GILLE
EUSTÉPlllE. Eustephia. bot. Genre de la famille des Karcissécs et de l'IIexandrie Monogynie, L., établi par Cavanilles (Icon. rarior. 3, p. 20, lab. 238), et ne renfermant ((u'une seule espèce qui est décrite par ce botaniste de la manière suivante : Eustépuie \ fleurs ÉCARL/VTES. Euslepliiu voccinea; périgone lubulé, marqué de six fossettes dans son intérieur, divisé en six
s('i;iiieiil3 piofoiuls, linraires, nbliis el un pou écarlis uu sommet; IîIëIs des élamines insérés au fond de la corolle, aplatis, terminés au sommet par trois pointes dont Tune plus longue porte l'anthère; ovaire turbiné trigone, surmonté d'un seul style filiforme, el d'un stigmate épais; capsule à trois loges. Cette plante a des racines bulbeuses; une tige haute de trois à quatre décimètres, très- glabre et deux ou trois feuilles radicales, linéaires, obtuses et quelquefois légèrement falciformes. Ses fleurs, terminales et disposées en ombelles, sont entourées à leur base d'une sorte de spatheà quatre découpures purpurines. Le genre Eustephia offre de l'affinité avec le Cyrthanlhus de Jacquin.
EDSTEUALIS. BOT. Synonyme de Menthe.
ECSTOME. Eustoma. dot. Genre de la famille des Gentianées et de la Pentandrie Digynie, L., constitué par Salisbury {Païadisns Londin., n" 54) qui Ta ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes i)ortant sur leur dos une aile plus ou moins grande; corolle dont le tube est resserré vers la gorge, le limbe à cinq segments marqués de stries diversement colorées; filets des élamines insérés sur le milieu du tube de la corolle, courts et dressés; anthères peu sagittées; style court, dressé; stigmate développé, profondément bilobé; péricarpe oblong, uniloculaire, succulent, muni de placentas légèrement saillants ; graines nombreuses, marquées de fossettes. La plante sur laquelle ce genre a été fondé fut autrefois placée par Jacquin {Collccf., 1. 1, 1>. 04) parmi les i(S(o«//iHs; mais Salisbury observe que ceux-ci renferment des plantes qui appartiennent à trois genres distincts, au nombre desquels on doit compter VEustoma. La valeur de ces groupes sera examinée au mot Lisianthus ; nous exprimerons seulement ici notre opinion relativement à la plante de Salisbury. Elle ne saurait être réunie aux Lisianlhiis, comme on l'a proposé de nouveau, mais il n'y a aucune différence générique importante entre elle et les Gentianes. Salisbury l'assimile, pour le port, aux Pneumonanthes; d'après notre opinion personnelle, elle fait partie, sans aucun doute, de la division des Gentianes américaines si bien décrites par Kunth {in Htiinh. et Bonpl. Nof. Gencr. et Spec. Plant, œqiiin.). VEustoma silenif'otivvi , Salisb., a des feuilles glauques, ovales, lancéolées, et des fleurs bleues longuement pédonculées. Cette plante croît dans l'île de la Providence.
EUSTUÈPHE. Eiislrephus. bot. Genre de la famille des Asphodélées et de l'IIexaiidrie Monogynie, L., établi par R. Erown (Piodr., 1. p. 281), el qui comprend deux petits arbustes originairesde la Nouvelle-Hollande et qui ont le port du Meileola asparagoides. Leur tige est volubile, ornée de feuilles dont les nervures sont Irès-prononcées. Les fleurs sont purpurines, portées sur des pédoncules axillaires ou terminaux, rapprochés plusieurs ensemble et articulés dans leur parlic moyenne. Le calice est à six divisions profondes, étalées, dont les trois intérieures sont lîmbr^ées. Les élamines, au nombre de six, sont hypogynes; leurs filets sont très -courts, plans, el quelquefois monadelphes ])ar leur ba.se; les anthères sont dressées; l'ovaire est il trois loges |)olyspeTnies, surmonté d'un slyle simple, au soiUiuel diKpiel est uu stigmate Irigone. Le fruit est
une capsule légèrement charnue en dehors, à trois loges el à trois valves portant une des cloisons sur le milieu de leur face interne.
Ce genre est très-rapproché du Luzniiaga décrit et figuré par Ruiz et Pavon dans leur Flore du Chili el du Pérou, 3, p. 08, lab. 298. Les deux espèces qui le composent sont appelées Eustreplius latifoliits cl Eustrcphus anrjiistifûlius.
EUSTROPHE. Enstrophus. tns. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Taxicorncs, établi par Illiger et dont les caractères sont : antennes inséiées à nu, grossissant insensiblement, n'étant point terminées par des articles imitant des dents de scie, et dont aucun, à partir du troisième, n'esl lenticulaire; corselet grand, presque demi-circulaire, incliné sur les côtés; tète très-penchée; corps ovale.
