I. OCADRBPÈDES OVIPARES
a Doigts onguiculés, corps couvert d'écaillés : Tortue, Crocodile, Lézard, Iguane, Dragon, Caméléon, Slellion, Gecko, Scinque, Chalcide, Bipède skellopusik.
/3 Doigts dépourvus d'ongles; peau sans écailles : Crapaud, Grenouille, Raine, Salamandre.
II. Serpems. Dépourvus de pattes : Boa, Scytale, Crotale, Vipère, Hétérodon, Couleuvre, Plalure, Langalia, Erpéton, Hydropliis, Enliydre, Anguis, Acrocliorde, Ampliishènc, Cœcilie.
m. PivECMocRANciiEs, <|ui Ont des poumons et des branchies à la fois. Ce sont les Prolée. Sirène et Ichtliyosaure. Ce dernier genre ne saurait être adopté non plus que le Frotéc de Laurenti, puisqu'il a été fondé sur une larve de Salamandre aquatique, ce que Daudin a fort bien remarqué. Le nom d'Iclilhyosaure étant donc demeuré disponible, nous verrons que Cuvier l'a convenablement adapté à un genre antédiluvien de Sauriens aquatiques, que nous avons cru devoir adopter dans notre méthode.
Duméril, perfectionnant encore la distribution erpétologique et adoptant la division des Reptiles en quatre ordres, CnÉLONiENS, Sauriens, Ophidiens et Batraciens, coupe le second en deux familles dont les noms désignent le caractère, celle des Planicaudes, qui comprend les genres Crocodile, Dragonne, Lophyre, Basilic, Tupinanibis et Uroplate; celle des Téréticacdes où sont réunis les genres Caméléon, Stellion, Iguane, Lézard, Agame, Dragon, Anolis, Gecko, Scinque et Chalcide. Les Ophidiens sont également divisés en deux familles, celle des Homodermes, qui ont la peau nue ou couverte d'écaillés semblables sur toutes les parties du corps, et celle des Hétéroderbes , qui n'ont d'écaillcs qu'en dessus avec des plaques en dessous. Les Homodermes sont les genres Cœcilie, Amphisbène, Acrochorde, Ophisaure, Orvet et llydrophide. Les Hétérodermes sont les genres Crotale, Scytale. Boa, Erpéton, Érix, Vipèie, Couleuvre et Plalure. Enfin Duméril fut le premier qui établit dans l'ordre dernier les deux familles des Anoures et des Urodèles. r. ces mots et Batraciens.
Daudin avait précédemment établi, dans l'édition de BufFon connue sous le nom de Sonnini, la plupart des genres adoptés par Duméril; mais son travail, utile <liioique impaifait, était comme perdu dans un ouvrage que le judicieux Cuvier a si bien , quoique indirectement, caractérisé dans le prospectus d'un dictionnaire d'histoire naturelle.
Oppel, naturaliste bavarois, publia à son tour, dans les Annales du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, une méthode crpétologi(|ue qui ne s'éloigne guère de celle des savants français. H y appelle les Serpents, Écaili.eux, Squamala, et les divise en sept familles où sont répartis quatorze genres, savoir :
1° Angbiformes : Amphisbène, Typhlops et Tortrix.
2» Constricteurs : Érix et Boa.
5" Hydres : Hydropliis.
4" Variants ou Fausses Vipères : Aciocliorde, Erpéton.
î r>o Crotalirs : Crotale et Trigonocéphale. 0» Vipérins : Vipère et Pseudo-Boa.
7» CoiuBRiNS : Bongare et Couleuvre.
Oppel, séparant le genre Cœcilie du reste des Serpents, le transporte parmi les Batraciens, pour en former une famille des Apodes à la suite de laquelle se rangent assez naturellement les Urodèles de Duméril. Cuvier, dans son Histoire du Règne Animal, coordonnant tous les travaux de ses prédécesseurs et conj trôlant leur mérite dans la plus riche collection con- I nue, au centre de toutes les ressources que procurent j d'immenses relations ainsi qu'une vaste bibliothèque, î put établir la meilleure méthode qu'on doive suivre î pour étudier la plus singulière classe des Vertébrés; nous disons la plus singulière, parce qu'elle ne présente, en quelque sorte, pas un seul caractère commun à toutes les espèces dont elle est formée, encore qu'une foule de convenances rapprochent ces espèces si disparates au premier coupd'œil. En adoptant la méthode de Cuvier, dans laquelle plusieurs genres fondés par d'autres crpétologistes nous paraissent devoir être admis, nous en avons composé un tableau analytique, à l'aide duquel on pourra recourir aux articles de notre Dictionnaire où sont traités chaque genre en particulier. On voit que le nombre de ces genres qui n'était que de dix au temps de Linné, s'est considérablement accru, puisque nous le portons à cinquante-trois, dont lilusieurs sont encore divisés en sous-genres peut-être susceptibles d'être définitivement séparés un jour de leurs genres respectifs.
Blainville à son tour proposa une classification nouvelle. Ce savant divise les Reptiles en deux grandes sous-clas,ses, et pense que ceux dont se compose la première sont formés sur le modèle des Oiseaux, tandis que ceux de la seconde le sont sur celui des Poissons. Chacune de ces sous-classes, selon le même auteur, pourrait être élevée à la dignité de classe sous les noms de Squammifère et de Nudipellifère. En effet, les Batraciens nous paraissent, par leurs singulières métamorphoses, totalement isolés entre les Vertébrés, ainsi que les insectes le sont, par des phénomènes semblables, entre l'immense série des animaux sans vertèbres. Les Squammifères ou Ornilhoïdes ont le corps écailleux. LesNudipellifères ou Ichthyoïdes l'ont lisse et dépourvu de toute écaille. Blainville, attachant une plus grande importance aux organes de la génération qu'à ceux de la locomotion, trouve dans la forme des pailies mâles un motif pour réunir les Sauriens aux Ophidiens sous le nom commun de Bipeniens, dont il détache les Crocodiles pour en former un ordre qu'il appelle Éuydo- Sauriens, placé à la suite des Cuéloniens ou Tortues. u En effet, dit -il, d'après l'anatomie détaillée de la plupart des genres de ces ordres (lesBipenicns), jesuis convaincu qu'il est impossible de séparer les Sauriens des Ophidiens, puisqu'il y a de véritables Serpents qui ont des pattes, comme le Bimane (Cbirotes), et devrais Lézards qui n'en ont pas, comme les Orvets. Ainsi je n'en fais plus qu'un seul ordre désigné par un nom qui indique la singulière disposition de l'organe excitateur
mâle, dont les deux parties ne sont pas réunies. » Heureux dans ses rapprochements, Blainville, ainsi qu'Oppel , distrait les Cœcilics des Ophidiens pour les rapprocher des Batraciens, qu'il sépare en quatre ordres : les Batracie-^s propremem dits, divisés en Dorsipares (l'ipa) et Aquipares (Grenouilles, Raines et Crapauds). Pseedd-Saiirieins (Salamandres), Ampdibiess (Tritons? Frôlées et Sirènes) et PsEODOïniDiEi^s, qui sont les Cœcilies. D'après des considérations analomiques , l'auteur place le genre Chirotes en tête des Ophidiens, sous le nom de Dipodes, tandis que sous la même désignation de Dipodes et sous celle d'Apodes, il rapporte les Hysléropes et les Orvets dans la famille des Laccrloïdes, qui, pour les espèces à quatre pieds, répond à peu près au genre Lézard des auteurs modernes.
B. Merrem , après tous les naturalistes dont il vient d'être question, a publié en 1820, à Magdebourg, un nouveau système des Reptiles auxquels il restitue le nom d'Amphibies. Ce travail est des plus complets. Nous avons vu que Brongniart avait établi quatre ordres dans la classe dont traite l'Erpétologie. On avait généralement adopté celte méthode; Merrem, réunissant les Sauriens et les Ophidiens, et groupant ensemble tous les Reptiles écailleux, n'admet que deux grandes divisions : la première, sous le nom de Piio- LiuoTA, comprend les trois premiers ordres de Brongniart. La seconde ne renferme que ceux des Reptiles qui ont le corps nu, lisse, ou simplement verruqueux ; il lui conserve le nom de Batrachia. — Merrem divise ces deux classes en ordres, tribus et familles. Il admet trois ordres parmi ses Pholidotes : le premier correspond aux Chéloniens , il l'appelle Testcdipiata ; le second, celui des Loricata, n'est autre que les Crocodiliens de Cuvier; le troisième, ouïes Squamata, comprend tous les autres Sauriens et les Ophidiens, le genre Cœcilie excepté.— Les soixante et une espèces de Testudinata , décrites par Merrem, sont réparties en quatre genres ; 1° Caretta, au nombre de sept espèces, ce sont les Chélonées, Brong.; 2" Sjiharyis (Derraoclielys, Blainv.); ô" Trionyx, sept espèces; et 4» quarante-quatre espèces de Testudo qu'il divise en quatre sous-genres ; 1» Matama (Chelys, Dumér.), deux espèces ; 2» Émys , vingt espèces ; ô» Terrapène ( les Tortues à boite); 4"Chersine (les Tortues, Dumér. et Oppel) . — L'ordre des Loricata répond , comme nous l'avons dit, à la famille des Crocodiliens de Cuvier. Merrem n'a rien ajouté aux travaux de ce savant naturaliste. — Le troisième ordre (Squamata) est divisé en cinq tribus : 1" les GraUieiilia qui comprennent les Lacerliens, Iguaniens, Geckotiens et Scincoïdiens de Cuvier ; 2» les Be- /lentia, ou la première famille des Ophidiens de Cuvier ; 3» \esSeipefilia ou tous les autres Ophidiens; 4» les Incedentia, qui ne comprennent que le seul genre Chirotes, Lacép.; 3» les Prendentia ouïes Caméléoniens.
La première tribu, celle des Giadiettlia, est divisée en trois familles ;
t AscALABOT*. Les genres qui s'y rapportent sont: 1» Geckos, Daud., vingt espèces; 2» Anolis, Daud. et Cuvier, onze espèces; ô» Basilicus, deux espèces; 4" Draco, trois espèces; 5» Jguatia, quatie espèces; (jo Polfchrus, une espèce; 7" Pncustes (Jgamn pre-
hensilis, Daud. ) ; 8» Lfiioceplialun ( Àgama scutata, Daud., ou la Tête fourchue. Lac); 9» Ca/o<es, divisées en trois sous-genres ; a Jgamn (les Changeants et les Agames vrais, Cuv. ), trente-trois espèces ; (3 Uromas- /^a^ (Stellions ordinaires et Fouette-Queue, Cuv.), sept espèces; -/ Zonurus (Lacerla Cordj'lus,},.).
tt Sacr«, divisés en ; 1» raianus (Monilors proprement dits, Cuv.), onze espèces ; 2° Teius (les Dragons et les Améiva), sept espèces; 3° Lacerta, vingtsept espèces; 4» Tachydronms, trois espèces.
•f-ft Chalcidici, dont les genres sont : 1" Scincus, vingt-deux espèces; 2" Gymnophlalmus (Scincîis quadrilineatus, Daud.); 5" Seps; 4» Tetradactylus; 3» Chalets; 0° Colohus {Chalcis tridaclylus, Daud.); 7" Monodaclflus ( Chalcis monodactylus); 8" Bipcs, Lacép.; 9" Pj'godaclylus {Seps Gronotii)\ \(t<> Pygopus (Bipes lepidopus, Lacép.); 11" Pseudopus (le Skellopusick ou Lacerta Apus, Pall.).
La seconde tribu, celle des Repenlia, ne comprend qu'une seule famille et trois genres : 1" Hyalinus (Ophisaurus lentralis, Lac); 2° Anguis, deux espèces ; 5° Acontias, trois espèces.
La troisième tribu , ou les Serpentia , est divisée en deux familles :
t GcLorsES, qui sont subdivisés en Gulones innocui et en Gulones venenati. Les genres que Merrem rapporte à ses Gulones innocui sont : 1" Acrochordus, une espèce; 2» Rhiiiopirus (Erpeton lentaculatus, Lac); 3» Tortrix, onze espèces; 4» Erix, deux espèces; S» Boa, quatorze espèces; 6" Pytiion, onze espèces; 7° Scytale, quatre espèces (diffèrent des Scytales de Latreille); 8» Coluber, subdivisé en : 1" Hurria, six espèces; 2" Natrix , cent quatre-vingt-dix espèces; 3» Dryimis (Coluber nycterizans et Coluber nasutus). Les Gulones venenati sont partagés en Fenenaii, telis et dentibus solidis in maxillâ superiore, et en Fenenati, telis nec dentibus solidis in maxillâ superiore. Les genres de la ])remière subdivision sont ; 1» Bungarus, deux espèces; 2» Trimeresurus, une espèce; 3° Hydrus, dix-sept espèces, subdivisé en trois sous-genres : a Chershydrus, Cuv. ; /3 Pelamis, Cuv. ; -/ Enhydris, qui comprend les Hydrophis, Cuv., lesDisteires et les Aspysures, Lac — Les genres de la seconde subdivision sont: 1° Platurus, une espèce; 2" Elaps, dix-sept espèces; ô" Sepedon (la Vipère hœmachate. Lac); 4» Ophyrus (Acan- Ihophis, Lac.) ; 3° Naia, deux espèces ; 0° Pelias ( Coluber prester, Lac); 7° Fipera, subdivisé en deux sous-genres ; « Échis (les Scylales de Latr.), deux es- \tècei;^Echidna(Fipera, Laur.), vingt et une espèces; S" Cophias (les Trigonocéphales, Lac), sept espèces; 9» Crotalus, cinq espèces; 10" Langaha, une espèce.
tt Typolini. Cette famille comprend les deux genres: 1" Typklops, neuf espèces, et 2" Amphisbcena, trois espèces.
