SC
III'- SECTiofi. — Loffos à un seul ovule; fleurs orilinairement munies d'une corolle, disposées en fascicules, en épis, en grappes ou en panicules; élamincs définies ou indéfinies.
jin/ftainnia, Browne; Ditaxis,\aM; Crozoplioia, Necker; Ciolon, L. ; Crolonopsis, Ricli., in Micitx.; Acidoton, Swarlz; Adelia, L.; Roitlera, Roxli.; Co- (liœum, Uumpli; Ge/o«/M»J, Roxb.; Hishif/era, Willd.; Mozinna, Ortega; Amperea, Adr. .luss.; Ricinocarpus, Desf. ; Ricinus, L.; Janipha, Kunlli; Jatropha, Knnlli ; Elœncocca, Comin. ; Aleurites, Forst.; Anda, l'ison; Siplionia, Uicli.; Mabœa, Auh\.; HxoBnunche, Laml). ; Garcia, Kolir.
IV" Section. — Loges à un seul ovule ; fleurs apétales, en épis, ou quelquefois en grappes; élamines définies ou indéfinies.
Alclioniea, Swartz; Conceveibum, Rich. ; Claoxylon, Adr. Juss.; Macaranga, Du Petit-Th.; Mappa, Adr. Juss.; CaturuSjh.; Acalypha, L.; Mercurialis, L.; Anabœna, Adr. Juss.; Phicknelia, Plum. ; Trar/ia, Plum.
V" Section. — Loges à un seul ovule; fleurs apétales, a étamines définies, accompagnées de bractées trèsgrandes disposées en épis ou en chatons.
Microatachys, Adr. Juss. ; Sapiiim, Jacq. ; Stillintj'm, Garden; Triadica, Lour. ; Omalanthus, Adr. Jussieu; flipponiane, L. ; Hura, L. ; Sebastiania , Sçrcns-; Exccecaria, L.; Commia, Lour.; Stylocems, Adr. Juss.; Maprounea, Aubl.; Omphalea, L.
Vl" Section. — Loges à un seul ovule; fleurs apétales, monoïques, réunies dans un même involncre.
Dalechanipia, Plum.; Anthostemma, Adr. Juss.; Euphorbia, L. ; PedilaïUliiis, Kccker.
Enfin, on rejette à la suite de ces genres les suivants, dont l'organisation est moins bien connue :
Margaritaria, L., Supi)l. ; Suregada, Roxb. ; Hcxadica, Lour.; lIomOHOia , Lour.; Cladodes, Leur.; Echinus, tour.; Colliguaya, Molina; Lascadium, RafBnesque; Synzyganthera, Ruiz et Pavoii.
La place que doivent occuper les Euphorbiacées dans la série des ordres naturels, n'est pas très-facile ù déterminer. Ant.-Laur. Jussieu les range dans sa classe des Diclines, auprès des l'rticées, avec lesquelles cette famille offre en effet plus d'un rapport marqué. D'un autre côté elle présente quelque affinité avec plusieurs familles de plantes polypétales, et entre autres avec les Uhamnées et (|uelques Térébinthacées, en sorte qu'il est difficile d'indiquer d'une manière bien précise la place qui doit être assignée à cette famille.
EUPHORIA. BOT. Genre delà famille des Sapindacées et de rOctandrie Monogynie, L. 11 présente un calice petit, à cinq divisions peu profondes ; cinq pétales quelquefois caducs, réfléchis et garnis de poils sur le milieu de leur face interne; quatre, six ou huit étamines; un ovaire didyme ; un style bifide à son sommet ; deux stigmates ; des deux loges de l'ovaire, l'une avorte le plus ordinairement, l'autre prend de l'accroissement ; son péricarpe est épais, tantôt lisse, tantôt et plus souvent tuberculeux à sa surface. U lenferme une graine unique, attachée sur une assez grande étendue ù sa base, couverte d'un tégument coriace, et enveloppée, en tout
ou en partie, d'un arille ordinairement pulpeux et bon à manger. L'embryon offre deux gros cotylédons, souvent intimement soudés ensemble, et une radicule trèspetite tournée vers le liile, c'est-à-dire inférieuremenl. Ce genre renferme des arbres originaires de l'Asie, dont les feuilles sont composées de plusieurs paires de folioles, les Heurs petites, disposées en grappes ou en panicules axillaires ou terminales, souvent mâles ou stériles par avortement.
