II
1res -minces, eiilouiécs d'un lissti floconneux composé de filamenls cloisonnés. Le Miicor herbariorum de Persoon ou Monilia nidiilans de Rolli , petit Champignon globuleux , est la seule espèce du genre. C'est un assemblage punctifoime, à tîlamenls pcUucides, fugaces, d'abord blancs et rameux , puis bistres et cloisonnés; réceptacles sessiles, solitaires, contenant des sporules; péridions d'un jaune vif. On le trouve sur les feuilles humides, où il se développe en petits points jaunes et nombreux.
Kaye-Grevillc, dans le Journal philosophique d'Edimbourg, juin 1823, a fait connaître une nouvelle espèce qu'il a nommée Euioliuin rosarum, qui se distingue de ses congénères par ses péridions aggrégés, vcrdâ- Ires et couverts de flocons allongés, serrés, simples, s'élevanl vers le centre.
EURYA. BOT. Genre de la Décandrie Monogynie, L., et de la famille des Ternstrœmiacées, qui présente pour caractères : des fleurs polygames; un calice quinquépai'lite; cinq pétales légèrement soudés à la base; douze ou quinze étamines disposées sur une seule rangée; un style; trois stigmates ; un ovaire qui se change, suivant Brown, en une baie, ou, suivant Thunberg, en une capsule à trois ou cinq loges polyspermes ; des graines réticulées. On rencontre des fleurs où manquent les étamines; d'autres, où il n'y a point de pistil. Ce genre renferme des arbrisseaux à feuilles allernes, à fleurs axillaires. Thunberg, qui l'a établi le premier, en a décrit une espèce du Japon. R. Brown, qui a donné plus de développement à son caractère et qui a reconnu ses affinités naturelles, en a fait connaître une seconde de la Chine (Charact. ofthree Plants found in China. 7, tab. 3). Enfin, De CandoUe, dans son Prodomiis, en a ajouté deux, originaires l'une et l'autre du Népaul.
EURYALE. Euryale. acal. Genre de l'ordre des Acalèphes libres, de la classe des Acalèphes de Cuvier, proposé par Pérou et Lesueur pour une espèce de Méduse qu'ils ont nommée EiDyale antarctica. Lamaick n'a point adopté ce genre; il l'a réuni aux Éphyres des mêmes auteurs, le nom d'Euryale étant d'ailleurs consacré en botanique, r. Éphtre.
EURYALE. Euryale. échin. Genre de l'ordre des Échinodermes pédicellés, dans la classe des Échinodermes de Cuvier, de la famille des Astéries, ayant pour caractères : corps régulier, très-déprimé, pourvu dans sa circonférence de rayons ou membres articulés, plans en dessous, convexes en dessus, subdivisés d'une manière dichotomique en se terminant par des cirrhes: la bouche est inférieure au centre de cinq rayons en forme de trous, n'allant pas jusqu'à la circonférence (lu corps, et bordés de ventouses papillifomics. Les Euryales forment un genre bien distinct de la famille des Astéries. Link l'avait désigné le premier sous le nom d'Astrophylon, qui indique bien son caractère, dans son Traité sur les Étoiles de mer. Le docteur Leach l'avait appelé Gorgonocéphale; nous croyons que l'un de ces deux noms aurait dû être choisi par Lamarck, plutôt que d'en proposer un nouveau déjà employé pour un genre de plantes adopté par les botanistes. Mais nous étant fait une loi de suivre autant que possible la nomenclature de Lamarck, nous
conservons le genre Euryale tel qu'il l'a établi. Il l'a placé dans ses Stellérides formant la première section de ses Radiaires Échinodermes. Les naturalistes n'ont encore étudié les Euryales que dans les collections. Leur manière de vivre, leur organisation nous sont inconnues; et cependant on les trouve dans toutes les parties du monde, depuis la baie de Baffin, au delà du cercle polaire boréal, jusque sur les côles de la Nouvelle-Hollande; elles ont toujours attiré l'attention des voyageurs par leur forme singulière autant que par leurs mouvements qu'ils comparent à ceux d'un Serpent, d'une Hydre à mille queues entortillées et mêlées entre elles. Les rayons des Euryales parlent d'un corps ou d'un disque en général