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renconlrent sur différentes parties des véffétanx. Les Écailles ne sont généralement que des feuilles avortées, restées à l'état rudimentaire; ainsi, dans le bourgeon des arbres, les Écailles qui enveloppent la jeune pousse ne sont que les feuilles les plus extérieures, qui n'ont pas reçu assez de nourriture pour se développer entièrement. La tige d'un grand nombre de végétaux porte, au lieu de feuilles, de simples Écailles qui en sont les rudiments; c'est ce qu'on observe, par exemple, dans les Orobanches, l'Hypociste, les Lalhiœa, quelques Orchidées, et en général dans un grand nombre de plantes parasites.
On a aussi donné le nom d'Écaillés à des organes qui ne proviennent pas des feuilles, mais qui ont de l'analogie avec les Écailles proprement dites. Tels sont certains appendices qui existent dans un grand nombre de fleurs. Dans les Graminées el les Cypéracées, on appelle assez généralement Écailles florales l'ensemble des folioles qui constituent la lépicène, la glume, etc. f^. ces différents mots. Des Fougères ou plusieurs des parties de ces plantes sont couvertes d'Écaillés particulières, Irès-remarquables dans VAcroslichum splendens.
ÉCAILLE. Chetonia. iNs. Lépidoptères. Ce genre, formé par Godarl dans la famille des Nocturnes, est le même que le genre yirclia de Schiank. A^. Arctie. ÉCAILLE (grande). POIS. Nom spécifi(|ue donné à plusieurs Poissons et qui appartiennent soit au genre Cbœlodon, soit au genre Labre, ou au genre Pleuronecle. On appelle aussi vulgairement Grande-Écaille, l'Ésoce Caïman, y. ces mots.
ÉCAILLE DE ROCHER. Moii. Syn. vulgaire de Patella tesludinaria, et de plusieurs autres espèces du même genre, y. Patelle.
ÉCAILLEUX. zooL.BOT. Qui est recouvert d'écaillcs ou qui en est muni. On applique le plus communément ce nom en botanique à divers calices et à des fruits, y. ces mots.
H est devenu spécifique parmi les Poissons pour désigner des espèces des genres Chipe et Squale. A'.ces mots. ÉCAILLEUX VIOLET. iNS. (Geoffroy. ) Syn. de Mélolonthe farineuse, y. Hoplie.
ECAPANl et UNDIRI. bot. Noms vulgaires de VHydrocolyle Jsialica.
ECAPATLIS. bot. Espèce de Casse mexicaine, voisine du Cussia occidentalis, L.
ÉCAEDONNEUX. ois. Synonyme vulgaire de Chardonneret, FrimjiUa Carduclis, L. y. Gros-Bec.
ÉCARLATE ( graines d' ). iws. Nom sous lequel on désigne vulgairement, à cause de l'origine qu'on lui a supposée et de ses propriétés, un Insecte précieux dans l'art de la teinture, y. Cochemlle.
ÉCAULATE-JACNE. EOT. Paulet donne ce nom à deux espèces d'Agarics.
ÉCASTAPHYLLE. Ecastaphfllum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Patrick Browne ( Hist. Jamaic. ), réuni par Linné au genre Ptérocarpe, et rétabli de nouveau par le professeur Richard (in Pers. .s>«., p|. 2, p. 277). Ce genre, qui se compose de quatre ou cinq espèces originaires de l'Amérique méridionale, est voisin des Plérocarpes. Voici les caractères qui le distin-
guent ; son calice est monosépale, campanule, à deux lèvres, la supérieure plus grande et émarginéc, l'inférieure tridentée; la corolle est papilionacée ; l'étendard est ordinairement appliqué contre les autres pétales; il est large, émarginé et obcordiforme ; les deux ailes, à peu près de la longueur de l'étendard, sont étroites et rapprochées; la carène est courte, obtuse, formée de deux pétales qui adhèrent légèrement entre eux par leur côté interne. Les étamines sont au nombre de dix, et présentent une disposition fort singulière et dont nous ne connaissons aucun autre exemple dans la famille des Légumineuses ; elles sont diadelphes, et les deux faisceaux qu'elles forment sont égaux, c'est-à-dire composés chacun de cinq filets ; l'ovaire est ovoïde, allongé, comprimé, longuement pédiccllé, terminé brusquement à son sommet par un style grêle, redressé, surmonté d'un stigmate très-petit et glanduleux; le fruit est une gousse très-comprimée, ovale, arrondie, monosperme et indéhiscente. Les espèces qui constituent ce genre, sont en général des arbrisseaux sarmenleux et grimpants, tous originaires du continent de l'Amérique méridionaleou des îles du golfe du Mexique. Leurs feuilles sont alternes, simples, entières, ovales, aciiminées ; leurs stipules sont lancéolées, très-caduques ; les fleurs sont réunies en faisceaux à l'aisselle des feuilles.
