‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 17 sur 76 · IG'J · texte numérisé non relu

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helle et le {jyiiostème sont d'un vert jaiiiuUre très-pàle. L'anthère est jaune, contenant quatre masses polliniijues solides, d'un jaune doré.

ÉpiDEivDRE A FLEURS PAIES. Ejudeiulrum pallidifloruin, Botan. Magaz., 2980. C'est une plante parasite, dont les racines épaisses, fibreuses, brunes, presque noires, s'étendent borizontalement. La tige, qui s'en élève, a environ un pied ; elle est arrondie vers la base, un peu comprimée vers le sommet, garnie de quatre ou cinq feuilles distiques, engainantes, linéaires-oblongues, obtuses , coriaces et nervurées d'un vert intense en dessus avec le sommet rougeâtrc, d'un vert plus pâle en dessous. Les fleurs, portées sur des pédoncules filiformes, comprimés et accompagnés de bractées latérales, également comprimées, sont disposées en un corymbe lâche et terminal. Les sépales et les pétales sont d'un blanc verdàtre. Le gynostème est blanchâtre, avec l'extrémité d'un rose pourpré; iladhèreparsabase avec le labelle qui est composé de trois lobes blanchâtres; l'anthère est d'un pourpre pâle, avec les quatre masses poUiniques ovales et jaunes. Des Antilles.

ÉPIDE7ÎURE A FLEIRS E>' OMBELLE. EpidelultUm lim-

bellatioit, Svv., Bot. Regist., 80. Sa tige est simple, cylindrique, un peu comprimée; les feuilles sont alternes, succulentes, oblongues-ovales, échancrées au sommet, engainantes à leur base; les fleurs naissent sessiles à l'extrémité de la tige, et y forment une sorte d'ombelle qui semble sortir du sein de la dernière feuille; elles sont d'un vert jaunâtre et offrent l'aspect et l'onctuosité de la cire; les sépales et les pétales terminent un tube long et recourbé, qui renferme l'ovaire; ils sont étalés, lancéolés, presque obtus : les premiers un peu moins longs et plus étroits, à bords roulés, les autres plans; le labelle est assez grand, presque arrondi et rotacé, à trois lobes peu marqués, le médian un peu plus profondément échancré ; le gynostème est dressé, tronqué, creusé sur le côté, au point où s'attache le labelle. L'anthère est operculée, à quatre loges, renfermant quatre masses poUiniques attachées à la cavité du sommet du gynostème. De la Jamaïque.

ÉpiDENDREAiGUiLLOJi.NÉ. Epideudrutn cuspiduttim, Lodd., Bol. Cab., 10. L'Épidendre aiguillonné a été déciit et figuré par Curlis, Botan. Magaz., 4G3, sous le nom à'Epideudrum ciliaie. Sa hampe est piesquc droite, simple, comprimée, verdàtre, impressionnée des cicatrices persistantes que laissent les feuilles après leur chute; elle est enveloppée à sa base par desspalhes vaginales, linéaires-lancéolées, dressées, embrassantes, longues de deux pouces et d'un jaune fauve. Les feuilles, au nombre de deux et quelquefois trois, sont coriaces, fermes, droites, presque aussi longues que la hampe, c'est-à-dire d'environ huit pouces, d'un vert brillant en dessus, d'une nuance plus pâle et ojiaque en dessous, avec la nervure médiane proéminente et le sommet un peu mucroné. Les Heurs sont peu nombreuses, mais fort grandes, formant un épi lâche, dont l'axe est contourné. Les bractées sont géminées, lancéolées, linéaires, pointues, longues d'un pouce, membraneuses, verdâtres, bordées de blanchâtre et tachetées de brun. Les sépales sont longs de deux pouces et demi, d'un jaune assez vif; les pétales leur ressemblent en loul à

l'exception de leur largeur qui est moindre d'un tiers et de quelques petites dents très-éloignées, qui garnissent les bords. Le gynostème est blanchâtre, dressé, terminé en massue cylindracée, de la grosseur d'une plume ordinaire, garni au sommet d'une sorte de protubérance avancée au milieu de laquelle se trouve la fossette qui reçoit le labelle; on remarque postérieurement la membrane anihérifère qui est blanche et dont les bords sont frangés. Le labelle a son limbe jaune, divisé en deux lobes latéraux, cunéiformes, profondément mais inégalement frangés en leurs bords extérieurs : le lobe médian est allongé, très-enlier, subulé, linéaire, avec la pointe ordinairement recourbée. L'anthère est convexe. Les masses poUiniques sont jaunes, aplaties et réunies deux à deux. De Saint-Domingue.

