ÉMÉTINE. BOT. Celte substance alcaline a été décou-

verte dans l'ipécacuanha annelé et l'Ipécacuanha strié par Pelletier et Magendie. Pour l'obtenir, on traite la poudre d'ipécacuanha par l'Élher sulfurique pour lui enlever sa matière grasse. On la fait ensuite bouillir dans l'Alcool; on fillre et on évapore jusqu'à siccité. On reprend le résidu que l'on fait bouillir dans l'eau pour en séparer la cire. Alors on filtre la liqueur, on y ajoute de la Magnésie, et il se forme un précipité de gallate de Magnésie, d'Éméline et de matière colorante; on lave le précipité pour enlever une partie de celte dernière. On traite de nouveau par l'Alcool qui redissout l'Éinétine ; on évapore à siccité; on dissout l'Émétinedans de l'eau acidulée; on décolore la liqueur par le charbon animal purifié, et on précipite l'Émélinepar un Alcali.

Celte substance ainsi purifiée est, sous forme d'une poudre blanche, inaltérable à l'air, peu soluble dans l'eau, très-soluble dans PAIcool et l'Éther, d'une saveur légèrement amère, se combinant avec les Acides pour former des Sels et des Acidulés.

Richard, dans sa Dissertation sur les Ipécacuanes du commerce, a indiqué un procédé plus prompt et moins dispendieux. Il consiste à traiter la poudre de l'Ipécacuanha d'abord par l'Eau qui s'empare de l'Éinétine et de la gomme, de faire évaporer, de redissoudre le résidu dans l'Alcool qui sépare la gomme en s'emparant de l'Éméline que l'on purifie par les procédés indiqués ci-dessus.

ÉMEU. OIS. Barrère donnait ce nom au Touyou ou Thoiijou qui est le Jabiru. A'. CIG0G^E. On le donne aussi assez fréquemment au lieu de Éaou, au Casoar à casque, de la Nouvelle-Hollande.

ÉMEX. BOT. Genre établi par Necker et récemment adopté par Campdera (Monogr. des Rumex, p. 53) qui lui donne pour caractères essentiels ; un embryon périphérique et un calice triquêtre. Il ne se compose que du Rumex spinosus , L. F. Rcmex.

ÉMIAULE (grand), ois. Synonyme de Mouette aux pieds bleus. F. Madve.

É.lllDE. REPT. CHÉL. Pour Émyde. F. ce mot.

ÉMIDHO.BOT. Nom vulgaire de V Hibiscus populeus, L., à Otaliiti, où celle plante est employée avec des circonstances superslilieuses, dans diverses maladies.

ÉMIDO-SAURIENS. REPT. F. ÉmydoSacriens.

ÉMIGRATIONS. OIS. F. Migrations.

EMILIE. Emilia. bot. Genre de la famille des Synanthérées Corymbifères, de Jussieu, et de la Syngénésie égale, établi aux dépens du genre Cacalia de Linné par H. Cassini (Bulletin de la Soc. Philom., avril 1817) qui l'a ainsi caractérisé : calathide sans rayons, composée de fleurons nombreux, égaux, réguliers et hermaphrodites; involucre ovoïde-cylindracé, formé d'écailles contigues, égales, linéaires et disposées sur un seul rang, sans addition à la base d'aucune écaille surnuméraire; réceptacle plan et nu ; divisions de la corolle longues et linéaires; style à deux branches surmontées chacune d'un appendice subulé, hispide, mais que l'auteur regarde comme indépendant du stigmate ; ovaires oblongs, à cinq angles saillants, hérissés de papilles, munis d'un bourrelet apicilaire et d'une aigrelte dont les poils sont inégaux et soyeux. Si l'on

compare cette description avec tous les caractères que présentent les Cacalies, on trouve quelques différences dans les branches du style, dans la forme de l'ovaire, de la corolle, etc. Un port assez singulier sert aussi à distinguer le genre Emilie qui au surplus ne contient qu'une seule espace, Emitia ftammea, H. Cassini, ou Cacalia sayittaia, AVilld. Cette plante herbacée et annuelle est indigène de Java. Sa tige, haute de sept ù huit décimètres, est dressée, peu rameuse et pubescente ;") la base; ses feuilles sont alternes, demi-amplexicaules, cordiformes-sagiltées à la base, glabres, glauques et molles. Mais ce qui rend celte plante fort remarquable, c'est la belle couleur de feu de ses Heurs portées sur de longs pédoncules, et disposées en une panicule lâche et terminale.