La quatrième tribu, les Incedepitia, se compose du seul genre Chirotes, la Bimane cannelée de Lacépède.
La cinquième tribu, les Prendestia, n'est formée que du genre singulier des Caméléons. L'auteur en décrit six espèces.
Merrem a divisé la seconde classe des Reptiles, les
iiiO
B.vTR\cHi\, en (cois triliuâ : f B\trachia Apoda, ne renferme que le seul genre Cœcilie dwit l'auteur connaît cinq espèces. — ti" Batrachia Salientia , dont les genres sont : 1" Calamila ( //r/a, Daud. ), vinst-cinq espèces; 2" liana, vingt et une espèces; ô" Breviceps ( Rana yihbosa, L.); 4° Boinbinator (Biifo horridns, Daud.), sept espèces; 5» Pipa, trois espèces; C" Bufo, quatorze espèces. — -j-i-l- Batrachia Grabientia, qui sont partagés en deux familles, x celle des Mutabilia, à laquelle l'auteur rapporte deux genres : 1" Salamanilra, trois espèces; 2" Molge ( Tiilon, Laur.), onze espèces. La seconde famille est /3 celle des Amphxpneusta, qui comprend deux genres : 1" Hypochthon (Proteusangiiinus, Laur.); 2° SIren. — Telle est l'analyse du système de Merrem qui renferme la description de six cent cinquante-six espèces. Nous n'avons pu encore en vérifier la synonymie que nous croyons devoir regarder comme très-exacte, d'après le talent connu de son auteur. Le seul reproche <iue l'on pourrait adresser k Merrem est l'emploi du grand nombre de nouveaux noms qu'il a cru devoir substituer à ceux qui étaient comme consacrés par les travaux de la plupart de ses prédécesseurs.
ERPÉTON. Eipelon. rept. Genre établi par Lacépède(Ann. du Mus. T. ii, pi. 50), adopté comme simple sous-genre de Boa par Cuvier, et placé conséquemment l)ar ce naturaliste dans la famille des vrais Serpents, de la section de ceux qui ne possèdent point de crochets venimeux; rangé par Oppel entre ses Variants ou fausses Vipères, et par Duméril parmi ses Ilétérodermes. Ses caractères sont : une rangée de lames étroites sous le corps, avec des écailles analogues à celles du dos sous la queue; deux proéminences tentaculiformes molles et couvertes d'écaillés au bout du museau. La langue est épaisse, courte, adhérente, et paraît consister en un cylindre creux. Les dents sont petites et aiguës. On ne connaît qu'une espèce de ce genre, et l'on en ignore la patrie; c'est l'Erpélon tentacule, £'/7;)e/0K tentaculalus, dont la figure a été élégamment reproduite dans l'atlas du Dictionnaire de Levrault. Sa taille est d'environ deux pieds; la queue forme environ le tiers de la longueur du corps. On ignore quel peut être l'usage des espèces de tentacules que poite ce Serpent. 11 a cent vingt plaques sous le ventre et quatre-vingtdix-neuf rangées transversales sous la queue, d'écailles pareilles à celles du dos.
ERPOBDELLE. Erpobdella. annéi. Blainville a désigné sous ce nom, un genre établi par Oken sous celui il' f/elluo. Lamarck (Hist. des Animaux sans vertèbres, T. v, p. 2'J6) adopte la dénomination du naturaliste français, en donnant pour caractères génériques : corps rampant, aplati, terminé postérieurement par un disque préhensile; bouche dépourvue de dents ou de mâchoires; des points oculaires. Il décrit trois espèces, qui sont de la famille des Sangsues. L'une d'elles appartient, dans la Méthode de Savigny, au genre Néphélis ; et les deux autres à celui des Clepsines. f^. ces mots.
EUPODIER. Erpodiiim. bot. Ce genre de Mousses, créé par lîridel, puis admis dans la famille des Bryacécs, a été plus tard réuni par Hedwig à son genre Anyctanghim. y . Anvctangie.
ERI'OKCHIS. BOT. Dénomination proposée par Du Pelit-TIiouars (Histoire des Orchidées des îles Australes d'Afrique) pour le troisième groupe qu'il forme dans sa section desHelléborines. Ce groupe, caractérisé par le labelle remontant, adné à la base du style, correspond au genre Neotlia de Swartz ou Goodiera de I!. Brown. Les deux espèces d'Erporchis décrites et figurées par Du Petit-Thouars {toc. cit.) portent les noms collectifs de Ciypterpis et de Gymnerpis. y. ces mots.
ERRATIQUES, ois. Ouclipies auteurs ont donné ce nom aux Oiseaux qui, non contraints par le besoin de pourvoir à leur nourriture, paraissent n'être voyageurs que par caprice et ne s'arrêter dans une contrée que pour s'y occuper des soins de la propagation. On donne aussi, en géologie, le nom d'Erratiques à de grandes masses de Rochers, isolées sur des terrains modernes, qui semblent avoir été détachées d'une chaîne primitive, entraînées et transportées par une puissance supérieure, qui est encore inconnue des géologues qui ont étudié sur place ces portions de roches qu'ils ont appelées Erratiques.
ERRINE. Errina. poltp. Genre de l'ordre des Gorgonées, dans la section des Polypiers corticifères, créé par Gray et caractérisé ainsi qu'il suit : polypier solide, calcaire et dur ; cellules tubulaires, proéminentes, fendues longitudinalement, répandues sur toute la surface de l'extrémité des rameaux ; cavité dans la(iuelle se retire le polype, profonde, très-petite, et située le plus souvent à l'extrémité des cellules. Quant au polype, il est encore inconnu.
ERS. Enmm. bot. Ce nom, qui sert à désigner un genre de Légumineuses, dont une des espèces est la Lentille, doit être préféré à celui-ci employé à tort par quelques auteurs comme générique. VErrum a pour caractères : un calice divisé en lanières étroites, pointues, profondes, presque égales à la corolle; une corolle i)apilionacée , où l'étendard dépasse les ailes courtes et la carène plus courte encore ; dix étamines diadelphes; un style simple; un stigmate glabre; une gousse oblongue, renfermant de deux à quatre graines.
Les espèces de ce genre sont des heibes à liges grêles et faibles, ù feuilles pennées, à fleurs petites, portées sur des pédoncules axillaires. Les auteurs en ont décrit quinze environ ; il nous suffira d'en citer quelques-unes qui croissent dans nos environs, comme VErcum liirsutum, à gousses velues et dispermes ; VErviim tetraspermiim, à gousses glabres; et VEivum Lens ou Lentille, qui croît naturellement dans les champs, parmi les Blés, mais se rencontre plus communément cultivée. Tournefort en faisait son genre Letis distinct par sa gousse plutôt ovale qu'allongée, et par ses graines non globuleuses, mais orbiculaires, convexes sur leurs deux faces, et type, en un mot, de la forme qu'on appelle vulgairement lenticulaire.
ERTELA. BOT. Synonyme de Monniérie. y. ce mot.
ERUCA. BOT. y. Roquette.
ÉRUCAGO. BOT. Plusieurs auteurs modernes, parmi lesquels nous citerons Mœnch, Hornemann et Desvaux, ont, d'après Tournefort et Adanson, séparé sous ce nom générique, une plante que Linné avait réunie à son genre Biinias. Le professeur De Candolle (^x^t.
ÏÏ®M ïïlEET'IEAcGWILAirTUS EBL'EÏON TENTACULE .
Nat. l^e(jet.,\o\. 2, p. 670) adopte le sentiment de Linné, mais il forme avec rÉnicago une section du genre Bunias, à laquelle il assigne pour caractères essentiels : des silicules qiiadriloculaires, télragones et ailées sur leurs angles. Outre le Bunias Entcago, L., cette section renferme encore le Bunias aspera de Retz.
ÊUCCAIRE. Enicaria. eût. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliqueuse, L., établi par Gartner (rfe Fnict., 2, p. 298, 1. 14ô) et adopté par Ventenat, Delile, Brown et De CandoUe, qui lui ont assigné les caractères suivants : calice dressé, égal à sa base ; pétales longuement onguiculés, à limbe obovale; étamines plus longues que le calice, sans dentelures; silique cylindrique, à deux articulations, l'article inférieur bivalve, à deux loges séparées par une cloison membraneuse; le supérieur univalve, ensiforme, oligosperme; graines de l'article inférieur pendantes, celles du supérieur dressées; cotylédons incombants, oblongs, linéaires et repliés.
Par la structure de l'embryon, ce genre forme le passage des Crucifères à cotylédons spiraux aux Crucifères à cotylédons offrant deux plicatures; dans !'£■rucaria, en effet, les cotylédons ne sont pas tout à fait spiraux, et ne sont pas non plus deux fois plies sur eux-mêmes. 11 se compose de plantes berbacées, glabres, droites et rameuses. Leurs tiges cylindriques, blanchâtres et très-dures vers leur partie inférieure, sont munies de feuilles pinnatifides ou rarement incisées, quelquefois un peu cbarnues. Leurs fleurs sont portées sur des pédicelles courts, sans bractées, et disposées en grappes opposées aux feuilles ou devenant terminales et fort allongées. Elles ont une couleur blanche ou légèrement pourpre. Entin les Érucaires, par leur port, rappellent les Cakiles.
De CandoUe (Syst. Feget. nat. T. ii, p. G74) en a décrit cinq espèces divisées en deux sections caractérisées, l'une par la désinence en style filiforme de l'article supérieur, et l'autre par l'absence de ce style ou par son stigmate sessile. La première renferme VErucaiia Alepica, Gaertn., et Venten., Jardin de Cels, tab. 64; plante qui, sans remonter aux auteurs anciens, était un Bunias pour Linné, un Coo'/ofa>7>us pour Willdenow et Persoon, un Caki/e pour Poirct , et un Didesmus pour Desvaux. Cette synonymie confuse démontre le peu de fixité des caractères de certains genres de Crucifères avant que le professeur De CandoUe les eût éclaircis. Elle croît dans les îles de la Grèce, dans l'Asie-Mineure et en Egypte. Les Enicaria lalifolia et Erucaria tenuifolia, De Cand., espèces indigènes des mêmes contrées, ainsi que de l'Espagne, appartiennent aussi à la première section. Dans la seconde, on trouve V Erucaria crassifolia, Delile, Flore d'Egypte, jil. bot., t. 34; elle est fréquente autour des Pyramides de Saqqàrab. Lorsqu'on écrase cette plante, elle donne un suc dont l'odeur est exactement celle du Cresson, qualité qui dénote des propriétés stimulantes et anti-scorbutiques semblables à celles de cette Crucifère. La deuxième espèce est nouvelle ; c'est VErucaria Hyrcanica, plante envoyée du nord de la Perse par SIéven.
ÉRl'CAP.lÉES. Erucahœ. bot. Tribu établie par le
professeur De CandoUe [Syst. reget. nat. T. ii, p. S7ô ) dans la famUle des Crucifères, et caractérisée de la manière suivante : silique articulée; l'article inférieur cylindracé, biloculaire, le supérieur uniloculaire, ensiforme; graines un peu comprimées; cotylédons repliés et légèrement roulés en crosse à leur sommet. Cette tribu, que son auteur désigne encore par le double nom de Spirolobées- Lomentacées (Spiroloheœ-Loiiientaceœ), forme le passage des Spirolobées aux Diplécolobées. Si l'on examine le péricarpe des plantes qu'elle renferme, on reconnaît ses affinités avec les Càkilinées, les Anchoniéesct les Raphanées.
EUnCASTRUM. bot. Espèce du genre Chou. Le même nom a désigné plusieurs autres Crucifères chez les anciens bolanistes.
ERUMEI-NAKU. POIS. Nom de pays du Pleuronecte , auquel Schneider en a conservé la première moitié comme nom scientifique. F. PiEURoriECTE.
ÉRUPTION. GÉOL. Ce n'est point, ainsi que l'a dit Patrin, u le moment où les volcans, après avoir occasionné des secousses et des tremblements de terre, après avoir vomi des torrents de fumée et de cendre, font sortir de leur sein des fleuves embrasés d'une lave liquide qui renverse et détruit tout ce qui s'oppose à son passage jusqu'à ce qu'enfin elle soit arrêtée par la mer, « etc. Il existe presque autant d'erreurs que de mots dans ce passage; une Éruption n'est point un instant; nous affirmons que la plupart des £ru]>tions ne sont pas nécessairement accompagnées de secousses et de tremblements de terre; il est des Éruptions où ne sont vomies aucunes cendres; les laves liquides ne renversent pas toujours ce qui se trouve sur leur roule, puisque nous en avons vu respecter de simples buissons ou du moins ne les pas abattre; enfin les courants qui en sont formés ne vont se jeter à la mer que lorsque la pente du terrain les y porte; tous ceux qui s'échappent des flancs septentrionaux et occidentaux des volcans l'Hécla, l'Etna et de Mascareigne, des pentes orientales des volcans des Andes, et des levers méridionaux du pic de TénéiifFe, ne peuvent certainement jamais se jeter dans la mer. Il n'est pas nécessaire d'exagérer les effets d'une Éruption pour en rendre le tableau imposant et terrible; et depuis longtemps on a signalé la tendance qu'ont les personnes les plus raisonnables à mêler toujours dans ce qu'elles écrivent sur les volcans des choses tout à fait indépendantes ou étrangères, et qui n'ayant pas lieu simultanément dans la nalure sont cependant reproduites sans cesse dans les livres où l'on cherche à produire de l'effet. Une Éruption est l'opération par laquelle les volcans brûlants émettent les produits d'un embrasement intérieur; la nature de ces produits varie singulièrement; c'est au mot L.we qu'il en sera traité. — Il est des Éruptions de plusieurs sortes, quant à la consistance de leurs produits; dans les unes ne sont lancées que des cendres, des lapillo, ou simplement des fumées plus épaisses que celles qu'ordinairement on observe sortant des cratères assoupis; dans d'autres sont vomies des scories, des coulées fort compactes, des torrents d'eau bouillante ou des substances triturées comme en bouc. Quelques Éruptions se manifestent uniquement par les cratères;
d'autres se font jour sur les pentes des monts ignivores seulement; le plus communément les cratères et les ilancs du volcan s'y trouvent intéressés à la fois; et on en verra tout à l'heure la raison.