ÉPIDENDRE BRCNATRE. Epidendium fnscatum, Sw., Bot. Magaz., 2844. Sa racine est épaisse et fibreuse; sa tige cylindrique, comprimée, enveloppée à sa base de spalhcs membraneuses, brunâtres, ridées et cannelées, qui sont les restes d'anciennes feuilles tombées; ses feuilles sont alternes, distiques, étalées, embrassantes, coriaces, épaisses, carénées, elliptiques, terminées en pointe souvent recourbée, longues de trois pouces, sur quinze lignes de large, d'un vert foncé et luisant en dessus avec les bords d'un brun pouri)ré; d'un vert presque glauque en dessous , marquées de lignes longitudinales d'un brun rougeàtre; le sommet de la tige, c'est-à-dire la partie dépourvue de feuilles est longue de sept à huit pouces, grêle, cylindrique, d'un brun rougeàlre, garnie, de distance en distance, de gaines membraneuses, d'un fauve obscur, terminées par un corymbe composé de huit ou dix Heurs d'un vert nuancé de pourpre. Les bractées sont solitaires, lancéolées, trois fois plus courtes que l'ovaire. Les sépales sont verdâlres, brunâtres au sommet; les pétales sont beaucoup plus étroits et même linéaires. Le labelle est arrondi, terminé par trois lobes presque rétus, avec l'intermédiaire plus court. Le gynostème est court, incliné à l'extrémité, avec les deux ailes latérales conniventes, tronquées et s'inclinant au-dessus de l'anthère. De la Jamaïque.

ÉpiDENDRE ALLONGÉ. EpUlendrum eiongahim , Jacq., le. lai:, t. 604, Bot. Mag,, 611. Sa tige est cylindrique, d'un rouge verdàlre, droite, simple, glabre, striée, effilée, longue de trois à quatre pieds, garnie à sa partie inférieure de feuilles alternes, épaisses, coriaces, très-glabres, elliptiques, aiguës, engainantes à leur base, striées, d'un vert un peu terne, longues de troispouces et larges de dix lignes; la partie supérieure porte au lieu de feuilles des petites écailles rougeàtres, allongées, presque lancéolées et pointues. Les bractées ressemblent aux écailles caulinaires, mais elles sont un peu plus longues. Les Heurs forment au sommet de la tige un épi coiymbiforme , droit , simple et un peu lâche ; elles sont d'un rouge pâle, assez vif; les sépales et les pétales sont presque semblables; le labelle est à trois lobes oblus et frangés sur les bords ; il offre à sa base un long onglet, formant un tube avec la face antérieure du gynostème. L'anthère est terminale, s'ouvrant par nu opercule; elle renferme quatre masses poUiniques solides et jaunâtres. De Venezuela.

Épidekdre a larges feuilles. E pille ml rum lulil'olitim, Lind. Epidendruiu noclurnutn , B., Bolan. Reg. 1061. Ses feuilles sont oblongues, obtuses et un peu émarginées; ses fleurs sont terminales subgéminées, avec les sépales et les pétales linéaires, acuminés, étalés, d'un jaune vcrdàtre, un peu rougeâtre à l'extrémité; le labelle est blanc, avec le lobe intermédiaire linéaire-lancéolé et très-allongé ; les deux latéraux sont de moitié plus courts, élargis, avec les bords infléchis; le gynostème est cylindrique, adhérent au labelle, renfermant à sa partie supérieure l'anthère dont les quatre masses polliniques sont arrondies et jaunes.