Le |)rofesseur Richard plaçait dans ce genre, sous le nom, 1° A'EcastaphyUnm Browiiii, le Pterocarpus Ecastaphyllum de Linné, ou Ecaslaphyllum frutescens, Browne, Jam. p. 299, t. 52, fîg. 1 ; 2» EcastaphxUuni Monetaria , le Dalbergia Monetaria de Linné fîls; enfin deux espèces nouvelles, Ecastaphylliim Plumierii et EcaslaphylLum Jiicliardi.
ECBALLIER. Ecballium. bot. Genre de la famille des Cucurbilacées et de la Monœcie Polyadclphie, L., proposé par le professeur Richard pour le Moinordica Elalerium de Linné , et qui se distingue des autres Momordiques, dont le fruit s'ouvre avec élasticité, en plusieurs valves irrégulières, par son fruit qui reste indéhiscent et dont les graines sortent avec rapidité par le trou formé par la base du pédoncule , au moment où il s'en détache. V Ecballium Elalerium , Rich., est une plante vivace, très-commune dans les lieux incultes, sur le bord des chemins dans les provinces méridionales de la France; sa tige est charnue, couchée, rameuse, hispide, ainsi que toutes les autres parties de la plante, longue de trois à quatre pieds, dépourvue de vrilles; ses feuilles sont alternes, à pétioles redressés, cylindriques ; leur disque est subcordiforme , ondulé sur ses bords ; les fleurs forment à l'aisselle des feuilles des épis solitaires, composés d'un petit nombre de fleurs pédonculées, jaunâtres ; le calice est campanule, à quatre ou cinq divisions; la corolle est également campanulée, très-évasée, divisée en quatre ou cinq lobes assez profonds; le fruit est ovoïde, très-allongé, obtus, de la grosseur du pouce, très -hispide. A l'époque de sa maturité, lorsqu'on le détache du pédoncule qui le supporte, ses graines sortent rapidement en formant un jet qui est lancé à une assez grande distance. Dans le midi de la France, cette plante est connue sous les noms de Concombre d'Ane, Concombre sauvage.
ECBOLIUJI. BOT. Linné a doiinù ce nom à une espèce de Juslicia, indigène de Ceylan, qui n'est pas la. même plante que celle désignée par Rivin sous cette seule dénomination. VEcbolium de ce dernier auteur est le Justicfa Jdhatoda, L.
ECCLISSA. iivF. Ocken , en établissant ce genre parmi les Blicroscopiquesjui attribue pour caractères : deux rangs de fins tentacules en forme de roue, situés à l'ouverture de la petite cloche qu'ils forment. Les rofticella viiidis et nasula de MuUer sont les espèces qu'il y range ; mais ces deux animaux qui nous sont parfaitement connus, nous ont paru, même à l'aide des plus forts grossissements, dépourvus d'organes cirreux, et ne pourraient conséquemmenl faire partie d'un genre caractérisé par des cirres. Us font partie de nos Convallarines. F. ce mot. Le genre Ecclissa, si l'on en juge par ses caractères, doit rentrer parmi les véritables Vorticelles ou parmi les Synanthérines. F. ces mots.