Les Eustrophes ont des rapports généraux de forme avec les Dermestes et les Tétramères; mais leurs tarses postérieurs qui n'onl que quatre articles les distinguent des premiers, el ils s'éloignent des seconds par leurs antennes qui grossissent insensiblement veis leur extrémité. Fabricius avait jilacé la seule espèce connue de ce genre avec les Mycétopbages. Dejean (Calai, des Coléoptères, p. 08) en mentionne deux espèces, la première, qui est le type du genre, est l'EcsTRoruE Der- MESTOÏDE, Eustrophiis Dennestoides; Mycelopliagiis Dermestoides , Fabr.; on la trouve aux environs de Paris et en Allemagne dans les Bolets. La seconde espèce esl le Mycelophafjus bicolor, de Fabricius, qui habile la Caroline.
EUTASSA. BOT. Salisbury appelle Entassa heterophylla l'arbre décrit par Forster sous le nom de Ciipressus coluninaris et qui paraît être une espèce du genre Araucaria. V . ce mot.
EUTAXIE. Entaxia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelpbie Décandrie, L. , établi par R. Brown dans VHortus Kewensis. 11 présente un calice bilabié; une corolle papilionacée, dans laquelle le limbe de l'étendard esl un peu plus large que long; dix élamines; un ovaire disperme; un slyle recourbé eu crochet; un stigmate en tête; une gousse modérément renflée; des graines munies vers l'ombilic d'une caroncule bifide. VEula.ria vixrlifolia du jaidiu de Kew, est un arbrisseau qui ne s'élève pas au-dessus de la hauteur de deux mètres, à feuilles opposées, lancéoléesobovales, del'aisselledesquelles naissenlles pédoncules uniflores el géminés. Originaire de la Nouvelle-Hollande, il y a été observé par LabiUardière, else trouve décrit et figuré dans son ouvrage, sous le nom de DU/wynia obovuta. (Nov.-HoU. Plant. Spec. 1, p. 110, lab. 140.)
EUTERPE. INS. Espèce de Papillon de la division des Héliconiens.
EUTERPE. Euterpe. bot. Gsertner {de Enict., 1 , p. 24, t. 9, fig. 3, 4) appelle ainsi un genre de la famille des Palmiers auquel il allribue les caractères suivants : les fleurs sont monoïques dans le même régime. Le fruit est une baie monospernie dont l'embryon est latéral. Ce genre ne diffère des Jreca que jiar la position de l'enibryiin (|ui est basilairc el non latéral dans
ce dernier j;enre. Gnerlner en figure deux espaces (lu'il nomme Euterpe glohosa , tab. 9 , fig. 3 , et Eiitcrpc pisifera. Ces deux espèces, dont les fruits offrent la grosseur d'une Aveline, sont originaires de l'Inde.
EUTHALE. Eutliales. bot. Genre de la famille des Goodénoviées de R. Brown, établi par ce savant botaniste qui l'a ainsi caractérisé (Prodrom. Flor. Nov.lloUanil., p. 579): calice infère, tubuleux, à cinq divisions inégales; corolle adbérente par son tube à la partie inférieure de l'ovaire, et dont le limbe est bilabié; anlbères distinctes; style indivis; membrane qui revêt le stigmate { indiisium stigmatis) bilabiée ; capsule ;> quatre valves, biloculaire à sa base; graines comprimées et se recouvrant mutuellement. L'auteur de ce genre dit qu'il forme le passage des Gooclenia au relleia, mais qu'il se rapproche davantage de celui-ci, par son port, son stigmate et la structure de sa capsule; son calice tubuleux est la seule différence, et elle a paru à Brown, assez importante pour établir la séparation de l'Euthale. Au reste, ce genre ne se compose que d'une seule espèce, YEuthnles trineivis , Brown; Felleia tiinervis, Lsih'iW. {Nov.-Holland., 54, tab. 77); Goodenia tetiella , Andrews (Reposit., tab. 46G), berbe acaule de la Nouvelle-Hollande, et qui a le port et l'inflorescence des Felleia.
Un autre genre Eutliales a été proposé par Dietricb, mais il se rapporte au Beauharnoisia de Ruiz et Pavon ou au Tovomita d'Aublet. K. ces mots.
EUTHAMIE. Eulkamia. liOT. Genre de la famillf^ des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, étalili pnrCassini qui le caractérise de la manière suivante ; calalliide oblongue, quasi-radiée; disque multiHore, régularillorc, androgynitlore; couronne unisériée, continue, mulliflore , ligulitlore, féminiflore; péricline oblong, subcylindracé, inférieur aux fleurs, formé de quatre écailles inégales, imbriquées, un peu concaves et glutineuses, les internes oblongues, suhmembraneuses, à partie inférieure plus étroite et linéaire; clinantbe planiuscule, fovéolé, ù réseau saillant, charnu et denté; les fleurs du disque ont l'ovaire non comprimé, oblong, velu, l'aigrette longue, composée de squammellules inégales, filiformes, peu barbulées; corolle à limbe plus large dès sa base que le sommet du tube; étaniines à lilets libiîrés au sommet du tube de la corolle; antbères exsertes; Heurs de la couronne à languette jaune, à partie inférieure plus étroite, dressée, demi-tubuleuse, embrassant le style; à partie supérieure plus large, étalée, arquée en dehors, ordinairement tridentée au sommet.
De CandoUe a réparti les espèces reconnues par Cassiui, dans son genre Solidugo, et n'a conservé le nom Euthamia que pour une division du genre.
