‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 4 sur 76 · USSAT · texte numérisé non relu

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Analyse par Vauquelin, sur douze kilogrammes : gaz acide carbonique, sept pouces cubes; carbonate de chau.x 3,280; idem de magnésie 0,012; bydrochlorate de magnésie 0,420; sulfate de chaux 3,750; idem de magnésie 3,380.

ViCBI.

Température, 45". Analyse par Longchamp, sur un kilogramme : gaz acide carbonique, trois pouces cubes; carbonate de soude 5,000; carbonates de chaux et de magnésie, des traces; hydrochlorate de soude 0,531 ; sulfate de soude 0,425; silice et oxide de fer, des traces.

WllDUNG.

Analyse sur un kilogramme : gaz acide carbonique , un pouce cube; carbonate de chaux 0,175; idem de fer 0,159; bydrochlorate de soude 0,047; sulfate de soude 0,056; idem de chaux 0,331 ; silice 0,013.

WlSBADEN.

Température, 68». Analyse par Reynard, sur un kilogramme : gaz hydrogène sulfuré, seize pouces cubes; carbonate de chaux 0.133; soufre 0,133.

Eaux sclforebses. Eaux qui tiennent en dissolution du gaz acide hydrosulfurique.

Eabx thermales, r. EArx minérales.

ÉBALIE. Ebalia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, section des Orbiculaires, établi par Leach qui le place dans la famille des Leucosidea, et lui assigne pour caractères : tige externe des pieds-mâchoires extérieurs linéaire; bras des serres un peu anguleux; mains assez renflées, à doigts un peu inclinés en dedans; pieds des quatre dernières paires médiocres, diminuant graduellement de longueur depuis la seconde jusqu'à la cinquième; carapace légèrement avancée en forme de rostre, tuberculeuse à sa surface, entière sur ses bords; dernier article de l'abdomen des mâles armé d'une petite pointe près de sa base. Leach en décrit plusieurs espèces :

L'Ébalie de Pennant, Ebalia Pennantii, Leach (Zool. Mise. T. III, p. 19, et Malac. Brit., lab. 25, lig. 1-6). Elle est la même que le Cancer tube ros us de Pennant. On la trouve sur les côtes de l'Angleterre.

L'ÉBALIE DE Cranch. Ebalia Cranchii, Leach {Zool. Mise. T. m, p. 20, elMalac. Brit., tab!25, lig. 7-11). Elle se trouve à des profondeurs assez considérables sur les côtes occidentales de l'Angleterre.

4 niCT. DES SCIEKCES WAT.

L'ÉcALiE DE Brter, Ebalia Bryerii, Leach (Zool. Mise. T. III, p. 20, et Malac. Brit., tab. 25, fig. 12, 13), ou le Cancer tuberosa de Montagu. Elle habite les mêmes lieux que l'espèce précédente.

EBANOS. BOT. Bois précieux de l'île de Cuba que C. Bauhin regardait comme identique avec le bois de Santal.

ÉBÉNACÉES. EbenacecB. bot. Famille naturelle de plantes, ainsi nommée parce que le bois d'Ébène est produit par plusieurs des arbres qui la constituent. Jussieu a substitué le nom d'Ébénacées à celui de Guayacanées par lequel il avait désigné cette famille dans son Gênera. Biais les Ëbénacées, telles que les ont entendues Richard, Brown et Kunth, ne correspondent pas exactement aux Guayacanées de l'illustre auteur du Gênera Plantarum. Le premier de ces auteurs, dans son Analyse du fruit, a indiqué une famille des Styracées, qui se compose des genres Halesia, Styrax, Syiaplocos, etc., qu'il sépare des véritables Ëbénacées. Cette division a ensuite été adoptée par Jussieu, Robert Brown et Kunth. Nous allons exposer les caractères de la famille des Ëbénacées. Les fleurs sont rarement hermaphrodites; le plus souvent elles sont unisexuées, tantôt polygames, tantôt dioïques; leur calice est monosépale, à trois ou six divisions égales et persistantes ; la corolle est monopétale, régulière, assez épaisse, fréquemment pubescente en dehors, glabre à sa face interne; son limbe est à trois ou six lobes imbriqués; cette corolle est caduque; Jussieu dit qu'elle est périgyne; Robert Brown, au contraire, l'a décrite comme liypogyne, ce qui est conforme à ce que différents botanistes ont observé dans plusieurs des genres de cette famille; les étamines sont en nombre défini, généralement insérées sur la corolle, mais quelquefois immédiatement hypogynes, circonstance qui est fort rare dans les plantes pourvues d'une corolle monopélale, laquelle porte constamment les étamines; le nombre des filets est tantôt double, tantôt quadruple de celui des divisions de la corolle; quelquefois cependant les étamines sont en nombre égal à celui des divisions de la corolle; dans ce cas elles alternent avec ces dernières; quand les fleurs sont hermaphrodites, les filets sont simples, tandis qu'ils sont en général bipartis dans les fleurs unisexuées; la plus intérieure des deux divisions des filets est plus courte, et chacune d'elles porte une anthère à son sommet ; les anthères sont lancéolées, lîxées par la base à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal; l'ovaire est libre, sessile, à plusieurs loges, contenant chacune d'un à deux ovules pendants ; le style est divisé, plus rarement simple; les stigmates sont simples ou bifides; le fruit est une baie globuleuse ou ovoïde, s'ouvrant quelquefois d'une manière presque régulière, et contenant un petit nombre de graines par suite d'avortement; les graines sont recouvertes d'un tégument propre, mince et membraneux ; l'endosperme est blanc et cartilagineux; l'embryon est droit, moitié plus court que l'endosperme, au centre duquel il est placé quelquefois un peu obliquement; la radicule est tournée vers le bile.

