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SDiil :ilors nommùes enf/.iînanles , comme <lans 1ns Graminées el les Cypéracées. La gaine peut êlre considérée comme un péliole élargi, membraneux, roulé autour (le la tige. Le point de réunion du limbe de la Feuille et de la gaine a reçu le nom de collel. Tantôt le collet, principalement dans la famille des Graminées, est nu; tantôt il est garni d'un petit boui|uet de poils, comme dans le Poa pilosa , ou d'un petit appendice membraneux nommé ligule ou colhire. La forme de la ligule est très-variée dans les différentes espèces, et fort souvent elle fournit d'excellents caractères pour les distinguer.
La gaine est ordinairement entière, d'autres fois elle est fendue dans toute sa longueur; ce caractère, en apparence peu important , distingue , à très-jieu d'exceptions près, la famille des Graminées de celle des Cypéracées; les premières ayant la gaîne fendue, tandis i|u'elle est entière dans les secondes.
Ouelquefois le limbe de la Feuille, au lieu de se terminer ù son point d'origine sur la tige, se prolonge plus ou moins bas sur cet organe où il forme des sortes d'ailes membraneuses. Dans ce cas les Feuilles sont dites ilécunentes, et la tige est appelée ailée. Le Bouillon-Blanc, la grande Consoude en présentent des exemples.
On nomme Feuille perfoliée celle dont le disque est en quelque sorle traversé par la tige, comme dans le Buplcvnim rotundifolium. On entend par Feuilles connées ou conjointes des Feuilles opposées et sessiles, qui se réunissent et se soudent par leur base, de manière que la tige passe au milieu de leurs limbes soudés. Telles sont les feuilles du Chardon à foulon, de la Saponaire, et celles qui garnissent la partie supérieure de la tige du Chèvre-Feuille des jardins.
Une distinction fort importante à faire entre les Feuilles est celle qui les divise en simples et en composées. La Feuille simple est celle dont le pétiole commun n'offre aucune division sensible et dont le limbe est formé d'une seule et même pièce; la Feuille composée, au contraire, résulte de l'assemblage d'un nombre plus ou moins considérable de petites Feuilles distinctes les unes des autres, qu'on appelle folioles, et qui sont toutes fixées sur les parties latérales ou au sommet d'un pétiole commun. Chaque foliole peut être sessilc sur le pétiole commun, ou bien elle peut y être attachée par un petit pétiole particulier qu'on nomme pétiolule. On distingue les Feuilles composées en articulées et en non articulées : les premières sont celles qui sont fixées au pétiole commun au moyen d'une véritable articulation susceptible de mobilité, telles sont celles de l'Acacia, de la Sensitivc, et en général de toutes les Légumineuses. Ce sont les seules dans lesquelles on observe le phénomène d'irritabilité, que Linné a désigné sous le nom de sommeil des Feuilles, et sur lequel nous reviendrons prochainement en traitant des fonctions de ces organes.
Entre la Feuille simple et la Feuille composée, on observe une série de modifications qui servent en quelque sorte à établir le passage insensible de l'une à l'autre ; ainsi il y a d'abord des Feuilles dentées, d'autres qui sont divisées jusqu'il la moitié de leur profondeur, en lobes distincts, d'autres enfin dont les incisions par-
viennent presque jusqu'à la nervure médiane, et simulent ainsi une Feuille composée. Mais il sera toujours facile de distinguer ces Feuilles profondément lobées des Feuilles vraiment composées, en remarquant que dans celles-ci. on pourra détacher chacune des pièces dont elle est formée, sans endommager aucunement les autres, tandis <|iie dans une Feuille simple, (|MeI(|ue profondément divisée qu'elle soit, la partie foliacée ou le limbe de cha(|ue division se continue à sa base avec les divisions voisines; en sorte ([U'on ne peut séparer une de ces divisons, sans déchirer plus ou moins celles entre lesquelles elle se trouve placée.
Dans quelques végétaux, toutes les Feuilles ne prcsenlent pas une figure parfaitement semblable. U y a même à cet égard une différence des plus tranchée dans certaines plantes; ainsi dans le Mûrier à papici'. le Lierre, il y a des Feuilles parfaitement entières, et d'autres à deux, trois ou cinq lobes plus ou moins profonds. En général, les plantes (|ui ont des Feuilles partant immédiatement du collet de la racine, et que, i)our celte raison, on nomme Feuilles radicales, et d'autres naissant des différents points de la tige, les ont rarement semblables.
Les Feuilles varient encore suivant le milieu dans lequel elles végètent. Les plantes aquatiques ont ordinairement deux sortes de Feuilles : les unes nageant à la surface de l'eau ou un peu élevées au-dessus de son niveau; les autres constamment plongées dans ce liquide. Ainsi, parexemi)le, la Renoncule aquatique a des Feuilles lobées, qui surnagent et sont étalées à la surface de l'eau, et des Feuilles divisées en lanières capillaires, plongées dans le liquide. K. l'art. DÉGÉnÉRES-
CENCES DES 0RG.4NES.
Les Feuilles sont de tous les organes de la plante ceux qui offrent le plus grand nombre de modifications, et fournissent le plus de signes caractéristiques pour distinguer les espèces. Il est important d'indiquer ici les différents points de vue sous lesquels on peut les envisager.
1 . Relativement au lieu d'où elles naissent, les Feuilles sont : séminales , ce sont les cotylédons développés; primordiales, ce sont les deux premières Feuilles de la gemmule; radicales, celles qui naissent du collet de la racine; caulinaires , quand elles partent de la tige, etc.
2. Suivant leur disposition sur la tige ou les rameaux, elles sont opposées, alternes, éparses, verticillées, fasciculées, etc.
5. Quant à leur direction relativement à la tige, on les dit dressées, étalées, infléchies, réfléchies, etc.
i. Leur circonscription ou leur figure présente toutes les modifications possibles. Ainsi il y a des Feuilles ovales, elliptiques, orbiculaircs, lancéolées, linéaires, spatulées, cunéiformes, etc.
5. Elles peuvent être diversement échancrécs à lenr base, ce (jui modifie leur figure : ainsi elles sont cordées, hastées, amincies en pointe, terminées brusquement, etc.
6. Leur sommet peut également se terminer de différentes manières : c'est ainsi qu'elles peuvent être aigufis, obtuses, acuminées, échancrées, piquantes, etc.
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7. Les Feuilles peuvent offrir dans leur contour des angles plus ou moins nombreux et [ilus ou moins marqués, ce qui leur donne des figures différentes; ainsi elles sont rhomboïdes, triangulées, ([uadrangulées, etc.
8. Les Feuilles simples, comme nous l'avons dit précédemment, peuvent offrir des incisions plus ou moins profondes , sans pour cela devoir être considérées comme composées; ainsi elles peuvent être trifides, quadrifides, multifides, trilobées, multilobées, tripartites, quadripartites, mullipartites, etc.
9. Quant à leur contour ou aux modifications que présente leur bord même, les Feuilles sont : entières, quand elles n'offrent ni dents ni lobes; crénelées, dentées, ciliées, etc.
10. Quant à leur expansion, elles peuvent être planes, convexes, concaves, ondulées, etc.
11. Leur superficie peut être luisante, unie, rude, scabre, glanduleuse, pubescente, glabre, etc.
12. Leur consistance ou leur tissu varie également beaucoup : ainsi elles sont membraneuses dans le plus grand nombre des végétaux, coriaces, roides, charnues, scarieuses, etc.
13. Dans le plus grand nombre des plantes, les Feuilles sont sous la forme de membranes; mais quelquefois elles sont épaisses, charnues, et présentent des formes variées : ainsi elles peuvent être ovoïdes, cylindriques, coniques, etc.