EUTHÉMIDE. Eullioiiis. bot. Genre de la famille des Sapindacées , et de la Pentandrie Monogynie de Linné, institué par Jack qui lui assigne pour caractères : calice à cinq sépales; cinq pétales; cinq étamines liypogynes; anthères déhiscentes au sommet par deux pores; style filiforme; le fruit est une baie renfermant cinq semences arillées.
EuTiiÉ!iiiUEi.EiJcoc\RPE.£M</ie»iis/eMCOca/po,Jack. Feuilles pétiolées, lancéolées, spinuloso-dentées, trèsiïlabres et luisantes; tiges très -rameuses, dressées.
corniculées, portant à l'exliéinilé des bourgeons. Vv Malaca , dans l'Inde.
EuTiiÉMiDE MiNEORE. Eiillicinis viiiior, Jack. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente, mais ses tiges sont plus basses et simplement rameuses, garnies de feuilles étroitement lancéolées, obtusément dentées, très-glabres, veinées et striées. Les fruits sont anguleux et aigus.
EuTiiÉMiDE TRÈS -ÉLÉGANTE. Euthcmis elegatitissi- 7na, Roxb. Feuilles elliptiques, lancéolées, acuminées, très-finement dentées, marquées de veines qui gagnent JHsques aux bords. De la pres(|u'ilc de Malaca.
EUTIIYCÈRE. Eullixcera. iNS. Diptères; genre de la famille des Atbéricères, créé par Latreille et qu'il caractérise ainsi : antennes plus courtes que la têle : le second article surpassant le troisième en longueur ; soie plumeuse ; plan supérieur de la tète formant un triangle obtus ou (ronqué au bout ; face unie ou faiblement soyeuse ; extrémité inférieure de la tête, ou sa portion buccale, formant un museau tronqué; corps petit; abdomen grêle; les deux nervures transverses des ailes, rapprochées près de leur milieu. Ebthycère DD Cerfedil, Scatophaga Chccrophylli , Fabr. , Syst. Antl. 207; Musca ChœrophylU, id., Ent. Syst. Suppl. 505. Elle est entièrement cendrée et poilue, à l'exception du front qui est fauve; le corselet a des points bruns; les ailes sont réticulées. On trouve ce petit Diptère en Europe, pendant presque tout l'été, sur les Heurs des Ombellifères. Latreille rapporte encore à ce genre quelques autres Scatophages de Fabricius.
EUTHYNÈVRE. Euthynevra. ins. Diptères; genre de la famille des Tanystomes, tribu des Hybotides, institué par Macquart qui lui assigne pour caractères : premier article des antennes court et cyathiforme, le deuxième conique, assez large, comprimé, terminé en pointe, avec le style terminal peu distinct; trompe carénée, menue, cylindrique, un peu inclinée, munie de quelques petites soies, à peu près une fois plus longue que la tête; lèvres terminales courtes et peu distinctes; labre assez large et aussi long que la trompe; palpes menues, cylindriques, appliquées contre la trompe, d'un seul article distinct, terminées par (pielques petites soies divergentes; front linéaire ; tète petite, nue ; thorax élevé, nu ; écusson presque hémisphérique, terminé par des soies élevées; corps oblong; balanciers assez gros; ailes peu longues : une cellule médiastine, une marginale, quatre postérieures, une dioscoïdale et deux basilaires; pieds assez allongés; cuisses un peu renflées, de même longucurque les jambes et les tarses. L'Euthymèvre de i'kiKt.\A.t., Euthynevra Myrtilli, esl d'un noir luisant, à reflets verts, avec les yeux bruns; trompe noire; antennes brunes; balanciers jaunâtres; ailes claires, un peu jaunâtres avec le bord et une tache sligmaliquc brunâtres. Taille, une ligne : la femelle est un peu plus petite. De Belgique.
EUTOQUE. Eiitoca. bot. Genre de la famille des Hydropbyllécs, et de la Pentandrie Monogynie, L. En établissant la petite famille des Hydrophyllées, qui, jusqu'à présent, ne se compose que d'individus originaires du nouveau continent, U. Brown y avait indiqué la place d'un genre nouveau qu'il n'avait pu enroïc
éliiilior assez pnrfailfment pour en Iraccr invariablemcnl les caractères. Bientôt après, la découverte cfune espèce à ajouter à ce genre n'a plus laissé à Brown la moindre incertitude, et le genre fut créé par lui, sous le nom A'Euloca, dérivé du mol grec sutozo;, qui signifie fertile. Les motifs qui ont porté le célèbre botaniste anglais ù adopter cette dénomination générique, paraissent se trouver dans la grande quantité de graines que renferment les capsules de toutes les Eutoques qu'il lui a été possible d'observer. Les caractères qu'il a assignés à ce genre consistent principalement dans un calice à cinq divisions simples ; dans une corolle monopétale, hypogyne, campanulée, à cinq lobes ; dans cinq étamines insérées à la base de la corolle; dans un ovaire poilu. Ce genre paraît devoir être d'une grande ressource pour l'embellissement de nos jardins, tant à cause du nombre et de la variété des espèces, que de la facilitéqu'elles offrent dans leur culture. Toutes celles connues appartiennent aux régions tempérées de l'Amérique septentrionale, à la Californie.