Cette famille se compose d'arbres ou d'arbustes non lactescents, dont le bois est très-dur et souvent d'une

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liMiile noirâtre; leurs feuilles sont alternes, trfs entières, souvent coriaces el hiisanles ; les Heurs sont tantôt solitaires, tantôt réunies à l'aisselle des feuilles.

Les Ébénacées forment un groupe assez naturel, voisin à la fois des Olacinées, des Sapolées et des Styracées dont les genres leur étaient autrefois associés. Ce groupe se rapproche surtout des Olacinées par la position et la structure de ses graines, et s'en distingue par ses feuilles alternes, son inflorescence axillaire, ses Heurs généralement diclines, et ayant les étamines en nomhre double des divisions de la corolle, tandis qu'elles sont hermaphrodites et en nombre égal aux lobes de la corolle, dans les genres de la famille des Olacinées. Les Ébénacées ont aussi beaucoup de rapports avec les Sapotées par leur port, leurs feuilles alternes et entières, leur inflorescence axillaire ; mais dans les Sapotées les Heurs sont hermaphrodites; les étamines sont toujours en nombre égal aux divisions de la corolle auxquelles elles sont opposées; le style est simple; chaque loge de l'ovaire contient nn seul ovule dressé. Quant aux Styracées, elles diffèrent principalement des Ébénacées par leur insertion périgynique, par leur ovaire quelquefois infère (Halesia, Symplocos), par les loges de leur ovaire contenant ordinairement quatre ovules dont deux sont ascendants et deux renversés. F. Styracées.

Dans son Gênera Plantarum , Jussieu avait divisé en deux sections les genres de la famille des Plaqueminiers ou Ébénacées : la première comprenait les genres Diospfios, Royena, Pontedeiia, Styrax et Halesia, qui ont les élamines en nombre défini; la seconde les genres Alstonia , Symplocos, Ciponima, Paralea et Hopea, qui ont les étamines en nombre indéfini. Plus tard le même botaniste a autrement défini cette famille et y a rapporté les genres Embryopleris de Gœrtner, auquel il pense qu'on doit réunir le Cavanillea de Lamarck et le Paralea d'Aublet; le Diospyros dont les genres DactylusAe Forskahl et Ebenoxylitiii de Loureiro sont congénères; le Fisnea de Linné fils, auparavant placé dans la famille des Onagraires, et <|ui doit faire partie de celle des Élœocarpées; le Maha de Forster, le Pontederia d'Aublet, dont le Lahatia de Swartz n'est pas différent, et r>-//((//e«s/o de Vcntenat ou Pogunia du même auteur. Quant aux genres Styrax, Halesia, Symplocos, Alstonia, Ciponima et Hopea, i! en fait, à l'exemple du professeur Richard, un groupe distinct sous te nom de Styracées. Robert Brown, dans son Prodrome, a adopté cette division, et a ajouté un genre nouveau, qu'il nomme Ca/'5f;7/!0, à la famille des Ébénacées.

ÉBÉNASTER. bot. Espèce du genre Plaqueminier. Ce nom est aussi quelquefois employé pour désigner le Cytise des Alpes, vulgairement Faux-Ébénier ou Ébénier sauvage.

ÉBÈNE. uoLT.. Espèce du genre Cérithe. V. ce mot.