Les espèces qu'on y rapporte sont au nombre de quatre : l'une est fameuse sous le nom de Litchi à la Chine, où son fruit passe pour un des plus délicieux que l'on y cultive : elle a été introduite ù l'Ile de-France, d'où elle est passée ensuite dans nos colonies d'Amérique. 11 en est de même du Longane {Euplioria Longana), dont les fruits sont cependant plus petits et un jieu inférieurs en qualité ; il vient de fructifier récemment dans les belles serres de Fulchiron, amateur éclairéde botanique. Les baies dans ces deux espèces sont solitaires, tuberculeuses dans la première, lisses dans la seconde. Elles sont au contraire ordinairement géminées dans deux autres espèces, dont la pulpe a un goût plus ou moins acerbe ; savoir dans VEuphoria informis, originaire de la Cochinchine, dont le fruit est tuberculeux, et dans VEuphoria Nephelittm, connu sous le nom Ae Rampostan, qui habite les Indes-Orientales, et dont le fruit se hérisse de crins plus allongés.
VEuphoria, nom imposé par Commerson, a de nombreux synonymes. C'est le Dimocarpus de Loureiro, le Scytalia de Gœrtner, le Nephelium de Linné, le Litchi lie Soniierat, et un Supindits pour Alton. K. Lamk., lllust., t. SOC et 704, et De Cand., Prodrom., 1, p. Cil.
EUPIIOTIDE. MIN. Nom donné par HaUy à une roche diallagique, composée de feldspath compacte ou imparfaitement cristallisé (Jade de Saussure), et de diallage tantôt verte et tantôt métalloïde. Cette roche est très-tenace et difficile à travailler ; elle est très-abondante dans les Alpes et dans le pays de Gênes; elle forme en Corse des terrains assez étendus, d'où l'on tire le marbre connu sous le nom de yerde di Corsica. Les minéraux qu'on y rencontre accidentellement, sont le Talc et le Feldspath vitreux. Cette roche ajipartient exclusivement aux terrains primordiaux.
EUPHRAISE. Euphrasia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées de Brown, tribu des Rhinanlhées, et de la Didynamie Angiospermie, établi par Linné et adopté par tous les auteurs modernes, avec les caractères suivants ; calice à quatre lobes; corolle à deux lèvres, dont l'inférieure ù trois lobes égaux, les deux plus courtes anthères portant à leur base un petit appendice acéré, spiniforme ou pileux; ovaire surmonté d'un style aussi long que les étamines, et terminé par un stigmate globuleux; capsule ovoïde comprimée, à deux loges polyspermes. Haller a divisé ce genre en deux, à l'un desquels il a donné le nom à'Odontites; mais les espèces de ces groupes se nuancent trop entre elles, pour admettre leur séparation. Sans les séparer complètement des Eupbraises, Persoon {Euchirid. 2, p. IjO) en a fait une section ù laquelle il a donné des caractères très-peu différents de ceux reconnus dans
Taiilre groupe des Euphrasia. L'Europe méridionale eslla patrie de plus de la moitié des espèces de ce genre. Plusieurs ont été confondues avec les Bartsia , genre qui en est très-rapproclié. Ce sont des plantes herbacées, souvent annuelles, à tiges rameuses, couvertes de feuilles tantôt larges et dentées, tantôt linéaires et entières, à fleurs nomlireuses, blanches, légèrement roses ou d'un jaune inlense, le plus souvent disposées en épis terminaux. Parmi celles qui croissent en France, nous citerons seulement les plus vulgaires.