Edtoqbe MULTHLORE. Eiiloca multiflora , Dougl.; Euloca Menziesii , Brown. Sa tige est droite, pubescente, et susceptible de se diviser, dès sa base, en plusieurs rameaux; sa consistance est assez forte pour la faire ranger parmi celles que l'on nomme sous ligneuses. Les feuilles sont poilues, un peu rudes et sessiles : les supérieures linéaires, presque entières, les inférieures plus profondément divisées en trois parties ou pinnatifides. Les fleurs sont réunies en l)ouquels ou corymbes terminaux d'un bleu pâle qui se nuance de pourpré vers l'extrémité des lobes. La corolle est monopétale, hypogyne, campanulée , à cinq lobes droits, arrondis : le tube est garni à sa base de dix écailles réunies par paires et opposées aux lobes. Les étamines sont insérées à la base de la corolle et alternent avec ses lobes; les filaments sont filiformes, un peu plus longs que la corolle, brièvement velus et couronnés chacun par une anthère ovale, en cœur, s'ouvrant longitudinalement en deux loges qui contiennent un pollen sphérique, très-glabre. L'ovaire est ovale, uniloculaire, poilu, surmonté d'un style également poilu, bifide et couronné de deux stigmates simples ; cet ovaire renferme un grand nombre de petites semences oblongues et réticulées.
EcTOQCE mvARiQBÉ. Eutoca divaricata , Benth. , Trans. Linn. Soc, 17, p. 278; Bot. Regist., 1784. C'est une plante annuelle, à tige penchée, presque rampante, à rameaux divariqués ou écartés; les feuilles sont oblongues, obtuses, pétiolées et velues; les pédoncules sont axillaires, plus longs que les feuilles; le calice est grand, égalant pres(iue la corolle dont la base est campanulée, le limbe plan, ouvert, à cinq lobes arrondis, d'im bleu pâle, légèrement pourpré, bordés de cils et veinés. De la Californie.
EuTOQUE DE Wrakgei. Eiitoca If^rangeliana , Fischer, Flow. Gard., ôG2. Sa tige est couchée, ramifiée, cylindrique, duveteuse, longue d'un pied environ, garnie de feuilles pétiolées, elliptiques, pointues, nervurées d'un vert intense , pubegceutes , longues de deux pouces et demi, larges d'un peu moins de deux pouces. Celles qui parlent directement de la racine sont décou-
pées en Irois lobes allongés, obtus, dont l'intermédiaire beaucoup plus grand. Les fleurs sont réunies en bouquet ou corymbes terminaux, d'un bleu pâle, qui se nuance de pourpré.
Edtoqbe gluante. Euloca viscida , Dougl., Botan. Regist., 1808. La plante est annuelle, entièrement garnie de poils glanduleux, noirâtres et gluants; sa tige est cylindrique, rameuse, élevée de deux pieds environ. Les feuilles sont souples, molles, douces et onctueuses, longues de près de trois pouces sur deux de large dans la partie inférieure de la plante, mais diminuant insensiblement à mesure qu'elles se rapprochent du sommet; elles sont ovales, cordiformes, irrégulièrement dentelées et mucronées en leurs bords , presque découpées dans celles qui sont voisines des racines. Les fleurs sont réunies en une grappe serrée, dont l'axe est contourné en spirale. Les sépales sont linéaires, de la longueur de la capsule, autour de laquelle ils sont persistants. La corolle est d'un bleu pourpré fort agréable ; le tube est d'un pourpre rose. Les cinq étamines ont leurs filaments velus à leur base, d'un pourpre foncé, terminés par des anthères arrondies et jaunes.
La culture des Eutoques est très-facile : on sème la graine en terrine, sur couche tiède, et l'on repique les jeunes plantes aussitôt qu'elles sont susceptibles de supporter cette opération.
EUTRACHÈLE. Eiitracheles. iws. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rbynchophores, établi par Latreille pour un bel insecte de Java que l'on avait d'abord placé parmi les Brentes. Caractères : antennes assez longues, insérées vers le milieu de la trompe chez les mâles et à sa base chez les femelles; trompe avancée, forte et élargie au bout chez les mâles; cylindrique et plus mince chez les femelles; tète cylindrique, allongée derrière les yeux qui sont petits, latéraux, arrondis, peu proéminents; corselet long, tronqué aux deux extrémités, fortement rétréci, antérieurement arrondi sur les côtés un peu en dessus du milieu, échancré à sa base, convexe en dessus; point d'écusson ; élylres â peine plus larges de moitié <iue le corselet, et
j guère plus longues du double , tronquées à leur base, cylindriques, convexes, obtusément anguleuses aux
I épaules, déprimées au bout et presque acuminées; pieds
I forts, les antérieurs les plus longs et les plus robustes ;
' cuisses en massue, armées de dents aiguës en dessous; jambes un peu comprimées, les antérieures dentées;
! tarses longs, étroits, spongieux en dessous, avec le dernier article allongé en faux et bi-onguiculé. L'i^wtracheles Temminckii est très-grand, noir, avec les antennes, les jambes et les tarses ferrugineux.