Des Feuilles composées.
La Feuille composée est celle qui , sur un pétiole commun, porte plusieurs folioles qu'on peut isoler les unes des autres. Ces folioles sont ou articulées sur le pétiole commun ou continues avec lui.
Il y a différents degrés de composition dans les Feuilles; ainsi le pétiole commun peut être simple ou ramifié. Dans le premier cas, la Feuille est simplement composée, tandis qu'elle est décomposée dans le second cas.
Les Feuilles simplement composées offrent deux modifications principales suivant la position qu'affectent les folioles sur le pétiole commun : ainsi, tantôt toutes ces folioles partent en divergeant du sommet du pétiole commun comme dans le Marronnier d'Inde, le Trèfle, etc.; tantôt, au contraire, elles naissent sur les parties latérales de ce même pétiole, comme dans l'Acacia, le Frêne, etc. Dans le premier cas, ce sont des Feuilles digilées, et dans le second des Feuilles pennées ou pinnées.
Le nombre des folioles qui constituent les Feuilles digitées est très-variable, comme on peut le voir en comparant ensemble les Feuilles du Trèfle qui en offrent trois, avec celles de quelques Pavias qui en présentent cinq; celles du Maiionnier d'Inde, sept; celles des Lupins , un grand nombre. Aussi est-ce d'après ce nombre qu'on les a distinguées par les noms de trifoliolées, quinquéfoliolées, septemfoliolées, multifoliolées.
Les Feuilles pennées, comme nous l'avons dit, sont celles qui, sur les côtés d'un pétiole commun, portent un nombre plus ou moins considérable de folioles. Ces folioles peuvent être opposées et disposées par paire : dans ce cas on dit qu'elles sont opposili-pennées ou
conjuguées; elles peuvent êlre alternes, on les nomme alovs alternati-pennées. Les Feuilles conjuguées peuvent être formées d'un nombre variable de paires de folioles; elles sont alors unijuguées, bijuguées, trijuguées, quadrijuguées, muUijuguées, etc.
Les Feuilles oppositi-pennées sont dites paripennées ou pennées sans impaire, quand leur sommet se termine par une paire de folioles, comme dans le Caroubier, par exemple. Elles sont au contraire iraparipennées quand elles se terminent par une foliole unique.
Les Feuilles ilécoiiiposées soni le deuxième degré de composition des Feuilles; le pétiole commun est divisé en pétioles secondaires qui portent les folioles. On les nomme digitées-pennées quand les pétioles secondaires représentent des Feuilles pennées partant toutes du sommet du pétiole commun; bigéminées, quand chacun des pétioles secondaires porte une seule paire de folioles; bipennées, lorsque les pétioles secondaires sont autant de Feuilles pennées partant des côtés du pétiole commun.
Enfin on nomme Feuilles sunlécomposées le troisième et dernier degré de composition des Feuilles. Dans ce cas, les pétioles secondaires se subdivisent, et ce sont ces subdivisions qui portent les folioles. Ainsi on appelle Feuille triternée, celle dont le pétiole commun se divise en trois pétioles secondaires, divisés chacun en trois pétioles tertiaires portant les folioles. VActœa spicata, VEpimedium alpinum nous en offrent des exemples.
Structure, usages et fonctions des Feuilles.
Considérées anatomiquement, les Feuilles sont composées de trois parties élémentaires , savoir, un faisceau de vaisseaux provenant de la tige, le parenchyme vert, prolongement de l'enveloppe herbacée de l'écorce, et enfin une portion d'épiderme qui les recouvre dans toute leur étendue.
Le faisceau vasculaire constitue le pétiole quand celui-ci existe. Ces vaisseaux, ainsi que nous l'avons dit précédemment, sont des trachées, de fausses trachées et des vaisseaux poreux ; dans le pétiole, ils sont enveloppés à l'extérieur par une couche de la substance herbacée qui se prolonge sur eux , au moment où ils sortent de la tige. C'est par leurs ramifications et leurs anastomoses successives, qu'ils constituent le réseau ou squelette de la Feuille. Les mailles qu'ils laissent entre eux, sont remplies parle tissu parenchymateux, venant de l'écorce. Ce parenchyme manquequelquefois, et la Feuille est alors réduite à son réseau qui forme une sorte de dentelle comme on l'observera dans l'^-drogeton.
L'épiderme qui recouvre les Feuilles est en général mince et poreux, surtout à la face inférieure, cpii présente plus fréquemment des poils que la supérieure.
Les Feuilles sont , avec les racines , les organes principaux de l'absorption et de la nutrition dans les végétaux. En effet, elles pompent dans l'atmosphère les substances nutritives, qui peuvent servir à l'accroissement. Aussi quelques auteurs les ont-ils désignées sous le nom de Racines aériennes. Elles remplissent encore d'autres usages d'une haute importance dans l'économie végétale ; elles servent à la transpiration et à l'exhala-
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lion (les fluides devenus inutiles à la végélalion, cl c'est cil elles que la sève se dépouille des sucs aqueux, qu'elle contient eu trop grande abondance, et qu'elle acquiert toutes ses qualités nutritives.
C'est principalement par les pores situés à la face inférieure de la Feuille, dans les végétaux ligneux, que les fluides vaporeux et les Gaz répandus dans l'atmosphère sont absorbés. Cette face inférieure, en effet, est plus molle, moins lisse, et présente fiéquemraent un duvet léger qui favorise l'absorption ; leur face supérieure, au contraire, plus lisse, plus souvent glabre, sert à l'excrétion des Hiiides inutiles à la nutrition de la plante; c'est ce qui constitue la transpiration dans les végétaux.
Les Feuilles des plantes herbacées, plus rapprochées de la surface du sol , plongées en quelque sorte dans une atmosphÊre continuellement humide, absorbent également les fluides par leur face supérieure et leur face inférieure. C'est au physicien Bonnet que l'on doit cette connaissance. U posa des Feuilles d'arbre sur l'eau par leur face inférieure, elles se conservèrent fraîches et vertes pendant plusieurs mois. Il en posa d'autres par leur face supérieure, qui, en peu de jours, se fanèrent. Des Feuilles de plantes herbacées se conservèrent saines et fraîches pendant fort longtemps dans les deux positions, ce qui prouve que les deux faces sont également absorbantes.
C'est dans le parenchyme des Feuilles, de même que dans toutes les autres parties vertes et herbacées du végétal , que s'opère la décomposition de l'Acide carboniiiue absorbé dans l'air. Lorsqu'elles sont exposées à l'action du soleil et de la lumière, elles décomposent ce Gaz, retiennent le Carbone, et dégagent l'Oxygène. Le contraire a lieu quand elles sont soustraites ù l'action de la lumière , car alors elles prennent dans l'air une portion de son Oxygène , qu'elles remplacent en dégageant du Gaz acide carbonique. On sait que les végétaux privés de l'influence de la lumière, s'étiolent, o'esl-ù-dire qu'ils perdent leur couleur verte, deviennent mous, aqueux, et contiennent une plus grande l)rOportion de principes sucrés, y. Étiolement.
Les Feuilles, dans quelques végétaux, sont susceptibles de certains mouvements qui paraissent dépendre de l'iriitabilité dont elles sont douées. Des faits nombreux et bien constatés mettent hors de doute l'existence de celte pro|)riété dans les végétaux. Si l'on place une branche tenant encore à sa tige, de manière que la face inférieure des Feuilles regarde vers le ciel, on verra, au bout de quelque temps, les Feuilles se retourner peu à peu, et reprendre leur position naturelle. Ce fait peut facilement s'observer, lorsqu'on taille en palissade les arbres tenus en espalier.
