‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 47 sur 76 · EVE · texte numérisé non relu

EVE

liord ankhieur de cet orifice qu'elle ferme au moyen d'un muscle Irès-fort, couché sur les os inlermaxillaires. Pour l'ouvrir, il faut un effort pressant de bas en haut. L'abaissement de la valvule intercepte toule ciimmunication entre les narines et les cavilés placées ;ui dessus. Ces cavilés sont deux grandes poches membraneuses formées d'une peau noirâtre et muqueuse , Irès-ridées quand elles sont vides, et ovales quand elles sont distendues. Elles sont situées entre la peau et la surface osseuse circonscrivant l'orifice antérieur des narines osseuses. Toutes deux donnent dans une cavité intermédiaire placée immédiatement sur les narines et communiquant au dehors par une fente étroite en forme d'arc. Des fibres charnues tiès- fortes forment une expansion au-dessus de tout cet appareil; elles convergent de tout le pourtour du crâne sur les deux bourses qu'elles peuvent comprimer fortement. »

Voici maintenant le mécanisme de ces parties : la bouche étant remplie d'eau, la langue et les mâchoires se meuvent comme pour la déglutition. Mais le pharynx, en se fermant, fait réfléchir l'eau par le conduit œsophagien inférieur au larynx. Ce mouvement réfléchi est accéléré par les fibres annulaires au point de soulever la valvule, et l'eau parvient dans les deux poches supérieures. Là, elle peut séjourner jusqu'à ce que l'animal veuille la (irojeter. Alors, fixant la valvule pour empêcher l'eau de redescendre, il comprime les poches latérales au moyen de l'expansion musculaire susjacente. Cette compression fait sortir l'eau par la fente extérieure avec une vitesse et une hauteur proportionnées à son intensité.

Tel est le mécanisme propre à tous les Cétacés. Mais ce mécanisme y est adapté à deux constructions différentes des conduits osseux des narines. Jugeant des Baleines par les Dauphins, on a dit qu'il n'y a aucun sinus dans les os environnants , ni aucune lame saillante dans l'intérieur desÉvents; que l'os ethmoïde n'est même percé d'aucun trou, et n'a pas besoin de l'être, puis<|ue le nerf olfactif n'existe point. Or, Desmoulins a découvert dans la grande Baleine australe, rapportée du cap de Bonne-Espérance par Delalande, que le canal de l'Évent ne forme pas un seul conduit, comme dans les Dauphins; que ce canal est divisé sur sa longueur en deux étages par une large plaque osseuse commençant presque vers le trou occipital, étendue jusqu'au tiers antérieur de l'Évent, et contiguÈ au vomer par son bord interne libre; que le canal supérieur, voûté par le frontal, débouche dans les sinus ethmoïdaux formés par trois cornets, dont le postérieur n'a pas moins de trois pouces de haut; que, dans le sinus postérieur, s'ouvre le trou ou canal ethmol'dal , large d'un pouce de diamètre à son extrémité cérébrale et divisé vers les sinus elhmoïdauxen deux branches, dont l'une a cinq ou six lignes de diamètre. Par la corrélation constante des trous ethmoïdaux avec le nerf olfactif, on peut juger ici du volume de ce nerf qu'en vertu d'un mysticisme scientifique fondé sur des analogies tiraillées et mal entendues. Serres, dans son Anatomie du cerveau ( T. i, p. 289 à 296), continue de supprimer chez tous les Cétacés, malgré les faits positifs qui ont été publiés il y a deux ans. C'est avec la même logique

que, chez les Baleines, on place le sens de l'odorat dans des cavités ptérygo-palatines, dont il n'y a pas même de traces chez ces animaux, parce qu'on s'est imaginé qu'elles devaient y exister nécessairement, vu qu'elles existent en effet Irès-développées chez les Dauphins.

11 résulte donc de ce qui précède que, chez les Baleines, il y a deux canaux sur la longueur de chaque Évent.Lesupérieur, pour le passage de l'air seul, est terminé en arrière par un organe d'odorat en tout semblable à celui de l'Homme et de la plu|iart des Mammifères; l'autre, inférieur, est uniquement destiné au passage de l'eau. Celui-là seul existe dans tous les Dauphins, Cachalots, Hypéroodons, Narvals, etc. (F. Baleine et PAnatomie des systèmes nerveux, de Desmoulins).'

La direction desÉvents, par rapport à l'axe delà tête, varie d'un genre à l'autre dans les Cétacés. Leur étendue et leur direction ne diffèrent guère, dans les Du gongs et les Lamantins, de celles des narines dans la plupart des Mammifères. Dans les Dauphins, cette direc tion est à peu près perpendiculaire à l'axe de la tête Dans les Baleines, les canaux osseux des Évents son d'abord obliques à l'axe de la tête et se relèvent d'en viron quarante degrés à la hauteur des valvules pou déboucher après au-devant du tiers postérieur du chanfrein. Dans les Cachalots, l'Évent est vertical ou même oblique en arrière dans sa portion osseuse, toule sa partie membraneuse est presque parallèle à Taxe de la tête jusqu'aux valvules situées prescjueà l'extrémité du cylindre tronqué que représente la tête de ces animaux; de sorte que la corde de la courbe générale de l'Évent n'est élevée que de moins de vingt degrés sur l'axe de la tête. Enfin , dans les Narvals, la direction suit une courbe qui se termine derrière le sommet de la tête.

On conçoit que la direction des Évents n'influe pas sur la hauteur des jets d'eau , puisque Pimpulsion ne commence qu'au-dessus de la soupape et que les poches compressibles qui la recouvrent sont situées le plus près possible de l'orifice de l'Évent. La courbure ou l'obliquité du canal de l'Évent ne seraient un obstacle à la vitesse et à la hauteur des jets qu'autant que l'eau serait projetée par l'effort de l'air expiré. Or, c'est la compression des poches ou réservoirs à eau , par l'expansion musculaire circonscrite, qui détermine cette projection.

11 existe aussi des Évents chez les Raies et plusieurs Squales, mais leur mécanisme est très-différent de celui de l'Évent des Cétacés. Ils semblent relatifs seulement à l'introduction de Peau et non point à son expulsion. C'est justement le contraire des Cétacés. Ils entrent en action quand la gueule de l'animal est remplie par une proie trop volumineuse. Leur bord antérieur est garni d'une sorte de paupière mobile dont la courbure est maintenue par un petit cartilage. Celte serte de paupière est revêtue d'une membrane qui reçoit beaucoup de vaisseaux et de filets nerveux , et qui paraît douée en conséquence d'une grande sensibilité. Cet orifice est en effet une sorte de glotte pour l'animal. (F. notre Anat. des syst. nerv.)

ÉVENTAIL. POIS. Espècede Coryphœne du sous-genre Oligopode. y. CoRYPHOEivE.

ÉVENTAIL DE MER. POLYP. Nom vulgaire de plu-

sieurs Corffniiiées . piiiicipalemenl des Goiyoïiia Flahclliim et .inlipathes Flaheltiim, de plusieurs Isidées, cl même de (|uelipies Éponges. A', ces mots.

ÉVENTAIL DES DAMES. BOT. Nom inventé par Sterbcck, et répété par Paulet, pour désigner une variété accidentelle de l'Agaric comestible.

ÉVENTAIL DES MENKOMTES. MOLL. Syn. vulgaire et marchand de yeniis pennata.

ÉVÈQUE. OIS. Espèce du genre Tangara. V. ce mot.

ÉVÊQUE ( PIERRE d'). min. L'un des noms vulgaires de l'Amélliysle. y. ce mot.

