‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 51 sur 76 · DESTRUCTEUR · texte numérisé non relu

DESTRUCTEUR

Autour cendré. Sparviiis cinereus , Vieill. K. Autour ELANC, jeune âge.

Autour cENDRÉDECAYEnNE. F. Autour Parakoureké.

Autour chanteur. Fa/co musicus, Lath., Levaill., Ois. d'Afriq., pi. 27. Parties supérieures d'un gris clair, plus foncé sur la tête et les scapulaires; les inférieures blanchâtres, rayées de cendré-bleuâtre; rémiges noires; rectrices noirâtres, terminées de blanc et rayées de cendré ; tectrices caudales blanches, tiquetées et rayées de cendré; bec noir, jaune à sa base; pieds jaunes. Taille, seize pouces. Les jeunes et la femelle ont le plumage varié de brun.

Autour CHAPERONP(É.Fa/cop!7ea<!«s, P. Max., Temm., pi. color., 205. Parties supérieures d'un bleu cendré, variées de teintes plus claires; les inférieures blanchâtres, striées de brun; cuisses rousses; rémiges et rectrices rayées de noir et de brun; iris, cire et pieds jaunes. Taille , quatorze pouces. La femelle est plus grande; elle a les teintes plus sombres.

Autour a collier. Falco melanolcucus, Lath. Parties supérieures noires; les inférieures, ainsi que le croupion, blanchâtres; gorge noire; rémiges et rectrices d'un gris clair; tectrices alaires blanches; bec noir;

iris et pieds jaunes. La femelle a quelques traits roux sur les parties inférieures. Taille, onze pouces. De Ceyian.

Autour a collier roux. Falco torquatus, Cuv., Temm., pi. color., 43 et 93. Parties supérieures d'un cendré foncé; un collier roux, quelquefois nuancé de cendré; rémiges et rectrices rayées de brun; parties inférieures blanchâtres, rayées de brun-rougeâtre. La femelle a la gorge roussâtre; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze à seize pouces. Des Moluques. Autour cojiarn. Fatco palumbarius, L.; Falco gallinarius, Gmel.; Falco rjentilis, Gmel., BufF., pi. enl., 418, 423 et 401. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; les inférieures blanchâtres, rayées de brun foncé; un large sourcil noir; queue cendrée, avec quatre ou cinq bandes brunes; bec noirâtre; cire verdâlre; iris et pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. D'Europe. La femelle est plus grande d'un tiers; son plumage est plus obscur. Les jeunes ont les parties supérieures tachetées de brun; les inférieures d'un roux blanchâtre avec de longues taches brunes; iris blanc; pieds jaunâtres.

Autour Coucoïde. Falco Cuculoidcs, Temm., pi. color., 110 et 129. Parties supérieures d'un gris bleuâtre, plus foncé sur le dos et les ailes; rectrices, â l'exception des intermédiaires et des deux latérales, rayées de cinq bandes noires; parties inférieures blanchâtres; poitrine et ventre fauves; cire et pieds jaunes. Taille, dix pouces et demi. Des Moluques.

Autour couronné. Falco coronatiis, Lath.; Spizaetus coronatris, Vieil. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes fauve; joues et gorge variées de blanc et de noir; une huppe formée de quelques plumes assez longues. Parties inférieures blanchâtres, taclietées de noir; poitrine d'un brun rougeâtre, tachetée de noir; bec brun; iris et pieds jaunes. Taille, vingt-six pouces. D'Afrique.

Autour couronné dc Paraguay. Hai-pxia coronata. Vieill. Tout le plumage brun, mêlé de brun plus clair sur les parties inférieures; rémiges et tectrices noirâtres, avec une bande blanche sur la queue et une autre plus étroite au-dessus; une aigrette formée de quatre longues plumes partant de l'occiput; bec noirâtre; iris brun; pieds jaunes. Taille, vingt-huit pouces.

Autour a cou roux. Falco pectoralis. Parties supérieures brunâtres, les inférieures blanchâtres, rayées de noir; gorge et poitrine rousses; bec brun; pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De l'Amérique mégidionale.

Autour cristatelle. Falco cristalellus, Temm., pi. col., 282. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes d'un brun roussâtre ; sommet de la tête, cou et Hancsd'un roux Isabelle, avec des taches longitudinales brunes; une huppe de plumes ardoisées , terminées de blanchâtre; gorge blanche; poitrine et milieu du ventre blancs, parsemés de taches fauves; bec et cire bleuâtres; pieds jaunes; tarses emplumés. Taille, vingt-quatre pouces. De l'Inde.

Autour a culotte blanche. Falco cachinnans, L, y. Buse Macagua.

Autour a demi-collier roux. Sparvius semi-for-

quatus. Parties supérieures noirâtres, rayées de roussàtre; sommet de la tête blanc, rayé de noirâtre; un demi-collier roussàtre, varié de brun; parties inférieures blanchâtres, tachées et rayées de noir; bec brun; iris gris ; cire verte ; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour destrdctedr. Falco destructor, Daudin, Temm., pi. color. 14. Parties supérieures noires, rayées de cendré ; une huppe sur l'occiput; tète et cou cendrés; un large collier noir; parties inférieures blanches, avec des raies noires sur les cuisses; rémiges et lectrices noires; celles-ci rayées de cendré; bec noir; cire cl pieds jaunes. Taille, quarante pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour a doigt court. Falco hemidacl/lus, Temm., pi. color., 3. Parties supérieures d'un gris bleuâtre, les inférieures plus pâles ; rémiges noires , traversées par une large bande blanche; rectrices rayées de cendré, de noir et de roussàtre; bec noirâtre; tarses jaunes; doigt e.Kterne très -court. Taille, quinze pouces. Du Brésil.

Autour a dos noir. Falco Melanops, Lath., Temm., lil. color., 105. Parties supérieures noires, tachetées de blanc; tète et cou blancs, striés de noir; une bande noire autour des yeux; queue noire, avec une large bande blanche; parties inférieures blanches; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour Dcsscjiier. Falco Dussumieri, Temm., pi. color., 508 et 336. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec le bord des plumes un peu plus clair; partie inférieuie de la queue et tectrices sous-caudales d'un gris cendré clair, avec cinq rangées de taches noires arrondies sur les barbes internes des rectrices : ces taches sont rem|)lacées par une dizaine de traits diagonaux aux rectrices latérales; joues, menton et côtés du cou fauves, avec de petites raies transversales brunâtres; parlies inférieures blanches, rayées transversalement de fauve. Taille, douze pouces. Le jeune a les parties supérieures brunes, avec le bord des plumes d'un brun clair ; les parties inférieures, le sommet de la tête et les côtés du cou blanchâtres, parsemés de taches brunâtres; bec noirâtre; pieds jaunes. De l'Inde.

Autour Épervier. Falco Nisiis, L., Bulf.,pl.enl. 412 et 407. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; une tache blanche à la nuque ; cinq bandes noirâtres sur les rectrices; parties inférieures blanchâlres, rayées de IJHin-noiràtre; des stries semblables sur la gorge; bec noirâtre; cire, iris et pieds jaunes. Taille, douze pouces. La femelle en a quatorze. Les jeunes ont les parties supérieures variées de roux et de cendré; les inférieures rayées de roux et de noirâtre sur uu fond blanc. D'Europe.

Autour des États. Falco australis, Lath. Tout le plumage brun, avec la queue noire, terminée de blanc jaunâtre; bec noir; cire jaune. Taille, vingt-cinq pouces.

Autour Gabar. Falco Gahar, Daud., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 13; Temm., Ois. color., 122 et 140. Parties supérieures cendrées; rémiges noires; tectrices alaires bordées de blanc; quatre bandes noires sur la queue qui est terminée de blanc; parties inférieures cendrées.

rayées de blanchâtre ; gorge, poitrine et cou d'un gris cendré; bec noirâtre; cire et pieds rouges ; iris jaune. Taille, douze pouces. Les jeunes ont beaucoup de fauve répandu dans les diverses parties du plumage; ils ont une bande noirâtre de plus à la queue.

Autour a gorge cendrée. Sparcitis gilcicollis, Vieill. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; les inférieures cendrées, rayées de brun et de blanc; quatre lignes lilanches sur la face inférieure des rectrices; bec brun; cire et pieds jaunes. Taille , douze pouces. Patrie inconnue.

Autour Goo-roo-waivg. Falco iunulalus, Lath. Partics supérieures brunes, les inférieures jaunâtres, avec de nombreuses taches brunes sur la poitrine; un trait demi-circulaire jaunâtre en dessous des yeux; bec bleu; pieds jaunes. Taille, onze pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Autour (grand) de Caye:ine, paraît être la même chose que l'Autour varié huppé.

Autour grand Épervier de Catenne. Accipiter Cayentiensis major, Daud. Parties supérieures brunes, variées de roussàtre; les inférieures blanches, rayées de brun; des traits bruns sur la gorge; rectrices rayées de noirâtre. Taille, seize pouces.

Autour (grand) de la Guiane, paraît être la même chose que l'Aulour destructeur.

Autour grande Harpie. Falco crislatiis, Lath.; Fiiltur Harpxia, L.; Falco Jacquini, Gmel.; Harpyia ma3cinM,y\ù\\. Parties supérieures d'un noir à refiets grisâtres; une huppe assez longue, couchée en arrière ; joues, occiput et gorge cendrés; collet de la poitrine et tlancs noirs; abdomen blanc; cuisses rayées de noir; queue blanche, rayée de noir; bec noir; pieds jaunes et très-robustes. Taille, quarante à quarante-cinq pouces. De l'Amérique méridionale. Espèce sujette à de grandes variations de plumage.

Autour grêle. Falco gracilis, Tem., pi. color., 91. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; front blanchâtre ; tour des yeux noir; joues blanches, striées de noirâtre; rémiges noires; rectrices cendrées, marquées de deux larges bandes noires ; parties inférieures blanchâtres, rayées de gris cendré; tectrices caudales inférieures rousses, avec quelques raies noirâtres; bec bleuâtre , avec les mandibules inférieures et les pieds jaunes. Taille, seize pouces. Du Brésil.

Autour gris, a ventre rayé. /^. Autour de Madagascar.

Autour a gros bec. Falco magnirostris , Lath. Temm., pi. color., 86. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre, varié sur le dos d'un peu de brun ; les inférieures blanchâtres, rayées de cendré; joues nues, garnies de longs poils noirs; bec noir; cire et pieds orangés. Taille, douze pouces. Les jeunes ont supérieurement les plumes brunes, bordées de roussàtre, le sommet de la tète et le dessus du cou roussàtre avec de longues taches brunes; la gorge blanchâtre; également tachetée; les parties inférieures blanchâlres, presque rayées de brun clair; les cuisses d'un roux vif, rayées de brun. Les tectrices caudales inférieures jaunâtres, tachetées de brun. De Cayenne.

Autour Harpie. A'. Autour grande Harpie.

AiTOLR HippART. Fatco occipitalis, Lalli., Levaill.. Ois. d'Afrique, pi. 2. Tout le plumage brun, un peu plus j)âle en dessous et au cou; rémiges et rectrices noires, ondées de gris et de blanc; cuisses blanchâtres, rayées de noir; une belle et longue luippe sur la nuque. Taille, vingt-deux pouces. De la Cafrerie.

Ai'TotR BUPPÉ. Falco ornalus, Daud., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 26. Parties supérieures brunes, variées de noirâtre; les inférieures blanchâtres, nuancées de roussàtre et de brun; cou roussâtre, plus foncé en dessus ; sommet de la tête noir, orné d'une huppe noire et blanche ; bec noirâtre; pieds jaunes. Cette espèce offre de grandes variations de plumage qui ont souvent induit en erreur les ornithologistes. Taille, vingt-quatre à vingt-six pouces. D'Abyssinie.

AuTocR DD Japoji. Falco orientalis, Gmel. Parties supérieures brunes ; les inférieures un peu plus pâles; bec noir, avec la mandibule inférieure jaune ; pieds bleuâtres. Taille, dix-sept pouces.

Autour jaunâtre. Falco radiatus, Latli. Tout le plumage d'un brun jaunâtre, rayé de brun plus foncé; rémiges et rectrices noires, rayées de brun et de blanchâtre; bec noir; cire et pieds bleus. Taille, vingt pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Autour de Java. Falco Indiens, L. Parties supérieures brunes, avec le croupion blanc; les inférieures d'un brun rougeàlre, rayées de blanc; rémiges et rectrices brunes, rayées de noir; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, vingt pouces.

Autour a joues nues. Falco gymnarjcnis, Tcnim., pi. color.,ô07. Tête, cou et parties supérieures d'un gris ardoisé clair, avec une grande tache et une lunule noirâtres vers l'extrémité de chacune des moyennes tectrices alaires; les grandes ainsi que les rémiges sont noirâtres, terminées de blanc; rectrices de la même nuance avec une large bande et l'extrémité blanchâtres; parties inférieures cendrées, traversées de petites lignes noires; l'extrémité du bec noirâtre; sa base, l'espace nu des joues et les pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces. Afrique.

Autour longibande. Falco virgatus, Temm., pi. color., 109. Parties supérieures d'un noir bleuâtre, variées de cendré obscur; les inférieures blanchâtres avec les lianes roussâtres, rayés de brun; gorge blanchâtre, marquée d'une bande longitudinale brune; queue rayée; bec noir; pieds jaunes. Taille, dix pouces. Des MoUi- (|ues.

Autour longtcaude. Falco longicauda , Garnol, Voyage de la Coq., pi. 10. Parties supérieures noires, parsemées de taches brunes, les inférieures d'un blanc rûugeâtre,avec des Hammèches longitudinales noires; ailes traversées par qualie bandes brunes, qui vont en s'élargissant de haut en bas; queue marquée de trois à quatre bandes noires et brunes alteinativement en dessus, blanchâtres en dessous; bec, cire et piedsd'un jaune pâle. Taille, vingt et un pouces; la queue en prend un peu plus de moitié. De la Nouvelle-Guinée.

Autour a longue queue. Falco maciourus , Lath. Parties supérieures cendrées; les inférieures blanches; (|ueue rayée; bec noirâtre; cire verdâtre; pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces. De Sibérie.

Autour a ivueites, Falco fwrspwillaiis, RappeU. Faun. Abyssin., page 41; pi. 18, fig. 2. Parties supérieures d'un bleu cendré très-foncé ; front et tectrices alaires noirâtres; aréole de l'œil jaune; rémiges blanches en dessous, traversées par des bandes noires et termiiiées de cette nuance; rectrices brunes, frangées de blanc à l'extrémité , traversées par trois larges bandes d'un brun cendré; gorge blanche, mouchetée de grisâtre; parlies inférieures Isabelle, anus blanc. Taille, quatorze pouces. De la province de l'Amhara , en Ahyssinie.

Autour de Madagascar. Falco Madagascariensis, Lath. Parties supérieures cendrées, avec le croupion blanc; les inférieures blanches, rayées de noir; quelques taches noireset des lignes blanches surles tectrices alaires; queue noire, rayée de blanc; bec noir; pieds jaunes. Taille, seize pouces.

Autour Maltim. Sparvius slriattis,ym\\.,0\i.Ae l'Amérique septentrionale, pi. 14. Parties supérieures brunes, avec quelques bandes plus claires sur les rémiges et les rectrices; gorge et ventre blanchâtres; le reste des parlies inférieures roussàtre ; le tout rayé de brun ; bec noir; iris et pieds jaunes. Taille, neuf pouces.