C'est une opinion qui eut ses partisans, et qui en a peut-être encore, que le foyer des volcans est situé au sommet des montagnes volcaniques. Buffon, qui n'avait jamais vu de volcans, même éteints, était de cet avis, et chercha à l'étayer de diverses preuves, toutes tirées de sa brillante imagination. Il citait à ce sujet des affaissements arrivés au faîte des montagnes ardentes dont une grande quantité de laves avaient été rejetées. Cependant l'opinion de Buffon est inadmissible; cet écrivain demande pourquoi la pression des feux intérieurs exerçant sa puissance en tout sens, les volcans ont toujours leurs bouches à leurs sommets? 11 prétend que si le foyer était profond , il n'y aurait pas de cratère dominant, mais que les volcans se fendraient pour donner passage aux coulées; c'est précisément ce qui arrive; les fentes latérales des volcans donnent seules passage aux coulées, et les cratères ne rejettent que irùs-rareraent des Ueuves de fonte. Sur trente et une Éruptions de l'Etna , que comptent Spallanzani et Gioenni, dix seulement, selon ce dernier, ont produit des laves par le cratère; les Éruptions du volcan de Mascareigne, depuis qu'on l'observe, n'ont produit par la cheminée supérieure que de faibles coulées de scories vitreuses ou de ce verre en fîlet dont on a plusieurs fois décrit la formation ; les coulées se sont toujours échappées de ses pentes ou de ses racines. La même chose a eu lieu à TénérifFe dans l'Éruption qui ruina Garachico, et dans celle de Calahorra ; il en a presque toujours été de même au Vésuve, en un mot partout. Les cratères ne sont que les cheminées de vastes laboratoires profondément enfoncés dans la croûte du globe, dont peut-être la plupart atteignent à la partie centrale encore ignée selon Dolomieu; lorsque le laboratoire est en travail, la cheminée fume, et peut, par le même mécanisme qui a quelquefois lieu dans nos fourneaux encombrés et trop ardemment chauffés, produire des flammes et des lancements; ainsi s'annonce d'ordinaire une Éruption. Des substances diverses , fortement dilatées par le feu, peuvent dans ce cas s'élever jusqu'aux bords du cratère, par-dessus lesquels déborderont les plus légères qui forment d'ordinaire le trop plein scorieux; de là l'élévation des mamelons qu'on voit à la cime de beaucoup de volcans; mais les substances plus pesantes, plus épaisses, et néanmoins fortement chauffées , dilatées dans les profondeurs, y demeurent retenues par leur poids. Circulant en ramollissant de proche en proche les substances fusibles et analogues qu'elles peuvent s'assimiler, elles finissent par se faire jour à travers les parois ou bien aux pieds du volcan, et s'en échappent comme les fusées de ces grands dépôts par l'cITet desquels l'économie animale est souvent altérée dans le corps humain. C'est alors que les matières incandescentes, longtemps captives, s'abandonnent à plus ou moins d'impétuosité, selon la déclivité du lieu qui leur a donné le jour, ou la liquidité dont elles ont été douées. Aussitôt on voit diminuer la ijuantité des laves
qui bouillonnaient dans le cratère, et bientôt celles-ci, s'ahaissant en raison de l'écoulement, ne tardent pas, en se figeant, à paver confusément le fond du précipice. Autant de fois que les canaux intérieurs s'engorgent, autant de fois le cratère parait en travail ; mais ordinairement, après une Éruption qui présente les phases que nous venons de décrire, le volcan se repose.
La pression peut être telle dans l'intérieur du volcan en travail, que les laves à leur sortie , par le déchirement qui leur donne issue, sont contraintes ù s'élever d'abord en un monticule plus ou moins considérable, dont les côtés ne tardant pas à se figer et à opérer une pression à leur tour, un petit cratère se forme alors à la cime du soupirail nouveau , et des coulées qu'alimente le giand volcan s'échappent de la base du nouveau volcan en diminutif. C'est ce qui a lieu au Monte- Kovo sur le \'ésuve et au Piton-Faujas sur le volcan de Mascareigne. — Quelquefois des fragments de rochers chauffés, mais non fondus dans les cavités de la montagne, lancés et relancés, brisés les uns contre les autres par l'effet de la brusque dilatation des gaz, sont, comme premiers symptômes d'Éruption, émis violemment par des crevasses d'où ne sortent point de coulées liquéfiées; retombant sur eux-mêmes presque réduits en poussière, ils forment autour de leurs soupiraux des monticules de gravois tels que Bory en a décrit plusieurs dans son Voyage en quatre îles d'Afrique, et que leur figure fit nommer Formicaléos par les Créoles, qui reconnurent une certaine ressemblance entre ces cônes de consistance presque arénacée et les pièges que tendent les larves de iMyrméléons aux Insectes dont elles se nourrissent. Nous verrons au mot Tremblement de terre que les grandes secousses du globe, qui peuvent bien avoir de temps en temps leur cause dans les embrasements souterrains , accompagnent fort rarement les Éruptions ordinaires. A Mascareigne où les Éruptions sont presque annuelles, les tremblements de terre sont inconnus, quoi qu'en ait dit Moreau de Jonnès induit en erreur par des renseinements inexacts.
ERVAGIA. BOT. Synoayme de Convolvulusarceiisis. V. Liseron.
ERVA>;ga. BOT. Nom donné à une espèce d'Orobanche.
ERVILIA. BOT. Espèce du genre Ers (K. ce mot), érigée en genre distinct par Link, mais qui n'a été admis que par un très-petit nombre de botanistes.
ERVUM. BOT. y. ÉBS.
ÉRYCIBE. Eiycibe. bot. Rhéede a figuré, sous le nom d'Erima-lali, un arbuste peu connu jusqu'à Roxbourg qui, dans sa Flore de Coromandel, S"^ vol., pi. 159, l'a décrit et figuré. Cet arbrisseau est déciit également par Wallich, dans le Flora indica, mais ce botaniste ne se prononce pas sur la famille à laquelle il doit appartenir; dans les herbiers réunis par ce savant, et dans le catalogue qu'il en a publiés, il s'est rangé à l'opinion énoncée dans le supplément de l'Encyclopédie, en rapportant à la famille des Convolvulacées, soit celte espèce principale, soit plusieurs espèces nouvelles qui en font aujourd'hui un genre assez important. Dans une étude scrupuleuse de ce genre, faite par Choisi, ce botaniste s'est cou-
vaincu que ce rapprochement, quoique fondé sur des iinalosies réelles, aurait cependant pour résultat d'introduire dans cette famille , des formes anomales, et d'en détruire la symétrie, tandis qu'il est d'autres analogies plus frappantes; telles sont : 1» les Supatées, et spécialement le genre Jacquinia. Ce rapprochement était indiqué surtout par la forme de la corolle qui présente son limbe divisé en dix lobes; mais ces dix lobes, qui se retrouvent dans le Jacquinia, y sont formés par deux rangs alternes de cinq lobes chacun, tandis que, dans l'Érycibe, c'est au fond un seul rang de cinq lobes bifides; d'ailleurs les étamines sont alternes avec ces lobes, et opposées à ceux du calice, tandis que c'est précisément le contraire dans les Jacquinia. 2» Les Ébénacées. Cette famille étant très-voisine des Supatées, mais offrant des élamines alternes aux lobes de la corolle lorsqu'elles sont en nombre simple, étant d'ailleurs composée d'arbres ou arbustes à feuilles alternes, ces diverses circonstances pouvaient engager à en rapprocher les Érycibes, mais la constitution de la graine doit faire écarter cette idée, puisqu'on n'y rencontre ni le grand albumen, ni l'embryon oblique et allongé, à cotylédons foliacés et aplatis des Ébénacées. ô» La tribu ou famille des Cordiacées. C'est ici que les analogies sont les plus nombreuses et les plus considérables; la seule différence importante, savoir l'absence du style, dans les Érycibes , étant en réalité une différence de second ordre. C'est donc ici qu'il faudrait placer ce genre qui participe par ses caractères et son apparence à la nature des Ehretia, et à celle des Cordia.
Les caractères de ce genre consistent en un calice divisé en cinq découpures courtes et persistantes; une corolle monopélale dont le limbe est partagé en cinq segments bilobés; cinq étamines insérées sur le tube, alternes avec les divisions de la corolle, ayant leurs filaments très-courts et leurs anthères sagittées, non saillantes; un ovaire ovale, terminé par un stigmate sessile et à cinq lobes. A l'ovaire succède un fruit bacciforme, ovale, uniloculaire et nionosperme.
L'ÉRVciiîE PANictLÉE, Eiycibe paniculata, a des liges grimpantes dont les rameaux sont alternes et garnis de feuilles alternes, portées sur de courts pétioles, oblongues, lancéolées, pointues, entières, glabres et un peu rétrécies à leur base. Ses fleurs sont disposées en une panicule longue et terminale, composée de fleurs d'un jaune verdàtre. Cet arbrisseau a été découvert sur les hautes montagnes du Coromandel.
ÉRYciBE D'tN VERT BiECATRE. Erycibe glaucesceiis. Tiges et rameaux glabres et d'un gris tirant sur le glauque; corymbes ou panicules peu allongées, composées de quatre à huit petites fleurs d'un jaune tirant sur le vert glauque. Du Moolmyne dans l'Inde.
Les autres espèces connues sont : Erycibe lœtigatu, Eiycibe princii, Erycibe coriacea et Erycibe glomeiala, toutes de l'Inde.
ÉIWCIE. Erycia. ins. Genre de Diptères de la famille des Wuscides, établi par Robineau-Desvoidy qui lui assigne pour caractères : corps large ; face peu oblique; épistome plan; antennes n'atteignant pas l'épistome : deuxième article un peu allongé, le suivant est double ou triple en longueur; yeux ordinaire-
ment nus; abdomen ovale, déprimé, avec les segments ordinairement dépourvus de soies; première cellule postérieure des ailes presque toujours entr'ouverle avant l'extrémité; nervure externe -médiaire souvent arquée.
ËRYciE VELUE. Eryciu villosa. Noire; face et côtés
du front blanchâtres; thorax d'un cendré brunâtre, à
lignes noires; abdomen à reflets d'un cendré obscur;
ailerons blancs; ailes à base et bords extérieurs gri-
[ sàlres. Taille, quatre lignes. Europe.
j ÉRYCIE ciiiÉE. Erycia ciliafa , Macq. D'un noir
I bleuâtre; palpes fauves; faces et côtés du front grisâ-
I très; base des antennes testacée; thorax un peu cendré,
[ à lignes noires ; écusson testacé; abdomen marqueté
de reflets blanchâtres, à ligne dorsale noire; un peu
de fauve sur les côtés ; jambes postérieures ciliées en
j dehors; ailerons blanchâtres; ailes à base jaunâtre.
Taille, six lignes. Belgique.
ÉiiYCINE. Erycina. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Fabricius {Syst. Gloss.) et caractérisé par Latreille de la manière suivante : les deux pattes antérieures plus petites et repliées en palatine, du moins dans l'un des sexes. Les Érycines diffèrent par là des Polyommates dont elles sont d'ailleurs très-voisines par le dernier article des palpes ou le troisième presque nu, et par les crochets des tarses fort petits, à peine saillants ; elles sont toutes originaires de l'Amérique méridionale. Tels sont les Papilio Lysippus, Melibieus, Oisilochiis des anciens auteurs, auxquels Latreille réunit d'autres espèces désignées sous les noms de Myrina, Hclicopis, Aympliidium, Emesis elDanis. L'entomologiste français a décrit avec beaucoup de soin et a repiésenté quatre espèces nouvelles (Recueil d'observations de zoologie, par Al. de ïlumboldt, t. 1", p. 237, pi. ii) ; leur des- ' cription complétera les caractères du genre, mentionnés jusqu'à présent d'une manière assez incertaine.
Éryciive Oppel. Erycina Oppelii, Latr. (loc. cit., pi. 24, fîg. 1, 2). Antennes en massue obconique, et : dont l'extrémité est arrondie ; palpes avancées; ailes très-entières, très-noires en dessus, avec une bande d'un vert doré, transverse sur le milieu des supérieures ; une ligne bleuâtre près du bord postérieur des inférieures; dessous des premières noir; leur base, leur extrémité et tout le dessous des secondes d'un jaune d'ocre pâle; chacune de celles-ci traversée par deux raies noires et parallèles. Elle se trouve sur les bords de la rivière des Amazones.
ÉRYciNE EvcLiDï.. Erj cilla Euclicles, Lat. (loc. cit., ! pi. 24, fîg. 3, 4). Antennes en massue obconique et dont l'extrémité est arrondie; palpes avancées; ailes très- I entières, très-noires en dessus, avec une bande bleue et à reflets d'un vert doré sur chacune; dessous des 1 supérieures d'un carmin rose vers leur base , noir au j milieu, d'un gris luisant, avec une raie noire à l'extré- 1 mité supérieure ; dessous des inférieures d'un gris lui- I sant , avec la côte supérieure carmin ; des lignes noi- 1 râtres formant deux grands cercles presque concentriques, et deux ovales au milieu sur chaque; uu point dans l'ovale supérieur, deux dans l'inférieur ; points noirs. Cette espèce, voisine ou Papilio Eurola, figuré
aâi
par Cramer, a été prise dans les mêmes lieux que la précédente.
