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étalés, égaux aux divisions du calice; huit élamines; un ovaire libre, arrondi, velu; un style liliforme. terminé par un stigmate obtus et échaiicré; le fruit est une baie s|)liérique (lui renferme quatre graines, dont la forme est celle d'un ovoïde comprimé sur ses faces. Ce
genre, que Riieusch, d'après les indications de W'illdenow. a réuni au Valentina, parait se rapprocher de la famille des Sapiudacées.
EZARI ET LIZARI. BOT. Même chose que Garance. /'. ce mot.
FABA. BOT. Synonyme de Fève.
FABAGELLE.Z>'(/o/)/i^7/««i. BOT. Genre qui a servi <le type à la nouvelle famille des Zygophyllées, autrefois placé parmi les Kutacées, et qui se distingue par les caractères suivants : calice à quatre ou cinq divisions profondes; corolle de quatre ù cinq pétales, tantôt dressés, tantôt étalés; étamines en nombre double des pétales, ayant les filets munis, sur leur face interne, d'un appendice foliacé et frangé; anthères introrses ; insertion des élamines et des pétales sur le pourtour d'un disque hypogyne; ovaire ovoïde allongé, à quatre ou cinq loges, quelquefois relevé d'autant d'angles <iu'il y a de loges. Chacune de ces loges contient environ une vingtaine d'ovules attachés à l'angle rentrant sur deux rangées longitudinales. Ces ovules sont insérés par le milieu de leur face interne, c'est-à-dire qu'ils sont péritropes. Le style est subulé, oblique, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une capsule ovoïde, quelquefois à quatre ou à cinq côtes plusou moins saillantes, à un égal nombre de loges contenant chacune plusieurs graines ([ui, suivant Gœrlner, sont dépourvues d'endosperme. Dix-huit espèces connues forment aujourd'hui ce genre. Ce sont des plantes herbacées ou de petits arbustes qui croissent pour la plupart en Orient et au cap de Bonne-Espérance, et dont deu.x sont originaires de l'Amérique méridionale, Leurs feuilles sont articulées, tantôt simples, tantôt unijuguées, opposées, accompagnées à leur base d'une ou de deu.\ sti|)ules. Les Heurs sont axillaires et pédonculées.
La Fabagelle ORDINAIRE, Zygophyllum Fabago, L., Sp. 5ol; Lamk.,111.,345, f. 1, est une plante herbacée, très-glabre, ayant sa tige rameuse, dichotoine, haute d'environ un pied et demi. Ses feuilles sont opposées, péliolées, composées de deux folioles obovales, obtuses, entières, charnues, glabres, d'un vert tendre. Ses Heurs sont blanchâtres, pédonculées, axillaires, dressées; sa corolle est presque globuleuse, plus courte que les élamines. Cette espèce croît en Syrie, en Tauride et en Barbarie.
Delile( Flore d'Egypte, l. 27, f. 3) a figuré une autre jolie espèce qu'il a nommée Zygophyllum decumbens.
Ce genre est très-voisin du Fagonia; il s'en dislingue surtout par ses étamines appendiculées et ses loges polyspermes.
FABAGO. BOT. Espèce de Fabagelle. Ce nom avait été étendu par la plupart des premiers botanistes au genre entier. /'. Fabagelle.
FABER. POIS. /'. Zée.
FABEK. i\s. Espèce du genre Priose.
FABIA>E. Fabiana. bot. Genre de la famille des Solanéesetde la Pentandrie Monogynie, L.. établi par Kuiz et Pavon (Flor. Peruc, 2, p. 12) qui l'ont ainsi caractérisé: calice pentagone et quinquédenté; corolle infundibuliforme, dont le tube est très-long et le limbe court et réfléchi; cinq étamines, dont les filets sont inégaux et les anthères échancrées à la base; un style surmonté d'un stigmate échancré; capsule déhiscente par le sommet, à deux valves bifides et ù deux loges polyspermes. La seule espèce connue est le Fabiana imbiicala, R. et Pav. (loc. cit., tab. 122), arbrisseau résineux ayant le port d'un Tamarin, et qui croit dans les champs et les endroits sablonneux du Chili. Il a des Heurs solitaires, terminales, et ses feuilles sont petites, glabres, ovales et imbriquées en forme d'écaillés.
FABIUS. INS. Espèce du genre Papillon, de la division des Chevaliers grecs.
FABRECOULIER. BOT. Ce nom désigne le Celtis australis, dans le midi de la France.
FABRICIE. Fabricia. bot. Ce genre, de la famille des Myrtinces et de l'icosandrie Monogynie, a été créé par Gajrtner (de Fruct., 1. 1, p. 175, tab. 33) et adopté par Smith qui, dans un examen des caractères génériques de quelques plantes de l'oidre naturel des Myrtes (Z'/OMi. ofLiiin. Societ.. t. m, p. 2Go). a tracéainsi sescaractères essentiels : calice quinquéfide, demi-adhérent; cinq pétales sans onglets; stigmate capité; capsule multiloculaire ; graine bordée par une aile. Ces caractères ont été tirés de l'examen des organes d'une seconde espèce indiquée seulement par Gaertner sous le nom de Fabricia lœvigala; ils s'accordent parfaitement avec ceux qu'a donnés ce savant carpologiste, d'après l'analyse du Fabricia m) rlifolia. Smith n'a emprunté à la description de Gaertner que le caractère de pétales sans onglets. 11 ajoute que le genre en question est très-voisin du Leptosjiermiim, mais qu'il en diffère suffisamment par le nombre considérable des loges du fruit (huit à dix), et surtout par ses semences bordées.
Les espèces de Fabricius publiées jusqu'à ce jour se réduisent à trois, savoir : les Fabricia myrtifolia, Gaertner ; Fabricia iœcigata , Smith , et le Fabricia sericea de Noisette. Ces plantes sont des arbrisseaux indigènes de la INouvelle-Uollande. La première se distingue de la seconde, d'abord par ses feuilles opposées, ensuite par les dents de son calice qui sont orbiculaires. Le Fabricia Iœcigata est d'ailleurs deux fois plus grand que l'autre, dans toutes ses parties.
Thunberg a établi sous le nom de Fabricia un genre de Monocotylédones, postérieur à celui de Gœrtner, et qui d'ailleurs n'a pas été adopté, parce que ses espèces
se rapportent aux genres Gethyllis el Hypoxis. y. ces mots.
FABRONIE. Fahronia. bot. Genre de Mousses, établi par RadUi (Act. Acad. Florent., 1808, t. ix. p. 250), adopté par Bridcl (Meth., 124) et par ScliwîEgriclien (Musc. SuppL, 2, p. 537) qui lui donnent pour caractère essentiel : un périslome simple, oiné de huit paires de dents repliées dans l'urne. Ce genre ne diffère des Pten'gxnaiulnim, dont ses espèces ont d'ailleuis le port, que par le nombre des dents du périslome , qiii, au lieu d'être de seize i)aires, n'est ici que de huit. Bachelot-Lapilaye a néanmoins décrit et liguré(.lonrn. de Bot., t. IV, p. 77, t. 34. fig. 1) comme appartenant au genre Fabronia, une plante à laquelle il attribue un périslome à seize paires de dents ; mais ce caractère contradictoire porte à croire que la Mousse de Baclielot- Lapilaye n'est pas une Fabronie. Le genre Pilaisœa décrit par cet auteur olfre tous les caractères du Fabronia de Raddi. et ne diffère pas, quant au port, de la Fabronie qu'il a figurée. Outre la Fabronie exigde, Fabronia pusilla, petite espèce qui croît par touffes sur les rochers de l'Italie septentrionale, Schwaegrichen en a décrit deux autres, savoir : Fabronia octoblepharis, que l'on a trouvé sur les rochers de l'Helvélie, et dont on a fait un Pterigxnandrum ou un Hypnum; et Fabronia Personii, indigène de l'île de Bourbon. Ilooker {Musci Eiot., t. m) et Kunlh (iSfiiopsis Plant. Orb.-Nori, 1. 1, p. 49) à ces espèces en ont ajouté une quatrième sous le nom de Fabronia polycarpa qui a été trouvée par Humboldt et Bonpland, sur les racines du Qiiercus granatensis, dans les lieux ombragés de la montagne de Quindiu au Pérou. Ce sont de petites plantes touffues, divisées en plusieurs ramuscules éparses ainsi que les feuilles qui sont ciliées sur leurs bords. Leurs urnes sont portées sur des pédicelles très grêles, latéraux et plus longs que les ramuscules qui les avoisinent.