très-petit, toujours au nombre de cinq à leur origine; ils se ramifient par dichotomies nombreuses, et se terminent par des filamenls semblables à ceux que l'on nomme cirrhes dans les végétaux. Ces rayons ne peuvent se recourber qu'en dessous dans le voisinage du corps, leurs mouvements deviennent plus variés à mesure qu'ils s'en éloignent. Leur surface supérieure est convexe, et l'inférieure plane; ils sont presque cylindriques aux extrémités, bien saillants sur les côtés, et n'offrent jamais les tentacules, les papilles, etc., des Comatules, des Ophiures, etc.; très souvent ces organes manquent ou sont cachés sous le rayon. Lamarck dit que sur la surface du disque des Euryales, on voit dix ouvertures oblongues, deux entre chaque rayon, distantes entre elles et de la bouche, et situées assez près du bord. C'est, nous croyons, une erreur pour la majeure partie des espèces; Blainville l'a signalée. En effet, il n'y a que cinq ouvertures analogues aux sillons que l'on trouve dans les Astéries ordinaires. Ces ouvertures donnent passage à des organes rétractiles, probablement tenlaculaires. Les Euryales diffèrent essentiellement des autres Astéries par la manière dont leurs rayons se divisent. Cette division offre quelquefois des dichotomies ou bifurcations tellement multipliées, que l'on a compté jusqu'à huit mille branches sur le même individu. Cette ramification singulière, les articulations de ces rameaux, rapprochent ces animaux des Crinoidesou Encrines. Cuvier a, l'un des premiers, indiqué ces rapj ports; le docteur Miller les a développés dans son bel ' ouvrage sur les Crinoïdes. qu'il regarde comme trèsvoisins des Euryales et surtout des Comatules, rapprochement singulier qui lie des animaux libres dans leurs mouvements, à d'autres animaux forcés de vivre dans le lieu où ils ont pris naissance, mais dont le corps, porté sur une longue tige flexible, peut parcourir un espace considérable. Quelques naturalistes, pour rendre plus intimes les rapports qui existent entre les Astéries et les Crinoïdes, prétendent que ces derniers, quoique pourvus d'une tige avec une extrémité fibreuse et radiciforme, sont libres dans les eaux des mers comme les Pennatules. Est-ce une hypothèse, est-ce une vérité? Le temps nous l'apprendra. Quoique trèsrépandues sur la surface du globe, les Euryales sont peu nombreuses sous tous les rapports.
Lamarck fait connaître six esi)èces d'Euryales dans son Histoire des Animaux sans vertèbres; le docteur Leach a donné la description d'une septième, rapportée
(hiiis le Journal de Pliysiciue, t. ixxxviii, p. 4G7. Elle , n Ole Iroiivc^e dans la baie de Bafïin. par le capilaiiie | J. Ross. — l'armi les premières, on doit remarquer les suivantes :
F.tlRYALE VERRIIQUEBSE, EurflllC VeiTUCOSUm dC
Lainaick. Sous ce nom, se trouvent réunies les Âsler. Enryale et caput Medusœ de Gmclin; cette espèce, originaire de la mer des Indes, se distingue par la lar- (ïeiir de son disque, ainsi que par les verrues graniformes qui la recouvrent.
EuHYAi.E A CÔTES LISSES, Euiyale coslosiim de Lamk., Encycl. mélli., pi. 150, fig. 1-2; à disque moins large, sans verrues graniformes, ni sur les cotes dorsales, ni sur le dos des rayons. Habite les mers d'Amérique.
EuRYALE MBBiQOÉE. Etiryale muricalum de l.amk., Encycl. niétli., pi. 128 et 29. Disque convexe en dessus, garni de dix côtes, à rayons aiguillonnés, allongés, inégaux, dichotomes, très-divisés et glabres sur le dos. L'on ignore son habitation.
EiiRYAi.E pAi.MiFÈRE. Euryale paimifernm, Lamk., Encycl. métli. , pi. 126, n<" 1 et 2. C'est la plus singulière de toutes les Euryales connues. Disque pelit et orbiculairc, d'où parlent cinq rayons simples dans les trois (|uarls de leur longueur, ensuite dichotomes et comme palmés à leur sommet; surface du disque garnie de dix côtes rayonnantes avec des tubercules graniformes entre leurs extrémités. Habitation inconnue.
