FÉE
on (lu moins peu solublcs dans l'eau froide, ralcool et l'éllier, solubles dans l'eau chaude, etc. A'. Amioine.
FEDÉGOSO. DOT. Nom sous lequel est connue l'écorce du Cassia occidentalis, L., lorsqu'elle est apportée du Brésil, pour les usages thérapeutiques; elle est en morceaux roulés de la grosseur du doigt ou un peu plus; son épiderme est gris, rugueux et épais, quelquefois fendillé transversalement; à l'intérieur elle est fibreuse,, d'un jaune intense; elle jouit d'une saveur amère et désagréable. Son analyse a donné à Henry, 1" une matière grasse céreuse; 2" une matière résineuse, amère cl nauséabonde; 3" une matière jaune extractive, colorante; 4" de la- gomme; enfin des traces de matière sucrée, d'acide gallique et de substances salines. Outre ces divers principes, le ligneux s'y trouve en assez grande abondance.
FEDIE. Fedia. bot. Ce genre, de la famille des Valérianées, n'a pas toujours été caractérisé de la même manière par les différents botanistes qui en ont pris pour type des espèces fort distinctes. Les anciens, avant Tournefort, donnaient le nom de Fedia à la plante i|ue l'on connaît encore aujourd'hui sous le nom de Fedia coinucopiœ. Tournefort en fit son genre l^alcrianetla. Adanson nomma ce genre Polypremum, et rétablit un genre Fedia pour le f^aleiiana Sibiiica, (|ui a quatre étamines et une capsule triloculaire. A l'exemple de Linné, Jussieu, dans son Gênera, ne fit qu'un seul genre pour toutes les Valérianées; mais Oa;rtner et VabI ont appelé Fedia toutes les Valérianées dont le fruit est une capsule uniloculaire. Mœnch, remontant ù la première origine du nom de Fedia, le restitue au Faleiiana cornucopiœ, qui se dislingue des autres par deux étamines, une corolle bilabiée et un ovaire à trois loges; il rétablit Je genre Faleriaiiellu\}o\iT\e l^aleriana Sibirica. LeprofesseurDeCandolle, dans la troisième édition de la Flore française, admit le genre Fedia de Mœnch pour le Fedia cornucopiœ. Son exemple a ensuite été suivi plus récemment par son élève le docteur Dufresne, dans sa Monographie des Valérianées (Montpellier, 1811). On peut caractériser de la manière suivante le genre Fedia : corolle irrégulière, presque bilabiée, dépourvue d'éperon; deux étamines; capsule à trois loges, couronnée par les dents du calice. Ainsi caractérisé, ce genre renferme trois espèces, savoir : Fedia cormtcopiœ , 1)C., Fl.fr., 4, p. 240, qui croît dans le midi de la France, l'Espagne , l'Italie et l'Orient. Elle est annuelle. «Ses feuilles sont sessiles, ovales, oblong'ues et presque entières; sa tige est ascendante et glabre et ses feuilles réunies en tête. Fedia. scorpioides , Dufr. , toc. cit. , p. 55 , t. i , origiuaire des environs de Tanger en Afrique. Ses feuilles inférieures sont entières; les supérieures sont presque pinnatifides; les fleurs sont en épis. El enfin Fedia Giceca, Dufr., loc. cit., ou yaleriana Grœca, L. , Jiiiwn., I, p. 144-.
FEDOA. OIS. Espèce du genre Barge. F. ce mot.
FEEA. BOT. Genre de la famille des Hyménopbyllées, institué par Bury dans la vaste classe des Fougères, et caractéiisé ainsi qu'il suit : capsules subpédicellées, fixées sur une columelle fort longuement saillante hors de l'involucre; les invoUicres sont monophylles, nus.
libres, pédicellés, cyathiformes, à bords entiers et disposés en épis distiques, sur des hampes fort distinctes des frondes. Ces frondes pinnatifides ont la consistance membraneuse et réticulairc des autres Hyménophyllées, dont les Féeas diffèrent essentiellement par la disposition bizarre de leur fructification, la(iuelle, vu sa nudité,' présente une certaine analogie d'aspect avec celle des Osmondacées. Ce sont de petites Fougères de la plus grande élégance, dont on connaît trois espèces.