ÉBÈNE. DOT. On désigne plus particulièrement jiar ce nom la partie centrale et très-noire du tionc d'un arbre appartenant au genre Plaqueminier, dont le bois, dur et précieux, est forl employé par les ébénistes. On l'a étend» à divers autres bois tels que ceux d'une Bignone, du Cytise des Alpes, de l'Amérimnon, en y ajoulant les épilhèles de jaune, de vert , etc. On en a cnlin

formé la racine du nom du genre Edéi^oxyie. r. ce mol.

ÉBÈNE FOSSILE. MiN. Synonyme de Jayet et de Lignite. V. ces mots.

ÉBÉNIER. Ehenus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, de la Diadelphie Décandrie, institué par Linné, pour la plante que, bien longtemps auparavant, Prosper Alpin et L'Ecluse avaient connue et décrite sous le nom A' Ehenus crelica. Ce genre fut éteint par Lamarck, et la seule plante qu'il renfermât, réunie à son genre Anthyllis; mais depuis. De Candolle a jugé convenable de rétablir le genre de Linné, avec les caractères qui lui furent imposés par ce grand botaniste, en ajoutant à l'espèce qui y avait été primitivement placée, quelques Anthyllis de Willdenow. Tel qu'il est aujourd'hui reconstitué, le genre Ebenus présente trois espèces, et toutes trois appartiennent aux rivages de la Méditerranée. Le nom latin Ebenus parait emprunté au mot arabe âbnous, sous lequel Golius, page 10, dit que l'on désigne, dans l'Orient, un bois dur, compacte et noir. Du reste il faut bien se garder de confondre aucune des espèces du genre Ébénier avec l'arbre qui fournit aux tabletiers, le bois si recherché sous le nom d'ébène; celui-ci est la partie centrale du tronc d'une espèce du genre Plaqueminier, Diospyros ebenum, arbre d'une trentaine de pieds d'élévation, qui croît dans les forêts de l'Inde et que l'on cultive à l'Ile-de- France. On appelle encore vulgairement Ébénier sauvage, Ébénier des Alpes ou Faux-Ébénier, un arbre qui n'a aucun rapport avec le genre Ebenus et qui fait partie du genre Cytise, Cylisus Laburnum. V Ébénier de montagne est le Bauhinia acuminala, et l'Ébénier d'Orient le Mimosa Lebbeck. VEbenoxylum verum de Loureiro, que cet auteur a observé à la Cochinchine , parait à Jussieu n'être qu'une espèce mal étudiée du genre Diospyros et très-vraisemblablement une variété de pays du Diospyros ebenum.

ÉBÉNIER DE CRÈTE. Ebcnus cretica , L. ; Antillis cretica, Lam., Dict. Encyc. Arbrisseau de quatre ou cinq pieds de hauteur, dont la tige est tortueuse, le bois dur et d'un blanc jaunâtre; cette tige n'excède jamais deux pouces de diamètre; elle se divise au sommet en plusieurs branches recouvertes d'une écorce brune qui, dans la jeunesse, est légèremenl pubescente. Les feuilles sont ailées, composées de cinq folioles oblongues, pointues, d'un vert tirant sur le glauque et recouvertes surtout en dessous d'un duvet soyeux, d'un blanc argenté : la foliole impaire ou terminale est sessile. Les feuilles qui se trouvent sur les rameaux stériles sont petites et confusément groupées, tandis que celles qui naissent sur les rameaux à Heurs, sont beaucoup plus grandes, bien étalées, avec la moitié inférieure du pétiole nue. Les stipules sont petites, écailleuses et embrassantes. Les fleurs sont purpurines , assez grandes et disposées en épi dense à l'extrémité de chaque rameau ; le calice est persistant, velu, avec le tube renflé et le limbe divisé en cinq parties linéaires et aiguës; il a à sa base une bractée lancéolée et pointue ; la corolle est papilionacée; l'élendard est plus grand que les ailes et la carène. Les élamines sont au nombre de dix et monadelphes, avec les anthères arrondies et

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jaunes. L'ovaire est ovale, (erniine par un slylc filiforme, plus long que les élamines dont il a la courbure; le stigmate est très-petit. Le fruit est une gousse petite, s'ouvrant en deux valves, et contenant dans une seule loge de deux ù douze semences comprimées.

Cet arbrisseau préfère à toute autre une terre douce et un peu argileuse; il lui faut, dans nos climats, l'abri de l'orangerie pendant l'hiver. On le propage de graines et de boutures.