Êpidendre EPi COQUILLE. E/iideitclnim cochlealum, L. Sa tige est renflée, bulbiforme à sa base; ses feuilles, longues de huit ù dix pouces et naissant du sommet de la partie renflée, sont ovales, lancéolées, aiguës; elles sont généralement au nombre de deux; la tige est cylindrique, haute d'environ deux pieds, écailleuse, terminée supérieurement par huit ou dix fleurs pédonculées , d'un brun rougeâtre. Les divisions extérieures et internes du calice sont linéaires, étroites, aiguës, rabattues, un peu tordues sur elles-mêmes. Le labelle est dressé, cordiforme, extrêmement concave et terminé en pointe à son sommet. Cette espèce est originaire del'Améiique méridionale.

ÉPiDEîiDRE PTGsiÉE. Epidendruin pxgmœuin, Hook. Sa tige a la grosseur d'une plume à écrire ; ses articulations sont enveloppées d'écaillés spathiformes, brunes, et de chaque articulation s'élève un pseudo-bulbe ovale, allongé, donnant naissance à deux feuilles qui semblent en être le prolongement; ces feuilles sont épaisses, oblongues, lancéolées, obtuses, coriaces, lisses et d'un vert foncé de même que le pseudo-bulbe. Les fleurs sont petites, solitaires, rarement réunies en épi pyramidal au centre des deux feuilles, d'où elles apparaissent portées sur un court pédoncule ; les pétales ont une teinte blanche, verdàtre ; le labelle est blanc à sa base, presque cylindrique, divisé au sommet en trois lobes dont les latéraux roulés et obtus, l'inteimédiaire plus large avec la pointe d'un louge pourpré assez vif; les quatre masses polliniques sont d'un jaune rougeâtre. Du Brésil.

ÉpiuENDRE oivciDiQïDE. EpidendruiH oncidioides, Lindiey, Bot. Reg., 182-3. Le pseudo-bulbe est oblong, aplati et d'un vert brillant; la tige est très-haute, et les fleurs qui la garnissent, sont tellement nombreuses qu'elles forment pour ainsi dire une panicule depuis la base jusqu'à l'extrémité. Les feuilles, au nombre de trois, entourent la tige et ont environ deux pieds de longueur, sur dix-huit lignes de largeur; elles sont ensiformes, marquées longitudinalement d'une forte nervure médiane, presque obtuses et d'un vert trèsagréable. Les fleurs sont d'un jaune verdàtre, nuancé de brun pourpré; le labelle est jaunâtre, avec son disque pointillé ou linéolé de rougeâtre. Des Antilles.

ÉpiDENDRE NocTDRîiE. Epideiidium nocturnum, Lin,, Bot. Cahin. 713. Sa tige, haute d'un pied environ, est très-comprimée à sa partie supérieure, garnie à sa base de quatre ou cinq feuilles elliptiques, oblongues, coriaces, obtuses et même rétuses; elle est terminée par une fleur composée de trois sépales et autant de

I pétales, presque exactement semblables, allongés, linéaires, acuminés et d'un jaune verdàtre. Le labelle est blanc, avec deux glandes jaunes à sa base; il adhère au gynostème; celui-ci est cylindrique, fort allongé, et d'un vert jaunâtre; les deux lobes latéraux sont ovalaires, obtus, et l'intermédiaire plus long et sétacé. L'anthère est cachée par deux folioles latérales et une autre dorsale qu'offre l'extrémité du gynostème ; elle est hémisphérique, blanche, charnue, comprimée, bidentée et sillonnée au sommet; les quatre masses polliniques ont leurs bords membraneux et bruns. Des Antilles. Épidendrea deux coR^ts. Epidendntm cornutum, Lindl. , Bot. Magaz., Ô3.32. Cette espèce, originaire de la Trinité, d'où elle a été envoyée, en 1833, à MM. Shepherd, de Liverpool, est non moins remarquable par la pureté de ses corolles que par l'odeur suave qu'elle répand, et qui a quelque ressemblance avec celle de l'Iris de Perse. La souche (rhizome), qui s'élève à la hauteur d'un pied environ, est garnie inférieurement d'une multitude de racines fibreuses, d'un gris brunâtre ; elle est nue, striée, annelée à distances par des spathes membraneuses et sèches, qui entourent les articulations; quatre feuilles oblongues, légèrement plissées, obtuses et un peu échancrées au sommet, engainantes à la base, d'un vert foncé et brillant en dessus, un peu plus pâle en dessous, naissent à l'extrémité d'une souche nouvelle, qui se développe à côté de l'ancienne. La hampe florifère sort du milieu de ces feuilles qu'elle dépasse faiblement; elle est grêle, cylindrique, verdàtre, munie de bractées ou de spathes membraneuses, longue de sept pouces, terminée par une grappe lâche, composée de quatre à cinq fleurs larges de près de trois pouces et d'un blanc pur. Les sépales et les pétales sont presque uniformes et égaux ; le labelle est libre, partagé en trois lobes jaunâtres, pointillé de pourpre, avec deux prolongements en forme de cornes ou d'éperons à sa base; le gynostème a un peu moins de la moitié de la longueur du labelle; il est cylindrique, rentlé â l'extrémité. L'anthère est terminale, épaisse ou charnue, d'un biun pourpré, renfermant quatre masses polliniques, jaunes, ovalaires, accompagnées d'un pareil nombre de caudicules bilobées, plus longues que l'anthère, et repliés longitudinalement sur sa surface antérieure.