ÉMISSOLE. rois. Espèce de Squale qui forme le type d'un sous-genre établi parCuvier. y. Sqdaie.

EMMESOSTOMES. Emmesostomi. ÉcniN. Klein, dans son ouvrage sur les Oursins, donne ce nom à ceux dont la bouche est centrale; il nomme Aporaésostomes, ApoMesoslomi, les espèces à bouche non centrale.

liJIOl. POIS. Espèce du genre Polymène. V. ce mot.

ÉMOSSE ET ÉMOSSE-BERROY. bot. Nom de pays du Besleria violacea.

ÉMOU. Dromaius. ois. Nom d'un genre établi par Vieillot pour y placer le Casoarius Novce - Hollandiœ debatham. K. RnÉ\.

ÉMOUCHET. OIS. Nom vulgaire des Oiseaux de proie de la taille de l'Épervier. F. Faucon.

EMPABDNGO. JiAM. Buffon, sans citer d'autorité, donne ce nom comme celui que porte le Bubale au Congo. Quelques voyageurs ont écrit Empacassa. r. Antilope.

EMPAILLAGE. zooL. 1^. Taxidermie.

EMPADMURE. îiam. Les cornes ou plutôt le bois du Cerf, porte vulgairement ce nom quand la couronne se divise en forme de main. /^'. Cerf.

ESIPEDOCLÉE. Empedoclca. bot. Genre de la famille des DiUcniacées et de la Pentandrie Monogynie , institué par Saint-Hilairc qui lui donne pour caractères : calice polyphylle, imbriqué; anthères biloculaires; stigmate capité; ovaiie monosperme. La seule espèce connue jusqu'ici, Kmpeiloclea alnifolia, est un arbuste à rameaux recouverts d'une écorce d'un brun ferrugineux, à feuilles elliptiques, dentées, veinées et Irèsscabres ; à fleurs blanches et paniculées. On la trouve au Brésil.

EMPEREUR. OIS. Synonyme vulgaire du Roitelet. V. Sylvie.

EMPEREUR, rept. Synonyme de Boa Devin, r. Boa.

EMPEREUR, pois. Ce nom a été donné à un Holacanthe, ainsi qu'à l'Espadon. F. ces mots.

EMPEREUR. INS. L'un des noms vulgaires du Tabac d'Espagne de Geoffroy, PupUio Paphia, L. /'. Argyne.

EMPEREUR. Imperutor. moli. Montfort a proposé, sous ce nom, un genre pour une section des Trochus, (jui renfermerait tous ceux qui ont le bord frangé ou armé de pointes. La Coquille dont il s'est servi comme de type est très-rare, et magnifique quand elle est bien conservée. Elle est figurée dans le superbe ouvrage de Martyns, pi. 30, fig. q. Cette coupe ne peut être admise

comme genre, tout au plus même comme section dans ce genre fort douteux lui-même. F. Trocdls.

EMPETRUM. BOT. y. Camarine.

EMPHYSÉMATEUX. .Em/%-«e«m?os!/s. On ditqu'un organe, soit végétal, soit animal , est Emphysémateux, lorsqu'il est gonflé ainsi qu'une vessie remplie d'air. On peut citer pour exemple les gousses du Baguenaudier commun.