ECCOPTE. Eccoplus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, fondé par Dejean (Catal. des Col., p. 80) aux dépens du genre Cbaranson. Les caractères de ce petit genre sont les mêmes que ceux du genre CYRTojiaK de Schoonberr. /-'. ce mot.
ECCRÉMOCABPE. Eccremocarpiis. bot. Genre établi par Ruiz et Pavon, adopté par Humboldt, Bonpiand et Kunth, très-rapprocbé du Cobœa et faisant partie de la famille des Bignoniacées. Voici ses caractères distinctifs : son calice est très-grand, lâche, campanule, persistant, à cinq divisions profondes; la corolle est monopétale, longuement tubuleuse; son limbe est peu dilaté, à cinq lobes obtus; les élamines sont au nombre de quatre, à peine inégales et didynames, avec le rudiment d'une cinquième ; les filets sont longs et grêles, les anthères allongées et à deux loges ; l'ovaire est ovoïde, allongé, à deux loges contenant un grand nombre d'ovules insérés sur la partie moyenne de la cloison; cet oyaire est accompagné à sa base par un disque hypogyne, plus large que lui et à cinq angles saillants; le style est long et grêle, terminé par un stigmate bilobé; le fruit est une capsule tétragone, à deux loges et à deux valves, qui emportent chacune avec elles la moitié de la cloison qui leur est opposée; les graines sont imbriquées, raembraneuseset en formed'ailessurleurs bords.
Les espèces de ce genre sont des arbustes sarmenteux et grimpants, portant des feuilles opposées, décomposées en un très-grand nombre de folioles , et dont les pétioles communs se terminent à leur sommet en vrilles rameuses et roulées en spirale ; les pédoncules sont opposés aux feuilles, très-longs, rameux et portant des fleurs très-grandes et pendanles. Ce genre diffère du Cobœa par sa longue corolle tubuleuse, par ses quatre éta mines, par sa capsule à deux loges et à deux valves.
Dans leur ouvrage intitulé : Plantes équinoxiales, Humboldt et Bonpiand ont donné la description et la figure (1, p. 229, tab. 05) d'une belle espèce de ce genre, à laquelle ils ont donné le nom d'Ecctemocarpus lonfjiflorus. Elle croit dans les bois au Pérou. Ses feuilles sont tripinnées, composées de folioles ovales, entières, ou quelquefois trifides; ses corolles sont longues de trois à quatre pouces.
ÉCHALOTE. BOT. Espèce du genre Ail. y. ce mot. On appelle quelquefois la Rocambolle, Échalote d'Espagne.
ÉCHANCRÉ. BOT. Même chose qu'Éinarginé.
ECHAUA. POLYP. Ce nom a quelquefois été donné aux Polypiers du genre Escbare. F. ce mot.
ÉCHARBOT. BOT. L'un des noms vulgaires de la Macre. F. ce mot.
ÉCHARDE. POIS. L'un des noms vulgaires de l'Épinocbe. F. Gastérostée.
ÉCHARPE. POIS. Espèce des genres Baliste et Chœtodon. F. ces mots.
ÉCllASSE. Himanlopus. ois. (Brisson.) Genre de l'ordre des Gralles. Caractères : bec cylindrique, grêle, long, effilé; un sillon de chaque côté des mandibules qui s'étend jusqu'à la moitié de leur longueur; narines linéaires occupant une grande partie du sillon de la mandibule supérieure; pieds grêles; tarses très-allongés ; trois doigts en avant ; l'intermédiaire réuni à l'extérieur par une membrane assez large, et à l'intérieur par une semblable membrane, mais beaucoup plus étroite; point de doigt postérieur; ongles très-petits et assez plats ; ailes longues ; la première rémige dépassant toutes les autres.