ÉPIDENDRE DE Skinner. Ephlendiuiii Skinneri , Lindl., Bot. Regist., 1881. Sa tige est droite, cylindrique, garnie dans sa partie inférieure de feuilles distiques, lancéolées, aiguës, engainantes à leur base, carénées et presque plissées au centre ; la partie supérieure se termine par une sorte de fourreau jaunâtre, allongé, strié, d'où se développe un bel épi, composé d'une trentaine de Heurs d'un pourpre de lilas; le labelle est cordiforme, concave, adhérent par une partie de sa base, avec le gynostème; l'onglet est jaune, strié de rouge; le limbe a aussi, vers ses bords, plusieurs stries régulières, d'un pourpre foncé. Le gynostème est peu développé, d'un vert pâle en dessus, blanchâtre en dessous. Du Mexique.

ÉPIDENDRE COULEUR d'Abricot. Epideiulrutti armeniacum, Lindl., Bot. Reg., 1870. Ses tiges sont droites, cylindriques, comprimées, articulées, élevées de six à huit pouces et d'un verl jaunâtre; chaque articulation

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donne naissance à une feuille lancéolée , presque plissée, aiguë, engainante à sa base, d'un vert agréable en dessus, tirant sur le jaune en dessous. Les fleurs sont petites et nombreuses, disposées au sommet des tiges, en grappe assez lâche, inclinée ou pendante, longue de quatre pouces environ. Les sépales ont à peine deux lignes; ils sont étroits, lancéolés et pointus, les pétales leur ressemblent, mais ils sont un peu plus larges, les uns et les autres d'un jaune rougeâlre. Le labcUe est d'une nuance plus foncée. De Cumana.

ÉPIDENDRE GRÈiE. EpidenUium gracile, Lindl. , Bot. r.egisf., 17C3. Le pseudo-bulbe est ovalaire, marqué de stries ou de cannelures longitudinales; il s'élève de sa partie supérieure trois feuilles engainantes à leur base, ensiformes, presque obtuses au sommet, traversées dans toute leur longueur par une côte saillante sur la face inférieure. Du milieu de ces feuilles sort une tige grêle et cylindrique, dont la hauteur est de huit à neuf pouces; sa base est entourée de cinq ou six spallies membraneuses, engainantes, lancéolées et brunâtres; les Heurs forment, au nombre d'une dizaine, un épi lâche et terminal ; chacune d'elles est portée sur un pédoncule en massue, d'un vert jaunâtre; les sépales sont verdâtres, marqués de quelques traits purpurescents de même que les bords ; les pétales ne différent des sépales que parce qu'ils sont un peu plus larges. Le labelle est jaune, partagé en trois lobes dont les latéraux, dressés, presque ovales, obtus, un peu ondulés, sont un peu moins grands que l'intermédiaire qui leur ressemble, mais avec le milieu blanc, plus épais, marqué de veines et de deux côtes latérales purpurines : à la base de chacune des côtes est une petite dent un peu obtuse. Legynoslème est demi-cylindrique, verdâtre, bordé au sommet et terminé de chaque côté en forme d'oreillette. De Bahama.