ÉRYcisE Aristote. E/jcina Ârislotelcs, Latr. (loc. cit., pi. 24, fîg. 3 et 6). Antennes en massue obovoïde et allongée ; palpes tiès-courtes ; les quatre ailes triangulaires, les supérieures entières, les inférieures allongées, un peu sinuées, obtuses ou comme tronquées à leur extrémité ; les surfaces de toutes, noires et traversées par deux bandes droites, l'une au milieu d'un fauve orangé et continu , l'autre vers le limbe postérieur, très-divisée par les nervures, peu apparente, el d'un gris clair en dessus, blanchâtre en dessous; ailes inférieures ayant, tant en dessus qu'en dessous, des taches blanches le long du bord postérieur, et une tache d'un fauve orangé, transverse et échaiicrée, au-dessus de l'angle anal. Elle se trouve sur les bords de la rivière de la Madelaine.
ÉRYCiNE Pallas. Eryclna Pallas, Latr. (loc. cit., pi. 24, fig. 7 el 8). Antennes en massue faiblement allongée; palpes fort courtes; toutes les ailes triangulaires, les supérieures entières, les inférieures prolongées, un peu sinuées, obtuses ou coupées carrément à leur extrémité; elles ont leurs surfaces noirâtres, traversées par deux bandes droites : l'une au milieu blanche, et poiniue aux deux extrémités, l'autre près du limbe postérieur, très-divisée par ses nervures, moins apparente, d'un gris clair en dessus, blanchâtre en dessous ; ailes inférieures tachetées de blanc, tant en dessus qu'en dessous, le long du bord postérieur; une tache d'un fauve orangé, partagée en deux, transverse, l'aile inférieure au-dessus de l'angle anal. Cette espèce est, comme on le voit , très-voisine de la précédente , et se rencontre dans les mêmes lieux.
. ÉRYCINE. Eijcina. boll. Genre établi parLamarck pour une Co(|uille vivante et quelques Fossiles qui se rangent naturellement à côté des Araphidesmes, dans la famille des Mactracées. Ce genre, dans lequel on avait placé plusieurs Coquilles douteuses que l'on ne savait à quel genre attribuer, était nécessairement difficile à bien caractériser, et Laniarck devait être le premier k le sentir, l'ayant fondé uniquement sur les caractères tirés de la charnière. Celte difficulté devait s'augmenter pour la personne qui, n'ayant pas sous les yeux les types des espèces établies par Laniarck, cherchait à y rapporter des Coquilles dont elle ne pouvait reconnaître facilement les spécialités. Cette difficulté, Deshayes l'a sentie , el il aurait éprouvé le plus grand embarras s'il n'avait pu voir dans la collection de Defrance les types qui ont servi aux descriptions et aux figures de Lamarek (Annal, du Mus., t. vi). C'est alors qu'il a porté quelques réformes dans ce genre , puisqu'il y a trouvé une Corbule, une Telline el une Cyrène. 11 a fait voir, dans sa Description des Coquilles fossiles des environs de Paris (t. i, 3= livraison), qu'il était nécessaire aussi de modifier un peu les caractères donnés par Lamarek pour les espèces même ([ue ce dernier y a fait entrer et pour pouvoir y placer quelques Coquilles douteuses dans d'autres genres. Voici les caractères que Deshayes pense pouvoir lui convenir : coquille Iransverse, subinéquilalérale, équivalve, rarement bâillante; deux dents cardinales inégales, divergentes, ayant une
fossette interposée ou à coté; deux dents latérales, oblongues, comprimées, courtes, inirantes, quelquefois obsolètes ou nulles ; ligament intérieur fixé dans les fossettes; impression du manteau échancrée en avant. Malgré ces changements proposés dans le genre Érycine, il est probable qu'il pourra encore en éprouver quelques-uns, surtout lorsqu'on l'aura comparé, en y menant tout le soin nécessaire, avec le genre Amphidesme dans lequel vraisemblement rentreront quelques-unes des espèces; mais le très-pelit nombre d'individus de la même espèce que l'on peut recueillir, ainsi que leur petitesse, a été l'obslacle qui a empêché de pousser plus loin la réforme et qui s'opposera sans doute encore longtemps à d'autres changements (lue l'on doit regarder pourtant comme très-probables. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses : une seule, vivante et dix fossiles parmi lesquelles il en reste encore quelques douteuses.
ÉRYciKE cARDioïDE. EiycinQ caidioides , Lamk. , Anim. sans vert., t. v, p. 486, n" 1 ; De Dlainville, Dict. des Se. nat., 2G« livraison de planches, pi. 15, fig. 7. Petite Coquille ovale, orbiculaire, couverte de stries élégantes qui se croisent et forment un réseau sur la surface; les stries transversales sont moins nombreuses el iilus écartées que les longitudinales, qui sont plus fines et plus rapprochées. Cette Coquille a été trouvée sur le sable, au port du Roi-Georges à la Nouvelle-Hollande. Elle n'a que neuf à dix millimètres de large.
ÉRYCINE ELLiPTiQtE. ^rjcmo elHplica , Lamarek, Ann. du Muséum, t. vi, p. 414, n» 6, et t. ix, pi. 31, fîg. G, a, b; Def., Dict. des Se. nat.; Deshayes, Description des Coquilles fossiles des environs de Paris, t. i, p. 41,ô<-livr., pi. 6, fig. 16, 17, 18. Celte Coquille, que l'on trouve fossile principalement dans les grès marins inféiieurs et quelquefois dans les supérieurs, se reconnaît à sa forme ovale, déprimée, à ses stries très-fines, quelquefois irrégulières et le plus souvent un peu lamelliformes; sa charnière est bien caractérisée par ses deux dents cardinales très-prononcées, ainsi que par ses dents latérales bien exprimées. Elle est large de dixneuf millimètres.
ÉRYCL^E ÉLÉGANTE. Eiycitia elegons, Desh., Descr. des Coquilles fossiles des environs de Paris, loc. cit., n" S, pi. C, fig. 13, 14, 13. Très-jolie Coquille trouvée à Valmondois. Elle est ovale-oblongue, élégamment striée sur toute sa suiface; les stries sont arrondies, et décroissent régulièrement depuis le bord inférieur jusqu'au ciochet. Sa charnière ne présente que des dents cardinales et la fossette pour l'insertion du ligament; ses dents latérales manquent. Elle est large de dix milliniètres.
ÉRYCINE RAYONNÉE. Erycina radiolata, Lamarek , Ann. du Mus., loc. cit., n» II, et t. ix, pi. 31, fig. 8, a, b; Def., Dict. des Se. nat., ioc. cit.; Descript. des Coq. foss. des environs de Paris, loc. cit., n» 2, pi. 3, fig. 1, 2, 3. Coquille ovale, comprimée, subréniforme, dont les crochets sont très-petits; elle est élégamment ornée de stries qui se cr'oisent sur toute sa surface ; les longitudinales sont rayonnantes. La charnière a deux dents latérales iridimenlaires. Elle est large de rriuf
millimètres. On la trouve fossile à Grignon et àMoucliy.
Parmi les espèces décrites par Lamarck, nous avons éloigné (lu genre VErycina lœvis, qui est une Cyréne, elVErfcina trigona, qui est une Corbule. VErycina fiagilis reste douteux par le peu d'individus que l'on peut observer; VErycina undiilata est d'un genre incertain; il en est de même de VErycina obscura, et VErycina inœqiiilatera pourrait bien n'être qu'une Telline. Nous avons placé dans ce genre le Tellina piisitla de Lamarck, et nous l'avons décrit sous le nom d'Erycina tellinoides.
EUY'NGIUM. BOT. Synonyme de Panicaut.
ÉRYON. Eryon. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, établi par Desmaresl ( Uist. nat. des Crust. foss., p. 12y ) sur une espèce fossile, et ayant, suivant lui, pour caractères ; carapace plane, large, ovale, fortement découpée sur les bords antérieurs, droite sur les bords latéraux; antennes mitoyennes très-courtes, bifides, niultiarticulées, avec leur division interne à peu près égale à l'externe; antennes extérieures courtes, ayant leur pédoncule allongé et recouvert par une écaille assez large, ovoïde et fortement écliancrée du côté interne; ouverture buccale allongée et assez étroite; queue assez courte, terminée par cinq écailles natatoires, dont les deux latérales sont assez larges et un peu arrondies au côté interne, et dont les trois moyennes sont triangulaires; pieds de la première paire à peu près aussi longs que le corps, grêles et terminés en pinces, à doigts minces et peu arqués, les suivants plus petits, et étant (au moins ceux des deux premières paires) également terminés par une pince. Le genre Éryon se rapproche des Scyllares par sa carapace déprimée et la forme peu allongée de son abdomen; il en diffère toutefois par ses antennes intérieures à pédoncule court, par ses antennes extérieures sétacées, et par ses longues pinces. Le caractère des antennes le distingue suffisamment des Langoustes; il ne peut être confondu, à cause de la forme de sa carapace, avec le genre Écrevisse auquel il ressemble sous plusieurs autres rapports ; enlîn il avoisinc les Callianasses, les Thalassines et les Axies. On ne connaît encore qu'une espèce, I'Éryon de CbviEK, Eryon Citvierii, Desm. {loc. cit., pi. 10, tig. 4). On le trouve dans le Calcaire fossile ou i)ierre lithographique de Pappenheim et d'Aichstedt, dans le margraviat d'Anspach. Plusieurs anciens auteurs l'avaient déjà mentionné dans leurs ouvrages. Bajer {Oryclogr. Aorica, SuppL, p. 13, tab. 8, fig. 1, 2) le nomme Locusta marina sett Carabiis. Richter [Muséum Richterianum, tab. 13 M. n° 32) le définit : Aslacus fluriatilis lapideus in tabula Pappenheiniensi, cujus chelœ rufo colore tinctce. Walch et Knorr (Rec. des Monuments des Catast. du globe, T. i, p. 136 et 137, pl. 141, 141 A, 141 B, 15, 2, 4) le caractérisent par celle phrase ; Brachyurus thorace laleribus inciso. Enfin Schlotheim lui donne le nom de Cancer arcticus. Cette espèce est longue de quatre à cinq pouces. Sa carapace est finement granulée en dessus, marquée de deux échancrures profondes et droites sur les deux bords latéraux antérieurs; les bords latéraux postérieurs ne sont que finement crénelés.
ÉRYSIBE. BOT. (Lycoperdacées.) Ce mot est employé par Nées d'Esenbeck (System., 2, p. 38) pour désigner un genre déjà nommé Érysiphe. V. ce mot.
ERYSIMUM. BOT. Synonyme de Vélar.
ÉRYSIPHE. BOT. (Lycoperdacées.) Genre établi par R.-A. Hedwig (Fiing. ined.), et publié par De Candolle ( Flore française, 2" édit., 2» vol., p. 272) qui l'a ainsi caractérisé : réceptacle charnu, renfermant plusieurs péricarpes ovoïdes, aigus, dont chacun contient deux séminules, entouré d'une pulpe blanchâtre, qui se prolonge en plusieurs rayons articulés, simples ou rameux. Ce réceptacle change successivement de couleur; d'abord jaune, il devient roux, puis noir, mais les prolongements de sa base restent toujours blancs, et s'étendent sur les feuilles sous forme de poussière ou de réseau membraneux. Cette structure ne peut s'apercevoir qu'avec le secours d'une forte loupe; les caractères cidessus mentionnés seront probablement modifiés quand on aura observé avec beaucoup d'attention im grand nombre d'espèces. Link n'a pu les reconnaître sur celle qu'il a étudiée, mais il confesse qu'elle pourrait bien ne pas être identique avec l'Érysiphé observé par Hedwig, ou que ce fût un individu d'un âge différent.
Les Érysiphés forment des taches grises ou blanchâtres sur les feuilles des arbres ou sur les plantes herbacées vivantes. Elles sont très-nombreuses, et ont reçu pour noms spécifiques ceux des plantes aux dépens desquelles on les voit croître. Persoon (Traité des Champign. com.) et Pries (Observ. MycoL, 1, p. 106 et 2, p. 306), en adoptant le genre Érysiphe, ont augmenté le nombre de ses espèces. Parmi celles qu'on rencontre le plus communément, nous citerons l'Érysiphé du Frêne que Linné avait confondue avec les espèces de son genre Mucor, et qu'il avait nommée Mucor Erysiphe; et l'Érysiphé du Coudrier, (|ui, de même que la précédente, avait été réunie par Persoon (Synops. Fung., 124) au genre Sclerotiuni.Le genre Jlphitomorpha de Wallroth (l'erh. Gesellsch. naturs z. Berlin. T. i, /irise. 1, 1819) est identique avec l'Érysiphé. On a remarqué que les Érysiphés n'attaquent les plantes qu'après leur entier développement, mais elles y pullulent alors si extraordinairement qu'elles les font périr. La maladie occasionnée par ces Champignons est appelée blanc par les jardiniers et les agriculteurs. U est probable que les taches ou les poussières farineuses et filamenteuses observées sur les feuilles des Rosiers, des Pommiers, etc., ne sont pas des cas simplement pathologiques ou des dégénérescences de tissus, mais des espèces d'Érysiphés qui se développent dans les parties des plantes. Au reste, les végétaux qui ont le plus à soufiFrir de ces parasites sont ceux que l'on cultive en touffes serrées, dans des lieux humides et peu aérés. Le Delphinium Jjacis y est un des plus sujets. On ne trouve pas d'autre moyen d'en garantir les parterres que d'arracher les individus infectés de pointillures noires. Les plantes sauvages, moins susceptibles d'être attaquées par les Érysiphés que les plantes cultivées et fréquemment arrosées, le sont néanmoins en raison des lieux plus ou moins ombragés et humides où elles croissent, de la température el de l'état de l'atmosphère.
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ÉRYSISCEPTRON. bot. Les uns rcgaidciit la plante mentionnée par Dioscoride sous ce nom, comme l'Échlnope, d'autres comme celle qui fournit le bois de Rliodcs.
