‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 49 sur 76 · FAN · texte numérisé non relu

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iKiluialisles, par le nombre de Fossiles rares iju'y détouvril Grateloiip, et dont ce savant modeste a si généreusement comniuniipié les dessins et les descriptions à Daudebard de Fériissac. Les grands dépôts de ce genre qu'on observe à Grignon, dans ledépartemcnt de Seineel-Oise, et à Courtagnon. dans le déparlement de la Jlarne, sont connus de lous les naturalistes pour l'immense quantité de Coqnilles entières et bien conservées qu'on y observe.

FALUNIÈRE. MIN. Carrière d'oil l'on relire le Falun. y. Falciv.

FAMILLE PLEUREUSE, bot. Paulet donne ce nom à V.'lffai t'eus liaiiolorum de BuUiard. ,

FAMILLES NATURELLES. On nomme ainsi des réunions ou groupes d'êtres liés ensemble par leur organisation et qui ont entre eux plus de ressemblance (|u'avec tous les autres êtres du même règne. C'est dans la botanique cpie l'on a commencé à former des Familles naturelles pour arriver à une classification (pii se rapprochât autant que possible de la marche de la nature. Celte classification a reçu le nom de Méthode naturelle. C'est à ce mol que nous ferons connaître les |)iiiicipes qui doivent guider le naturaliste dans la formation des familles. ^. Métbode naturelle.

FANEL. MOLL. C'est le nom qu'Adanson (Voyage au Sénégal, p. 177, pi. 15) a donné à une Coquille qui paraît être la Natica canrena de Linné.

FANFARO ou FANFARUS. Pois. A". Neucrates.

FANFRÉ. POIS. L'un des noms vulgaires du Pilote, Gusteiosleus ductor. V. Gastérostée. Uisso dit que dans les mers de Nice, le nom de Fanfré est également donné à la Baliste vieille, au Corypbœne pourpré et à i'Oligopode noir.

FAiNON. zooL. La face palatine des os maxillaires des Baleines porte de chaque côté de la bouche, au lieu de dents, des lames de corne disposées l'une à côté de l'autre, non tout à fait verticalement, mais un peu obliquement en arrière. Ces lames ont leur tranchant interne effilé en une grande quantité de soies ou de crins, <iui ne sont autre chose que l'extrémité des fibres cornées dont l'assemblage forme chaque lame. El comme ce bord interne est coupé obliquement de haut en bas et de dedans en dehors, il s'ensuit que les fibres cornées sont d'autant plus courtes qu'elles sont plus internes. Les plus extérieures sont par conséquent les plus longues ; elles forment le bord externe de la lame qui n'est point frangé. La lame augmente un peu d'épaisseur vers la base qui ne s'insère pas immédiatement au maxillaire, mais sur une substance blanche et ferme, qui ne diffère peut-être pas beaucoup de celle qui produit les cornes des Rhinocéros. Or, on voit tout de suite quelle diffé rence existe entre les Fanons et les dents. Une dent es formée dans la cavité d'une capsule, et ne s'accroît que par juxtaposition. Ici, au contraire, la production e une vraie végétation comparable à celle des ongles des cornes.

Toutes ces lames parallèles les unes aux autres, fo ment une grande batlerie dont le bord inférieur e convexe, parce que les plus longues lames sont sur le milieu de la longueur d'où elles décroissent devant et derrière. Mais l'excès de leur longueur est beaucoup

plus grand que ne le comporte la convexité du bord inférieur, car le bord supérieur est aussi conve.xe pour s'adapter à la concavité de l'arc que forme la mâchoire supérieure.

Cette inégalilé de longueur des lames, et l'obliquité de la coupe de leur bord frangé, varient d'une espèce à l'autre. Par exemple, dans la Baleine franche, les lames ont jusqu'à huit et neuf pieds de long et jusqu'à quinze pouces de large à la base. Dans le Baleinoptôre Poeskaop, ces Fanons n'ont pas plus de seize à dix-huit pouces de longueur. Enfin , suivant les espèces, la coupe de ce bord interne est une ligne ou droite, ou courbe, ou brisée angulairemcnt; le Baleinoplère museau pointu austral est dans ce dernier cas.

L'écartement des lames entre elles varie aussi suivant les espèces. Mais leur mécanisme est le même partout. Quand la bouche s'est fermée sur une trompe de Poisson ou de Mollusque, l'eau comprimée s'échapped'abord à travers le chevelu des franges, puis par l'intervalle des lames. Ainsi l'ensemble de ces franges forme un immense crible qui , en tamisant l'eau, retient tout ce qu'elle contenait. V. Baleine, Cétacés et Dent.

FANTOME. INS. Nom vulgaire de diverses Mantes et Phasmes. V. ces mots.

FAON. MAM. On nomme ainsi le petit du Cerf.

FAR. rois. Variété du Gambarur, espèce du genre Ésoce. V . ce mot.

FAR. LOT. Vieux nom de diverses espèces de Blé. SuivantBelon, c'est l'Épautre aux environs d'Alexandrie en Egypte, y. Froment.

FARA ou FARAS. MAM. Espèce du genre Didelphe, originaire des bords de l'Orénoque.

FARAEH. BOT. Bruce désigne le Bauhinia acuminata sous ce nom qui, selon Delile, est celui qu'on donne à son Acacia heterocarpa, dans les environs de Cosseyr.

PARAFER. BOT. Espèce du genre Loranthe.

FARAMIER. Faramea. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Aublet, adopté par Jussieu, et que l'on peut caractériser de la manière suivante : calice globuleux, soudé avec l'ovaire infère, à quatre dents obscurément marquées; corolle tubuleuse, hypocratériforme; tube grêle; limbe à quatre divisions étalées et régulières; étamines au nombre de quatre, incluses; baie globuleuse, ombiliquée, contenant deux graines. Ce genre se compose de deux arbrisseaux originaires de la Guiane, ayant les feuilles opposées, ovales, acuminées, entières; les fleurs réunies plusieurs ensemble au sommet d'un pédoncule commun. Le genre Faramea a beaucoup d'affinité avec le genre Tetiamerium de Gœrtner fils, qui probablement devra lui être réuni.

FARCINIÈRE. bot. L'un des noms vulgaires AuPotentitta verna. V. Potentille.

FARDÉE, ois. Espèce du genre Hirondelle, Hintntlo fucata, Temm. y. Hirondelle.

FARÈNE. POIS. Espèce du genre Cyprin, f^. ce mot.

FARFARA. bot. Cet ancien nom de l'espèce la plus commune du genre Tussilage, a été employé par le professeur DeCandolle pour désigner un genre formé aux dépens du Tussilago de Linné. Selon Cassiui , le Tus-

si:ago Faifara doil (oujours rester le lype du genre Tussilage tel que l'ont constitué Tourneforl et Gxrtner.

r. TrSSILAGE.

FaRFCGICM. bot. Ce mot désignait indifféremment, chez les Latins . le Tussilage-Pas-d'Ane et le Peuplier.

FARIGOULE. BOT. L'un des vieux noms du Serpolet. r. Thtm.

FARINiIRE. Farinaria. bot. Dans son recueil des Champignons de l'Angleterre , Sowerby a donné la figure de dix-sept espèces qu'il a réunies sons le nom générique de Farinaria. en leur assignant pour caractère d'être pulvérulentes. On les trouve sur les feuilles, les fleurs, le pollenetlesgrainesdesvégélaux. Ce genrene semble pas devoir être admis, puisque plusieurs espèces offrent des filaments contournés, plongés dans la masse pulvérulente. Ces espèces doivent rentrer dans les Crédinées. parmi les genres Mucor. Erysiphe, Tubercularia, Slemonitis, Credo et Sclerotium. Endiicher. dans son Gênera Plantarum, les a réunies au genre Oidiiim.

FARINE. BOT. On donne ce nom aux matières féculentes des végétaux, réduites en poudre, et destinées à entrer dans la préparation du pain, de la bouillie et de certains mets mucilagineux et généralement fort nourrissants. La fleur de Farine est cette même substance dépouillée en grande partie, par le tamisage, de la matière ligneuse ou corticale qui sort, en même temps que la fécule, de dessous la meule où l'on réduit les matières féculentes en Farine.

FARINE EMPOISONNÉE. Ki5. Nom vulgaire donné par les mineurs aux o.vydes pulvérulents d'Arsenic.

FAfilNE FOSSILE. ïi:^. y. Agaeic si:5éral.