ÉBÉNIER DE MONTAGNE, bot. Synonyme de Bau- Itinia aciiminata.

ÉBÉNIER D'ORIENT. Bor. Synonyme de Mimosa Lebbeck.

ÉBÉNIER (faux). C'est le Cytise Aubours. ^. ce mot.

ÉBÉNOXYLE. Ebenoxflum. bot. Genre établi par Loureiro {Flor. Cochinchin., 9, p. 751 ) et placé dans la DiœcieTriandrie, L., mais dont les caractères, empruntés à Rumpli, n'offrent pas assez de certitude pour qu'on puisse l'admettre positivement. L'arbre que Loureiro décrit sous le nom à'Ebenoxyhim ventm, est élevé, a rameaux ascendants; son écorce est rude et verdâtre; l'aubier de son bois est d'un blanc uniforme, tandis que le cœur est du plus beau noir et très -lourd. Ses feuilles sont lancéolées, très-entières, glabres, luisantes, petites, pétiolées et ovales. Ses fleurs sont nombreuses, terminales, pédonculées et blanches. La corolle est composée de trois pétales aigus et presque étalés. Il n'y a qu'un style court. Le fruit est une petite baie d'un rouge jaunâtre, ovée, uniloculaire, à trois graines oblongues et anguleuses. Cet arbre habite les vastes forêts de la Cochinchine, où Loureiro l'a observé jusqu'au onzième degré de latitude boréale. Loureiro cite comme synonyme de cette plante le Cojii Jrang de Rumph (/fe/fi. Amb. lib. 4, t. 1 ) ; il prétend que le bois de cet arbre est regardé comme le vrai bois d'Ébène tant par les indigènes que par les Européens, et qu'il n'est pas fourni par le Diospyros Ebenus, Linné fils (Suppl., p. 440), quoique celui-ci ait quelquefois le cœur noir comme celui de l'Ébénoxyle. Contre cette assertion, Jussieu a fait remarquer que l'Ébénoxyle n'est peutêtre qu'une espèce du genre Diospyros , et que si les auteurs cités et copiés par Loureiro ont observé un nombre moindre dans toutes les parties et une corolle de plusieurs pièces, c'est qu'ils n'auront pas tenu compte de l'avortement de certaines parties et de la division profonde de la corolle.

EBENUS. BOT. La plante nommée Ebenus cretica, par Prosper Alpin et L'Ecluse, fut le type d'un genre que Linné constitua sous ce même nom, mais qui a été réuni à VAnthyllis par Lamarck et ensuite par Willdenow. V. Anthyliide.

ÉBONY. bot. F. AiDiNA.

ÉBOULIS. MIN. On donne ce nom, en géologie, aux dépôts modernes, produits par les dernières révolutions du globe, et qui au lieu de former des couches ou assises superficielles, composent souvent des talus de montagnes et quelquefois des filons ou des amas dans les cavités que ces dépôts ont remplies immédiatement après l'éhoulement.

ÉBOURGEONNEUR. ois. L'un des noms vulgaires du Bouvreuil et de quelques Gros-Becs. /'. ces mots.

ÉB0U3. BOT. Nom vulgaire de l'Hyèble ou Y'eble , Sambticus ebulus. V. Sureau.

ÉBRACTÉOLÉ.Êôrac/eo/aiMS.BOT. Organe dépourvu de bractées.

ÉBRUN. BOT. Syn. vulgaire de Blé ergoté. V. Ergot.

EDtLUS.BOT. V. SCREAD.

ÉGURIE. Eburia. iivs. Coléoptères tétramères ; genre de la lamille des Longicornes , tribu des Cérambycins, institué par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères ; antennes velues, de onze articles, plus longues que le corps, avec le dernier article allongé dans les mâles ; les quatre palpes égales, avec leur article terminal assez court, en cône renversé, presque arrondi au bout; corselet cylindrique, unituberculé latéralement, ayant son disque inégal, et souvent muni de deux épines dorsales, rapprochées; écusson arrondi postérieurement; élytres glabres, tronquées à leur extrémité; angles de la troncature saillants, l'extérieur souvent prolongé en une forte épine; corps presque entièrement glabre ; pattes longues ; cuisses égales. Ce genre, dont les plus grandes espèces vivent dans l'intérieur des troncs vermoulus, est propre à l'Amérique du Sud; il renferme VEburia quadrimaculata, Stenoconis quadrimacukUus , Fab. ; le sex-maculata, le lineola, qui tous deux sont également des Stencores pour Fabricius;le stigma; Ceiambxx sligvm, Oliv.; enfin VEburia nioiosa de Dejean; celui-ci est d'un brun soyeux, plus clair en dessous ; les élytres ont chacune au milieu de la base, deux petites taches rapprochées, élevées, égales, de couleur d'ivoire, et deux autres semblables presque au centre de l'élytre ; le disque du corselet porte deux épines noires, espacées. 11 est du Brésil.