EURYALE. BOT. Genre de la famille des Nymph.-Eacécs et de la Polyandrie Monogynie, L., établi par Salisbury {Jnn. Bot., 2, i). 75) et adopté par De Candolle {■'fyst. Fcgct. nat., 2, p. 48) qui l'a placé dans la seconde tribu de la famille, c'est-à-dire dans les Kymphaîées {Nfmpliœœ) , en lui donnant pour principaux caractères : sépales, pétalesetétaminesadnés par une grande partie de leur longueur avec le torus qui recouvre les carpelles ; ce qui produit l'inférité apparente du fruit (pie l'on dit être une baie.
L'EuRYAi.E FÉROCE, Euiyale ferox, Salisb., Anneska spinosa, Andrews {Bot. lieposil., tab. 618), est une plante herbacée, aquatique, armée de toutes paris d'aiguillons roides et acérés; les calices et les pétioles en sont surtout recouverts; ses feuilles, très grandes, sculiformes, d'un vert foncé, rougeàtrcs et réticulées on dessous, s'étalent à la surface des eaux comme les Nénuphars. Les graines ont la grosseur d'un pois. Elle croit dans les Indes-Orientales, d'où Roxburgh, vers l'année 1809, en a fait parvenir en Angleterre.
EUKYANDltE. bot. Genre établi par Forsler, adopté par Laraarck, mais que Vahl a réuni au Tetracera. V. Tétracère.
EUKYBASE. Euryhusis. bot. Ce nom a été employé par Bridcl (Bryolog. 1 , .j84) pour un genre de Mousses, qui avait déjà reçu celui de Mielcuoferie. V. ce mol. EURYBIE. Euryhia. ins. Genre de Lépidoptères diurnes, de la famille des Papillonides de Lalreille. formé aux dépens descsNyniphalcs-Satyres dont ils diffèrent par les caractères suivants : palpes inférieures comtes, ne dépassant point la chaperon; ma,ssue des antennes en fuseau, allongée et faiblement courbée. Du reste, ces papillons ont de commun avec plusieurs aulies de la
même famille, les diux pattes antérieures plus courles que les postérieures; celles-ci munies d'une paire d'épines ou d'erijols; les quatre ailes toujours élevées el oonnivenles à leur sommet, dans le repos.
EUUYBIE. Euryhiu. bot. Famille des Synantliérées- Corymbifères de Jussieu, el Syngénésie superflue. !.. Le nombre considérable des espèces d'Astères a clélerminé Cassini à adopter les divisions proposées par Mccnch et Lagasca, el à créer, en outre, plusieurs genres particuliers qu'il a publiés dans le Bulletin de la Société Pliilomali(iue, novembre cl décembre 1818. Après ces réformes, le genre Aster a été encore partagé en trois groupes : .isler, Eurybia et Galathca. Au second de ces groupes oii sous-genrcs Cassini assigne les caractères suivanls : calalhide radiée, dont les fleurons du disque sont nombreux, réguliers et hermaphrodites : ceux de la circonférence sur un seul rang, en languettes cl femelles; involucre formé d'écaillés imbriquées, appliquées, oblongues, coriaces-foliacées; réceptacle plan, marqué de légères alvéoles qui sont séparées par des cloisons charnues et dentées; ovaires oblongs, plus ou moins comprimés, hispidules, surmontés d'une aigrette composée de poils plumeux. Le sous-genre Eurybia a, de même que la première division du genre Aster et qui conserve ce dernier nom, les Heurs marginales femelles. 11 s'en distingue par les écailles api)liquées de son involucre, caractère qu'il partage, il est vrai, avec le troisième sous-genre ou le Giilalhea; mais les Heurs marginales neutres de celuici suffisent pour le différencier. L'aulcur de VEnryhia ajoute qu'on distingue celui-ci du Solùlago par les Hcnrons de sa couronne qui ne sont jamais jaunes.