Autour ou Épervier marin, f^. Fou de Hassan.

Autour Mélanope. y. Autour a dos noir.

Autour menu. Falco exilis, Temm., pi. color., 496. Sommet de la tèle et dessus du cou d'un brun cendré, nuancé de roux; un petit demi-collier roussàtre; parties supérieures d'un gris ardoisé obscur, avec le bord des plumes d'un gris plus clair, les plus petites tectrices sont bordées de roux ; queue traversée par cinq bandes noires; gorge blanche, avec quelques tlammèches d'un roux pâle ; côlés du cou et parties inférieures d'un roux pâle et vif, nuancé de blanc vers le milieu de ces parties; Uancs roux; tectrices subcaudales blanches; bec et pieds jaunes. Taille, douze pouces. De l'Afrique.

Autour mille haies. /^. Autour rayé.

Autour minule. Falco ntinulus, Lalh. , Levaill.. Ois. d'Afrique, pi. 54. Parties supérieures brunes, les inférieures blanchâtres, rayées de brun; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, dix pouces. La femelle est beaucoup plus grande.

Autour Moine. Sparviiis Monachus, Vieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec les plumes des ailes terminées de roussâtre; parties inférieures blanches; queue brune, traversée par deux bandes noires et terminées de blanchâtre; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces. Du Brésil. •

Autour monogrammique. Falco monogrammicus, Tem., pi. color., 514. Sommet de la tête , nu(iue, côtés et devant du cou, haut de la poitrine d'un gris ardoisé; tectrices alaires d'un ardoisé foncé, terminées de blanchâtre; rémiges noirâtres; gorge blanche, avec une raie longitudinale noire, qui desceud de la mandibule jusque vers la poitrine; parties inférieures blanchâtres, rayées transversaleineut de noirâtre ; une large bande blanchâtre sur la queue; bec noir; cire jaune; pieds rougeâtres. Taille, quatorze pouces. Du Sénégal.

Autour moucueté. S parvins gtittatus, Vieill. Parties supérieures brunes, variées de rou-ssâlre; tèle variée de brun cl de noirâtre; gorge et poitrine blanches, mou-

clielees de brun-uuiràlre; abdomen blaiio; queue brune, rayée de roussâtre; bec bleu cendré; cire el pieds jaunes. Taille, seize pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour muitiraie. Falco stnolatus, Tcmm., pi. 86 et 294. Parties supérieures d'un cendré bleu, rayées de noirâlre; sommet de la lÊte, joues, gorge et devant du cou blanchâtres, finement rayés et striés de cendré; parties inférieures et cuisses bleuâtres, rayées de gris; lectrices caudales inférieures blanches; une large bande blanche sur la queue qui est terminée de blanc; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. Du Brésil.

Autour neigeux. /^a/co«ri;eMS,Tem., pi. 127. Parties supérieures brunes, variées de blanc; les inférieures blanches; rémiges brunes, bordées extérieurement de blanc; les intermédiaires totalement brunes, toutes rayées de brun plus foncé ; bec noirâtre ; tarses emplumés; doigts jaunes. Taille, vingt-deux pouces. De Java. Cette espèce, ainsi que nos Buses, est sujette à de nombreuses variations de plumage , et tout porte à croire que l'Autour unicolore, dont on a fait une espèce distincte, n'est que l'Autour neigeux, jeune âge, comme le prétendu Gros-Busard n'est qu'un jeune Buse.

Autour noir. Spizaetits niger, Vieill. Tout le plumage noir, à l'exception de la queue qui est d'un blanc jaunâtre rayé de noir; cire bleuâtre; pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour noir et blanc Falco metanoleuciis, Vieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre; les inférieures blanches; un demi-collier grisâtre; queue traversée par trente bandes blanches terminées par cette nuance; bec noir; cire bleuâtre; pieds jaunes. Taille, vingt et un pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour noir huppé. Spizaelusater, Vieill. Plumage noir, avec deux bandes blanches sur la queue et quelques traits blancs sur les cuisses; une huppe courte, brune et tachée de blanc sur la nuque; joues nues, garnies de quelques poils roides; bec gris; pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour noirâtre. Falco nigricans, Vieill. Parties supérieures d'un brun noir, avec les ailes rayées de gris; les inférieures blanches, rayées de noir; huit bandes grises et noires sur la queue; bec noir; pieds jaunes. Taille, vingt -six pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour a nuque blancbe. Falco leucauchen, Tem., pi. color., 306. Front et sourcils blancs, marqués de taches brunes; parties supérieures d'un brun fuligineux, avec les bords des plumes d'un brun plus clair; gorge blanche; côtés du cou roussâtres; poitrine blanche, rayée transversalement de roux ; le reste des parlies inférieures blanc, rayé de brun -noirâtre; queue étagée, marquée de cinq lignes interrompues blanches, et lerminée de blanc; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. Du Brésil.

Autour de l'Orénoque. Paraît être la même chose que l'Autour grande Harpie.

Autour Ouira-Ouassoo, Esi>èce peu connue, qui parait étie l'Autour grande Harpie femelle.

Autour Parakoureké. Spaïuius cinerens, Vieill. Parties supérieures d'un gris cendré, mêlé de blan-

châtre sur les inférieures; queue noire, avec deux bandes blanches; bec noir; pieds orangés. Taille, treize pouces. De l'Amérique méridionale.

AuTouR-ÉPERviER PATO. Espèce douteusequi a beaucoup de rapports avec l'Autour huppé.

Autour Épervier-Pie. f^. Busard Tchoug.

Autour petit Épervier. f^. Faucon Cressereile.

Autour petit Épervier de Catenne. F. Autour Brunoir.

Autour piaintif. Falco plancus, Gmel. Parties supérieures brunes, variées de blanchâtre; sommet de la tète el dessus du cou noirâtres ; parties inférieures d'un brun cendré, rayées de noirâtre; queue blanche, rayée de noirâtre; bec cl ongles noirs; cire et pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour plombé. Falco plumbeus, Cuv. Parties supérieures d'un bleu cendré; les inférieures grisâtres., rayées de cendré et de blanc; rémiges noires, cendrées dans leur milieu, et terminées de blanc; rectrices intermédiaires blanchâtres, avec trois bandes noires; les latérales roussâtres, avec deux bandes noires, et l'extrémité blanche; bec noirâtre; jambes rougeâlres. Taille, dix-neuf pouces. De l'Amérique méiidionale.

Autour a poitrine rousse. Falco xanthothorax , Temm., pi. color., 92. Parties supérieures d'un brun rougeâlre; tête, cou et poitrine d'un roux assez vif; parties inférieures blanchâtres, rayées de brun; queue noirâtre, avec trois traits blancs; bec noirâtre; mandibule inférieure et pieds jaunes. Taille, douze pouces. Du Brésil.

Autour PoLYZONE.i^a/coPo/fSow«s, Ruppel, Faun. Abyssin., page 36, planche 15, figures 1 et 2. Parties supérieures d'un bleu ardoisé, vermiculées de bleu-noirâtre; front d'un brunâtre fauve; sommet de la tête, cou et poitrine d'un gris cendré bleuâtre ; partie inférieure des rémiges d'un noir pur; trois bandes blanchâtres sur les rectrices; bec et ongles noirs; cire et pieds d'un jaune orangé. Taille, seize pouces. Les jeunes diffèrent beaucoup ; ils sont en dessus d'un brun noirâtre, avec le bord des plumes d'une teinte plus claire; la tétc, le cou et la poitrine sont d'un bjun ferrugineux; la gorge est blanche, flammulée de roux; les parties inférieures sont blanchâtres, traversées de bandes en zigzags d'un brun ferrugineux ; la queue est traversée de bandes noirâtres. Cette espèce habite, avec la précédente, les forêts de l'Abyssinie.

Autour pvGaÉE. Sparcius minutas, Vieill. Parties supérieures brunes; les inférieures blanchâtres, rayées de brun, excepté sur la gorge; bec noir; pieds jaunes. Taille, sept pouces.

Autour a queue blanche. Spizaetus leucurus, Vieill. Parties supérieures blanches, variées de noirâtre; parties inférieures blanches; gorge noire; flancs variés de noirâtre; queue blanche, avec quebiues petits traits noirs, terminés par une bande de cette couleur; bec bleu ; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Ame rique méridionale.

Autour a queue cerclée. Falco uniciHctus,Temm., pi. color., ôlô. Parties supérieures d'un brun trèsfoncé; tectrices alaires bordées de brun-roux vif; un

Zii

F A II

Iran de cetle nuance derrière l'œil; (jorge blanchâtre, avec une mullitude de flammèches brunes; parties inférieures brunes; cuisses rousses; lectrices subcaudales d'un cendré roussâlre, tachetées de brun; rcclrices cendrées, avec une large bande brune; bec cendré; l)icds jaunes. Taille, dix-neuf pouces. Du Brésil.

AUTODR A QUEUE d'IIIROFIOELLE. F. MlLAn DE LA Ca- ROLIKE.

Autour a queue rousse. K. Buse a queue rousse. Autour radié. Falco radialiis, LaUi., Temm., pi. color., 123. Parties supérieures d'un brun ferrugineux, rayées et tachetées de noir; rémiges et rectrices biuiies, coupées de bandes noires; queue rayée de noir; bec noirâtre; cire et pieds bleus. Taille, dix-huit pouces. Les jeunes ont les parties supérieures d'un brun foncé; les inférieures blanches, avec des lâches ovales et brunes sui' la poitrine, des raies et des bandes noirâtres sur l'abdomen. De la Nouvelle-Hollande.

Autour rayé. Falco fusciis, Lalh.; Sparc/'ns lincaliis, Vieill. Parties supérieures brunes, rayées de blanchâtre sur la tête et de noir sur le reste du dos; les inférieures d'un gris cendré, rayées de noir; quatre bandes noirâtres sur la queue; bec cendré; pieds jaunes. Taille, douze pouces. De l'Améri(|ue méridionale.

Autour a rémiges bastées. Morplmus hastalus, Less. Plumage d'un brun pâle; plumes implantées sur la tète, très-pointues, avec la tige terminée par un brin filiforme; tarses allongés, garnis jusqu'à la naissance des doigts, de petites plumes courtes et serrées; celles des jambes, au contraire, sont épaisses et touffues; doigts olivâtres, couverts d'écaillés petites, en aréoles ; plante <les pieds épaisse et charnue; serres très -robustes et très -crochues; bec droit à sa base qui est garnie de poils, et recourbé à sou extrémité. Taille, deux pieds. Du Bengale.

Autour rieur, r. Duse Macagua.

Autour royal. Falca regalis, Tem., pi. color.,495. Front et nuque blancs, avec l'extrémité des plumes noirâtre; sommet de la tète, oreilles et parties supérieures d'un gris ardoisé foncé, avec quelques bandes transverses, noires sur la queue ; rémiges noirâtres; parties inférieures blanches avec de petites raies transversales a la tige des plumes noires; tectrices sous -caudales blanches; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, vingtcinq pouces. De l'Amérique septentrionale.

Autour a Serpents. F. Milan de la Caroline.

Autour Sors. K. Autour commun, jeune âge.

Autour a sourcils ul.ancs. S/miTius supeiciliaiis, Vieill. Parties supérieures brunes; front et sourcils blancs; gorge, devant du cou et ventre blancs; un demi-collier noir; rémiges et lectrices variées de blanc, de brun et de roux; bec cendré; pieds jaunes. Taille, <|uinze pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour Spuenure. Falco Sphenurus, Ruppell, Faun. Abyssin., p. 42. Parties su))érieures d'un brun cendré; extrémité des rémiges atteignant la moitié de la longueur de la queue qui est subcunéiforme, cendrée, traversée vers le bout, par une large bande noirâtre : les deux rectrices latérales sont d'une couleur uniforme et les autres sont maniuées en dessous de raies transversales noirâtres; la gorge est blanche, faiblemenl salie

par une teinte cendrée; la poitrine et l'abJoinen sont d'un roux Isabelle, variés de quelques lignes blanchâtres; l'anus est blanc; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, douze pouces. Du Nord de l'Abyssinie.

Autour tacdeté. Variété de l'Autour Épervier.

Autour Taciiiro. Falco Tachiro, Lath., Levaill., Ois. d'Afriq., pi. 24, Tcram., pi. color., 377. Parties supérieures brunes, avec la tête et le cou variés de blanc, de roux etde taches noirâtres ; rémiges bordées de blanc ; rectrices blanches , largement rayées de noirâtre; parties inférieures d'un blanc roussàtre, tachetées de brun ; bec bleuâtre; pieds jaunes. Tadie, vingtdeux pouces.

Autour a tète grise. Spannu-icirrocephaltis,\iei\. Parties supérieures d'un gris fonce; sommet de la tète cendré; gorge et cou roussâtres; poitrine et ventre blancs, rayés de roux; trois bandes blanches sur la queue; bec bleuâtre; pieds jaunes. Taille, dix -sept pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Autour Tharc. Falco Tliaïus, Lath. Parties supérieures noirâtres; les inféiieures blanchâtres, tachetées de noir; ailes et queue noires; bec gris; pieds jaunes. Taille, vingt à vingt-deux pouces. De l'Amérique méridionale. Espèce douteuse.

Autour tricolore. .V/Ja/T/M* <nco/or, Vieil. Parties supérieures brunes; les inférieures blanches, rayées de roux; rectrices traversées de quatorze raies brunes et blanches; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, dix pouces. De l'Amérique méridionale.

Autour a trois bandes. Falco tiivirgatus, Temm., pi. color., 303. Parties supérieures d'un brun fuligineux; sommet de la tête et nuque noirs; joues d'un gris très-foncé; rémiges noirâtres, bordées de brun; côtés du cou roux; parties inférieures blanchâtres, avec de larges taches brunâtres; gorge blanche, avec trois traits noirs, qui partenldu milieu de la mandibule inférieure et de chacun de ses angles , et descendent vers la poitrine; cuisses blanches, rayées transversalement de brun; bec noirâtre; cire bleue; pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De Sumatra.

Autour Tyran. Falco Tyrannus, P. Max., Temm., pi. color., 73. Tout le plumage d'un brun noirâtre, un peu plus clair en dessous; une longue et large huppe; rémiges rayées de teintes plus obscures; rectrices ornées de neuf bandes brunes et cendrées ; cuisses brunes, tachetées de blanc; bec noir; pieds jaunes. Taille, vingt -huit pouces. Les jeunes ont des taches blanchâtres sur l'abdomen. Du Brésil.

Autour unicolore. Falco liiiinœliis, Horsf., Temm., pi. color., 134. Tout le plumage d'un brun noirâtre pourpré; bec noir; cire jaune; pieds bleuâtres, avec le tarse emplumé. Taille, vingt-quatre pouces. De Java. Autour Urataurana. Espèce peu connue, qui parait être la même que la grande Harpie.

Autour Urubitinga. Falco Urubitinga, Lath., Tem., pi. color., 55. Tout le plumage noirâtre; rémiges et lectrices alaires rayées de cendré; une large bande blanche sur la queue, dont l'extrémité est également blanche; bec noirâtre; pieds jaunes. Les jeunes sont d'un jaune roussàtre, tacheté plus ou moins largement de brun. Taille, vingt six â vingt sept pouces. Du lirésil.

