‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 22 sur 76 · É IV E · texte numérisé non relu

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les yeux qui sont grands, arrondis e( peu proéminents ; corselet Iransverse, tronqué à sa base, arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement, plus ou moins lobé en dessous des yeux; élytres oblongues, ovalaires, un peu lionquées à leur base, arrondies aux épaules où elles se dilatent, pour se rétrécir ensuite jusqu'au bout: elles font un peu convexes en dessous; pieds médiocrement forts; cuisses muliques; jambes cylindriques. Le Curculio airains, Oliv., forme avec six autres espèces origiiiairescommeluidu Cap, toute la composition du genre.

ÉRÉMODON. Eremodon. bot. Genre de Mousses de la famille des Bryacées, établi par Bridel qui lui assigne pour caractères : coiffe en forme de cloche, presque entière à sa base; sporange terminal, apophyse; opercule conicoconvexe; huit ou seize dents placées à égale distance autour du périslome qui est simple; elles sont ou dressées ou légèrement courbées et marquées d'une ligne longitudinale. Ces Mousses se trouvent en Europe sur les roches humides, surtout vers le pôle où elles sont pins abondantes.

ÉRÉMOPHILE. Eremophilus. pots. Genre de l'ordre des Malacoplérygiens apodes, qui doit être ajouté à la famille des Anguifornies de Cuvier, et constitué par Iluniboldt dans le recueil des observations zoologiques faites pendant le cours du voyage où Bonpland fut associé ù ses travaux ; il parait avoir quelques rapports avec l'ÉquiUe. Ses caractères consistent dans l'allongement de son corps; dans la disproportion de la mâchoire supéiieure, qui dépasse beaucoup l'inférieure et qui supporte quatre barbillons, outre deux autres demitubuleux, situés sur les narines. II y a cinq nageoires distinctes ; une dorsale, une caudale arrondie, une anale et deux pectorales; la langue est courte et trèscharnue; l'ouverture branchiale est étroite; le bord de l'opercule est dentelé ; il n'y a point de vessie uatatoire. On ne connaît qu'une seule espèce d'Ërémophile; elle atteint jusqu'à un pied de longueur; sa couleur est celle du plomb, avec de petites taches vertes. C'est un mels excellent, fort recherché surtout au temps de carême parles habitants de Sanla-Fé de Bogota, qui le nomment Capitaine. Il habite dans la petite rivière d'où résulte la belle cataracte de Tequendama , vers treize cents toises et plus au-dessus du niveau de l'Océan. Humboldt lui a imposé le nom de Mulis, célèbre naturalisle du pays où se Irouve l'Érémopbile. d. 8, p. 6, c. 12.

ÉRÉMOPHILE. Eicmoi'hila. bot. Genre de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par R. Brown (Piotlr. F/or. Noc.-Holland. p. 318) qui l'a placé dans sa nouvelle famille des Myoporinécs, voisine des Verbénacées, et lui a assigné les caractères suivants : calice à cinq divisions profondes, affectant une dégénérescence scarieuse, et enveloppant le fruit après la maturité; corolle inconnue; quatre étamiues didynames; stigmate indivis; drupe sèche, à quatre loges et à quatre graines. Ce genre ne contient que deux plantes indigènes des côtes méridionales de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbrisseaux à tiges flexibles, à feuilles demi-cylindriques, et à fleurs solitaires etpédonculées. L'une d'elles {Eremophila opposilifulia , R. Brown, loc. cit.) a le calice dépourvu de glandes, et les divisions de celui-ci sont réirécies en onglet h la base. Elle a le port des

Pholidia, genre également établi par R. Brown. L'autre espèce (Eremophila alternifolia, R. Brown, loc. cit.) a les feuilles éparses et les calices non onguiculés, mais glanduleux comme dans les Mj'opornm.

ÉRÉMOSTACHYDE. Eremoslachys. bot. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie, L., inteimédiaire des genres Plilomis et Molucella, créé par Bunge qui le caractérise ainsi : calice infundibuliforme, plus ample que la corolle, armé de cinq dents épineuses; corolle partagée en deux lèvres : la supérieure ou casque, comprimée en carène velue et ciliée; l'inférieure repliée et trilobée ; deux caroncules au fond du tube; elles sont frangées et entourent le style qui est courbé ou incliné; les cariopses sont au nombre de quatre. Ce nouveau genre comprend VEretiiostachjs phlomoides, YEremostachys molucelloides, Phlomis laiiiyera, Siev., auxquels l'auteur joint encore le Molucella tuberosa et le Phlomis laciniata. Les deux premières espèces appartiennent aux monts Altaïques, les deux autres sont ou de la Sibérie ou du Caucase.

ÉRÉMURE. Eremurus. bot. Genre de la famille des Liliacées, établi par Bieberstein qui le caractérise ainsi qu'il suit : périanthe coloré, divisé en six segments égaux, étalés, presque plans, abords peu roulés en dedans; six étamiues hypogynes, à filaments filiformes, glabres, exserleset allongés; ovaire à trois loges contenant chacune deux ovules collatéraux, amphitropes; style filiforme, réfléchi; stigmate simple; capsule membraneuse, presque globuleuse, triloculaire et déhiscente par trois valves ; chaque loge renferme deux graines triangulaires, à test crustacé, noir et lisse; l'embryon est axilé, parallèle à l'ombilic, de la longueur de l'albumen, avec l'extrémité radiculaire infère. L'espèce qui a servi de type au genre nouveau a été découverte dans la chaîne du Caucase ; c'est une plante herbacée, à racines épaisses, fibreuses et fasciculées, à feuilles radicales linéaires ; la hampe est nue, terminée par une grappe florale, allongée.

ERERIA. BOT. Synonyme de Polerium spinosum.

ÉRÈSE. Eresus. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, tribu des Saltigrades, établi par Walckenaer, et présentant pour caractères, suivant Latreille : quatre yeux rapprochés en un petit trapèze près du milieu de l'extrémité antérieure du corselet, et quatre autres situés sur ses côtés, formant aussi un quadrilatère, mais beaucoup plus grand. Les Érèses diffèrent essentiellement des autres Aranéides par la position des yeux; leur bouche présente une lèvre allongée, triangulaire, terminée en pointe arrondie, et des mâchoires droites, plus hautes que larges, arrondies et dilatées à leur extrémité. Leur tronc est plus élevé que dans les Saltiques. Son bord antérieur est sinué, plus ou moins avancé sur la ligne moyenne; il supporte des pattes grosses, courtes, propres au saut, presque égales en longueur : la quatrième est la plus longue, la première ensuite, et la troisième la plus courte. Ces Arachnides se rencontrent sur les troncs d'arbres et sur les jdantes. Walckenaer dit qu'elles épient leur proie et sautent dessus. Elles se renferment dans un sac de soie fine et blanche, entre des feuilles qu'elles rapprochenl.

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