FARINELLES. bot. On a proposé ce nom français pour désigner le genre Aletirisma de Link. r. ce mot.

FARINIERS A COLLET. BOT. Paulet donne ce nom à deux Champignons.

FARIO. POIS. Esi>èce du genre Saumon.

FARLOCSE. OIS. Espèce du genre Pipit. Alautla pratensis, L.. Buff.. pi. enl.. 060, f. 2. l'. Pipit.

FARLOtrSE DES PRÉS. OIS. Synonyme vulgaire de la Rousseline. F. Pipit.

FAROBES. BOT. On appelle vulgairement ainsi une espèce du genre Acacie,sans épines, encore indéterminée, dont les gousses planes renferment une pulpe bonne à manger. Cet arbre ne serait-il pas plutôt une espèce du genre Févier? K. ce mot.

FAROIS. MOLL. Espèce du genre Volute. ^. ce mol.

FAROS. BOT. Nom vulgaire de deux variétés de Pommes d'automne.

FAROUCHE. BOT. On nomme ainsi, dans le midi de la France, le Trèfle incarnat que l'on cultive en grand comme fourrage qui se consomme en vert.

FARRAGO. BOT. L'un des vieux noms de l'Orge ou du mélange de diverses Céréales.

FARRANCM. BOT. Mémo chose que Farfugium. V. ce mot.

F ARR AT AGE . BOT. Synonyme vulgaire de Trèfle rouge ou incarnat.

FARRE. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Lavarel. V. Saumon.

FARSÉTIE. Fursetia. bot. Genre de la famille des

Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse. L.. établi dans unedissertation spéciale, publiée en I7G5. à Venise, par Turra. reproduit de nouveau vers la fin du siècle dernier par .Medicus et Mœnch. sous le nom de Fibigia, enfin reconstitué, en 1 812 , par Desvaux (Journ. de Bot.) et par R. Browu (Uort. Kew., 2« édit.. vol. 4, p. 96). Le professeur De Candolle (Syst. Ceget. nalur.. t. ii. p. 28f)^ l'a placé dans sa tribu des Alyssinées ou Pleurorhizées-Latiseptées. en lui assignant les caractères suivants : calice dressé, présentant deux renilements à la basej pétales onguiculés dont le limbe est entier ou légèrement échancré au sommet; étamines sans appendices, les plus petites étant néanmoins denticulées; silicule terminée par le slyle, elliptique, sessile. plane, comprimée, à valves planes, séparées par une cloison membraneuse; semences placées horizontalement, comprimées, orbiculées. ceintes d'une membrane en forme d'aile; cotylédons accombants.

Le Farsetia de De Candolle diffère des Berleroa et Aubrielia, autres genres du même auteur, par ses graines bordées, ses valves planes et un port particulier. Quoique très-voisin du Lunaria, il en est assez distinct par sa silicule sessile. et par ses funicules non adnés.

A ce genre appartiennent des plantes généralement frutescentes, rameuses, dressées, plus ou moins cotonneuses, garnies de feuilles oblongues et entières, ayant des fleurs jaunes ou d'un blanc rougeàtre , disposées en grappes terminales, et portées chacune sur des pédicelles filiformes, le plus souvent dépourvues de bractées. Cn petit nombre d'espèces, qui étaient placées autrefois dans les genres Alyssum et Lunaria de Linné, composent le genre Farsetia. Malgré ce petit nombre, le professeur De Candolle en a formé trois groupes ou sous-genres qu'il a nommés et caractérisés (Prodr. Syst. l'eget., i, p. 187) ainsi qu'il suit :

1. Farsetiana. Limbe des pétales oblong-linéaire, entier et d'un blanc purpurin; toutes les étamines sans appendice; silicule elliptique ; cloison perforée à la base. Cette section ne comprend qu'une seule espèce : Farsetia £ijyptiaca ,Turr .eX. DC, CheiranthusFarsetia, L. et Desfont. {Flor. Allant., ii, p. 89, tab. 160). Cette plante a des tiges ligneuses et dressées, des feuilles linéaires et couvertes de poils très-denses. Elle croit en Egypte.

2. Cyclocarpœa. Limbe des pétales oblong et légèrement échancré; filets des deux plus petites étamines munis d'une dent ; silicule orbicnlaire, glabre; cloison entière. Le Farsetia sii/friiliiOia, DC. . ou Lunaria suffrulicosa, \eat. (Uort. Cels., tab. 19), dont les fleurs sont penchées, inodores, de couleur lilas, et qui a des tiges suffrutescentes. est aussi la seule espèce de sa section. Elle est originaire de Perse, et on la cultive dans quelques jardins d'Europe.

5. Fibigia. Limbe des pétales ovale, jaune , entier; filets des deux petites étamines munis d'une dent; silicule elliptique; cloison entière. Cette section renferme cinq espèces : \" Farsetia liinarioides. Brown (Hort. Kew.. éd. 2, V. 3, p. 96), ou Lunaria grœca, Willd. Elle croit dans les iles de l'archipel grec; 2" Farsetia Eriocarpa, DC. et Delessert (Icônes selectœ , vol. 2, t. 34), indigène de l'ile de Chypre, très-voisine de la

suivante ; 5» Farsetia clxpeata . Brown et DC. . ou ^lX*sum clxpeatum, L. Cette plante, une des plus remarquables des Crucifères, est la seule esptrce du genre qui croisse dans la France méridionale sur les collines pierreuses; 4'» Farsetia cheira ni h ifo/ia. Dew.. ou Jlystum chnranihifolium. WiiU.. originaire d'Orient; 5» le Farsetia triquetra. DC.. espèce nouvelle trouvée sur les rochers du fort de CU.ssa en DaUnalie.

On voit d'après cela que les Farsêties forment un groupe dont l'habitation est limitée dans une région particulière du globe, c'est-à-dire dans l'Europeorientale et la partie de l'Asie qui lui est coniigue.

FARTIS. BOT. (Adanson.) Synonyme de Zizania. y. ce mot.

FASCÊ. POIS. Ce nom a été imposé comme spécifique à plusieurs Poissons qui, marqués de bandes, appartiennent a différents genres. Tels sont ua Achire. un Spare. un Pleuronecle. etc.

FASCICCLÉ. ÉE. Fasciculatus. bot. On qualide ainsi tout organe réuni en faisceau ; et ce terme s'emploie fréquemment en botanique. Ainsi on nomme racine Faseiculée celle qui se compose de plusieurs tubercules allongés, réunis ensemble et formant une sorte de botte, comme dans la Pivoine. l'Asphodèle, etc. On dit des feuilles ou des fleurs qu'elles sont Fascieulires . quand elles naissent plusieurs ensemble d'un même point. Les feuilles de l'Épine-vinette. les Seurs du Cerisier ordinaire sont Fascicultes.

FASCIÉ. Fasciatus. bot. Organe paré de bandes de couleurs différentes de celle du fond.

FASCIOLA. ITTEST. Synonyme de Douve, f. ce mot.

FASCIOLAIRE. Fjsciolaria. ïuil. Les espèces de ce genre, que Linné avait confondues avec les Mures, en furent retirées par Brujuière, et placées dans le genre Fuseau: mais Bruguière. qui avait bien senti que ces Coquilles ne pouvaient rester avec les Rochers, commit une faute en les confondant avec les Fuseaux dont ils ont, il est vrai, tous les caractères extérieurs. Comme eux.ilsont la base de la Coquille terminée par un canal qui se trouve également dans les Rochers, mais ils se distinguent de ceux-ci par les plis de leurcolumeile,et de ceux-là par le défaut de varices. Ils ont. par leur columelle. beaucoup de rapports avec les Turbinelles; cependant ils s'en distinguent par la forme, le nombre et la direclioD des plis. En résumé, ce genre repose sur des caractères de peu de valeur ; mais comme on n'en eonnait point l'animal, il sera nécessaire, quelqu'artiiiciel qu'il paraisse , de le conserver jusqu'au moment où on le connaîtra mieux. Quoique ce genre ait été proposé en 1801 dans le Système des Animaux sans vertèbres, la plupart des Coquilles qui le composent n'en étaient pas moins connues des anciens conchyliologues, car Lister, Bonanni. Riunph. Gualtieri. etc.. en ont figuré plusieurs espèces dans les recueils qu'ils ont publiés. C'est dans les Buccins que ces divers auleurs les placèrent jusqu'au moment où Linné les rangea parmi les Rochers, et Bruguière parmi les Fuseaux: Lamarck en constitua un genre séparé, que Félix de Roissy adopta, ce que fit également Moiitforl; mais cet auteur forma avec le Prruia percerta un genre voisin s<ius le nom de Carreau. Fulgur, qu'il sépara des Py-

rules bien à tort, et cela seulement sor l'apparence d'un pli columellaire qui n'existe réellement pas. Cavier (Règne Anim., pag. 443» admit ce genre comme sousgenre des Fuseaux, ce qui a été é-^Iement proposé par Férussac. dans ses Tableaux systématiques.