La conformation particulière qu'offre l'Échasse, dans la hauteur démesurée de son tarse, a excité l'étonnement et piqué la curiosité de presque tous les naturalistes qui se sont occupés de cet Oiseau; en effet, un petit corps que semblent soutenir avec peine des jambes très-longues et très-frêles, était un beau sujet de méditation pour ceux qui cherchent constamment à pénétrerlebutetles motifs de la création. Malheureusement, en cette circonstance comme en beaucoup d'autres, le raisonnement, poussé trop loin, n'a fait que rendre les conséquences plus incertaines. Quoi qu'il en soit, ces Oiseaux, dont on ne connaît encore qu'un trèspetit nombre d'espèces, sont rares dans tous les pays qu'ils habitent; cela tient peut-être à ce qu'ils ne rencontrent que difficilement les terrains sauvages et bourbeux convenables à leur structure, où ils puissent tranquillement s'enfoncer dans la vase et diminuer ainsi la longueur des jambes, afin que le bec, par un mouvement nalurel de bascule du corps, puisse à son tour atteindre cette même vase dans laquelle se trouvent les larves et petits Mollusques dont ces Oiseaux se nourrissent. On pourrait d'autant mieux attribuer la rareté des Échasses à la difficulté de pourvoir à leur subsistance , que l'on sait qu'en général celle difficulté entraîne chez tous les animaux celle de se reproduire. Ces Oiseaux paraissent avoir l'habitude des voyages, car la seule espèce européenne connue, a été retrouvée sur différents points des deux hémisphères. Ils ont le vol très-rapide, et l'exécutent en reportant en arrière les jambes tendues de manière qu'elles suppléent, pour la direction, à la brièveté de la queue; à terre, la faiblesse de ces organes rend chancelante et incertaine la démarche de l'Échasse; elle l'expose à des culbutes assez fréquentes, ce qui fait qu'elle ne se livre que très-rarement à la course. Il existe peu d'observations relatives à l'incubation des Échasses; on sait seulement qu'elles prennent peu de soins pour la construc-
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lion (lu nid qui consiste en menus débris de végétaux, déposés sans art entre quelques mottes élevées. La ponte est de cinq à six œufs jaunâtres, laclielés de roux, et de la grosseur de ceux de Perdrix. Les Échasses sont d'un caractère fort silencieux et défiant; on ne peut les approcher qu'avec beaucoup de précautions.
ÉcBASSE A MANTEAU KoiR. Htiiiantopus melaiwpterits, Meyer; HimaHlopuscilrojHerus, Hinianiopus rvppeS; Bechst ; Himantopus mcxicaniis, Biis.; Charadrius Himanlopvs, L.; l'Échasse, BufF., pi. enl. 878. Parties supérieures noires, à reflets verdàtres, les inférieures blanches , légèrement lavées de rosé ; cou blanc avec l'occiput noirâtre; rectrices cendrées; bec noir; iris et pieds rouges. Taille, dix-neuf pouces. La femelle n'a point de reflets verdàtres; elle a , de même que les jeunes, les teintes noires moins décidées. En Europe et au Sénégal.
Les Échasses a cou bianc et noir, Himantopus nigricoUis ,\\ù\\.\ a queue blascbe, Himantopus leucurus , Vieill.; et a queue noire, Himantopus mêlanunis, Vieill., toutes trois de l'Amérique méridionale, n'offrent que de très-faibles différences avec l'Écliasse d'Europe et n'en sont vraisemblablement que des variétés.
L'Échasse décrite et figurée par Wilson , Americ. Sept. Omit., pi. 58, fig. 2, paraît. être une espèce distincte propre aux États-Dnis.
ÉCHASSIERS. OIS. Viedlot et plusieurs autres ornithologistes ont élabli, sous ce nom, un ordre qui renferme, en une multitude de genres, tous les Oiseaux dont les tarses, fort élevés, rappellent les échasses sur lesquelles ont l'habitude de monter presque tous les pâtres des Landes aquilaniques. La formation de cet ordre a paru vicieuse, en ce qu'elle nécessitait une réunion incohérente de genres dont les espèces offrent les anomalies les plus frappantes, non-seulement dans les mœurs et les habitudes , mais encore dans les caractères les plus saillants. Les Échassiers de Vieillot se trouvent disséminés parmi nos Rapaces , nos Gallinacés, nos Gralles et nos Pinnatipèdes. F. tous ces mots.