L'EïPHRAisE OFFiciWAlE,£'M/j/i;asîa ofpcinalis, L., Lamk., Illust., tab. 518, lîg. 1, a la tige haute de douze à quinze centimètres, velue, ordinairement branchue; ses feuilles sont petites, ovales, oblusément dentées, opposées inférieurement et alternes dans la partie supérieure de la tige. Les fleurs, d'une couleur blanche, variée quelquefois de jaune, de violet ou de pourpre, naissent dans les aisselles snpérieuies des feuilles. Cette jolie petite plante est très-abondante dans les prés et les pelouses humides et ombragées. Une saveur légèrement amère est la seule qualité qu'elle possède; aussi convient-on maintenant qu'elle ne jouit d'aucune propriété active. Les anciens néanmoins avaient une confiance aveugle et sans bornes dans cette espèce; c'était pour eux non-seulement le remède anti-ophthalmiquepar excellence, mais encore la plante qui rendait la vue aux vieillards; et ils lui avaient décerné le nom trop significatif de Casse-Lunette. On voit encore quelques vieux praticiens ordonner dans les collyres l'eau distillée d'Euphraise, et fonder sur elle une grande espérance de succès, comme si la nullité aI)solue de ses qualités physiques n'entraînait pas sa nullité d'action médicamenteuse. C'est une des plantes qui semblent se plaire de préférence dans les terrains calaminaires oii elle prend un faciès particulier. Elle abonde surtout dans les plaines qui séparent Aix-la-Chapelle et Liège.
L'EcPHRAiSE de;\tée. Euphrasia Odonliles , est une plante du double plus élevée que la précédente. Sa tige droite, très-rameuse, à quatre angles mousses, porte des feuilles sessiles, opposées, lancéolées, dentées et un peu velues; les fleurs accompagnées de bractées, disposées en épis terminaux, sont ordinairement tournées du même côté (flores secundi) ; leur corolle est plus grande que dans les autres espèces et légèrement rose. Elle croît dans les lieux stériles et incultes de toute la France.
On trouve encore dans certaines localités de l'Europe moyenne et méridionale, les Euphrasia Ititea et linil'olia, remarquables par leurs étamines saillantes et l'élégance de leurs Heurs jaunes.
Les espèces exotiques appartiennent principalement à la Nouvelle-Hollande, d'où R. Brown en a rapporté huit qu'il a décrites dans son Prodrovivs Flor. Nov.- Holland., 1 , p. 436.
EUPHRONIE. Evphronia. bot. Famille des Spiréacées; Monadelphie Pentandrie, Lin.; Martius (Nov. Gen. etSp. pi. Bras.) assigne à ce genre les caractères suivants : calice hypogyne, quinquépartite, persistant; point de corolle visible; cinq étamines monadelphes à leur base, libres ensuite, alternant avec les divisions du calice; style simple, filiforme , persistant ; capsule
à trois valves, et à trois loges monospermes. La seule espèce qui compose encore ce genre est VEuphronia hirtelloides, arbre de moyenne élévation, à rameaux cylindriques, à feuilles alternes, pétiolées, ovalaires. mucronées, aiguës et très-entières, glabres en dessus et tomenleuses en dessous ; à fleurs brunes, réunies cinq ou six en bouquet à l'extrémité des rameaux. Cette espèce forme un petit arbre que Martius a rencontré abondamment dans les forêts qui garnissent le littoral de la province de Rio -Negro.
EUPHROSINON. bot. Synonyme de Bourrache selon Daléchamp.
EUPHROSYNE. Euphrosyna. arnéi. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Amphinomes, établi par Savigny (Syst. des Annélides, p. 14 et 05) qui lui assigne pour caractères dislinctifs : trompe sans palais saillant ni stries dentelées; antennes extérieures et mitoyennes nulles, l'impaire subulée; branchies subdivisées en sept arbuscules rameux, situés derrière les pieds, et s'étendant d'une rame à l'autre; un cirre surnuméraire à toutes les rames supérieures. Ce genre est voisin des Pléiones et des Cliioés par ses branchies en forme de feuilles très-compliquées, ou de houppes, ou d'arbuscules très- rameux , toujours grandes et trèsapparentes, existant sans interruption, ainsi que par ses cirres supérieurs à tous les pieds ; il leur ressemble encore par l'absence des acicules et des mâchoires ; mais il en dilîère essentiellement par les diverses particularités de la trompe, des branchies et du cirre surnuméraire.
