II. Équorées à faisceaux de lames distinctes
Éqdorée MÉsoJiÈME. jEquorea mesonema, Forsk., tab. 18, fig. B. Ombrelle déprimée, discoïde, bleue; estomac très-étroit, disposé comme en bandelette autour d'une tubérosité centrale ; dix-huit tentacules trèscourts. De la Méditerranée?
Éqdorée puospnÉRiPHORE./EgMo;-eap/iosp/ie/7'p/io>a. Ombrelle épaisse , déprimée; estomac central, entouré d'un anneau composé de lames et de tubercules; quatorze tentacules très-courts; un cercle de gros tubercules éminemment phosphoriques ; huit à dix centimètres. Terre d'Arnheira.
Éqdorée Forskalie^ne. /Equorea Forskalii, Forsk., tab. 32. Ombrelle presque plane, de trente-six à quarante centimètres, hyaline avec des lames brunes; tentacules très-nombreux. De la Méditerranée.
Éqdorée ecrodine. lEquorea eurodina. Ombrelle subhémisphérique, de couleur rose, de dix à douze centimètres, et garnie sur son rebord d'un très-grand nombre de tentacules roses. Détroit de Bass.
Éqdorée cy.mnée. /Equorea cyanea. Ombrelle subhémisphériciue et comme légèrement étranglée, d'une
belle couleur bleue, ainsi que les faisceaux laniellciiv , dont chacun a l'apparence d'un corps allongé, subclaviforme : cinq à six centimètres. Terre d'Arnheim.
Éqdorée tiimassise. .'Equorea Ihalassina. Ombrelle presque plate, relevée en bosse au milieu; un cercle linéaire à la base de l'estomac; faisceaux lamelleux peu serrés; couleur d'un vert léger : de deux à trois centimètres. De la terre d'Arnheim.
ÉQDORÉE stadroglyphe. /Equorca stauroglyphn . Ombrelle subhémisphérique, déprimée à son centre et marquée d'une large croix; faisceaux lamelleux, poijitus; toutes les parties généralement roses : deux à trois centimètres. De la Manche.
Éqdorée podrprée. jEqnorea purpurea. Ombrelle très-déprimée, pourpre-violet, avec vingt-quatre faisceaux de lames polyphyllées; ce qui suffit pour la faire distinguer de toutes les autres espèces précédentes de ce sous-genre, où elles sont diphyllées; huit à dix centimètres. De la terre d'Endracht.
Éqdorée pledronote. .Equorea pleuronola. Ombrelle subdiscoide, marquée d'un grand nombre de côtes inégales; les faisceaux de lames réunis par paires; dix tentacules blancs; couleur hyaline : deux à trois centimètres. De la terre d'Arnheim.
Éqdorée onddiedse. /Equorea undulosa. Ombrelle subconique, d'une belle couleur rose, marquée à sa surface d'un grand nombre de lignes onduleuses; tentacules très-nombreux : huit à dix centimètres. De la terre d'Arnheim.
III. Équorées à organes cylindroides , formant le cercle ombrellaire.
ÉQDORÉE AiLANTOPHORE. jEquorca allanlophoru. Ombrelle subsphérique, hyalino-cristalline, à tentacules très-courts, fort multipliés : quatre à six centimètres. Des côtes de la Manche.
ÉQDORÉE Risso. /Eqtiorea Risso. Ombrelle trèsaplatie, hyaline, à tentacules très-nombreux et trèslongs : huit à dix centimètres. Des côtes de Nice.
Péron et Lesueur placent encore dans ce genre trois espèces incertaines des mers du Nord et Atlantique.
ÉOUULA. POIS. V. Zée, sous genre Podlaipi.
EOrUS. MA3I. l^. Cheval.
ÉRABLE. Acer. bot. Grand genre de plantes Dicotylédones, formant le type de la famille des Acérinées, et placé par Linné dans la Polygamie Monœcie. Ce genre se compose d'environ trente à trente-six espèces, dont un tiers est originaire de l'Amérique seplentrionale, six d'Europe, et le reste d'Orient et des diverses contrées de l'Asie. Les Érables sont en général des arbres d'une haute stature et d'un port élégant; quelquefois ce sont de simples arbrisseaux; leurs feuilles sont portées sur de longs pétioles, opposées, en général lobées et comme palmées, d'autres fois pinnées. Leurs fleurs sont fréquemment verdâtres, le plus souvent incomplètement unisexuées, mélangées de fleurs hermaphrodites, disposées en giappe, en corymbe, ou groupées irrégulièrement à l'aisselle des feuilles. Leur calice est, en général, à cinq divisions très-profondes, quelquefois son bord est tronqué et sinueux. La corolle, qui manque entièrement dans quelques espèces, se compose d'un I nombre de pétales très-variable, insérés en dehors d'un
disque péiigyne, qui garnit le centre de la fleur ; ces pétales alternent avec les divisions du calice. Le nombre des étamines varie de quatre à huit ; elles sont insérées sur la face supérieure du disque périgyne. L'ovaire est toujours comprimé, lenticulaire, à deux loges, contenant chacune deu.x ovules opposés et attachés à la cloison. Cet ovaire est surmonté de deux stigmates filiformes, velus et glanduleux. Le disque qui tapisse le fond du calice, forme un bourrelet saillant et circulaire, qui recouvre en grande partie l'ovaire avant son développement. Le fruit est une samare, c'est-à-dire un fruit mince, sec, indéhiscent, à deux loges, prolongé sur chacun de ses côtés en une aile membraneuse, plus ou moins allongée.