EBURNANGIS. bot. Ce nom a été prqposé par Du Petit-Thouars, dans son Histoire des Orchidées des iles australes d'Afrique, pour remplacer celui d'^wgrrcpcMwt eburneum. Cette plante figurée (toc. cit., t. 05) est indigène de Mascareigne.

ÉBURNE. Eburna. moll. Ce genre , institué par Lamarck dans le Système des Animaux sans vertèbres (1801) , pour quelques Coquilles que les auteurs, avant lui', rangeaient parmi les Buccins, repose sur des caractères peu tranchés, et qui seront détruits probablement lorsqu'on connaîtra l'animal de l'Éburne. Cependant Cuvier (Règne Animal) l'admet comme sousgenre, ce que font également Férussac (Tabl. systém. des Moll.) et quelques autres auteurs. Voici les caractères de ce genre : coquille ovale ou allongée, à bord droit très-simple; ouverture longitudinale, échancrée à sa base; columelle ombiliquée dans la partie supérieure et canaliculée sous l'ombilic. Animal inconnu.—Ce genre est encore peu nombreux en espèces. Lamarck (Anim. sans vert. T. vu, p. 281) en décrit cinq, mais il y en a deux de plus dans la belle collection de Duclos. Quelques-unes sont fort communes dans les collections; ce sont :

L'ÉDtRNE ALLOi^GÉE. Ebumu glubmta, Lamk., toc. cit. T. VII, p. 280, n» 1 ; Buccinum glabratum, L. et Brug., figurée dans Lister, Conch., tab. 974, fig. 29, et dans l'Encyclopédie, pi. 401, fig. 1, A, B. C'est une coquille lisse, allongée, d'un jaune orangé clair, dont les

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siiliiies sont couvertes, comme dans les AnciUaires, par la matière que dépose l'animal à l'angle postérieur et supérieur de l'ouverture. Elle vient de l'océan Américain.

ÉBURi^E DE Cetian. Ebuniu Cexlanica, Larak., loc. cit. T. VII, p. 281, n»2; Buccinum Ceylaiiicum, Brug., Eiicycl., n» 27, pi. 401, lig. ô, a,b. Celte espèce est allongée, ovale, lisse, blanche, tachetée de fauvebrun; les taches qui sont près des sutures sont plus grandes et plus anguleuses; la suture n'est point cachée comme dans l'espèce précédente ; elle se reconnaît surtout par son ombilic ouvert, violet, dans l'intérieur duquel se voient des écailles relevées de la même couleur. Elle a jusqu'à trois pouces de longueur.

ÉCAILLAIRE. DOT. (De Candolle.) f^. Sqdamaire.

ÉCAILLÉ. OIS. Espèce du genre Colibri, Tiochihis squamostis, Temm.,pl. 205, fîg.l. F. Colibri Oiseac- MoccHE.

ÉCAILLE. Squama, tegmentum. zooi. bot. C'est , dans les animaux, une matière dure, mais cependant tICNible, cornée, qui paraît d'une nature analogue à celle des poils et qui revêt une partie on la totalité de leur corps. L'Écaillé est ordinairement disposée en plaques plus ou moins solides, dont les molécules se groupent en tubercules, en aiguillons, etc., et qui, transparentes ou opaques, présentent une grande similitude avec les ongles, la corne surtout, les piquants du Porc- Épic ou du Hérisson , et les plumes des Oiseau.x. La matière qui en constitue les parties, est à peu près identique dans tous les animaux; elle est, selon Vauquelin, formée d'un mucus durci, et d'une substance huileuse, à laquelle elle doit sa flexibilité, la propriété de se ramollir, même de se fondre par la chaleur, et de dégager en brûlant une grande Hamme. Hatchelt la croit composée d'Albumine coagulée, de Phosphate de Chaux, (le Phosphate de Soude et d'un peu d'Oxide de Fer. Elle répand, en brûlant, cette odeur si remarquable dans les cornes et dans les cheveux mis au feu.