Autour varié huppé. Fulco Guianensis, Lalli. Parlies supérieures noires ; lète et parlies inférieures blanches; liuppe et sourcils noirs; leclrices alaires bleuâtres; buit bandes noires et l)lanclies sur la queue; bec noir; pieds jaunes. Taille, vin[;t-deux à vingt-quatre pouces. Les jeunes, suivant leur y je, sont plus ou moins tachetés de blanc sur le dos et de brun sur les parties inférieures. De l'Amérique méridionale.

AcTODR A VENTRE CRIS. Fa/co potiogaslev, Katl. Temm.,pl. color.,2G4 et 293. Parties supérieures d'un noir fuligineux; rectrices traversées par quatre bandes blanchâtres; gorge blanche; parties inférieures dun cendré clair, qui prend un peu plus d'intensité vers la queue. Bec bleu; cire, lorura et pieds jaunes. Taille, seize pouces. La femelle a les parties supérieures noires, avec l'extrémité des plumes d'un brun roussàtre; la tète, les côtés du cou et les flancs roussàtres, tachetés de brun ; la gorge, la poitrine et le milieu du ventre, d'un brun roussàtre. Du Brésil.

AuTOBR A VENTRE ONDOi.É. Falco uiidulalweittei; Ruppell, Faun. Abyssin., p. 40, pi. 18, fig. 1. Parlies supérieures d'un brun noirâtre; rémiges, rectrices et lectrices noires, avec le bord des plumes tirant sur le brun; trois petites bandes blanchâtres sur la queue; parties inférieures blanchâtres, traversées par de nombreuses bandes très-lànes, d'un brun fauve; gorge blanchâtre; cuisses d'un roux fauve; bec noir; cire d'un vert noirâtre; jambes d'un jaune orangé. Taille, quinze pouces. Des provinces septentrionales de l'Afrique, et surtout de celle de Simen en Abyssinie.

Abtûcr a ventre Rotix. Fa/co rttfus,Lalh.;SjMrvius rufiventris, Vieill. Parties supérieures d'un brun foncé, varié de cendré sur la tète et le cou; les inférieures rousses; une bande longitudinale blanche sur la gorge; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, treize pouces. De l'Amérique méridionale.

Adtocr Virdvissod. f^. Autour Ocira-Ouassou.

tttt Busards.

Première rétniye très courte; la troisième ou ta

quatrième la plus longue; tarses longs et minces; corps svelte; queue longue et arrondie.

Busard Acoh. Falco Jcoli, Lath.; Circus Acoli, Vieill., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 51. Parlies supérieures d'un gris bleuâtre; les inférieures blanchâtres, finement rayées de gris; queue étagée; cire rouge; pieds orangés. Taille, vingt et un pouces.

Busard a aisselles noires. Falco uxillaris ,Và\h. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre ; les inférieures blanchâtres ; tectrices alaires inférieures s'allongeant en bouquet de plumes noires; sourcils et bande des ailes noirs ; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Busard du Brésil./^. Caracara vulgaire.

Busard Buserai. Falco Buserellus, Lath., Levaill., fig. 20. Parties supérieures d'un brun roussàtre; tète, cou et poitrine blanchâtres, tachetés de roux et de brun; parties inférieures rousses ; rémiges noires; rectrices rousses, rayées en zigzags de noirâtre; bec noir; pieds jaunâtres. Taille, dix-huit pouces. De l'Amérique méridionale.

Busard Buson. Falco Buson, Lath., Levaill., Ois.

d'Afrique, pi. 31. Parties supérieures variées de roux, de brun et de noir ; les inférieures d'un roux blanchâtre, rayées de noirâtre; rectrices noirâtres avec une raie et l'extrémité blanches; bec noir; pieds d'un jaune rougeàlre. Espèce très-sujette à varier. Taille, dix-neuf pouces. De l'Amérique méiidionale.

Busard cendré. Circus cinereus, Vieill. Parties supérieures cendrées, variées de roux; un collier blanc, mélangé de noirâtre sur la nuque ; tectrices alaires cendrées, rayées de blanc; rémiges primaires noires, les autres cendrées, rayées de noir; croupion blanc; rectrices blanches à leur origine, puis cendrées; les intermédiaires rayées de noiràtie; parties inférieures blanchâtres, rayées de roussàlre; bec bleuâtre; pieds jaunes. Taille, quinze pouces. De l'Amérique méridionale.

Busard des champs. Circus campestris, y ie'iW. Parties supérieures d'un brun noirâtre ; un collier de plumes noires, bordées de roux; rémiges et rectrices terminées de blanc; croupion blanc; une ligne blanchâtre sur les côtés de la tète ; parlies inférieures roussàtres, variées de brun; bec bleuâtre, noir vers la pointe; cire jaunâtre ; pieds orangés. Taille, seize pouces. De l'Améri(|ue méridionale.

Busard a croupion blanc, f^. Busard Saint-Martin, jeune mâle.

Busard Esclavon. Foifco Sclaconicus, Lath. K. Buse

PATCE.

Busard a gorge blanche. Circus albicollis, Vieill. Parties supérieures noirâtres, un trait blanc au-dessus des yeux; gorge blanche; devant du cou noirâtre, avec des taches longitudinales blanches; parties inférieures blanchâtres, variées de roux, de blanc et de noirâtre; queue brune, rayée et terminée de blanc; bec bleu; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Amérique méridionale.

Busard crenouillard. Fo/co ranicorus, Lath., Levait., Ois. d'Afrique, pi. 25. Même chose que le Busard Soubuse, ou Saint-Martin femelle jeune.

Busard (gros). Falco gallinarius, Gmel. Parait être la Buse commune jeune.

Busard Harpaye. Falco ru/us, L., Buff., pi. enl., 400. Parties supérieures d'un brun roussàlre; rémiges blanches à leur origine, noires ensuite ; rectrices d'un gris cendré; lète, cou et poitrine d'un blanc jaunâtre, tachetés de brun; parlies inférieures roussàtres, tachetées de jaunâtre; bec noir; cire vcrdàtre; pieds jaunes. Taille, dix-neuf à vingl pouces. Les jeunes (Busard des marais, BufF., pi. enl., 424) ont le plumage d'un brun très-foncé ; les rémiges, lectrices et rectrices terminées de jaunâtre; le haut de la lète, l'occiput et la gorge d'un brun jaunâtre, le tout parsemé de taches plus ou moins nombreuses, suivant 1 âge. D'Europe.

Busard d'hiver. Fulco hyemalis, Lath., Ois. de l'Amérique septentrionale, pi. 7. Parlies supérieures brunes, variées de roux ; rémiges noires ; tectrices alaires picotées de blanc; parlies inférieures et croupion brunâtres, rayés de blanc; abdomen et lectrices caudales inférieures d'un blanc sale; cinq bandes sur la queue; bec et ongles noirâtres; cire et pieds orangés. Taille, dix-sopt pouces.

r A li

BisARD UE Java. Falco Javanicus, Omel. l'arlies .supérieures (i'im brun noirûlre; les inférieures, la lête el le cou d'un brun marron; bec noir; pieds jaunes. Taille, seize pouces.

BcsAR» LoiNGiPENtiE. Cifcus macroptenis , Vieil!. Parties supérieures d'un cendré noiràlre ; lectrices alaires et croupion noirs; un trail blanc au-dessus de l'œil et sur le front; une bande noire un peu plus bas; collier varié de noir et de blanc; devant du cou tacheté de noir et de blanc; parties inférieures blanches, tachetées de noir; rectrices cendrées, bleuâtres ; les quatre extérieures de chaciue côté, rayées de noir; bec bleu; pieds oranyés. Taille, dix-neuf pouces. De l'Amérique méridionale.

BisABU Diis MAHAis. /^ Bbsaed Hakfate, jeunc. BiSARU Maure. Falco Maurns,Tcm. , pi. col., 461. Tout le iilumage d'un brun de suie, avec les plumes laraement bordées d'une nuance plus claire ; poignet couvert de plumes roussàtres ; rémiges brunes avec le bord externe d'un brun ardoisé; rectrices brunes, avec cinq bandes transversales plus claires et dontla teinte devient même tout à fait blanche sur les barbes extérieures des latérales. Bec corné; cire jaune; lorum gris; pieds d'un jaune très-vif. Taille, di.\-neuf pouces. Le jeune a la poitrine mélangée de brun el de fauve, y formant de grandes mèches tranchantes; le ventre et l'abdomen blancs, tachetés de noir; les cuisses et les tectrices caudales inférieures de couleur Isabelle; la base des rémiges et des rectrices blanche, rayée de brun. Du cap de Bonne-Espérance.

Busard Montagu. Falco cineraceus, Mont. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre foncé; deux bandes noires sur les rémiges secondaires; rectrices cendrées, rayées de roussàtre; gorge et poitrine d'un cendré bleuâtre clair; parties inférieures blanches, striées de roux; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, dix-sept pouces. Les jeunes ont toutes les parties supérieures d'un brun foncé, varié de roux; une tache blanche entourée de roux tacheté de chaque coté de la tète; les rectrices rayées de brun et de roux ; les parties inférieures d'un roux vif.

Busaru de New -York, Penn. y. Busard Saibt- Martin, jeune.

Busard i-ale. Falco pallidus ; Circus pallidus, Sykes, Cal. at Birds., Soc. Zool., 1832, p. 80. Plumage d'un gris pâle, avec les ailes et le dos d'une nuance un peu plus foncée; parties inférieuies blanchâtres; croupion blanc, rayé et tacheté de gris; rémiges rayées, à l'exception des troisième , quatrième et cinquième qui sont entièrement rousses; rectrices grisâtres, rayées de blanc à l'exception des deux intermédiaires qui sont entièrement grises. Bec cl pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Inde.

Busard roux. F. Busard Harpaye.

Busard roux de l'Amérique septe:<trio>ai.e. /'. Busard Saint-Martin, femelle.

Busard roux de Cayenne. F. Busard Buserai. Busard Saint -Martin. Falco Bohémiens , Falco albicans, Gine\.; Falco cyaneus, Montag., Buff.,pl. enl.,4Sy. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; rémiges noires; rcciriccs cendrées, terminées de blan-

cliâlre; parties inférieures blanches; iris et pieds jaunes. Taille, dix- huit pouces. La femelle a les parties su|)érieures brunes, avec les plumes de la tète et du cou bordées de roux; les parties inférieures d'un jaune roussàtre, avec de grandes taches longitudinales brunes; rémiges rayées de brun et de noir; croupion blanc, avec des taches rousses; rectrices latérales rayées de roux et de noirâtre. Taille, vingt à vingt et un pouces. D'Europe.

Busard Soubcse. Falco Pygargus, Gmcl. V. Busard Saint-Martin, femelle.

Busard Soubuse de Cayenne. Espèce douteuse qui paraît n'être qu'une variété du Busard Saint-Martin, femelle.

BnsARDASOURCiLSBiANCS. Fa/co^a/us<m, P.Maxim. Temm., pi. color., 22. Parties supérieures noires; rémiges et rectrices rayées de bleuâtre el de noir; parties inférieures blanches ainsi que les sourcils, les joues et la gorge; cire el pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces. Du Brésil. La femelle a les parties inférieures tachetées de noir, du roussàtre sur les cuisses et sur les tectrices caudales. Sa taille est de vingt pouces.

Busard Tcnouc.Fo/co Melanoleucos , Lath. Parties supérieures blanches, variées de noir; les inférieures blanches; rémiges noires; bec, iris et pieds jaunes. Taille, seize pouces. De l'Inde. La femelle est d'un blanc bleuâtre ; les jeunes sont en général d'un brun grisâtre.

Busard a tète blancbe. Circiisleucocci>halus,\ïe.i\. Il parait être une variété du Busard Buserai.

Busard Topita. Circus rufulus. F. Buse roussàtre.

Busard varié. Circus variegalus, y iàW. V. Busard Saint-Martin, jeune.

ttttt BBSES.

Tarses courts; cuisses fortement emplumées; les quatre preinières rémiges échaucrées : la première très-courte, les deuxième et troisième moins longues que la quatrième qui surpasse toutes les autres.

Buse aux ailes longues. Falco Pterocles, Temm., pi. color., 56 et 139. Parties supérieures d'un noir ardoisé, ainsi que les joues et la gorge; scapulaircs rousses, variées de brun; rémiges plus longues que les rectrices qui sont cendrées, avec une large bande noire; poitrine blanchâtre. Parties inférieures blanchâtres, rayées de brun fauve ; bec noirâtre ; cire el pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces. Du Brésil. Les jeunes ont la tête noire, avec une grande tache jaunâtre variée de brun de chaque côté du cou; les rémiges noires; les tectrices alaires brunes; les parties inférieures blanchâtres, tachetées de noir et de brun sur les cuisses.

Buse AUGURE. Falco augur, Ruppel,Faun. Abyssin., p. 38, pi. 16, fig. l et 2. Sommet de la tète et joues d'un cendré obscur; nuque et dessus du cou noirâtres, avec des taches transversales blanchâtres; grandes lectrices alaires noires; rémiges d'un cendré bleuâtre foncé, rayé transversalement de noir; rectrices ferrugineuses; parties inférieures blanches; bec et ongles noirs; cire et pieds jaune de citron. Taille, vingt-deux pouces. Les jeunes de l'année ont tout le plumage noir, à l'exception des moyennes rémiges qui sont cendrées,

rayées en travers de brun-iioirâlre, et de la (|ueiie qui est ferrugineuse avec l'exlrémilé brune. De la partie méridionale de l'Abyssinie.

BcseBacda. Falco Bâcha, Lath., Levail.. Ois. d'Afrique, pi. 15. Parties supérieures brunes, les Inférieures d'une teinte plus claire et lacbetées de blanc sur le ventre; occiput garni d'une touffe de plumes longues et nombreuses, blanches, terminées de noir; une large bande blanche traversant la queue; bec et pieds jaunâtres. Taille, vingt-deux pouces. De l'Afrique et des Moluques.

Bise de la baie d'Hddso:». Falco obsoletus, Lalh. Parties supérieures brunes, avec quelques taches blanches sur la nuque; les Inférieures d'une teinte plus claire, et tachetées de blanc; rectrices brunes, tachetées de blanc à l'inlérleur, les deux intermédiaires exceptées; bec et pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. Espèce douteuse, iiui pourrait bien n'être qu'une variété de la Buse commune.

Buse BiA:«cnET. Falco albidus, Cuv., Temra., pi. tolor., 19. Parties supérieures brunes, avec chaque l>lumc tachetée et bordée de blanchâtre ; sommet de la tète, nuque qui se relève en hup|ie, et dessus du cou d'un blanc jaunâtre, avec une tache brune sur chaque plume; moustaches et sourcils noirs, avec un trait blanc au-dessus des yeux ; gorge blanche; parties inférieures blanchâtres, avec quelques stries brunes; queue brunâtre, avec trois bandes bleues; bec noir; pieds cendrés. Taille, vingt- quatre pouces. De Pondichéry.

Bbse bokdrée tacuetée. Pernis maculosa, Less. Parties supérieures d'un brun fauve, avec le milieu de chaque plume noir; plumes de la tête petites, serrées, lancéolées, blanches dans les deux tiers de leur étendue, et d'un roux vif à l'extrémité ; dessous de la tète et du cou maillés de blanc, de roux et de noir ; parties inférieures blanchâtres, avec un peu de roux au milieu de chaque plume où se trouve aussi une flammèche brunâtre; tectrices alaires brunâtres, frangées de blanc; rémiges brunes, ondulées de noirâtre; bec brun; tarses jaunes. Taille, vingt-six pouces. Du Bengale.