Lorsque Lamarck fit connaître les diverses espèces de Fuseaux fossiles que l'on trouve aux environs de Paris, il observa que quelques-uns avaient des plis sur la columelle. et poorraient bien rentrer dans le genre Fasciolaire. Defrance effectua cette réforme à rarticie Fasciolaire du DicUonnaite des Sciences naturelles, mais nous présententBS à cet égard quelques observations. D'abord n«as ae pensons pas. comme ce naturaliste, que la F'oluta bulbula doive se ranger parmi les Fasciolaires dont elle n'a pas la forme générale . ni la base terminée en caaaL mais bien par une échaocrure assez profonde, que l'on voit très-bieodans les individBS entiers, et dont elle ne prt^nte pas Doa pins la Mèse forme de columelle . ni la même dispositioa des plis. Quant à la plupart des autres espèces que nous avons sous les yeux, nous n'y reconnaissons pas non plus les caractères des Fasciolaires : ce n'est plus la mène f'>rme . ni la même disposition des plis columellaires. Parmi ces espèces, il t en a un très petit nombre dont on aperçoit les plis; c'est lorsque la coquille a la lèvre droite cassée . ou que l'on a mis la columelle à découvert dans toute son étendue, qu'on aperçoit ecs plis qui, d'aBkurs, sont égaux, très-peu oblii|ues. et au nombre d'un ou de deux seulement. Nous croyons donc, d'après cela . que si on ne les laisse pas parmi les Fuseaux . on pourra les placer plus coavenaiilement parmi les Turbinelles, dont un assez grand nombre présente de Faualogie avec les Coquilles qui nous occupent. Totci les caractères que Lamarck a imposés à ce genre : coquille subfusifbrme. canaliculée à sa base, sans bourrelets persistants , ayant sur U cjlumelle . à l'origine du canal, deux ou trois plis Irès-obliques. Nous allons rapporter quelques espèces de ce genre encore peu nombreux.

Fasciolaibe TA*KVTtss. Fasciolari» Tar^ntina. L. Corps ovale, spiral en dessus, enveloppé dans un manteau do:it le bord droit est tout uni . c'est-à-dire sans lobures ni laciniures. le bord gauche se prolongeant de mauière à former un canal ouvert par un c«té occupant le tube qui termine la partie antérieure de la coquilTe. et servant à l'introductioa de l'eau dans la cavité branchiale. Pied ovale, sous-trachclien. assez court, et muni d'un sillon horizontal dans sa partie antérieure. Télé sessile ; yeux à la base et sur le tranchant externe de deux tentacules obtus, coniques, aplatis, coutracliles. assez courts et réunis à leur base interne. Bouche pourvue d'une très-longue trompe exserUle et extensible, garnie à son entrée d'un ganglioa bilobé. d'où part une langue molle, de presque toute sa longueur, et qui va s'attacher à son origine. Celte langue, presque cylindrique et fixée à ses deux extrémités, est sans aucune aspérité, garnie sur les cotes, à partir du ganglion, d'un siylel longitudinal d'une matière subeornée qu'on peut séparer avec un peu de soin. Peignes branchiaux inégaux. Anus placé au colédroil, daas la cavité branchiale. Terminaison de l'oviducte, vers le milieu

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de la cavilé hiaiiclliale, à droite et près île l'anus. Appendice excitateur mâle, presi|ue sur le dessus du cou, un peu à droite : il est presque conique, un peu aplati et fort long. Couleur de la partie antérieure du corps et de l'organe mâle, d'un beau rouge vif. Yeux noirs; bord externe du manteau du même rouge que le corps, se fondant par une teinte aurore avec la couleur blanchâtre du reste du manteau.

Fasciolaire TciiPE. Fasciolaria Ttilipa, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 118, n» 1; Murex Tiilipa, L., p. 3530. n" 91 ; Bucciiium rostiatum grande, etc., Lister, Conch., tab. 911, fig. 2; Encyclopédie, pi. 451, fig. 2. Grande Coquille fusiforme, ventrue, lisse, d'une coloration variable, tantôt jaune -rougeâlre, tantôt blanche, avec des taches rouillées, irrégulières. On voit en outre sur toute sa surface des lignes brunes, étroites, transverses, inégalement distantes; elles se perdent vers la base qui devient striée obliquement; la lèvre droite est blanche à l'intérieur et finement striée. Une espèce très-voisine, qui n'est peut-être qu'une variété de celle-ci, est la Fasciolaire distante, Fasciolaria (lislans: Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 119, n»2; Lister, Conch., tab. 910, fig. 1. Elle a pres(|ue la iiiènie forme ; seulement elle est plus courte, et le canal de la base est moins long, moins chargé de stries; son fond est blanc avec des flammules vineuses; elle présente aussi des lignes brunes, transverses, mais elles sont aussi plus régulières, bien moins nombreuses, plus distantes, et se voient aussi bien sur le canal que sur le reste de la coquille ; les tours de spire sont moins convexes, et n'offrent que deux de ces lignes, au lieu de huit ou dix qui se voient dans la précédente; les sutures sont lisses, non marginées, et la columelle n'a que deux plis. Autant l'espèce précédente est commune, aillant celle-ci est rare. Elle vient de Campéche d'après Lister. On la nomme vulgairement le Tapis turc, la Tulipe rubanée ou la Tulipe d'Inde.

Fasciolaire orangée. Fasciolaria aurantiaca, Lamk., Anim. sans vert., /oc. cit., n» 4; Dargenville, Conch., 1742, pi. 13, f. n; Favanne, Conch., pi. 34, fig. P! ; Encyclopédie, pi. 430, fig. 1, a, b. Très-belle et très-rare Coquille, extrêmement remaniuable par sa coloration, et surtout par les gros tubercules qui couronnent l'angle supérieur des tours de spire. Elle est subFusiforme, ventrue ; toute sa surface est couverte de bandes transverses séparées par des sillons peu profonds; ces bandes sont chargées de tubercules plus ou moins gros ; elle est agréablement colorée de marbrures blanches et orangées; chaque tour de spire est divisé par un angle saillant, chargé de gros tubercules; le canal est court, fortement strié; l'ouverture est blanche; sa lèvre droite est fortement sillonnée dans toute son étendue ; il y a trois plis à la columelle. Cette Coquille, longue de trois à quatre pouces, porte le nom vulgaire de Veste persienne.

FASOOLE. Fasciola. iistest. Ce nom a été donné par plusieurs auteurs à des Vers qui appartiennent maintenant au genre Dislome. K. ce mot.

FASCIOLE. Fasciola. bot. Dumortier (Syllogc Junfjennannidearum europeœ, p. %'>) avait établi, sous ce nom, un genre dans la famille des Jungermanides ; mais

comme ce même nom est aussi employé pour désigner un genre de Vers intestinaux et un autre de Mollusques, il s'est décidé, pour éviter une trop grande confusion, à lui substituer, en botanique, le iiomdeËcurwoGTNE. y. ce mot.

FASÉOLE. BOT. Comme qui dirait petite Fève. Les agriculteurs du midi de la France désignent génériquement sous ce nom, diverses Légumineuses, telles que Haricots ou Dolics, et Fèves, qu'on sème parfois en fourrage. Dodœns nommait Fasellus la Fève de marais.

FASGANION. BOT. Syn.de.Ya/i/(««t.

F.ASIN. MOLi. La Coquille ainsi nommée par Adanson (Voy. au Sénégal, p. 111, pi. 7), paraît douteuse. Linné en a fait son Bucciiium Seiiegalicum que Blainville rapporte au genre Tonne, et ipii pourrait bien n'être qu'un jeune Casque; et si l'on en croit la description et la synonymie , il se rapporterait à la fig. G2 de la planche 997 de Lister, qui représente le Buccinum tessellatum de Gmelin, ce qui prouve un double emploi pour cette espèce qui n'est autre que le Casque fascié de Bruguièreet de Lamarck.