EMPllYTE. Emphyliis. lus. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Térébrans, tribu de Ten- Ihrédines, établi par Klug qui lui donne pour caractères : antennes filiformes, simples, composées de neuf articles; deux cellules radiales; trois cellules cubitales : la première allongée, recevant la première nervure récurrente, et la seconde cellule la seconde nervure; mandibules échancrées et faiblement bidentées. Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles on peut citer le Tentliiedo toyata de Panzer; Tcnlhredo cingulum , Spin.; Tenlhredo abdominalis, Lepellet.; Tenlhredo tibialis, Fab., etc.

EMPIDES. Empidcs. iss. Famille de l'ordre des Diptères, établie par Latreille (Gêner. Crust. et Ins.) et ayant, suivant lui, pour caractères : antennes de deux ou trois articles, dont le dernier sans divisions; trompe saillante, en forme de bec, cylindrique ou conique, renfermant un suçoir de plusieurs soies; corps allongé; balanciers nus; ailes couchées sur le corps; tète arrondie ou presque globuleuse, dont une grande partie est occupée par les yeux; trompe peipendiculaire ou dirigée en arrière. Cette famille correspond à la tribu établie sous le nom d'Empis ou d'Empides. Dans le Règne Animal de Cuvier, elle comprend des Diptères assez petits, à antennes courtes, toujours terminées par une soie, f» trompe souvent longue, et qui sont presque tous carnassiers. Latreille la divise de la manière suivante :

t Antennes composées de trois articles distincts; palpes relevées.

Genre : Empis.

tt Antennes de deux articles; palpes avancées.

Genre : Sj({TiE{Tachrdromxies, Meig.). F. ces mots.

EMPIS. Empis. Genre de l'ordre des Diptères, fondé par Linné et adopté par les entomologistes. Latreille le place (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Tanystomes , tribu des Empides , et lui assigne pour caractères : trompe saillante, presque cylindrique etperpendiculaire; suçoir de quatre soies; antennes de trois pièces principales, dont la dernière conique, subulée, surmontée d'une petite pièce finissant en pointe roide; tète petite , arrondie , séparée du corselet par un cou mince ; yeux grands, occupant une partie de la tète; point d'yeux lisses; corselet arrondi, bossu; ailes ovales, ordinairement plus grandes que l'abdomen, croisées et couchées; balanciers allongés, terminés par un bouton arrondi; abdomen cylindrique ou conique; pattes longues; tarses à deux crochets et ù deux pelotes. Les Empis ont le port des Asiles et leur ressemblent par la position des ailes. Ils sont assez petits, carnassiers, se nourrissent de Mouches et d'autres insectes qu'ils saisissent avec leurs pattes. On ne connaît pas leur larve. Parmi une vingtaine d'espèces propres ù ce genre, on dislingue :

E Jl Y

L'Empis Ai'x PIEDS zyirLtats,JEnipis);ennipes, Fab., ilécrile par Scopoli {Faim. Carn., p. 3G8, n» 994) el repiésenlée par Panzer (Faim. Ins. Genn. Fasc. 74, n» 18). Elle varie pour la grandeur.

L'Empis boréale. Emin's borealis , L., Fabr. Cette espèce, propre au nord de l'Europe, a été figurée par Meigen qui en avait d'abord fait un genre particulier sous le nom de Platyptère. Elle vole le soir, dans les temps sereins, et forme des groupes qui se meuvent en tourbillons.

L'Esipis LIVIDE. Empis lin'da, L., Asile à ailes réticulées, de Geoffroy. Elle a été figurée et décrite par Degéer(Mém. surles Ins.T.vi, p. 234 et pi. 14, fig. 14).

L'Ejipis MACRE. Empis maura, Lin., Asile noir à pieds de devant en massue, de Geoffroy. On la trouve sur les Heurs, et elle voltige sur les eaux stagnantes.