BcsE B0NDRÉE. Fa/co apworits, L., Buff., pi. enl. 420. Parties supérieures d'un brun cendré, avec le sommet de la tête bleuâtre; rémiges rayées de brun et de bleuâtre; trois bandes noirâtres sur la queue; gorge d'un blanc jaunâtre, tachetée de brun ; cou et ventre blanchâtres, parsemés de taches triangulaires brunes; bec et cire cendrés ; iris et pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. D'Europe. La femelle est plus brune, elle a les parties inférieures jaunâtres.

BcsE BONDRÉE HDppÉE. Bitleo cttstatus, Vieill. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes roux ; les inférieures blanches, tachetées de brun vers le cou ; télé blanche et brune, avec une huppe sur l'occiput; une bande noire de chaque côté des yeux; rémiges noires; rectrices brunes, blanchâtres en dessous ; bec et ongles noirs; cire et pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces. De la Nouvelle-Hollande.

BosE BORÉALE. Fulco bovealis, Lath., Ois. de l'Amérique septentrionale, pi. 14 bis. Parties supérieures brunes; tectrices alaires rayées de brun et de gris; rémiges noires; rectrices rousses, avec un trait noir â l'ex-

trémité; parties inférieures blanches, avec des taches brunes sur les côtés du cou, de la poitrine et du ventre; cuisses jaunâtres; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces.

BcsE BRtNE. Biileo fuscus, Vieill., Ois. de l'Amérique seplenirionale, pi. S. Parties supérieures noirâtres; lectrices alaires rayées de roussàtre ; sommet de la tête lirun et fauve; rectrices rousses, rayées de brun; parties inférieures grises, tachetées de brun; bec, pieds et ongles noirs; cire bleuâtre. Taille, dix-sept pouces.

BcsE CENDRÉE. Falco citieretis, Gniel. Parties supérieures brunes, variées de cendré; sommet de la têle et cou blancs, tachetés de brun; une raie brune au-dessous des yeux; parties inférieures blanches, tachetées et striées de brun; bec, tête et jambes d'un cendré bleuâtre. Taille , vingt pouces. De l'Amérique septentrionale.

Buse des champs acx ailes iorgces. y. Bdsard lon-

GIPETiPlE.

Buse des champs brune, y. Busard Saint-Martin, femelle.

Buse des coamps cendrée. V. Busard cendré.

Buse changeante. Buteo j«uto«s, Vieil. Elle parait n'être qu'une variété de la Buse commune.

Buse cosbcne. Falco BuIco, L., Buff., pi. enl., 41'J, Parties supérieures et poitrine d'un brun foncé , les inférieures et la gorge brunes, variées de noirâtre ; douze bandes noirâtres sur la queue; bec bleuâtre; cire, iris et pieds jaunes. Taille, vingt à vingt-deux pouces. D'Europe et d'Amérique. Les jeunes ont le plumage plus clair, varié de blanchâtre et de jaunâtre, la gorge blanche, striée de brun, les parties inférieures blanchâtres, avec de grandes taches et des stries brunes; bientôt après cette robe se dépouille de presque toutes ces taches blanches, pour les reprendre dans une seconde mue, où toutes les parties inférieures prennent une nuance d'un blanc jaunâtre uniforme ; la têle et le cou sont aussi presque entièrement blancs; et cette extrême variation a fait donner au même Oiseau une foule de noms différents, et a laissé longtemps les méthodistes dans l'incertitude sur le véritable plumage de l'adulte. La Buse commune est l'un des Oiseaux de proie les plus répandus dans les régions tempérées des deux continents; partout son caractère lâche et paresseux se décèle dans ses habitudes, dans son extérieur; on la voit quelquefois perchée pendant des heures entières dans une inaction parfaite ; aussi est-elle devenue l'emblème de l'indolence et de la stupidité ; elle ne chasse point au vol, elle se met en embuscade et attend avec une déshonorante patience que le hasard lui amène quelque proie sur laquelle elle puisse fondre sans encourir ni danger ni difficulté; si la fortune ne lui est pas favorable, elle a recours aux Reptiles, aux insectes et aux cadavres. Assez souvent elle visite les nids des autres Oiseaux pour en dévorer les petits.

Buse criarde. Falco vocifcius, Lath. Parties supérieures cendrées, avec les petites tectrices alaires noires ; parties inférieures blanchâtres ; une peau nue, garnie de cils roides autour des yeux; iris et pieds jaunes. Taille, dix-sept pouces. De la Chine.

BusECvaiNDOÏDE. Fulco Carennensis , Lath.. Buff.,

iîS

I>1. eiiluni., 473. Parlics supérieures d'uiioeiulréobscur, Meuâtresur la lètc el le cou; parties inférieures blanches; bec et pieds bleus. Taille, seize pouces. Le jeune inàle (Temin., ])1. color., 270) est d'un brun noiiàlre sur la lèle, le menton, les cotés du cou , le dos, les scapulaires el les ailes où l'on voit des bandes transversales plus claires, disposées à de {ïrands intervalles; tout le dessous du corps est d'un brun noirâtre, mêlé d'un peu de roux au.'i cuisses, avec cUaqtie plume bordée de cendré clair.

Bdse DES DÉSERTS. Fa/fo<7eser/o;'i(Hi, Lalb., Levaill., Ois. d'Afr.. pi. 17. Parties supérieures d'un roux ferrugineux, un peu plus paie aux inférieures; gorje, poitrine et tectrices caudales inférieures grises ; rémiges et rectriccs noires en dessus, obscurément rayées; bec, cire el pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces.

Buse a dos noir. Biiteo melanotus, Vieil!.; Buse a uos TACHETÉ, Falco pcecilouotiis , Cuv., Tcmm., pi. color., 9. Tcle, cou, poilrine et parties inférieures blancs; ailes noires, avec l'extrémité des plumes blanches ; queue noire, terminée par une large bande blanche; bec noir; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De la Guiane.

Bbse fadve. Falco Jamaicensis, Lath. Parties supérieures d'un brun fauve, plus |)âle aux inférieures; tectrices alaires rayées de brun; abdomen et Bancs rayés de brun ; cuisses fauves, rayées de brunâtre; queue obscurément rayée; bec, cire el pieds jaunes. Taille, dixneuf pouces. Des Antilles.

Buse a figdge de Paon, Catesby. y. Catharte Urubu.

Bbse Gailinivore. Bnleo Gallinivorus, VieiU. Parlics supérieures brunes, avec la tête, le cou et les tectrices alaires variés de blanchâtre; les trois premières rémiges noires, les autres variées de bjun et de blanc; parties inférieures d'un blanc jaunâtre, tachetées de brun. Taille, dix-huit pouces. De l'Amérique méridionale. Celle espèce paraît être la même que la Buse commune.

Buse GANTÉE. K. Bosepatce.

Bdse a gorge noire. Buteo nigricollis, Vieill. Parlies supérieures d'un brun roussàlrc, les inférieures brunes, avec la gorge noire; rémiges noires; queue noire en dessus, avec quatorze raies brunes, blanchâtres en dessous; bec noir; cire bleue; pieds jaunes. Taille, vingl pouces.

Buse Gordguny. Falco connirens, Lalb. Parties supérieures brunes, variées de taches rousses sur le cou et les scapulaires; rémiges el rectrices rayées de roux; parties inférieures d'un blanc jaunâtre, rayéesde noirâtre; bec noirâtre; tarses couverts de plumes ou de duvet gris; doigls jaunes. Taille, dix-huil pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Bdse bydropuile. Falco hydrophilus, Ruppel, Faun. Abyssin., p. 39, pi. 17, lig. 1 et 2. Sommet de la tète noir, varié de cendré; dos el parties supérieures d'un brun obscur, avec le centre des plumes noir; moyennes rémiges et rectrices brunes, rayées transversalement et finement de noirâtre, les grandes sont noires;^ou et gorge grisâtres, llammulées de cendré; parties inférieures blanches, lavées de fauve; bec et ongles noirs;

cire et pieds jaunes. Taille, vingt -deux pouces. Les jeunes de l'année ont les parties supérieures d'un brun fuligineux, très-foncé ; les parties inférieures sont d'un brun roiigeâtre, avec des Qammules noirâtres sur le cou, la gorge et la poitrine. De l'Abyssinie.

Buse Jackal. Falco Jackal , Lalb., Levaill., Ois. d'Afr., p. 10. Parties supérieures rousses, variées de brun, les inférieures roussàtres, tachetées de noir el de blanchâtre sur le ventre; rémiges noirâtres, variées de noir et de blanc; queue rousse, terminée rie noir; pieds jaunes. Taille, vingt-quatre pouces. Du Cap.

Bise de la Jamaïque. K. Buse fabve.

Buse aux joues grises. Falco Poliogenys, Tcmm., pi. col., 525. Parties supérieures d'un brun roux, avec le bord des gilumes rougeâlre ; joues d'un gris clair, avec le bord des plumes blanchâtre; rémiges noirâtres, en partie bordées de roux; rectrices brunes, traversées par quatre bandes noires ; gorge blanche; poilrine brunâtre, avec le bord des plumes rouge; parties inférieures blanchâtres, avec une large bande rousse sur chaque plume; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, dix-sept pouces. De l'ilc de Luçon.

Bbse livide. Buteo lioenler, Temm. , pi. color., 438. Parties supérieures d'un brun pâle ; tète et cou d'un gris cendré; gorge blancliàlre, avec des taches longitudinales cendrées; poitrine et ventre cendrés, tachetés de brun; parties inférieures blanchâtres; rémiges noirâties, bordées de brun-roux; rectrices d'un brun roussàtre, avec des lignes transversales noires; bec et pieds jaunes. Taille, seize pouces. De l'Inde et de son archipel.

Bbse Macagua. Herpelollieres cachinnans , Vieill.; Falco cachinnans, Lath. Parties supérieures brunes, avec (juelques taches blanches sur les ailes ; sommet de la tète cl nuque couverts de plumes blanches assez longues, susceptibles de se relever en huppe volumineuse; gorge, collier et toutes les parties inférieures blanches; quatre bandes blanches sur la queue; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, dix-huit pouces. De l'Amérique méridionale.

Buse mantelke. Falco pallialus, P. Max., Temm., pi. color., 204. Parties supérieures d'un brun foncé, plus ou moins variées de roux; rémiges tinemenl rayées de noir; quatre bandes noires sur les rectrices; tête, joues, gorge, cou et parties inférieures d'un blanc pur; une tache noirâtre sur l'occiput; bec gros et jaune, avec la mandibule supérieure médiocrement dentée; pieds jaunes. Taille, dix-neuf pouces. Les jeunes ont les parties inférieures couvertes de taches brunes, d'autant moins grandes qu'elles sont plus rapprochées de l'état adulte. De l'Amérique méridionale.

Bdse-Mixte brdne. Le plumage d'un brun cendré, avec quelques taches blanches sur les ailes et le ventre d'un blanc sale; bec noir; cire cl pieds jaunes. Taille, dix-huit à dix-neuf pouces. De l'Amérique méridionale.

BusE-MiXTE coriEUR DE Plomb. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; rémigesnoirâlres; rectrices roussàtres , avec deux bandes noires , terminées de blanc , les deux intermédiaires blanches, traversées de trois bandes noires, toutes étagées; pieds longs et rouges ;

onfjlfis (rès-courts. Taille, dix-neuf pouces. De l'Amérique méridionale.

BosE-MixTE A lonGCES TACHES. Partics Supérieures grises, variées de roux et de blancliâlre sur lesscapulalres; rémiges brunes, avec une bande noire et une lâche blanche; reclrices brunes, rayées de blancbàire et de noirâtre; léle d'un blanc sale, striée de noirâtre vers l'occiput; parties inférieures blanchâtres, avec quelques longues taches brunes sur la poitrine; bec d'un bleu noirâtre; cire bleuâtre; tarse jaune. Taille, vingtquatre pouces. De l'Amérique méridionale.

BcsE-MixTE NOIRATRE ET ROUSSE. Parties supérieures noirâtres, les inférieures parsemées de taches blanches et rousses; reclrices noires, terminées de blanc; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Amérique méridionale.

BcsE-MixTE PEINTE. Regardée comme le mâle de la précédente, dont elle ne diffère que par une moindre taille.

RisES-MixTES. D'Azzara décrit sous ce nom cinq esp. de Buses , dont les ailes . un peu plus courtes que celles des Buses ordinaires, donnent aux Oiseaux de cette petite division de grands avantages pour attaquer et poursuivre leur proie; avantages qui les placeraient naturellement entre les Aigles et les Autours, si les caractères méthodiques qu'on leur assigne ne les retenaient près de nos Buses.

Buse hoike. BiUeoater, Vieil. Tout le plumage noir à l'exception du front, des rémiges inférieures, et de cinq bandes sur la queue qui sont d'un blanc pur; cire, bec et doigts orangés; pieds emplumés. Taille, seize pouces.

Bdse noire et eianche. Btiteo melanoleiicus, Vieill. Tout le plumage blanc à l'exception des scapulaires, des ailes , et de cinq bandes sur la queue qui sont d'un beau noir; cire et doigts jaunes; pieds emplumés. Taille, vingt pouces. De l'Amérique méridionale.

Bose patue. Falco Lagopiis, L. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec le bord de chaque plume roux; reclrices blanches à la base, puis brunes, et terminées de blanchâtre; parties inférieures blanches, avec de larges stries sur la tète, le cou , la poitrine, les flancs et les cuisses; bec noir; cire jaune; doigts et iris bruns; pieds emplumés. Taille, de vingt à vingt-cinq pouces. Les jeunes ont plus de brun sur toutes les parties. Du nord des deux continents et de l'Afrique.

Buse a poitrine rocsse. Circus pecloralis, Vieill. Parties supérieures brunes, avec la tête et la nuque rousses, variées de noirâtre; poitrine d'un roux pur; abdomen noir, varié de blanchâtre ; queue noire, rayée de blanchâtre; bec noir; pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Inde.

Bbse a poitrine variée. Buleo fasciatiis, Vieill. y. Buse commune, jeune.

Buse Ptilorhtnqce. Falco Plilorliynchus, Temm., pi. color., 4i. Le corps brun , avec les plumes bordées de brunâtre ; front , joues et gorge cendrés ; une petite huppe relevée, brune, bordée de cendré; rémiges noirâtres, variées de brun et de cendré; les secondaires ont une large bande cendrée, variée de blanchâtre; reclrices noirâtres, terminées cl coupées par une large

bande blanche, marbrée de brun el de roux; bec bleuâtre; pieds jaunes. Taille, vingt- trois pouces. De l'Inde.

Buse a qdeoe blanche. Buleo albicandiis , Vieill. Parties supérieures brunes, ondulées de noirâtre; les inférieures blanches, avec quelques ondulations noirâtres sur les flancs ; front blanchâtre ; menton noir; rémiges noires; rcctiices blanches, légèrement rayées de noirâtre en dessus, et traversées en dessous par une bande noire et une autre grise; bec bleuâtre ; cire el pieds jaunes. Taille, vingt pouces. De l'Amérique mér.

Buse a queue courte. Bnleo bractifrus, Vieill. Partics supérieures brunes, noirâtres, les inférieures blanches; reclrices rayées en dessous de gris et de blanc ; bec noir; cire et pieds jaunes. Patrie inconnue.

Buse a queue ferrugineuse. Buleo Jntericanvs, Vieill. Ois. de l'Améiique septentrionale, pi. 6. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec le bord des plumes brunâtre; rémiges cendrées, variées de noir; parties inférieures blanches, tachetées de brun; reclrices d'un brun roussàtre, terminées de blanc et marquées de sept raies noires; bec noir; cire et pieds jaunes. Taille, dix-neuf pouces.