Ce sont surtout les Feuilles composées et articulées, c'est-à-dire celles dont les folioles sont attachées par articulation au pétiole commun, qui présentent les mouvements les plus remarquables. Ainsi pendant ta nuit, les folioles d'un grand nombre de Légumineuses, dont les Feuilles sont toutes articulées, ont une position différente de celle qu'elles offrent pendant le jour. C'est à ce phénomène singulier que Linné a donné le nom de sommeil des iiiantes. Ainsi, par exemple, les
folioles de l'Acacia sont étendues presque horizontalement au lever du soleil. A mesure que cet astre s'élève au-dessus de l'horizon, les folioles de l'Acacia se redressent de plus en plus et finissent par devenir presque verticales; elles lecoramencenl ensuite à baissera mesure que le jour décline.
Un grand nombre d'autres plantes présentent des phénomènes analogues, qui tous paraissent dépendre de l'influence de la lumière. C'est en effet ce que l'on peut conclure des expériences ingénieuses du professeur De Candolle. Cet habile botaniste ayant placé dans un caveau, à l'abri de la lumière, des plantes à feuilles composées, articulées, est parvenu, en les privant pendant le jour de la lumière, et en les éclairant au contraire fortement pendant la nuit , à changer dans quelques-unes les heures de leur veille et de leur sommeil.
Mais les Feuilles de certains végétaux exécutent des mouvements d'irritabilité qu'on ne peut attribuer ù l'influence de la lumière; la Sensitive est dans ce cas. La secousse la plus légère, l'air faiblement agité par le vent, l'ombre d'un nuage ou d'un corps quelconque, l'action du fluide électrique, la chaleur, le froid, les vapeurs irritantes, telles que celles du chlore, du gaz nitrenx, etc., suffisent pour faire éprouver à ses folioles les mouvements les plus singuliers. Si l'on en touche une seule, elle se redresse contre celle qui lui est opposée, et bientôt toutes les autres de la même Feuille, obéissant à la même impulsion , exécutent le même mouvement, et se couchent les unes sur les autres en se recouvrant comme les tuiles d'un toit. Le pétiole commun lui-même ne tarde pas à se fléchir vers la terre, et la Feuille semble flétrie et privée de la vie. illais peu de temps après, si la cause a cessé d'exercer son action, toutes ces parties reprennent peu à peu leur aspect et leur position naturels.
V Hedysarmn gyrans, plante singulière, originaire du Bengale, offre aussi des mouvements très-remar(|uables. Ses Feuilles sont composées de trois folioles articulées, deux latérales plus petites, une moyenne plus grande. Les deux latérales sont animées d'un double mouvement de flexion et de torsion sur elles-mêmes, qui paraît indépendant sur chacune d'elles. En effet, l'une se meut quelquefois rapidement, tandis que l'autre reste en repos. Ce mouvement s'exécute spontanément et sans l'intervention d'aucun stimulant extérieur. La nuit ne le suspend pas. Celui de la foliole médiane, au contraire, paraît dépendre de l'action de la lumière et cesse quand la plante n'y est plus exposée.
Les folioles du Poiiiera se rapprochent cl s'accoUent dès que le ciel se couvre de nuages.
Le Dionœa muscipula de l'Amérique septentrionale, présente à l'extrémité supérieure de ses Feuilles, qui sont toutes radicales, deux lobes réunis par une charnière médiane. Quand un insecte ou un corps quelconque touche et irrite leur face supérieure, ces deux lobes se rapprochent vivement el emprisonnent l'insecte qui les irritait. Le Droseia rotundifolia, qui croît aux environs de Paris, présente un phénomène à peu près semblable. Ses Feuilles, qui sont arrondies etspatulées, sont bordées de longs cils, et leur face supérieure est visqueuse. Quand un insecte s'y repose, les boids se
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lelfveiit. se froncent comaie l'ouverture d'une bourse à jetons, et l'insecte se trouve enfermé. Aussi ces diverses plantes portent-elles le nom à' Jttrape-Mouche.
Mais quelle est la cause de ces mouvements divers? Les anciens qui croyaient les végétaux organisés comme les animaux, les attribuaient à leur système nerveux. D'autres les ont crus proiltiits par le passage des fluides d'une partie dans une autre. Mais l'opinion la plus généralement répandue les fait dépendre de l'irritabilité inhérente à la fibre végétale.
Tout récemment, un ingénieux observateur, renouvelant l'opinion des anciens, a cru en trouver la cause dans l'existence du système nerveux jusqu'alors méconnu dans les végétaux. Nous allons exposer en peu de mots l'opinion de Du Trochet sur le système nerveux dans les végétaux. Lorsqu'on soumet une lame mince de tissu végétal à une forte lentille, on voit sur les parois des cellules et des tubes ou vaisseaux des petits corpuscules verdâtres, isolés les uns des autres et qu'on a généralement considérés comme de nature glandulaire. Remarquant que dans certains animaux d'un ordre inférieur, dans les Mollusques Gastéropodes par exemple, le système nerveux cérébral est composé de cellules globuleuses agglomérées, sur les parois desquelles il existe une grande quantité de corpuscules globuleux ou ovoïdes; que la substance nerveuse renfermée dans ces corpuscules est concrescible par les Acides et soluble dans les Alcalis; que les corpuscules verdâtres du tissu végétal se comportent de la même manière avec les mêmes agents chimiques, Du Trochet en conclut qu'ils sont de la même nature, et sont par conséquent le véritable système nerveux dans les végétaux. Partant de cette hypothèse, il fait dépendre tous les mouvements dans les plantes, de l'existence du système nerveux. Ce n'est point ici le lieu de discuter à fond celte opinion qui paraît une pure hypothèse. Jamais en physiologie l'identité des propriétés chimiques ne devra faire conclure l'identité de fonctions, et parce que les corpuscules verts et glanduleux, qui sont dispersés dans le tissu végétal, sont solubles dans les Alcalis et concrescibles par les acidej, comme la substance nerveuse des animaux, personne ne sera tenté de les considérer comme le système nerveux. Défoliation ou chute des Feuilles.
Il arrive chaque année une époque où la plupart des végétaux se dépouillent de leur feuillage. C'est ordinairement à la fin de l'été ou au commencement de l'automne que les arbres perdent leius Feuilles. Cependant ce phénomène n'a pas lieu à la même époque pour toutes les plantes. On remarque en général que les arbres dont les Feuilles se développent de bonne heure, sont aussi ceux qui les perdent les premiers, comme on l'observe pour le Tilleul, le Marronnier d'Inde , etc. Le Sureau fait exception à cette règle; ses Feuilles paraissent de bonne heure et tombent fort tard. Le Frêne ordinaire présente une autre particularité ; ses Feuilles se montrent très-tard, et tombent dès la fin de l'été.
Les Feuilles pétiolées, surtout celles qui sont articulées avec la tige, s'en détachent plus tôt que celles qui sont sessiles et à plus forte raison que celles qui sont amplexicaules. En général dans les plantes her-
bacées, annuelles ou vivaces, les Feuilles meurent avec la tige sans s'en détacher.
Mais il est des arbres et des arbrisseaux qui restent en tous temps ornés de leur feuillage, et que, pour cette raison, on désigne sous le nom général à' Arbres verts. Ce sont, ou des espèces résineuses, telles que les Pins, les Sapins, ou des végétaux dont les Feuilles sont roides, épaisses et coriaces, comme les Myrtes, les Alaternes, les Lauriers-Roses, etc.