ÉVERNIE. Ecernia. dot. Genre de Lichens établi par Acharius {Sfiiops. Licli., p. 244) qui lui a donné les caractères suivants ; expansion crusiacée, rameuse et laciiiiée, anguleuse ou légèrement comprimée, semblable intérieurement à du coton; scutelles sessiles; memhiane proligère, formant le disque, trèsfine, concave, colorée, repliée, mais proéminente sur le thallus. Ces caractères ne paraissent pas sutïisants pour distinguer V Ecernia des genres aux dépens desquels il a été constitué. Ses espèces sont les Lichen ilicaricatHS, Lichen prunastri et Lichen viilpinus de Linné, placés d'abord par Acharius lui-même parmi les Ph^scia et les Usnea, puis réunis aux Parmelia. Ces Lichens, dont les deux premiers sont très-communs en France et le dernier habite les Alpes du Piémont, ont été placés par De Candolle (Flore fiançaise) dans les trois genres Corniculaiia, Usnea et Physcia. y. ces mots.

ÉVET. MAM. V. ÉCDREUIL COJIMUr».

ÉVl ou ÉVIE. Evia. bot. Commerson avait établi, sous ce nom de pays, un genre qui rentre parmi les Spondias. V. ce mot.

ÉVODIE. Ecodius. INS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, établi par Panzer (Faim. Iiisect. Genn.) et ijui peut être rapporté au genre CoUèle. K. ce mol.

ÉVODIE. Ecodia. bot. Genre de la famille des Rutacées, établi i>ar Forster, mais dont les caractères ont été reformés depuis par l'examen plus attentif des espèces déjù connues et par celui d'espèces nouvelles. Le calice se divise plus ou moins profondément en quatre ou cinq parties, avec lesquelles alternent autant de pétales plus longs qu'elles. Les étamines, en même nombre, sont opposées aux divisions du calice. Le pistil est entouré d'un disque mince, crénelé dans son contour; il se compose de quatre ou cinq ovaires, tantôt presque indépendants, tantôt soudés à leur base; de chacun d'eux part, vers leur sommet, un style qui ne larde pas à rencontrer ceux des autres ovaires, à se réunir à eux, et à en former ainsi un unique que termine un stigmate obtus, marqué de quatre ou cinq stries rayonnantes. Chaque ovaire contient deux ovules suspendus à son angle interne, et devient une coque bivalve dans larquelle on trouve une ou deux graines. Ce genre renferme des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées, trifoliées, marquées de points glanduleux, à Meurs disposées en corymbes axillaires ou en panicules terminales. L'espèce de ce genre observée par Forster dans les iles <les Amis et les nouvelles Hébrides est VErodia hnrlensis, qui doit lui servir de type. Auguste de Sainl- IlilaiiT en a recueilli au Brésil une qu'il a nommée fc-

brifuga, à cause de ses propriétés médicinales (Aug. de S'-liil.. Plant, us. du Brésil, tab. 4). On y ajoute trois espèces originaires de l'Ile-de-France et des Philippines, entre autres X'yimpacus de Rumph qui paraît se rapprocher plutôt des Zanthoxyliim , cl celles publiées par Blume dans son By-dragen tôt de Flora Java, au nombre de cinc] : Evodia glahra, Ecodia aroinatica, Ecodia macrophylla, Ecodia accedens, Ecodia incerta.

ÉVOLUTION. Evotulio. bot. îool. Développement, action de se développer, de se dérouler. C'est la nutrition marchant de front avec la reproduction ; c'est la fonction du tissu croissant et engendrant à la fois, étendant ses parois, agrandissant et remplissant sa capacité par de nouveaux tissus. Ainsi soit un fruit quelconque : si ses enveloppes avaient continué à croître et <|ue l'embryon eût continué à grandir dans son sein, avec la même activité qu'il grandit dans les airs, le fruit aurait pris son développement sous forme de tige; mais les parois du péricarpe se sont arrêtées dans leur nutrition, en même temps que la graine a marché vers sa maturité, et, à la place de l'Évolution, il y a eu génération.

EVOLVLLUS. BOT. F. Liserolle.

ÉVOMPIIALE. Ecomphaliis. moi.l. Sowerby, dans son Minerai Conchotogy (t. i", p. 97), a proposé sous ce nom une coupe générique qui présente peu de caractères essentiels ; ils consistent en effet en une coquille dont la spire est déprimée, la bouche anguleuse, et la base occupée par un large ombilic. Ce genre, comme on le voit, qui est très-voisin des Turbos, mais plus encore des Cadrans, rentrera sans doute dans ce dernier genre comme une section particulière qui se distinguera par l'ombilic non marginé, car un certain nombre de Cadrans ont la bouche anguleuse, l'ombilic large mais granuleux, et la spire aplatie. Sowerby a décrit six espèces de ce genre qui ont toutes été trouvées en Angleterre : la première est VEcomphalns pentagutatus de Dublin, pi. 43, fig. 2; la seconde VEcomphalus catillus du Derbyshire, pi. 43, fig. 3; la troisième VEcomphalus nodosiis, pi. 46, également du Derbyshire; la quatrième VEcomphalus discors de Colobrooke, pi. 52, figur. 1; la cinquième VEcomphalus rugosus, pi. 32, fig. 2; et la sixième VEcomphalus angulosus, pi. 32, fig. 3.

ÉVOÎSYMODAPUiVE. Econymodaphne. bot. Genre de la famille des Laurinées, établi par le professeur Nées qui le caractérise de la manière suivante : Heurs hermaphrodites; périgone étalé, presque en roue, à tube court, à limbe divisé en six segments égaux, persistants; neuf étamines insérées au sommet du tube, dépourvues de glandes, et six extérieures stériles; anthères pélaloïdes , formant trois rangées : elles sont sessiles à la première, onguiculées ù la seconde et fertiles à la troisième ou l'intérieure; les anthères sessiles sont tétragones, réunies par leurs faces de manière à présenter une sorte de colonne angulaire ; elles sont déhiscentes intérieurement par des valvules droites ; l'ovaire est à une seule loge renfermant un ovule, il est surmonté d'un slyle conique que termine un petit stigmate discoïde. La seule espèce qui coiislitue ce

genre est iin arbre de la chaîne des Andes Pérnviennes, à feuilles allernes, penninervées; les Heurs sont petites, réunies en grappe ou cime, simples, grêles, s'élançant de l'aisselle qui résulte de la bifurcation des rameaux, qui sont gemmipares à leur propre sommet.

ÉVONYMOIDES. bot. Syn. de Celastrus scandens. y. Céustre.

EVONYMOS. BOT. /^. FcSAin.