Les Euphrosynes ont le corps oblong ou ovale-oblong, composé de segments assez peu nombreux; la tête est très étroite et très-rejetée en arrière, fendue par-dessous en deux lobes saillants sous les pieds antérieurs, et garnie par-dessus d'une caroncule déprimée qui se prolonge jusqu'au quatrième ou cinc|uième segment; la bouche se compose d'une trompe à lèvres simples, sans palais saillant ni plis dentelés; les yeux sont distincts et au nombre de deux, séparés par le devant de la caroncule. On voit des antennes incomplètes, c'està-dire que les mitoyennes, ainsi que les extérieures, sont nulles, et qu'il n'existe que l'impaire qui est subulée; les pieds offrent des rames peu saillantes, pourvues l'une et l'autre de soies très-aiguSs, avec une petite dent près de la pointe ; les cirres sont à peu près égaux. 11 existe un cirre surnuméraire égal aux autres, inséré à l'extrémité supérieure de toutes les rames dorsales; la dernière paire de pieds est réduite à deux petits cirres globuleux; les branchies se trouvent situées exactement derrière les pieds; elles s'étendent de la base des rames dorsales à celle des rames ventrales, et consistent chacune en sept arbuscules séparés, alignés transversalement. L'anatomie des Euphrosynes a fait voir un intestin se contournant, immédiatement après la trompe, en deux boucles un peu charnues; la dernière de ces boucles aboutit par un petit canal, à l'estomac qui est grand et membraneux; la totalité du canal intestinal peut avoir le double de la longueur du corps. Ce nouveau genre ne comprend encore que deux espèces nouvelles, décrites très -exactement par Savigny.
L'EupiiROSYNE LAMiiFÈRE, Euphrosyna lauteala, Sav. (loc. cil., pi. 2, fig. 1 ) : corps long de deux pouces et plus, sur dix lignes de largeur, un peu ovale, déprimé, formé de quarante cl un segments, à peau ridée ou réticulée comme dans les Pléiones; caroncule ovale, lisse, relevée sur son milieu d'une petite créle longitudinale; pieds à faisceaux ou rangs de soies d'un jaune ferrugineux, tachetés de brun, inégaux, le rang inférieur un peu moins étendu; soies des deux faisceaux parfaitement semblables, nombreuses, déliées, roides, aiguljs, réfléchies à la pointe avec une petite dent audessous; ciires grands, égaux; branchies très- développées , plus longues que les soies , et ressemblant à des arbustes délicats, à rameaux grêles, peu touffus, garnis de petites feuilles ovales ; elles existent ù tous les segments sans exception. Couleur gris-rougeâtre tirant sur le violet, avec des reflets légers; les branchies sont d'un très-beau rouge. Elle vit parmi les Fucus.
L'EuPHRosYNE MVRTiFÈRE, Euphrosytia vixrtosa, Sav. {,loc. cit., pi. 2, fig. 2) ; corps long de dix à douze lignes, plus étroit et moins déprimé que dans l'espèce précédente, obtus aux deux bouts, formé de trente-six segments; caroncule elliptique, carénée, avec un double sillon; pieds à rangs de soies jaunâtres, très-inégaux, le rang supérieur deux à trois fois plus étendu; soies semblables à celles de la première espèce; cirres inégaux, l'inférieur plus court; branchies peu développées, plus courtes que les soies, à rameaux peu déliés, terminés par des sommités ou folioles ovales; sa couleur est le violet foncé avec quchpies reflets. Des côtes de la mer Rouge. L'individu représenté par Savigny, a été recueilli dans le golfe de Suez.
EUPHROSYNE. Euphrosyne. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par De Candolle qui le caractérise de la manière suivante : capitules monoïques, à fleurs du rayon femelles, privées de pétales et disposées sur un seul rang; fleurs du disque mâles, tubuleuses, à cinq dents; involucre composé d'écaillés étalées, obovales, membraneuses en leurs bords; réceptacle planiuscule, garni de paillettes obovales et membraneuses, plus petites à mesure qu'elles se rapprochent du centre; anthères distinctes dans les mâles; corolles courtes, avec le tube à peine visible; dans les femelles les styles sont rameux , cylindriques , glabres, obtus; akènes comprimés, lisses, entourés d'un bord calleux, avec le sommet nu. VEuphrosyne parlhenifolia est une petite plante mexicaine, herbacée, glabre, dressée, à feuilles alternes, pétiolécs, pinnatipartites, dont les lobes sont oblongs, sinués et subdivisés en petits lobules siiuio-dentés et de taille inégale ; les capitules sont pédicellés et rapprochés, au sommet des tiges, en une panicule Irès-rameuse ; les Heurs sont blanches.