Quoique la chute des Feuilles ait généralement lieu aux approches de l'hiver, on ne doit cependant pas regarder le froid comme la principale cause de ce phénomène. Il doit plus naturellement être attribué à la cessation de la végétation , au manque de nourriture que les Feuilles éprouvent à cette époque où le cours de la sève est interrompu. Les vaisseaux de la Feuille se resserrent, se dessèchent, et bientôt cet organe se détache du rameau sur lequel il s'était développé.
Les Hydrophytes ont-elles des Feuilles? Si l'on consulte quelques auteurs des plus célèbres en physique végétale, la question est résolue : Ces plantes, disent-ils, appartenant à la classe des Acotylédonées de Jussieu , ne peuvent avoir de Feuilles; ce sont des expansions foliiformes, des frondes qui les remplacent. Cependant on peut appliquer à ces frondes les définitions que ces mêmes auteurs ont données de la Feuille, lorsqu'on ne considère que la Feuille elle-même et non sa couleur ou ses fonctions. — De Candolle dit : « Feuille, expansion ordinairement plane, verte, horizontale, qui naît sur la tige des plantes, sert à l'évaporation et à l'imbibition des vapeurs et des gaz nutritifs, et est formée de l'expansion d'une ou de plusieurs fibres. » Cette phrase réunit le caractère de la Feuille à ses fonctions, elle ne s'applique qu'imparfaitement aux Feuilles des Hydrophytes, qu'on doit caractériser ainsi : expansions planes, formées de tissu cellulaire et parcourues par une ou plusieurs fibres simples, pinnées ou rameuses, qui partent de la tige ou des rameaux. Il n'est pas question de la couleur, il n'est pas question des fonctions qui doivent différer en raison du milieu que les plantes habitent. En effet, la couleur présente quatre nuances principales ; elle est vert d'herbe ou violette dans les Ulvacées ; vert plus foncé, un peu olive et variable dans les Dictyotées; vert olivâtre dans les Fucacées; rouge purpurin dans les Floridées : ces nuances tiennent à l'organisation ainsi qu'à la substance de la Feuille. Considérées sous le rapport des fondions, les Feuilles des Hydrophytes diffèrent de celles des plantes terrestres. Gouan a dit : Les Feuilles sont l'estomac et les poumons des plantes. Celte définition, très-courte, est cependant de la plus grande exactitude; elle exprime en peu de mots les fonctions de ces organes dans l'économie de la nature; elle ne peut s'appliquer qu'en partie aux Hydrophytes à cause de leur habitation. Semblables aux animaux asymétriques, ces végétaux n'ont pas besoin du concours de l'air pour exister; l'eau leur suffit, et si quelques-uns semblent avoir des organes pour l'absorption du fluide gazeux, ces organes manquent souvent dans les espèces du même genre , dans les individus d'une même espèce. Ainsi les expansions foliacées des plantes marines ne sont pas , comme les
Feuilles , des organes respiratoires ou destinés à absorber des Gaz, mais seulement des organes de nutrition. Leur contexturc ou leur composition doit donc difîérer de celle des pjantes qui vivent dans l'air; le système vasculaire y est en général peu apparent, peu développé; il leur est beaucoup moins nécessaire que dans les Aéropliytes, à cause de la densité du milieu qui met constamment en contact avec les différents points de leur surface les éléments qui servent à les nourrir. Cependant il existe; il est aisé de l'observer lorsqu'on déchire une plante marine transversalement ou longiludinalement ; cette observation est encore plus facile dans les Feuilles pourvues de nervures , comme dans les végétaux terrestres. Ces nervures sont simples ou rameuses , quelquefois même très-divisées ; et les Feuilles qui en sont pourvues, se déchirent dans le sens des nervures. La forme des Feuilles des Hydrophytes varie beaucoup moiKS que celle des plantes terrestres : il n'en est pas de même de leur grandeur, car il en existe qui ont plus de quarante pieds de longueur; nous ne connaissons aucune plante terrestre dont la Feuille présente une semblable dimension. Leur nombre, sur le même individu, est en général bien moins considérable que dans les Aéropliyles; souvent la Feuille est unique et constitue à elle seule toute la plante; d'autres fois plusieurs Feuilles partent de la racine ou de la lige; rarement elles sont éparses et en touffes épaisses ; ce n'est que dans le genre Saigassum {Fucus natans et congénères) qu'on les observe quelquefois avec ce caractère. Plusieurs plantes terrestres manquent de Feuilles ; il en est de même des Hydrophytes : en vain on les chercherait dans les Articulées. Les Ulvacéeâ ont une organisation analogue à celle des Feuilles séminales ou cotylédons t les Dictyotées, les Floridées et les Fucacées renferment plusieurs genres dans lesquels toutes les espèces ou une grande partie sont oourvues de Feuilles comme les plantes terrestres. En général la forme, la grandeuret les nervures des Feuilles des Hydrophytes peuvent fournir de bons caractères pour distinguer les genres et les espèces.
Le mot Feuille a été quelquefois transformé en nom propre pour des plantes comme il l'a été pour des animaux; ainsi l'on a nommé ; Feuille de Crocodile, Vlleil/sarum umbellaluni. Feuille ou Fleur du ciel, le Nostoc vulgaire. Feuille grosse, le Seduiii Telepliium.
Feuille de Buffle, une Ortie dont on se sert à Java pour frotter le mufle de ces animaux et les exciter au combat.
Feuille d'Inde, le Laurus Malabathrum et le Laurier-Cerise.
Feuille morte, deux Agarics de Paulet.
Feuille perlée, le Dracontium pertusum.
Feuille d'Italie, une variété du Mûrier blanc, etc. FEUILLES FLORALES. BOT. On désigne ainsi les feuilles qui avoisinent les Heurs, quand ces organes diffèrent des autres non-seulement par la taille, mais par la forme, la couleur et le nombre des divisions ou nervures.
FEUILLES PRIMORDIALES, but. On donne ce nom aux organes qui, outre les cotylédons, sont déjà visibles
dans la graine; elles font partie de la pliimule. Les Feuilles primordiales sont assez souvent différentes des antres feuilles de la plante; dans les Pins, par exemple, elles sont, de même que les feuilles séminales, disposées en anneau, autour de la tige, tandis que les autres feuilles sont alternes et disposées en spirale; dans le Haricot, elles sont opposées deux à deux par leur base, et n'ont qu'une foliole, tandis que les antres sont alternes et ont trois folioles. Dans plusieurs Mimoses elles sont composées, et les autres sont simples, etc.
FEUILLES SÉMINALES. BOT. Ce sont les premièies feuilles de la plante visibles dans la graine; elles sont plus particulièrement connues sous le nom de Cotylé- Dons. y. ce mot.
FEUILLET. M.\M. Troisième estomac des Ruminants.
y. iNTESTm.
FEUILLET. BOT. On a donné ce nom et celui de Demi- Feuillet aux lames qui, tapissant la face intérieure du chapeau d'un grand nombre de Champignons, caractérisent le genre Agaric. F. ce mot. Paulet en a fait le nom propre de l'une de ses familles de Champignons, en y ajoutant l'épithète de Fauciliers. Ses Feuillets fadciliers ont pour caractère : une taille moyenne, une consistance peu charnue, etc. Il y en a cini| espèces : l'Étoile grise, le Chenier dur, le Doresoutte, le Citron et le Champignon du Sureau. De tels noms ne sont susceptibles d'être admis dans la science.
FEUILLETÉ. MIN. En masses composées de lames plus ou moins épaisses , que l'on peut séparer aisément.