ÉRYTHUA. OIS. Nom donné à la jeune Poule d'eau ordinaire, Galliiiula Chloropus, dont un grand nombre d'auteurs, faute de l'avoir bien observée, ont fait une espèce distincte. F. Gallincle.
ERYTHR/EA. moll. Vieux synonyme de Porcelaines. V. ce mot.
ÉRYTHRÊ. Erylhrœus. An\cnn. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des llolétres , tribu des Acarides, fondé par Latrcille qui lui donne pour caractères distinctifs ; yeux sessiles ou n'étant pas portés chacun sur un pédicule; corps sans divisions. Ces deux particularités importantes servent ù distinguer les Êrythrés des Trombidions aux(iuc!s ils ressemblent par leurs mandibules en forme de griffes et par leurs palpes saillantes, terminées en pointe, avec un appendice mobile ou une sorte de doigt. Ces Acarides sont petits et vagabonds; on les rencontre courant sur les écorces d'arbres ou sur le sol. Ils sont carnassiers, et se nourrissent sans doute de fort petits insectes. Leur corps est mou et généralement rouge. On doit considérer comme type du genre :
L'ÉRYTiiRÉ FACCHEUR. Eixthfœus phalaiigioules , Latr.; Mite faucheuse, Degéer (Mém. sur les Insectes, t. VII, p. 1Ô4, pi. 8, fig. 7-11 ); Pbalangioïde, Tromhidiinn phalangioides , Ilermann (Mém. aptérologi- <|ue, p. .5.5, pi. 1, fig. 10). Ses yeux sont rouges, son abdomen est de même couleur. On remarque une bande longitudinale et plus pâle au milieu du dos; les pieds de la quatrième paire sont très-longs. Cette espèce se trouve au printemps, près des Chênes et sur les feuilles de cet arbre.
On doit encore placer dans ce genre, suivant Latreille :
L'ÉRYxnRÉ ORDURicoLE. Erfthrœus quisquilliariim, Trombiilium quisquillianim, Ilerin., loc. cil., p. 52, pi. 1, fig. 9. Son abdomen est déprimé, rouge, avec les poils du corps blancs et très-courts. Il a été trouvé dans des décombres amassés par des inondations. L'ÉnvTHRÉ DES PAROIS. EiytUrœus parieiinum , Trombidiiim parietinum, Hermann, loc. cit., p. 37, pi. 1, fig. 12. Son corps est prescpie ovale et de couleur vermillon; les palpes ont un seul onglet fourchu en dessous. Les pieds sont d'une seule couleur. On liouve cette espèce dans les Mousses. On la rencontre iiussi dans l'intérieur des appartements ; elle court dans nos p.ipiers et sur les pages des livres, mais ne leur fait aucun dommage et se nourrit sans doute d'insectes plus (letits qu'elle. Hermann ne met pas en doute que la petite Araignée rouge qui court très-vite, dont Roésel fait mention à l'explication de la planche vingt-quatre de son ouvrage (t. m, § \") et dont il fait son cinquième genre, n'appartienne à cette espèce. Latreillc rapporte encore au genre Érythré les Trombidions pusillunt, Hcrm. (pi. 2, fig. 4), et mutontm, du même auteur (l>l-2,fig.3).
ERYTHRÉE. Eijlhrœa. bot. Genre de la famille des Cfiiliauées et de la Pcnlandrie Digynie , L. Le nom
à'Eiylhiœu avait été anciennement donné par Kcneaume (Specim., p. 77, t. 70) à la jolie plante de nos bois connue vulgairement sous le nom de petite Centaurée. Tournefort en fit le type de son Cciilaurium ■minus, en lui associant le Clilora, VExacum, etc. Elle cessa de conslituer un genre particulier ù l'époque oij écrivit Linné; cet illustre naturaliste la fondit dans son grand genre Gcntiana, et tous les botanistes qui adoidèrent le .système sexuel, se crurent pendant longtemps obligés de suivre en cela leur législateur, quoiqu'il y eût dans la petite Centaurée une différence frappante de port et des caractères bien suffisants pour constituer un genre particulier. Dans les Archives de la Botanique, publiées à Leipsick en 1790 par Rœmer, on trouve deux dissertations sur les Gentianes, l'une de F. W. Schmidt, et l'autre deBorckhausen, dans lesquelles plusieurs genres sont construits avec les matériaux du Gcntiana. Ce n'est pas à ces auteurs qu'on doit adresser le reproche d'avoir marché servilement sur les traces de Linné. Loin de grouper, comme celui-ci, presque en une seule masse toutes les Gentianées européennes, ils les ont divisées (le second surtout) en une multitude de genres qui ne sont pas avoués par la nature. VErjUiicBa a été rétabli par Borckhaiisen , mais sans être suffisamment caractérisé; d'ailleurs cet auteur avait transporté dans d'autres genres la plupart des plantes qui doivent y entrer. La même erreur avait été commise par Schmidt, qui avait répandu les espèces d'Erythrée dans son genre Hippion et dans le Cliironia. tu adoptant le genre Chironia de Schmidt, dans lequel VEiythrœa se trouve impliqué, Willdenoiv et De Candolle y réunirent, avec raison, les Gcntiana marilinia elspicala, L., mais le premiery joignit les Chironia du Cap, qui forment un genre très-distinct. Nous ne dirons pas non plus que Necker soit l'auteur du genre Eryl/irœa, quoiqu'il l'ait vaguement indiqué dans ses Elementa Botanica. Enfin, Richard père, dans VEnchiridium de Persoon,a défini parfaitement le genre en question, a limité le nombre de ses espèces, et fixé ses caractères de la manière suivante : calice cylindracé, appliqué, à cinq angles et à cinq dents; corolle infundibuliforme, à tube très-long, resserré vers la gorge, à limbe réfléchi; anthères roulées en spirale, après l'anlhèse ; deux stigmates rapprochés, rarement assez confluents pour n'en former (|u'un seul; capsule très allongée, presque linéaire, réellement uniloculaire, mais paraissant biloculaire à cause de l'extrême introtlexion des valves; graines non bordées, attachées à deux placentas suturaux, très dévelop|iés. Ce goure comprend une trentaine d'espèces qui sont , moins que les autres Gentianées, particulières à tel sol ou à tel climat. Les unes croissent dans les bois ombragés, les autres dans les lieux secs, arides; celles-ci près des bords de la mer, celles-là dans les montagnes, etc. La plupart sont indigènes du bassin de la Médilerranée; cependant on en rencontre dans les contrées équaloriales des deux continents. Kunth , par exemple, en a décrit trois nouvelles espèces sous les noms A'Erjtluœajorullcnsis du Mexique, Erythrica qiiifcnsis du Pérou et Eryttirœa Plumieri, de l'île de Cuba. R. lirown a aussi fait connaître, sous le nom
(i'Eijthiœa aiistralis, une autre espèce de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des plantes herbacées, à lises droites, à rameaux le plus souvent dichotonies, à feuilles très -entières, opposées et étroites; à fleurs axillaires et terminales, solitaires au sommet des pédoncules ou disposées en épis, le plus souvent roses ou blanchâtres, quelquefois jaunes.
Dans le nombre des Éiylbrécs, il en est une qui mérite notre attention en raison de la célébrité dont elle a joui autrefois comme plante médicinale, et de la profusion avec laquelle la nature en a décoré les forcis de l'Europe. Nous voulons parler de I'Érythiiée petite Ce>'TAIIrée, Erylhiœa Centmirium, Rich., ;n Pers.; Gentiana Ccntaurhnn , L.; Chironia Centaurium , Willd. et DC, FI. fr. Celte plante s'élève à la hauteur de trois à quatie décimètres; ses liges ne Sont pas divisées inférieurement. elles portent des feuilles oblongues, réunies en rosettes à la base; les fleurs en fascicules paniculés, ont les divisions de la corolle larges et concaves, le ])lus souvent roses, mais quelquefois blanches. Swartz et De Candolle ont, avec raison, distingué de cette espèce VEiylhrœa pulcitella, dont la tige est trèsramifîée, et les divisions delà corolle fort étroites. L'amertume de ces plantes, plus franche et plus dégagée de principes étrangers que celle des racines des autres Gentianées, les a fait employer avec succès, sous forme d'infusion , comme toni(|ues et stimulantes. Si maintenant elles ne jouissent plus d'une aussi grande réputation, c'est que le mode de traitement a changé dans les maladies où on les administrait. Elles possèdent réellement des qualités très-prononcées, et conséquemment doivent jouir de propriétés médicales assez énergiques.
ËtlYTHEIN. OIS. Espèce du genre Gros -Bec. r. ce mot.
ÉRYTHBIN ou ÊRYTHRINE. Eiythrinus. pots. Ce nom qui, tiré du grec, signifie ronge, a été imposé comme spécilique et pour indiquer leur couleur, à des Poissons de divers genres : un Spare dans Linné, un Squale et un Saumon dans Schneider, s'appelaient Érythrins. Gronou l'employa pour désigner un genre que le législateur suédois ne conserva point, et qu'il fit rentrer parmi les Ësoces. Lacépède ayant rétabli le genre de Gronou , lui donna la désignation de Synode qu'adoptèrent la jilupart des ichlhyologistes; mais Cuvier, qui conserve également ce genre, ayant judicieusement pensé qu'on n'avait point eu le droit de changer les noms imposés par les fondateurs, Cuvier a, dans son Histoire du règne animal, rétabli le nom imposé liar Gronou. Le genre Érythrin appartient donc à la famille des Clupes, dans l'ordre des Maiacoptérygiens abdominaux; ses caractères consistent : dans les os intermaxillaires petits, faisant, avec les maxillaires, une grande partie des côtés de la mâchoire supérieure; une rangée de dents coniques sur les bords de chaque mâchoire : parmi celles de devant, quelques-unes sont plus grandes que les autres; dents en velours sur les palatins; cinq rayons larges aux branchies; tête ronde, mousse, garnie d'os solides, sans écailles; sous-orbitaires couvrant toute la joue ; corps oblong, peu comprimé, revêtu de larges écailles ; dorsale répondant aux
ventrales. L'estomac est un large sac où s'ouvrent beaucoup de petits cœcums; la vessie natatoire est trèsgrande. Les Ërythrins habitent les eaux douces des pays chauds, où leur chair, fort agréable, est recherchée. VEsox Malabaricus de Bloch (pi. 592) sert de type au genre dont il est question, et dans lequel rentrent les .Sr«0(/i<s ^o'^i/v/n;*, Taieiia et palustiis de Schneider, avec VEiox yymnocephalus de Linné.
ÊRYTHRINE. Eijthrina. eot. Ce genre de la famille des Légumineuses, de la Diadelphie Décandrie, L., et dont le nom dérivé d'£fuepo;, rouge, exprime fort bien l'un des principaux attributs, est sans contredit l'un des plus brillants et des plus singuliers par la couleur et la forme de ses fleurs. 11 a été institué par Plumier et présente aujourd'hui plus de quarante espèces. Ce sont presque tous des arbustes sarmenteux et grimpants, pour la plupart originaires des deux Indes, et dont les fleurs, ordinaiiement grandes, forment des grap])es d'un effet admirable. Les feuilles sont alternes, composées de trois folioles entières; elles sont généralement persistantes. Le calice est campanule, tronqué, à deux lobes obtus et peu marqués; la corolle est papilionacée, l'étendard très-long, appliqué contre les ailes, ayant ses bords rabattus; les ailes sont courtes ; la carène se compose de deux pétales distincts, à peu près de la longueur des ailes. Les étamines sont diadelphes. L'ovaire est pédicellé. Le fruit est une gousse uniloculaire, allongée, contenant plusieurs graines et s'ouvrant en deux valves.
Nous citerons entre autres espèces fort remarquables les suivantes :
ÊRYTHRINE CORAIL. Eiythritia corallodendron , L., Lamk., III., t. G08, f. 1. Cette espèce, que l'on connaît sous le nom vulgaire de Bois immortel, est originaire des Antilles. C'est un petit arbre d'un aspect agréable quoiqu'un peu nu et dépouillé, s'élevant à une hauteur de douze à vingt pieds et dont le tronc est lisse, poli, jaunâtre et assez généralement hérissé de gros aiguillons peu piquants. Ses feuilles sont alternes, longuement pétiolées, composées de trois folioles rhomboïdales, acuminées, entières et glabres; celle du milieu est pétiolée. Les fleurs, qui s'épanouissent avant que les feuilles se soient développées, sont grandes, d'un beau rouge de corail, et forment un è\n pyramidal de six à huit pouces de longueur à la partie supérieure des ramifications de la tige. A ces fleurs, qui sont en général pendantes et fort difficiles à conserver dans l'herbier, succèdent des gousses allongées, un peu toruleuses, longues de cinq à six pouces, s'ouvrant en deux valves et renfermant» un certain nombre de graines réniformes, luisantes, d'un rouge très- vif, avec une grande tache noire. Ces graines, de même que celles de VAbrus prœcatorius , servent à faire des colliers, des bracelets et d'autres ornements. Dans les deux Indes, on cultive assez fréquemment celte espèce, avec laquelle on fait de foit bonnes haies pour limiter et clore les pâturages; les bestiaux en respectent les branches qui sont presque toujours entrelacées avec des tiges volubiles de plusieurs espèces de Poivriers qui se plaisent parmi ces haies comme dans toutes les broussailles.
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Erïthrise CRÈTE deCoq. Eijthtina CristaGalli, l., Smilli, Exot. Bol., t. 95. Celte belle espèce , qui croit aux environs de Rio-Janeiro, y forme un arbre Irèsélevé, généralement dépourvu d'aiguillons. Ses feuilles se composent de trois folioles ovales-lancéolées, entières, légèrement pétiolécs et portant chacune deux glandes à la base de leur péliolule. Les fleurs, grandes et d'un rouge éclatant, sont axillaires, réunies au nombre de trois à quatre sur un pédoncule commun, d'environ un pouce de longueur.