ÉVOPIDE. Efopis. BOT. Genre de la famille des Synantliérées. Corymbifères de Jussieu et de la Syngénésie frustranée , L., établi par Cassini ( BuUet. de la Soc. Pliilom., février 1818) qui lui assigne les caractères suivants : calathide dont les fleurons du centre sont non)l>reu.\, réguliers, hermaphrodites, et ceu.x de la circonférence disposés sur un seul rang, en languette, et stériles; involncre formé d'écaillés sans appendices, mais seulement régulièrement imbriquées, appliquées, libres, ovales, lancéolées, coriaces, spinescenles au sommet; réceptacle charnu, marqué d'alvéoles séparées par des cloisons membraneuses, engainant les ovaires; ceux-ci couverts de loiigs poils bifurques, surmontés d'une aigrette courte, composée de petites écailles paléiformes, coriaces et soyeuses sur les bords. Ce genre est très-voisin de VÀcjriphyUtDii dont il diffère principalement par son involncre dont les écailles sont libres et sans appendices, tandis que dans ce dernier genre, elles sont soudées entre elles et longuement appendiculées, et par une légère différence dans ses aigrettes. Cassini n'en a indiqué qu'une seule espèce, VEcopis heterophylla dont les synonymes sont : Gorteria herbacea, L. fils; Rohria cxnaroides, Vahl; et Beickeya cynaroiiles , W'illd. Cette plante a une tige herbacée, haute de plus de trois décimètres, striée, glabre, droite et cylindrique; ses feuilles radicales sont très-grandes, entières, lancéolées, obtuses et cotonneuses en dessous; celles de la tige sont alternes, sessiles, oblongues ou ovales, glabres, spinescenles au sommet et ciliées sur les bords. Elle porte des capitules de Heurs jaunes, très-grandes, solitaires, terminales et axillaires. Sa patrie est le cap de Bonne-Espérance d'où Sonnerai en a rajjporté un échantillon qui est conservé dans l'herbier de Jussieu. De CandoUe. dans le sixième volume de son Prodroiims , n'a point adopté le genre Evopis; il en a fait une section de son genre Berckheya.

EVOSMA ET EVOSJIIA. BOT. Même chose que Euosmie. y. ce mot.

EVRARDIA. BOT. Syn. deBursera. V. Gomart.

EWYCKIE. Etoyckia. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, de l'Oclandrie Monogynie, institué par le docteur Blume, dans son Riivi/jhia, avec les caractères suivants : tube du calice hémisphérique, adhérent ; le limbe tronqué, faiblement quadridenté ; quatre pétales ovales; huit étamines égales, avec leurs anthères oblongues, dressées, déhiscentes par une double fente, insérées sur une très petite dent dont chacune d'elles est munie à sa base; style filiforme, allongé; stigmate conoïde; baie ombiliquée, couronnée par le limbe du calice et quadriloculaire ; spermophores latéraux ; graines recliuscules, presque anguleuses.

EwYCKiEAFLECRSBiECATRES. Ewyckia cyatiea, Bl.,

Hiimphia, p. 24, tab. 8. C'est un arbrisseau assez élevé, dont les rameaux sont dichotomes. cylindriques, d'un brun luisant, articulés à distances assez grandes; de chaque articulation partent deux feuilles opposées, élalées, à trois fortes nervures longitudinales et traversées par des veines irrégulièrement ramifiées; elles sont oblongues, effilées vers la pointe qui est presque toujours recourbée et même un peu roulée, portées sur de courts pétioles en bourrelet à leur base et d'un vert foncé, luisant; les fleurs sont axillaires, d'un bleu violàtre assez pâle . avec les anthères d'un jaune doré fort vif. Cet arbuste se trouve dans les forêts de Pîle d'Amboine.

EXANTHALOSE. MiN. Nom donné à la Soude sulfatée, à l'état d'elïlorescence. y. Soude.

EXARRUENA. bot. Le genre décrit sous ce nom par R. Brown (Prodr. Nov.-HoUand., 495) doit être réuni au Myosolide dont il diffère seulement, ainsi qu'il l'indique lui-même, par ses étamines saillantes au-dessus de la corolle. F. Mtosotide.

EXC^îCARIA. BOT. Genre de la famille des Eupliorbiacées. Ses Heurs sont monoïques ou dioïques. Les mâles consistent en un filet simple à la base, puis bientôt tripartite et muni au point où il se partage ainsi, d'une écaillesessile, simple, quebiuefois glanduleuse. Chacune des divisions du filet est accompagnée d'une squaramule simple ou double, et tantôt porte à son sommet une anthère unique, tantôt se divise en deux ou trois branches terminées chacune par une anthère. Ses Heurs femelles présentent un petit calice squammiforme, trifide, qui manque quelquefois; le style épais, court, Iripartite, est surmonté de trois stigmates réfléchis; l'ovaire est à trois loges contenant chacune un seul ovule. Le fruit est une capsule globuleuse, à trois coques. {F. Ad. Jussieu, Euph.. lab. 10, n» 53.) Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbustes. Leurs feuilles sont alternes, dépourvues de stipules, crénelées ou dentées sur leurs bords, ou plus rarement entières, glabres sur leurs faces. Les fleurs mâles disposées en assez grand nombre sur un axe commun, simulent ainsi des chatons qui sont axillaires, tantôt simples, tantôt fascicules. Les fleurs femelles se rencontrent quelquefois à la base du chaton mâle, en petit nombre, sessiles ou pédonculées; d'autres fois elles sont sur des pieds d'arbres différents, disposées en épis lâches ou en grappes axillaires ou terminales, solitaires ou fasciculées, accompagnées de bractées squammiformes. On en a décrit huit espèces, trois oiiginaires des Antilles, deux brésiliennes, et trois de l'Asie. Les herbiers en renferment en outre quelques-unes inédites du Brésil et de Buénos-Ayres. Les tiges et les branches de plusieurs de ces arbres sont parcourues par un Huide laiteux, acre, comme on en rencontre si fréquemment dans les végétaux de celle famille. Tel est notamment l'Agalloche, Excœcaria Agallocha, qui croît dans les îles des Indes. Rumph rapporte que les matelots européens, envoyés dans les forèls pour couper du bois, et qui avaient frappé à coups de hache des pieds de ces arbres, recevant dans leur visage le lait qui en jaillissait, ne tardaient pas à ressentir des douleurs atroces qui leur causaient une sorte de fureur, et que quelques-uns même perdirent

ÔIO

la vue. C'est l;i roriijine du nom d'Excœcaria, c'està-dire arbre qui aveugle. De V Excœcaria Camettia découle un fluide semblable; mais d'autres espèces, celles d'Amérique surtout, en paraissent dépourvues. Le genre Gymnanlhes de Swarlz a été réuni à V Excœcaria par cet auteur lui-même qui a reconnu leur identité.

EXCETRA. REPT. Petit Serpent aquatique du cap de Bonne-Espérance, figuré par Séba, mais qui n'a pas été examiné depuis.

EXCIPCLE. Excipiila. bot. Genre de Champignons, de la famille des Pyronémycètes, de Fries, établi par lui pour de petites productions Cryptogamiques, noires, c(ue l'on trouve fréquemment sur le tronc et les branches des végétaux morts et même sur leurs feuilles à une époque voisine de leur putréfaction. Le genre Excipule a pour caractères : périthécion sec, orbiculaire et dur, limité par un rebord plus épais, s'ouvrant par une fente discoïde, et montrant des thèques ou capsules membraneuses qui ne se détachent pas, mais qui laissent échapper par leur sommet des sporules mous et presque délii|uescents.

EXCUÉMENTS. looi. Tous les animaux, pour entretenir leur existence, sont assujettis à l'usage continuel d'une nourriture appropriée à leurs organes. Les substances nutritives, introduites dans l'estomac et les intestins, après s'y être dépouillées de certains principes qui restent absorbés, après avoir rempli, en un mot, leurs fonctions alimentaires , sont expulsées du corps par différents canaux, sous formes solide, liquide et gazeuse; ce sont ces produits inutiles de la digestion auxquels on a donné le nom d'Excréments. Leur composition varie non-seulement en raison de l'organe par où ils ont été sécrétés, mais encore selon l'espèce, l'âge, l'état de santé, etc., de l'animal qui les a rendus. Les Excréments du Boa constrictor se trouvent mêlés à l'urine, comme chez les Oiseaux; ils ne sont presque formés que d'urate d'Ammoniaque : d'après le docteur Pront ils en contiennent plus des neuf dixièmes de leur poids.