FASSAITE. ma. Va riété de Pyroxène, trouvée dans la vallée de Fassa, en Tyrol, et dont Weiner avait fait une espèce à part, malgré l'analogie d'aspect qu'elle offre avec la Sablite. HaUy a publié un Mémoire dans les Annales du .Muséum, pour prouver son identité de nature avec le l'yroxène.

FASSOITE. aiN. Nom donné, par Dolomieu, à la Slilbite rouge. /'. Stilbite.

FASTIGIAIRE. Fastigiaria. bot. {H/drophyles.) Genre établi par Slackhouse, dans sa deuxième édition de sa Néréide Britannique, qu'il caractérise ainsi : frondes cylindriques, rameuses, dicholomes , naissant en touffes d'une base commune: les divisions des rameaux plus courtes dans la partie supérieure; fructification tuberculeuse, située aux extrémités; séminules dans la mucosité intérieure. Ce genre ne diffère point de celui que Lamourouxa nommé Furcellaria; mais il ne l'avait comiiosé ([ue des Fucus lumbricalis el fastigiatus, tandis queStackhouse y réunit le Fucus rotundus et quelques autres considérés par Lamouroux comme des Gigartiiies. Le genre Fastigiaire n'a pas été adopté.

FASTIGIÉ. Fastigiatus. bot. Cette épithète désigne une disposition particulière dans laquelle toutes les branches d'un arbre se rapprochent du tronc, et leurs rameaux se dirigent vers le ciel.

F.\T.ACUE, FATAK ou FATAyUE. BOT. On donne ce nom, aux îles de France et de Mascareigne, à plusieurs Graminées, particulièrement aux Anlhistires qui croissent dans les lieux découverts, et que les nègres vont ramasser pour en nourrir les Chevaux. Ce nom vient de Faluk qui, selon Poivre, désigne également à Madagascar les Graminées employées en fourrage.

FATAN. MOLL. Linné avait fait du Fatau d'Adanson (Sénég., p. 231, pi. 17) une Vénus, sous le nom de h'enus nivea, mais il ne la plaçait dans ce genre qu'avec doute; il n'en aurait point eu, et il l'aurait mise, comme Bruguière, parmi les Mactres, s'il avait consulté plutôt la description que la figure médiocre que nous avons citée. Ce pourrait bien être le Mactra plicalaria de Gmelin et de Lamarck.

FATOUA. Fatoua. bot. Genre de la famille des Urlicées, établi par Gaudichaud dans la bolaniquedu Voyage de rUranie, p. 309. Il est ainsi caractérisé ; Heurs mâles el femelles réunies sur un même réceptacle qui est orbiculaire avec les bords découpés et même un peu rameux; calice fructifère, membraneux; ovaire oblique; stigmate bifide, avec un des lobes plus petit que l'autre. Des trois espèces décrites par Gaudichaud , deux, Fatoua pilosa et Fatoua aspera, considérées comme identiques par Thunberg, figuraient déjà dans sa Flore du Japon, p. 70, sous le nom de Urtica Japonica. La troisième espèce, Fatoua cordata, ne paraît point avoir encore été publiée; c'est une plante frutescente, velue dans toutes ses parties, avec ses feuilles ovales, cordées, aigués et dentées.

FATRiïA. BOT. Genre nouveau proposé par le professeur A.-L. de Jussieu (Dict. des Scienc. natur., t. xvi, pag. 20G) qui l'a placé dans la famille des Myrobolanées, et l'a ainsi caractérisé ; calice supère, dont le limbe, évasé et velu à l'intérieur, se divise en cinq parties; corolle nulle; dix étamines insérées sur le calice; ovaire adhérent, surmonté d'un style et d'un stigmate, se changeant en un fruit drupacé, de la grosseur d'une Olive, formé d'une enveloppe charnue, mince, et d'un noyau anguleux et monosperme; embryon sans périsperme, à lobescontournésautour de la radiculequiest dirigée supérieurement. Un aibrisseau de Madagascar, dont les feuilles sont alteines, de forme presque semblable à celles du Buis, et qui porte dans les aisselles de ces feuilles deux à quatre épis de fleurs, constitue seul ce nouveau genre dont le nom a été tiré de celui de Futre (Buis aromatique) sous lequel il est connu dans le pays, selon Poivre et Flacourt. Jussieu propose de le nommer Faticea buxifolia, et il ajoute que ce genre se rapproche beaucoup du Bucida, mais qu'il s'en dislingue en ce que son fruit n'est pas couronné par le limbe persistant du calice.

FAU. BOT. L'un des noms vulgaires du Hêtre dans le midi de la France.

FAUCHET. OIS. Synonyme vulgaire du Bec-en-Ciseaux, Rhynchops nigra, L. A'. Rbyncdops.

FAUCHEUR, pois. (Lacépède.) Synonyme de Chœtodon falcatiis, L.

FAUCHEUR. Phalangium. ARACim. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Holètres, tribu desPhalangiens (Règne Anim. de Cuv.), établi par Linné et caractérisé de la manière suivante par Latreille : tête, troue et abdomen réunis en une masse, sous un épiderme commun; des plis sur l'abdomen formant des apparences d'anneaux; mandibules articulées, coudées, terminées en pince, saillantes en avant du tronc; deux palpes (ou plutôt pieds-palpes ) filiformes, de cin(| articles, dont le dernier terminé par un petit crochet; huit pattes simplement ambulatoires; six mâchoires disposées par paires, les deux premières formées parla dilatation de la base des palpes, et les quatre autres par les hanches des deux premières paires de pieds ; une langue sternale, avec un trou de chaque côté, servant de pharynx; deux yeux portés sur un tubercule commun.

Les Faucheurs se distinguenl des Araignées par les caraclèresde l'ordre auquel ils appartiennent; et ils en

diffèrent encore par un assez grand nombre de particularités remarquables, parmi lesquelles on doit noter le nombre des yeux qui est de deux seulement, et les mandibules en pinces. Leur corps est ovoïde ou arrondi, généralement déprimé, et formé en partie par l'abdomen, en partie par le thorax; celui-ci offre des contours anguleux, et se trouve séparé de l'abdomen par une ligne transversale enfoncée; il supporte quatre paires de pattes très-longues , très grêles, cylindriques, auxquelles on distingue une hanche, la cuisse, une jambe de deux pièces et le tarse fort long, composé d'un grand nombre d'arlicles , dont le premier est très étendu en longueur, et ledernier pourvu d'un petit crochet arqué. Les pattes, démesurées proportionnellement à la petitesse du corps qu'elles soutiennent, donnent à ces animaux un aspect tout particulier; leur démarche est très-remarquable, et le nom qu'ils portent vient de ce qu'on les a comparés aux ouvriers qui, en fauchant les champs, marchent à grands pas et lentement. Une autre particularité qu'offrent leurs pattes, c'est qu'après s'être détachées très-facilement du corps, elles conservent la faculté de se mouvoir pendant plusieurs heures; ce qu'on attribue à l'action irritante de l'air sur les filets nerveux et imperceptibles des mucles déliés qui s'insèrent à chaque article. De chaque côté des pattes postérieures el prés leur base, on voit un stigmate qui est caché par la hanche; ral)domen est constitué par une membrane coriace, qui forme des plis figurant autant de divisions transversales ou anneaux. L'appareil extérieur de la génération a été décrit par Latreille dans les deux sexes. Suivant lui, l'organe du mâle est une sorte de dard allongé, composé de deux parties : la première ou celle de la base est grosse, courte et molle ; elle sert de fourreau à la seconde, qui est un peu plus longue, plus étroite, d'une consistance presque écailleuse el lt:tm\née{Phalanyiutn opilio, L. ) par une pièce triangulaire, membraneuse, crochue au côté interne, et munie d'unepetitepointe soyeuse, arquée, qui partdu sommet. Cetorgane générateur sort dans l'acte de la copulation, et lorsqu'on comprime le corps de l'animal. Dans l'étal ordinaire, il est caché dans une gaine située près de la bouche, immédiatement au-dessous d'elle. Cette position singulière n'est pas propre au mâle. Latreille l'a retrouvée dans la femelle, dont les parties sexuelles se composent d'un oviductus , sorte de tuyau membraneux et tiès-flexible.