EUPLtXRE. Emplevnim. bot. Genre de la famille des Uutacées, remarquable par son défaut de pétales. Le calice présente quatre lobes peu profonds; quatre élamines à filets étroits, à antlières grosses, attachées par la base de leur face externe, et munies d'un point glanduleux à leur sommet, s'insèrent au-dessous de l'ovaire qui avorte assez fréquemment. Cet ovaire est le plus souvent unique, surmonté à l'extérieur d'un appendice oblique, aplati, aussi long que lui, et à l'intérieur d'un style cylindrique et recourbé; quelquefois on observe un second ovaire accolé au premier el symétrique; il renferme deux ovules juxtaposés et suspendus vers le haut de la paroi interne, c'est-à-dire au-dessous de l'insertion du style ; le fruit est une capsule léguminiforme, terminée par l'appendice qui n'a pas pris de développement ; s'ouvranl du côté interne , et monosperme par avortenient; l'endocarpe, mince et bivalve, présente la forme caractéristique dans cette famille; l'embryon, suivant Gccrtner fils (tab. 211), renfermé dans un périsperme charnu, offre une radicule supère et deux cotylédons inégaux, dont l'un se contourne autour de l'autre. On n'en connaît qu'une seule espèce réunie autrefois au genre Diosma sous le nom de Diosma unicapsularis. C'est maintenant VEmplevrum serrulatum , petit arbrisseau du cap de Bonne- Espérance, à feuilles linéaires-lancéolées, glabres, et dont toutes les parties sont parsemées de pojnts glanduleux.

EMPOIS. BOT. Nom que l'on donne vulgairement à l'Amidon ou Fécule, dissous à chaud dans l'eau qu'elle épaissit d''une manière très-sensible. L'Empois est translucide et procure, par la dessication, une adhérence très-solide à deux surfaces qui se trouvent réunies par son interposition.

EMPONDRE. BOT. Pour Ampondre. y. ce mot.

EMPRENITES oc TYPOLITIIES. F. Fossiles.

EJlPUSAlIiE. Empnsuiia. dot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie de Linné, institué par le professeur Reichenbach. Caractères : séjiales étalés, les deux latéraux inégaux à leur base, et soudés ol)liqueraent avec le labelle, l'intermédiaire plus étroit et linéaire de même que les pétales ; labelle dressé, concave, en forme de capuchon, appendiculé à sa base qui est bituberculée et adhérente au gynoslème ; le limbe est entier, étalé ; gynoslème faisant corps avec l'ovaire

4 DICT. des sciences HAT.

dont il est une continuation, oblong, arqué, demi-cylindrique et pourvu d'une aile de chaque côté; anthère à deux loges renfermant quatre masses poUiniques réunies deux par deux. La seule espèce connue, Empusaria parailoxa , Empiisa païadoxa, Botan. Regisf. 823 {in nntis) est originaire du Képaul; c'est une plante herbacée, peu élevée, terrestre, à racine bulbeuse, à feuilles linéaires-lancéolées, engainantes el plissées; la hampe est plus longue que les feuilles, terminée par une grappe lâche, composée de Heurs étalées, blanchâtres, accompagnées de bractées.

EMPL'SE. Empusa.iJ^s. Genre de l'ordre desOrthoptères, établi par lUiger, el pouvant être caraclérisé de la manière suivante: antennes peclinées dans les mâles; front prolongé dans les deux sexes en l'orme de pointe ou de corne.Fabricius a décrit comme propres à ce genre, les Mantis mendica, flabellicornis, pectinicornis, fjovgyioides, paitperala, etc., qui toutes sont exotiques, à l'exception d'une esjjèce qu'il a confondue avec la Mantis pauperata, et qu'on trouve en Europe. Les Empuses sont remarquables iiar leur corselet ordinairement grêle en arrière, par les cuisses des quatre pieds postérieurs, terminées inférieurement en un lobe membraneux, figurant une sorte de manchette. F. Mante. EMPOSE. BOT. Même chose qu'Empusaire.

ÉMOILETTE. bot. L'un des noms vulgaires du Colchique d'automne, Colchicum autumnale, L.