EUTRÈME. Eutrema. bot. Même chose que Eudèmc. y. ce mot.
EUTRIANA. BOT. Dans son Agrostographie, p. 161, Trinius propose de réunir en un seul les genres Polyodon et TricBua de Kunth , in Humboldt Nov. Gen. ; Tnalhera,Desv.; Bouteloua , Lagasca, et plusieurs espèces de Dinœba, entre autres Dinœba curlipendula et Dinœba bromoides. Mais cette réunion ne saurait être adoptée. F. chacun de ces genres où les caractères en sont donnés.
I EUTRIXIE. Etilri.ria. bot. Genre de la famille des
Syiianllu'rccs, liilxi des LabialiHores, (Hahli par Don qui lui assigne |)oui' caraclÈres distinctifs : i'é(;e|)tacle nu ou sci'obiculi, avec les rayons de l'aigrelle disposés sur une simple rangée; écailles de l'invoUicre formant plusieurs rangs; fleurs du disque liormaphrodiles, lubuleuses el dentées; celles de la couronne femelles el ligulées. L'Eulri.itie salsaloïde esl une plante herbacée, rameuse et fragile. On la trouve au Chili.
EUXÉNIË. Euxenia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par Chamisso et adopté par De CandoUe. Caractères : capitules dioïques, globuleux, homogames et discoïdes; involucre unisérial, formé de di.x. écailles d'abord couchées puis réfléchies, oblongues-lancéolées, libres, égales ou deux opposées souvent plus grandes; réceptacle convexe, garni de paillettes oblongues, obtuses el décidues; corolle à tube étroit, à gorge campanulée, extérieurement velue et glanduleuse, à limbe quinquédenlé; anthères des fleurs mâles sans queue, peu cohérentes, noirâtres; style inclus, à branches courtes, épaisses, obtuses, et hispidules postérieurement; ovaire avorté; les fleurs femelles ont les anthères avortées, libres; les styles rameux, épais, obtus, exsertes; akène obpyramidé, tétragone, atténué à sa base, chauve ou rarement garni d'une aigrette en forme de couronne. Les espèces décrites par De Candollc, Etixenia grala et Euxenia miliqui, sont des arbrisseaux du Chili, ù rameaux dichotomes, cylindri(iues, pubescenls dans leurjeunesse; à feuilles opjiosées, courtemenl pétiolées, ovales ou lancéolées, aigués, dentées, à triple nervure. Les calalhides sont composées d'uu grand nombre de fleurs jaunes fort serrées.
EUZOMON. BOT. Synonyme de Brassica Eruca, L. F. Roquette.
ÉVACANTlIli. Evacanlhus. iws. Hémiptères; genre de la famille des Cicadaires, établi par Lepelletier et Scrville, aux dépens du genre Teltigone de Latreille. Caractères : soie des antennes assez courte; bec atteignant la base des hanches intermédiaires; tète aussi longue que le corselet, presque triangulaire, un peu arrondie à sa partie antérieure; yeux un peu proéminents; deux ocelles apparents, placés sur la ligne qui sépare la partie supérieure de la tête, de l'inférieure; corps linéaire; bord postérieur du corselet arrondi, ainsi que les latéraux; élytres linéaires, droites; abdomen des mâles terminé par deux grands appendices en faucille, qui l'égalent en longueur; pattes munies de nombreuses épines d'une longueur remarquable. LatreiUe avait établi une division particulière, dans ses Tettigones, pour y placer la Cicada intcrrupta; mais il n'en avait point fait un genre distinct, ainsi que l'ont opéré les auteurs que nous avons cités plus haut, et qui ont trouvé des caractères assez saillants pour les joindre à ceux développés par Latreille. L'Eiacanthiis i nie nu pi us, que l'on peut regarder comme type du genre, est jaune, avec une bande noire de cha(|ue côté, partant de la tête et se prolongeant jusque |>rès du bout de chaque élytrc, au côté interne; une autre petite bande courte, noire, sur chaque élytrc il l'cxtrémilé externe delà précédente. On la trouve en Europe.
ÉVADNE. Eoadiic. ckust. Cicnre di: l'ordre des Branchiopodes, institué par Loveii, dans la famille des Cladocères (Lophyropodesde l.atreille), avec les caractères suivants : œil grand ; tête complètement soudée au thorax; branches des rpmcs composées l'une de trois, l'autre de quatre articles ; pièces lergales excessivement développées, s'élcvant sur le thorax, en une bosse énorme; partie contenue dans le thorax se repliant vers le devant, en descendant verticalement, de manière que l'intestin et l'œsophage forment entre eux un angle très-aigu; pieds insérés dans une ligne presque verticale et rapprochés à la bouche; labre pénétrant entre eux jusqu'à la seconde paire; les trois premières paires sont chacune de trois articles, dont le dernier en porte encore à son bout deux plus petits; la quatrième paire est rudiinenlaire, et se compose de deux gros articles; dans tous les pieds l'article second est muni, à son côté extérieur, d'un appendice long et grêle (palpe?), et les deuxième et troisième paires en ont un autre intérieurement en forme d'une petite vessie ai)lalie, à bord épineux; c'est la seule partie à laquelle on pourrait attribuer quchpie fonction respiratoire. Si l'on compare cette organisation des téguments et des pieds à celle des Daphnies qui forment le genre le plus voisin , on verra bientôt que l'on doit considérer ces deux genres comme des types de deux divisions dans la famille des Cladocères. Le développement excessif des épimères, d'un côté, et celui des pièces tergales de l'autre, en sont les expressions. Par là, du genre Polyphème et du genre Évadne, les Cladocères se lient aux Crustacés podophialmes. La mobilité de l'œil, la structure du cœur, le raccourcissement du corps, la soudure des anneaux, etc., sont autant de caractères qui se retrouvent aussi marqués que dans l'ordre des Décapodes macroures. On Irouve VEvailne Noidmanni dans la mer du Nord , le long des côtes occidentales de la Suède.