FEUX -FOLLETS. Dégagement de Gaz hydrogène phosphore, qui s'opère à la surface des terrains où sont enfouies des substances animales en décomposition. Ce Gaz s'cnHammant spontanément par le contact de l'air atmosphérique, et parcourant au gré des vents une étendue plus ou moins considérable, porte souvent la terreur chez les ignorants habitants des campagnes, et donne lieu aux récits les plus extravagants <iue puisse adopter la crédulité.
FÈVE. Faba. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Tournefort, réuni aux f^icia par Linné, puis rétabli par Jussieu, Mœnch et De Candolle. 11 présente les caractères suivants : calice à cinq segments; corolle papilionacée, dont l'étendard est plus long que les ailes et la carène ; dix étamines, dont neuf soudées par leurs filets; ovaire allongé, comprimé, terminé par un style court; légume oblong, à valves très-épaisses, et contenant deux à quatre graines très-grosses, oblongues, dont une des extrémités, où est situé l'ombilic, est trèsrenHée. En ne considérant que les organes de la fructification, ce genre est très-voisin du Ficia; car la seule différence (|ue l'on trouve dans les formes et la nature de leurs fruits paraît si peu importante, qu'elle justifie Linné de les avoir réunis. Cependant, il se joint à ce caractère une diversité de port, dépendante d'une organisation diverse dans les parties de la végétation. Cette différence consiste, selon Jussieu {Gênera Plant.) et De Candolle (Flore française), dans les vrilles de la Fève qui sont simples, presque nulles, et dans ses folioles en petit nombre et fort grandes. Sous ce dernier
rappoil, une espèce de l^icia {ficia Narbonensis, L.) est (oui à fait semblable à la Fùvc.
La Fève coMMDPiE, Faba vulgan's, DC, FI. fianç.; ficia Faba, L., unique espèce du genre, est, dit-on, indigène des environs de la mer Caspienne. Sa lige, droite, s'élève à huit ou dix décimètres et porte des feuilles ailées, à iinatre ou six folioles grandes, ovalesoblongues, entières, un peu épaisses, glabres et glauques; leur pétiole commun ne dégénère pas en vrille, et les stipules que l'on voit à leur base sont un peu dentées et senii-sagittées ; aux aisselles des feuilles, sont situées les fleurs réunies par deux ou trois, sur un court liédoncule; leur corolle est odorante, agréable et blanche, avec une tache noire et soyeuse sur le milieu de chaque aile. Les principales variétés de Fèves sont : 1" FÈVE JoLiEiVNE, la plus commune et une des plus bàtives; 2»FÈVE verte, semblable à la précédente, mais plus tardive, et ayant des fruits qui restent toujours verts; 5" Fève naine, originaire de la côte dWfrique, petite, très-brancliue et fort productive; 4" Fève a. lONGBES COSSES, plus tardivc et plus grande dans toutes ses dimensions, que les précédentes; 3" Fève de Windsor; à graines larges et presque rondes, craignant le froid, peu productive, mais très-forte en tige, et conséquemment estimée comme fourrage ; 6" Fève des cBAMPS ou DE CHEVAL, nomméc aussi Fèverolie et GouRGANE , inférieure en qualité à toutes les autres variétés, reconnaissable à ses légumes cylindriques et coriaces.
Tout le monde connaît les usages culinaires de la graine de cette plante, que l'on nomme ù Paris Fève de marais. Ce légume est cultivé depuis la plus haute antiquité. Diodore de Sicile cl Pline assurent que de leur temps les Fèves étaient principalement destinées à la nourriture des Égyptiens et des Romains, quoiqu'il existât, chez les premiers surtout, des idées superstitieuses contre leur usage. Les anciens en nourrissaient également leurs bestiaux, emploi le plus considérable que l'on fait aujourd'hui des Fèves qui, en raison de leurs cotylédons très -gros et farineux, sont fort nourrissantes. On les sert sur les tables des gourmets, lorsqu'elles sont encore dans leur primeur, et qu'elles n'ont acquis (|ue le quart ou tout au plus le tiers de leur longueur. Mais le paysan et le pauvre en font leur nourriture après qu'elles sont parfaitement mûres; alors, sous forme de purées, c'est un mets en usage dans toutes les classes de la société. Un goilt nauséabond, qui est propre aux Légumineuses, fait que cette graine n'est pas agréable à certaines personnes; d'ailleurs la farine de Fèves, mêlée au pain, le rend lourd et de difficile digestion : aussi n'a-t-on recours à son usage que dans les années de disette. Elle n'est bonne, tout au plus, qu'à faire des cataplasmes résolutifs.
Les tiges et les feuilles de Fèves coupées en vert avec les Heurs ou lesjeunesgousses,sont un excellent fourrage. Leur culture a acquis un autre de{;ré d'importance en Angleterre et en France, depuis qu'il a été reconnu qu'elles formaient un fort bon engrais, lorsqu'après la floraison, on les enterrait avec la charrue. Cette méthode était connue des anciens; car Pline dit textuellement que la Fève était cultivée en Thessalie et
en Macédoine, pour engraisser les champs qu'on labourait,afin d'enfouir cette plante aussitôt qu'elle commençait ù fleurir.
La culture des Fèves, qui ne demande pas beaucoup de précautions, s'opère soit eu plein champ, soit dans les .jardins. On les sème dans les terrains humides et argileux, destinés à être ensemencés de plantes céréales, et que la culture de ces Légumineuses prépare et bonifie.
Deux labours, aussi profonds que possible, disposent convenablement la terre dans laquelle les Fèves .sont semées à la volée, ou, ce qui vaut mieux, en rayons, ayant soin d'espacer les graines au moins de trois ù quatre décimètres. C'est à peu près de même qu'on cultive les Fèves dans les jardins; mais comme alors ou les destine ù être mangées de bonne heure, on hâte leur germination, en les faisant tremper dans l'eau, et on augmente l'activité de leur végétation, en les cultivant dans une terre légère et exposée au midi.
On a étendu le nom de Fève à beaucoup de plantes qui n'ont que peu ou point de rapport avec les Fèves; ainsi l'on a appelé :
Fève dd Bengale, le Myrobolan citrin.
Fève de Loup, VHclleborus fœtidus.
Fève de mer, le Haricot commun.
Fève de terre, VAiiagyris fœlida.
Fève dh diaiîie, le Capparis cynophallophora.
Fève épaisse, le Scdiiiii Telephium.
Fève lovine, le Lupinus albus.
Fève de Saint-Ignace. Le fruit rapporté des Philippines par les jésuites, et désigné sous ce nom était certainement la Noix vomique, poison dont tout le monde connaît les effets. On prétend le trouver aujourd'hui sur un autre arbre qu'on appelle conséquemment Ignatia. y. ce mot.
Fève marine, le Cotylédon Umbilicus en Europe et le Mimosa sc.aiidens dans l'Inde, selon Rumph.
Fève tète de nègre, les semences du Tamarin et un Dolic.
Fève de Tonga , de Tdnka ou de Tunkin. f. Ba-
RTOS.IIA.
Fève a Cocbon, la Jiisquiame commune.
Fève d'Bgypte, les fruits du Nélumbo.
Fève douce, la Cassia alata.
Fève d'Inde, un Dolic.
Fève de Malaca, V Anacardium orientale.
Fève de Picbcrine, les fruits d'un Laurier peu connu.
Fève de Pytbagore, les fruits du Ceratonia siliqua.
FÈVE MARIKE. moll. Ce que l'on trouve sous ce nom dans les vieux catalogues de pharmacie, n'est point une espèce du genre Sabot, mais l'opercule d'une Coquille de ce genre, à laquelle on attribuait de grandes vertus médicinales.