Parmi les Mammil'ères, les Phatagins et les Pangolins sont recouverts d'Écaillés disposées à peu près comme celles des involucres desCinarocéphalcs; celles des Tatous sont adhérentes à la peau dans toute leur étenBue et deviennent osseuses. La queue des liais, des Capromys, des Castors, des Sarigues et de quelques Singes l)résente des lames écailleuses.

Dans les Oiseaux, les lames écailleuses dont se recouvrent les pattes sont assez semblables à celles que nous venons de mentionner comme existant sur la queue de certains Mammifères. Les petites ailes des Manchots sont également revêtues de sortes d'Écaillés.

Dans les Reptiles, les Batraciens seuls sont entièrement dépourvus d'Écaillés, et la Grenouille, que Schroler croyait en être recouverte, s'est trouvée un animal altéré, dont l'espèce n'existe pas dans la nature. L'Écaille des Tortues est précieuse, et la seule dont les arts tirent un grand parti; elle recouvre en général la carapace de ces animaux , par i)laqucs plus ou moins épaisses, et imbriquées dans le Caret comme le sont les tuiles d'un toit. Plusieurs Tortues en sont cependant privées. Celle qui est répandue dans le commerce et dont on fait divers meubles ou ustensiles de luxe, tels que

coffrets, boîtes, tabatières ou éventails, se recueille particulièrement dans les mers d'Afrique ; on la tourne, on la ramollit, on la fond même, et par ce moyen on peut en joindre différentes pièces pour en former des pla<|ues assez étendues. Chez les Sauriens et les Ophidiens, les Écailles sont disposées par lames bien plus petites et souvent comme par tubercules. Elles y sont plus grandes sur la tête où leur forme et leur disposition peuvent fournir d'excellents caractères d'espèces ; leur nombre, sous le ventre, ajoute d'excellents moyens de compléter les déterminations génériques. L'extrémité de la queue des Crotales est de la nature des Écailles. Dans les plaques nuchales et dorsales des Crocodiles, ces Écailles deviennent osseuses comme chez les Tatous, imbriquées ou juxtaposées sur le corps; elles se disposent en anneaux circulaires autour de la queue; et le corps des Amphisbènes, parmi les Serpents, est enveloppé d'anneaux pareils. Les Écailles s'éparpillent d'autres fois comme de petits tubercules distants à la surface de la peau. Les Acrochordes en fournissent un exemple.

Dans les Poissons, les Écailles sont pour ainsi dire caractéristiques et indispensables. Les espèces qu'on a cru en être entièrement dépourvues ont, mieux examinées, présenté sur leur peau, après le dessèchement de celle-ci , une poussière brillante qui ne parait être formée que d'une multitude d'Écaillés microscopiques. Dans l'Anguille, la substance squammeuse est même cachée dans l'épaisseur de la peau à laquelle on la voit communiquer son brillant, et quelques Chipes présentent la même particularité. C'est à ces Écailles que le Poisson doit presque toujours l'éclat de sa parure; tant qu'il est plongé dans le fluide où il habite, elles rétléchissent, comme des miroirs, mille teintes brillantes qui s'altèrent, ou même disparaissent tout à fait dés que l'animal meurt hors de son élément. Selon leur position, les Écailles des Poissons sont extérieures et imbriquées, contigués ou éloignées, et occultes ou cachées sous l'épiderme. Elles s'étendent souvent sur les nageoires , d'où le nom de Squammipenne, imposé par Cuvier à l'une des familles de son Système ichlhyologique. Selon leur forme, elles sont ovales, arrondies, rhomboïdales, anguleuses, crénelées, dentées, serrées, ciliées, lancéolées, aculéiformes et granulées. D'après leur taille, elles sont grandes, petites, larges, par plaques, insensibles, ou diversifiées par leur étendue sur un même individu. En raison de leur surface, elles sont unies, striées, rudes, carénées, épineuses, veloutées, ou polies et brillantes. D'après leur consistance, elles sont molles, flexibles, coriaces, cornées, osseuses ou cassantes. Enfin, d'après leur adhérence, elles sont caduques, ou fixes et persistantes. Vues à la loupe, elles peuvent fournir par leurs stries et les accidents qui régnent, soit à leur surface, soit à leur pourtour, d'excellents caractères spécifiques.

Dans les Insectes, les Arachnides, ou autres Invertébrés, on trouve encore des Écailles; telles sont celles des Lépidoptères et des Lépismes.

Dans les végétaux, on nomme Écaille.s de petites lames foliacées, qui, par leur disposition, ontquehpie ressemblance avec les Ecailles des Poissons, et qui se

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