L'anatomie des Faucheurs était encore ignorée il y a peu de temps; mais Trcviranusa publié en 1816 (Mélange d'anatomie, t. 1,5e Mémoire) des détails curieux sur l'organisation de ces singulières Arachnides. Le Phalangium opilio, qu'il a spécialement étudié, lui a présenté les particularités suivantes : il a vu , outre les deux yeux portés sur un pédicule commun, deux autres yeux placés latéralement et au-devant des anties. Il décrit avec soin les parties de la bouche : ce sont les mandibules; des palpes portées sur une base; une langue; une paire de mâchoires antérieures dont le sommet est charnu et la partie inférieure cornée; une autre paire de mâchoires postérieures; enfin l'ouverture buccale, située tout à fait en arrière. Toutes ces parties paraissent avoir pour fonctions, suivant Treviranus,

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il'opéier la mastication ilcs aliments i|iie les mandibules broyeraient dans leur frottement sur les mâchoires. Le canal intestinal est très-large et constitue une sorte de sac muni de poches ou cœcums dont les uns sont supérieurs et les autres inférieurs. Outre ces poches assez nombreuses, il en existe deux très-remarquables par leur volume, qui reçoivent les insertions de cœcums uiférieurs, et qui aboutissent dans la partie moyenne du tube alimentaire. On voit aussi deux canaux biliaires ouverts près de la bouche. — Le cœur est fort simple : il consiste en un vaisseau terminé en pointe à ses deux extrémités, et présentant dans son trajet deux étranglements circulaires, qui le divisent transversalement en trois portions, celle du milieu étant la moins longue. — Les stigmates sont au nombre de deux; il en part de chaque côté un tronc trachéen qui, après avoir donné naissance à deux trachées qui se portent en arrière, se dirige vers la partie antérieure, s'y partage en branches et s'anastomose sur la ligne moyenne du corps avec celui du côté opposé, près des organes de la génération. Le système nerveux se compose d'un cerveau assez grand, donnant naissance anléiieurement à deux nerfs destinés à la paire d'yeux moyenne, d'où partenti)Ostérieurement des cordons neivcux, aboutissant à autant de ganglions <|ui se prolongent en tilets déliés pour se répandre parmi les organes générateurs et dans l'abdomen. Les organes générateurs sont mâles ou femelles : les premiers se composent d'une verge rétractile fixée à l'abdomen par deux ligaments, et à la base de laquelle vient aboutir un canal déférent, qui supporte un testicule uniciue, formé par un grand nombre de houppes ou de petits canaux flottants; les seconds sont formés par un oviducte soutenu par deux ligaments, et recevantà sa base un canal étroit, leiiuel, après un circuit assez long, s'élargit en une vaste poche, dans laquelle les œufs séjournent jusqu'ù leur entier développement. Celte poche reçoit elle-même un autre canal circulaire, très-étroit, dans lequel les œufs sont contenus avant d'arriver dans la cavité. Ce canal est l'ovaire proprement dit; les œufs renfermés dans son intérieur sont très-petits.

Les Faucheurs ne sont pas rares; on les rencontre sur les murailles ou sur des troncs d'arbres; leur démarche est agile, et ils arpentent avec leurs grandes pattes beaucoup de terrain en fort peu de temps ; par là ils échappent assez facilement aux dangers qui les menacent; mais ils savent aussi s'en préserver, dans l'état de repos, au moyen d'une ruse assez singulière: leur corps appuie alors sur le sol; mais les pattes auxquelles il donne attache, sont étendues circulairement autour de lui, de manière à occuper un espace assez étendu. Si un animal touche à l'extrémité de l'une d'elles, le Faucheur élève aussitôt son corps et forme avec ses pattes antajit d'arcades sous lesquelles l'animal importun passe librement. Cependant il saute à terre et s'éloigne promptement, si le moyen bien simple, que son organisation lui permet d'employer, n'a pas réussi. — Suivant Latreille, les Faucheurs ne vivent pas plus d'une année. Treviranus ne partage pas cette opinion. L'accouplement a lieu dans l'automne; les mâles se disputent souvent une femelle, et celle-ci fait quelque

résistance. Cet acte présente quelques particularités curieuses. Le mâle se place en face de la femelle, saisit ses mandibules avec ses pinces, et avançant ensuite sa verge vers l'ouverture de son vagin, il y pénètre assez profondément. Cet accouplement ne dure que quelques secondes; pende temi>s après, la femelle dépose ses œufs dans la terre, et les entasse les uns auprès des autres. Les petits éclosent au printemps, et ils n'ont pris tout leuraccroissementqn'à la fin de l'été. Toutes les Arachnides de ce genre sont carnassières et se nourrissent de petits insectes. Elles ne filent point, ainsi que plusieurs l'ont avancé. Certaines espèces exhalent une odeur très-forte de feuilles de îNoyer. La plupart des Faucheurs décrits appartiennent à l'Europe. On en connaît douze ou quinze; parmi eux, nous citerons :

Le Faccheur des murailles, Plialangium opflio, L. Latreille considère celte espèce comme la femelle du Phala»(]ium cormilum, Linné. Treviranus pense au contraire qu'elle constitue une espèce distincte. On la trouve communément dans les champs, sur les murailles et sur les troncs d'arbres. Elle constitue le type du genre.

Le Faucheur des mousses, Phalangium muscorum, Latr. Son corps est ovale, d'une cendrée tirant sur le jaune, avec des taches obscures en dessus, et une bande noirâtre sur le milieu du dos; le dessous est pâle, le tubercule oculifère et dentelé; les cuisses sont anguleuses. Il habile le raidi de la France.

Le Faucheur a quatre dei^ts, Phalangium quadriilenlatum, Cuv.,T3il)r. On le rencontre en France, sous les pierres.

Savigny (Mém. sur les Anim. sans vert., l" partie, l"^' fasc.) a donné les détails anatomiques de la bouche et du thorax dans le Plialangitim Copticum et le Plialanginm JEgxpticcum. V., pour les autres espèces, Ilermann (Mém. aptérol., p. 96), qui en décrit et re- ]irésente douze espèces, et Latreille, Gêner. Cnisl. et Inscct.

FAUCHEUX. ARACHN. Synonyme vulgaire de Faucheur, y. ce mot.

FAUCIIOT. ois. Synonyme vulgaire de Buse commune. Falcu bulco. L. r. Fabco:ii , division des Buses.

FAUCILLE. POIS. Diverses espèces de genres différents ont reçu ce nom; tels sont un Denté, un Spare, un Saumon, un Able. etc.

FAUCILLE. INS. Espèce du genre Phalène.

FAUCILLE. DOT. On a proposé ce nom pour désigner le genre Campulose. A', ce mot. On le donne aussi au Coronitla Securidaca.

FAUCON, /-'a/to, L. ois. Genre de l'ordre des Rapaces. Caractères : bec crochu, le plus souvent courbé depuis son origine qui est plus ou moins poilue et recouverte d'une membrane ou cire épaisse et colorée; mandibules plus ou moins échancrées, l'inférieure obliquement arrondie; narines latérales, arrondies ou ovoïdes, ouvertes, percées dans la cire; pieds robustes; tarse écailleux ou emplumé; quatre doigts garnis d'ongles Irès-forts, crochus, aigus, mobiles et rétractiles; trois devant et un derrière. Les Faucons, que l'on désigne plus généralement par l'épithète d'Oiseaux de proie diurnes ou d Accipilres , se distinguent facilement de Ions les Ci-