EXCRÉTION. Action par laquelle les êtres organisés laissent échapper au dehors, les matières élaborées qui leur sont devenues inutiles, et qui, même, pourraient leur être nuisibles.

EXCROISSANCE, zoot. EOT. On donne ce nom à des productions de natuie diverse qui se développent sur les végétaux et les animaux, par suite de quelque cause accidentelle. Les E.xcroissances doivent donc toujours être considérées comme le résultat d'une maladie. Ainsi les verrues qui se forment sur la peau des mains et d'autres parties du corps dans les animaux, les galles, qui se développent chez les végétaux, sont des Excroissances.

EXEBENUS. my. Delaunay a pensé que la Pierre blanche désignée par Pline, sous le nom d'Exebenns, pouvait être une Calcédoine.

EXFOLIATION. Exfoliatio. bot. Un organe tombe en Exfoliation ou s'exfolie quand il se détache par feuillets desséchés. Ce phénomène parait avoir lieu spontanément par suite d'altération naturelle; on l'observe surtout dans la manière dont se séparent les couches corticales de la Vigne.

EXIDIE. Exidia. bot. Ce genre de Champignons, de la famille des Uyménomycètes, qui a beaucoup de rapport avec le genre Aitricularia de Link, et qui en a même reçu ([uelques espèces, doit son origine à Pries qui lui a assigné pour caractères : réceptacle membraneux, mou, gélatineux, homogène, horizontal, muni d'un rebord plus ou moins saillant; les organes de la fructification paraissent implantés sur cette surface; ils y forment une sorte d'enveloppe couverte de papilles dures et proéminentes unies par des veines irrégulières, entrelacées; les sporules sont enfermés sous cette enveloppe, dans la substance même du Champignon.

EXILLAIRE. ExiUaiia. bot. Le genre d'Algues que le professeur Greville a institué , sous ce nom, dans la famille des Diatomacées, a été reconnu pour faire partie du genre Liemophora , précédemment publié par Agardh.

EXITÈLE. MIN. Même chose qu'Antimoine oxydé Wanc cristallisé.

EXOACANTHE. Exoacanlha.LOT. Genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Labillardière {Icoti. Plant. Sj'n'ce rarior, Decad., i, p. 10) qui lui a donné pour caractères essentiels : un involucre général composé de rayons canaliculés, recourbés en crochet à leur sommet; iuvolucres partiels de moitié moins grands, formés de rayons inégaux; toutes les Heurs hermaphrodites, à pétales égaux, infléchis, cordiformes ; fruit composé de deux akènes ovés, striés, plans d'un côté. Labillardière avait indiqué l'affinité de ce genre avec VEchinoplioia, et c'est près de ce genre, parmi les Ombellifères anomales, que Sprengel l'a placé, en publiant son travail sur les Ombellifères (inSchiitles Sj'sl. Fctjckib., t. vi, p. 30). VExoacanlha heterophylla, décrite et très-bien figurée par Labillardière {loc. cil.), croit près de Nazareth en Palestine. Elle a une tige haute de six à huit décimètres, portant des feuilles pinnées, glabres; les radicales ovales, dentées; les caulinaires lancéolées, aigués, le plus souvent entières. Ses Heurs ont des pétales blancs et des anthères jaunâtres.

EXOCARPE. Exocarpos. bot. Dans son Voyage à la recherche de La Peyrouse, Labillardière a nommé ainsi un genre de plantes Dicotylédones, qu'il a ensuite reproduit dans sa Flore de la Nouvelle -Hollande, et que R. Brown a adopté (Prodr. Nov.-UoU., p. ôo6). Voici les caractères de ce genre : les Heurs sont en général unisexuées ou incomplètement hermaphrodites. Le calice est monosépale, à cinq, rarement à quatre divisions profondes ; dans les Heurs mâles, les étamines, en même nombre que les lobes du calice, sont insérées à leur base, en dehors d'un discpie saillant au centre de la fleur, et qui semble n'être que le pistil avorté; les étamines ont le filet très-court et l'anthère à deux loges introrses, s'ouvrant par un sillon longitudinal; dans les fleurs femelles, on trouve les cinq étamines, mais plus ou moins déformées ; l'ovaire est libre , porté sur un dis(iue bypogyne, peu saillant; il est à une seule loge, contenant un ovule pendant; le style est trèscourt, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une sorte de petite drupe sèche, contenant une petite noix

moiiospeime. Qt poilé sur le pédoncule qui, vers l'époque de la inalurilé, s'épaissit, devient charnu el quelquefois plus gros que le fruit lui-même. La graine se compose d'un embryon excessivement petit, renversé comme elle, placé vers la partie supérieure d'un endosperrae charnu

Ce genre se compose de six espèces toutes originaires des diverses parties de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbrisseau.x ou de simples arbustes dont les rameau.\ sont en général articulés, quelquefois dilatés et plans; leuis feuilles sont éparses, très -petites, écailleuses. Les Heurs forment des épis ou grappes axillaires ; elles sont fort petites et accompagnées de bractées caduques.

Ce genre a été placé par R. Brown à la suite de sa famille des Santalacées dont il diffère surtout par son ovaire supérieur, mais dont il se rajjproche par son port et la structure de sa graine. Il a une grande affinité avec le genre Leptomeiia. Labillardière le rapproche du genre Anacarde; comme dans ce dernier, les pédoncules, qui supportent les fleurs femelles, deviennent épais, charnus , et prennent un volume assez considérable, au point même de devenir plus gros que le fruit; mais c'est l'unique ressemblance qui existe entre ces deux genres.

EXOCET. Exocetus. pois. Genre de la famille des Esoces et de l'ordre des Malacoplérygiens abdominaux, reconnaissable à l'excessive grandeur de pectorales assez étendues pour faciliter une sorte de vol qui, de tout temps, provoqua l'attention des hommes étonnés de voir un habitant des mers tenter une sorte de rivalité avec les Oiseaux. Les Exocets ont leur télé et leur corps écailleux; une rangée longitudinale d'écaillés carénées leur forme une ligne saillante au bas de chaque flanc, comme aux Ophies et aux Hémiramphes. Leur tête est aplatie en dessus et par les côtés; leur dorsale est située au-dessus de l'anale; les yeux sont grands, leurs inlermaxillaires sans pédicule et faisant seuls le bord de la mâchoire supérieure. Les deux mâchoires sont garnies de dents pointues et leurs os pharyngiens de dents eu pavés. On compte dix rayons aux ouïes; la vessie natatoire est fort gi-ande, et l'intestin droit dépourvu de cœcum ; le lobe supérieur de la caudale est plus court que l'inférieur. Tels sont les caractères assignés par Cuvier aux Exocets qui lial)it«it exclusivement les mers, sans qu'on en ait jamais vu dans les eaux douces; dont la chair est savoureuse et délicate; qui atteignent tout au plus un pied de longueur ; dont la forme, assez voisine de celle du Hareng, est élégamment effilée; qui tous ont le dos bleuâtre, avec les Bancs et le ventre argentés; et qui, se nourrissant de très-peliles proies, ne sont pas. comme les autres Ésoces, d'un naturel audacieux et gloulon; au contraire, « jetés sans défense au milieu des voraces habitants des mers, (Bory de S'-Vincent, Voy. aux quatre iles d'Afrique, t. i,p. 83), voyageant par troupes nombreuses que des reflets brillants et argentés font distinguer au loin, les Poissons volants eussent sans doute disparu d'entre les êtres vivants, si la nature ne leur eût donné, dans leurs nageoires pectorales, des moyens propres à s'échapper du sein des vagues et à