FÈVE NAINE, moll. Nom vulgaire et marchand du Buccinum neriteum, L.
FÉVEROLES. MOLL. Bosc mentionne sous ce nom de petites Coquilles bivalves, voisines des Cames, et qu'on trouve au détroit de Magellan.
FÉVEROLLES. bot. Variété de Fève plus petite que celle dite de Marais, Vicia Faba, L.
FÉVIER. Gledilschia. eot. Genre de la famille des
Légumineuses et de la Polygamie Diœcie.L., que l'on peut caractériser Ue la manière suivante : fleurs polygames; calice turbiné à la base, ayant son limbe partagé en six, buit ou dix lobes, dont trois, quatre ou cinq plus intérieurs et plusminces ont été décrits comme des pétales qui manquent réellement dans ce genre. Le nombre des élamines varie de trois à dix; elles sont insérées circulairement à la partie supérieure du calice; leurs filets sont libres et subulés ; leurs anthères ovoïdes, cordiformes et à deux loges. Dans les fleurs femelles et les fleurs bermaphrodiles, on trouve de plus un pistil pédicellé, allongé, terminé par un style latéral, qui porte un stigmate velu. Le fruit est une gousse très-allongée, plane, contenant en général plusieurs graines séparées les unes des autres par autant de cloisons, et environnées d'une substance pulpeuse.
Les espèces de ce genre, au nombre d'une dizaine environ , sont des arbres généralement armés d'épines extrêmement fortes et rameuses; leurs feuilles sont imparii)ennées, et leurs fleurs, petites et verdàtres, sont disposées en épis ou en gra[ipes axillaires. Ces espèces, dont plusieurs sont cultivées dans les parcs et jardins d'agrément, sont originaires de l'Amérique septentrionale ou de la Chine. Parmi les espèces cultivées, on distingue:
Le Févier TRiACAPiTiios. Gletlitschia tn'acanthos, L., Lamk., 111., t. 857, fig. 1. C'est un arbre d'un port très-élégant et d'un aspect agréable à cause de son feuillage fin et délicat, qui croît dans les diverses contrées de l'Amérique septentrionale, et qui aujourd'hui est parfaitement naturalisé dans toutes les contrées de la France. 11 peut s'élever à une hauteur de trente à quarante pieds, et présente une cime très-rameuse; ses épines sont rougeâtres et à trois pointes, dont une médiane est beaucoup plus longue que les deux autres qui sont opposées et divergentes. Les feuilles sont imparipennées; les folioles sont presque sessiles, glabres, ovales, allongées, crénelées, d'un vert clair. Les fleurs sont jaunâtres, petites, formant des épis longs d'environ deux pouces et pendants. Les gousses sont très-comprimées, presque planes, longues de six à huit pouces, souvent contournées sur elles-mêmes.
Le Févier de la Cdine. Gleditschia Sinensis, Lamk.; Gt. horrida, WilId.On distinguera facilement cette espèce, qui est généralement plus petite que la précédente, aux épines nombreuses, très- fortes et très-rameuses dont son tronc est hérissé, à ses feuilles bipinnées sans impaire; ses folioles, plus grandes que dans l'espèce précédente, sont luisantes et obtuses. Ses gousses sont brunâtres et très-planes. Elle est originaire de la Chine et cultivée dans les jardins.
Les Gleditschia ont en général un bois dur, mais qui se fend facilement, lis ne sont pas difficiles sur la nature des terrains el résistent facilement à nos hivers les plus rigoureux. Il seiait avantageux d'en propager la culture en grand dans nos forêts.
FEVILLEA. BOT. F. Fediilée.
FIAMA. noT. Poisou végétal de l'Amérique méridionale, f^. Curare.
FIANCÉE. INS. Espèce du genre Noctuelle , Aoc^îta sponsa.
FIATOLE. Fialola. pois. Genre établi par Cuvier (Règne Anim., t. n, p. 342) aux dépens des Stromates, dans la seconde tribu desSquammipennes,et de l'ordre des Acanthoptérygiens. Il est caractérisé par la disposition de la dorsale el de l'anale, dont la partie antérieure, moins saillante, donne au Poisson une figure totale voisine de l'ovalaire ; les écailles du corps et des nageoires sont si petites , qu'on ne les distingue guère que sur la peau desséchée; cependant l'épaisseur des nageoires dénote la famille dont les Fiatoles font partie; elles n'ont d'ailleurs qu'une rangée de très-petites dents pointues; leurs épines dorsales et anales sont aussi cachées dans le bord antérieur des nageoires.
On ne connaît qu'une espèce de ce genre, et elle habite la Méditerranée. C'est le Slromateus Fialola, L., Gmel., Sj-sl. I\'al., xiii, I. i, part. 3, p. 1148. Selon Cuvier, les figures que Rondelet donne de son Fialola, p. 257, et de son Slromateus, p. 157, conviennent au même et unique Poisson, dont l'un a été dessiné sur le vivant et l'autre sur le sec. C'est la seconde de ces figures qui a servi à Lacépède (Pois., t. iv, p. 098) pour rétablissement de son genre Chrysostrome , qu'on ne saurait conséquemment adopter. La Fiatole ressemble un peu au Turbot par sa forme qui est à peu près carrée, aplatie, et terminée sur ses bords par une sorte de tranchant, dit Bonnaterre; cependant lorsque ce Poisson nage, il se tient dans une position verticale: la queue est fourchue; la couleur du dos est d'un azur clair; celle du bas des côtés et du ventre est argentée; le dessus du corps est marqué de taches et de veines d'un jaune obscur, qui font un effet agréable. Le dessous a aussi des taches d'un jaune tirant sur l'or. On retrouve la Fialole jusque dans la mer Rouge, b. 2, D. 40, c. 23, A. 34.
FIBER. iiAM. r. Castor.
FIBER. OIS. L'un des synonymes latins du grand Harlc. F. ce mot.
FIBI. BOT. La Fougère qui porte ce nom au Japon, paraît être VAspleniiim Trichomanes , qui croîtrait alors d'une extrémité à l'autre de l'ancien monde septentrional.
FIBICHIA. BOT. Synonyme de Panicum, dactylon, L. y. Cynodow.
FIBIGIA. BOT. Ce mot fut employé par Médicus ( Gêner., I, p. 90, t. 2, f. 23) pour désigner un genre plus anciennement établi sous le nom de Farsetia. Koler l'a appliqué à un genre de Graminées qui depuis a été réuni au genre Cynodon. Enfin , le professeur De Candolle s'en est servi pour nommer la troisième section de ce genre. F. Farsétie.
FIBRAUREA. BOT,Loureiro(F/o»'. Cocliin. ed.Willd., t. II, p. 709) avait établi sous ce nom un genre qu'il regardait comme trèsrapproché de Wlbiila d'Aublet, et il assignait pour synonyme à sa plante celle que Rum|)h a figurée (À)nboin.,y, p. 38, t. 24), el nommée Tuba flaca. Ce genre a été fondu dans le Cocculus par le professeur De Candolle (Systema Fcget. nalur., 1. 1, p. 513), qui a même distingué spécifiquement la plante de Ruinph en la nommant Cocculus flavcscens, elil a donné le nom de Cocculus Fibraiirca au Fihiaurea tincloria de Loureiro. Quant à VAbuta d'Aublet, il l'a
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conservé provisoirement et l'a placé à la suite de la famille des Ménispcrmacées, en attendant qu'il fût mieux connu.