ÈSJESÏÏïi.'YlL.Ecœstheliis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, établi par Gravenhorst et rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Brachélytres, section des Longipalpes, entre les genres Fédère el Stène, dont il diffère essentiellement par les caractères suivants : antennes insérées devant les yeux et terminées par une massue de deux articles. Ce petit genre de Staphylins se compose d'une seule espèce : l'Év^ESTnÈTE raboteux, Ecœslhctus scaber, Grav. 11 n'a pas une ligne de longueur; son corps est d'une couleur noirâtre cl très-luisant, avec les antennes, les mandibules et les palpes moins foncées; la tète esl fauve; les pattes sont d'un roux obscur. On le rencontre aux environs de Brunswick.
tVKGORE.Evagora. ac\l. Genre d'Acalèphes libres, établi par Pérou el Lesueur, dans la famille des Méduses. Lamarck ne l'a point adopté et l'a réuni aux Orythles des mêmes naturalistes. K. Orytiiie.
ÉVALI.ARIA. BOT. Genre formé par Necker (Eleiii. Bot., t. m, n° 1551) aux dépens des Coiimllaiia de Linné et dont le Conmllaria Pol,rgonatuin,L., peut êtic considéré comme le type. Ce genre, assez mal défini par son nuleur, puis(|u'il y réunit le CoiiraUaria
hifolia, n'a pas été adopté. (^. Convallaire, Mavaîi- i
TOÈME et POLYCONATE.
ÉVANDRE. Eeandia. bot. R. Brown {Piotlr. Nov.- HoLl., 239) appelle ainsi un génie nouveau de la famille des Cypéracées, qui a quelques rapports avec les Clirysilrix, el offre pour caractères : des cpillels unifloies, dont les écailles sont imbriquées en tout sens, et dont plusieurs sont vides. L'ovaire manque de soies hypofïynes; les étamines sont au nombre de douze ou plus nombieuses. Le fruit est un akène crustacé et cylindritiue.
Ce genre se compose de deux espèces originaires des côtes de la Nouvelle-Hollande ; l'une porte le nom A'Evandraaristata, à cause de la pointe qui termine les écailles de ses épillels lesquels forment des sortes de panicules axillaires ou terminales; l'autre, celui lïEcundra paiici/lora, pour ses épillcts solitaires ou géminés el ses écailles dépourvues d'arêtes. Ce sont deux plantes élevées, cioissant dans les lieux marécageux, ayant leurs épillets turbines et leurs écailles noirâtres.
ÊVANESCENT. Eranescens. Le piofesseur Mirbel ijualifie sous ce nom, en botanique, le Nectaire qui s'amoindrit à mesure que le fruit se développe et qui finit par disparaître entièrement, à la parfaite maturité. — En entomologie Kirby donne le nom d'Évanescent au protliorax qui n'est point distinct, ou qui est seulement représenté par une membrane, comme on le voit dans beaucoup d'Hyménoptères et de Diptères.
ÉVANIALES. Evaniales. ins. Famille de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Tarières, établie par Lalreille (Gêner. Crust. et Ins. ) qui lui assigne pour caractères : abdomen implanté sur le métathorax par une portion de son diamètre transversal; ailes inférieures ayant des nervures très-distinctes; antennes de treize à quatoize articles. Les Evaniales constituent (Règne Anim. de Cuv.) une division dans la famille des Pupivores dont les caractères distinctifs sont d'avoir treize ou quatorze articles aux antennes. Ces insectes ont la tète verticale, comprimée transversalement ou bien ronde; le thorax arrondi; les ailes courtes; l'abdomen entier, ainsi que nous l'avons dit. Les pattes postérieures sont longues, quelquefois les jambes sont renflées avec de très-petites épines. Tels sont les genres
PÉLÉCmE, ÉVANIE, FOENE, AOLAQÏE, PaXÏIOJIME. A'. CCS
mots et PiipivoRES.