EUPLASSIE. £!«/)/a«S!a. BOT. Le genre que Salisbury a formé sous ce nom, dans la famille des Protéacées, pour le lihopala pinnata de Poiret, n'a pas été adopté.
EUPLECTE. Eiiplcctiis. iNS. Coléoptères trimères; famille des Pselaphiens. Aube, dans son travail Monographique sur cette famille, a créé ce genre nouveau dans lequel il a placé quatorze espèces dont quelques-
unes inconnues avant lui. Caractères : corps allongé, déprimé ; antennes courtes et clavifonnes ; palpes maxillaires à peu près d,e la longueur de la tète; le premier aiticlc très-petit et sphérique, le deuxième arqué, en massue, le troisième pres(|ue sphérique, le quatrième coni(|ue et allongé; corselet déprimé, presque anguleux sur les côtés; élytres et abdomen déprimés.
EUPLÉE. Eiiplœa. ins. Lépidoptères diurnes; genre très-voisin des Danaldes et qui présente comme elles des palpes inférieures grêles, écartées, ne dépassant point le chaperon, mais (pii en diffère par la structure et la position des ailes. C'est sur ce dernier caractère que Boisduval partage le genre en trois groupes : il place dans le premier toutes les espèces dont les mâles et les femelles sont absolument semblables; dans le second celles dont les mâles ont le bord interne des ailes supérieures trèsarrondi, s'avançant notablement jusque sur le disque des inférieures; dans le troisième celles dont les mâles ont le bord interne des premières ailes droit ou presque droit, avec une raie d'un cendré luisant. Nous donnerons ici la description d'une espèce de chaque groupe.
E\!vlèeV,vtiiovie. Etiplœa Euplione, Fab.,Syst. iii,i, p. 4, n" 122. Dallais Dauiliniana , God., Dict. encyclop., IX, 181. Ailes entières, brunes, les antérieures brillantes, un peu violàtres à l'extrémité, avec une tache blanche, allongée comme une strie; les postérieures sont brunâtres, avec une raie et des points marginaux blancs; les unes et les autres ont en dessous des points discoïdes violàtres. On la trouve à l'ile Maurice; sa larve se nourrit sur le Nérion.
EupLÉE CAU-iTUAC, Boisd. Ailes antérieures entières, d'un brun noirâtre, irisées en violet brillant, avec une raie aniuée, en forme de tache et transverse ; il y a dans la cellule un gros point isolé et sur le bord plusieurs points plus petits, disposés sur un même rang el d'un bleu brillant ; les ailes postérieures ont des points marginaux à l'angle externe. Nouvelle-Guinée.
Edplée Éleutiie, Freycinet. Voy. Ailes noirâtres, sinuées, semblables de part et d'autre, avec une bande postérieure maculaire et des points marginaux blancs; deux bandes blanches aux supérieures, dont une courte avant le sommet. Des îles des Amis.
EUPLOCAME OD EUPLOCAMPE. Euplocamus. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tinéiles (Règne An. de Cuv.), extrait par Latreille du genre Teigne, et ayant, suivant lui, pour caractères: palpes inférieures grandes, avancées, avec un faisceau d'écaillés au second article, et le suivant nu, relevé; langue très-courte; antennes des mâles pectinées. Ce petit genre ressemble aux Phycides quant à la forme des parties de la bouche et quant au port; mais il en diffère par ses antennes. On doit considérer comme type du genre :
L'Ebplocame modcheté, Euplocamus guttatus, Latreille ; Tinea gutlata , Fabricius. Il est originaire d'Allemagne.
EUPODES. Eiipoda. ms. Cinquième famille de la section des Tétramèrcs, ordre des Coléoptères, établie par Latreille ( Règne Anim. de Cuv. ). Ses caractères
esseiiliels sont ; corselet presque cyliiuliUiue. carré; pieds et siirlout les tarses courts. La famille des Eupodes est intermédiaire à celle des Loiigicornes et à celle des Cycliques. Elle avoisine la première par la conformité des tarses et des antennes, par l'allongement du cor|)s et par la division extérieure des mâchoires. Mais elle commence déjù à s'en éloigner sous le rapport de la figure de la languette qui , dans les derniers genres, est presque carrée ou arrondie et non évasée en forme de cœur, ainsi qu'on l'observe au contraire dans les premiers. Les Eupodes diffèrent des Cycliques par la division extérieure des mâchoires qui ne présente ni la forme ni la couleur d'une palpe. La plupart de ces insectes ont les cuisses postérieures trèsgrandes. Les espèces dont nous connaissons les mœurs se trouvent fixées et tranquilles sur diverses plantes à l'élat de larve; plusieurs se couvrent de leurs excréments et s'en forment une sorte de fourreau.