ÉPIDENDRE A PÉTALES AIGtS. EpilletlclnitH StellOpe-

talum, Hook. Bot. Wag.,ô410. Sa tige est simple, articulée, arrondie et striée, accompagnée de deux feuilles linéaires-oblongues, obtuses, coriaces, engainantes à leur base, assez épaisses, d'un veil pur, longues de vingt-huit à trente lignes et larges de cinq à six; les fleui's sont rassemblées en corymbe sessile. Les trois divisions extérieures du périanthe ou les sépales sont d'un pourpre bleuâtre ; les pétales leur ressemblent, seulement ils sont un peu plus larges. Le labelle est tubercule à sa base interne, d'un pourpre semblable à celui des pétales vers les bords, mais beaucoup plus vif et plus intense à l'onglet. Le gynostéme est assez court, d'un rose pourpré, intense, avec le dos arrondi et le sommet garni de six dents, et d'une nuance blanchâtre. De la Jamaïque.

ÉpiDEKDRE DE lA FioRiDE. Epidendrutti conopseiivi, Nutt., Am., 9, 198. C'est une petite plante dont les racines cylindriques, grosses et longues proportionnément aux dimensions des autres organes, poussent plusieurs touiîes composées chacune de deux folioles, lancéolées, roides, coriaces, engainantes à la base, acuminées au sommet qui est réfléchi, marquées au centre d'un pli ou nervure longitudinale, longues de douze à quinze lignes , larges de trois à quatre , enveloppées inférieurement par des tuniques membraneuses et spa-

thifornies , d'un jaune brunâtre. La hampe s'élève du centre des feuilles; elle a de deux à trois pouces, et supporte un épi lâche, formé par cinq ou six fleurs verdâtres, accompagnées d'une très-petite bractée; le labelle est jaunâtre, adhérent par sa base, qui est biglanduleuse, au gynostéme dont les bords sont rouges et repliés ou roulés, de manière à donner à cet organe la forme d'un cylindre.

Épide"(dre en massue. Epidendrttm clavatum , Lindl., Bot. Reg., 1870. Pseudo-bulbe ovale, enveloppé de tuniques brunes, et porté sur une sorte de pied grêle et articulé, ce qui donne à cet organe une forme de massue; le sommet se couronne de deux feuilles coriaces, lancéolées, étalées, aiguës, plissées dans le milieu, longues de trois à quatre pouces, larges de huit ou neuf lignes et d'un vert intense. La tige est adhérente à la base du pédoncule du pseudo-bulbe, et s'élève latéralement; elle est enveloppée, dans toute sa longueur, de cinq ou six écailles engainantes, lancéolées et pointues au sommet, verdâtres, bordées de brun-fauve; elle est terminée par un épi lâche, composé de huit ou dix fleurs portées chacune sur un pédoncule grcle, sortant d'une bractée ovale, membraneuse, d'un rouge de rose plus ou moins clair; les sépales et les pétales sont verts ; le labelle est blanc, divisé en trois parties, dont l'intermédiaire onguiculée, brusquement dilatée, puis lancéolée et acuminée; le gynostéme est verdâtre, en forme de massue.

ÉpiDENDRE PROGRESSIF. Ephlendriivi œmubim , Lindl., Bot. Regist., 1898. Cette espèce, bien remarquable par la disposition étagée des pseudo-bulbes sur le rhizome ou tige rampante, est originaire du Para. Ces pseudo-bulbes sont ovales, comprimés, striés, réticulés, d'un vert intense, longs d'un pouce et demi, sur moitié de large; ilsont à leur base quelques écailles membraneuses; leur sommet est couronné ])ar une feuille oblongue, lancéolée, plissée, longue de quatre pouces ; la hampe est courte, conlournée, portant quatre ou cinq fleurs assez grandes, pédonculées, douées d'une odeur fort suave. Les sépales et les pétales sont entièrement semblables, d'un fauve faiblement lavé de rougeâtre, avec une strie longitudinale, intermédiaire. Le labelle est blanchâtre, rayé de pourpre, adhérent par sa base au gynostéme qui est petit, demi cylindrique et denté au sommet.