Les espèces d'AsIèrcs rapportées à V Eurybia par Cassini sont presque toutes indigènes des terres australes. Ce savant bolaniste a décrit, dans son slyle particulier, les espèces suivantes . 1» Euryhia qiicrcifolia, Cass., Aster phlo(jopappuii, Lahill., bel arbrisseau à feuilles oblongues. oblusémcnt déniées comme celles des Chênes, et à fleurs ornées d'aigrettes rouges. 2" Eurybia fulrida, Cass., Aster stcliulatus, Labill., arbrisseau à feuilles lancéolées, dentées en scie, el dont les aigrettes des Heurs ne sont pas colorées. 3» Euiybia viscosa, Cass., /fslertv'scosus, Labill., arbrisseau dont les feuilles sont visqueuses en dessus. 4» Eurybia microphylla, Aster microphy/lus, Labill. Cet arbrisseau est, ainsi que le précédent, beaucoup plus petit que les autres espèces. Ses feuilles, rassemblées en faisceaux, sont à peine longues d'une demi-ligne, elliptiques et :"i bords réfléchis. Toutes les plantes que nous venons d'indiquer ont été découvertes par Labillardière au cap Van-Diémen, dans la Nouvelle-Kollande.
EURYBIOPSIDË. Eurybiopsis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Asléroïdées, que le professeur De Candolle a formé pour une plante nouvelle, recueillie dans l' Australasie par lébolaniste Allan- Cuningham. Caractères : capitule pluriflore, radié, à Heurs ligulées, femelles, disposées sur une seule rangée; fleurs du discpic lubuleuses, à cinq dents, hermaphrodilcs; involucre formé d'écaillés imbriquées, linéaires et acuminécs; réceptacle étroit, alvéolé; akènes allongés, comprimés, un peu étranglés à leur base el liispi-
«liiU's ; aigi'utle de pliisieui-s soies scalnes, aeiiiiiiiK-i'S, élal)lies sur un seul rang. VEuiyopsis niacrorhiza est une plante herbacée, glabre, à rhizome ligneux, épais, utiles nombreuses, grêles, ofFraiit l'aspect de baguettes Irulescenles, médiocrement feuillées; feuilles alternes, IrCsentières: les radicaleslinéaires,oblongues, obtuses; les caulinaires plus étroites et presque pointues. Les capitules sont solitaires à l'extrémité des tiges.
EURYBRACHYDE. Euiybrachys. i:<s. Genre d'Hémiptères, de la famille des Cicadaires, institué par Guérin qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues, dépassant un peu les côtés du front : premier arlicle court, le second long, granuleux, cylindrique, un peu arrondi au bout, environ trois fois plus long que large, avec la soie qui le termine; point d'yeux lisses apparents; front Iransverse, en losange et plat; labre petit et triangulaire; bec court; corselet transversal, avec le prothorax un peu plus étroit; élytrcs un peu plus longues que l'abdomen, dilatées à leur base, et un peu rétrécies à l'extrémité; pattes assez longues, épineuses ; jambes antérieures et intermédiaires aplaties et dilatées. Ce genre correspond à la seconde division des Fulgorés, établie par Latreille dans le Gênera Ciiisl. et Iiiseci., toni. 5, p. I(J6.
EcRïBRAcnvDE DE Li.vEiLhtizn.Euiybracltys Lepel- Iclicii. Tète large, avec le devant du front d'un jaune doré; corselet jaune pâle; élytrcs jaunes avec une large liande rose, oblique, pointue vers la côte, fondue dans le Jaune en avant; une autre bande moins marquée, u]i peu rougeàlre vers l'extrémité; ailes blanches; des- .sous du thorax et pattes roses; abdomen jaunâtre. Taille, trois lignes et demie. Du Bengale.
Doivent encore appartenir à ce genre, le Fulgora DonelUi, Lat., et le Lyslra spinosa, Fab.
EURYCANTIIE.^rt/jcort^/ia. INS. Orthoptères; genre de la famille des Spectres, établi par Boisduval qui le caractérise de la manière suivante ; aptère; corps trèsallongé, aplati; corselet très-long, quadrangulaire; abdomen plus étroit ; antennes prcs(|ue contigués; pattes très-fortes, quadiaugulaires; les cuisses postérieures très grosses, munies intérieurement de fortes épines; toutes les jambes épineuses sur leur côté interne. On ne connaît encoie de ce genre que l'espèce rapportée de l'Océan pacifique par Labillardière, et plus récemment de la Nouvelle Guinée parDurville.