seaux par la beauté de leurs formes, la noblesse de leur inaintieii, leur courage, leur hardiesse et la vivacité de leurs mouvements. Ils sont très-difficiles à priver; et si l'on est parvenu à en tirer un parti avantageux pour la chasse au vol, ce n'est qu'après des soins infinis et l'assujettissement de leur appétit vorace à des Jeûnes sévères; aussi les services qu'ils rendent ne sont-ils fondés que sur l'espoir de la récompense. Ce sont moins des amis dociles que des serviteurs craintifs, toujours prêts à retourner à leurs habitudes naturelles. Ils ont le vol Irès-élevé, rapide et soutenu; le sens de la vue, plus étendu, plus vif, plus net et plus distinct chez eux que chez aucun autre animal, leur permet d'apercevoir à une hauteur telle que nous les perdons de vue, une Alouette, im Mulot et même jusqu'à un petit Lézard. Les uns, tels que le Faucon, le Milan, etc., se précipitent et tombent d'aplomb sur leur proie; d'autres, comme la Buse, l'Autour, etc., arrivent obliquement sur elle, et ne l'attaquent que de côté; ils se repaissent de préférence de chair vivante et ne se jettent sur les charognes que dans des cas de détresse absolue ; les Quadrupèdes, les grands Oiseaux font l'objet de la poursuite des grands Accipitres; les Fringilles, les Fauvettes, les Grenouilles et même de gros insectes sont le partage des petites espèces; tous saisissent leur proie avec les serres, et souvent leurs deux pieds en sont munis à la fois. Ils sont, en général , silencieux; cependant quelques-uns des plus petits se plaisent à fatiguer l'oreille de cris aigus et précipités. Ils habitent de préférence les lieux solitaires, les montagnes escarpées, les bâtiments abandonnés. Lorsqu'ils ne placent point leur nid dans des creux de rochers ou dans des trous de muraille, c'est presque toujours sur les arbies les plus élevés. La ponte est ordinairement de deux à trois œufs; les petites espèces portent quelquefois ce nombre à sept. Leur caractère est cruel; ils ne respirent que les combats et paraissent avoir peu d'affection pour leurs petits, car à peine ceux-ci ont-ils la force de voler qu'ils sont chassés du nid et forcés de pourvoir eux-mêmes à leur subsistance : l'usage continuel du sang et de la chair étoufferait-il en eux, ainsi que dans tous les Quadrupèdes féroces, ces tendres affections dont la nature a embelli la création? Tout porte à le faire croire, puisqu'on ne retrouve point la même cruauté chez les Oiseaux granivores, non plus que chez les dociles Iluminanls. Tous les Oiseaux changent de plumage après leur enfance ; chez les Accipitres, ce caprice de la nature se renouvelle plusieurs fois, et ces mues successives différencient tellement les couleurs et leur distribution, que l'Oiseau de six mois ne ressemble nullement au même individu à l'âge de dix-huit mois ou de deux ans et demi, et plus d'un ornithologiste a fait de cet Oiseau, dans ses trois âges, trois espèces distinctes; quelques Oiseaux de proie n'acquièrent leur plumage parfait qu'à leur sixième année. En général, les jeunes sont bigarrés de taches et de raies longitudinales, tandis que les vieux ont plus d'homogénéité dans les couleurs, et sont plutôt rayés transversalement. Les femelles sont constamment d'un tiers plus grosses que les mâles qui, pour cela, sont désignés quelquefois sous le nom de Tiercelet. On trouve des Faucons dans toutes les parties connues du globe. Ce genre a éprouvé bien

des modifications, des coupes et des subdivisions de la part des méthodistes; mais ces divers travaux, quelque beaux qu'ils soient d'ailleurs, ne présentent point de caractères assez nets, ni assez bien tranchés pour que l'on puisse adopter tous les genres qui ont été proposés. Temminck qui, de tous, paraît avoir été le plus à même de bien étudier les Oiseaux de proie, a laissé le genre tel à peu près que l'avait institué Linné ; il l'a seulement divisé en huit sections dont nous allons tracer succinctement les caractères distinctifs.

t Mandibule supérieure armée d'une forle dent et quelquefois de deux qui s'engagent dans des échancrures de la mandibule inférieure : les Fadcons proprement dits.

tt Tarse aussi court ou guère plus long que le doigt intermédiaire. Bec courbé à partir de sa base. Bec droit à sa base, ne se courbant que vers la pointe : les Aigi.es.

ttt Tarse élevé, beaucoup plus long que le doigt intermédiaire. Ailes courtes ; première rémige de beaucouj) plus courte que la seconde; la troisième presque égale avec la quatrième qui est la plus longue : les Autobus.

tttt Ailes longues ; première rémige très-courte, moins longue que la cinquième ; la seconde un peu plus courte que la quatrième ; la troisième ou la quatrième la plus longue. Tarses très-minces : les Blsards.

ttttt Ailes de moyenne longueur, atteignant au plus les trois quarts de la longueur de la queue ; les Bdses.

tttttt Mandibule supérieure point ou très-faiblement dentée; face nue : les Cahacaras.

ttttttt Tarse robuste. Bec grêle; mandibule supérieure fortement crochue et arquée : les Cvamois.

tttttttt face emplumée; ailes longues, dépassant ordinairement la queue : les Milans.

t Facco.\s proprement dits.

Pieinièie et lioisiéme léinigcs égales; la deuxièine

la plus lotiffiie.

Faucon Aldrovandiiv. Falco Jldiovandii, Reinward, Temm., pi. color., 128. Parties supérieures ainsi que les deux rectrices intermédiaires d'un bleu noirâtre; rémiges noires, tachetées inférieurenient de roux; parties inférieures rousses; bec bleuâtre ; cire et pieds jaunes. Taille, dix pouces et demi. De Java.

Faucon de la baie u'Hudson. A'. Buse de la baie d'Hudson.

Faucon de Barbarie; variété du Faucon commun.

Faucon a bec jaune. A'. Faucon commun.

Faucon Behrée. Falco calùtiis , Lath. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec des raies plus claires sur la queue; les inférieures blanches, tachetées de noir ; bec bleu ; pieds jaunes. Taille, quinze pouces. Les jeunes ont la queue rayée de blanc el la gorge tachetée de brun. Des Indes.

Faucon du Bengale. F. Faucon Fringillaire.

Faucon biarmiqoe. Falco bianiiicus, teia., pi. col., 324. Parties supérieures d'un brun cendré, avec le bord des plumes d'une nuance plus claire; deux bandes noires sur la partie antérieure du cou; front blanc; sinciput noirâtre; occiput roux; parties inférieures d'un blanc roussâtre, avec des taches brunes, déliées cl plus

ou moins apparentes; poitrine d'une nuance plus claire; gorge prcs(|ue blanche. Bec l)leu; pieds jaune-verdûtres. Taille, quinze pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

Faccon niDENTÉ. Fulco bidentatus , Latli., Tenim., pi. coloi'., 58 el 228. Parties supérieures d'un gris ardoisé, plus clair sur la têle et les joues; les inférieures rousses, rayées de blanc; gorge el tectrices caudales inférieures blanches; bec cendré, avec deux fortes dents; iris rouge; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. La femelle a de petites taches bleuâtres sur les parties inférieures. Les jeunes sont bruns en dessus, rayés de blanchâtre; blancs, striés de brun et de roux en dessous. De l'Amérique méridionale.

Faucon Blac. Falco melanoplerus, Lath.; Falco Soiminensis, Lalh.; Elanus cœsius, Savig., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. ôC et 37. Parties supérieures roussâtres, variées de noir et de cendré sur les ailes. Parties inférieures blanches ; bec noirâtre, pieds jaunes. Taille, quatorze pouces.

Faucon blanc. Ce Faucon est une variété du Busard Saint-Martin, et appartient à la division des Busards.

Faucon bi.eu. l^. Busard Saint-Martin.

Faucon bleuâtre a queue noire. Falco nilidus, Lalh. Parties supérieures d'un bleu cendré, les inférieures blanches, rayées de cendré; rectrices noirâtres, les extérieures ondées de blanc; pieds jaunes. Taille, treize pouces. De Cayenne.

Faucon bossd. /^. Faucon commun.

Faucon brun. F. Buse changeante.

Faucon brun-bleuatre. Falco fusco-cœrulescens, Vieill. Parties supérieures bleuâtres, variées de brun; lectrices caudales supérieures rayées de blanc; rémiges et rectrices brunes; parties inférieures roussâlrcs, tachetées de brun; gorge cl poitrine brunes, rayées de blanc; bec vert et cendré; pieds cendrés. Taille, onze pouces. De l'Amérique septentrionale.

Faucon de la Caroline. Falco dubius, Lalh. y. Faucon des Pigeons.

Faucon de Ceylan. Falco Ceflanensis, Lath. Tout le plumage blanc; une huppe formée de deux plumes; bec noirâtre ; cire jaune. Espèce douteuse.

Faucon chanteur, y. Autour chanteur.

Faucon Cuicqhera. Fo/co 6'A(c</Meca,Lath.,Levail., Ois. d'Afr., pi. 50. Parties supérieures bleuâtres; sommet de la tète et nuque roussâtres; parties inférieures blanches, rayées de cendré; extrémité des rectrices rousse avec une bande noire; bec, iris et pieds jaunes. Taille, dix pouces.

Faucon a collier. ^. Busard Saint-Martin, femelle.