voler à la surface même de ces eaux où de nombreux ennemis les poursuivent sans cesse. Je n'ai pas vu les Exocets s'élever très-haut ; mais j'ai souvent obseivé qu'ils ne se replongeaient dans la mer qu'à une bonne portée de fusil au moins du point d'où ils étaient partis. Selon l'occasion, ils changent la direction de leur vol, et s'abaissent ou s'élèvent parallèlement aux flots agités ; ils ont enfin la faculté de voler d'une manière bien plus parfaite qu'on ne la leur suppose généralement. « C'est à tort conséquemment que l'on a regardé comme réduits à la simple faculté de s'élancer, des Poissons qui jouissent de privilèges plus étendus; mais c'est plus mal à propos encore qu'on a vu dernièrement annoncer comme une grande découverte que les Exocets volaient à merveille et changeaient de diiection dans leur course aérienne. Tout cela était imprimé depuis vingt ans, ainsi qu'on vient de le voir. « Quoi qu'il en soit, on rencontre souvent en pleine mer, des bandes composées de plusieurs centaines d'Exocets de toute taille, poursuivies par des Dorades ; dans ce cas, les Exocets demeurent le moins de temps possible dans l'eau, et seulement celui qui leur est nécessaire pour rafraîchir leurs ailes; ils ne font en quelque sorte que remiser, comme des Perdrix poursuivies, gagnant néanmoins du chemin à la nage. Par leur vol et leur immersion promptement successifs, ils rappellent ces galets que les enfants dans leurs jeux lancent à la surface d'un lac, et qui en effleurent la superficie par des ricochets multipliés.» Ces pauvres petites bêtes, dit Léguât dans son Voyage en îles désertes (t. i, p. 2), qu'on pourrait bien prendre pour le symbole d'une perpétuelle frayeur, sont continuellement en fuite; et en s'élevant pour se sauver, ils venaient assez souvent dans nos voiles; ils volent aussi longtemps qu'il reste de l'humidité dans leurs ailes, qui, dès qu'elles sont sèches, deviennent aussitôt nageoires. Lorsqu'on se trouve sur des navires plus élevés que celui où était Léguât, on ne voit pas de Poissons volants se jeter dans nos voiles; quelques-uns de ceux qui, comme Icare, s'élèvent trop au-dessus de la surface des flots, se heurtent entre les flancs des corvettes, ou entrent par les sabords; mais, à tous les voyageurs en général, les Poissons volants inspirent une sorte de compassion. Les airs ne sont pas pour ces êtres perpétuellement fugitifs un asile beaucoup plus assuié que les eaux : lorsque les Poissons qui les poursuivent ne peuvent avec eux s'élancer hors de leur élément pour les saisir, des Oiseaux avides qui leur donnent la chasse les enlèvent à l'instant où ils déploient leurs nageoires. Ains', également menacés, soit qu'ils nagent, soit qu'ils volent, ils n'ont, en fuyant, dans la perspective d'être dévorés, que la faculté de choisir un sépulcre dans l'estomac- de leur meurtrier. 11 est peu de relations de voyage sur mer où il ne soit question de Poissons volants ; c'est le nom trivial sous lequel les Exocets sont communément et génériquement désignés. Duquesue, en 1090, disait aussi (Voy. aux Indes-Orient., t. i, p. 236 ). » Ces petits animaux n'ont nul repos, ni dans l'eau, ni dans l'air; dans l'eau, à cause des Bonites; dans l'air, à cause des Oiseaux qui fondent sur eux avec plus de rapidité que

le Faucon ne fond sur la Perdrix. « Bosc a aussi joui du spectacle de leurs petites manœuvres <|ui à peu près seules jettent un peu de variété sur la monotonie des longues navigations. C'était quelquefois, dit-il, cinq ou six Exocets qui sortaient de l'eau à la fois autour du navire; mais souvent c'était des centaines, c'était des milliers qui s'élançaient dans les airs au même moment et dans toutes les directions possibles. Le uiéme savant qui avait fort liicn remarqué le bruit assez singnlierque ces animaux produisenten volant, put s'en rendre compte en examinant cette sorte de tambour dont ils sont munis, et qui consiste dans une membrane tendue au fond de la gorge et contre laquelle l'air, sortant du corps de l'animal, vient heurter et retentir. Ce bruit continue d'avoir lieu jusqu'à la mort du Poisson, quand il est c.xondé, encore qu'il n'agite plus ses ailes. Bosc nie que l'Exocet cesse de prolonger son vol, parce que .ses nageoires lui refuseraient leur secours en se dessécliant, et cite à l'appui de sa remarque ces nageoires restées humides et très-propres à soutenir l'animal dans l'almosplière plus d'une demi-heure après qu'il est péché. Nul doute en effet que , dans l'état de repos cl de contiaction , elles puissent demeurer assez longtemps flexibles; mais qu'on remanjue qu'il n'en est pas de même lorsqu'elles sont agitées par le mouvement de vibration que le vol détermine dans leur membrane, mécanisme dont les ailes des Locustes et des r.rii|uets donnent une idée parfaitement exacte. Au reste, c'est une erreur de croire que les Poissons volants ne se puissent diriger que dans une seule et même course; nous le répétons, nous les avons vus s'élever et s'abaisser sensiblement tour à tour et changer de direction plusieurs fois à droite et à gauche entre deux immersions. Nous avions pensé que plusieurs espèces étaient confondues sous les mêmes noms par les naturalistes, nous sommes toujours de la même opinion; en nous fiant sur l'abondance de ces animaux, nous avions remis à d'autres temps leur examen, quand nous commençâmes à les rencontrer; nous éprouvons aujourd'hui d'autant plus de regrets de ne point nous être livrés à cette étude, que nous persistons à déclarer i|u'il n'existe pas une seule bonne figure des espèces les plus vulgaires. — C'est Linné qui établit ce genre si mal à propos confondu par son ami Artedi avec les lilcruiies. On n'en mentionna longtemps qu'une à trois espèces ; le nombre peut aujourd'hui être porté à dix que nous répartirons dans deux sections, selon qu'ils auront ou n'auront pas de barbillons à la mâchoire inférieure.

t Mâchoire in/'éiieiirc mie ou dépourvue de barbillons.

L'Exocet commun. Exocetus colilans , L., Gmel. , Syst. Nat., XIII, pars, ô; p. 1399; Bloch, pi. 598; Encycl., Pois., pi. 73, fig. 306. C'est l'espèce que l'on a le plus souvent occasion d'observer particulièremeiil dans les mers de l'Iiémisphère boréal , depuis Ténériffe jusqu'à la ligne ; on le retrouve, dit-on, dans la Méditerranée, et l'on assurel'avoir rencontré jusque dans la Manche. Ses gros yeux lui donnent un air de stupidité. La position mitoyenne de ses ventrales fort petites, et sa taille de six pouces à un pied, des plus

grundes entre ses congénères, servent, ainsi que la forme de sa bouche un peu tubuleuse, à le bien distinguer de la suivante. Ses écailles sont grandes, et tombent aisément. Gmelin regarde comme une variété de cette espèce VExocetus non volilans que Forskahl ( Fann. Arah., p. 10. n° 40) dit se trouver dans la mer Rouge. D. 14. p. li), 17, V. 6,7, k. 13, c. 15.