FABRONIEN ou FABRONIENNE. POIS. Espèce de Raie du sous-genre Céphaloptère. f^. Raie.
FABULAIRE. roLYP. Defrance a figuré sous ce nom, des productions marines fossiles, que Lamarck regardait comme des Polypiers, et qui, suivant le premier de ces naturalistes, appartiennent à des Mollusques; il en compose un genre dans lequel il renferme deu.\ espèces : la Fabulaire discolithe et la Fabulaire sphéroïde.
FACE. zooL. Partie de la tête où s'ouvrent la bouche, les narines, les yeux, les oieilles, et quelquefois encore d'autres organes sensitifs. C'est dans la Face que siège la physionomie des animaux. Cette physionomie est d'autanl plus expressive que la Face est plus mobile. Or, la Face n'est mobile que dans les Mammifères, où l'on sait que cette mobilité varie beaucoup. Il y a bien, dans plusieurs Poissons osseux, des mouvements trèsprononcés à la Face; depuis les Labres jusqu'aux Batracoïdes et jusqu'aux Zeus, il y a une singulière protractililédesos interraaxillaires. Dans plusieurs genres, chez les Callyonimes, les Epibulus, les 2eus, telle est celte protractilité qu'accompagne toujours celle de la mâchoire inférieure, que la bouche toutentière s'allonge comme un tuyau presque aussi long, et même, dans le Spnnis fiisidialor. plus long que la tête. Mais il ne
résulte de cette prolraction aucun effet physionomique , c'est-à-dire aucune expression des passions de l'animal.
Des nerfs provenant de la cinquième paire donnent à la Face sa sensibililé chez tous les Vertébrés. Dans les Mammifères, tous les mouvements physionomiquessont excités par le nerf facial de la septième paire, nerf qui esl très-peu sensible, et dont il n'existe plus de vestiges hors de celte classe que chez quelques Oiseaux à oreilles exteines mobiles. Tous les sens de la Face sont animés par les branches de la cinciuième paire, la plus sensible de toutes. C'est à Magendie que l'on doit la connaissance de tous ces phénomènes pour le détail desquels on peut recourir à sa Physiologie. Pour la structure osseuse de la Face et ses relations avec le reste de la tète, f^. Crane.
FACE DE LOUP. BOT. Nom vulgaire du Lycopsis arvensis. y. Lycopside.
FACÉLIDE. Facelis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi aux dépens des Gnaphalium de Lamarck, par H. Cassini (Bulletin de la Société philomathique, juin 1819) qui lui a donné les caractères suivants i calathide oblongue, dont le disque est composé de cinq fleurons tubuleux, hermaphrodites, el la circonférence formée de fleurons nombreux, lubuleux el femelles; involucre oblong, dont les écailles sont imbrii|Uécs, appliquées, arrondies au sommet, scarieuses el légèrement coriaces dans leur partie moyenne inférieure; réceptacle nu et plan; ovaires obovés, hérissés de poils droits, surmontés d'une aigrette persistante, devenant très-longue par la maturation, el formée de poils nombreux, égaux, un peu soudés l\ leur base, hérissés, surtout dans leur partie moyenne, de longs cils excessivement ténus. L'auteur place ce genre dans la tribu des Inulées, section des Gnaphaliées, et lui assigne des rapports très-marqués avec le Lucilia. La plante qui lui a servi de type esl le Gnaphalium retusum , Lamk.," Encycl. , ou Facelis apictilata, Cass. Celle espèce a été recueillie par Commerson aux environs de Buénos-Ayres et de Montevideo. Elle est herbacée; sa racine, pivotante et tortueuse, porte plusieurs tiges ascendantes, couveiles de feuilles laineuses en dessous, alternes, sessiles, comme spathulées, et surmontées au milieu d'un petit prolongement subulé. Les fleurs, disposées en une sorte de serlule au sommet de chaque lige et de chaque rameau, sont rougeâtres dans leur milieu.
FACETTE. MIN. zooL. Les minéralogistes entendent par Facettes les surfaces qui remplacent les angles ou les arêtes dans les modifications de formes cristallines. En zoologie, les lentilles diverses et nombreuses qui sillonnent en tout sens la surface de l'œil des insectes el à chacune desquelles aboutit un filet nerveux, est appelé Facette.
FACIAL [angle), zool. C'est l'angle que forment ensemble deux lignes idéales, dont l'une passe par le méat auditif et vient toucher à l'extrémilé antérieure du bord alvéolaire de la mâchoire supérieure, tandis que l'autre partie de ce dernier point serait langenle à la partie la plus saillante du front.
ilcS
FACIES. Linné, en adoptant ce mot latin, ponr désigner l'aspect, le port, la pliysionomic des corps naliirels, l'a tellement consacré, qu'il est passé dans noire lan^çue pour peindre l'ensemble des formes et des caractères extérieurs qui frappent au premier coup d'œil. Le Faciès peut rarement se décrire : ses différences ou ses rapports ne suffisent pas toujours pour établir des classes, des ordres, des genres et des espèces, mais n'en doivent pas moins être soigneusement observés. L'art de les saisir indique le véritable naturaliste.
FJET\m\. BOT. F. Fétidier.
FAGAN. MULL. Adanson a ainsi nommé une Coquille bivalve qu'il a placée dans le genre Pétoncle où il réunissait aussi des liucardes et des Arches. Le Fagan fait l)artie du genre Arche de Linné et des autres auteurs. C'est V^Jica senilis.
FAGARA OCTAINDRA.BOT. Linné a ainsi nommé un arbre de la province de Venezuela, Améri(|ue méridionale, d'où découlait, selon lui, la résine 'J'acumaqiie, autrefois en usage dans les pharmacies, beaucoup plus que de nos jours; Jacquin pense que cet arbre est le même que V Elaphrium tomentosum. F. Élaphrier et Tacamaque.
Le nom de Fagara a encore été donné par divers auteurs à plusieurs autres plantes, qui, mieux connues, ont trouvé leur véritable place.
FAGARIER. Ffl^ara.BOT. Ce genre, établi par Patrick lirownc, vient d'être réuni par Kunth (in Hutith. Nod. Gen., VI, p. 1) au genre Zanthoccxl'um. y. ce mot.
FAGELIA. BOT. Nom donné par Scbwenck (Actes de Rotterdam, 1774, p. 473, 1. 13) au Calceolariapinnata. y. CMCÉoiMKE.tiecVer [Elem. botanica, T. m, p. 41) l'a appliqué à un genre de Légumineuses formé aux dépens des Glycines de Linné, caractérisé par son calice non labié, les ailes de sa corolle en lunules, et ses étamines réunies en une seule gaine fendue sur la partie dorsale. Ce genre intermédiaire, selon Necker, entre le Boibonia et le Crotalaiia, se compose d'une espèce arborescente cl à feuilles simples.