Faucon commun. Falco peregrinus, Lath., Buff. , pi. enl., 421, 430, 4(i9 el 470. Parties supérieures d'un bleu cendré avec des bandes plus foncées; les inférieures blanchâtres, finement rayées de brun ; gorge et poitrine blanches avec de petits trails longitudinaux noirâtres; une large moustache noirâtre; bec bleu, avec une seule dent; iris, aréole et pieds jaunes. Taille, quinze à di.xsei)l pouces. Les jeunes ont les parties supérieures noirâtres, avec les plumes bordées de roussâtre ; la gorge blanche; les parties inférieures blanchâtres, tachettes de brun; le bec bleuâtre; l'iris brun; les pieds jaunâtres. D'Europe.

Faucon concolorb. /-'a/cocoHCo/oc, Teniin., pi. col., 3.30. Tout le plumage d'un bleu ardoisé clair, avec la tige des plumes noire; rémiges noires, bordées de cendré bleu ; rectrices noirâtres, coupées de petites bandes Iransverses ardoisées ; gorge presque blanche; bec noir ; cire et pieds jaunes. Taille , quatorze pouces. Du Sénégal.

Faucon a cou blanc. Falco albicollis, Lalh. Parties supérieures variées de noirâtre el de blanc; les inférieures blanches, ainsi que la tète et le cou; bec cendré; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. Delà Cuiane.

Faucon Counicn. f^. Faucon Blac

Faucon a cou noir. Falco nigiicottis, L. Tout le plumage varié de noir, de roux et de blanchâtre; tête et cou noirs ainsi que l'extrémité des rectrices; pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces. Delà Guiane.

Faucon COURONNÉ de bleu. Falco claïus, Lalh. Parties supérieures brunes; sommet de la tête et tectrices alaires bleus; parties inférieures, nuque el devant du cou blancs ; bec brun ; iris el pieds jaunes. Taille, douze ponces. De la Nouvelle-Hollande.

Faucon cressellicolore. Falco punctatus, Cuvier, Temm., pi. color., 45. Parties supérieures rousses, tachetées de noir, avec de petites raies de cette couleur sur la tête et la nuque, et sept bandes sur la queue; parties inférieures blanches, avec des taches triangulaires, noires; bec bleuâtre; cire et pieds jaunâtres. Taille, dix pouces. De l'Ile-de-France.

Faucon Cresserelle. Falco Tinminculus, L., Buff., pi. enl., 401 el 471. Parties supérieures d'un brun rougeâlre, tachetées angulairemenl de noir ; les inférieures blanches , lavées de roux , avec des taches oblongues noirâtres; nuque et queue cendrées; celle-ci terminée de blanc, avec une bande noire; bec bleuâtre; iris et pieds jaunes; ongles noirs. Taille, quatorze pouces. La femelle est en dessus rayée transversalement de noirâtre; en dessous rousse, tachetée de noir; la queue est roussâtre, avec une dizaine de bandes noires. Les jeunes ont plus de noir dans le plumage. Se trouve en Europe dans les vieux clochers.

Faucon Cresserellette. Falco Tinnunculoides , Natter. Parties supérieures rousses ; sommet de la tête, côtés du cou et nuque cendrés; lectrices alaires, croul)ion et rectrices d'un cendré bleuâtre; extrémité de la queue blanche, précédée d'une large bande noire; rémiges aussi longues que les rectrices; parties inférieures d'un roux clair, tachetées el rayées de noir; bec bleuâtre; pieds jaunes; ongles blancs. D'Europe.

Faucon a croupion blanc. Falco hxemalis, Lath. Variété du Busard Saint-Martin.

Faucon a culotte noire. Falco tibialis, Lath., Levaill. , Ois. d'Afrique, pi. 29. Parties supérieures d'un gris brun, varié de noir; les inférieures roussâtres, avec la gorge blanche; tête, rémiges, rectrices et cuisses noirâtres; bec brun, jaune ù sa base; iris brun; pieds jaunes. Taille, quatorze pouces.

Faucon a culotte rousse. Falco femoralis, Temm., pi. color., 121. Parties supérieures d'un brun foncé; rectrices latérales barrées de roux cendré ; rémiges noires, rayées inférieurement de blanc, et terminées de roux; grandes tectrices alaires terminées rie blaiio;

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iinc large moustache noire; front, joues, cuisses, alidoincn el tectrices caudales inférieures d'un roux vif; ventre et flancs d'un noir pourpré; bec bleu; cire jaune; pieds cendrés. Taille, douze pouces. Du Brésil.

FABCoNDioDON.Fa/fO DioiloH. Tem., pi. color., 198. Parties supérieures d'un noir ardoisé; nu(|ue, joues et côtés du cou d'un cendré foncé; parties inférieures d'un gris cendré; gorge blanche; cuisses rousses; ailes el queue rayées de noir; bec cendré, avec deux fortes dents; iris et pieds jaunes. Taille, onze pouces. Du Brésil. La femelle a les teintes peu prononcées; les jeunes ont les parties supérieures brunes, rayées de zones plus foncées; les inférieures tachetées de noirâtre; les cuisses rougeàtres.

Faucon a dodble échancrcre. F. Faucon bi denté.

Faucon Émerillon. Fako Mesaton, L.; Folco litho/alco, Lalh., BufF., pi. enl., 447 et 468. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre, tacheté de noir; cinq bandes de taches noires sur les rectrices dont l'extrémité est noire, bordée de blanchâtre; gorge blanche; parties inférieures roussàtres, avec des taches oblongucs et brunes; bec bleuâtre; iris brun; pieds jaunes. Taille, onze pouces. La femelle est plus grande; le cendré bleuâtre et les taches sont plus prononcés ; les parties inférieures sont d'un blanc jaunâtre. Les jeunes ont les parties supérieures brunes, ondées de roussâlre; les bandes de la queue brunes de même que l'extrémité; les parties inférieures d'un blanc jaunâtre, rayées longitudinalement de brun. D'Europe.

Faucon étoile. Falco stellaris, Lalh. F. Faucon Lanier, jeune.

Faucon étranger. V. Faucon commdn, femelle.

Faucon Falck. Falco vesperlinoides, Lath. Parties supérieures d'un brun noirâtre ; les inférieures brunes, tachetées de blanc ; bec et jambes noirâtres; iris, cire et pieds jaunes. Taille, dix pouces. De Sibérie. Espèce douteuse qui paraît être la même que le Faucon Kobez.

Faucon Fringillaire. Falco Fiiiigillarius , Drap. Faucon moineau; Falco cœrulescens, Lath.,Temra., pi. color., 97. Parties supérieures d'un noir bleuâtre; front orangé ; joues, côtés du cou et parties inférieures blanchâtres, avec quelques zones roussàtres; tour des yeux et tache auriculaire d'un bleu noirâtre, ainsi que les flancs; rectrices latérales rayées de blanc; bec bleuâtre; cire jaune; pieds noirs. La femelle a le front et la gorge blancs; les parties inférieures roussàtres. Taille, six à sept pouces. Des Indes.

Faucon gentil. Falco genlilis. V. Autour commun.

Faucon Gerfaut. Falco Islandiciis, Lalh. ; Falco ruslicolis, Falco Gyi falco, Gmel. ; Falco sacer, Lalh., leSacré, Bufî., pi. enl. 210, 440 et 462. Tout le plumage blanc, rayé en dessus d'étroites bandes brunes et finement tacheté de brun eu dessous; bec, cire et pieds jaunes; iris brun. Taille, vingt-deux pouces. Du nord de l'Europe. La femelle est plus grande; les taches et les raies sont plus prononcées et d'un brun noirâtre. Lesjeunes sont presqueentièrement noirâtres en dessus, variés de quelques petites taches blanches ; les rectrices ont douze bandes interrompues el roussàtres; la tête, la nuque, le cou et toutes les parties inférieures sont d'un blanr sale, largement rayées ou tachées de brun.

Faucon a gorge dlancbe. Fa/co deiroleucus, Tem., pi. color., 348. Parties supérieures noires, ainsi que les joues, le ventre et les flancs : toutes les plumes sont bordées de gris ardoisé; queue traversée par cinq ou six rangées de taches interrompues, distribuées en bande; bec noir; pieds jaunes. Taille, seize pouces. La femelle a les parties supérieures noires, nuancées de cendré; la gorge blanche; les côtés du cou, la poitrine et les plumes des cuisses d'un brun roux; les plumes des parties inférieures noires, terminées de roux. Du Brésil.

Faucon delaGuiane. ^. Faucon bidenté.

Faucon gkis, variété du Faucon Cresserelle.