Les genres de celte famille ont été i)lacés dans deux sections de la manière suivante :
t Languette profondément échancrée; extrémité des mandibules entière ou sans échancrure.
Genres : Mégaiope, Orsodacne, Sacre.
ft Languette entière ou peu échancrée; extrémité des mandibules bifide ou terminée par deux dents.
Genres : Donacie, Criocère. V. ces mots.
EUPOjMATIE. Eupomatia. bot. Genre établi par R. Brown (Dotaux of terra anstralis, p. G5), et ainsi caractérisé ; enveloppes florales à peu près nulles, e.xcepté un opercule supère très-entier et caduc ; étamines nombreuses, les extérieures anthérifères, les intérieures stériles, pétalol'des, imbriquées; ovaire multiloculaire, à loges polyspernies, indéfinies (quant au nombre et à la position); stigmates formés d'aréoles en nombre égal à celui des loges et placés au sommet plan de l'ovaire; fruit en baie. Ce genre appartient à l'Icosandrie Polygynie ou ù la Monadelphie Polyandrie, et a été placé par son auteur dans la famille des Annonacées. Cependant Dunal ni De Candollc ne font aucune mention de ce genre dans les travaux qu'ils ont publiés sur cette famille; la simplicité du fruit a sans doute été la raison qui aura fait éloigner par ces botanistes VEtipomatia des Annonacées.
C'est surtout, d'après la structure de la graine, dont la description est exposée avec beaucoup de détails par R. Brown, que cet auteur établit l'affinité du genre. 11 n'en a déciit qu'une seule espèce, VEupomatia Laurina (loc. cit., tab. 2), arbre indigène de Port-Jackson, où il fleurit en décembre et janvier.
EUPORE. Enporus. iNS. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinet-Serville, pour quehjues espèces indiennes, que Dejean avait provisoirement placées dans son genre Callichroma. Caractères ; antennes glabres, de la longueur du corps dans les mâles, moins longues dans les femelles, composées de onze articles cylindriques et allongés; les quatre palpes égales et courtes; tête un peu prolongée en avant; corselet cylindrique, mutique latéralement, plus étroit que les élytres, beaucoup plus long que la tète, ayant deux sillons transversaux : l'un près du bord postérieur, l'autre i nier. BES sciences nat.
près de l'antérieur; élytres allant un peu en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité; écussoii triangulaire; corps assez étroit et allongé; pattes glabres, assez longues, surtout dans les mâles; cuisses en massue globuleuse vers leur extrémité ; jambes comprimées.
EcpoRE étranglé. Euporiis strangulalus ; Callichroma strangulata, Dej. 11 est long de huit lignes; la tète et les mandibules sont d'un bleu violet, avec lu front doré; corselet, pointillé cuivreux-doré, avec le bord antérieur bleu-violet; élytres d'un vert sombre; écusson et dessous du corps vert-doré; antennes et pattes d'un bleu foncé.
Eupore vert. Euporus viridis. Corps d'un vert doré; corselet pointillé; élytres d'un vert mat et velouté, avec l'écusson, les angles huméraux, la suture d'un vert doré; premier article des antennes et cuisses d'un vert brillant; les autres articles, les jambes et les tarses bleus.
EUPREPIE. Eiiprepia.ws. Lépidoptères nocturnes. Dalinan a institué ce genre qui doit être placé dans la famille des Koctuo-Bombyciles, pour quelques Lépidoptères encore peu connus et parmi lesquels nous nous contenterons de citer les Euprcpia venusla, betla, pulchra et ornalrix. VEuprepia ventista a environ vingt lignes d'étendue; ses antennes sont noires; son corps est blanc, avec des points noirs sur la tête, le corselet et les côtés du ventre; une tache rouge à la naissance des ailes; pieds blancs, annelés de noir qui est la couleur des tarses; ailes su|)érieures blanches avec six rangées transversales de points noirs, séparées par des rangées alternes de taches sanguines; les ailes inférieures sont rosâtres, avec le bord noir, profondément sinué, garni de cils blancs, et tachetées de noir; toutes sont rougeS en dessous, avec quelques points noirs, entourés de blanc vers la côte.