FIBRES. Fihrœ. zooi,. bot. On donne généralement ce nom à des corps longs et grêles, plus ou moins analogues à des fils, qui composent en grande partie le tissu des organes animaux et végétaux. On a longtemps disserté pour savoir s'il n'existait qu'une seule espèce de Fibre servant en quelque sorte de base à tous les organes du corps des animaux. Mais l'analyse anatnmique a fait reconnaître que plusieurs sortes de Fibres entrent dans leur composition. Haller admettait trois Fibres ou éléments organiques, savoir: la Fibre cellulaire, la Fibre musculaire et la Fibre nerveuse. Le professeur Cbaussier distingue quatre sortes de Fibres élémentaires, savoir : la Fibre lamineuse. la Fibre albuginée, qui forme la base des ligaments, des tendons et des aponévroses, la Fibre nervale et la Fibre musculaire.
En anatomie végétale la Fibre est bien plus simple. En effet, tout ce qui, dans les plantes, n'est pas tissu cellulaire, est tissu fibreux. Or, le tissu fibreux est constamment formé par les vaisseaux ou tubes dans lesquels la sève circule. Ces vaisseaux se réunissent plusieurs ensemble au moyen du tissu cellulaire ,, et constituent les Fibres.
FIBREUX. Fibrosiis. On donne ce nom à tout organe essentiellement composé de fibres. Ainsi, on nomme racine Fibreuse celle qui est formée de fibres simples cl cylindriques. Cette sorte de racine est particulière aux plantes Monocotylédones. F. RAcmE. Les substances minérales sont qualifiées Fibreuses quand leur forme ou leur tissu résulte de la réunion d'une multitude de petits cristaux très-allongés et disposés si régulièrement les uns contre les autres qu'ils ressemblent à un amas de fibres très-déliées. Quelquefois ces fibres sont contournées.
FIBRILLARIA. bot. (Champignons.) Sous ce nom, Sowerby (Histoire des Champignons d'Angleterre) désigne des plantes Cryptogames composées de filaments rameux, entrelacés, disposés en forme d'étoile, couvrant de très-grandes surfaces, croissant dans les caves, sur les murs humides et sur les tonneaux. Ces petites plantes ne sont peut-étie que des Champigimns naissants, ou semblent rentrer dans les genres B/ssus , Racodium ou Himanlia de Personn.
Sowerby a décrit et figuré plusieurs espèces de Fihriilaiia avec les noms spécifiques de stellata, ramosissima, rinaria, pulrerulenta et corticina.
FIBRILLES. Fibrilles, eot. Ramifications des racines capillaires, dont l'ensemble constitue le chevelu. ^. RacirsE. *
Dans quelques plantes Cryptogames, et particulièrement dans les Lichens, on nomme Fibrilles les filets déliés, qui naissent du thallus, par lesquels ces petits végétauxadhèrentauxécorces des arbres et aux pierres. Les filets le plus souvent entrelacés, et sur lesquels les sporules des petits Champignons sont dispersées, ont aussi été désignés dans les auteurs sous le nom de Fibrilles.
FIBRI.\A. BOT. (Champignons.) Nom donné parFries
(Syslema, ii , p. 78) à une section du genre Pezize. y. ce mol.
FIBRINE, zooi. L'un des principes immédiats des animaux, existant particulièrement dans les parties musculaires, dans le sang et dans le chyle. Elle est, dans son état naturel, blanchâtre, tenace, élastique, insipide et inodore; exposée à l'air, elle se dessèche, jaunit et devient un peu translucide. Elle est indissoluble dans l'eau froide. L'eau bouillante en dissout ou en divise une très-petite partie ; elle est fortement altérée par l'Alcool et l'Éther; elle est plus ou moins décomposée ou dénaturée par les Acides et les substances alcalines. On sépare la Fibrine du sang où elle se trouve à l'état liquide, en agitant celte matière animale fraîchement tirée avec une vergette sur les parois de laquelle les molécules de Fibrine viennent se déposer sous la forme de filaments. La Fibrine pure n'est d'aucun usage; unie à l'Albumine, la Gélatine et quelques autres principes, elle constitue la chair musculaire qui est d'une si grande ressource pour la nourriture de la plupart des grands animaux.
FIliROLITE. MO. Nom donné par Bournon à un minéral à texture fibreuse, d'un blanc passant quelquefois au grisâtre, et qui accompagne le Corindon du Carnate. Suivant ce minéralogiste, ce serait une espèce nouvelle qui aurait pour forme primitive un prisme rhomboïdal d'environ cent degrés. Elle contient , d'après une analyse de Chenevix, .58 parties de Silice, 58,25 d'Alumine, et 0,75 d'Oxyde de Fer; total 97. La Fibrolite raye le Quartz, et pèse spécifiquement 3,21. Elle est infusible au chalumeau.
FIBULA. Écnm. Nom donné à ime section des Catocystcs, classe de la famille des Oursins ou Échinodermes, proposé par Klein dans son ouvrage sur ces animaux. Les anciens naturalistes français les appelaient Oursins-Boulons.
FIBLLAIRE. Fibutaiia. Écnm. Genre de l'ordre des Échinodermes pédicellés dans les divisions des Échinides; à bouche inférieure toujours centrale avec des ambulacres bornés, ayant pour caractères un corps subglobuleux, ovoïde ou orbiculaire, à bord nul ou arrondi, et couvert d'épines très-petites; ses ambulacres, au nombre de cinq, sont courts et étroits; la bouche est inférieure et centrale; l'anus est situé tout auprès ou entre la bouche et le bord. Le genre Fibulaire, établi par Lamarck aux dépens des Oursins de Linné, a été adopté par Cuvier et par les naturalistes modernes. Leske l'avait proposé depuis longtemps sous le nom à'Echinocyamus : il est néanmoins douteux que toutes les espèces dont il le composait appartinssent aux véritables Fibulaires de Lamarck.
Ces dernières sont les plus petites de toutes les Échinides; leur forme presque globuleuse ou ovoïde leur avait fait donner le nom d'Oursins-Boulons parles anciens zoologues français. Elles se rapprochent des Échinonées par leur forme, et des Clypéaslres par leurs ambulacres pélaliformes et bornés. La situation de la bouche les dislingue des uns et des autres. Le nombre des espèces connues est encore peu considérable, peut-être parce qu'elles n'ont pas attiré l'attention des voyageurs à cause de leur petitesse. Lamarck n'en cite
que trois dans son grand ouvrage sur les Animaux sans verlèbres, et Blainville, dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, donne la description de neuf espèces toutes vivantes et originaires des différentes racrs du globe. Il n'y a point de doute qu'il n'en existe dans la nature une plus grande quantité que l'on connaîtra par la suite.
Quelques oryctographes ont donné ce nom à des Oiusins fossiles (|ui avaient la forme d'un bouton. 11 est à remarquer qu'aucune de ces espèces n'appartenait au genre dont il vient d'être question, et qui ne contient que des espèces vivantes.
F1C.41RE. Fican'a. bot. Genre très-voisin des Renoncules auxquelles Linné le réunissait. Il a pour caractères : un calice de trois sépales caducs; neuf pétales creusés intérieurement à leur base d'une petite fosse; des élamines en nombre indéterminé , disposées autour d'ovaires nombreux, qui deviennent autant de petits fruits lisses, comprimés et obtus. L'espèce qui a servi de type à ce genre, et le compose seule jusqu'ici, puisque ce n'est qu'avec doute qu'on lui en a réuni une seconde originaire des montagnes de Daourie, est le Ficaria ranunculoides , petite plante berbacée trèscommune dans les lieux humides. Sa racine présente des tubercules fusiformes; sa tige, rameuse et faible, s'étale sur la terre; ses feuilles cordiformes et légèrement anguleuses sont portées sur de longs pétioles; et ses pédoncules sont uniflores , axillaires ou terminaux. Le nombre des parties de la Qeur n'est pas constant; celui des sépales peut être porté à cinq , et on voit par là <iuelles légères différences distinguent ce genre de la Renoncule.