Exocet sauteur. Exoceins exitiens, L., Gmel.. /oc. cit., p. 1401); Bloch , pi. 497; Lac, Pois., v, p. 402, pi. 12, fig. 3. Cet Exocet est, à ce qu'il paraît, celui qui acquiert les plus fortes dimensions, puisqu'on dit qu'il atteint quinze pouces de longueur. Son front très-relevé, et la longueur de sa ventrale terminée en pointe et plus rapprochée de la queue que dans les précédentes, l'en distinguent. L'anale, située précisément sous la dorsale et peut-être un peu plus prolongée en avant , fournit un excellent caractère pour le distinguer du Meso(jaster,àan\. Cuvier serait tenté de le rapprocher, mais où ces nageoires sont falciformes. Selon les uns , le Sauteur habite les mers de la Caroline; selon d'autres, la mer Rouge et la Méditerranée. Commerson l'a trouvé danslesjjaragesdu Brésil, d. 10, p. 15, v. 6, a. 11, c. 10.

Exocet Météorien. Exocetus Mesotjaster, Bloch, pi. 396; Lac, Pois., v, p. 408. La disposition falciforme des nageoires dorsale et anale de ce Poisson ne permet de le confondre avec aucun de ses congénères. On le pêche dans les mers des Antilles, v. fl, c. 20.

Exocet JIitciiellien. Exocetus Mitchelli, B. Cette espèce est mentionnée par Mitchell, dans ses Poissons de New-York (p. 448, pi. 5, f. 3) sous le nom de Aewyork-FIx/if/fish, et il la rapporte à VExiliens. Il est cependant facile, en jetant un coup d'œil sur l'excellente figure que le docteur américain donne de ce Poisson, de voir qu'il n'a nul rapport avec l'espèce précédente. La dorsaleet l'anale n'y sontnullementfalcilormes,maisau contraire parfaitement parallèles au corps, dans toute leur longueur. Cette espèce diffère du volitaiis et de Vevolaiis par la longueur de ses ventrales et par l'aspect de sa tête qui est celle d'une Clupée; de Vexiliens par l'anale qui, loin d'être égale en dimensions à la dorsale, est de moitié plus courte et commençant beaucoup plus en arrière au lieu de commencer un peu plus en avant, et par ses ventrales qui, loin de se terminer en pointe, s'élargissent un peu en s'éloignant de l'insertion. On trouve cette espèce dans les mers des États- Unis d'Amérique. »

Exocet de Nuttal. Exocetus Nuttalii , Lesueur, Journ. 0/ tlw Acad. of Nat. Soc. ofPItil., t. ii, n» 1, janv. 1821. Les pectorales de ce Poisson sont brunes vers leur base avec deux fascies transversales dans le milieu, dont la première estbifurquée vers le bord externe. Les ventrales ont trois taches brunes dans leur milieu et une bande brunâtre, transverse, parallèle à leur bord postérieur. Ce Poisson habite le golfe du Mexique. D. 15, A. 8, v. 10, c. 17.

Exocet CosiaERSoPiiEiv. Exocetus Commersonii , Lac, Pois., V, p. 409. Ce Poisson a l'cntre-deux des yeux, le dessus de l'orbite et la mâchoire supérieure comme dans le Sauteur; roccijiut déprimé et la dorsale marquée du cOté de la nageoire de la queue, d'une gi aude tâche d'un noir bleuâtre. Lacépède, qui a décrit

celle espèce d'après un dessin de Coninierson , ne dit pas dans quelle mer il fut péché, v. G, c. 15. tt Des barbillons pendants de l'extrémité de la mâchoire inférieure.

Ces espèces, récemment ajoulées au catalogue des Poissons connus, sont loules américaines.

Exocetus comatus, Milch., Fish. of Neto-Yorkin Trans., 1. 1, p. 448, pi. !5. fig. 1. Celle espèce a tout à fait la figure de ces éluis de carton en forme de Poisson que l'on vend comme des joujoux d'enfants. Les ventrales sont assez longues et aiguës, situées un peu en arrière; l'anale est de moitié moins étendue que la dorsale. Un barbillon très-long, égal à la distance qui existe à l'extrémité du museau et l'insertion de l'anale, pend de la mâchoire inférieure; la bouche est fort petite. Cet Exocet se trouve sur les côtes des États-Unis. V- 12, V. 6, c. 11, A. 6.

Exocetus furcattis, Milch., loc. cit., p. 449, fig. 2. La forme de ce Poisson est à peu près celle du précédent, mais tant soit peu plus épaisse. La léte est aussi plus obtuse, et les yeux plus grands rappellent, pour le volume et l'expression, ceux des volitans. Les ventrales, fort pointues, marquées de deux taches, sont situées vers le milieu du Poisson; des deux côtés de sa bouche pendent deux barbillons simples et filiformes, aussi longs que l'intervalle régnant entre l'extrémité de la mâchoire inférieure et l'insertion des pectorales| Le nombre des rayons n'a pas été compté.

Exocetus fasciatus, Lesueur, loc. cit. Deux grands barbillons ([ui descendent de la lèvre inférieure, lesquels barbillons ont leur extrémité divisée en trois pointes dont l'interiuédiaire est la plus longue; pectorales ou ailes marquées de bandes transversales brunes. Cette espèce a été trouvée dans les parages de Pile de Sainte-Croix, d. 12, a. 10, p. 18. v. 10, c. 20.

EXOCUNATES. Exochnata. crdst. INom sous lequel Fabricius a désigné le dixième ordre de la classe des insectes dont les caractères étaient d'avoir plusieurs mâchoires en dehors de la lèvre et couvertes par des palpes. Il correspond aux divisions établies par La treille (Règne Anim. de Cuv.) sous les dénominations de Décapodes marcroiires, Slomapodes et Amphipodes. A', ces mots.

EXOCOITOS. POIS. Le Poisson désigné sous ce nom par les anciens, qui le disaient venir se reposer sur les rivages , était probablement une Blennie. y. ce mot.

EXOÈME. Exoemum. bot. Nom donné par Richard, à deux petits faisceaux de poils, qui semblent quelquefois former un verticiUe ou deux petites éminences rarement prolongées comme de très -petites paillettes au sommet du support de la glume, dans plusieurs Graminées.

EXOGÈNES. BOT. Nom donné par le professeur De Candolle aux végétaux Dicolylédons, parce que leur accroissement en diamètre se fait à l'exlérieur.

EXOLÈTE.iijîo/e/Ms. ïool. Ce nom est donné comme spécifique à des animaux de divers genres et de classes différentes, tels qu'un Labre , une Porcelaine , une Vérms, etc.

EXOPUTALME. ExojMatmus. iKS. Coléoptères té-

tramères; genre delà famille des Rhynchophores, créé par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes médiocres, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers obconiqiies, quoique trèscourts, sont encore plus longs que les suivants ([Ui ont la forme aplalie, lenticulaire; massue ovalaire. acuminée ; léte allongée en arrière des yeux et presque cylindrique; trompe assez longue, presque plane en dessus, un peu concave et décline à l'extrémité; yeux arrondis et proéminents; corselet bisinué à sa base, avec les bords relevés et les angles saillants, la partie antérieure rélrécie , et la postérieure tronquée; élytres oblongues, ovalaires, beaucoup plus larges que le corselet, avancées et arrondies antérieurement, avec les épaules élevées et anguleuses, rétrécies et presque acuminécs à l'extrémité, médiocrement convexes en dessus. Ce genre, dont le type est le Curculio bivittatus de Fabricius, présente cinq espèces toutes indiennes.

EXORMATOSME. Exormutosma. bot. Ce genre de Champignons, que Grai a établi dans la famille des Hyménomycètes, de Fries, est le même que le genre Sjjhœria de Hall.

EXOS. POIS. Synonyme d'yicipenser Hiiso. f'. EsTi R-

GEOJI.