ÉpiDENDRE A GRAWD LABELLE. Epidetidrum mucrochibtm, Hook, Bot. Mag. 3534. Les psendo-bulbes sont ovales et sillonnés; les feuilles qui s'en élancent sont au nombre de deux, linéaires-allongées, presque obtuses, recourbées extérieurement, à demi pliées en gouttière et un peu coriaces; du milieu s'élève une hampe grêle, cylindrique, articulée, terminée par trois belles et grandes fleurs , portées chacune sur un pédicelle verdâtre. Les sépales et les pétales sont uniformes et

presque égaux

nuancés de vert et de brunâtre, avec

une côte médiane sur la face extérieure. Le labelle est Irès-anjple et trilobé; les deux lobes laléraux sont ovales et aigus ; ils enveloppent complètement le gynostéme en se roulant l'un sur l'aulre à leur base; le lobe intermédiaire est très-grand, obcordé, échancré, ondulé, avec les bords repliés extérieurement; sa couleur

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csit le blanc put-, avec une tache puipiiritie, éclalanle à sa base , cl qui se prolonge en de nombreuses stries , jusque vers le milieu du limbe. Le gynostème est triangulaire, comprimé et nu; l'anthère est élargie et d'un jaune intense; les loges sont petites et renfermant chacune deux masses polliniques, d'une belle couleur orangée.

ÉPIDERME. ïooi et BOT. Nom de la couche la plus ■superficielle de la peau des animaux. — Comme toutes les membranes, le derme est le siège d'une exhalation dont le produit se dépose à la surface, et dont la production est d'autant plus abondante, en général, «lueles frottements, les chocs, les contacts y sont plus multipliés ou plus considérables. Le produit de cette exhalation solidifié sous forme membraneuse est l'Épiderme. L'humeur de cette exhalation est très -semblable au mucus. Cependant, loin que sa composition soit constamment identique avec celle du mucus, il est trèsprobable que sa composition chimique n'est pas uniforme dans tous les animaux. Car. sous les mêmes inUuences, cette humeur se comporte très-différemment. Ainsi, par exemple, dans le même milieu d'existence, les Batraciens et les Lanii)roies à peau presque nue et essentiellement muqueuse, susceptible d'une imbibition et d'une exhalation presque continuelle, offrent un contraste bien remarquable avec les Poissons écailleux , et surtout avec les Raies , les Squales , où l'Épiderme, endurci et très -probablement pénétré de plusieurs sels terreux , parait former à l'animal une couche parfaitement isolante. D'un autre côté, quoique les Batraciens terrestres aient la peau réellement moins muqueuse et gluante que les Aquatiques, quel contraste n'offrent pas encore les Batraciens terrestres avec les Reptiles écailleux, les Serpents, les Lézards, ou bien encore avec les Pangolins à grandes et fortes écailles imbriquées et avec les Tatous aux boucliers si épais! Tous ces animaux sont entourés d'une enveloppe également imperméable, cl pour les liquides contenus dans l'animal, el pour ceux où il peut se trouver plongé. L'épaisseur ou la minceur et presque l'absence de l'Épiderme ne dépendent donc pas de l'action desséchante de l'air, ni de l'action dissolvante et ramollissante des eaux pour les différents animaux qui habitent ces milieux. Il y a donc une autre cause de ces étals inverses de la peau que l'action physique des milieux ambiants, comme on a déjà pu l'observer aux mots Ana- TOjiiE el Caktilaces. Il y a une réciprocité d'endurcissement, de flaccidité humide el de mollesse entre certains tissus. Le jeu réciproque des humeurs et des solides, le mécanisme de la vie en général, engendre une certaine quantité de résidus qui doivent être expulsés de l'organisation. Ou ils sont immédiatement rejetés, ou ils sont provisoirement déposés dans certains tissus d'où ils sont finalement rejelés. Les reins, le système osseux et la peau paraissent les principaux sièges de cette dépuration de l'économie animale, qui s'opère suivant les classes, el même dans chaqug genre, par l'un ou par l'autre de ces émonctoires. Les formes variées que prend la peau se diversifient à l'infini depuis l'Épiderme nu et mince de l'Homme et des Reptiles jusqu'à l'Épiderme lui aussi, mais épais, rugueux.