Buse a queue rousse. I^. Buse boréale.

Buse rayée. Falco lineatus, Lath. Parties supérieures brunes, rayées de blanchâtre sur les ailes et la queue; parties inférieures rousses, rayées de brun ; lète et cou d'un blanc roussâlre, rayé de brun; bec bleu; pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces. De l'Amérique septentrionale.

Buse rougeatre , des savanes noyées. /-'. Busauu

BUSON.

Buse Rougri. F. Buse des déserts.

Ruse Rounoir. F. Buse Jackai.

Buse roussàtre. Falco rtitilans, Licht., Temm., pi. 25. Parties supérieures rousses, variées de noirâtre, les inférieures rousses, rayées de brun; tèle rousse, striée de noir; un trait noir au-dessus des yeux; rémiges et lectrices alaires, mi- partie rousses et noires; reclrices noirâtres, avec la base et l'extréinilé cendrées; bec brun; cire et pieds jaunes; tarses assez élevés. Taille, dix-huit pouces. De l'Amérique méridionale.

Buse ROUSSE, des savannes noyées. F. Buse roussàtre.

Buse sociable. Herpelolheres sociabilis, Vieill. Parties supérieures brunes, avec les lectrices alaires bordées de roux; rémiges rayées de noirâtre; léle variée de brun et de blanchâtre; parties inférieures blanchâtres; reclrices blanches à leur base , puis brunes , terminées de cendré; bec noir; cire et pieds orangés. Taille , seize pouces. De l'Amérique méridionale.

Buse Tacharde. Falco Tachardus, Lath., Levaill., Ois. d'Afr. , pi. 19. Parties supérieures brunes, variées de gris-blanchâtre sur la tête; parties inférieures roussâtres, tachetées de brun sur la poitrine; de larges bandes noirâtres sur les reclrices ; bec noir; cire jaune; pieds rouges. Taille, di.x-buit pouces.

Buse a tête blanche, des savanes noyées. K. Busard Buserai.

Buse variée. Falco variegatus, Gmel. F. Buse cob-

MUNE.

tttttt Cabacaras.

Ailes longues ; première rémige courte ; troisième et quatrième les plus longues.

Caracara CnERiwAY. Fatco Cheriway, Gtncl. Parties supérieures d'un brun ferrugineux ; les inférieures brunâtres; télé et cou jaunes; joues nues et rouges; rémiges noires; rectrices ferrugineuses, rayées de brun; bec bleu; pieds jaunes. Taille, vingt-six pouces. De l'Amérique méridionale. Espèce douteuse.

Caracara CDiMACiiniA. Polyborus Chimachima, Vieill. Parties supérieures variées de blanc, de roux et de noirâtre; rectrices intermédiaires rayées de blanc et de noirâtre, les autres de jaunâtre et de blanc, et toutes terminées de blanchâtre; un trait noir derrière l'œil; parties inférieures blanchâtres; bec bleuâtre; pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De l'Amérique méridionale.

Caracara Ciiimango. Polfborus Chimango, Vieill. Parties supérieures brunes; plumes du sommet de la tête noires, bordées de brunâtre ; rémiges et partie des tectrices alaires noirâtres , variées et rayées de blancroussâtre; gorge et devant du cou mélangés de roux et de brunâtre; poitrine et jambes brunes, rayées de noirâtre et de bran; ventre roussàlre; tectrices caudales inférieures blanches; rectrices cendrées, rayées de blanc et de noirâtre, et terminées de blanchâtre; bec verdâtre; cire et pieds jaunâtres. Taille, treize à quatorze pouces. De l'Amérique méridionale.

Caracara tvritsRE. Falco Novœ-Zelaniliœ, Lath., Tcmm. , pi. color., 192 et 224. Plumage noir, strié de blanc sur le cou, le dos et la poitiine; cuisses rousses; rectrices terminées de blanc; bec blanchâtre; cire et pieds jaunes. Taille, vingt-deux pouces. Les jeunes ont le plumage d'un noir brun, avec les stries du cou et de la poitrine rousses; la base des rémiges elles reclrices sont aussi de cette couleur.

Caracara koir. Falco aterrimus , Temm., pi. color., 57. Tout le plumage noir, à l'exception de la base de la queue <iui est blanche ; bec noir; pieds d'un jaune rougeâtrc. Taille, quatorze pouces et demi. De l'Amérique méridionale.

Caracara Uancanca. Falco aquilinus , L. ; Falco l'ormosus, Lath.; Ibyctcr lexicogaster ,\''w\\\.,'&\iïï., pi. enl.,427. Parties supérieures noires, faiblement irisées ; les inférieures blanches; des espaces nus et rouges sur les joues, la gorge et le cou; bec jaune; pieds d'un rouge plus ou moins vif. Taille , dix- huit pouces. De l'Amérique méridionale.

Caracara vulgaire. Falco Brasiliensis, Lath.; Polyborus vutgaris, Vieill. Parties supérieures brunes, variées de noirâtre; rémiges externes blanches, rayées et tiquetées de brun; gorge, côtés delà tête et queue blanchâtres; dessus du cou et parties inférieures rayées de brun et de blanc; bec blanchâtre; cire orangée; pieds jaunes. Taille, vingt et un pouces. De l'Amérique méridionale.

ttttttt Cym.ndis.

jiHesdemoyeiine longueur; première rùmigv courte;

les quatrième et cinquième les plus longues; 7nan-

dibulc supérieure très-crochue.

Cymindis bec en croc. Falco uncinatus, lllig.,

Temm., pi. col., 103, 104 et 315. Tout le pluniagcd'un

noir bleuâtre, avec le bord des plumes d'une teinte jiUi.s claire; joues et côtés de la tête d'un bleu cendré; une large bande blanche sur la queue qui est terminée de cendré; bec noir; pieds jaunes. Taille, quinze pouces. Du Grésil. La femelle a les parties inférieures d'un cendré bleuâtre, rayées de blanc-jaunâlre; les tectrices caudales inférieures rousses , et la queue rayée et terminée en dessous de cendré. Les jeunes ont les parties inférieures d'un blanc roussâtre, rayé de roux et de brun; les côtés du cou blanchâtres et un collier d'un rou\ vif.

Cymindis bec en Hameçon. Fa/eo Hamatus, Ulig. . Temm., pi. color., Gl et 231. Tout le plumage d'une teinte ardoisée et varié de bleu - noirâtre ; tectrices caudales inférieures blanches; bec noir; cire et pieds d'un jaune orangé. Taille , quinze à seize pouces. Le jeune a les parties supérieures brunes, avec les plumes bordées de roux; gorge et sourcils d'un blanc jaunâtre; plumes des parties inférieures d'un bleu noirâtre, bordées de blanc-jaunâtre. Du Brésil.

CïMiNDis cendré. Asturina cinerea, Vieill. Plumage d'un gris cendré, avec des raies blanches sur les parties inférieures; rémiges rayées de noirâtre; reclrices traversées par des bandes noires ; bec et cire bleuâtres ; pieds jaunes. Taille , quinze pouces. La femelle en a vingt, elle a les rémiges et les rectrices rayées de noirâtre. De Cayenne.

Cymindis a pieds blecs. Même espèce que la Buse cymindoïde.

tttttttt Milans. Narines obliques; leur bord extérieur marqué d'un pli; première rémige beaucoup plus courte que la sixième; la deuxième un peuplas courte quela cinquième ; la troisième presque égale à la quatrième qui est la plus longue.

Milan d'Autriche. Falco Austriacus, Lath. ^. Milan ROYAL, jeune.

Milan blanc. F. Aigle Jean-le-Blanc.

Milan de la Caroline. Falco furcatus, Lath., Ois. de l'Amérique septentrionale, pi. 10. Parties supérieures noires, irisées; les inférieures, ainsi que la tête el le cou, d'un blanc assez pur; rectrices latérales beaucoup plus longues que les autres. Taille, vingt-quatre pouces.

Milan Cresserelle. Falco plumbeus, Lath.; Ictinia plumbeus, Vieill., Ois. de l'Amer, sept., pi. 10 bis. Plumage d'un gris bleuâtre, plus foncé sur le dos et presque noir sur les ailes; trois marques blanches sur les rectrices latérales; bec et cire noirs; iris rouge; pieds jaunes. Taille, seize pouces. Les jeunes (Temm., pi. color., (îg. 180) ont le plumage plus foncé, et sont rayés de noirâtre sur le sommet de la tète, sur la poitrine et le ventre; les reclrices sont terminées de

Milan étolien. Falco ater, Lath.; Milous /Etolius, Sav., BiifF., pi. enl., 472. y. Milan noir.

Milan noir. Falco ater, L. ; Falco parasiticus , Lath.; Falco /Egyptius, Gmel.; Falco Forskahlii , Ginel. Parties supérieures d'un gris brun très-foncé; les inférieures d'un brun roussâtre, avec des taches longitudinales brunes; cuisses d'un roux foncé; tête et

j^orge striées de blanchâtre et de brun; queue Irès-peu lourchue, raytîe de noirâtre; l)ec noir; cire et pieds d'un jaune orangé. Taille, vingt-deux pouces. D'Europe. Les jeunes ont l'exlrémilé des plumes de la tête d'un blanc jaunâtre; les scapulaires bordées de roux, et la queue insensiblement rayée.

Milan noir et iiianc. f^. Milan de la Caroline.

Milan parasite. /'. Milan noir.

Milan a queue blanche. Miivus leucurus, Vieill. Parties supérieures d'un cendré foncé; les inférieures blanches, ainsi que la queue, dont l'extrémité seule et les rectrices intermédiaires sont d'un cendré bleuâtre; bec noir; cire et pieds jaunes; queue fourchue. Taille, treize pouces. De l'Amérique méridionale.

Milan a quede étagée. Milims sphenurus, Vieill. Parties supérieures variées de roux, debrun et de blanc, les plumes de la léte et du cou allongées, variées de roux cl de blanc; parties inférieures variées de roux, de blanc et de fauve ; rémiges noires; rectrices roussâtres, marbrées de blanc et de noir; becrougeâtre; pieds jaunes. De l'Australasie.

Milan a queue irrégciière. Falco tlispai; Jemm., pi. col., ôl9. Parties supérieures, rémiges et rectrices bleuâtres; tectrices subalaires noires; rectrices latérales bordées de blanc ; parties inférieures et côtés de la tête blancs; queue irrégulièrement étagéc; bec noir; pieds jaunâtres. Taille, quatorze pouces. La femelle a les parties supérieures brunes, avec le bord des plumes roussâtre; les petites tectrices alaires fuligineuses, terminées de roux; les grandes tectrices et les rémiges noirâtres, terminées de blanc et bordé de cendré-bleuâtre; lorum cendré, front et gorge blancs; poitrine et ventre blancs, avec des flammes rousses. Du Brésil.

Milan RiocouR. Falco Riocoiirii, Vieill., Temm., pi. col., 85. Parties supérieures d'un cendré bleu, avec l'extrémité des tectrices et des rémiges blanche; front et parties inférieures blanchâtres ; une tache brune entre l'œil et le bec qui est bleu; cire et pieds jaunes; queue très-fourchue. Taille, treize pouces. Du nord de l'Afrique.

Milan roux. V. Milan royal, très-jeune.

Milan ROYAL. Falco Miivus, L.; Falco Aiistiiactis, Lath., Buff., pi. enl., 422. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes roux ; les inférieures rousses, variées de brun; plumes de la tète et du cou effilées, blanchâtres , striées de brun ; queue très-fourchue , roussâtre; bec brun, avec un petit feston; cire et pieds jaunes. Taille, vingt-six pouces. D'Europe. Les jeunes ont les plumes de la tète rondes, rousses, terminées de blanchâtre.

Milan de Sibérie. Variété du Milan royal.

MiLANDESoNNiNi.Faicoi'o««!>ue«s/s, Lath. ^.Faucon BLANC.

Milan Yetaîa. Miivus Yetapa, Vieill. A beaucoup de ressemblance avec le Milan de la Caroline , dont il formerait tout au plus une variété. De l'Amérique méridionale.

FAUCONNEAU, ois. Nom du jeune Faucon, /^.ce mot.

FAUJASIE. Faujasia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères, L. , et de la Syngénésie égale, L., établi par H. Cassini (Bull, de la Soc. Philoni.,

mai 1819) qui l'a caraclérisé de la manière suivante : calalhide sans rayons, composée de Heurs nombreuses, égales, régulières et hermaphrodites; tubes des corolles dilatés à la base; étamines des fleurons extérieurs avortées; involucre formé de dix à douze écailles disposées sur un seul rang, égales, appliquées, linéaires, oblongues, aigués, coriaces et soudées par leur base; réceptacle planiuscule et sans paillettes; ovaires grêles, cylindriques, striés, glabres et surmontés d'une aigrette qui se compose de quatre poils longs, égaux, soyeux et flexueux. L'auteur de ce genre le place dans la tribu des Sénécionées, auprès de VEiiotrix et de VHubertia, desquels on le distingue par l'aigrette. Il n'en décrit qu'une seule espèce. Faujasia pinifolia, arbuste indigène des îles Maurice et Mascareigne. Sa lige est cylindrique, couverte d'écaillés sèches (|ui sont les débris d'anciennes feuilles , divisée en rameaux fascicules et garnis entièrement de feuilles linéaires, aiguës, un peu spinescentes au sommet, entières, épaisses et coriaces. Les capitules, formés de fleurs jaunes, sont disposés en corymbes réguliers, dont les dernières ramifications sont munies de bractées subulées.

FAULX. POIS. Syn. de Cœpola Tœnia. V. Ruban.

FAUNE. Faiinus. zool. Espèce de Singe dans Linné, et de Papillon aujourd'hui du genre Satyre, dans Fabricius. Denys Montfort avait donné ce nom au genre de Coquilles que Férussac appelle Mélanopside. On désigne sous le nom de Faune, le tableau des animaux qui vivent dans une contrée, quand il comprend la série de tous les êtres vivants.

FAUnUET, FAUQUETTE. ois. Syn. ancien de Hobereau. A'. Faucon.