EXOSPORIER. Exosporium. bot. ( Urédinées. } Genre fondé par Link (Observ., 1, p. 9) aux dépens des Conojilea de Persoon, et caractérisé de la manière suivante : sporidies filamenteuses, cloisonnées, oblongues ou linéaires, opaques, sessiles, attachées à un stomate véruciforme , plongées dans un réceptacle gélatuieux. tes Cryptogames sont parasites, sousépidermoïques ; elles ont l'apparence des Sphéries. On trouve partout l'Exosporier de la ronce, Exosporium rubi, hées; il est très-commun d'abord sur les feuilles de l'arbrisseau auquel il a emprunté son nom, puis sur d'autres plantes herbacées, où il se développe pendant l'hiver et le printemps. Le stroma est presque globuleux, à sommet déprimé, entouré d'un cercle noir; les sporidies sont courtes, filiformes et noires. On trouve encore très-souvent ; Exosporium dematum, Link; Exosporium tricheltum, Link; Exosporium Erjnffianum, Cher.; Exosporium hypodermium, Link; Exosporium longisetum, Clier., etc.

EXOSTEiMME. Exostemma. bot. Genre établi par Bonpland, dans la famille des Rubiacées, et qui comprend toutes les espèces de Cinchona qui ont les étaniines saillantes au-dessus du tube de la corolle, et cette corolle entièiement glabre. Voici, du reste, les autres caractères de ce genre ; le calice est adhérent, son limbe est à cinq dents très-courtes; la corolle est monopétale, longuement tubuleuse; son limbe, qui est légèrement oblique, ofi^re cinq divisions très-profondes, étroites et réfléchies ; les cinq étamines sont dressées et saillantes au-dessus du tube de la corolle; leurs anthères sont linéaires; le style, qui est de la longueur des étamines. est grêle, et se termine par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule ovoïde, ombiliquée à son sommet, à deux loges contenant chacune plusieurs graines planes et membraneuses sur les bords, et s'ouviant en deux valves par la séparation de la cloison en deux feuillets.

Les espèces de ce genre, au nombre d'environ une douzaine, sonl des arbrisseaux ou de petits arbres portant des feuilles opposées, entières, avec des stipules intermédiaires et des fleurs généralement blanches, assez grandes, placées à l'aisselle des feuilles. Toutes ces espèces sont originaires de l'Amérique méridionale; parmi elles, nous citerons ici les deux suivantes :

ExosTEMME DES ANTILLES. Exoslemvia Carybœa, Fers. ; Ciiichona Carybœa, Jacq. C'est un arbuste de quatre à huit pieds d'élévation , touffu, portant des feuilles opposées, ovales, allongées, amincies en pointe aux deux extrémités, entières, recourbées, un peu ondulcuses sur les bords, glabres ; les deux stipules sont courtes et aiguSs. Les fleurs sont grandes, blanches, pédonculées, solitaiiesà l'aisselle des feuilles supérieures; les cinq étamines sont très-saillantes, et ont les anthères jaunes. La capsule est ovoïde, tronquée à son sommet, à deux loges et à deux valves. Cette espèce est commune dans les Antilles.

ExosTEMME MDLTiFLORE. Exoslemma flotibunda , Fers. ; CincUona florinbimda, Swarlz. Cette espèce a le même port que la précédente, dont elle diffère par ses feuilles un peu plus larges et non sinueuses, et par ses fleurs qui forment une pauicule terminale. Elle est également très-commune dans les Antilles. L'écorce de cet arbrisseau est connue sous les noms de Quinquina Pilou, Quinquina de Sainte-Lucie ou de Saint-Domingue. Cette écorce, qui a une saveur amère et un peu astringente, a pendant quelque temps été considérée comme un succédané du Quinquina du Férou; pourtant elle est loin d'en avoir les propriétés. Elle est tonique, il est vrai, mais elle agit en même temps comme purgative, propriété qui se remarque dans toutes les autres espèces du genre Zî'.ros/tiwfwia. /'. Quinquina.

EXOSTOME. BOT. Nom que porte l'ouverture de la membrane extérieure (primitine) de l'ovule.

EXOSTOSES. zooL. bot. Dans les animaux, les os sont quelquefois le siège d'une maladie particulière dans laquelle on les voit se gonfler et se développer dans quelque point de leur surface. On nomme Exostoses ces tumeurs osseuses. En botanique, on a appliqué ce nom à des tumeurs inégulières qui se forment sur la lige de quebiues végétaux ligneux, tel que l'Orme, par exemple. Les Exostoses sont formées de fibres entrecroisées en tout sens et très-serrées les unes contre les autres. Comme elles forment un très-grand nombre de veines, on les emploie aux ouvrages d'ébénisterie.

EXOSTYLE. Exostyles. bot. Genre de la famille des Styracées et de la Décandrie Wonogynie de Linné, institué par Scholt qui le caractérise ainsi : calice allongé, â trois divisions roulées; cinq pélales presque égaux, imbriqués, soudés et insérés vers le milieu du calice; étainines presque égales; filaments dilatés à leur base; anthères sagittées, terminées en pointe; style allongé et simple. Le fruit est une sorte de légume épais et polysperine. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce : Exostyles venalla; c'est un arbre assez élevé, dont les rameaux sonl velus, garnis de feuilles iinparipinnées, à folioles ovales et légèrement poilues de chaque coté ; lesaeurs sont d'un rose pourpré, portées sur des pédon-

cules et accompagnées de bractées. Cette espèce se trouve au Brésil.

EXOTHÉCION. Exothecium. bot. Nom de la membrane supérieure de l'anthère. L'espace existant entre l'Exothécion et l'EndoIhécion est rempli par le pollen.

EXOTIQUES. ZOOL. et bot. Ce mot se dit des animaux et des végétaux étrangers aux climats qu'on habile. Tels sont pour la France le Faisan doré de la Chine, le Bananier, elc. Une Coquille du genre Trucardc a reçu ce nom comme spécifique.

EXPANGIS. BOT. Nom proposé par Du Fetit-Thouars (Uisl. des Orchidées des îles Australes d'Afrique) pour une plante de la section qu'il a nommée Angorchis et qui correspond au genre Angrœcum des auteurs. D'après la nomenclature linnéenne, le nom de la plante figurée par Du Pelit-Thouars (loc. cit., tab. 57) est Angrœcum expansum. Elle croit aux îles Maurice et Mascareigne.

EXPLANAIRE. Explanaria. poltp. Genre de l'ordre desAstraires, dans la division des Polypiers entièrement pierreux et lamellifères, ayant pour caractères : polypier pierreux, développé en membrane libre, foliacée, contournée ou onduleuse, sublobée, à une seule face slellifèrc; étoiles éparses, sessiles, plus ou moins séparées. Ce genre a été établi par Lamarck dans son Histoire générale des animaux sans veilèbres, pour un ►groupe de Polypiers qui offrent i) toutes les époques de leur vie des expansions foliacées, libres dans la plus grande parlie de leur surface inférieure, développées en membranes pierreuses , fixées inférieurement par une base courte, en général peu élargie. Ces expansions sont entières ou sublobées, ordinairement contournées ou anduleuses, stcllifères sur leur face supérieure; l'inférieure est unie ou simplement striée; les stries partent du point d'attache et rayonnent jusqu'au bord de l'expansion. Les Explanaires ne seront jamais confondues avec les Agaricies; on les en distinguera toujours par leurs étoiles circonscrites, non immergées dans des rides ou des sillons. Elles ont beaucoup plus de rapports avec les Astrées, dont elles diffèrent par la forme des étoiles, et surtout par celle du Polypier. Les Astrées offrent des masses encroûtantes, plus ou moins épaisses, plus ou moins étendues, ou bien des masses hémisphériques ou irrégulièrement globuleuses, très-rarement cylindriques et rameuses. Quelle que soit leur forme, elles ne laissent voir leur surface inférieure que dans les très-jeunes individus et comme une chose accidentelle. Il n'en est pas de même des Explanaires dont la face inférieure est toujours visible, unie ou légèrement striée, sans cellules ni lames. L'on ne connaît encore qu'un petit nombre d'Explanaires ; elles sont rares dans les collections, peut-être par la difficulté de les transporter, vu la fragilité de leurs brillantes expansions. Lamarrk a décrit six espèces d'Explanaires parmi lesquelles on remarque les suivantes :

ExFLANAiRE MÉSENTÉRiNE. Explonario mesetitcrina, Lamk. (Madrepora cinerascens, Sol. et Ellis, Zoophytes, p. 137, tab. 43). C'est une grande et belle espèce avec des expansions ondées, diversement contournées, couvertes d'étoiles saillantes, à bords arrondis. Elle habite la mer des Indes.