gercé et pres<|ue cortical des grands Pachydermes, entre autres les Éléphants cl les Rhinocéros. — En général, chez les Mammifères comme chez les Oiseaux, l'épaisseur de l'Épiderme est en raison inverse de la quantité des poils et des plumes. Les Mammifères trèsvelus ont un Épiderme mince, el les Éléphants, déjà cités, ont un Épiderme qui est presque une écorce. Partout, sans exception, et ces Épidermes nus, el ces poils, et ces plumes, el ces enveloppes d'écaillés, se renouvellent soit à des périodes marquées, soil par des remplacements non interrompus. Quand les périodes sont bien prononcées, la rupture d'équilibre qui en résulte dans les humeurs de l'animal, altère sa santé. Telle esl la mue de tous les Oiseaux, Reptiles, Mammifères, Crustacés et Insectes. A celte époque, privés de leur enveloppe isolante , les animaux sont plus susceptibles d'être atïectés par les influences environnantes. Et si celte mue arrivait brusquement, sans qu'une seconde enveloppe fût déjà prête à suppléer, au moins en partie, celle qui vient de tomber, l'animal mourrait épuisé d'humeurs par une véritable évaporalion. C'est là ce qui rend mortels ces accidents malheureusement trop fréquents, où, par l'action d'une trop forte chaleur appliquée, soit Immédiatement, soit par l'eau , la totalité ou une grande étendue de l'Épiderme se détache sur le corps de l'Homme. Un bain d'huile permanent sérail peut-être la seule ressource contre celte inévitable évaporation.

L'action isolante, quant aux Uuides extérieurs au corps el qui tendent à s'y introduire, n'est pas moins manifestée par la susceiilibilité inverse du gland à se laisser pénétrer parle virus vénérien, suivant qu'il esl ou non pourvu d'Épiderme. Cette imperméabilité de l'Épiderme ne lui esl pourtant pas une propriété essentielle. Elle tient pres(iue exclusivement à un enduit gras et huileux qui transsude de la peau, ou qui, suivant les animaux , a des sources el des réservoirs particuliers. Tels sont, dans les Poissons écailleux, les cryptes muqueux rangés le long des flancs, sur deux lignes parallèles appelées latérales; dans les Squales et les Raies, les canaux sécréteurs et excréteurs de la mncosilé ; deux rangées analogues de cryptes à la queue écailleuse el en forme de rame du Dcsman moscovite, etc.

L'Épiderme est transparent, à moins d'une grande épaisseur, et laisse apercevoir les couleurs de la peau. C'estson épaisseur qui le rend un peu opaque à la paume des mains et à la plante des pieds chez les nègres, et qui empêche d'apercevoir le noir tout aussi intense dans celte partie qu'ailleurs, ainsi qu'on peut s'en assurer dans la main d'une petite maîtresse noire.

Les plumes, les poils, les ongles, les écailles saillants en dehors du corps, entraînent devant eux une gaine d'Épiderme; il est probable aussi que c'est plutôt par sa porosité el non par de véritables ouvertures que la sueur, la graisse, etc., Iranssudenlà la peau. Au moins la mue des Serpents montre que l'Épiderme forme à loul le corps une enveloppe continue, ouverte seulemenl à la bouche el à la fente anogénitalc. On a, par la macération, dans le mois d'octobre, enlevé jusqu'à trois de ces enveloppes sur des Vipères ordinaires. K. Cornes, Armes, ÉCAILLES, OxGLES, PoiLs, PicMEs, etc.

La couche mince, brunâtre et de subslance comme cornée, (|ui revêt la plupart des Coquilles, au sortir de la mer, se nomme improprement Épidémie. Celte couclie est produite d'une manière toute différente de l'Épiderme des autres animaux et ne peut nullement se comparer avec lui. Lamarck a.parfailcment senti celle différence, et a subslilué le mot d'Épiphlose à celui d'Épiderme. V^. Mollusque.

Les végétaux sont, comme les animaux, recouverts d'Épiderme. Cette memlirane paraît, chez eux, formée par les parois des cellules les plus extérieures de l'enveloppe herbacée ou du tissu cellulaire sous-jacent. ^.

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