FAGIANE. Fagianus. pois. Espèce du genre Trigle. y. ce mot.
PAGINÉES. Fagineœ. bot. La famille établie sous ce nom par Dnmortier, dans son premier ordre des plajitcs Eudo.xyles, c'est-à-dire dont le système ligneux est recouvert par le système cortical, offre pour caractères distinctifs un ovaire infère dans une cupule valvaire polycarpique. Les genres Fagus et Castanea composent cette famille.
FAGONIE. Fagonia. bot. Genre de la famille des Zygopbyllces et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Tourneforl, et adopté par tous les botanistes. 11 se compose aujourd'hui de dix espèces croissant en Espagne, en Orient, dans l'Afrique septentrionale ou l'Asie. Ce sont en général des plantes herbacées, vivaces, quelquefois légèrement sous-frutescentes à leur l)a.se, ayant les feuilles opposées, munies de deux stipules quelquefois épineuses. Ces feuilles sont généralement composées de trois folioles, dont les deux latérales avortent dans quelques espèces. Les Heurs sont axillaircs, solitaires et pédonculées ; leur calice est formé de cinq sépales caducs; la corolle est régulière, à cinq pé-
tales onguiculés à la base ; les élamines , au nombre de dix, ont les anthères introrses, les filets simples, insérés au pourtour d'un disciue hypogyne peu saillant; l'ovaire est ovoïde, ù cinq côtes séparées par autant de sillons profonds, et à cin(i loges contenant chacune deux ovules opposés, attachés vers la partie inférieure de l'angle rentrant, au moyen d'un podosperme horizontal et recourbé; le style est subulé, à cinq cotes; il se termine par un stigmate très-petit, simple et trompié; le fruit est une capsule à cinq angles et à cinq loges généralement monospermes, se séparant les unes des autres par la maturité, et s'ouvrant chacune en deux valves. Les graines contiennent un embryon droit au milieu d'un endosperme charnu.
L'espèce la plus commune de ce genre est \c Fagonia Cietica, L., Sp. 553; Lamk., 111., t. 340; Gaertn., II, p. 155, t. 113 C'est une plante vivace, qui croît dans les lieux sablonneux en Crète, en Barbarie, et jusque dans le raidi de l'Espagne. Sa tige est tantôt droite et tantôt couchée, longue d'environ un pied, rameuse, dichotome, anguleuse; les feuilles sont opposées. portées sur de courts pétioles, planes, composées de trois folioles scssiles, lancéolées, roides, très-aigues , entières; les deux latérales un peu obli(|ues; les fleurs sont purpurines, solitaires à l'aisselle des feuilles; la capsule est à cinq côtes saillantes, hérissées de pointes.
Dans le magnifique ouvrage sur l'Egypte, le professeur Delile a décrit et figuré trois espèces nouvelles du genre qui nous occupe, savoir : Fagonia mollis, t. 27, fig. 2; Fagonia glutinosa, t. 28, fig. 2; Fagonia tatifolia, t. 28, fig. 3.
Le professeur De Candolle (/'/w/r., i, p. 704) divise les espèces de Fagonia en deux sections : la première comprend celles qui ont les feuilles trifoliolées; la seconde celles dont les feuilles sont simples. Parmi ces espèces, il en décrit trois nouvelles, savoir : Fagonia Persica, à laquelle il réunit le Fagonia Jndica de Burmann , Fagonia Oliverii et Fagonia Bruguierii. Ces trois espèces, ainsi que le Fagonia Mysorensis deRolh, qui forment la seconde section, sont originaires d'Asie.
FAGOPYRUM. EOT. Tournefort établit sous cette dénomination, un genre principalement caractérisé par ses fruits triangulaires. Il fut réuni par Linné au genre Polygonum, et rapporté à l'Octandrie Trigynie. Dans la Flore française, De Candolle en a formé une section du genre Polygoniim, à laquelle il a donné les caractères suivants : fleurs en corymbes ou en panicules; huit étainines; trois styles; fruits triangulaires; embryon central ; cotylédons plissés. Enfin Campdera (Monographie des Rumex et Notes sur la famille des Polygonées, Montpellier, 181'J) a élevé de nouveau le Fagopyruin au rang de genre. Parmi les espèces dont il se compose, nous citerons : le Blé Sarrazin, appelé aussi vulgairement Blé noir et Carabin. C'est le Polygonum Fagopyrum, L. Cette plante est trop répandue et trop connue pour que nous nous arrêtions à sa description. Sa culture est fort avantageuse en certaines contrées de l'Europe, particulièrement en Bretagne, où le Sarrazin fait le fond de la nourriture des paysans, parce qu'on sème la plante après la moisson dans les terres maigres et sèches qui lui conviennent, et qu'elle produit
ainsi une seconde récolte; sa graine est aussi employée pour nourrir la volaille. Dans plusieurs cantons de la France, on fait avec sa farine, des galettes ou une sorte de pain qui devient presque une nourriture exclusive.
Le Polfdomtm Talaricnm , L. (Sarrazin de Sibérie), plante du genre Fagopxruiii, Touruef., est cultivé dans quelques cantons. Le professeur A. - L. de .lussieu, au sujet de l'origine de sa culture, rapporte l'anecdote suivante : u Un particulier du Pont-de-Beauvoisin (Isère) remarqua cette espèce en se promenant dans l'école du Jardin des Plantes de Paris. 11 en cueillit une certaine (|uantité qu'il sema à son retour dans son pays. Quelques années plus tard, elle fut tellement multipliée dans ce canton, qu'on l'y cultive maintenant de préférence à l'autre comme d'un meilleur produit.» Nous devons toutefois signaler ses inconvénients ; c'est que sa farine est plus amèie que celle de notre Sarrazin, que ses graines plaisent peu à la volaille, et qu'on en perd beaucoup en les récoltant, parce qu'elles ne mûrissent pas toutes à la même époque.
FAGOTRITICUM. bot. Nom ancien du Blé Sarrazin. f^. Fagopyrbm. Plukenet l'appliquait aussi au genre qui a été nommé Brunnichia par Gœrtnei.
FAGRÉE.F«(/;-«a.BOT.Tbunbeig{^c/.//o/w.,1782, p. 152, lab. 4) est l'auteur de ce genre (|ui appartient à la Pcntandrie Monogynie, L. Dans son Gênera Plantarum, A.-L. de Jussieu les plaça à la suite des Apocyiiées, parmi les genres non lactescents, en faisant observer toutefois que les stipules inlerpétiolairesque l'on voit dans la tigure donnée par Thunberg, pourraient bien faire reporter le genre Fagrœa près du Gardénia, dans les Rubiacées, quoique l'ovaire soit décrit comme supère. Cette opinion , qui a été embrassée par Poiret, ne parait pas cependant avoir été soutenue par l'illustre auteur des Familles naturelles, car dans un travail ré- | cent que nous possédons de lui sur la famille des Ru- | biacées, le Fagrœa ne se trouve pas au nombre de ses genres; bien plus, en décrivant le Hillia, Jussieu dit ! positivement que le Fereira de Vandelli, réuni ù ce I genre par Willdenow, est plus voisin des Apocynées | et du genre Fagrœa, à cause de son ovaire supère. j En attendant qu'un examen plus attentif des organes | floraux du Fagrœa fasse décider ses rapports naturels, , nous allons donner les caractères génériques tels que Thunberg les a fait connaître ; calice campanule, à cinq divisions profondes, membraneuses au sommet; | corolle infundibuliforme dont le tube, très-long, est sen- i sibleraent élargi, et le limbe, contourné, a cinq divi- \ sions; cinq étamines insérées sur le tube; ovaire su- I père; un seul style et un stigmate pelté; baie ovée, [ charnue, biloculaire, contenant un grand nombre de graines globuleuses. |
LaFAGRÈE DE CE\t\7i, Fagrœa Zeylanica, Thunb., | espèce unique du genre, est un petit arbuste dont la lige offre quatre angles peu prononcés ; ses feuilles sont opposées; ses fleurs terminales, au nombre de trois, réunies en sertules et soutenues par des pédicelles accompagnés chacun de deux bractées fort petites.