FAUSSE, zooi. BOT. Lorsque l'on commença à s'occuper sérieusement des sciences naturelles, on sentit de suite l'importance des noms à l'aide desquels on peut fixer les idées qu'on doit se faire de chacune des choses auxquelles ces noms sont imposés. On voit que cette importance attachée aux noms propres, est consacrée par les traditions religieuses, puisque le premier soin du Créateur, après avoir complété son œuvre par la formation du premier Homme, fut, selon les livres saints (Genèse, chap. 2, vers. 10), d'amener tous les Animaux terrestres et les Oiseaux du ciel devant cet Homme, afin qu'il vît comment il les appellerait, et ce nom, qu'Adam donna à cliactm des Animaux , est sou nom véritable. On trouve plus bas (vers. 20) : « Adam appela tous les \nimaux d'un tio m qui leur était propre, tant les Oiseaux du ciel que les bêtes de la terre, n Il n'est pas dit un mot des êtres aquatiques ni des Végétaux, comme s'ils fussent demeurés anonymes. On a vu cependant, au mot Bravera, quelle importance les Arabes, entre autres, attachent aux noms des plantes. Sans examiner si cette nomenclature Adamique s'est perdue pendant le déluge, ou si Noé s'en étant servi pour faire l'appel des couples qu'il conserva dans son Arche, elle ne disparut qu'au temps de la Tour de Babel, nous nous bornerons à faire remarquer quelle importance on attacha d'abord à la valeur des noms, puisque on en supposa la source toute divine. De là, sans doute, ce soin minutieux que tant de commentateurs mirent à savoir quel était le nom véritable de tel ou tel

F A ir

objet tlnns celle anliqiiilé qui n'élait pas moins respectable à Iciiis yeii\ que les sources sacrées. Quand ces commenlaleurs croyaient avoir deviné ce que leurs devanciers durent désigner par des noms , certainement arbitraires dans l'origine, pour ne point déplacer ceux qu'on affirmait êlre véritables, les mois 7wej<(/o, Faux, Fausse, servirent à indiquer les êtres qu'on pouvait à la rigueur rapprocher de ceux dont on avait trouvé le prétendu nom, mais qu'il fallait bien se garder de confondre. Cependant il n'y a ni vra'ies ni fausses désignalinns dans une acception i-igoureuse pour les objets naturels. Variant avec les langages dont ils forment la base, les noms propres de tous les corps ne peuvent devenir véritables que selon la valeur déterminée par une définition méthodique, qui restreint invariablement celle valeur à lel ou lel objet, sans qu'on en puisse appeler un nuire Faux selon qu'il lui ressemble plus ou moins. A'. NuMEncLATURE et Système. Ces noms de Faux et Fausse doivent donc èlre proscrits de la science, et c'est seulement pour montrer l'abus qu'on en fit ou pour rintclligence de quelques ouvrages répandus où l'on emi)loya de tels noms, que nous mentionnerons ici quelques exemples d'un lel abus. On a donc mal à propos appelé :

Fausse Aiguë maride. (Min.) Une variété de Chaux fiuatée transparente, d'un bleu vcrdâtre, cristallisée ou amorphe.

Fausse ah.e de Papilioji. (MoH.) Le Conus geniiatns.

Fausse Amdroisie. ( Bot. ) Le Cochleaiia Coronopus, L.

Fausse Améthyste. (Min.) La Chaux Huatée violette.

Fausse Arche de Noé. (MoII.) VArca imbiicala, h.

Fausse Cannelle. (Bot.) Le Laiiriis Cassia, L.

Fausse Chrysolithe. (Min.) Le Quartz hyalin de couleur jaune-verdàlre.

Fausse Hyacinthe. (Min.) Le Quartz transparent, de couleur roussàtre.

Fausse Malachite. (Min.) Le Jaspe vert.

Fausse Mcsiqde. (MoU.) Une variété du f^olula musica.

Fausse oreille de Midas. (MoH.) Une variété du Dulimus hemaloslomus.

Fausse Oroivce. (Bot.) Une espèce d'Agaric, qui passe pour être vénéneuse, Agaricus pseudoaurantiacus , ainsi nommée par opposition à V Agaricus anrrinliaeus, manger délicieux, fort sain, et qui présente beaucoup de ressemblance avec elle.

Fausse I'oire. (Bot.) Une variété de Courges.

Fausse Réglisse. ( Bot. ) VAstragalus Glyciphyllos, h.

Fausse Rhubarde. (Bot.) Le Tlialictrum flavum,t.

Fausse Scalata. (Moll.) Le Scalaria Clalhnis.

Fausse Teigne. (Ins.) Dans Réaumur, les Teignes dont les larves quittent leur fourreau pour marcher.

Fausse Thiare. (Moll.) Le Stiombiis paiustiis.

Fausse tinne de Beurre. (Moll.) Le Cunus ylaucus.

Fausse Topaze. (Min.) Le Quartz jaunâtre.

FAUSSES PARASITES. BOT. On désigne assez fréquemment sous celte dénomination , diverses plantes, telles que le Lierre , plusieurs Orchidées des pays

chauds et surtout certaines Cryptogames, telles que des Mousses, des Lichens, des Champignons, etc., qui vivent liabiluellement à la surface d'autres végétaux . sans en tirer directement aucune nourriture. C'est comme point d'appui, et grâce ù une petite quantité d'humidité superficielle, que celle slalion leur convienl; mais aucun organe ne pénètre dans rinlérieur de la piaule attaquée; et les Fausses Parasites vivent également bien surun mur légèrement humide, pourvu que l'élat de la suiface leur permelle de s'y accrocher. D'aulres Fausses Païasitcs sont semées par les Oiseaux ou transportées par les venls dans les cavités des arbres, et se développent bien dans le terreau ligneux qui s'y trouve. D'aulres, sous forme de Lianes, se jettent sui' les plantes et les entourent. Ces végétaux faussement parasites n'ont d'autre inconvénient pour leurs supports, que d'entretenir à la surface una humidilé peu favorable, de receler des insectes nuisibles, d'élreindre trop fortement des tiges ou des rameaux qui demandent à grossir, et de gêner les feuilles par un développement trop vigoureux.

FAUSSES RADIÉES, dot. Le professeur De Candolle, dans son travail sur les Synanihérées, appelle Fausses Radiées les genres de Composées LaliialiHores qui ont la lèvie externe des corolles extérieures beaucoup plus grande, de manière à représenter au premier aspect nne fleur radiée.

FAUSSES TRACHÉES. EOT. Sorte de tubes ou devaisseaux sévcux, qui offrent de distance en distance des fentes transversales, et ressemblent ainsi un peu aux véritables trachées ou vaisseaux spiraux. F. Anatomie végétale et Vaisseaux.

FAUSTULE. Faustula. bot. Genre de la famille des Synanthérées, des Corymbifères de Jussieii, et de la Syngénésie égale, L., établi par H. Cassini (Bull, de la Soc. Philom., septembre 1818) qui l'a ainsi caractérisé: calathide sans rayons, composée de fleurons nombreux, égaux, réguliers et hermaphrodites; anthères munies d'appendices basilaires, subulés; involucre formé d'écailles imbriquées, appliquées, oblongues, coriaces, laineuses, terminées par un appendice glabre et scarieux; réceptacle nu et plan; ovaires courts, cyliiidracés, hérissés de poils roides et fourchus au sommet; aigretlecomposéede poils plumeux, soudés à leurbase. Ce genre a été placé dans la tribu des Inulées, section des Gnaphaliées. Labillardière l'avait confondu avec le Cliiysocoma, et avait nommé Chrysocoma reticulala la seule espèce décrite par Cassini ou sa Faustula reliculata. C'est un arbuste indigène du cap Van-Diémen,à la Nouvelle-Hollande, haut d'un nièlre environ, dont les branches cotonneuses portent des feuilles alternes, très-rapprochécs, scssilcs, linéaires, obtuses, coriaces et tomenteuses en dessous. Les fleurs sont jaunes, nombreuses, rapprochées et disposées en corymbes terminaux.

FAUVE. OIS. Synonyme vulgaire aux Antilles dn Fou blanc, Pclecanus Piscalor, L. F. Fou.

FAUVES (bètes). mam. On donne vulgairement et génériquement ce nom aux espèces du genre Cerf, que l'on nourrit dans les forêts pour le plaisir de leur donner la chasse.

FAUVETTE, ois. Dénoininalion donnée par plusieurs auteurs au genre Sylvie, f. ce mol.

Buffon avait parliculièrement donné ce nom à la Sylvie Orpliée, Sylvia Nison'a. Depuis, Temminck a démontré que les méthodistes ne s'étaient point entendus .•>ur l'application de ce nom spécifi'iue. et qu'elle devait être faite exclusivement à la petite Fauvette, Sylvia Iwrtensis, Beclistein. F. Stlvie.

Plusieurs Oiseaux qui ne font pas partie du genre Sylvie ont reçu le nom de Fauvette; ainsi on nomme :

F.\iivETTE DES ALPES, l'Acceuteur Pégot.

Facvette des bois. Fauvette d'oiver, le i\Ioucliet.

Facvette momacivarde, l'Acceuteur montagnard.

FAUVI on FAUVIX. bot. C'est le Flius coriaiia dans plusieurs des cantons méridionaux de la France, où on cultive cet arbuste atîn de le livrer au commerce.

FAUX. POIS. L'un des noms vulgaires du Sqnatus f'ulpes. F. Squale.

FADX. ioo\.. bot. Ce que nous avons dit au sujet du mot Facsse, comme servant de base à plusieurs noms propres, s'applique égalementà cet article; ainsi c'est tout aussi improprement qu'on a appelé : ]

Faux Acacia. (Bot.) La première espèce de Robinier ! qui ait été connue en Europe. I

Faux Acorcs. (Bot.) Une espèce d'Iris.

Faux Aicpt de plume. (Min.) L'Asbeste et le Gypse fibreux.

Faux Amome. (Bot.) Le Ribes nigmm, L.

Fabx Apain. (Bot.) Le Bignonia crucigem, L.

Faix Arbousier. (Bot.) Le Cunonia Capensis, L.

Faux Argent ou Argebt de Chat. (Min.) Une variété de Mica blanc argentin.

Faux Asbeste. (Min.)L'AmphiboIefibreuxblancbâtre.

Faux Asphodèle. (Bot.) Les Antherictim calyculatuni et ossifiagum de Linné.

Faux Badme dc Pérou. (Bot.) Le Melilotus cœruletis, L.

Faux Bekjoiw. (Bot.) Le Terminalia angustifolia de Jacquin, qui a l'antériorité de nom sur le Terminalia Benzoin de Linné fils.

Faux Bombyx. Nocluo-Bombycites. (1ns.) Tribu d'insectes de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, ayant toujours les ailes inclinées en forme de toit, et la languette très-distincte et plus longue que la télé. Les Papillons qui composent cette tribu sont Irès-semblablesaux£o/«6r3-, aux Hépiales et aux Cossus, eic, mais les caractères que nous avons présentés les en séparent. Les genres Arctie et Callimorphe composent cette tribu. On pourrait y ajouter les Lithosies et quelques TinÉiTES. F. tous ces mots.

Faux Bourdod. (Ins.) Réaumur a donné ce nom à plusieurs Hyménoptères du genre Bomhiis (V. ce mot). On nomme vulgairement Faux Bourdons les mâles des Abeilles. V. Abeilles.

Faux Brésillet. (Bot.) Même chose que Comoclailia.

Faux Bris. (Bot.) Le Fragon commun.

Faux Cabestan. (MoU.) Le Mnrcx ciitaceiis.

Faux Café. (Bot.) Nom que l'on donne assez vulgairement aux graines de Lupin et d'Iris Faux-Acore, que l'on torréfie et dont on fait usage comme de vrai Café.

4 nier, nrs sciences nat.

Faux Caïéyers. (Bol.) Ce nom est donné à quelques arbres ou arbrisseaux de la famille des Rubiacées, qui ont, comme le Café, un fruit charnu, à deux loges monosperraes, et dont les graines pourraient donner une infusion presque semblable. Celui que Linné nommait Caffœa occidentalis est le Tetrameritim de Gartner fils; le Caffœa panictilata d'Aublet parait se rapprocher davantage du Pavetta. Comraerson a trouvé dans un arbrisseau de l'ile Mascareigne, nommé Bois-Bleu, quelque ressemblance avec leCaféyer et l'a appelé Pseuilo- CofTœa.

Faux Cdamaras. (Bot.) Le Teuciiiim Scorodonia.

Faux Chervi. (Bol.) La Carotte sauvage.

Faux Chouan. (Bot.) Lascmence du Myagrum orientale.

Faux Ciste. (Bot.) Le Turnera cistoides.

Faux Corail. (Polyp.) Divers Madrépores et autres Polypiers.

Faux Cresson. (Bot.) Le Feronica Becabiinga.

Faux Cumin. (Bot.) Les graines de Nielle.

Faux Dictame. (Bot.) Un Marrube.

Faux Ébénier. (Bot.) Le Cytise des Alpes.

Faux Froment. (Bot.) V Avenu elatior, L.

Faux Grenat. (Min.) Une variété de Quartz d'une couleur obscure, tirant sur le noir.

Faux Hellébore. (Bot.) Divers végétaux qu'on avait pris pour l'Hellébore des anciens, qui était, à ce qu'il paraît, V Helleboriis orientalis de Tourneforl.

Faux Hermodacttle ou Hermodacte. (Bot.) Vlris tuberosa.

Faux livoiGO. (Bot.) Divers Galegas, particulièrement l'officinal et VAmorpha frulicosa.

Faux Ipêcaccanha. (Bot.) Divers végétaux exotiques dont la racine a été employée en place d'Ipécacuanha véritable; tels que le Cephcelis emetica, le Cynanchum vomitorium, VIonidium emeticum et le Psychotria emetica.

Faux Jalap. (Bot.) Le Mirabilis Jalapa, L.

Faux Jasmin. (Bot.) Le Tecoma radicans, anciennement un Bignonia.

Faux Lotier. (Bot.) Le Glinuslotoides.

Faux Lotus. (Bot.) Le Diospyros Lotus, L.

Faux Mélanthe. (Bot.) VJgrostemnia cœlirosa, L.

Faux Mélèîe. (Bot.) VAspalathus chenopoda.

Faux Mélilot. (Bot.) Le Lottis corniculatus, t.

Faux Narcisse. (Bot.) V Anthericum serotinum, L.

Faux Nard. (Bot.) Diverses plantes, mais plus particulièrement VAllium victorialis, L.

Faux Or ou Or de Chat. (Min.) Une variélé de Mica, d'un beau jaune.

Faux Piment. (Bot.) Une espèce de Morelle, et le Schinus Molle.

Faux Pistachier. (Bot.) Le Staphylea pinnata, et le Royena lucida.

Faux Platane. (Bot.) Un Érable.

Faux Poivre. (Bot.) Le Piment.

Faux Quinquina. (Bot.) Vlm fructescens et le ^enecio pseudochina.

Faux Raifort. (Bot.) Le Cochlearia rustica.

Faux Rubis. (Min.) Une variété de Quartz.

Faux Santal. (Bol.) L'arbre mentionné sous ce nom.

dans SloaiK!, i)arait cire le (kesalpinia lirasilionsis. A Candie on donne ce nom à l'Alaterne.

Faux Saphir. (Min.) Une variété de Dichroïle, et quelquefois de la Cliaux flualée de coulenr bleue.

Faix Sapin. (Bot.) VHippuris vulgaiis.

Faux Scoruium. (Bot.) Le Teucrium Scorodonia.

Faux Scorpion. (Araclin.) La Pince des livres, CVielifcr de Gcofïroy.

Faix Seigle. (Bot.) VAvena elalior, L.

Faux Séké. (Bot.) Le Baguenaudier.

Faux Simarodba. (Bol.) Le Bkjnonia Conpaia.

Faux Soocdet. (Bol.) Un Carex et le Scliœnus Mariscus, L.

Faux Sycomore. (Bot.) L'Azédarach.

Faux Thé. (Bot.) VAlsionfa Tliea. F. Sïmplocos.

Faux Tiii.aspi. (Bot.) Le Lunaria annua, L.

Faix Thuya. (Bot.) Une espèce de Cyprès.

Faux Trèfle. (Bot.) Le Paullinia Jsiatica.

Faux Tboefie. (Bot.) Le Cerasus Padtis, DC.

Faux Turbitu. (Bol.) Les racines du Thapsia hirstittt et du Laserpitiumlatifolium.

Faux Verticille. (Bot.) Les verticilles incomplets dans lesquels les Qeurs ne partent pas de tout le pourtour de l'a.\e, et y laissent des intervalles. Tels sont ceux qu'on trouve le plus souvent dans les Labiées appelées cependant verlicillées, tandis que le verticille est vrai dans VHippuris, par exemple.