ÉMYDE. Emys. rept. Genre de la famille des Tortues, créé par Brongniard, pour y placer tous ceux de ces Chéloniens qui vivent dans l'eau douce. Caractères : doigts mobiles, palmés, terminés par des ongles longs et pointus, ordinairement au nombre de cinq devant, el de quatre derrière; queue généralement courte; j carapace convexe, écailleuse el solide, ainsi que le sternum qui est élargi; corps nu ou couvert de papilles j et d'écaillés ; lête écailleuse ou nue, se cachant sous la j carapace ou sur ses côtés; mâchoires entières, cornées, I en bec tranchant : la supérieure recouvrant l'inférieure comme une boite; cou presque toujours nu et arrondi. Les Émydes se distinguent aisément des Chélydres qui ont la queue très-longue; des Chélydes, de Duméril, qui ont les mâchoires plates, non cornées; des Trionyx, qui n'ont que trois ongles posttrieurs au plus; des Chélonées et des Tortues, dont les doigts sont immobiles. La plupart des Reptiles de ce genre vivent dans les marais, et habitent particulièrement les pays chauds, où ils se nourrissent d'herbes el de mollusques.

ÉsiYDE de Bélanger. Ein/s Belatigerii, Less., Zool. du Voyage aux Indes, pi. 1. Carapace bombée, ovalaireoblongue, épaisse, à limbe un peu relevé sur les côtés; une sorte d'arête médiane sur les cinq plaques hexagonales du centre, les huit latérales oblongues; écailles couvertes de sillons sur leurs bords; les cinq moyennes sont : la première oblongue, à côtés sinueux, la deuxième plus rétrécie en arrière, la troisième hexagonale, la quatrième à angles aigus sur les côtés, la cinquième Irès-dilatée et arrondie; vingt cinq plaques marginales ; l'impaire antérieure très-petite; plastron oblong, formé de douze pièces; cou cylindrique, à épiderme grenu, allongé, terminé par une léte conique, obtuse, un peu déprimée; mâchoires lisses, robustes, à bords minces.

iminies en lifliit et en devant d'un feston ; membres épais, allongés, terminés par des ongles droits et robustes; queue courte, épaisse, conique et pointue; carapace d'un noir ferrugineux, avec quatre taches jaunes sur le rebord du limbe; plastron marron, bordé de jaune; peau brunâtre; jaune en dessous, grenue; ongles bruns. La carapace a six pouces et demi de longueur, sur quatre et demi de largeur. Du Bengale.

Émyde a boite, d'Ameoine. Eiiifs J mboineitsis; Testuilo ^mhoinensis, Riche, Daud. Quatre doigts aux pattes postérieures, cinq aux ynlérieuros; carapace convexe, lisse, brune, à treize i)l:uiiics doisalc-s, pic.s<|iie quadrilatères; vingt-quatre plaques marginales, presque quadrilatères aussi , et recourbées en dessous; plaslron grand , ovale, à douze plaques. La couleur de la carapace et du corps est brune ; la têle est rayée de jaune ; le bord des plaques marginales et du plastron est tacheté de jaune; le cou est plus court que la tête, calleux et ridé transveisalement; la queue est aiguë et repliée sur le côté. La carapace a sept pouces de longueur, sur six de largeur.

Émyde a boîte, a gouttelettes. Emys virtjulata; Testudo virtjidata, Bosc,Daud.; Testudo incarcerala, Bonnaterre; la Bombée, Testudo carinata , Lacép.; Testudo carinata? Liini. Doigts presque libres, au nombre de cinq aux pieds de devant, de quatre à ceux de derrière; carapace convexe, noire, légèrement carénée; treize plaques dorsales, garnies de stries circulaires; vingt-cinq pla(|ues marginales, plus grandes au-dessus des bras et des cuisses, et assez tranchantes, excepté sur les Bancs; plastron arrondi en avant et en arriére, et protégé par douze plaques. La têle est allongée, aplatie en dessus, brune, marquetée de jaune, avec une grande tache jaune sur chaque côté du nez et sur la mAchoire inférieure, qui a de jdus trois petits traits bruns. Les membres sont bruns et courts. La queue est à peine apparente au dehors. La Tortue à petites raies, de Latreille, n'est qu'une variété de l'Émyde à boîte dont il s'agit, et qui a le dessous des plaques marginales du même jaune que le plastron. Delà Caroline.