ÉCHÉANDIE. Echeandia. bot. Ce genre, établi par Ortéga {Decad., pi. 90), a été réuni au Conanthera par quelques botanistes, et maintenu par d'autres. Voici, du reste, les caractères que lui a assignés son auteur -. périgone ou périanthe à six divisions colorées, étalées, les trois intérieures plus grandes que les extérieures; six élaniines insérées à l'origine du périanthe; leurs filaments sont en massue, hispidules, portant des anthères qui se réunissent en cône et qui sont déhiscentes par leur face interne; ovaire libre et triangulaire; ovules nombreux, analropes et disposés sur deux rangs ; style filiforme, articulé vers le milieu; stigmate presque globuleux. Le fruit consiste en une capsule arrondie, membraneuse, à trois loges, à trois valves renfermant un grand nombre de graines orbiculaires , comprimées, couvertes d'un test membraneux. Ce genre qui appartient à la famille des Liliacées , a pour type une plante mexicaine, herbacée, à racines fibreuses , fasciculées, à feuilles radicales linéaires, ensiformes, engainantes à leur base; la hampe est simple, terminée par
un épi allongé, lâche, terminal, composé de fleurs jaunes , penchées, accompagnées chacune de deux ou trois bractées.
ECIIEBANiVA. BOT. (Surian.) Synonyme de Besleria melittifolia, L.
ÉCHÈLE. Echelus. pois. Le genre établi sous ce nom par Raffinesque (Nov. Gen.\>. Cô, pi. xv, l,ô,pl.xv!, fig. 2 et 5), dans l'ordre des Malacoptérygiens apodes, et dans la famille des Anguilliformes, se composerait d'Anguilles et de Congres privés d'opercules aux ouïes, caractère qui ne parait pas réel.
ÉCIIELET. Climacleris. ois. (Temminck.) Genre de l'ordre des Anisodactyles. Caractères ; bec court, faible, subulé, très-comprimé dans toute sa longueur, faiblement arqué; les deux mandibules égales; narines placées à la base et de chaque côté du bec , recouvertes par une membrane nue ; pieds robustes; quatre doigts en avant, l'extérieur réuni à l'intermédiaire Jusqu'à In seconde articulation , et l'intérieur seulement jusqu'à la première; un derrière qui surpasse, ainsi que l'intermédiaire, les autres en longueur ; ongles très-grands et très-courbés, sillonnés sur les côtés; ailes médiocres; première rémige courte, la deuxième moins longue que la troisième, qui avec la quatrième surpasse toutes les autres. Ce genre nouveau est composé de deux espaces qui, vraisemblablement, ne se trouvent encore réunies que dans le Musée royal des Pays-Bas, et dont la connaissance est due à Temminck. Ce naturaliste avait observé l'une d'elles dans le cabinet de Berlin où llliger l'avait placée parmi les Grimpereaux, sous le nom de Certhia Picumnus; mais les anomalies de caractères écartant cette espèce du genre Grimpereau , il en a créé un auquel il a appliqué le nom d'Échelet. Il est à regretter que Temminck n'ait pas réfléchi à l'erreur dans laquelle ce nom pouvait entraîner par sa ressemblance avec celui d'Échelelte, que l'on donne vulgairement au Tichodrome de muraille, et que Cuvier a même étendu au sous genre; il en eût choisi un autre qui, en exprimant également des habitudes résultantes de la conformation de l'Oiseau, l'eût isolé davantage d'une espèce déjà connue qui, seule, constitue un genre très-voisin. Les mœurs et les habitudes des Echelets, originaires de rOcéanie, sont encore ignorées; on doit leur soupçonner, d'après la conformation des organes principaux des deux espèces connues, de l'analogie avec tous les Anysodaclyles grimpeurs, et penser que, comme eux, ils cherchent leur nourriture sur les troncs des arbres , et qu'ils déposent dans les chancres poudreux qu'ils y rencontrent, l'espoir d'une progéniture qui les perpétue.