Nous ne mentionnerons ici que les espèces d'Érables qui croissent spontanément dans nos forêts ou qu'on cultive dans les parcs et les jardins.
ÉRABLE CHAMPÊTRE. Acer campestre , L. Arbre de médiocre grandeur, commun dans les forêts, très-rameux, et présentant une écorce rude et profondément crevassée. Ses feuilles sont opposées, péliolées, divisées en trois ou cinq lobes obtus. Ses fleurs sont petites, verdâtres, formant des espèces de grappes paniculées. Elles sont généralement hermaphrodites. Ses fruits sont pubescents, munis de deux ailes étalées et divergentes. Son bois est dur et propre aux différents ouvrages de tour. Cet arbre réussit à peu près dans toutes les sortes de terrain, mais sa croissance est lente.
ÉRABLE DE MONTPELLIER. Acev Moiispessulaiium , L. Cette espèce ressemble beaucoup par son port à l'Érable commun ou champêtre. Comme lui c'est un arbre peu élevé dont les feuilles pétiolées et opposées sont petites, partagées en trois lobes aigus , entiers , ou quelquefois légèrement dentés, d'un vert foncé à la face supérieure et d'une consistance coriace. Les fleurs, qui sont petites, forment des cimes peu garnies. 11 leur succède des fruits glabres, dont les ailes sont presque parallèles , dressées et rougeàtres. Cet arbre croît dans les lieux secs et pierreux des provinces méridionales de la France.
ÉRABLE Sycoïore. Acef pseiulo-platavus , Linné, Dnham., Arb. 1, tab. 9. On connaît cette espèce sous le nom de Sycomore ou faux Platane. Elle s'élève beaucoup plus que les deux précédentes. Son bois est blanc et léger, son écorce roussâtre. Ses feuilles, opposées et péliolées, sont larges et longues de cinq à six pouces, divisées en cinq ou sept lobes palmés, peu profonds, aigus et dentés, séparés par des sinus aigus. La face supérieure est d'un vert foncé , l'inférieure est glauque et blanchâtre. Les fleurs sont vertes, disposées en longues grappes pendantes. Celte belle espèce croit naturellement dans les lieux monlueux, en France, en Allemagne, etc. On la cultive fréquemment dans les parcs et pour orner les promenades. Son bois est blanc et léger, mais très-flexible. On l'emploie aux ouvrages de tour, et pour faire des planches.
Érable PLANE. Acer pkilanoides, L. Pour le port, cette espèce ressemble absolument au Sycomore; elle en diffère par ses feuilles dont les sinus sont généralement obtus, souvent d'une teinte rougeàlre, et par ses fleurs qui forment des corymbes terminaux. U croît
dans les Alpes, les Cévennes. l'Auvergne, etc. On en cultive une variété dans laquelle les feuilles sont profondément laciniées et comme crépues.
Érable jaspé. Acer Pensylraniciim, L.; Acer slriatiini, Lamk. Celle espèce est l'une des plus belles que l'on cultive dans les jardins. Elle croît spontanément dans l'Amérique septentrionale. Son tronc est verdâ- Ire, parsemé d'un grand nombre de lignes irrégulières, longitudinales, blanches dans les individus cultivés, mais que l'on dit noires dans ceux qui sont sauvages. Il s'élève à une hauteur médiocre. Ses feuilles sont très grandes, d'un vert clair sur leurs deux faces, ovales, arrondies inférieurement, découpées dans leur partie supérieure en trois lobes aigus et finement dentés. Les fleurs sont verdâtres et forment de longues grappes pendantes. On le multiplie en le greffant sur le Sycomore. Il forme un très-bel efl'et dans les jardins d'agrément.