Faucon gris. Falco giiseus, Lath. /'. Faucon Gerfaut, jeune.

Faucon hagard. Falco yibbosus, Lath., Buff. , pi. enl., 421. Même chose que Faucon commun, très-vieux.

Faucon Hobereau. Falco Siiblmteo, Lath., Sousbuse, liufF., pi. enl., 432. Parties supérieures d'un noir bleuâtre nuancé de cendré ; les inférieures blanches avec des taches longitudinales noires; gorge blanche; une large moustache noire; cuisses et croupion roux; rectrices latérales rayées de blanchâtre; bec bleuâtre ; cire et pieds jaunes; iris brun. Taille, quatorze pouces. D'Europe. La l'eraelle est plus grande et moins vivement colorée. Les jeunes ont presque toutes les plumes bordées de roussâtre, et deux grandes taches jaunâtres sur la nuque.

Faucon Huppart. f a/co £o;)/io<es, Cuv., Temm., pi. color., 10. Parties supérieures, cuisses et abdomen d'un noir bleuâtre irisé; partie des rémiges et tectrices alailes ornées de taches blanches encadrées de roux ; une ceinture blanche sur la poitrine qui est en grande partie d'un brun marron; flancs variés de roux et de marron; une grande huppe sur l'occiput; bec bleuâtre avec les bords des mandibules jaunes; pieds cendrés. Taille, treize à quatorze pouces. Des Indes.

Faucon uuppé. F. Faucon Tanas.

Faucon buppé des Indes. Falco cirratus, Lalh. Parties supérieures noires; une huppe longue, partant de l'occiput et retombant de chaque côté du cou qui est fauve; rectrices rayées de cendré; parties inférieures blanches, rayées de noir; bec bleuâtre; cire, iris et pieds jaunes; tarses emplumés jusqu'aux doigls. Taille, dixhuit pouces.

Faucon de l'île de Java. Falco teslaceus, Lalh. Parties supérieures d'un brun rougeâlre, avec la lige des plumes noirâtre; les inférieures d'une teinte plus pâle; rémiges noirâtres, avec des taches blanches en dessous; bec bleuâtre; pieds jaunes; ongles noirs. Taille, vingt et un pouces.

Faucon de l'île Saint-Jean. Falco Sancti-Joannis, Lath. Variété de la Buse pattue.

Faucon de l'île Sainte-Jeanne. Falco Joannensis, Lath. Parlies supérieures d'un cendré foncé, tachetées de noir; les inférieures d'une teinte plus pâle; gorge roussâlre; tectrices caudales blanches; bec noirâtre; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. Des îles de la mer des Indes.

Faucon d'Italie. Falco Italicus, Briss. f^. Faucon COMMUN, jeune.

Faucon Kobez. Falco ritfipes, Bescht.; Falco tes-

fierlitius, Gniel., BiifF., pi. eiil. 451. Parties supérieures d'un l)leii cendré; poitrine et ventre d'une teinte plus pâle; abdomen, cuisses et tectrices caudales inférieures d'un roux foncé; bec noirâtre; iris et pieds rouges ; ongles jaunes, à pointe noire. Taille, di.\ pouces et demi. La femelle est un peu plus grande; elle a des raies longitudinales sur la nuque qui est variée de roux; les côtés de la tête et la gorge d'un roux clair; les parties inférieures et les cuisses rousses, variées de noirâtre. Les jeunes tiennent le milieu entre le plumage du mâle et celui de la femelle; ils ont de plus la gorge et les joues blanches, des taches brunes sur la poitrine et les cuisses, dix ou douze bandes brunes sur la queue, les pieds jaunes et les ongles blanchâtres. De l'Europe orientale.

Facco:? LAKfER. Falco Lanarius, L. Parties supérieures d'un brun cendré, avec la frange des plumes roussâtre; sommet de la tête d'un roux clair, tacheté de brun; un large sourcil blanc et une petite moustache noire; parties inférieures blanches, tachetées de brun ; gorge et tectrices caudales inférieures blanches; bec et pieds bleuâtres; iris jaune. Taille, vingt pouces. La femelle est plus grande; elle a le plumage plus foncé; le sommet de la tête brun et la gorge striée lînemcnt. Les jeunes ont le front, la nuque et les joues d'un blanc jaunâtre; les taches des |)arlies inférieures assez grandes, et des bandes rousses sur la queue. D'Europe.

Fabcon Leveriaiv. y. Aigle Baibizard.

FaCCOH LDISANT. f^. FaCCON BI.ECATRE A QCEl E IVOIRE.

FACCon LUPicLÉ. F. Fai'con Bebrée.

Faucon Malfini, paraît être une variété de l'Émerillon. De l'Amérique septentrionale.

FaOCON des marais. F. Bl'SARD DES MARAIS.

Faccon Mélamops. Falco Melanops, Lath. Parties supérieures noires, tachetées de blanc; tête et cou blancs, rayés de noir; queue noire, avec une bande blanche; parties inférieures blanches; une large moustache noire; bec cendré; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De l'Amérique méridionale.

Faucon méridional. Falco meiidionalis, Lath. Parties supérieures brunes; léte rayée de roux et de noir; rectrices rayées de blanchâtre; parties inférieures blanchâtres, rayées de cendré; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, seize pouces. De l'Amérique méridionale.

Faccopi Moineau. F. Faucon Fringillaire.

Faucon montagnard. Falco nipicollis, Lath., Levail., Ois. d'Afrique, pi. 55. Parties supérieures roussàtrcs, tachées de noir; tête d'un brun roussâtre; ailes noires; queue rousse; parties inférieures cendrées, rayées de noir; gorge blanche; bec noir; pieds jaunes. Taille, quinze pouces.

Faucon de montagne. Falco monlanus, Lath., paraît être une variété du Faucon ÉnieriUon.

Faucon de montagne cendré. F. Busard Saint-Martin.

Faucon niais, f. Faucon commun, jeune.

Faucon nocturne. F. Faucon Korez.

Faucon noir passager. Falco aler, Lath., Biiff., pi. enl., 4G9. F. Faucon commun, jeune.

Faucon noir rayé. F. Faucon Melanops.

Faucon noir et roux. Fakoaurantius , Lath. Par-

ties supérieures noires; queue fînemenl rayée de blanc; devant du cou et poitrine d'un roux clair; abdomen noir, tacheté de blanc; cuisses d'un roux foncé. Taille, quinze pouces. De l'Amérique méridionale.

Faucon de la Nouvelle-Zélande. Falco Novœ-Ze. landiœ, Lath. Parties supérieures d'un brun cendré, les inférieures d'une teinte plus claire, rayées de roux; rectrices d'un gris jaunâtre, tachetées de cendré; bec bleuâtre; cire et pieds jaunes. Taille, seize pouces. La femelle est beaucoui) plus forte; son plumage est mieux rayé.

Faucon obscur. /'. Faucon des Pigeons.

Faucon ophiophage. Falco ophiophagus, Vieill. Parties supérieures cendrées, noirâtres; les inférieures d'un blanc grisâtre; sommet de la tête, gorge et paupières roussâtres; grandes tectrices alaires terminées de blanc; rémiges et rectrices noires; bec bleu-noirâtre; mandibule supérieure dentée dans le milieu; Pinférieure faiblement échancrée au bout; pieds bleus. Taille, treize pouces. De l'Amérique septentrionale.

Faucon orangé. F. Faucon noir et roux.

Faucon passager. F. Faucon commun, jeune.

Faucon pattu. F. Aigle botté.

Faucon pécheur, Adanson. /'. Faucon Tanas.

Faucon PËcnEUR de la Caroline. F. Aigle Balbuzard.

Faucon PÉLÉGRiNoïDE. Falco petegiinoides, Temm. Front mélangé de roux et de blanchâtre, entouré par une bande noire, en forme de fer à cheval dont les branches latérales passent au-dessus des yeux; occiput et nuque couverts d'un demi-collier roux, marqué de trois taches noires; dos et ailes d'un brun noirâtre, avec les bords des plumes d'un gris ardoisé; rémiges noires, bordées'de bleuâtre; rectrices grises, avec une bande ooire'dont le centre est roussâtre, un peu avant l'extrémité, d'autres traits noirs sur le reste de leur étendue; gorge et joues d'un blanc lavé de roux; parties inférieures roussâtres, tachetées de brun, bec bleu; cire et piedsjaunes. Taille, treize pouces. De Nubie.

Faucon pèlerin. Falco peregrinus, L. /'. Faucon

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