Émyde a boîte, noirâtre. Emys subnifjra; Testudo subnifjra, Lacép. , Daud. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière, qui sont palmés comme ceux de devant; carapace ovale, convexe, d'un noir foncé , lisse , comme vernie , de cinq pouces quatre lignes de longueur sur à peu près autant de largeur; les treize plaques dorsales épaisses et striées dans leur contour; une petite saillie dans le centre des cinq plaques vertébrales; vingt-quatre plaques marginales, les deux antérieures plus petites et droites, les latérales très-éiroites.

Émyde a boîte, odorante. Emys odorata; Testudo odorata , Bosc, Daudin. Doigis palmés, le cinquième des pieds de derrière non onguiculé; carapace ovale, d'un noir brun; treize plaques dorsales : la première Iliaque vertébrale étroite et très-longue, les suivantes carénées; plastron très-étroit, arrondi en devant, échancré en arrière , et couvert seulement de onze plaques; viiigt-lrois plaques marginales : quelquefois seulement vingt. Sa longueur est de tiois pouces, sa

largeur de deux et demi, et sa hauteur de quatorze lignes. De la Caroline.

ÉMYDE A boîte OU PROPREMENT DITE. Emys clausa ; Testudo clausa, Bloch, Linn., SchœpfF, Daud., Wallbaum, Shaw; Testudo Carolina, Linn.; Testudo Caroliitiana, Schn.; la Tortue courte queue, Testudo hrecicaudattt , Daub., Lacép., Latreille; la Prisonnière striée, Testudo incarcerata- striata , Bonnal. Doigts presque palmés; cinq ongles aux pieds de devant, quatre seulement à ceux de derrière; carapace brune, marbrée de jaune, fortement carénée, à treize plaques dorsales lisses; vingt-cinq plaques marginales, l'antérieure presque linéaire; plastron arrondi des deux côtés, et protégé par douze plaques; queue trèscourte. Cette Émyde, quoique très-bombée, est cependant aplatie en dessus. Ses plaques latérales, postérieures sont relevées en gouttière. Sa tète est noire, avec une bande jaune sur la partie supérieure de chacun de ses côtés, et garnie de plusieurs taches de la même teinte; ses pattes sont très écailleuses et noirâtres. Elle parvient à six ou sept pouces de longueur. Amérique septentrionale.

Émyde a bord en scie. Emys serrala; Testudo serrata, Bosc, Daud. ; Tortue hécatc, Dampier; Testudo rugosa, Shaw. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace ovale, oblongue, à peine carénée, à plaques garnies destries rugueuses et rayonnées; plaques marginales postérieures échancrées ou même bifides. La couleur de la carapace est d'un noir brun, varié de lignes irrégulières d'un jaune pâle. Son dis<|ue, couvert de treize plaques, est entouré d'un sillon plus profond vers les cuisses. Les plaques marginales sont au nombre de vingt-cinq, noirâtres en dessus, jaunes en dessous ; les latérales sont marquées d'une tache noire, arrondie. Le plaslron est couvert de douze plaques jaunâtres; il est tronqué en avant, et piofondément échancré en arrière- La têle est ovale, aplatie, couverte d'une peau lisse; le museau est obtus ; les mâchoires sont entières; la supérieure est légèrement sinueuse vers la pointe. Le cou est garni de papilles et d'écailles clairsemées. La queue est fort courle. La taille de l'Émyde à bord en scie est souvent d'un pied; et, dans ce cas, elle a neuf pouces de largeur et cinq de hauteur. De la Caroline.