Féea POLYPODINE. Feea polypodina, fiotidibus piunaiifidis, pinnulis avato-linearihus, iiiferioribus biparlilis, spicibus densiusculis. Cette espèce a été rapportée de la Guadeloupe. Ses racines sont des faisceaux de fibres rigides de la grosseur d'un fort crin et longs d'un à deux pouces, se ramifiant à leur extrémité en nombreuses divisions capilliformes, entremêlées dans l'humus des forêts. Les frondes ont de quatre à cin<| pouces de hauteur, sur un pouce ou dix-huit lignes de large; elles ont, à la taille, à la couleur et à la consistance près, la figure de celles du Polypode vulgaire, si ce n'est que la première pinnule en bas est bipartite avec sa division inférieure réfléchie parallèlement au stipe, qui n'a guère que (quelques lignes de longueur. D'entre ces frondes s^échappent des hampes nues, montantes, de trois à quatre pouces, et terminées par un épi un peu plus court, distique, formé par soixante à quatre-vingts fructifications de chaque côté, assez serrées, et que leur nudité ne rend pas moins remarquables que la longueurde la columelle, qui souvent atteint plus de quatre lignes. La hampe est un peu plus courte que les frondes , mais l'épi qui la termine surpasse ces frondes d'un quart ou d'un tiers tout au plus.
Fêea naine. Feea naiia (frandibus pinnatis, pinnulis ovatis, spicibus //racitioribtis). Cette espèce n'a guère dans toutes ses proportions, (|ue le tiers de la précédente. Ses frondes, qui n'ont guère que deux pouces, ont toutes leurs pimiules distinctes, ovoïdes, un peu crêpées; et, loin que les deux inférieures soient bipartites, elles sont, au contraire, plus élargies et très-entières. La hampe et l'épi sont proportionnellement plus longs et plus grêles , et conséquemment s'élèvent de beaucoup plus que dans la Feea polypodina au-dessus des frondes.
FÉFÉ. M\si. Certains voyageurs ont désigné sous ce nom un grand Singe assez semblable au Gibbon , mais qu'ils disent êtie anthropophage et habiter les iiarlies méridionales de la Chine.
FËGAKO. POIS. Nom vulgaire du Sciœna Jquila sur les cotes de la Méditerranée, f^. Sci;ene.
FÉGATELLA. BOT. Le genre institué sous ce nom, dans la famille des Hépatiques, par Raddi, a été réuni au genre Marchantia de Linné.
FÉGOPYRON. BOT. Même chose que Fagopyrum.
FÉGOULE. MAM. L'un des noms vulgaires de l'Économe, espèce du genre Campagnol. F. ce mot.
FEIKTE. POIS. Espèce du genre Cliipe. f . ce mot.
FEITIZERA. OIS. Nom donné au GtUra Cantara , Buffon. K. CoBA.
FELAN. siOLL. Adanson, Voyage au Sénégal, p. 227, pi. 1 G, décrit et figure sous ce nom, une Coquille bivalve qui paraît appartenir au genre Vénus. F. ce mot.
FELAT 01 FliTAL. Puis. Nom vulguire du Congiu sur les côtes de Nice. l^. MuRÈriE.
FELDSPATH ou FELSPATH. MIN. Felspar, Kirwan. Minéral Irès-répandu dans la nature, et caractérisé par un tissu lamelleux particulier, une dureté presque comparable à celle du Quartz, cl la propriété de fondre au chalumeau en émail blanc. Sous ce nom, on a réuni de tout temps un très-grand nombre de variétés, qui montraient dans leurs formes et dans leurs caractères purement extérieurs une analogie rcmaniuahle, tout en offrant quelques différences assez sensibles dans leur composition. Mais depuis qu'on a découvert les lois importantes qui régissent les combinaisons des éléments dans le règne inorganique, on a reconnu qu'une telle analogie d'aspect et de propriétés pbysic|ues était plutôt l'indice d'une analogie de composition chimique que d'une identité absolue de nature. Plusieurs des anciennes espèces, abondantes en modifications diverses, l'Ampliibolc, le Pyroxèjie, le Grenat, étudiées avec soin par des cliimistes liès-liabiles, se sont vues transformées en véritables familles, et un travail récent de G. lîose vient de nous apprendre que le Feldspath lui-même, tel qu'il a été constitué jusqu'à jirésent, n'est plus qu'un genre composé de quatre espèces distinguées autant par leurs formes que par leur composition chimique. En attendant que les minéralogistes aient rectifié, d'après ce nouveau point de vue, leur distribution métliodi(iue, nous continueions de décrire sous un nom commun toutes ces substance^, si rapprochées d'ailleurs par l'ensemble de leurs caractères, et nous ferons connaître ensuite les résultats obtenus par le célèbre chimiste de Berlin, ainsi que les conséquences qu'il a cru pouvoir en déduire relativement à la classilication.