Explan AIRE v.-%TO:it^oiR. Eicptanati'a infundibuUim, Larak. (Esi)er., Zoopli., tab. 74 et 8G, fig. 1) ; Madrepora dater, Pallas. Polypier creusé en forme d'enlonnoir, à bord mince et souvent ondulé. La surface extérieure est finement poreuse suivant Lamarck,et (înement striée suivant Pallas. Esper le figure avec ce dernier caractère. Habite la mer des Indes.

ExpiAKAiRE A CRÊTE. Explaiiaria cristata, Lamk., Anim. sans vert., 2, p. 237, n" G. Ce Polypier forme des expansions en partie appliquées sur les rocbers, en partie relevées et repliées en crêtes saillantes, couvertes de petites étoiles éparses. Habite les côtes de la Nouvelle-Hollande.

EXQUIMA. MAM. Synonyme de Simia Diana, Linné.

y. GUERON.

EXSERT. Exsertus. bot. Épithète employée pour désigner des organes saillants en dehors de la partie où ils sont contenus, et même surpassant en hauteur les parties environnantes.

EXTENSIBILITÉ. Bim. Propriété qu'ont les corps de s'étendre en tout sens.

EXTRA-AMIEAL. moll. L'un des noms marchands d'une variété du Cedo-nulti, espèce du genre Cône. y. ce mol.

EXTRACTIF. BOT. Nom donné par différents chimistes à une substance particulière amère, brune, fragile, soUible dans l'eau et dans l'alcool, oxidable,etc.,' contenue abondamment dans le suc de tous les végétaux.

EXTRAIT. BOT. Résultat de l'évaporation des sucs des végétaux, ou des infusions ou décoctions aqueuses ou alcooliques de diverses parties des végétaux.

EXTUORSE. Extiorsus. bot. Organe dirigé en dehors.

EXDPERA. bot. Synonyme ancien de Verveine.

EXYDRE. Exfdia. bot. Ce genre de la famille des Graminées, proposé par Endiicher, a élé reconnu pour ne pas différer essentiellement du genre Glyceria, précédemment établi par Robert Rrown.

EYDY'SANTHEMA. bot. Génie formé par Necker (Elent. Bot., t. ht, n» 1475) aux dépens des Epidendiuni de Linné, et qu'il a caractérisé par sou labelle {productuiii, Neck.) tubuleux, et dont la partie inférieure est grande, acuminée, cordiforme, embrassant la base du gynoslème ou colonne des organes sexuels soudés par leurs supports.

EYLAIDES. Eylaides. abach. Famille établie par Leach ( Trans. Lin. Societ., t. xi) dans la classe des Arachnides, et dans son ordre des Monomerosomates; elle est caractérisée par des pieds natatoires et par une bouche pourvue de mandibules; les pieds, servant à la natation, rapprochent cette famille de celle des Hydrachnides; mais elle s'en éloigne par la présence des mandibules. Les Eylaides ne renferment que le genre Eylaïs. r. ce mot.

EYLAIS. Eylais. aracbn. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Holètres, tribu des Acarides (Règne Anim. de Cuv.), établi par Lalreille, qui lui assigne pour caractères: huit pattes servant à la natation; mandibules en griffes, ou terminées par un onglet mobile, et reçues dans une lèvre sternale; corps

presque globuleux. Ces Arachnides , qui sont des Hydracbnes pourMUUer, vivent dans les eaux; elles nagent avec agilité, et se tiennent cachées sous les feuilles des végétaux aquatiques. On peut considérer comme type du genre :

L'EylaÏs txvnwi,Exlais exlendens, Latr., ou VAtax extendens de Fabricius ; il est la même espèce que V Hydrachna extendens de MUller qui en a donné une très-bonne description et une excellente figure (Hydrachnœ, p. 02, tab. 9, fig. i). Elle se trouve en Danemark et en France , dans les fossés remplis d'eau. Son corps est d'un rouge obscur, convexe, luisant, glabre, arrondi, plus large cependant en arrière qu'en avant; les yeux sont de couleur rouge, au nombre de quatre, rapprochés entre eux et placés sur la ligne moyenne du corps, ce qui est un caractère distinctif très-important. Les palpes sont petites et formées par trois articles; les pattes sont rouges, garnies de poils et composées de cinq articles égaux entre eux ; la dernière paire ou la quatrième est plus longue que les autres et entièrement glabre; elle offre ceci de particulier, que l'animal ne s'en sert pas pour nager, et qu'il la lient droite et immobile.

EYRYTHALIA. bot. Reneauline donnait anciennement ce nom à quelques Gentianes, et Borckhausen l'a appliqué à un genre qu'il a formé aux dépens du genre Gentiana, mais sur des caractères trop faibles pour être adoptés, y. Geiïtiane.

EYSELIA. BOT. Synonyme de Valantia. y. ce mot.

EYSENHARDTIE. Eysenhaidtia. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., tout récemment établi par Ch. Kunth (Noc. Gêner, et Spec. Plant. /Equinoct., t. vi , p. 489) qui lui a donné pour caractères essentiels : calice tubuleux, campanule, à cinq dents aigufis dont les deux supérieures sont très-éloignées entre elles , l'inférieure plus développée que les latérales; corolle papilionacée, à cinq pétales : le supérieur réfléchi, oblong, ayant sa base onguiculée et cunéiforme, les autres pétales un peu plus courts, oblongs, spathulés, libres; étamines diadelpbes; ovaire supporté par un court pédicelle, renfermant deux ovules; style terminé en crochets; stigmate obtus et papillaire; fruit inconnu. Ce genre a de trèsgrands rapports avec VAinorpha, mais dans celui-ci la corolle est réduite à un seul pétale (l'étendard), tandis que le nombre des pétales de VEysenhardtia est complet, c'est-à-dire de cinq. L'auteur n'en décrit qu'une seule espèce sous le nom (VEysenliarUtia amorphoides (loc. cit., tab. 392). C'est un arbre inerme, trèsrameux, à feuilles alternes, composées de petites folioles opposées, rarement alternes, nombreuses, marquées de points transparents, et dont les pétioles sont inunis de petites stipules siibulées et géminées. Les fleurs sont blanches, à calice glanduleux, disposées en grappes terminales et solitaires au sommet des petites branches.

EYSTATHES. bot. Loureiro nomme ainsi un grand arbre qui habite les montagnes de la Cochinchine. Ses feuilles sont alternes, ovales-oblongues, très-entières et glabres; les fleurs sont blanches et disposées vers l'extrémité des rameaux en grappes allongées; elles présentent un calice de cinq sépales; cinq pétales ovales,

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