FAVAGINE D'ARISTOTE. polyp. Imperati, dans son Histoire naturelle, p. 039 cl C42, et Ginnani ont donné ce nom à des productions marines qui se rapprochent beaucoup des Alcyonaires, et qui, peut-être, appartiennent même au genre Alcyon.

FAVAGITE. poLYP. Ce nom a été employé par quelques oryctograplies pour désigner des Madrépores fossiles, aux oscules desquels ils ont trouvé quelques ressemblances avec des rayons d'Abeille.

FAVAL ou FAVAT. MOLL. Synonyme de Buccinum subiilatum de Linné ou Teiebra subulata de Lamarck. f'.Vis.

FAVE, FAVELOTTE, FAVETEOU et FAVO. bot. Synonymes vulgaires de la Fève des Marais, yicia faba, var., L.

FAVELOU. BOT. Nom vulgaire du Fiburnuin Tinus, L., dans les cantons méridionaux de la France où cet arbuste croit à peu près sans culture, particulièrement dans les parties les plus chaudes du Languedoc.

FAVÉOLÉ. FaviiOlatus. bot. Se dit d'un organe garni de peliles cellules à parois minces et adossées les unes contre les autres.

FAVIE. Faeia. polyp. Genre de Zoophytes établi par Ocken dans son Système général de Zoologie. Il renferme des Polypiers de l'ordre des Astrairées, et présente les caractères suivants : tubes couchés l'un près de l'autre, réunis par une sorte de ciment, ouverts par en haut, et sortant comme d'une tige commune. L'auleur divise ce genre en trois sections : t Masse se rétrécissant à la base. Madiepoia lorulosa et Ananas.

tt Masse composée de tubes longs et parallèles. Madrepora annularis, radiata, penlagona et cetlula. fit liasse comiioséc de tubes divergents, avec de

fortes étoiles déchirées. Madrcpora favosa, Trayiim, detrita, polyfjona cl Ura.

Parmi les espèces citées par Ocken, il en est plusieurs qu'il a placées dans différentes sections, et qui ne forment maintenant qu'une seule espèce; le Madrepora Ananas de la première, et Madrepora Ura de la troisième en offrent un exemple. C'est VAslrea Ananas de Lamarck. Le genre J'^aria n'a pas été adopté par les naturalistes; il n'a aucun rapport avec les Favosites de Lamarck , ainsi que l'a dit un auteur moderne, et ne renferme que des Astrairées presque toutes du genre Astrée.

FAVIOLE, FAVEROLLE et FEVEROTTES. bot. Du latin Pliaseolus, synonyme de Haricots dans différents cantons de la France méridionale.

FAVOLUS. BOT. {Champignons.) Dans sa Flore d'Oware et de Bénin, Palisot-de-Bcauvoisa décrit un Chani pignon très-voisin du genre Bolet, mais qui, par la disposition des plis de la partie inférieure de son chapeau, doit constituer un nouveau genre. La ressemblance des cavités formées par ces plis avec les alvéoles d'un gâteau d'Abeilles ou de Guêpes, a mérité au genre le nom de Guêpier, Favolits.

Le Champignon sur lequel ce genre a élé établi croît sur le tronc des arbres morts , dans le royaume d'Oware en Afrique. 11 est scmi-orbiculaire, marqué en dessus de zones formées par les excroissances de la plante, et garni de poils rameux, longs, roides comme du crin, d'où le nom de Guêpier hérissé, Favolus hirtus (FI. d'Oware, pi. 1), que lui a donné Palisol-de-Beauvois. Les alvéoles de la partie inférieure du chapeau forment des hexagones presque réguliers. Quelques autres Champignons subéreux, coriaces, sessiles et s'allachant par le côté , ont été réunis à ce genre qui d'ailleurs est très-voisin du Dœdalea de Persoon.

FAVONIE. Favonia. acal. Genre de l'ordre des Acalèphes libres, proposé par Péron et Lesueur dans leur beau Mémoire sur les Médusaires. Ils Ponl ainsi caractérisé : Méduses agaslriques ou sans estomac, pédonculées et non lentaculées, avec des bras garnis de nombreux suçoirs, fixés à la base du pédoncule. Ils le composent de deux espèces, Favonia oclonema et Favonia hexanema. Lamarck, n'ayant pas adopté le genre Favonie, les a réunies à ses Orythies. F. ce mot.

FAVONIER. Favonium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie frustranée, L., établi par Ga3rtner (</e Fruct.-i, p. 451, lab. 174) qui l'a ainsi caractérisé : involucre double; l'extérieur composé de quatre ou cinq feuilles très-grandes; l'intérieur plus court et formé d'un grand nombre de feuilles. Dans l'un et l'autre, celles-ci ont une consistance herbacée; elles sont ovales ou elliptiques, marquées de vaisseaux saillants, glabres, et se terminant en une très-courte épine; réceptacle nu, profondément alvéolé, garni ù sa circonférence de dents subulées, inégales, étalées horizontalement, et soudées entre elles, ainsi qu'avec le réceptacle (Ga;rtiier donne à leur ensemble le nom de calice commun); fleurs du disque hermaphrodites , dont le limbe offre cinq divisions régulières; celles de la circonférence neutres, en languetles oblongues et Iridenlées; akènes couronnés

Z.iS

par un rebord membraneux, ilécou|)(;cn un grand nombre de petites dents lésùrement plumcuses. En adoptant ce genre, mais faisant remarquer son extrême ressemblance avec le Didelta de l'Héritier, Cassini a modifié ses caractères génériques , quoi(|u'il n'ait eu connaissance du Favoniiim, que par la description de Gœrtner. D'après l'analogie qu'il présente avec d'autres genres voisins, soigneusement observés par Cassini, celui-ci décrit autrement l'involucre : selon cet auteur les divisions de cet organe sont toutes très-courtes, mais les extérieures sont surmontées chacune d'un trèsgrand appendice foliacé; les intérieures {calix communfs, Gaîrtner) sont inégales, inappendiculées, étalées, subulées, mais ne sont pas décrites comme soudées entre elles et adhérentes au réceptacle.

Les différences que l'on observe dans les caractères du Favoniiim et du DUlella, et qui consistent dans la diversité du sexe des fleurons, dans les alvéoles du réceptacle, dans la forme de l'aigrette et dans la nature des akènes, ont paru insuffisantes ù Ailon et à Persoon pour distinguer ces deux genres; de sorte que le Favonium spiiiosum de Cscrlner, est décrit, dans ces auteurs, sous le nom de Didelta spinosa. Cette plante avait été primitivement nommée Polymnia spinosa par Linné fils; tandis que Solander, qui avait reconnu sa différence d'avec les Polymnies, lui avait imposé la dénomination de Clwristea. C'est un arbuste à tige dressée, munie d'aiguillons placés au-dessus des aisselles des feuilles, lesquelles sont opposées, presque amplexicaules , larges, ovales, cordiformes; ses capitules de fleurs sont grands, terminaux et solitaires. 11 croit au cap de Bonne-Espérance.

FAVONITE. poiYP. Même chose que Favagite. F. ce mot.

FAVORITE. OIS. Espèce du genre Gallinule. r. ce mot.

FAVOSITE. Favosites. PotTP. Genre de l'ordre des Tubiporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux et non flexibles, formés de tubes distincts et parallèles, à parois internes et lisses, offrant pour caractères : un Polypier iiierreux, simple, de forme variable, et composé de tubes parallèles, piismaliques, disposés en faisceau , contigus , pentagones ou hexagones, plus ou moins réguliers, rarement articulés. Ce genre, établi par Lamarck, diffère entièrement des Tubipores ainsi que des Caténipores et des Eunomies, quoique appartenant au même groupe, celui des Tubiporées. Si jamais l'on découvrait les animaux qui construisent ces Polypiers, on peut regarder comme certain que les cinq genres qui ont été réunis dans cet ordre, à cause de leur forme extérieure, seraient séparés les uns des autres par de grands intervalles, tant serait différente l'organisation des Polypes : mais ne pouvant observer que leur habitation, ne pouvant même l'étudier que dans l'état fossile, c'est-à-dire lorsqu'elle a perdu une partie de ses caractères, il est impossible de décrire avec exactitude et de classer naturellement des êtres aussi singuliers. Les Favosites se distinguent des Eunomies et des Caténipores par la forme prismatique des tubes; des Microsolènes, par leur constante uniformité; et des Tubipores, par leur

contiguïté. En effet, dans les Favosites les tubes sont contigus, parallèles, réguliers dans toute leur longueur, prismatiques, pentagones ou hexagones, formant une masse polymorphe, figurant, mais en petit, les roches basaltiques des terrains volcaniques. La ressemblance est d'autant plus frappante, que ces tubes anguleux et réguliers présentent de nombreuses divisions transversales, et que la cassure d'une Favosite est une image en miniature de la chaussée des géants dans le comté d'Antrim en Irlande. Quand on examine ces productions singulières du monde antique, que l'on trouve dans les terrains secondaires et dans ceux de transition, l'on se demande : les Favosites sont-elles bien de la classe des Polypes à Polypiers? Si elles n'appartiennent pas à cette classe, à quelle sorte d'animaux doivent-elles leur existence?

Les Tubiporites de Raffinesque ne paraissent pas différer des Favosites. f^. Tubiporites. Ce genre n'est composé que de quatre espèces assez communes dans les collections.

FAVOUETTE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Gesse tubéreuse.

FAVOLAIRE. Favtilaria. végét. foss. Genre de plantes antédiluviennes, que l'on trouve dispersées dans les grès et dans les schistes qui accompagnent la Houille, et dans la Houille elle-même , à la formation de laquelle elles paraissent avoirconlribué. Dans ces i)lantes le tronc a dû être entièrement recouvert d'une masse compacte d'un feuillage imbriqué; les traces de la base des feuilles sont de forme à peu près carrée, et les séries de cicalrices sont séparées entre elles par des sillons, tandis que, dans plusieurs autres genres et principalement dans les Sigillaires, les feuilles étaient beaucoup plus espacées, et séparées par des intervalles qui variaient suivant les dilîérentes espèces.

PAYA. BOT. Grande espèce de Myrica des forêts canariennes, retrouvée jusque dans les Algarves.Barrère prétend qu'à la Guiane, on donne ce nom, qui signifie aussiHêlreen portugais, au Bignonia Coiipaia. liecker appelle ainsi le genre Crenea d'Aublet. r. Créivée.

FAYARD. BOT. Le Hêtre est généralement connu sous ce nom dans le bassin du Rhône et dans celui de la Garonne. 11 est évidemment dérivé du latin Fugus, ainsi que le Faya des Portugais, etc.

FEyEA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Sprengel (Syst. reget. 5, 581), dans la famille des Synanlhérées, Syngénésie, Lin., avait été précédemment nommé Selloa, par Humboldt et Bonplandt ou plutôt par Kunth, danssesA'orogrewero.-conséquemmentce nom ne pouvait être changé. F. Selloa.

FÉCONDATION. zooL. Acte au moyen duquel les ovules ou germes contenus dans l'ovaire des femelles sont rendus susceptibles de développement par l'influence du mâle. C'est le but de l'accouplement et le point de départ de l'évolution fœtale. F. Génération.

FÉCONDATION, bot. Le moyen le plus puissant de reproduction dans les végétaux, est sans contredit la formation successive des jeunes embryons qui se développent dans la fleur, et deviennent ensuite autant d'êlres semblables à ceux dont ils ont tiré leur origine. Mais dans les plantes ainsi que dans les animaux, cette

f(Hinalion de l'embryon ne peut avoir lien snns Fécon- (lallon. Cependant il faut remarquer que les rudiments de ces embryons priiexistent à la Fécondation, mais dans un état tellement inerte qu'ils ne pourraient se développer d'eux-mêmes; c'est la Fécondation qui leur donne le mouvement et le principe de la vie. On peut donc définir celte fonction dans les végétaux, l'acte par lequel les ovules renfermés dans l'ovaire reçoivent le principe animateur de la vie, et qui développe en eux un embryon capable de reproduire un nouveau végétal. Mais ici comme dans le régne animal, on ne connaît cette fonction que par ses résultats; son essence échappe entièrement. On est certain qu'elle s'est opérée quand les ovules ou rudiments des graines, placés dans l'intérieur de l'ovaire, contiennent un embryon et deviennent aptes ;> reproduire plus tard de nouveaux individus. Or on sait que ces phénomènes ont lieu toutes les fois que le pollen , renfermé dans les loges de l'an- Ihére, a exercé une influence spéciale sur le stigmate, influence qui est ensuite transmise jusqu'aux ovules par des vaisseaux particuliers. Mais de quelle nature est cette influence? comment le pollen agit-il pour féconder les ovules? il n'est pas encore possible de résoudre ces questions. Il faut se contenter d'étudier les phénomènes de celle fonction , sans rechercher ici son essence et son mécanisme qui, probablement, seront encore longtemps des sujets de doute et d'hypothèses. Une condition indispensable pour que la Fécondation ait lieu , c'est la présence des deux organes sexuels et leur élat d'intégrité et de perfection. Sous ce rapport, il cxisie enlie les plantes et les animaux des analogies et des différences que nous allons rapidement indiquer. Ainsi chez ces derniers, ù qui la nature a donné la faculté de se mouvoir et de se transporter ù volonté d'un I icu dans un autre, les deux organes sexuels sont séparés sur deux individus distincts. A certaines époques, excité par un sentiment intérieur, le mâle recherche sa femelle et s'en rapproche. Les végétaux, au contraire, privés de la faculté de se mouvoir, fî.xés irrévocablement au lieu qui les a vus naître, devant y croître, s'y multiplier et y mourir, ont en général les deux organes sexuels réunis, non-seulement sur le même individu, mais le plus souvent encore dans la même fleur. Sous ce rapport, on voit que les plantes se trouvent placées dans les mêmes conditions que certains animaux d'un ordre inférieur, qui, privés de locomotion, offrent également les deux sexes réunis sur le même individu.

Cependant tous les végétaux n'ont pas les fleurs hermaphrodites. Ceux qui ont les fleurs unisexuées paraîtraient au premier aspect dans des circonstances moins favorables que les premiers , si la nature n'eût obvié à cet inconvénient. Les animaux en effet ayant la substance fécondante liquide, l'organe nulle doit être en contact immédiat avec l'organe femelle, pour que la Fécondation puisse avoir lieu. Si dans les végétaux, celte subslailcc eût été de la même nature que dans les animaux, il est certain que la Fécondation eût éprouvé des obstacles invincibles dans les plantes monoïques, et à plus forte raison dans celles qui ont les étamines et les pistils sur deux individus distincts. Mais chez eux, au contraire, le pollen est sous la forme d'une

poussière dont les molécules légères el presque imperceptibles, sont facilement transportées, par l'air atmosphérique et les vents, i\ des distances souvent prodigieuses. Remarquons encore que le plus fréquemment dans les |)lantes monoï(|ues, les Heurs mâles occupent l'extrémité supérieure des ramiticalions de la lige, tandis que les fleurs femelles sont placées au-dessous, et qu'ainsi les molécules polliniques qui s'échappent des anthères, tendent, par leur propre poids, à tomber sur les fleurs femelles. Lorsqu'ensuitc on fait attention au nombre immense des étamines ou organes sexuels mâles, comparativement à celui des pislils, on conçoit difficilement que la Fécondation ne puisse pas s'opérer.