EUPROSOPE. Euprosopus. ipis. Coléoptères pentamères, tribu des Carnassiers; geiu-e de la famille des Cicindelètes, établi par Latreille qui le distingue par les caractères suivants : troisième article des palpes labiales plus épais que le dernier; yeux très-gros; corps ovale, corselet presque carré; les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles peu allongés, aplatis, carénés en dessous, également ciliés des deux côtés; le type du genre est I'Euprosope qdadrikoté, Cicindela quadrinotata. Cet insecte est d'un vert brillant, avec les élytres bronzées, variées de blanc avec quatre taches bien distinctes de cette couleur. On le trouve au Brésil.
EUPTERON. BOT. Syn. de Ceterach offlcinarum.
EURHINE. Eiirhinus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Rhinchophores {Règne Anim. de Cuv.), établi par Kirby {Trans. of the Linn. Soc, t. xii, p. 428) qui lui donne pour caractères : labre à peine distinct, lèvre inférieure presque en cœur; mandibules tridcntées au sommet, avec les dents égales et aiguës; mâchoires ouvertes; jjalpes très-courtes et coniques; menton cordiforme; antennes entières, presque moniliformes à leur base et en massue à leur sommet, cette massue trifide, perfoliée avec le dernier article très long et cylindrique dans les mâles;
aoo
corps |)icsf|iic cuntiifoniie; lliorax arrondi cl un peu allongé. Ce (jenre esl assez voisin des lihines. L'auleiir mentionne trois espèces, VEtiihinus lœvior, Kirby {loc. cit., pi. 22, fïg. 8), VEitrhinus scahrior, Kirby, et VEurhinus muricatus, Kirby (loc. cit., p. 4G8), originaires de la Nouvelle-Hollande.
EURIHPIDE. Euihipts. iws. Genre de Coléoptères penlamères, famille des Serricornes, qui correspond au genre Rhypicerus de Fabricius. y. Rhypicère.
EURIIOTIA. BOT. (Necker.) Synonyme de Campicea d'Aublet, ou Cephaelis de Swartz.
EtRHYNCHUS. ois. Synonyme de Microglosse.
EURHYNQUE. Euihyiivhns. iriS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyncbophores, établi parSchoonlierrdanssaMonographiedesCurculionides, et qui est le même que celui publié par Kirby, sous le nom d'Eurhinus. V. Edruine.
EURIA. BOT. Pour Eurya. V. ce mot.
EURIALE. ACAL. Écurs. et bot. Pour Euryale. l' . ce mot.
EURIANDRE. bot. Pour Euryandre. V. ce mot.
EURICEROS. MAM. (Oppien.) C'est-à-dire larges cornes. Synonyme de Daim. f^. Cerf.
EURIDICE. bot. Pour Eurydice, f^. ce mot.
EURIGASTRE. Eurigastcr. iNS. Diptères; genre de la famille des Muscides, institué par Macquart, aux dépens des Érycines de RobineauDesvoidy, et des Tachines de Meigen. Caractères : corps large; face oblique; épistome un peu saillant; antennes descendant jusqu'à l'épistome : lesdeux premiers articles également courts, le troisième quatre à six fols plus long que le deuxième; yeux ordinairement velus; abdomen large, ovale; deux soies au milieu des segments; ailes à première cellule postérieure cntr'ouvcrte près de l'extrémité; nervure externo-médiaire queUiuefois incomplète et sans coude. Les Eurigastres sont les seuls Tachinaires qui présentent à la fois l'abdomen large, ovale et le troisième article des antennes quatre à six fois plus long que les deux premiers quisont également courts; à ce seul caractère il est aisé de les reconnaître.
Eurigastre rdstiqde. Eurigaster rustica, Macq. Phryno rustica, Robin. Noir; face brune; thorax d'un gris jaunâtre, à lignes noires; abdomen à trois larges bandes jaunâtres; ailerons jaunâtres ainsi que la base des ailes; disque brunâtre, à nervures marquées. Taille, trois lignes et demie. Europe.