FAGUS. BOT. r. Hêtre.
FAIIACA. POIS. F. Tétrodoi».
FAIILERZ. mn. F. Cuivre gris.
FABLUNITE. Min. Ce nom a été donné à plusieurs substances différentes : au Spinelle zincifère, autrement dit Gahnile et Automalite; à un autre minéral décrit par Lobo, et auquel on a également appliqué ce nom de Gahnite; et enfin un Triclasite, substance découverte parWalmans à Fahlun en Suède. Celle-ci est généralement regardée comme constituant une espèce nouvelle. V. Triclasite.
FAILLE. Mipi. On nomme ainsi, dans les terrains houil- 1ers, des fentes qui interrompent la continuité des couches de Houille, et qui renferment le plus souvent des fragments de Grès et des autres substances qui accompagnent ce combustible. Ces fentes, qui ont une épaisseur quelquefois très-considérable, traversent les couches plus ou moins obliquement , et occasionnent un dérangement remarquable, qui consiste en ce que les parties du terrain séparées par elles ne se correspondent plus, l'une de ces parties s'étant affaissée d'un ou de plusieurs mètres. Souvent les couches de Houille, sans avoir été dérangées de leur position, sont comme brisées et contournées dans le voisinage de ces fentes. Celles-ci ne doivent être considérées que comme de vastes filons d'un caractère particulier, dont la connaissance intéresse le mineur, et dont la théorie doit être comprise dans celles des liions en général. F. Filon.
FAINE. BOT. C'est le fruit du Hêtre. V. ce mot.
FAISAN. Phasianus. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés. Caractères: bec médiocre, assez épais, avec la base nue; mandibule supérieure vofltée, courbée vers la pointe, dépassant l'inférieure; narines jilacées sur les côtés de la base du bec et recouvertes par une membrane; joues nues, verruqueuses; tarses éperonnés chez les mâles; quatre doigts, dont trois devant, réunis jusqu'à la première articulation, celui de derrière ne porte ù terre que sur le bout; queue très-étagée, conique, voûtée, composée de dix-huit rectrices; ailes courtes : les trois premières rémiges étagées, plus courtes que les quatrième et cinquième qui sont les plus longues.
L'Oiseau de la Colchide, le Faisan par excellence, qui fut une conquête moins vaine que celle que cherchaient le fier Jason et ses hardis compagnons, éternise autant et peut-être plus que ne l'ont fait de beaux poèmes, une expédition dénaturée sans doute par les prestiges de l'imagination et le souvenir des temps fabuleux. Du reste , que des aventuriers aient été poussés vers des régions alors peu connues, par l'espoir de recueillir des trésors, ou par le désir de reculer les limites de la civilisation, en nous rapportant ce précieux Oiseau, ils ont acquis des droits réels à notre reconnaissance. Transportés des bords du Phase sur ceux de l'AcheloUs, les Faisans ont été successivement répandus dans toutes les régions tempérées de l'Europe où, d'abord, on les éleva avec beaucoup de soins, où ils se multiplièrent, affranchis, du moins en apparence, du joug de la domesticité. On les retrouve encore et en abondance, dit-on, dans les plaines froides et humides de la Sibérie, ainsi quevers les lieux les moins découverts de l'aride Afrique; mais ils n'ont pu, à cause de la brièveté de leurs ailes, s'abandonner auxlonguesmigrationsd'ou Ire-mer, et aucune espèce de Faisan n'a encore été observée sur le nouveau continent. De même que le Coq, le Faisan estpolygame; mais
moins que lui, il s'occupe du soin de sa progùniUiie, les femelles en restent exclusivement chargées; vers le mois de mai, celles-ci préparent au pied des arbres le nid de mousse et de duvet, dans lequel elles pondent une douzaine d'oeufs d'un gris verdàtre , tachetés de brun ; elles les couvent pendant vingt-cinq jours, mais rarement elles élèvent plus de deux ou trois des petits qui naissent; les autres périssent, à moins que l'on ait élé à portée de les recueillir, et alors on les nourrit dans les basses-cours avec une pâtée composée de mie de pain, d'œufs cuits et de Laitue hachée, à laquelle on ajoute des œufs de fourmis, qui paraissent leur être rigoureusement nécessaires; dès qu'ils ont acquis un peu de forces, ils se mettent d'eux-mêmes à chercher quelques insectes; mais ce n'est qu'à l'âge de trois mois (|ue, dans l'élat complet de domesticité, on peut les traiter comme les autres Gallinacés. Vers l'automne, ils deviennent pour les amateurs de la lionne chère un mets des plus exquis. La délicatesse de la chair du Faisan a fait de cet Oiseau un grand objet de luxe; les souverains, les grands et même les particuliers opulents ont des faisanderies qui servent à peupler leurs forêts, leurs bois, leurs parcs, et à leur procurer tout à la fois les plaisirs de la table et ceux de la chasse.
Le Faisan domestique est d'un naturel assez doux, confiant et social ; sauvage, il devient craintif et farouche, il fuit jusqu'à la société de ses compagnes, il s'enfonce dans le plus épais du taillis, où il se tient le plus souvent tapi contre terre , cherchant avec défiance l'insecte ou la graine qui concourt à sa subsistance. Aux approches de la nuit, les Faisans se perchent sur les arbres élevés pour s'y livrer au sommeil; le cri des mâles est rauque et désagréable; celui des femelles est un peu iilus doux et beaucoup moins fort.
Les mâles de presque toutes les espèces de ce genre offrent à l'œil ébloui les plus éclatantes parures; il semble que la nature y ait prodigué l'or, y ait employé toutes les ressources de sa riche palette. Les couleurs .s'altèrent par la domesticité et surtout par le croisement des diverses espèces dont les métis sont assez souvent féconds, ce qui a fait penser à quelques naturalistes, meilleurs historiens qu'observateurs, que les espèces les plus brillantes parmi les Faisans, pouvaient être anciennement issues de l'espèce commune, et modifiées par le beau climat de la Chine; mais comment concevoir que ce pays ait pu exercer tant d'influence sur un Oiseau originaire de Colchide, lorsque nous voyons des espèces qui en sont presque congénères, telles que la Perdrix grise, habiter les régions les plus froides comme les plus chaudes de l'Europe, sans être assujetties à aucune différence?
Faisan d'Abherst. Phasiaims Amherstia , Leadb., Trans. Soc. Liun., 16, fig. 15. Occiput orné d'une ample auréole ou hausse col formé de douze rangées de plumes étagées dont les inférieures ont plus de quatre pouces de long; cette aréole que l'Oiseau développe comme un éventail, recouvre la partie postérieure du cou; elle est blanche avec deux bandes eu croissant, l'une verte, l'autre bleue, sur chaque plume. Au-dessus du hausse col , et à l'occiput s'élève un petit panache de plumes longues itsubulécs, d'un pourpre éclatant;
télé, cou, dos et scapulaircsd'uji vert métallique, avec le bout de cha(|ue plume noir; lectrices alaires d'un bleu métallique, terminées de noir; parties inférieures blanches; tectrices caudales inférieures d'un vert métallique pâle ; croupion d'un jaune éclatant ; région supérieure du coccyx d'un rouge vif; lectrices caudales supérieures blanches, marquées de bandes vertes et terminées de rouge; recirices intermédiaires très-longues, blanches, à bords mordorés, marquées à larges inteivalles, de bandes diagonales d'un vert foncé. Bec et pieds gris. Taille, quatre pieds trois pouces de longueur totale. Royaume d'Ava.