Értthrine a fleurs nues. Erylhrina poyanthes, Brot. Bot. regist., 124G. C'est un arbre dont le tronc n'a guère plus de quinze pieds de hauteur; il se couronne de branches un peu épineuses, d'abord dressées, mais se penchant insensiblement, et se courbant même jusqu'à la surface du sol. Les feuilles sont composées de trois folioles larges, ovalaires, presque cordiforraes, garnies de stipules petites, persistantes et acuminées : les folioles latérales sont portées sur de courts pétiolules presque cylindriques comme le pétiole qui est fort allongé. Les fleurs, rassemblées en une sorte d'épi terminal dressé, sont fort nombreuses, serrées, longues de quatre pouces, d'un rouge pourpré des plus vifs; le calice est pubescent, brun ù sa partie inférieure et rougeâtre supérieurement; l'étendard est, pour ainsi dire, la seule partie visible de la fleur, et comme bivalve, linéaire -lancéolé, faiblement strié et courbé antérieurement; les ailes sont petites, oblongues, verdàtres à leur base ; la carène présente encore moins d'élendue que les ailes. Les étamines, plus courtes que l'étendard, sont entièrement cachées dans son repli; elles ont leurs filaments blanchâtres et leurs anthères jaunes et courtes.
Érytori^e veloctée. Erythrina velutina , Willd. Cette espèce constitue un petit arbre branchu, dont le tronc, droit et cylindrique, a huit pieds environ de liauteur; il est recouvert, ainsi que les branches principales, d'une écorce épineuse, d'un brun noirâtre; les aiguillons sont épars, distants, ordinairement par paire à chaque articulation des feuilles, courts, épais et faiblement recourbés. Les feuilles sont presque verticillées, composées de trois folioles ovalaires, cordiformes, entières, pétiolées, marquées d'une forte nervure médiane et de veines latérales ramifiées , d'un vert jaunâtre en dessus, d'un blanc verdàtre et très-duveteuses en dessous; le pétiole commun est allongé, épais, d'un gris jaunâtre et garni de petits aiguillons à l'insertion des folioles; il a en outre à sa base quelques stipules membraneuses, très-petites et caduques. Les fleurs, qui paraissent avant les feuilles, sont grandes et d'un rouge écarlate, du plus bel éclat ; elles sont réunies, une douzaine et plus, en grappes toufl^ues; le calice est duveteux et d'un vert brunâtre; l'étendard est très- ample, llexueuxen ses bords, réfléchi et d'une belle couleur de vermillon ; les étamines sont d'un rouge pourpre vif, et les anthères jaunes. De la Nouvelle-Grenade.
ÉRYTDRINE BRILLANTE. Eiftiirina fitlgeiis, Loisel. llerb., 2C2. Cette espèce forme un arbrisseau de deux à trois pieds de hauteur, dont les rameaux sont nus dans une grande partie de leur longueur, munis çà et là d'aiguillons courts, épars, et garnis, vers leur partie
supérieure, de plusieurs feuilles rapprochées, pétiolées, composées de trois folioles, un peu rhomboïdales, glabres, d'un beau vert. Ses fleurs sont d'un rouge ponceau, disposées au sommet des rameaux, douze à quinze les unes après les autres, en une grappe courte ou en une sorte de cime portée sur un pédoncule commun , plus long qu'elles, et chargé de plusieurs petites bractées. Leur calice est presque campanule, comme tronqué en son bord, et à cinq dents peu distinctes. La corolle est paplllonacée, remarquable parla longueur de son étendard ovale-oblong, quatre fols plus long que les ailes et la carène. Les étamines, au nombre de dix, ont neuf de leurs filaments réunis en un seul faisceau, et le dixième libre. L'ovaire est supérieur, allongé, surmonté d'un style à stigmate simple.
On cultive les Érythrines en terreau de bruyère, et on les abrite en serre chaude. On parvient assez facilement a les propager au moyen du marcottage et des boutures; néanmoins II y a quelques précautions à prendre ; on prépare un pot calculé sur la grandeur de la bouture, et on dispose, pour le recouvrir, une cloche dépolie, qui en embrasse toute la circonférence; on place au fond du pot une couche de tuile grossièrement écrasée , puis on le remplit avec un compost formé de trois parties de terreau de biuyère et d'une partie de fumier bien consommé; on fait un trou au milieu et on y enfonce la bouture à deux pouces de profondeur et à égale distance de la couche de tulleaux. On recouvre le pot de sa cloche, et on porte le tout sur la couche ou dans la tannée dont la température doit être constamment entretenue à vingt ou vingt-cinq degrés du thermomètre de Réaumur. On tiendra le terreau légèrement humide, mais on aura soin, en même temps, d'enlever l'eau qui se sera condensée, après l'évaporation, sur les parois internes de la cloche, surtout si la bouture était assez grande pour y atteindre. Aussitôt que l'on se sera assuré que la reprise est parfaite , on supprimera la cloche et l'on dépotera quand on jugera l'époque favorable à celle opération , afin que les jeunes racines ne soient aucunement gênées.
VEiythiina planisiliqua , L., qui croit dans les bois, à Saint-Domingue, est devenu pourWilldenow le type d'un genre nouveau qu'il a nommé Jiiutolphia. F. ce mot.
ÉRYTHRliNE. min. Nom sous lequel divers auteurs ont désigné et décrit le Cob.vlt arséniaté. F. ce mot.
ÉRYTHROC.\RP£. Eiythrocarpus. bot. Genre delà famille des Euphorbiacées, établi par Blunie qui le caractérise ainsi : fleurs diolques; calice à cinq ou six divisions", étalées sur deux rangs; corolle nulle. Dans les fleurs mâles les étamines sont assez nombreuses, exsertes, imposées sur le disque qui est convexe, entremêlées de filaments stériles et squammiformes, dressés dans la préfloraison. Les fleurs femelles ont l'ovaire entouré d'un cercle crénelé ; il est ù trois loges renfermant chacune un ovule; les trois stigmates sont sesslles, presque cordiformes. Le fruit consiste dans une capsule à trois coques monospermes. Les Érvtorocarfes glo- MÉRULES et EN ÉPI, Erylltiocarptis glomenilatus , Blum. , Erylhrocarpus spicatus, Blum., sont des arbrisseaux ù rameaux flexibles, ù feuilles oblongues,
EHYTHROCHITON DU BBÉsIL
accompagnées à leur base de deux petites stipules trèsentières, coriaces et glal)res; les Heurs ont des bractées opposées aux feuilles. Ces arbustes habitent les forêts de l'île de Java.
ÉRYTHROCÉPHALE. Erythrocephalus. C'est-à-dire qui a la tête rouge.
ÉRYTROCHILE. Eiytrochiliis. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par le professeur Reinwardt, avec les caractères suivants : fleurs dioïques ou monoïques; calice à trois divisions; corolle nulle. Les fleurs mâles ont les étamines assez nombreuses, rapprochées sur un disque convexe et entremêlées d'écaillés ; les loges des anthères sont distinctes , dressées au sommet du filament et déliiscenles par deux pores. Les fleurs femelles ont trois glandules alternantes avec les sépales qui sont persistants; l'ovaire a trois ou quatre loges uniovulées; trois ou quatre styles réfléchis, plumeux intérieurement. Le fruit est une capsule formée d'une ii quatre coques; les graines sont revêtues d'un arille complet. Outre l'espèce indicpiée par Reinwardt : E rytrochilus Indiens, Blume en a découvert trois autres : Erytrochihis mollis, Eiytrochilus minor , Erytrochilus longifolius. Toutes sont des arbrisseaux a feuilles alternes, ovales ou oblongues, plus ou moins dentées, accompagnées de petites stipules décidues, à fleurs axillaires, agglomérées en épi et mêlées de bractées. On les trouve dans diverses parties de l'ilede Java.
ÉRYTIIROCHITON. eot. Genre établi par Nées et Martius dans les nouveaux Mémoires de l'Académie de Bonn ( 1, 103, tab. 18, fig. c) et qui doit faire partie de la famille des Rutacées, tribu des Cuspariées. Il est caractérisé par un calice très-grand , coloré, présentant un tube relevé de cinq angles, et un limbe fendu en deux lèvres; cinq pétales soudés entre eux par leur base, de manière à simuler une corolle hypocratériforme, découpée à son sommet en cinq divisions ouvertes et inégales; cinq étamines toutes fertiles, dont les filets courts et pyramidaux se soudent à leur base, en un tube court et charnu, poi té sur la corolle, vers la hauteur ù laquelle elle se divise; cinq styles réunis en un seul, terminé par un stigmate légèrement renflé et marqué de cinq sillons; un ovaire renfermé dans un tube glanduleux, à cinq coques dont une ou deux avortent quelquefois. Celles qui viennent à maturité offrent chacune la forme, si commune dans cette famille, d'une capsule rugueuse, bivalve et disperme.
VErythrochilon Srasiliensis (loc. cit., tab. 22) est un petit arbre qui croît à l'ombre des forêts; sa tige, simple, ne porte que vers son sommet des feuilles éparses, lancéolées, dépourvues de stipules. Ses fleurs, remarquables par leurs dimensions et leurs couleurs où le rouge du calice contraste avec la blancheur des corolles, sont disposées en grappes courtes, à l'extrémité de longs pédoncules, et accompagnées de bractées.
ERYTHROCOCCIS. bot. (Pline. ) Synon. de Grenade.
ERYTUROCYNIS. BOT. Dans son Histoire des Orchidées des îles Australes d'Afrique, Du Pelit-Thouars nomme ainsi une espèce de son genre Cynosoiclns. Elle parait rentrer dans le genre Orcins, et en ce cas, son nom scientifique est Orckispuiptirea. Celte plante {loc. cit., tab. 15, sub Purpiirocfnis) croît dans les
îles de France et de Mascareigne, où elle fleurit au mois d'août. Ses fleurs sont grandes, purpurines, et ses feuilles ovales et aiguës.
ERYTHRODANUM. bot. Nom de la Garance dansDioscoride et Théophrasle. Dans sa Flore de l'île Tristan d'Acugna, Du Petit-Thouars a appelé ainsi un genre de Rubiacées qui est absolument le même que le Nerteria de Gaîrtner. f . Nerterie.
ÉRYTHRODE. Erythiodes. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie,Lînn., établi par Blume, pour une plante qu'il a observée dans les forêts montueusesdeJava,et qui présente l'aspect d'une Néottie. Caractères; sépales ereclo-connivents, les latéraux embrassant le labelle ; pétales presque semblables, mais un peu moins larges; labelle prolongé inférieuiement en un éperon obtus, presque didyme; limbe court, réfléchi, rotundatoémarginé; gynostème court, émarginé, sétacéo-acuminé au sommet; anthère dorsale, biloculaire; deux masses polliniqnes oblongues, granuleuses, unies par un pédicelle commun.
Érytobode a larges feuilles. Erythrodes latifolia, Blum. Plante herbacée, terrestre; tige infère, radicante; feuilles alternes, pétiolées, nervurées, membraneuses, ovales et larges; épi terminal, formé de fleurs blanchâtres, accompagnées de bractéesbrunàtres, glanduloso-pubescentes à l'extérieur.
ERYTHRODUY'S. bot. Nom donné par Du Petit- Thouars (Histoire des Orchidées des îles Australes d'Afrique) à une espèce du groupe qu'il a nommii Dryorcliis. Cette plante, figurée loc. cit., tab. 2, est indigène de l'Ile-de-France où elle fleurit au mois de septembre. Elle a des feuilles ovales, aiguës, et des fleurs grandes et jaunâtres.
ÉRYTUROG.^STER. ois. (Cuvier.) Syn. de Brève à ventre rouge ou du Malabar. 1^. Brève.
ÉRYTHROLÈNE. Erylhrolœna. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Syngénésie Polygamie égale. Lin., institué parSweet qui lui assigne pour caractères : capitule à fleurs égales et de même sexe; involucre conique, composé d'écaillés lancéolées, acuminées ; les extérieures foliacées, dentées-épineuses, réfléchies; les intérieures allongées, très-entières, dressées et colorées; réceptacle convexe, piloso-fimhrillifère; corolle quinquéfide, régulière, à découpures épaisses au sommet et plus courtes que la partie tubuleuse; filaments des étamines glanduloso-pileux ; anthères accompagnées de deux soies à leur base; style très-longuement exserte; fruit glabre; aigrette plumeuse. La seule espèce connue, Érytiiuolè?(e éclatante, Erylhrolœna conspiciia, Sw'cel, Brit. FI. Gard., 154; hook.. Bol. Mag. 200'J, a été rapportée du Mexique par le naturaliste Bullock, en 1824, et déjà elle est répandue dans une multitude de jardins où elle se fait encore remarquer parmi les plus belles fleurs de l'automne. La plante est bisannuelle et donne naissance à une tige droite, haule de dix pieds, très-rameuse, anguleuse, sillonnée, pubescenteetd'un vert pourpré; ses feuilles sont alternes, sessiles; les inférieures profondément découpées, d'un vert foncé, luisant, pubescentes dans leur jeunesse, marquées en dessous, de veines très-saillantes; les feuilles supérieures, comme celles des rameaux, sont
lancéolées et pourvues d'un crand noml)re d'épines. Les ficnrs sonl grandes, 1res belles et terminales; l'involucre est long, avec les écailles inlernes d'une belle couleur orangée, tirant sur le ponceau; les fleurons sont inséiés en grand nombre sur un réceptacle convexe, charnu, enlremélés d'une grande quantité de poils roides; la corolle est jaune, tubuleusn à peine plus longue que l'involucre; son limbe est partagé en cinq segments longs et linéaires; les filaments staminaux sont glanduleux, velus, pourprés, supportant des an- Ibères de la même couleur, très-longues et accompagnées de poils rudes à leur base; le style est terminé par un stigmate bifide, en massue et pourpré; l'akène est glabre; l'aigrette est sessile, couverte de poils pluraeux, qui forment panache.