Edrigastresvlvatiqde. Eurigaster sylvatica. Noirâtre; face et côtés du fiont blancs; antennes à base fauve; thorax et abdomen à duvet cendré ; pieds fauves; tarses noirs ; ailes à base jaunâtre. Taille, trois lignes. Environs de Paris.
ECRIINORHYNOUE. Eurinorhynchus. ois. Genre de la seconde famille de l'ordre des Gralles , institué par Nilson dans les actes de l'Académie de Stockholm, pour un Oiseau que Thunbergavait primilivemenl placé dans le genre Spathule, quoique des différences bien marquées semblassent ne point permettre de confondre ce petit Oiseau avec les grands Échassiers qui composent le genre des Spathules. Caractères : bec court, mince, trèsaplati, déprimé, évasé à l'extrémité où se tiouve
une pointe mousse; tarses courts, réticulés, grêles, à pouce très-petit, à acropode scutellé, à membrane prolongée le long des doigts; ailes longues et pointues.
EiiRiNORHYNQUE CRIS. Eurhitiorliynchus grisous, Nils., Act.suec.1810, pi. 16. Plataleapigniœa, l. Parties supérieures d'un gris tendre, les inférieures blanches ; bec et pieds noirâtres. Cet Oiseau n'est guère plus gros qu'une Alouette de mer; le premier individu qui a paru dans les collections, a été apporté delà Guiane par BankrofFt; depuis il a été observé, mais très-rarement, dans le nord de l'Europe, et Lesson assure qu'il en a été piisunaux environs de Paris, et qu'il a été déposé au Muséum d'Histoire nalureUe, ce qui permettra, sans doute, de donner de cet Oiseau une description moins incomplète que tout ce qui en a été publié jusqu'à ce jour.
EURIOSME. BOT. r. ECRÏOSJIE.
EURISPERME. bot. Pour Eurysperme. F. ce mot.
EURITE. MIN. Nom donné par d'Aubuisson des \ oisins à la pâle pélrosiliceuse du Porphyre, qu'il regarde comme une roche composée, mais d'apparence homogène, dans laquelle le Feldspath est le principe dominant, et dont les divers principes sont comme fondus les uns dans les autres. L'Eurile est dure, à cassure mate et compacte, fusible en émail blanc ou peu coloré, et non effervescente dans les acides. L'Eurile est la base du Porphyre antique et du Porphyre ordinaire qui constitue les terrains de la Silésie, de la Saxe, des Vosges, etc. 1-^. Porphyre et Rocbes pétrosilicelses.
EDROES ou EUREOS. mm. On croit que les Pierres désignées par Pline sous ce nom, n'étaient que des pointes d'Oursins fossiles, quoiqu'il y ait assez peu de rapports entre les propriétés que cet auteur assigne à son Eureos et celles <les pointes d'Oursins.
EUROPOME. INS. Espèce de Papillon du genre Coliade.
EUROTHIE. Eurothia. bot. Le genre établi, sous ce nom, dans la famille des Rubiacées, par Necker (Élém., n» 348 ) , a été reconnu pour ne pas différer du genre Carapiche. F. ce mot.
EUROTIE. Eurotia. bot. Genre de la famille des Atriplicées et de la Monœcie Télrandrie, ainsi nommé par Adanson qui, le premier (Familles des Plantes, t. ii, p. 260), rétablit aux dépens des Axyris de Linné. 11 reçut plus tard de nouvelles dénominations toutes plus ou moins difficiles à prononcer, ou qui servaient déjà à désigner d'autres genres. Ainsi le Kraschennikowia de Guldenstedt, le GuUlenstcdia de Necker, le Ceralospermum de Persoon et le Diotis de Schreber et Willdenow, se rapportent au genre en question, qui a été ainsi caractérisé : Heurs monoïques, les mâles ont un périgone à quatre divisions ; celui des femelles est monophylle et bicorne; style bipartite; graine velue à sa base, couverte par le calice qui se prolonge en deux cornes. La plante qui a servi de type à ce genre est Vyixyris ceratoides, L., ou Ceratospermnm papposum de Persoon. Elle croît en Moravie, en Tartarie et en Arabie.
EVKOTIER. Eurotium. kot. (Lycoperdacées.) Genre établi par Link ( Observ. 1, p. 31 ) et caractérisé ainsi : séminules réunies dans des réceptacles membraneux,