Émyde bossce. Emys yibba , Schw. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace ovale, très- noire, basse, à plaques vertébrales postéi ieures, carénées et tuberculeuses, tandis que l'antérieure est aplatie et déclive. La têle est noire, déprimée, protégée par de nombreuses placiues écailleuses; le cou est long, garni de papilles; les plaques dorsales sont au nombre de treize; les marginales au nombre de vingt- quatre, dont les antérieures longues, trèsélroites et planes, de même que les suivantes qui sont carrées et très-larges; celles des côlés sont roulées en haut ; celles qui passent au-dessus des cuisses, horizontales, et celles qui recouvrent la queue, déclives. Le plaslron, couvert de treize plaques, est arrondi en devant, bifide en arrière. La queue est très-courte.

ÉMViiE BoiiRDEi'SE. Emys lutarifi, Tesludu liilaria, Linn. Un rudimenl de cinquième doigt non onguiculé

aux pieds de derrière; carapace un peu aplatie, noirâtre, à treize plaques dorsales, irri^gulièrement sillonnées, faiblement pointillécs dans le centre. Dne petite arête longitudinale sur les cinq plaques vertébrales; vingt-cinq plaques marginales, parmi lesquelles l'antérieure est plus petite que les autres ; plastron arrondi et comme tronqué en devant, fourchu en arrière, couvert de douze plaques. Huit pouces de longueur au plus, sur quatre pouces de largeur. La peau est noirâtre : celle du cou épaisse et plissée; celle des pattes écailleuse. La queue est lisse, longue et comme annelée. On l'élève en domesticité dans beaucoup de jardins du midi de la France, parce qu'elle détruit les Limaçons, les insectes et les Vers de terre. Il faut lui procurer assez d'eau pour qu'elle puisse se baigner de temps en temps, et, lorsque sa nourriture devient peu abondante, on lui donne du pain ou du son mouillé. Elle marcbe assez rapidement sur les terrains unis. Elle s'engourdit pendant l'hiver : pour cela, elle se creuse dans la terre sèche, un trou profond de six ou huit pouces, et y travaille quelquefois pendant un mois entier. Dès les premiers jours du printemps, elle quitte son asile et gagne l'eau , oij elle leste alors habituellement; mais en été elle est presque toujours sur terre. D'Europe.

ÉJiTDE CASPIENNE. Eiiifs cospica; Teslutlo caspica, Gmel., Lacép. Cinq doigts onguiculés aux pieds de devant, quatre seulement à ceux de derrière ; carapace pres(iue orbiculaire, convexe, longue de huit pouces, et large de sept au moins, variée de noir et de vert. Treize plaques dorsales, à sutures tantôt droites et tantôt courbes; vingt-cinq plaques marginales, parmi les- (|uelles l'antérieure est plus petite que les autres : tète écailleuse; aucun vestige de queue. Le plastron est très-lisse, noirâtre, tacheté de blanc, couvert de onze plaques, tronqué en devant, échancré profondément en arrière. De la Perse.

Êhyde a casqde. Emys galeata; Testudo galea/a , Schœpff, Daud.; Testudo scabra, Retz. Cinq doigts onguiculés à tous les pieds; carapace oblongue, déprimée, tronquée en avant, cendrée, tachetée de noirâtre; treize plaques dorsales rudes au toucher, pointillées au centre , striées vers la circonférence; les plaques vertébrales carénées; vingt-quatre plaques marginales, lisses : les deux antérieures carrées, droites, plus petites. Le plastron est arrondi en avant et tronqué en arrière; il est protégé par treize plaques mélangées de blanc et de brun, avec les sutures livides. La tête est lisse, le front aplati; le sommet du crâne revêtu d'une sorte de bouclier ovale. Sur le bord de la mâchoire inférieure, on voit deux barbillons charnus, filiformes, courts, et qui peuvent se contracter en forme de verrue. Le cou est un peu mince et blanchâtre, de même que la plus grande partie de la tête. Les cuisses sont ridées , et les jambes couvertes d'écaillés. La queue, conique et pointue, dépasse à peine l'extrémité de la carapace. Longueur, deux pouces et demi; largeur, deux pouces; hauteur, un pouce. De l'Inde.