Faisan argenté. F. Faisan noir et blanc
Faisan bâtard ou Coquart. Nom donné au métis provenu de l'accouplement du Faisan vulgaire avec la poule domestique.
Faisan bicoi.or. F. Faisan noir et blanc
Faisan blanc. Variété du Faisan vulgaire, chez laquelle les couleurs sont remplacées par du blanc faiblement ondulé aux transitions des nuances.
Faisan a collier. Phasiunus torquatus, Temm. Parties supérieures noirâtres, nuancées de jaune et veinées de blanc; sommet de la tète fauve, nuancé de vert; sourcils foimés de deux traits blancs; côtés de l'occiput, dessus du cou et gorge verts, à reflets violets; nn large collier blanc, dilaté sur les côtés; tectrices caudales d'un vert clair; parties inférieures d'un jaune blanchâtre, tacheté de violet; poitrine d'un roux pourpré, nuancé de violet; abdomen d'un noir irisé ; tectrices alaires grises, nuancées de vert; recirices olivâtres, ondées (le larges bandes noires; pieds gris; bec et iris jaunes. Taille, vingt-neuf pouces. La femelle a les couleurs du plumage assez ternes, et une petite bande de plumes très-courtes et noirâtres au-dessus des yeux. De làChine.
Faisan commun de la Chine. F. Faisan a collier.
Faisan Coqdart. K. Faisan bâtard.
Faisan cornu, f^. Faisan Napadl.
Faisan doré. Pliasianus piclus, Lin., BufF. , pi. enl. , 217. Parties supérieui'es d'un jaune doré; une huppe de cette couleur sur le sommet de la tète; plumes de l'occiput allongées en camail , orangées et rayées transversalement de noir ; nuque d'un vert brillant nuancé de noir; parties inférieures rouges; gorge d'un roux fauve; rémiges brunes, tachetées extérieurement deblanc; grandes lectrices d'un bleu foncé à reflets violets, les petites mêlées de brun et de marron ; recirices étagées, longues, noirâtres, tachetées de roussâtre; bec et iris jaunes, pieds jaunâtres. Taille, trente-trois pouces. De la Chine. La femelle est plus petite, elle a lout le dessus du corps d'un brun roussâlre, ondulé de noirâtre, et le dessous, d'un brun clair, faiblement rayé de noirâtre.
Faisan Hunérv, Frisch. r. Faisan bâtard.
Faisan Napal ou Napadl. Pliasianus Salxrus, Vieill.; Mclcagris Satyra, L. ; Pénélope Salyra, G. Parties supérieures d'un iqux clair, avec des taches blanches, bordées de noir; une excroissance cornue de cbaipie côté de la tête, derrière l'œil; cou et poitrine orangés avec des taches blanches, entourées de noir; rémiges et recirices roussàtres; bec brun; pieds blan-
(châtres; gorge garnie d'une caroncule cliarniie qui manque à la femelle, de même que les cornes. Du Bengale et du Thibel.
Faisan koie et eianc. Phasianus Nyctemerus, h., Buff., pi. enl., 123 et 124. Parties supérieures blanches, rayées de petites hachures noires, presque insensibles sur le cou, et très-marquées sur les ailes; parties inférieures, ainsi qu'une belle huppe, d'un noir à reSels pourprés; joues membraneuses, d'un beau rouge; bec et iris jaunes; pieds rouges. Taille, trois pieds environ. I,a femelle est plus petite; elle a les plumes du sommet (le la tête un peu allongées et d'un brun roussâlre; tout le corps de cette couleur, mais plus clairsur la goige, et mêlé de hachures blanches sur le ventre et la queue; le tour des yeu.x et les pieds sont rouges. De la Chine.
Faisan panacdé. Vaiiété accidentelle du Faisan vulgaire, chez laquelle on observe des plaques blanches plus ou moins étendues.
Faisan de Reynaud. Phasianus Rexnaudii, Less., Voyage de Belang., pi. 8 et 9. Parties supérieures d'un gris bleuâtre, finement vermiculées de brun par des lignes minces et étroites; huppe d'un bleu indigo; tectrices caudales amples et arrondies; parties inférieures d'un bleu foncé, avec le milieu des plumes blanc; rémiges et rectrices grises, rayées de brunâtre. Les tectrices supérieures et les deux grandes rectrices intermédiaires sont entièrement blanches. Eec rouge; tarses plombés; ergot médiocre. La femelle a les plumes de la tête et la huppe d'un roux ferrugineux, les joues nues , rouges et turgescentes, la gorge d'un roux clair, le dessus du cou roux, avec chaque plume bordée de blanc, les parties supérieures d'un roux brunâtre, finement vermiculées de brun, les parties inférieures rousses, avec le bord des plumes blanc, les rectrices intermédiaires blanchâtres, vermiculées de brun. Taille, vingt-huit pouces. Du Pérou.
Faisan rouge. V. Faisan doré.
Faisan Rocssard. Nom donné au métis qui résulte de l'accouplement du Faisan doré avec le Faisan vulgaire.
Faisan Soemeering. Phasianus Sœnierringii, Tem., pi. color., 487 et 488. Plumage d'un pourpre doré chatoyant ; le pourpre domine sur la tète, le cou, le manteau et la poitrine ; le bord des plumes reflète l'éclat de l'or et de la nacre; les plumes du ventre et des ailes sont d'un brun pourpré et doré, avec le centre noir; la queue est d'un roux ardent, lavé par nuances, de demi-teintes plus ou moins claires, et coupée à grands intervalles de bandes transversales et de points noirâtres; bec jaune; pieds gris, armés d'un ergot. Longueur totale, trois pieds huit pouces. La femelle a la queue courte, étagée; tout son plumage est roux plus ou moins pourpré, couvert de taches noires; toutes les plumes ont une bande longitudinale, d'un roux plus clair, qui suit la direction de la tige; plumes de la gorge et du devant du cou blanchâtres, entourées de noir; poitrine variée de zigzags noirs, sur un fond roussàtre; rectrices rousses, terminées par une zone blanche, que précède une bande noire. Taille, vingt pouces. Du Japon.
Faisan scperbe. Phasianus stiperbus, Lath. Espèce qui n'est connue que par les dessins très -incorrects
qui viennent de la Chine, et par les deux rectrices intermédiaires que possède Temminck, seules dépouilles que l'on ait pu obtenir jusqu'ici. Ces rectrices sont longues de plus de quatre pieds; ce qui doit en faire soupçonner au moins six à l'Oiseau ; elles sont trèsbombées en toit, larges d'environ deux pouces et terminées en pointe; leur lige est fortement cannelée en dessous ; leur couleur est le blanc grisâtre nuancé de roux doré, avec des taches presque lunulées de cette dernière nuance sur les bords. De la partie septentrionale du centre de la Chine.
Faisan tricolore, y. Faisan doré.
Faisan varié. F. Faisan panacbé.
Faisan vénéré. Phasianus veneratus, Temm., pi. color., 483. Tète et cou d'un blanc pur; une bande oculaire noire, dilatée vers le milieu; front de cette même couleur; un cercle de papilles rouges autour des yeux; bas du cou, manteau, dos et croupion couverts de plumes d'un jaune doré; bordées de noirâtre; poitrine, côtés du ventre garnis de plumes peintes de deux bandes en lozange, d'un noir pur, disposé sur un fond blanc, leur bord terminal est encadré de mordoré; tectrices alaires brunes, encadrées de blanchâtre ; bas du cou, abdomen, milieu du ventre et cuisses d'un noir velouté; tectrices au nombre de dix-huit dont les deux intermédiaires, qui sont les plus longues, ont au delà de quatre pieds, tandis que les extrêmes latérales n'ont guère plus de quatre pouces; la couleur des barbes est le blanc grisâtre, se nuançant en roux doré; des taches transversales rouges, encadrées de noir, coupent à dislance la longueur de ces plumes. Bec blanchâtre; pieds plombés, armés d'un fort ergot. De la Chine.