ÉVANIE. hvania. iïîs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, établi par Fabricius et rangé par Lalreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, section des Evaniales. Il a pour caractères : antennes filiformes, brisées, de douze et treize articles; mandibules dentées au coté interne; palpes maxillaires fort longues, de six articles inégaux; les labiales de quatre; lèvre inférieure à trois divisions, dont celle du milieu fortement écliancrée ; sa gaine large et dilatée sur les côtés; tête un peu aplatie, moins large que le corselet; yeux ovales ; corselet grand, convexe, presque cubique; ailes supéiieures ayant une cellule radiale et le plus souvent deux cellules cubitales, dont la première presque carrée, recevant une nervure récurrente; seconde nervure récurrente nulle; abdomen très -petit, triangulaire ou
ovale, comprimé, joint au corselet par un pédicule long, mince, arqué, inséré à la partie supérieure du corselet.
Les Évanies sont de petits Hyménoptères très-remarquables par la brièveté de leur abdomen. On croirait, au premier abord, que leur corps ne consiste qu'en un thorax, tant est grande la proportion relative de celuici avec le ventre qu'elle supporte. La larve de ces insectes n'est pas connue. Parmi le petit nombre d'espèces décrites, nous citerons : l'ÉvAriiE appendigastbe, Ecania appendigasler, Fabr., ou le S/ihex appeiuligaster, de Linné, très-bien figuré par Jurine (Classif. des Hymen., pi. 7). Elle peut être considérée comme le type du genre. On la trouve dans les départements méridionaux de la France, en Italie, en Espagne et en Afrique.
L'ÉvANiE naine, Eoania minuta. Fabr., représentée par Ant. Coquebert {lllustr. Iconogr., déc. i", pi. 4, fig. 9), habite les environs de Paris.
ÉVANIOSOME. EvaniosniHUs. ins. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Mélasomes et de la tribu des Ténébrionites , institué par Guérin avec les caractères suivants ; antennes filiformes, un peu plus épaisses à la base, à articles égaux et allongés, le dernier excepté, qui est plus petit et terminé en pointe; dernier article des palpes maxillaires tronqué obliquement au bout; chaperon se prolongeant en avant, et recouvrant le labre.
ÉvANiososE D'OnBicm. Ecaniosomiis Oibignianus, Guér. Il est long de trois à quatre lignes; sa tête est allongée, rugueuse, d'un brun foncé, avec un petit lobe arrondi de chaque côté, pour protéger l'insertion des antennes ; celles-ci sont d'un jaune fauve, de moitié moins longues que le corps ; le corselet est assez globuleux, plus long que large, un peu rétréci en avant, mais beaucoup plus en arrière; de la couleur de la tête, rugueux comme elle, étranglé en dessus, et postérieurement, très-bombé en avant ; élytres d'un jaune fauve, deux fois plus longues que la tête et le corselet, le double iilus larges à leur naissance, élargies et arrondies de chaque côté, terminées presque en pointe, embrassant peu l'abdomen, présentant chacune deux côtes élevées, qui n'atteignent pas l'extrémité; pattes grandes, de la couleur des élytres, de même que le dessous du corps. Ce bel insecte se trouve aux environs de Lima.
EVANTIANA. BOT. Andrews a établi sous ce nom un genre dont le type serait le Bégonia discolor.
ÉVAPORATION. Dispersion dans l'atmosphère des molécules d'un corps ordinairement liquide, auquel on a ai)pliqué assez de calorique pour détruire l'affinité d'agrégation. L'Évaporalion amène ordinairement la concentration , le dépôt et la cristallisation, l^'. ces mots.
ÉV'AX. BOT. Le Filago pygmea, que Linné a placé en tête du genre et sur lequel il a probablement établi ses caractères, a été séparé des autres Filago par Gaeriner qui lui a donné le nom générique à'Evax. Ce dernier auteur a ensuite réuni le reste des Filago avec les Gnaphaliiim, et il en a constitué son genre Filago, réservant le nom de Gnapluilium pour la plante qui a été nommée Diotis par Uesfontaincs et De Candolle.
Des réformes qui (endenl ù jeter tani de confusion dans la nomenclature ne doivent pas être adoptées. C'est l'opinion de H. Cassini qui a retenu, au lieu del'Évax, l'ancien nom imposé par Linné^Cette opinion n'a point été partagée par De Candolle qui, dans le cinquième volume du Prodromus, adopte le genre Evax, avec les caractères suivants : capitule multitlore, hétérogame, ;i Heurs lubuleuses; celles du rayon grêles, femelles et disposées sur plusieurs rangs ; celles du disque en petit nombre, mâles et quadridentées; réceptacle allongé, subulé,inappendiculé au sommet qui est occupé par le disque, et garni du reste de squamraelles analogues aux squammes du péricline et supérieures aux Heurs, mais d'autant plus petites qu'elles sont plus intérieures. Les ovaires de la couronne sont obcomprimés, obovales, glabres, inaigrettés; les faux ovaires du disque sont grêles et glabres. F., du reste, au mot Filage.