Celle espèce, â l'exposition du midi et abritée par un mur, dans une (erre légère et sablonneuse, résiste assez bien à la température ordinaire des hivers, dans nos climats; elle fleurit à la fin de l'été et les gelées surprennent encore ses tiges el ses ramifications chargées de fleurs. On la couvre d'une simple litière.
EliYTllUOLEPTlS. EOT. Nom proposé par Du Petit- Thouars (Histoire des Orchidées des iles Australes d'Afrique) pour une espèce de son genre Leplorchis. Ce genre correspondant au Malaxis de Swarlz, le nom scientifique de l'espèce en question doit être Malaxis piirpura^cens. Cette plante, figurée loc. cit., tab. 20, croit aux iles de France et de Mascarcigne, où elle fleurit au mois de février. Elle possède de petites fleurs pourprées et des feuilles ovales et aiguës.
ÉRYTHROLOPHE. EiythrolopUiis. ois. Se dit de quelques espèces dont la lète est ornée de plumes relevées en forme de huppe et colorées en rouge.
ÉRYTIIRO.N. BOT. Syn. de Rhus Coriaria. V. ScaAC.
ÉRYTIIRONE. Mtîi. Nom donné par Delrio à un nouveau métal découvert par ce minéralogiste mexicain, dans le minerai de plomb brun de Zimapan. Ses propriétés caractéristiques sont de former des sels qui rougissent au feu et dans les acides. Du reste, celte substance est encore fort peu connue.
ÉRYTUROiNIER. Eij'lhronium. bot. Ce genre de l'Hexandrie Monogynie, L., avait été placé par Jussieu dans la famille des Liliacées, à colé des Tulipes. Dans la Flore française. De Candolle l'a réuni aux Colcliicacées, et a ainsi fixé ses caractères : périgone campanule, très-ouvert, à six divisions profondes, pétaloïdes, disposées alternativement sur deux rangs; les trois intérieures munies chacune de deux callosités à leur base interne; ovaire portant un style allongé, divisé en trois stigmates; capsule globuleuse, rélrécie à sa base; graines arrondies. Parmi les espèces peu nombreuses de ce genre, nous citerons :
ËRYTiiRoiHiER DE>T DE CuiE:». EiythroniiiiH dens Canis, L. Cette plante a une hampe liaute d'un à deux décimètres, pourvue à sa base de deux feuilles ovaleslancéolées, mouchetées et panachées de vcrlelde rouge obscur. La fleur, solitaire au sommet de la hampe, est pendante et d'une belle couleur purpurine ; son bulbe a une forme qui rappelle les denlscanines des Ma mmifères, d'où lui est venu son nom spécifique. Cette jolie plante tapisse, au premier printemps, les lieux couverts ei mon-
Uieux de certaines localités. Elle est très-commune près de Genève, de Montpellier, de Turin, dans les montagnes du Bugey et dans les Pyrénées.
ÉRTTnR0:SlER \ GRANDES FLECRS.£'/X""''"»'''"" S""""-
(lillann)i, Pursh., Amer. sept. 1,23 ; Bot. Regist., 1780. Cette belle espèce a été trouvée en Ca!ifornie;son bulbe est allongé, presque cylindrique, un peu comprimé et recouvert d'une tunique d'un gris pâle, liiant sur le brunâtre; il en sort deux ou trois feuilles oblongueslancéolées, obtuses, engainantes à leur base, d'un vert agréable, marquées de trois nervures ou stries longitudinales. La ham)>e parait au milieu des feuilles qu'elle ne surpasse cependant pas (luoiqu'elle soit plus longue, mais elle se courbe vers le sommet. La Heur qui la termine est solitaire et inclinée vers le sol, elle a deux pouces d'étendue; le périanllie a ses six divisions profondes, inHécliiesen dehors dès leur base, à bords souvent roulés, d'un beau jaune doré, avec l'onglet blanchâtre; les trois intérieures ont à leur base interne chacune deux callosités glanduleuses. Les six étamines ont leurs filaments cylindriques et jaunes, portant des anthères fort allongées, el d'un rouge brunâtre.
On cultive dans les jardins V E ijlhionium flavescens, Delaun. (Uerb. Amat., tab. 51 ), plante originaire de l'Amérique seiitentrionale, qui diffère des précédentes par la couleur jaune de ses Heurs, et surtout parce que les Irois divisions extérieures du périgone sont échancrées à chaque côté de leur base.
EKYTHROPALE. Eiythropalnm. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, établi par Blume qui lui assignepourcaractères : fleurs ordinairement monoïques, et sans doute par avorlement; calice supère, à cinq dents peu prononcées; cinq pétales ovales, alternes avec les dents du calice, bicalleux ù leur base ; cinq étamines opposées aux pétales, insérées sur les bords du disque qui est é|)igyne ; filaments courts ; anthères dressées, déhiscentes latéralement; style court; fruit en massue, uniloculaire, à trois valves épaisses, charnues, susceptibles de se diviser; une seule graine revêtue d'une tunique. L'Érvturopai.e grimpast, EiyHiropaliiM scantleiis, est un arbrisseau à feuilles pétiolées, subpellées,oblongues,acuminées, glabres, très-entières, à pédoncules rameux, axillaires, à pédiccllcs suboinbellés. 11 croit dans les forets montagneuses de Java.
ÉRYTIIROPULÉ. Eo'lhiophleitm. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Décandrie Monogynie, institué par Brown, mais (|ui n'a point été adopté par De Candolle. Ce genre se compose d'une seule espèce, Eijlhrophleum Lcoiiense, découverte en 1822 sur les côtes occidentales de l'Afrique.
ÊRYTHROPHTALME. pois. C'est-à-dire jcî<a; rouges. Kom scientifique de la Sarvc, esjièce d'Able. F. ce mot.
ÉUYTHKOI'UYLLE. Eijlluoplixlliis. bot. On donne celte épilbèle aux plantes dont les feuilles se colorent en rouge.
ÉRYTUROPOGON. Eijthropogon. bot. Le professeur De Candolle a érigé ce genre dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, aux dépens du genre Xeranlhenium de Lamarck, et il le caractérise de la manière suivante : capitule raultiHore, bomogamc; réceptacle jdan et nu; iuvolucre obovato-tur-
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l)iné, formé de plusieurs raiiijccs ilVcailles imbriquées, linéaires-lancéolées, avec un appendice subiayonnanl, scaiieux et coloré; akènes sessilcs et glabres; aigrelle munie d'un rang de soies glabres et d'égale épaisseur.
ÉR-ïTiiROPOGON IJIDRIQCË. Erylliiopogon imbiicatiim, DC; Xeranthemum reniiiculutiim, Lam., Uicl., 3, 240. C'est un très-petit arbuste, à liges ligneuses, cylindriques, rameuses vers l'extrémité; feuilles petites, nombreuses, éparses, dressées; convexes et glabres supérieurement; concaves et cotonneuses en dessous; les capitules sont disposés en corymbes terminaux; simples, sessiles et un peu serrés ; les (leurs sont blanchâlres. Du caj) de Bonne-Espérance.
ÉRYTHROPOGo:? oacELLÉ. Eiythropogoii umbellatum, DC; Xeranthemum squarrosum , Lam. Cette espèce, de même que la précédente, n'a guère plus d'un Iiied de bauteur, et ses rameaux sont également sousligneux; les feuilles sont presque semblables, mais les Heurs sont légèrement purpurines. Elle appartient aussi au Cap.
ÉRYTHROPTÈRE. pois. Espèce de Labre du sousgenre Crénilabre. f^. Labre. — On se sert aussi de répillièle Érylliroplère, pour spécifier les insectes dont les élytres ou les ailes sont rouges.
ÉRYTUROPYGE. Erxthropjgiiis. ois. On désigne ainsi les espèces dont le croupion est recouvert de plumes d'un rouge vif, tels sont, par exemple, certains l'ics.
ÉRYTIIRORCHIDE. Erythrorchis. bot.. Genre de la famille des Orchidées, établi par le docteur Blume qui l'a caractérisé de la manière suivante : périgone à cinq divisions; trois externes (sépales) et deux internes (pétales), les unes et les autres oblongues, ovales, bombées extérieurement et aiguès au sommet; labelle privé d'éperon, concave, uni au gynoslème par sa base qui forme un onglet épais: son limbe est dressé, presque lobé; gynoslème Irès-courtement onguiculé, un peu courbé, en massue; anibère terminale, operculaire, à deux loges renfermant deux masses polliniques libres et d'une consislance assez ferme; capsules siliquiformes, creuses, déliiscenles par deux ou trois crevasses longitudinales, renfermant des graines rebordées par une membrane. Blume ne décrit qu'une seule espèce qu'il avait d'abord placée dans son genre Cyrtosia, sous le nom spécifique de AUissima. L'Érythrorchide TRÈS-ÉI.EVÉE est Une plante herbacée , terrestre , dépourvue de feuilles visibles; sa tige est giiiiipaule, articulée par des nœuds qui lancent des filels radicaux; elle est cylindrique, rougeàtre, rameuse, et les rameaux sont garnis de petites écailles allernes, aiguës; à l'aide de ces filets qui s'accrochent à l'écorce des arbres, la tige est susceptible de prendre un développement considérable, aussi n'esl-il pas rare d'en voir s'élever de la base des troncs de cinquante à cent vingt pieds, et en atteindre le sommet. Les fleurs sont d'un jaune vcrdàlre. On la trouve dans les forêts qui couvrent la partie occidentale de l'ile de Java.
ÉRYTHRORHIZE.£/7///;oî7»;o. bot. Michaux(F/o;-. Bor.-Jmer. 2, p. 33) a nommé ainsi un genre de la famille des Êricinées et de la Monadelphie Penlandrie, L., que Palisot-de-Beauvois avait fait connaiire antérieu-
rement dans un Mémoire lu à l'InsliUit de France, en 1799, et qu'il avait désigné sous le nom de Solenandiia. Ce mot ayant élé préféré à celui A^Eiyilirorhiza par Ventenat et par d'autres auteurs qui, soit dit en passant, se sont plu à en estropier l'orthographe, nous y renvoyons pour la descriiilion. r. So-
LÉKANDRIE.
ÉRYTHROSPERME. Eiylhrospcnmim. bot. Genre établi par Laniarck et faisant partie de la nouvelle famille des Flacourlianées, où il forme une section particulière, à laquelle le professeur De Candolle donne le nom d'Éiy-llirospennées. Ce genre offre les caractères suivants : le calice est formé de quatre sépales généralement concaves et dont les deux plus extérieurs recouvrent les autres. La corolle se compose presque toujours de sept pétales obtus et imbriqués latéralement. Les élamines, en même nombre que les pétales, sont hypogynes ; leurs filets sont Irès-courls ; les anlbères allongées, inirorses, et à deux loges. L'ovaire est globuleux, surmonté d'un slyle très-court, que termine un stigmate à trois ou cinq lobes peu profonds. Coupé en Iraveis, l'ovaire présente une seule loge cl trois ou cinq trophospermes pariétaux et longitudinaux, donnant attache à un très-grand nombre d'ovules extrêmement petits. Le fruit est une baie uniloculaire et monosperme.
Ce genre se compose de six espèces toules originaires des îles de France et de Mascareigne. Ce sont des arbrisseaux ou de petits arbres à feuilles entières, simples, é|>arses, ternées dans une seule espèce {Erythrvspennum verticiUalitm, Lamk.). Deuxont été figurées par Lamarck, Illuslr., sayo'ir : Eiylhrospermum pyrifolium {loc. cit., lab. 274, fig. 1, et Etythrospcrmum verli'cillalum, lab. 274, fig. 2).
Les graines, dans ce genre, sont presque toujours rouges et luisantes; de là le nom générique qui lui a élé donné par Lamarck. On en fait des colliers et d'autres ornemenis.
ÉRYTHROSPERMÉES. Eiylhrospeniteœ. bot. Quatrième tribu élablie par le professeur De Candolle (Synopsis, 1, p. 237) dans la famille des Flacourlianées, et qui se compose du seul genre Érythrosperme. /^ ce mot.
ÉRYTHROSTICTE. Erylhroslicins. bot. Genre de la famifle des Mélanihacées, établi par Schlechtendahl qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : périgone oupérianlhe coloré, à six segments suhunguiculés, étalés, un peu dressés, décidus, avec deux points nectarifères au-dessus de l'onglet; six élamines insérées en dessous des points nectarifères de chaque segment du périanlhe; anthères exirorses; ovaire triloculaire, surmonlé de trois styles subulés. Le fruit consiste eu une capsule triloculaire, susceptible de se séparer en trois parties. On trouve les Érylbrosticles dans le nord de l'Afrique; ce sont des plantes herbacées, à racines bulbeuses, à feuilles radicales lancéolées ou linéaires-subulées; la hampe esi souterraine et les fleurs se développent entre les feuilles.
ÉRYTHROSTO.ME. bot. Nom donné par Desvaux à un fruit hélérocarpien, dont le placenta conique supporte un grand nombre d'ovaires distincts et bacci-
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formes, qui proviennent d'une seule Heur; (elle est la liouce. Richard réunit ce fruit aux Syncarpes, et Mirbel le nomme Élairion.