Faisan versicolore. Phasianus versicolor, Temm., pi. color., 486 et 493. Sommet de la tète, nuque et partie du haut du cou d'un vert irisé; gorge et cou d'un bleu vif, à reflets violets ; parties inférieures et manteau d'un vert plus ou moins foncé ; scapulaires d'un vert lustré, rayé de zones métalloïdes, mordorées, bleues et blanches; dos et croupion d'un gris nuancé de verdûtre et à reflets glauques; rémiges brunes, bordées de grislilas; rectrices d'un gris verdàtre, les quatre intermédiaires les plus longues, brunes, coupées de bandes jaunes, pointillées de brun; papilles oculaires d'un rouge mordoré; bec rougeâlre ; pieds d'un gris rouge, armés d'un ergot court et fort. Sa taille est celle du Faisan commun. La femelle a beaucoup de ressemblance avec celle du Faisan d'Europe ; ses plumes sont d'un noir verdàtre irisé, largement encadrées de brunâtre; la gorge et les oreilles sont d'un gris blanchâtre.
Faisan vcigaire. Phasianus Colchicus, L.,Bulî., pi. enl., 121 et 122. Parties supérieures d'un brun marron, nuancé de roussâtre, de pourpre et de blanc; sommet de la tête d'un vert obscur; yeux entourés d'une membrane calleuse, rouge; une petite touffe de plumes s'élevant en corne de chaque côté de la tète; gorge et dessus du cou d'un vert brillant, irisé; poitrine et haut du ventre pourprés et relevés de noir irisé, le reste des parties inférieures roussâlre; rémiges brunes, ornées de taches triangulaires, roussâlres; rectrices d'un gris olivâtre, bordées de brun et rayées de noir; bec brun ,
iris jaune. Taille, licntc-quaire ponces. La femelle a tout le corps teint d'un bi'un mêlé de gris, de roux et de noirâtre, la face enlièteraenl emplumée. D'Europe. Espèces étrangères au genre Faisan, auxquelles on a lionne ce nom.
FATSAS africain. A'. TOBRACO MtlSOPBAGE.
Faisan des Antilles. (Dutertre.) ^. Agami.
Faisan Argus. (^. Argus Lcen.
Faisan bruyant. F. Tétras Acerhan.
Faisan du cap de Bonne -Espérance. V. Perdrix Francolin du Cap.
Faisan de Carassoii. K. Hocco.
Faisan coloré, Latliam, Phasianus leucomclanos. V. LopuopnoRE.
Faisan couleur de feu. V. Coq Macartney.
Faisan coureur. V. Pénélope Parrakua.
Faisan couronné des Indes. V. Pigeon Govra.
Faisan de la Guiane. V. Pénélope Parrakua.
Faisan Hoatïin. V . Sasa.
Faisan huppé. V. Cryptonix.
Faisan huppé de Cayenne. V. Sasa.
Faisan d'Impey. V . Lophopbore.
Faisan de Junon. V. Argus.
Faisan du Maryland. V\ Tétras Gelinote a fraise DU Canada.
Faisan de mer. /'. Canard Pilet.
Faisan Momot. /'. Momot.
Faisan Monabl. V. Lophophore.
Faisan des montagnes. V. Tétras Birrhan.
Faisan noir. V. Lophophore.
Faisan Paon. V. Éperonnier.
Faisan Parraqba. l^. Pénélope.
Faisan verdatre. V. Pénélope.
FAISAN. MOLL. On donne vulgairement ce nom à de très-belles Coquilles autrefois très-rares et très-chères, dont Lamarck a fait le genre Phasianelle. V. ce mot.
FAISANDE. OIS. Nom vulgaire de la femelle du Faisan commun.
FAISANDEAU . ois. On nomme ainsi le petit du Faisan.
FAISAN D'EAU, pois. L'un des noms vulgaires du Turbot. V . Pleuronecte.
FAISCEAU (fleurs en), bot. Mode d'inflorescence qui a beaucoup de ressemblance avec le corymbe, mais qui en diffère par la brièveté des pédicules, et en ce qu'ils partent tous du même point. Les feuilles sont en Faisceau quand elles sont réunies par paquets. 11 en est de même des étamines.
FAITAN. POIS. Même chose que Flet ou Flétan. V. ce mot.
FAITE, géol. Nom que l'on donne à une ligne supposée traverser chaque chaîne ou chaque rameau de montagnes dans le sens de sa longueur, en passant par les points les plus élevés. On appelle versants les parties de la chaîne, qui s'étendent de chaque coté du Faite.
FAÎTIÈRE. BOLL. Nom vulgaire et marchand de la grande Tridacne.
FALABREGUIER ET FALABRIQUIER. bot. Synonymes vulgaires de Micocoulier.
FALAGRIE. Falugria. iNS. Coléoptères pentamères? Ce genre, de la famille des Brachélytres , a été institué par l.cach, pour quelques insectes que Gravenliorts,
il.ins fin Monographie des Staphyliens , avait confondus parmi les Aléochares. Caractères: mandibules mutiques sur leur face intérieure; palpes labiales bi- articulées; languette allongée, linéaire, bifide à l'extrémité; quatre articles visibles aux taises antérieurs, et cinq aux postérieurs, dont le premier plus allongé que les autres. VÀleochara sulcala, Gravenh. ; Slaiihylinus sulcatiis, Payk., est le type de ce genre; on le distingue à sa tète beaucoup plus large que le corselet, orbiculaire, convexe, noire, lisse, brillante et couverte d'un tris-fin duvet soyeux ; il y a dans le milieu du front une petite ligne enfoncée; les yeux sont petits, déprimés et bruns; les parties de la bouche sont d'un brun ferrugineux, de même que les antennes qui sont épaisses, de la longueur du corselet avec le dernier article ovale et plus gros; corselet en cœur, beaucoup plus large antérieurement, arrondi et dilaté sur les côtés, tronqué à sa base, et convexe en dessus; l'écusson est triangulaire; les élytres sont beaucoup plus larges que le corselet, mais à peine plus longues, d'un brun de poix, brillantes, lisses et très -finement pubesceiitcs; l'abdoinen est d'un noir luisant, très-peu ponctué, avec l'anus d'un brun ferrugineux; les pattes sont teslacées et légèrement duveteuses. Taille , une ligne. On trouve cette espèce , ainsi que lesFalagria cœsa, ohscura et nigra, sur les vieux troncs d'arbre, dans les forêts d'Europe.
FALAISE. GÉOL. Les côtes coupées à pic et de constitution calcaire, dont la Manche est bordée, sont ainsi appelées. Leur blancheur, qui mérita le nom d'Albion à l'Angleterre , les fait apercevoir de loin; elles abondent en fossiles rares, et paraissent appartenir aux mêmes formations que le terrain du nord delà France, qui s'étend jusqu'aux environs de Maestricht.
FALANOUE. mam. L'animal de Madagascar, mentionné sous ce nom de pays par Flacourt, parait être la Civette. J'. ce mot.