ÉVÉ. Epea. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Télrandrie Monogynie, établi par Aubletpour un petit arbuste originaire de la Guiane,et qu'il nomme Ecea Giiiaiiensis, loc. cit., 1. 1, p. 100, t. 39. Sa tige s'élève à une hauteur de deux pieds environ; elle est simple inférieu rement, rameuse dans sa partie supérieure, où elle porte des feuilles opposées, brièvement pétiolées, oblongues, aiguts, acuminées, entières, gla- I)res et luisantes; des stipules simples, opposées et persistantes. Les Heurs sont blanches , rassemblées en un petit capitule globuleux, environné de grandes bractées foliacées , tantôt au nombre de quatre; ces capitules, qui se composent d'une dizaine de fleurs environ, sont légèrement pédoncules et solitaires à l'aisselle des feuilles supérieures de la tige. Ces fleurs sont assez petites; leur calice, adhérent avec l'ovaire infère, se termine par un limbe évasé, à bord entier, marqué seulement de quatre dents à peine saillantes. La corolle est nionopétale, régulière, infundibuliforme, à tube grêle et un peu arqué; son limbe est à quatre divisions aiguës, presque dressées ; les quatre étamines sont incluses; les filets fort courts; les anthères trèsallongées et introrses; l'ovaire est infère, surmonté d'un disque bilobé, à deux loges contenant chacune un seul ovule; le style est court, terminé par un stigmate ft deux divisions allongées et rapprochées. I,e fruit, dont aucun auteur n'a encore donné la description, est un nuculaine ovoïde contenant un, rarement deux nucules monospermes et cartilagineux. Cette espèce croit dans les forêts ombragées de la Guiane. La desciiplion abrégée que nous venons d'en tracer a été faite d'apris des échantillons recueillis par Richard dans les forêts voisines du fleuve Kourou. Elle était en fleur au mois de novembre. Ainsi que Willdenow l'a très-bien remarqué, ce genre a la plus grande aflBnité avec le genre Cephœlis, dont il diffère seulement par le nombre quaternaire de ses parties et la forme du limbe de son calice. 11 ne faut pas confondre ce genre Ei'en d'Aublet faisant partie de la famille des Rubiacées avec le genre Hevca du même auteur qui appartient à la famille des Euphorbiacécs.
EVELYNE. Ecelyna. bot. Genre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi (lar Endliclier pour une plante épiphyte, récemment
observée dans les forêts vierges du Pérou. Caractères : sépales ou folioles extérieures du périanlhe dressées, libies; les pétales ou folioles intérieures presque égales; labelle uni au gynostème par un prolongement de sa base, qui l'entoure : ce prolongement ou pied est cordiforme, accompagné de deux callosités; disque nu; gynostème soudé à l'ovaire : sa base est assez courte, demi-cylindrique, subitement rétrécie, puis renflée en massue ; anthère terminale à deux loges incomplètement divisées en quatre compartiments propies à loger huit masses polliniques collatérales et réunies à leur base, (|uatre par quatre. Les Évelynes sont des plantes herbacées, à tiges feuillées, vagineuses, à fleurs ramassées en épi, presque en tête et garnies de bractées imbriquées.
ÉVENT. zooL. Dans tons les animaux vertébrés aériens, les narines sont la roule principale et même souvent unique par laquelle l'air parvient à la glotte et de là aux poumons ; c'est aussi la route de l'air expiré. Pour que ce double mécanisme subsistât dans les Cétacés, animaux condamnés à ne jamais sortir des eaux (ce que peuvent faire encore les Morses et les Phoques), il fallait que la construction des narines y reçût plusieurs modifications importantes à observer. La première de ces modifications, c'est le relèvement de l'axe de ces conduits, dirigé vers le point le plus culminant de la tête. Par là, sans déranger sa ligne de direction en poursuivant la proie ou en fuyant l'ennemi, l'animal peut respirer aussi souvent qu'il est nécessaire, ses narines s'élevant au-dessus delà surface des eaux, et sa bouche restant dans la profondeur, pour avaler ou se défendre. Mais en s'ouvrant et se fermant sous l'eau, la bouche reste remplie, ou à peu près, d'un grand volume de ce liquide qui ne pourrait sans inconvénient parvenir dans l'estomac. t\ fallait donc que cette eau fût expulsée, comme il arrive, par la fente de l'opercule chez les Poissons, à l'eau qu'ils ont avalée, soit en mangeant, soit en respirant. Et comme il n'y a pas, chez les Cétacés, d'ouverture correspondante à celle de l'opercule des Poissons, les narines, qui font communiquer l'arrière-bonche an dehors, pouvaient donc servir à cet efl^et, moyennant des modifications convenables. Voici la modificalion qui les y a rendues propres. c. Si, dit Cuvier, l'on suit l'œsophage en remontant, on trouve qu'arrivé à la hauteur du larynx, il semble se partager en deux conduits dont l'un se continue dans la bouche et l'autre remonte dans le nez. Ce dernier est entouré de glandes et de fibres charnues, formant plusieurs muscles. Les uns longitudinaux, insérés au pourtour de l'orifice postérieur des narines, descendent jus(|u'au pharynx; les autres annulaires semblent une continuation du muscle propre du pharynx. Comme le larynx s'élève dans ce conduit en obélisque ou en pyramide, il peut être serré par les contractions de ces fibres annulaires. Toute celte partie est pourvue de follicules mni|ueux, versant leur fluide par des trous bien visibles. Une fois arrivée au vomer, la membrane interne du conduit qui devient celle des narines osseuses, prend un tissu uni et sec. Les deux narines osseuses à leur orifice supérieur, sont fermées d'une valvule charnue en forme de deux demi-cercles, attachée au