ÉRABLE NEGn:sDO. Acer Negundo, L. On le connaît aussi sous le nom d'Érable à feuilles de Frêne. C'est un arbre assez élevé, dont les feuilles sont composées de trois à cinq folioles pétiolées, ovales, acuminées, d'un vert très-clair et glauque. Ses fleurs sont dioïques, très-petites, naissant par fascicules, avant le parfait développement des feuilles. On cultive cette espèce dans les jardins d'agrément.
ÉRABLE A srcRE. Accr saccharinum, L. C'est un grand et bel arbre originaire des forêts de l'Amérique septentrionale où son tronc acquiert quelquefois une hauteur de soixante -dix à quatre-vingts pieds. Ses feuilles, longuement pétiolées, glabres, d'un vert tendre en dessus, blanchâtres et glauques inférieurement, sont découpées en cinq lobes aigus et dentés. Les fleurs sont petites, jaunâtres, disposées en corymbes peu fournis. C'est avec la sève de cet arbre, recueillie dans les mois de février ou de mars, que l'on fabrique, dans différentes parties de l'Amérique septentrionale, le sucre d'Érable, qui est d'une si grande ressource pour les habitants des contrées où cet arbre abonde.
ÉRABLES. BOT. Jussieu nommait ainsi la famille plus généralement désignée sous le nom d'Acériiiées. F. ce mot.
ERABUDC. BOT. Nom de pays de VErylhrina Indica.
ERACLISSA. BOT. Syn. deVAndrachne letephioides.
ÉRAGROSTIDE. Erarjrostis. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L. , établi par Palisot-de-Beauvois (Agroslogr., p. 70) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs disposées en panicules composées, plus ou moins lâches; lépicène (glumes, Palisot-de- Beauvois) renfermant de quaire à dix fleurs imbriquées et plus longues que la lépicène; glume supérieure ( paillette, Pal.-Beauv.) réfléchie, entière, ciliée, persistante et à bords repliés ; ovaire échancré ; style divisé en deux branches; stigmates en goupillon; caryopse libre, non sillonnée. Ce genre est composé de plantes qui appartenaient au genre Poa de Linné. Son nom dérive de l'espèce la plus remarquable ou du Poa Eragrostis. Ses tiges sont hautes de huit à dix pouces, articulées, feuillées, terminées par une belle panicule composée de rameaux qui soutiennent des épillets étroits de couleur brunâtre ou violâtre. Palisot-de-Beauvois y a en
oulre compris les Poa ferruginea , interrupla , ptlosa , etc. Il en a séparé , sous le nom de Megaslacliya , plusieurs autres espaces qui semblent devoir rester réunies aux Êragroslides. Le genre Éragrostide, qui n'est admis que comme division du genre Poa par Kuntli ( in Humboldt et Bonpl. Nova Gênera et Spec. Àmer.'ï. i, p. 136), forme le passage des Poa aux Briza dans lesquels on avait placé indifféremment ses espèces.
ER.\ND0.B0T. L'un des synonymes du Ricin commun.
ERANGELIA. bot. Syn. de Galantliiis nimlis, L.
ÉRANGO. POIS. L'un des noms vulgaires de la Pastenague. F. Raie.
ÉRANTHE. DOT. Pour Éranlhide. V. ce mot.
ÉRANTHÈME. Eranthemun. bot. Sous le nomd'Sranthemum, Linné établit un genre de la Diandrie Monogynie, dans lequel il plaça plusieurs plantes qui appaitenaient à d'autres genres et même à des familles diverses. Ses affinités n'étant pas démontrées, Jussieu le relégua à la suite des Vcrbénacées tout à côté du Selago et de VHebenstreilia. Après avoir examiné les espèces décrites par Linné, Valil reconnut que l'une d'elles (Eranthemum Capense) était une Justicia, et que les autres devaient être réunies aux Selago. 11 ne laissa même subsister comme véritable Éranlhème que V Eranthemum salsoloiiles , L. fils, Suppl. 82. Celte plante a des fleurs terminales, disposées en grappes axillaires et pubescentes, les pédicelles réfléchis et chacun d'eux accompagné de trois bractées subulées. Le calice est découpé en cinq segftients pointus et pubescents ; le tube de la corolle, courbé vers son milieu, est plus long (|ue le calice; le limbe a cinq divisions ovales, acuminées. VEranIhemum salsoloUles, arbrisseau qui croit près de Saint -Croix dans l'île de Ténériffe, ne peut, jusqu'à présent, être placé avec cerlude, soit parmi les Verbénacées, soit avec les Acanthacécs. Ce genre parait néanmoins voisin de celte dernière famille ; car Choisy, qui a fait une étude spéciale de ces plantes, nous apprend, dans la Monographie des Sélaginées qu'il vient de melire au jour (Mém. de la Sociélé de Phys. et d'Hist. natur. de Genève, 1825), que les Sélaginées ont des rapports avec les Acanthacées, au moyen de VEranthemum.