ÉcnELET PicuMNE. ClimacteHs Picumnus, Temm., Ois. color., pi. 281, f. I. Parties supérieures d'un brun cendré; sommet de la tête d'un gris foncé; nuque et cou d'un gris clair; rémiges brunes, traversées dans le milieu par une large bande d'un fauve jaunâtre; rectrices noires, brunes à l'origine et à l'extrémité; parties inférieures blanches, finement striées de brun, avec la poitrine grise, les joues et la gorge blanches; tectrices caudales inférieures jaunâtres, rayées de brun. Taille, sLx pouces et demi. De Timor et de la Nouvelle- Hollande.
ËcHELET GRIMPEUR. Climacten's scandens, Tetnm., Ois. color., pi. 381, f. 2. Pallies supérieures d'un brun foncé; plumes de la (éle bordées de noir; deux bandes Iransversalcs sur les ailes, l'une d'un fauve jaunàlre, l'auUe noirâtre; croupion, base et exlrémilédes rectrices, ainsi que les deux intermédiaires d'un cendré bleuâtre ; une tacbc rousse de chaque côté de la tète; parties inférieures d'un fauve pâle , avec les Hancs rayés et tachetés de brun; gorge cl devant du cou blancs. Taille, cinq pouces et demi. De la Nouvelle -Hollande. La femelle n'a point de taches rousses de chaque côté du cou.
ÉCHELETTE. ois. Ce nom vulgaire, imposé, dans quelques parties de la France, au Grimpereau de muraille, devenu pour Cuvier celui d'un sous-genre, a servi de racine à la dénomination que Temminck vient d'imposer ù son genre Climacteris. V. Echelet.
ÉCHELLE DE J.lCOli. BOT. L'un des noms vulgaires du Po/e-iiioniitm cœruleum, L. F. Polémoine.
ÉCHENAIDE. Echenais. bot. Famille des Synanthérées, Cinarocéphales de Jussieu, et Syngénésie égale, L. Ce genre, établi par H. Cassini (Bullet. de la société Philomat., mars 1818), offre les caractères suivants ; calalhide sans rayons, composée d'un grand nombre de fleurons égaux et hermaphrodites; corolle divisée en Iaiii*res longues et linéaires; filets des élamines hérissés; involucre moins long que les fleurs, formé d'écaillés imbriquées, coriaces; les extérieures ovales, lancéolées et munies sur leurs bords de longs cils spiniformes; lesintermédiairesayant au sommet un appendice blanc, scarieux, découpé en plusieurs lanières subulées, enfin, les intérieures linéaires, surmontéesaussid'un appendice scarieux, spinescent au sommet et à une seule nervure; réceptacle garni de longues paillettes inégales et filiformes; ovaire glabre, que surmonte une longue aigrette composée de petites écailles disposées sur deux rangs, inégales, filiformes et barbées. Ce genre, que son auleur place dans sa tribu des Carduinées, a pour type le Carlina Echinus de Marschall-Bieberstein (/•7or. Taurico-Caucas.). 111e nomme £'f/ie«o/s caitiiioiites. Sa lige est rameuse; ses feuilles sont alternes, sessiles, oblongues et échancrées à la base, sinuées, dentées, épineuses sur les bords, cotonneuses et blanches en dessous; ses capitules sont nombreux, composés de fleurs jaunâtres, et solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Elle croît sur les bords des torrents du Caucase, ainsi que dans les forêts de la Géorgie; mais la variété qui habite cette dernière localité est plus rameuse, moins cotonneuse et épineuse; c'est sans doute celle-ci que Cassini a élevée au rang d'espèce, en la nommant Echenais nulans; elle est du moins assez généralement cultivée sous ce nom.
ÉCHÈNE on ÉCIIÉNÉIDE. Echeneis. pois. F. Rémora.
