‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 21 sur 76 · ERE · texte numérisé non relu

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génitaux des Mammifères, dans les gibljosilés des Cynocéphales, où l'on observe ces pelotonnemenls de vaisseaux, ils sont en général maintenus et limités dans leurs dilalations, par des enveloppes tibreuses, particulières ou par des brides même du derme, dans l'intervalle desquelles leur système est développé. La verge des mâles, le clitoris des femelles et les barbillons des Poissons, ont surtout leur tissu Érectile enveloppé dans un fourreau fibreux, dont l'élasticité cède à leur dilatation jusqu'au degré nécessaire, et contribue ensuite par son effort de restitution au rétablissement de la circulation générale du sang accumulé dans leur cavité durant l'érection. Ces enveloppes émettent en outre, de tout leur pourtour, des cloisons fibreuses, qui traversent en différents sens les pelotonnemenls vasculaires. Quelquefois même, dans les cellules qu'elles circonscrivent, elles sont en contact immédiat avec le sang; ou bien la membrane vasculaire qui les recouvre serait invisible à cause de sa ténuité. C'est ce qui arrive par exemple au tissu Érectile du bourrelet buccal de la Lamproie, d'ailleurs semblable à celui de la verge et du gland dans les animaux qui en sont pourvus. Toujours dans ce cas, des nerfs volumineux se ramifient, non pas dans le tissu Érectile même, mais dans la surface de son enveloppe fibreuse, et surtout dans la peau qui la double extérieurement. Desmoulins en a observé de fort gros aux barbillons des Poissons et au bourrelet des Lamproies. Ceux des caroncules et des crêtes des Oiseaux ne sont pas beaucoup plus considérables que ceux des parties nues de la peau. (Jn'on juge par la perfection du tissu Érectile, dont il vient d'être question dans le bouirelet circulaire de la bouche des Lamproies, comparativement à la structure du gland des mâles et du clitoris des femelles chez les Mammifères, de la vivacité des sensations tactiles dont ces Poissons doivent être affectés.

Enfin Desmoulins a découvert dans l'œil d'un grand nombre de Poissons, qu'un organe qu'on y avait nommé glande clioroïdienne a réellement une structure Érectile. Cette structure ressemble aussi beaucoup à celle de la rate, qu'on sait d'ailleurs être susceptible de variations rapides dans son volume et sa densité. Les nerfs qui animent la prétendue glande choroïdicnne lui viennent de la cinquième paire. Les inductions anatomiques sur les fonctions de cet organe, auraient besoin d'être appuyées sur des expériences directes dont personne ue s'est encore occupé et dont il n'existe encore aucun résultat bien positif.

Ce tissu, peu développé dans les jeunes animaux, acquiert toute sa perfection avec l'âge adulte, et se flétrit dans la vieillesse. 11 a aussi des périodes déplus grande activité chez les animaux dont le rut est temporaire.

La répartition du tissu Érectile, entre les divers appareils d'organes, est très variable d'une classe et même d'un genre à l'autre. Dans l'Homme il n'existe qu'aux surfaces génitales et aux lèvres , où il est te siège de deux genres de sensations particulières. Dans les Mammifères pourvus de mufles, de trompes, de boutoirs, les surfaces nues et muqueuses de ces organes, d'un loucher si délicat, recouvrent un tissu Éreclile dont le développement éj;ale au moins celui du même (issu

chez l'Homme. Dans les Poissons, où l'accouplement et ses préludes sont nuls en général, il n'y a plus de tissu Érectile aux orifices de la génération. Ce tissu, quand il existe chez ces animaux , ne se trouve qu'aux barbillons, dans l'œil et au palais dans quelques genres. Or. c'est dans les Poissons où le sens de l'amour n'existe pas, où la reproduction de l'espèce s'opère sans volupté présumable pour les se.xes, que les produits sont multipliés au point qu'une seule femelle pond plusieurs millions d'œufs. A mesure, au contraire, que les produits de la génération sont moins nombreux, que les organes essentiellement reproducteurs perdent de prépondérance, à mesure le lissu Érectile domine dans l'appareil génital. C'est dans l'Homme et chez plusieurs genres de Singes, où les produits de la génération sont ordinairement uniques et ne sont (fue rarement annuels {f^. CTivocÉPHAtES et Dumoulin, Élém. d'anatom. et de physiol. des syst. nerv.), que les organes de la volupté prédominent davantage. Ils l'emportent tellement sur ceux de la sécrétion spermatique, qu'ils agissent trèssouvent isolément, et que dans le concours de leurs actions combinées, les chances de fécondation sont infiniment plus rares qu'on ne se l'imagine.

ÉliÈME. BOT. Mirbel nomme ainsi chacune des quatre parliesdu fruit dans les Labiées, les Borraginées, etc., dont l'ensemble constitue pour lui un Cenobion. Dans ces deux familles, l'ovaire est simple, gynobasique, profondément partagé en deux ou en quatre lobes, mais formant toujours un fruit simple, y. Gynoease et Gt-

IVOBASIQCE.

ÉRE.MIAPHILE. Eremiaphila. iNS. Orthoptères; genre de la famille des Manlides, proposé par Lefebvre qui le caractérise ainsi : antennes filiformes; vertex uni ; tête mulique, grosse, enfoncée dans le prothorax, et Irès-penchée en dessous ; corselet sans dilatation latérale, mais seulement un peu relevé et lamelliforme sur ses côtés, souvent plus large à sa partie antérieure, moitié moins long que l'abdomen et presque trapézol'de; abdomen élargi vers son milieu, portant en dessous, à son extrémité, une plaque sous anale, mulique dans le mâle, armée de deux épines dans la femelle; élytres patelliformes, déprimées sur les côtés, atteignant ordinairement environ la moitié de la longueur de l'abdomen; ailes arrondies, presque aussi grandes que les élytres, à réseau plutôt ramiforrae que cellulaire, partagées longitudinalement un peu en biais par un pli très-marqué, qui, dans le repos, se trouve placé le long du corps; cuisses simples, sans membrane. Onze ou douze espèces, toutes égyptiennes, appartiennent à ce genre; elles ont reçu les noms de Eremiaphila Auilouini, Cerisfi, Genei, ZcttersteiUii, Luxori, Bovei, Savigiiyi, Khlamsin, Hialil, Kheych, Typhon, etc.

ÉREMNE. Eiemnus. bot. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Ubynchophorcs,créé par Schoonherr qui le caractérise ainsi : antennes longues et minces, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs, les autres très-courts etobconiques : la massue est ovale, oblongue; trompe un peu plus longue et plus étroite que la tête, assez épaisse, linéaire, large et profondément échancrée au bout; fossette apicole profonde à sa base et s'élargissant vers

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