FICEDULA. OIS. Synonyme latin appliqué par Brisson aux espèces du genre Sylvie, f^. ce mot. Gmelin a donné le même nom aux Bec-Figues. K. Gobe-Mobciie.
FICUTÉE. Ftclitea. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Chicoracées, institué par SchuKz ((ui lui assigne pour caractèies : capitule multiflore; involucre calyculato- subimbriqué; écailles extérieures au nombre de sept à huit et serrées ; les intérieures sur un seul rang; réceptacle nu; akènes sans bec; aigrette double ; l'externe courte et paléacée, l'interne composée de cinq soies très-rugueuses, allongées et décidues. La FiciiTÉE DE PoEPPiG , Ficlitea Pœppiijii , est une tièspetite plante annuelle, à feuilles radicales glabres; celles de l'extrémité delà tige sont pinnatipartiles, à lobes linéaires, aigus; les fleurs sont bleuâtres. On la trouve au Chili.
FICIFORME. Ficiformis. bot. C'est-à-dire ayant la forme d'une Figue.
FICINÉES. /'Vcmcfc. bot. Dans son Analyse des Familles des plantes, Dumorlier établit celle-ci aux dépens des Urticées, et la place dans sa troisième classe des Eudoxyles, plantes chez lesquelles lesystèmeligneux est recouvert par le système cortical. Il lui donne pour caractères : étamines libres à la base du périgone; fruit composé, sur un involucre charnu. Cette famille, divisée en trois tribus, selon (luel'involucrc est clos par des écailles, on qu'il est étalé, ou femelle uniBorc, se compose des genres Ficus, Doistenia et Ànthiaris. FICINIE. Ficinia. bot. Genre de la famille des Cy-
péracées, établi par Schrader (jui lui assigne pour caractères : épis multiflores; glumes imbriquées et uniflores; trois étamines; périgynion subcyatliiforme, ù trois lobes; style tripartileet décidu; nucule crustacée, entourée du périgynion; chaumes simples, feuilles à leur base; épis terminaux, réunis en tête et Involucrés. Ce genre comprend une partie des espèces du genre Schœnus, aux dépens duquel il a été formé; une seule est nouvelle, c'est la Ficinie sétiforse, Ficinia seliformis, Schr. Le chaume et les feuilles sont sétiformes et scabriuscules; les capitules sont enveloppés d'un involucre subtétraphylle; les épis ont des bractées; les glumes sont lancéolées et pointues; la nucule est ovalairc, trigone , ponctuée et scabre. Celle espèce appartient au cap de Bonne-Espérance.
FICOIDE OD FICOITE. poiyp. Nom donné par les anciens oryctographes à des Fossiles en forme de Figue, qui paraissent s'être moulés dans des creux laissés par VAlcyonium Ficus.
FICOIDE. Mesembryanthemtim . bot. Genre établi par Tournefort sous le nom de Ficoides, qui, vu l'inconvenance de sa terminaison , a été changé par Linné en celui de Mesembr/anthemnin. 11 appartient à l'Icosandrie Pentagynie, L., et Jussieu en a fait le type de la famille des Ficuïdées. Ses principaux caractères sont ; calice supère à ([uatre ou cinq divisions inégales, persistantes; corolle composée de pétales nombreux, disposés sur plusieurs rangs, linéaires, inégaux et légèrement réunis par leur base; étamines nombreuses, ù insertion périgyuique; cinq styles, rarement quatre ou dix; capsule charnue, à quatre loges ou plus, selon le nombre des styles, renfermant une grande quanlité de graines très- petites. Les Ficoides sont des plantes herbacées ou des arbustes munis de feuilles toujours charnues, opposées et croisées à angles droits (excepté dans les espèces linguiformes); les fleurs solitaires, axillaires ou le plus souvent terminales, s'ouvrent ù des heures déterminées, les unes ù midi, d'autres l'après-midi, d'autres enfin le soir et pendant la nuit. Plusieurs espèces répandent une odeur douce et suave.
La plupart des Mesembiyanlhevimii habitent le cap de Bonne -Espérance. Ces planles concourent avec les genres Erica, Pelaigonium, Proleo, etc., à former la principale végétation de ces contrées si riches d'ailleurs aux yeux du botaniste. La facilité avec laquelle elles se cultivent et se multiplient en Europe, facilité qui résulte de leur nature grasse et robuste, en a fait connaître un nombre prodigieux d'espèces qui ont exercé la sagacité des botanistes auxquels on doit d'importants travaux sur les planles grasses, et parmi lesquels nous citerons Dillen (llort. Ellham.), De Candolle (Plantes giasses, Paris, 1802), le prince de Salm-Dyck (Tentamen botaiiiciuii) et surtout ilaworth (Synops. Plant, suce. Londres, 1812, et lievision. Plant, suce, 1821). Dans l'ouvrage le plus récent que ce dernierauteur a publié, le nombre des iI/escwi6/;/aH//ie«ii«wt se trouve porté à trois cent dix, sans compter sept espèces mentionnées par les auteurs, et regardées comme incertaines.
Une telle quantité de plantes agglomérées dans le même cadre a nécessité des coupes qui avaient déjà été
(entées avec plus on moins de succès par les auteurs. Ainsi Persoon avait divisé ses quatre-vingt-six espèces en deux grandes sections, selon qu'elles possédaient une tige ou qu'elles en étaient dépourvues; et les subdivisions de ses espèces caulescentes, de beaucoup plus nombreuses que les autres, avaient été tirées des formes de leurs feuilles planesoudilatées, convexes en dessous, cylindriques et triquèlres. Le prince de SalmDyck don lesjardinsont ac(|uis une grande célébrité parla beauté et la variété des plantes grasses qu'il cultive, a proposé de partager les Kicoïdes en deux grandes divisions fon dées sur des caractères d'une valeur à peu près égale S celle des caractères employés par Persoon , mais qu ont l'inconvénient de se nuancer les uns dans les autre; de manière à offrir souvent de l'ambiguité pour la clas sification des espèces. Les Ficoïdes sont partagées par le prince de Salm-Dyck en espèces vivaces et en es pèces presque vivaces. Celles-ci ne forment que deux subdivisions, tandis que les vivaces sont coupées en trente-trois sections groupées partiellement, d'après l'existence ou l'absence de la tige, d'après leurs feuilles cylindracées ou Iriquétres.
Entîn, dans l'ouvrage d'Haworlh, intitulé : Revisiones Plant. succuL, p. 70, le genre Mesembiyanthemtim est partagé en buit grandes divisions, ainsi qu'il suit :
1. MESEMBRYArîTDEJiDM AcADLiA. Plantes souvent munies d'une courte tige à racines vivaces et à feuilles très-grandes. Cette division comprend vingt petits groupes qui ont tous reçu des noms adjectifs, et qui forment trois subdivisions des Acmilia, établies d'après les couleurs de leurs Heurs; mais il faut observer que ce dernier caractère est très-inconstant.
2. MESEMBBYAriTBEaiJi Cephalopbvlia. Espèces caulescentes, à feuilles connées, longues, étroites et réunies par faisceaux. Elles ne forment que deux petits groupes.
2. Mesembrtanthebcm Reptantia. Petits arbustes dont les tiges sont souvent coucbées et anguleuses, à fleurs polygynes rouges (une espèce exceptée). 11 n'y a que quatre groupes dans cette division.