Le Feldspath, tel qu'il a été considéré par Hatly et la plupart des naturalistes contemporains, est composé essentiellement de Silice, dans la proportion d'environ soixante pour cent; d'Alumine et d'une certaine quantité de Potasse. Nous verrons bientôt que les analyses ont varié sensiblement pour chacune des sous-espèces ou modifications principales. Ce minéral est presque toujours à l'état cristallin; il est alors caractérisé par un double clivage, donnant des faces très-nettes, également éclatantes , et perpendiculaires l'une à l'autre. Le troisième clivage, nécessaire pour compléter la forme primitive, ne se voit pas d'une manière distincte. Le système de cristallisation, tel qu'il résulte des déterminations faites par Uatiy lui-même, est visiblement celui du prisme rhomboïdal à base oblique, quoique ce célèbre cristallographe ait cru devoir adopter un type plus irrégulier, d'après une observation de clivage probablement incomplète. Selon lui, la forme primitive du Feldspath est un parallélipipède obliquangle , dont les faces latérales font entre elles un iingle de 120", tandis que la base s'incline sur l'une d'elles de 90". Ce n'est que par des décroisscments comhinés, fondés sur l'existence de certaines propriétés de ce parallélipipède, qu'il est parvenu à en faire dériver des formes dont l'aspccl symétriciue semble démentir cette origine. Mais si dans leur nombreuse série, on fait abstraction de cette prétendue forme primitive,
toutes les autres peuvent alors se dedujre avec la plus grande facilité de la plus simple d'entre elles, celle qu'HaUy a nommée binaire. C'est, en effet, celle qu'ont adoptée pour forme fondamentale la plupart des minéralogistes allemands, Weiss, Rose, Léonhard, etc. C'est un prisme rhomboïdal oblicpic, divisible par des coupes très-nettes parallèlement à la base et dans le sens de la diagonale horizontale, dont les faces latérales font entre elles un angle de 120", tandis que la face terminale s'incline sur l'un des bords verticaux, sous l'angle de 113" 39'. —Le Feldspath offre une dureté moyenne entre celles de la Chaux phosphatée et du Quartz ; il étincelle par le choc du briquet. Sa pesanteur spécifique est de 2,7. 11 offre la réfraction double ù un degré médiocre. Deux morceaux donnent, par leur frottement mutuel dans l'obscurité, une phosphorescence sensible. Le Feldspath, exposé sur le charbon à l'action d'un feu vif, devient vitreux, demi-transparent et blanc, et fond difficilement vers le bord en un verre huileux. Avec le Borax , il se résout très-lentement et sans effervescence en un verre incolore; avec la Soude, la lésolution est lente et accompagnée d'effervescence. — Les variétés de formes secondaires sont très-nombreuses ■ elles résultent pour la plupait de modifications placées sur l'angle supérieur du prisme rhomboïdal (faces x, y. q..., HaUy, Tr. de Min.), sur les arêtes longitudinales, aigués ou obtuses (faces z. z'), sur les angles latéraux de la base, etc. — Les formes les plus communes sont : la /)n'»H7(ic (Feldspath binaire d'Haiiy); la même modifiée sur l'angle supérieur, et sur les arêtes longitudinales aigut's, de manière que les faces latérales primitives ont disparu, ce qui donne à la variété l'aspect d'un prisme rectangulaire à base oblique (unitaire, U.); la forme primitive modifiée d'une manière analogue . mais en conservant toutes ses faces (bibiiiaire, H.; quadrihexagonal, 11., etc.); F. Traité de Minéralogie. 2» édition, 1. m, p. 84. — Un grand nombre de variétés de Feldspath présentent ces accidents de cristallisation au.xquels on a donné les noms lïtiémitropie cl de groupement par pénétration. Us sont fréquents principalement dans les variétés opaques d'un blanc mat, el d'un rouge incarnat, de Baveno. Souvent les cristaux se croisenl deux à deux, ou en plus grand nombre.
Nous diviserons l'ensemble des variétés de Feldspath, sous le rapport des accidents de structure cl d'aspect extérieur, en plusieurs groupes principaux en rapport avec les nouvelles esi>èces que Rose a établies dans son travail.