Néanmoins les fleurs hermaphrodites sont celles dans les(|uelles toutes les circonslances accessoires sont le plus favorables à la Fécondation. Les deux organes sexuels, en effet, se trouvent réunis et presque contigus dans la même fleur. Celle fonction commence dès rinstant où les loges de l'anllière s'ouvrent el que le pollen est mis en contact avec l'air atmosphérique. En général la déhiscence des anthères a lieu au moment où les différentes parties de la fleur s'épanouissent. Quelquefois cependant elle s'opère avant le parfait épanouissement de la fleur.

Linné a fait l'ingénieuse remarque, que l'inégalité de longueur relative des étamines et du pistil, n'était pas un obstacle à la Fécondation. Il a observé que toutes les fois que les étamines étaient plus longues que le pistil , les fleurs étaient généralement dressées, et qu'au contraire elles étaient renversées quand le pistil dépassait la longueur des étamines.

La déhiscence des anthères est, ainsi que nous l'avons remarqué précédemment, ime condition indispensable de la Fécondation. Pour favoriser l'émission du pollen et le mettre en contact avec le stigmate, les organes sexuels d'un grand nombre de plantes exécutent des mouvements très-sensibles : nous allons en citer quelques exemples.

A l'époque de la Fécondation , les huit ou dix étamines des fleurs de la Rue (Rutagraveolens, L.), qui sont étalées, se redressent alternativement, s'appliquent contre le stigmate, y déposent une partie de leur pollen , el se déjellent ensuite en dehors. — Les étamines du Sparmannia Jfricana, de l'Épine-Vinetle, etc., lorsqu'on les irrite légèrement avec la pointe d'une aiguille, se resserrent les unes contre les autres.— Dans plusieurs genres de la famille des Urlicécs, tels que la Pariétaire, les Mûriers, etc., les étamines sont d'abord inflécliies vers le centre de la fleur, de manière que leur anthère est placée au dessous du stigmate; elles restent dans celte position jusqu'à l'époque où doit s'opérer la Fécondation ; elles se redressent alors avec force et rapidité, en se détendant comme autant de ressorts, et lancent leur pollen sur l'organe femelle. Dans le genre Kalmia, les dix étamines sont étalées horizonlalement au fond de la fleur, de manière que leurs anthères sont renfermées dans autant de petites fosselles que l'on remarque à la base de la corolle. Dans cet élat, les anthères ne peuvent déposer leur pollen sur le sligmale qui est placé beaucoup plus haut. Pour que la Fécondation puisse s'opérer, chacune des

iHaiiiines se courbe légèieinenl sur elle-inéiue, aliii de iliminuer sa longueur et de dégaifcr raiiHi(>re de la pelile fossette qui la contient. Elle se redresse alors au-dessus du pistil, et verse sur lui son pollen. Le f^atlisneiia spiralis, L., plante aquatique, que Richard a eu occasion d'examiner en abondance dans les canaux et les ruisseaux des environs d'Arles et de Beaucaire, offre un phénomène des plus curieux, ù l'époque de la Fécondation ; celle plante est attachée au fond de l'eau et entièrement submergée; l'extrémité seule de ses feuilles s'étend à sa surface. Elle est dioïque, et les individus mâles et femelles naissent pêle-mêle. Les fleurs femelles , portées sur des pédoncules longs d'environ deux ou (rois pieds, et roulés en spirale ou tire-bouchon, se présentent ù la surface de l'eau pour s'épanouir. Les fleurs mâles, au contraire, sont renfermées plusieurs ensemble dans une spathe membraneuse, portée sur un pédoncule d'un pouce ou plus de longueur. Lorsque le lemps de la Fécondation arrive, ces fleurs font effort contre la spathe, la déchirent, se détachent de leur support et viennent à la surface de l'eau s'épanouir et féconder les fleurs femelles. Bientôt celles-ci, par le retrait des spirales qui les sup()ortenl, redescendent au-dessous de l'eau où les fruits parviennent à une malurité parfaite.

Les organes femelles dans certaines plantes, paraissent également doués de mouvements qui dépendent d'une irritabilité plus développée pendant la Fécondation. Ainsi le sligmale de la Tulipe se gonfle et paraît plus humide à cette époque. Les deux lames qui forment le sligmale du Mimulus se rapprochent l'une contre l'autre toutes les fois qu'une petite masse de pollen ou un corps étranger quelconque vient à les toucher.

Un grand nombre de plantes aquatiques, tels que les Nymphcea, les Fillarsia, les Menfauthes, etc., ont d'abord leurs boutons cachés sous l'eau ; peu à peu, on les voit se rapprocher de la surface du li(iuidc, s'y montrer, s'épanouir, et quand la Fécondation a eu lieu, redescendre au-dessous de l'eau pour y mûiir leurs fruits.

Cependant la Fécondation peut s'opérer dans les fleurs entièrement submergées. Ainsi Léon Dufour«t Ramond ont trouvé dans le fond d'un lac des Pyrénées, le Raniincuius aqualilis, L., recouvert de plusieurs pieds d'eau, et portant cependant des fleurs et des fruits parfaitement mûrs. La Fécondation s'était donc opérée au milieu du liquide. Le docteur Bâtard, auteur de la Flore de Maine-et-Loire, eut occasion de retrouver la même plante dans une circonstance analogue; mais il fit la curieuse remarque que chaque fleur submergée contenait entre ses enveloi)pes et avant son épanouissement, une certaine quantité d'air, et que c'élail par l'intermède de ce fluide que la Fécondation avait lieu. L'air qu'il trouva ainsi contenu dans les enveloppes florales encore closes, provenait évidemment de l'expiration j végétale. Cette observation dont l'exactitude a été plusieurs fois constatée, explique parfaitement le mode de Fécondation des plantes submergées, quand elles sont pourvues de périanthc. Mais il est impossible d'en faire l'application à celles qui sont dépourvues de calice et de corolle; tels sont les genres Ritppia,Zostem, Za-

iiic/iellia, etc., dont cependant la Fécoudalioi\ s'opère sous l'eau.

Mais quel est le mode d'action du pollen sur le sligmale pour opérer la Fécondation? L'opinion la plus généralement répandue parmi les physiologistes, c'est que chaque grain de pollen représente unesorle de petite ampoule pleine d'une huile volatile ipie l'on considère comme la substance vraiment fécondante. Aussitôt que ces grains de pollen s'échappent des anthères, ils tombent sur le stigmate, se fixent sur sa surface qui est en général inégale et visqueuse. Ils s'y gonUent par l'effet de l'humidité, s'y rompent et y répandent la liqueur fécondante.

Celle explication paraît conforme à la nature dans le plus grand nombre des cas; mais il est des circonstances dans lesquelles les phénomènes de la Fécondation ne s'opèrent pas de la même manière. Dans les plantes qui vivent constamment submergées, il est évident que les grains poUiniques ne viennent pas se fixer et se rompre sur le stigmate, surtout quand ces plantes ont les fleurs unisexuées, et néanmoins la Fécondation a lieu. La surface du sligmale d'un grand nombre de plantes est lisse et nullement visqueuse; celle du Chàlaignicr, par exemple, est dure et coriace, et le pollen ne peut y adhérer.

Dans les Orchidées et toutes les Asclépiadées, le pollen renfermé dans chaque loge de l'anthère forme une masse solide. A l'époque de l'épanouissement de la fleur, l'anthère s'ouvre, la masse pollinique se détache ou (luelquefois ne change pas de place, reste parfaitement entière, et la Fécondation s'opère. Or, dans ce cas, le pollen n'a pas été se Ë.xer sur la surface du stigmate pour y verser sa liqueur fécondante, il s'est trouvé simplement en contact avec l'air atmosphérique, et l'ovaire a été fécondé.

On pourrait encore ajouter un grand nombre de faits analogues où la Fécondation a eu lieu sans contact immédiat du pollen sur le stigmate, et d'où découle nécessairement cette conséquence que la Fécondatioii peut quelquefois s'opérer sans qu'il y ait contact immédiat et matériel des molécules polliniques sur le stigmate. Ne pourrait- on pas admettre dans celle circonstance, que la Fécondation s'est faite par suite d'une émanation parliculière, et en quelque sorte de volalilisalion de la liqueur fécondante renfermée dans le pollen?

Il résulte de ce qui vient d'être dit que la Fécondation dans les plantes peut s'opérer de deux manières différentes : 1° par contact immédiat entre les grains de pollen et la surface du stigmate; 2° par une sorte d\iura jjollinaiis ou d'émanation particulière de la substance pollinique.

Dans les plantes monoïques et dioïques, malgré la séparation et souvent l'éloignement des deux sexes, la Fécondation n'en a pas moins lieu. L'air pour ces plantes est le véhicule qui se charge de transporter, souvent à de grandes dislances, le pollen ou VJura pollinaiis qui doit les féconder. Les Papillons, et en général les insectes, en volant de fleurs en fleurs, servent aussi à la transmission du pollen et favorisent la Fécondalion.

Dans les plantes à sexes séparés, on peul opérer arlificielleuieiit la Fécondalion. Ainsi dans les vastes plaines du pays des Dattes, au pied du mont Atlas, et en Egypte où la culture du Dattier est l'objet de soins assidus, on cultive presque exclusivemenlle Dattier femelle. Mais à l'époque où il commence à fleurir, on monte jusqu'à son sommet, et l'on secoue sur les régimes de fleurs femelles des grappes de fleurs mâles qui y versent leur pollen et opèrent ainsi la Fécondation. Si l'on négligeait cette pratique, les Dattiers resteraient stériles. On possède encore plusieurs autres exemples de ce genre. Ainsi il y avait au Jardin Botanique de Herlin un individu femelle du Chamœrops huniilis ou Palmier éventail, qui, tous les ans, fleurissait sans donner de fruits. Gleditsch, qui y était alors professeur de botanique, fit venir du jardin de Carlsrulie des panicules (le fleurs mâles, les secoua sur les fleurs femelles qui se cliangèrent en fruits parfaits. Cette expérience fut rél)élée depuis plusieurs fois, et présenta toujours les mêmes résultats. Linné prétend même que l'on peut ainsi féconder artificiellement non-seulement une seule fleur femelle, mais qu'il est possible de ne féconder qu'une seule loge d'un ovaire multiloculaire en ne mettant les grains du pollen en contact qu'avec un seul lobe du stigmate. Cette expérience n'a pas toujours présenté les mêmes résultats que ceux indiqués par l'ijnmortel Suédois.

On sait que la Fécondation dans les plantes diolques peut se faire, quoique les individus mâles soient fort éloignés des individus femelles. Des Dattiers, des Pistachiers, des pieds femelles du Chanvre, ont été fécondés ù plusieurs lieues de distance l'uu de l'autre. Les vents cl même quelquefois les insectes sont les moyens de transmission de la substance fécondante.

Quelques auteurs nient la Fécondation dans les végétaux, et par conséquent l'existence des sexes. Ils considèrent les embryons comme des sortes de bourgeons particuliers, qui, pour se développer, n'ont pas besoin de la Fécondation, s'appuyant sur quelques faits isolés, souvent mal observés. Ils assurent que la graine peut arriver à son état de perfection sans le concours lies deux organes sexuels; car ces parties ne sont, en dernière analyse, que des modifications à différenls degrés d'un seul et même organe. Une semblable liypollièse se rattachant à un système particulier de philosophie botanique, dont Goethe, en Allemagne, a le premier tracé le plan, ce n'est point ici le lieu de le discuter en ilétail. L'un des faits sur lesquels on s'appuie le plus, c'est qu'on a vu des individus femelles de Dattiers ou d'autres végétaux dioïques donner des fruits parfaits, des dalles excellentes à manger, quoiqu'ils n'eussent pas été soumis à l'influence fécondante du mâle. D'abord, en admettant que l'absence de tout individu mâle ail été bien constatée, ce qui parait assez difficile, nous dirons que ce fait n'a rien de surprenant. En effet, le l'êsullal essentiel de la Fécondation n'est pas le développement du péricarpe, mais bien la formation de l'embryon; le péricarpe peut se développer, acquérir toutes les conditions de la maturité, sans que les ovules qu'il renferme aient été fécondés. Ne sait-on pas que dans les animaux, le signe ccrlaiii et le résultat de la Fécon-

dation ne consistent pas dans le développement de l'utérus qui, dans certains cas de maladie, peut s'accroître, prendre la même forme, le même volume que lors de la véritable grossesse? Que l'on observe bien les fruits qui se sont formés sans Fécondation, et l'on verra qu'ils ne contiennent jamais d'embryon : donc l'embryon ne saurait se former sans Fécondation.

Mais de quelque manière que la Fécondation se soit opérée, elle s'annonce toujours par des phénomènes visibles et facilement appréciables. La fleur, fraîche jusqu'alors et ornée souvent des couleurs les plus vives, ne tarde pas à perdre son riant coloris et son éclat passager; le périanthe se fane, les pétales tombent; les élamines, ayant rempli les fonctions pour lesquelles la nature les avait créées, éprouvent la même dégradation; le pistil reste bientôt seul au fond de la fleur, le stigmate et le style étant devenus inutiles s'en détachent; l'ovaire seul persiste, puisque c'est dans son intérieur que la nature a déposé les rudiments des générations futures pour y croître et s'y perfectionner.

C'est l'ovaire qui, par son développement, doit devenir le fruit. Quoique ce dernier ne se compose essentiellement quede l'ovaire, cependant plusieurs des parties de la fleur peuvent entrer accidentellement dans sa composition. Ainsi il n'est pas rare de voir le calice persister avec cet organe, et l'accompagner jusqu'à son entière maturité. Cette circonstance qui a lieu fréquemment quand le calice est monosépale, s'observe nécessairement quand l'ovaire est infère, puisqu'alors le calice est adhérent avec lui. Dans l'Alk-ékenge, le calice survit à la Fécondalion , se colore en rouge, cl forme une coque vésiculeuse, dans laquelle le fruit se trouve protégé.

Peu de temps après que la Fécondalion a eu lieu, l'ovaire commence à s'accroître; les ovules qu'il contient cl dont l'intérieur était rempli d'une substance a(iueuse et inorganique, se gonflent; le liquide prend peu à peu plus de consistance; la partie qui doit constituer l'embryon s'organise successivement, ou plutôt tous les organes s'y prononcent, et bientôt l'ovaire est devenu un fruit parfait.

FÉCOiVDITÉ. zooi.. BOT. C'est, dans les animaux et dans les plantes, la faculté de se reproduire par l'action réciproque des sexes l'un sur l'autre. (^. Gé!>ératioj(.

FÉCULE, bot. Toute matière colorée , dit Parmentier, suspendue dans une grande quantité de véhicule aqueux, et qui, par le repos, se.précipite insensiblement sous forme sèche et pulvérulente, portait autrefois le nom de Fécule; ainsi la partie verte, qui revêt la surface des plantes, l'Indigo, le Pastel, le Bleu de -Prusse, les Carmins, étaient autrefois des Fécules. Mais aujourd'hui on ne donne plus celte dénomination qu'à la Fécule amilacée, substance spécialement blanche, reconnue pour être un des principes immédiats des végétaux, y. ASIIDO!».

FÉCULE DE TERRE. BOT. Nom vulgaire d'une TrulTc blanche.

FÉCULITE. BOT. On a proposé de désigner sous ce nom, quelques principes immédiats des végétaux, tels que l'Amidine, l'Inulinc, etc., qui sont pulvérulents, inaltérables â l'air, sans odeur ni saveur, insolubles

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