ÉCHENILLEUR. Campephaga. ois. Ceblephyris, Cuvier. Genre de l'ordre des Insectivores. Caraclcres ; bec gros, court, fort, un peu bombé, élargi à la base, comprimé vers l'extrémité; mandibule supérieure échancrée et courbée à la pointe, avec l'arête peu sensible; Finférieure droite, presque égale en longueur avec la supérieure; narines placées à la base et latéralement, presque rondes, ouvertes et en partie cachées sous les l'etits poils du froni; i)ieds faibles, courts; quatre doigts
inégaux, trois devant réunis à leur base, un derrière; ailes médiocres; la première rémige très-courte, les deux suivantes élagécs, la quatrième ou la cinquième la plus longue; queue très-large, étagée; croupion Irèsgarni de plumes à tiges roides, souvent acérées. La création de ce genre doit être attribuée à Levaillant, dont les voyages à travers les contrées arides et désertes du sud de r.\frique, nous ont valu la connaissance des trois principales espèces d'Échenilleurs. Avant lui le petit nombre d'espèces connues, appartenant bien à ce genre, se trouvaient disséminées parmi les Corbeaux et les Gobe-Mouches. Cuvier et Vieillot, en adoptant le genre Ëchenilleur, l'ont à peu près borné aux espèces de Levaillant. Le premier a formé des Campephaga Papttensis, melanops et Novœ-Guineœ, un sousgenre sous le nom de Choucaris; le second les a placés dans son genre Coracine. Levaillant a donné à ces Oiseaux le nom générique d'Échenilleurs, tiré de l'habitude qu'ils ont de faire leur unique nourriture de Chenilles; celle observation est fondée sur Pinspection de l'estomac de cent soixante-dix individusdestrois genres, (lui ont été ouverts par lui; elle pourra peut-être paraître insuffisante pour avoir déterminé une qualification qui peut devenir commune à un très-grand nombre d'Oiseaux étrangers à ce genre ; mais si l'on réfléchit à la quantité d'épithètes arbitraires, introduites dans les nomenclatures, on conviendra qu'il vaut encore mieux avoir saisi ce trait quoiqu'il ne fût pas exclusivement caractéristique, plutôt que de s'être arrêté au hasard sur un mot qui ne présenterait aucune idée, ou en donnerait une fausse. Au reste , les mœurs de ces Oiseaux sont encore presque complètement ignorées; on ne les a jamais surpris sur leur nid, pas même occupés des soins de sa construction. On ne sait s'ils ont un chant d'amour; la seule expression que l'on ait entendue est un cri plaintif, extrêmement faible, qui n'échappe qu'à de longs intervalles. L'Échenilleur recherche de préférence les fourrées les plus épaisses où il se tient à des bauleurs assez grandes; il chasse la petite proie aux deux exlrémilésdujour, et paraît ordinairement accompagné d'un petit groupe que Fon soupçonne être sa jeune famille.
Écuenii.levr a baddeac. Corvus papuensis, Lalb-
y. ÉCHENILLEUR CHOBCARI.
ÉcHEPiiLLEiJE A BARBILLONS. Ceblephyris lobatus, Tem. PI. color., 270. Tête, nuque, côtés et devant du cou d'un beau vert très-foncé, à reflets métalliques; croupion, poitrine et ventre d'un roux mordoré; abdomen et tectrices caudales inférieures jaunes; dos, ailes et rectrices intermédiaires d'un beau vert jaunàlre; rémiges noires, liserées de blanc; rectrices latérales noires, terminées par un grand espace jaune; bec et pieds noirs et rouges; un large barbillon ou plaque nue que couvre la commissure du bec. La femelle [loc. cit., 280) a la tête et une partie du devant du cou d'un noir mat; toutes les parties inférieures jaunes; la nuque, le dos et le croupion, les flancs et les petites tectrices alaires d'un vert sombre; les ailes noires, liserées de vert. Elle n'a point de barbillon; seulement le bord de la commissure du bec est couvert d'un rudiment de membrane rouge. Taille, sept pouces. De la côte de Guinée.
ÉcBENiiiEOH BICOLORE. Ceblephfn's bicolor, Temm. ri. color.,278. Tête, joues, côtés du cou et parties supérieures, noirs; croupion, base des rectrices, bord des barbes internes des rémiges et parties inférieures d'un blanc pur; bec l)leu; pieds noirâtres. Taille, onze pouces, quaire lignes. De Sumatra.