ËRYTHROXYLE. Erythroxylum. bot. Genre de plantes , placé d'abord dans la famille des Malpighiacées, mais dont C. Kuntli vient de former le ly|)e d'un nouvel ordre nalurel, adopté par le professeur De Candolle, dans le premier volume de son Prodromus. Ce îïenre se compose d'environ vingt-quatre espèces, dont les (rois quarts sont originaires des diverses contrées de l'Amérique méridionale, tandis que les six autres ont été trouvées aux îles de France, de Mascareigne et de Madagascar. Ce sont en général des arbrisseaux ou même des arbres dont les jeunes rameaux sont comprimés et recouverts de stipules imbriquées. Les feuilles sont alternes, quelquefois opposées, munies de stipules. Les fleurs sont axillaires ou terminales, solitaires, géminées ou en faisceaux. Leur calice est à cinq divisions profondes et à cinq angles. La corolle se compose de cinq pétales hypogynes, sessiles, munis d'une petite écaille sur leur face interne. Les étamines, au nombre de cinq, ont leurs filets soudés à leur base en un urcéole. L'ovaire présente d'une à trois loges; dans ce dernier cas, deux des loges sont vides, la troisième contient un seul ovule pendant. Du sommet de l'ovaire naissent trois styles terminés chacun par un stigmate capitulé. Le fiult est un drupe oblong, anguleux, monosperme. L'embryon est placé au centre d'un endosperme corné. .Sa radicule est tournée vers le hile.
L'une des espèces les plus remarquables de ce genre est :
L'ÉRYTHRoxYiE Dt PÉROU. Erfthroxylon Coca, Lamarck, Dict. 2, p. 593. C'est un arbuste fort rameux, ne s'élevant (ju'à une hauteur de trois ou quatre pieds, orné de feuilles alternes, ovales, aigutis, entières, glabres, membraneuses, marquées généralement de trois nervures longitudinales, et longues d'environ un pouce et demi sur un pouce de largeur. Les fleurs sont petites et groupées sur de petits tubercules qu'on remarque sur les rameaux. Le Coca , selon l'observation de .loseph Jussieu, croît abondamment dans la province de Los Yungas, au Pérou. Ses feuilles, qui ont une saveur piquante, sont recueillies avec soin et distribuées dans toutes les mines du pays aux Indiens, qui en font l'exploitation. Ces Indiens ne résistent aux travaux pénibles de cette exploitation, qu'en mâchant continuellement ces feuilles avec les cendres du Qiiinoa, espèce du genre Chenopodium qui croît et que l'on cultive dans le pays.
ÉRYTHROXYLÉES. Erythroxrleœ. bot. Dans le cinquième volume des Nova Geneiii, le professeur Kunth a proposé de séparer le genre Érylhroxylon de la famille des Malpighiacées, et d'en faire le type d'un ordre nouveau qu'il a nommé Érythroxylées. Ce changement a ensuite été adopté par De Candolle (Prodrom., pi. 1, p. 573). Voici les caractères assignés à cette nouvelle famille qui ne se compose encore que du genre Ery- Ihroxxlum et du genre Sethia démembrement du premier. Le calice est persistant, à cinq divisions profondes ou simplement ù cinq lobes. La corolle est formée de cinq pétales sessiles, munis d'une petite écaille sur leur
face interne. Ces pétales sont imbriqués latéralement avant leur épanouissement. Les élamines , au nombre de dix, ont leurs filaments monadelphes, leurs anthères biloculaires, s'ouvrent par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre et supère, à une seule loge, contenant un ovule pendant, quelquefois ù trois loges, dont deux sont constamment vides. On compte, en général, trois styles et trois stigmates sur le sommet de l'ovaire ; plus rarement, le style est simple, terminé par un stigmate trifide. Il n'y a pas de disque sous l'ovaire. Le fruit est un drupe monosperme. La graine se compose d'un endosperme corné, au centre duquel est un embryon dressé et cylindrique.
Cette famille, qui est très-voisine des Malpighiacées, en diffère surtout par ses pétales munis intérieurement d'un petit appendice écailleux, par la présence d'un endosperme et par son fruit uniloculaire et monosperme.
ÉRYTHRURE. pois. Espèce de Spare du sous- genre des Picarels. F. Spare.
ÉRYX. REPT. Pour Érix. V. ce mot.
ESCALANDRE. ois. Vieux nom du Cujelier et du Rossignol de muraille. A'. Pipit et Sylvie.
ESCALIER. jiOLL. Même chose que Cadran. /^. Solarium. Les marchands de Coquilles ont aussi désigné quelquefois les Scalaires par le même nom.
ESCALLOMACÉES. Escalloniacew. bot. Dumortier, dans son Analyse des familles des Plantes, a établi celle-ci et lui a assigné pour caractères essentiels : système ligneux recouvert par le système cortical; enveloppe ïïorale double : l'intérieure polypétale et insérée sur le calice; fruit unique, pluriovulaire, polysperme, à placentaire symétrique; fleur impaire; méricarpes capsulaires, divergents à la maturité; un seul style; ovaire biloculaire. La famille est composée des genres Ecallonia, Jiiopicrus etitea.
ESCALLOiNlE. Escallonia. bot. Ce genre, de la famille des Éricinées et de la Pentandrie Monogynie, L., a été établi par Linné fils. Dans leur Flore du Pérou et du Chili, Ruiz et Pavon constituèient le même genre sous le nouveau nom de Uleroxylon, qui n'a pas dii subsister; de même le Jiiiujia de Gœrtner parait être encore un double emploi de VEscallonia. En décrivant plusieuis espèces nouvelles de ce genre, Kunth (iii Humb. et Bonp. Aoia Gênera et Spec. Plant. Jmer. T. III, p. 21)4) expose ainsi ses caractères génériques : calice demi-globuleux, adhérent à l'ovaire; limbe libre, étalé, à cinq dents ou à cinq segments; cinq pétales et cinq élamines insérés sur le calice; anthères oblongues, mutiques; style dressé; stigmate déprimé-capité, échancré-bilobé; fruit bacciforme, revêtu par le calice persistant et couronné seulement par le style, presque biloculaire, s'ouvrant ù la base irrégulièrement par des pores ; cloison ouverte supérieurement, et portant dans cette partie les placentas, qui sont au nombre de deux dans chaciuc loge et auxquels un grand nombre de graines sont attachées. Les Escallonics sont des arbres ou des arbrisseaux pour la plupart indigènes du Pérou et du Chili. Leurs feuilles sont éparscs et entières ; leui s fleurs, terminales, solitaires, paniculécs ou en grappes, sont blanches ou roses et accompagnées de bractées.
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EscALioNiE unsANTE. Escalloiiia illinita, Presl., Rpliq. 2, 40, l. 59; Lindl., Bolaii. Hiifisl. 1900. C'est un aibusle toujours vert, dont toutes les parties, enduites d'une sorte de vernis glutineux , exhalent une forte odeur de melilot et de fenujjrec; ses tiî;esetses rameaux sont cylindriques; Pécorce est papilleuse, d'un vert jaunâtre. Les feuilles sont oblongues, lancéolées, atténuées aux extrémités, pointues, dentées, veinées, d'un vert assez pur, tapissées d'une multitude de petits points glanduleux, d'oli transsude un suc résineux, qui se répand sur toute la surface. Les Heurs, rassemblées en grappes terminales, sont d'un blanc vcrdâtre, ordinairement disposées trois par trois, sur un pédoncule commun, qui est, ainsi que lespédicelles, recouvert de poils glanduleux; il en est de même du calice à tube tronqué , à limbe partagé en six segments subulés. La corolle est formée de cinq pétales distincts, alternant avec un pareil nombre d'étamines à lilaments un peu plus courts que la corolle , à anthères jaunes et arrondies. Le disque épigyne sur lequel sont attachés ces organes, est jaune, hémisphérique ; il offre dix cellules neclarifèies un peu déprimées; l'ovaire est à deux loges polyspermes. Cette plante est originaire des montagnes du Chili.
EscAiLoniEPCLVÉRiiiEHTE. £^scaHow!'ajOM/»er«/en/o, De Cand., Prodr. 4, 5; Svveet, Flow. Gard. 310. Ses tiges sont brunâtres, pubescentes et visqueuses, pourvues de feuilles oblongues, elliptiques, obtuses, nervurées, régulièrement dentées, pubescentes, glutineuses, d'un vert intense et brillant eu dessus, jaunâtres en dessous, longues de trois à quatre pouces sur douze à quinze lignes de largeur; le pétiole est long d'un pouce et presque cylindrique. Les fleurs sont nombreuses, rassemblées au sommet des tiges ou des rameaux, en de beaux épis serrés, longs de quatre à cinq pouces.
VEscalloiua mxililloiiles , sur laquelle Linné fils a établi le genre, possède un bois très-dur, qui sert à des usages économiques ; ses feuilles ont une saveur amère, et sont employées comme médicament, par les habitants du Pérou et de la république de Colombie où il croit naturellement. C'est le Stereoxylon patens de Ruiz et Pavon. Ces auteurs ont décrit plusieurs autres esj)èces li'EscaltoHia sous le nom de Slcreoxxlon, auxquelles Kunth en a ajouté cinq nouvelles parmi lesquelles nous citerons VEscallonia Tubar, Mutis , qui est la même que VEscallonia discolor de Ventenat (Choix de Plantes, p. et l. 34 ). Poiret a réuni à ce genre Vlmbiicaiia crenutata de Smith, plante connue sous plusieurs autres dénominations. Gœrtner (de Friict., t. 23 ) et Lamarck ( Ulustr., t. 145) l'ont nommée Juiigia Iinbricaria; Gmelin en a fait un genre nouveau qu'il a nommé Mollia; enfin c'était une espèce de Philadel- ;;/(MspourSolander. Ce conflit dedénominationsprouve assez que la plante en question, dont on ignore d'ailleurs la patrie, n'est pas assez connue pour que sa place dans le genre Escallotiia soit bien assurée.
ESCAKBEAU. ois. L'un des vieux noms du Corbeau, Coi-Eus Corax, L. F. Corbeau.
ESCARBOT. Hister. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Clavicornes, établi par Linné et dont les caractères sont : palpes
maxillaires beaucoup plus courtes que la léte et notablement plus longues que les labiales, ces dernières n'étant pas terminées par un article en hache , ni en cône allongé. Antennes logées dans des rainures pectorales , très-coudées, d'environ sept articles, dont le premier très-long et les trois derniers en masse ovale, presque solide. Mandibules très -saillantes et plus ou moins grandes; bouche couverte par un avancement de l'avant-sternum ; mâchoires terminées par un lobe court ou médiocrement allongé. Les Escarbots ont le corps plus ou moins carré, quelquefois presque globuleux, avec les mandibules avancées; la tête reçue dans une échancrure du corselet, les étuis tronqués, l'anus découvert, les pieds contractiles et les jambes larges et épineuses. Us diffèrent des Lucanes, Scarabées , Bousiers, Trox, Hannetons et Cétoines par les antennes, quoiqu'ils aient quelques rapports avec ces insectes sous d'autres points de vue, et des Dermestes, Anthrènes, Spliéridies et Byrrhes par leur tête rétractile, leurs antennes coudées, leurs mâchoires qui sont simples, et enfin par leurs jambes antérieures qui sont dentées. On trouve ces insectes dans les bouses, les fientes, les charognes, et dans les tueries, sur le sang qui y est resté desséché; quelques espèces vivent sous l'écorce des arbres morts ou cariés. On les rencontre pendant une grande partie de l'année, courant quelquefois par terre et dans les chemins. Lorsqu'on les touche, ils suspendent tout mouvement, se tiennent comme morts, leurs pattes et leurs antennes collées contre le corps.
Lalreille a observé la larve de l'Escarbot des cadavres, Hister cadaverinus ; il l'a trouvée, en août 1811, sous des excréments humains desséchés. Les plus grands individus ont neuf à dix lignes de long sur un peu plus d'une lignedelarge; le corps est d'unblancjaunàtre, cylindrique, presque linéaire, mais déprimé, d'un tiers environ plus large que haut et très-glissant. 11 est composé, en n'y comprenant pas la tête, de douze anneaux presque tous égaux et ayant une forme à peu près carrée. La tèle est plate tant en dessus qu'en dessous, moins large que le premier segment; elle est armée de deux fortes mandibules arquées, unidentées au côté interne et croisées à leur pointe; au-dessus de la base de chaque mandibule est insérée une antenne cylindro-conique, presque de la longueur delà tête, de trois articles. Les mâchoires paraissent être composées d'une pièce cylindrique, concave au côté interne, et terminée par une palpe de quatre articles cylindriques, diminuant de grosseur vers l'extrémité. La lèvre inférieure est petite, presque carrée; à chacun de ses angles supérieurs est insérée une petite palpe. Le premier anneau est un peu plus grand et recouvert d'une plaque écailleuse, d'un brun-rougeâtre assez vif. Les autres segments sont très mous ; ils sont demi -transparents, et les trois premiers portent chacun une paire de pattes très petites, écailleuses et composées de quatre articles, non compris le mamelon charnu qui leur sert de base. Le dernier segment est un peu plus étroit et arrondi au bout; il a en dessous un mamelon court, assez gros , où l'anus est placé; chaque côté de l'extrémité postérieure de cet anneau est dilaté et sert de base â un appendice écailleux, composé
ESC
de deux nrlides cylindriques de la mC-me longueur, et ayant chacun à leur extrémité deux poils assez longs. Ces appendices forment une sorte de double queue diverfienle et un peu relevée. Tous les anneaux, à l'exception du premier, du troisième et du dernier, ont de cliiii|Ui: ciité nn petit sligmale en forme de point brun, qui, vu ù la loupe, parait presque carré et divisé en deux par une ligne longitudinale ou l'ouverture. Celte larve rampe ou se traîne plutôt qu'elle ne marcbe ; elle peut aller à reculons, et sa peau est si glissante qu'elle s'échappe des doigts.
Paykul (Monographie des Histéroïdes, Upsal, 181 1 ) a divisé ce ginre en plusieurs coupes que nous croyons utile de faire connaître.
-]• Corselet strié longitudinalement.