FALCAIRE. Falcaria. polyp. Genre établi par Ocken (Syst. génér. d'Hist. nat. , p. 99) pour quelques Cellariées qu'il caractérise ainsi : corallines articulées et réunissant des vésicules vraisemblablement ovifères avec les cellules. Il y rapporte le Sertiilaria cornuta et le Sertularia anguina de Linné. Pallas, Bruguière, etc., avaient classé ces deux Polypiers parmi les Cellulaires ou Cellaires. Lamouroux avait placé le premier dans les Eucratées, et le second composait à lui seul le genre Actée que Lamarck a nommé par la suite Angtiinaria. Les Sertularia cornuta et anguina diffèrent par un trop grand nombre de caractères pour qu'on puisse les réunir dans un même genre; aussi le genre Falcaria d'Ocken n'a-t-il été adopté par aucun naturaliste.
FALCARIA. BOT. Espèce du genre Berle, dont Adanson avait formé son genre Prionitis, caractérisé par un involucre commun composé de six à douze folioles, et adopté parDelarbre dans sa Flore d'Auvergne. Ce genre est le même que le Drepanophyllum d'Hoffmaim. r. ce mot.
FALCATA. ois. Synonyme d'Ibis Falcinelle, Tantalus igneus, Gmel. /'. Ibis.
FALCATA. BOT. Une Légumineuse, décrite par Walter {Flor. Carol., p. 188) sous le simple nom de Falcata, devint le type d'un nouveau genre auquel Onielin {Syst.
Veget., 115!) conserva le même nom et qu'il caractérisa ainsi : calice quadridcnté; style ascendant; légume oblong, comprimé, en forme de faux, et pointu à ses deux extrémités. La plante de AVallcr a éténomméeFaZcata Caroliniana. Aucun des auteurs postérieurs à Gmelin ne fait mention du genre Falcata.
FALCATULA. Falso-trifolium, Brot. C'est la Trigonelle ornilhopodioïde.
FALCATULES. POIS. Foss. (Bertr. , Die. orych.) Espèces de Glossopèlres qui ont plus ou moins la forme d'une faux.
FALCHETTU. ois. Nom que porte en Sicile le jeune Faucon que RafBnesque a érigé en espèce, sous la désignation deFa/co lorqiiatiis.
FALCIFORME. bot. zool. On dit d'un organe quelconque qu'il est Falciformc, quand il est plan , légèrement recourbé, de manière à ressembler à la lame d'une faux.
FALCIGÈRE. Falciger. irts. Coléoptères tétramères; ce genre a été proposé par Meigen, dans la famille des Rhynchopores, et adopté par Dejean qui l'a enrichi d'un grand nombre d'esi)èccs; néanmoins Schoonherr ne l'a pas compris dans sa Monographie des Curculionides.
FALCINELLE. Falcinellus. ois. Genre de l'ordre des Gralles, établi par Cuvier qui lui assigne pour caractères : bec plus long que la tête, arqué, flexible, comprimé, déprimé vers la pointe; mandibule supérieure sillonnée sur les côtés jusqu'aux deux tiers de sa longueur; narines latérales, linéaires, ouvertes près delà base du bec; trois doigts devant, point derrière; tarse plus long que l'intermédiaire; la première rémige la plus longue. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce dont on ne connaît même que la dépouille.
Falcinelle coi'REDR. Falciiielliis cursorius, Tem., pi. color., 510; Erolia varkgata, Vieillot. Parties supérieures variées de gris -brun et de noirâtre, les inférieures blanches avec de petites lignes brunes sur le devant du cou et sur la poitrine qui est cendrée ; un Irait blanc entre le bec et l'œil; rémiges et rectrices noirâtres ; bec et pieds noirs. Sa taille est de sept à huit pouces. Cet Oiseau se trouve en Afrique.
Lesson, d'après Vieillot, a formé un genre Falcinelle de rÉi)imaque à douze filets, Païadisea nigricans, Schaw. Sans parler de la confusion que peut amener ce genre lorsqu'on vient à établir quelque comparaison entre les diverses méthodes ornithologiques, nous dirons simplement que nous n'avons point trouvé le peu de courbure du bec un caractère suffisant pour distraire le DoezeFilets du genre Épimaque où Cuvier l'a placé. FALCINELLUS. ois. Synonyme d'Ibis Falcinelle, Tan-
ignevs, Gmel. F. Ibis.
talus
FALCIROSTRE. Falciroslrum. ois. Genre de l'ordre des Anisodaclyles , offrant pour caractères : bec très-long, très-recouibé, très-mince, très-comprimé, pointu, élargi seulement au niveau de la bouche; mandibules égales et à bords lisses; narines basales, frontales, très-peu apparentes, situées dans une petite fossette; ailes moyennes; queue étagée, élargie; extrémité des reclrices arrondie, leur tige à pointe dénudée; tarses médiocres, courts, scutellés. Ce genre, bien distinct, ne présente encore qu'une seule espèce dont les habi-
tudes sont entièrement semblables à celles des Picucules.
FALCIROSTRE DES oviQWïS. Detidiocopusfalcularius, Vieill.,Gal.pl. \75. Dencliocolaptes procunms, Tem., pi. color., 28. Parties supérieures d'un brun roussàtre; tectrices alaires et rémiges d'un brun rongeâtre, de même que les rectrices qui sont élagées et noirâtres au centre; plumes du sommet de la tête, des joues et du cou blanchâtres, bordées de brun; parties inférieures brunes, tachetées d'une nuance plus pâle; bec et pieds bruns. Taille, dix pouces. Du Brésil.
FALCIROSTRES. ois. Famille de l'ordre des Échassiers, dans la méthode de Vieillot; elle comprend les genres Ibis, Tantale et Courlis; elle offre pour caractères : pieds allongés; tarses réticulés; doigts antérieurs unis à la base par une membrane; le postérieur articulé au bas du tarse, appuyant à terre sur toute sa longueur; bec épais à l'origine, long, courbé en faux; gorge extensible ; queue composée de douze pennes. Tels sont les caractères de cette famille, tracés par Vieillot.
FALCK. OIS. Espèce du genre Faucou, Falco vespertinoides, Lath. Cette espèce, écant mieux connue, sera vraisemblablement réunie avec le Faucon aux pieds rouges, Falco vesperlinus, Lath. Toutes deux sont de Sibérie. ^'. Faucon.
FALCO. OIS. ^. Faucon.
FALCONELLE. Fatconculus. ois. Genre formé par Vieillot aux dépens des Pies-Grièches, pour y placer le Lanius frontatus, L. /^. Pie-Griècbe.
FALCORDE. ois. Synonyme vulgaire de Mouette aux pieds bleus, Larus canus, L. F. Macve.
FALCDLA. ois. Syn. d'Hirondelle de rivage, Hirundo riparia, L. V. Hirondelle.
FALCULAIRE. /'a/ci/Zam. zool. Sedit ordinairement des ongles quand ils sont allongés, comprimés ou un peu arrondis, atténués et implantés sur le côté supérieur de la phalange onguéale.
FALCULIE. Falculia. ois. Genre de l'ordre des Anysodactyles, établi par Isidore Geoffroy pour un Oiseau nouveau, découvert à Madagascar par le voyageurnaturaliste Goudot. Caractères ; bec très-long, arqué, comprimé en lame, à faces latérales presque parallèles; narines basales, latérales, de forme ovalaire, presque contiguês aux plumes antérieures de la région frontale; ailes subobtuses ; la première rémige très-courte, les quatrième et cinquième les plus longues de toules, atteignant seulement, par leur extrémité, le milieu des rectrices ; pieds à tarses courts , mais très-robustes ; doigls longs, principalement le médian et le pouce, forls, terminés par des ongles longs et très-arqués; chaque doigt, mais surtout le pouce, garni en dedans d'une sorte de semelle qui en élargit considérablement la base; queue carrée, composée de douze rectrices. Les mœurs de la Falculie sont peu connues; on sait seulement qu'elle fréquente le bord des eaux, et vit, outre la chasse des insectes aquatiques, de la recherche des débris organiques que renferme la vase des marais et des ruisseaux.