EuRYCAMUE aoRKiBLE. Euiycaulha horrida, Boisduv.. Zool. de l'Astrolabe, pi. 10, fig. 2. Elle est longue (le quatre pouces, d'un brun marron-foncé; corselet aplati, quadrangulaire, aussi long que l'abdomen, et presque moitié plus large que lui, un peu rugueux en dessus, mujii sur les angles latéraux, d'épines assez fortes; abdomen cylindroïde, déprimé, rugueux, prolongé de chaque côté, dans toute sa longueur, en un appendice membraneux, qui porte un rang d'épines semblables à celles du corselet; la tête est plus étroite <ine le corselet, un peu rugueuse et pourvue de quelques petits tubercules épineux. Le dessous du corps est plus luisant et plus lisse que le dessus, et l'abdomen parait beaucoup plus étroit, à cause des appendices latéraux ; pattes fortes, quadrangulaires : les deux jjreuiières paires épineuses sur leurs angles, particulière-
nienl sur le côté interne des jambes; pattes postérieures différentes des autres en ce que les cuisses sont beaucoup plus grosses et munies, sur leur côté interne, d'épines robustes, dont une beaucoup plus prononcée, et en ce que le côté interne des jambes est garni de fortes épines. Elle se trouve à Dorai, dans la Nouvelle- Guinée.
EURYCÉPHALE. Eurycephala. iNS. Hémiptères; genre de la famille des Myriens, formé par Delaporte pour quelques petites espèces disséminées dans les genres Salda, de Fabricius, Àstemma, de Latreille, etc. Les Eurycéphales ont les antennes longues et grêles, la tète aussi large que le corselet; les pattes postérieures très-longues et les cuisses fort grosses, organisées pour le saut. Le type de ce genre nouveau est l'EDRYCÈrnALE APTÈRE, Euiycephala aptera, L., Faun. Suec, 894. Il a environ une ligne; sa couleur est le vert bionzé obscur, avec le devant de la tête roux; les antennes et les pattes jaunâtres; élytres privées d'appendices membraneux. En Europe.
EURYCÈRE. Eutyceros. ois. Genre de l'oidre des Insectivores, institué par Lesson qui lui donne [lour caractères : bec épais, renflé, un peu plus long que la tète, très-élevé, comprimé sur les côtés qui sont plans et verticaux; mandibule supérieure haute, discoïde sur le front, renflée, carénée, très-celluleuse, à arête convexe, en demi -cercle, terminée par une pointe recourbée, fortement dentée, à bord» a^iués et lisses; narines nues, rondes, ouvertes, creusées dans un sillon profond, garni usa base de plumes veloutées; mandibule inférieure très-comprimée à sa pointe <|ui est aiguë, redressée, lisse sur les bords, à branches dilatées et élevées; commissure garnie de cils roides, implantés à l'angle du bec ; tête complètement emplumée; ailes minces, dépassant le croupion, un peu concaves, à première rémige bâtarde, à deuxième beaucoup moins longue que la troisième; les quatrième, cinquième et sixième presque égales et les plus longues; les suivantes, croissant successivement; queue moyenne, composée de douze rectrices droites, arrondies et raucronécs à leur sommet, à barbes plus allongées sur le bord interne; tarses médiocres, emplumés jusqu'au talon, scutellés en devant, à pouce robuste, fort, à trois doigts antérieurs faibles, scutellés, presque égaux, l'interne le plus court, l'externe soudé au médian jusqu'à la deuxième phalange. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce, parvenue récemment de Madagascar,
EïRYCÈRE DE PRÉVOST. Eurycevos Prevoslii, Less., Centur., pi. 74. Bec gris, avec la pointe et les bords noirs; tarses plombés; tête, cou et thorax d'un noir vif et lustré; ventre et abdomen bruns, striés très -finement et d'une manière presque imperceptible de roux; épaules, manteau, croupion et les deux rectrices intermédiaires d'un roux de cannelle ; les autres rectrices et les rémiges noires; tectrices moyennes d'un brun roux terne. Taille, dix pouces ; le bec a un pouce de hauteur et un pouce et demi de longueur. On ne connaît rien touchant les mœurs de cet Oiseau qui a été tué sur la
côte, aux environs de Tintingue.
EURYCÈRE. Euiycera. ins. Hémiptères; genre de
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