ÉavDE DE CAYEJiNE. Emys Cayennensis, Schwcigger. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière; carapace ovale, convexe, à treize plaques dor-

sales, lisses, d'un jaune verdâtre, marquées de noir aux angles postérieurs; vingt-quatre plaques marginales, dont les deux antérieures sont plus courtes; treize plaques au plastron, qui est tronqué en avant, et bifide en arrière; tête protégée par des plaques membraneuses , brune, avec deux taches jaunes sur son sommet; queue très-courte; nez profondément sillonné dans le sens de sa longueur; cou nu. La seconde, la troisième et la quatrième plaques vertébrales sont carénées. La longueur de la carapace est de cinq pouces six lignes; celle du plastron, de cinq pouces; la largeur de la carapace varie de quatre pouces quatre lignes à trois pouces onze lignes; sa hauteur est de deux pouces une ligne. Cayenne.

ÉsivDE CENDRÉE. £■»!/« cinevea , Schweigger; Testudo cinerea, Schœpff, Schneider. Cinq doigts onguiculés à tous les pieds ; carapace orbiculaire , déprimée , très-lisse, à quinze plaques écailleuses, cendrées, bordées de blanc; tour de la carapace composé de vingtquatre pièces, dont les deux antérieures sont plus petites, obliques et elliptiques ; plastron à douze plaques , beaucoup plus court que la carapace, rétréci en arrière; tête déprimée, cendrée, avec des raies noires; queue plus longue que dans rÉmydê peinte. Amérique septentrionale.

Émyde cotiRo. Emys couro , Leschenault. Doigts palmés; le cinquième des pieds de derrière dépourvu d'ongle; carapace presque globuleuse, aiilalie en dessus, garnie de trois carènes peu élevées, noirâtre; treize plaques dorsales ; vingt-cinq écailles marginales, l'antérieure linéaire; plastron très-large, d'un jaune sale, nuageux; des taches noires sous les plaques marginales. La peau est noire, marbrée de jaune; la tète oblongue, avec une ligne jaune près des yeux. De Java.

ËMYBE de diverses cocleors. Eiiixsdiscolor, Thunb. Doigts distincts, garnis d'ongles; carapace déprimée au milieu , déclive sur les côtés , d'un jaune sale avec des bandes irrégulières, brunes. La carapace a treize plaques dorsales; les vertébrales sont légèrement carénées; les marginales sont au nombre de vingt-cinq, et variées de jaune en dessous. Cette carapace, ovaleoblongue, est deux fois plus longue que large. Le plastron est défendu par treize plaques ; il est très-large, tronqué en avant, bifide en arrière.

Éjiyde de VvwÈRii.. Emys Dumeiiliana, Schw. Un cinquième doigt non onguiculé aux pieds de derrière. Carapace peu élevée, noire, à plaques dorsales planes, au nombre de treize; vingt-quatre plaques marginales; les postérieures plus grandes, presque horizontales; les antérieures plus petites. La tête, épaisse, est comme globuleuse et nue, ainsi que le reste du corps. Le nez, convexe et très-lisse, est obtus. La mâchoire supérieure, recourbée en crochet, est profondément sillonnée de chaque côté; l'inférieure, très-crochue également, est pointue. Le plastron est protégé par treize plaques, arrondi en avant, et presque tronqué; il est bifide en arrière. La queue est épaisse, pointue, assez longue. Taille, vingt-six pouces. Amérique méridionale.

ËavDE écrite. Emys sciipta, Schweigger; Testudo sciipta, Schœpff; Testudo scabra, Thunberg. Carapace orbiculaire, aplatie et crénelée sur son bord, qui

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