11 est fort douteux que VEranthemum spinosum de Loureiro (Flor. Cochinch. 1, p. 19) soit congénère de VEranthemum salsoloUles. Ventenat a réuni aux Ruel- Vies VEranthemum pulchellum iT Andrews (Bot. Hep. lab. 88) et de Ro.'vburgh (Co/owia«(/., tab. 177). Quelques anciens botanistes, Dodoens en particulier, donnaient le nom VEranthemum à VAdonis autumnaliS; L.
R. Brown (Prodrom. Flor. Nov.-Holland., p. 470) ne prend point pour type du genre VEranthemum salsoloUles, plante totalement différente, dit-il, de celle que Linné eut en vue en constituant le génie Éranlhème. Celui-ci doit donc se composer, selon l'auteur anglais, des plantes analogues à VEranthemum Capense , c'est-ù-dire des Justicia ù corolles dont les parties sont presque égales, excepté le Justicia infundibuliformis qui est une espèce de Crossandra, y. ce mot, et le iS'. serpxUifolia. Il en décrit une nouvelle espèce
qu'il nomme Eranthemum rariahile. Quoique les observalions de R. Brown soient du plus grand poids en pareille matière, et que le genre établi sur VEranthemum salsoloides se trouve fort douteux, nous ne pouvons donner ici les caractères du nouveau genre, de peur d'auginenler la confusion déjà trop grande des noms de genres; car que deviendrait alors VEranthemum salsoloides? Ce sera donc au genre Justicia, dont le groupe, formé par R. Brown, est une section naturelle, que nous exposerons ses différences caractéristiques.
Les espèces d'Éranlhèmes réunies aux Selago par Vahl, forment maintenant un nouveau genre que Choisy (loc. cit.) a constitué sous le nom d'Jgalhetpis. Les caractères de ce genre seront exposés à l'article Selago. y. ce mot et Sélaginées.
ÉRANTHIDE. Eranthis. Genre de la famille des Renonculacécs el de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Salishury ( Transact. ofLinn. Societ. 1807, vol. viii, p. 303) et adopté par De Candolle (Syst. f^eget. nat. 1, p. 314) qui lui assigne les caractères suivants : involucre situé immédiatement au-dessous de la Heur et partagé en plusieurs segments profonds; fleur sessile dont le calice est formé de cinq à huit sépales colorés, pélaloldes, oblongs et caducs; six à huit pétales tubulés et dont le limbe est à deux lèvres très-courtes; vingt à trente élamines; cinq à six ovaires qui deviennent des capsules pédicellées; semences globuleuses, disposées en une simple série. Ce genre avait déjà été indiqué par Boërrhaave et Adanson, sous le nom impropre d'Helleboroides; ceux de Koellea et de lioberlia, proposés postérieurement par Biria et Rléral, n'ont pas reçu la sanction des botanistes. VHellehorus hyemalis, jolie petite plante indigène des montagnes de la France, de la Suisse, de l'Italie et de l'Autriche, est le type de ce genre. Comme elle est très-printanière, et que ses fleurs jaunes et nombreuses ont un aspect agréable, on la cultive assez communément. Le professeur De Candolle en a décrit (toc. cit.) une seconde espèce originaire de Sibérie, et qui diffère delà précédente par les sépales de son calice, qui sont au nombre de cinq et plus ovales que dans l'aulre; il l'a nommée Eranthis Sibirica.
ÉRATO. Eralo. bot. Genre delà famille des Synan- Ihérées, tribu des Astéroïdées, que le professeur De Candolle a formé d'après une piaule recueillie par Haenke, sur les montagnes du Pérou, et qui lui a offert pour caractères distinctifs : capitule mulliQore. hélérogame, à fleurs du rayon étroitement ligulées, femelles et disposées sur plusieurs rangs ; celles du disque sont hermaphrodites, tubuleuses, dilatées à l'orifîce, avec le limbe divisé en cinq dénis ; involucre formé d'écaillés imbriquées, lancéolées, les externes garnies de cils roides; les internes un peu plus longues et presque glabres; réceptacle plan et nu ; corolles du rayon couverles d'un court duvet près du tube; celles du disque garnies de poils roides à l'exlrémité des dents; anthères sans queue; style pubérulé au sommet, à deux ou trois divisions courtes; akène lélragone et glabre; aigrette unisériale, sétiforme et un peu scabre. VErato poljmnioides est une planle vivace, à tige glabre, télragoiic, garnie de feuilles opposées, péliolécs el accompagnées