ÉcHE'vii.iEiiR Cuocc^Ri. CoiTiis Papuenst's , Lath. , Buff.,Pl. enl. GôO. Parties supérieures grises, les inférieures plus pâles, avec le ventre et l'abdomen presque blancs; base du bec entouré d'une bande noire; grandes rémiges brunes; bec noir, narines cachées sous de petites plumes dirigées en avant; pieds petits et noirs. Longueur, onze pouces. De la terre des Papous.
ÉcHENiiLEt'R FRANGÉ. Ceblephyiis fimbn'alus, Tera. PI. color., 2-59. Tête et devant du cou presque noirs; nuque, dos, scapulaires d'un bleu ardoiséjBiles et queue d'un noir bronzé; rectrice extérieure terminée par une tache cendrée; becet pieds noirs. La femelle, PI. col. ,230, a le sommet de la tête, la nuque, le dos et les ailes d'un cendré foncé; la teinte qui couvre les ailes est un peu noirâtre, et les bords des plumes sont cendrés; les joues et généralement toutes les parties inférieures, sont rayées de zigzags blancs, noirâtres et cendrés; les tectrices caudales inférieures sont plus blanches que les parties inférieures; rectrices noires, terminées de blanc, les deux intermédiaires entièrement d'un cendré foncé. Taille , sept pouces quaire lignes. Des lies de la Sonde.
ÉCHENiiLEUR CENDRÉ. CeUephyiis cineieus, Less. Parties sui)érieures d'un gris ardoisé, passant au grisblanchâtre dans les parties inférieures; une petite tache brune en avant de lœil; ailes brunes avec les rémiges liserées de blanc, et les tectrices secondaires terminées de gris clair; rectrices moyennes brunes, frangées de blanchâtre, les latérales noires à leur moitié antérieure, et blanches dans le reste de leur étendue; gorge et tectrices inférieures blanches; bec et pieds noirs. Taille, huit pouces. De Java.
ÉcHENiiLEtiRGRrs.Cn;«/)ep/i05racaM«,VieiIl., Levain. Ois. d'Afr., pi. 1C2 et 163. Parties supérieures d'un gris bleu, ardoisé, plus pâle sur les inférieures; aréole du bec, joues et front noirs; premières rémiges brunâtres, linemenl bordées de blanc à l'extérieur; bec et pieds noirs. Longueur, huit pouces. La femelle n'a point de noir à la face; sa rémige latérale est bordée de blanc. D'.\frique.
ÉcHENiLLEUR JADNE. Catupephagu flava , VieiU., Levaill., Ois. d'Afr.. pi. 164. Parties supérieures d'un gris verdàtre, rayées de noirâtie; sommet de la tête et dessus du cou d'un gris varié d'olivâtre; scapulaires jaunâtres; croupion grisâtre; gorge et parties inférieures brunâtres, tachetées de noir et de jaune; rectrices intermédiaires d'un vert olive, les trois latérales noirâtres, les autres d'un brun olivâtre et toutes bordées de jaune pâle; bec, pieds et ongles bruns. Longueur, sept pouces. D'Afrique. 11 se pourrait que cette espèce ne fût que la femelle de lÉthenilleur rouge.
ÉcHEMLLEUR Kailora. Coivus melatiops, Lath. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre, les inférieures d'une teinte plus pâle; face et gorge noires; rémiges noires, bordées de gris; rectrices noirâtres, terminées de blanc, à l'exception des deux intermédiaires; bec
noir; pieds d'un bleu obscur. Longueur, treize pouces. Levaillant l'a figuré sous le nom de Rollier à masque noir, pi. 30. La femelle est rayée de brun sur les parties inférieures.
ÉCHEisinEBRKmKiMANON. Mitscicopa cûna, Gmel., Euff., PI. enl., 341. Tète entièrement noire; rémiges noirâtres, bordées de cendré; rectrices, à l'exception des intermédiaires, noires, terminées de gris. De Madagascar.
ÉcDENiiiEUR A MASQtiE HOIR. CebUphyrts melanops.