Falculie mantelée. Falculia paliala, Isid. GeofF. Tête, cou, poitrine et parties inférieures d'un blanc plus ou moins pur; parties supérieures, rémiges et rec-
ôûi
Irices d'un vert mélallitiiic Irès-foncé , presque noir dessous des ailes et de la (|iieiie noirs : yeux d'un bleu j noirâtre ; bec noirâtre dans sa première portion, grisâtre dans sa région moyenne, et blanchâtre à son extrémité; pieds noirs. Taille, onze pouces.
FALllUN. GÉOL. Pour Falun. f^. ce mot.
F.\HCIIS. INS. Nom spécifique d'un Papillon Chevalier grec, originaire des Indes et décrit par Fabricius {Spccies liisecl., t. ir, p. 12, n"47).
FALIER. MOLL. Adanson,dans son Voyage au Sénégal (p. 78, pi. 5, fig. 2), décrit une petite Coquille qu'il place avec de jeunes Porcelaines dans son genre Mantelel, que Gmelin a nommé Foluta pullida, et Blainville la regarde comme appartenant au genre Marginelle; mais il paraîtrait, d'après la description, que ce pourrait être une Volvaire dont il serait difficile de dire au juste l'espèce, el qui pourtant a bien des rapports avec la Volvaire hyaline de Lamarck. f'. Volvaire.
FALKIE. Falliia. mn. Une petite plante rampante, originaire du cap de Bonne-Espérance, forme ce genre qui appartient à la famille des Convolvulacées et à la Pentandrie Monogynie, L. Le Falkia repens,h.,Suppl. Andr. liot. Rep., 257^ offre une lige courte, rameuse, étalée et diffuse. Ses feuilles sont longuement pétiolées, cordiformes, obtuses, entières, très-petites, couvertes de poils blanchâtres et couchés. Ses fleurs sont solitaires , longuement pédonculées et placées à l'aisselle des feuilles. Leur calice est monosépale, vésiculeux, à cinq dents; la corolle est monopétale, campanulée, régulière, plissée longitudinalement el ù cinq lobes. Les élamines, au nombre de cinq , sont insérées sur la corolle. L'ovaire est profondément quadrilobé, placé sur un disque hypogyne; les deux styles naissent du sinus <iui partage l'ovaire. Le fruit se sépare en quatre coques.
FALKLAND. ois. Espèce du genre Canard, Anas leiicoptera, Lath. V. Canabd-Oie.
FALLENIE. Fallenia. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, établi par Meigen (Descr. syst. des Dipl. d'Eur., l. n, p. 133) dans sa famille des Bombyliers, avec ces caractères : antennes avancées et éloignées l'une de l'autre, de trois articles globuleux avec le dernier terminé par un stylet allongé ; trompe saillante, de la longueurdu corps, courbée sous la poitrine. Ce petit genre ne comprend que deux espèces :
Fallenie FASciÉE. Fallenia fasciattt,Uv\Q. (loc. cit., tab. 10, fig. 12), ou Cj'therea fasciata de Fab. (Syst. Antl., p. 116, 119), qui est la même que la Folticella taurica de Wiedemann (Zool. lUagaz., 1, 2, 5).
Fai.lenie cadcasique. Fallenia caucasica , Meigen (loc. cit., tab. IC, fig. 13), ou VoluccUa caucasica de Wied. (loc. cit., 1,2, 7). Elle a été figurée par Pallas (fcon. Insect., tab. k, fig. 20), et nommée Rliynchocephaliis par Fischer (Act. Moskotv. 1. 1, p. 217, tab. 15).
FALLE-ROUGE. OIS. Syn. vulgaire de Bossignol de muraille, Motacilla Phœnicurus, L. f^. Sylvie.
FALLOPE. OIS. Syn. vulgaire de Farlouse, Alauda prateiisis, L. F. Pipit.
FALLOPIE. Fallopia. BOT. Loureiro (Flor. Cochin., Ed. Willd., p. 409) a décrit, sous le nom de Fallopia neirosa, une plante formant un genre nouveau, qui
appartient à la Polyandrie Monogynie , L., mais dont la place, dansl'ordre naturel,n'est pas encore déterminée. Nous allons donner la description succincte de toutes ses parties, d'ofi l'on pourra facilement extraire le caractère générique différentiel, lorsque ses affinités seront connues. Les petites Heurs sont renfermées, par trois à la fois, dans un involucre ou calice commun ft douze folioles lancéolées, linéaires, caduques. Chacune d'elles a un calice { corolle de Loureiro) à cinq sépales ovales, un peu ouverts, plus longs que les folioles de , l'inviilucre. La corolle (nectaire, Lour.) offre cinq pétales ovales, oblongs, très-petits, égaux el dressés. Les élamines, au nombre de cinquante ou environ, ont des filets grêles, inégaux insérés sur le réceptacle, et des anthères arrondies. Un ovaire supère, sphérique, supporte un style épais, subulé, plus court que les élamines, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une baie arrondie, uniloculaire, contenant quatre graines. Le Fallopia nervosa est un petit arbre d'un à deux mètres de hauteur, à rameaux étalés, revêtus d'une écoree filandreuse, et garnis de feuilles lancéolées, nerveuses, un peu dentées en scie, glabres et éparses. Ses fleurs sont blanches, en grappes petites et terminales. Cet arbrisseau croit spontanément en Chine près de Canton.
FALLTRANK. BOT. Nom que l'on donne en Suisse, à un composé de plantes vulnéraiies mondées et séchées, avec lesquelles on prépare une boisson propre à guérir tous les maux, si l'on en croit les distributeurs de ce médicament dont l'usage peut néanmoins occasionner des abus, lorsque les plantes ont été recueillies sans connaissances en matière médicale. Ce nom dérive, à ce que l'on assure, des mots fait, chute, et trank, boisson.
FALONA. itoT. Adanson nommait ainsi le Cynosunis echinatus , qui fait partie du genre Chrysurus des auteurs modernes. A l'article Ctivosdre, nous avons fait voir que ces deux genres ne pouvaient être séparés.
FALOPIE. Falopia. bot. Le genre formé sous ce nom par Adanson, est le même que le lirunnichia de Banks ou de Gaîrtner. ^. BRUNNicniE.
FALOUKDE. OIS. Synonyme vulgaire d'Hirondelle de mer. K. Sterine.
FALQUÉ. Falcatus. bot. Se dit d'un organe dont la forme courbée imite celle d'une faux.
FALQUET. OIS. Vieux syn. de Hobereau, y. Faucok.
FALSÉ. bot. Syn. de Grewia Asiatica.f^.(if.zvmti.
FALSINEUVES. Faisinenii. bot. Qualification donnée parDe Candolle.aux feuilles dont les nervures n'ont pas de vaisseaux, el sont composées de simple tissu cellulaire allongé, comme dans les fucus, etc.
FALUN. MIN. C'est le nom (pi'on donne en Touraine à un terrain meuble, composé de débris de Coquilles biisées, ayant peu d'adhérence entre eux. Ce terrain a plus de trois lieues de long sur une largeur beaucoup moindre, et son épaisseur est de plus de vingt pieds. On l'exploite comme marne ou engrais d'amendement. Brongniart pense qu'il appartient à la formation des assises inférieures du Calcaire grossier ou à Cérites. Il existe des faiunières ou carrières de Falun dans plusieurs endroits. Celles des environs de Dax, que Borda fil connaître, commencent à devenir célèbres chez les