‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 1 sur 99 · MELINE, CANS ET C\ LIBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

MELINE, CANS ET C\ LIBRAIRES-ÉDITEURS

LITOVRKI

MAAGONI. BOT. V. Mahagoki.

MAASE. OIS. Synonyme vulgaire de Mouelle.

MABA. BOT. Genre de la famille des Él)énacées et de la Diœcie Triandrie, L. Ses fleurs dioïqucs présentent un calice découpé, jusque vers son milieu, en trois parties, et une corolle urcéolée trifide; dans les màles les étaniines hypogynes, en nombre égal ou plus ordinairement double des divisions de la corolle, à filets tantôt simples, tantôt réunis alternativement deux à deux, s'insèrent autour d'un rudiment central de pistil ; dans les femelles l'ovaire, à trois loges biovulées, se change en une baie ovoïde ou rarement globuleuse, entourée à sa base par le calice persistant cupuliforme. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles alternes, dépourvues de stipules entières et coriaces, dont les pédoncules axillaires, accompagnés de petites bractées, portent une seule fleur sur les pieds femelles, plusieurs sur les mâles. Forster en fit le premier connaître une originaire des îles de la mer du Sud, sous le nom de Maba elUptica; R. Brown en a décrit sept de la ]\ouvelIe-Hollande, et plus récemment Labillardière en a ajouté deux autres recueillies dans la INouvelle- Calédonie (f^. Serlum Justro-Calecloiiicum, tab. 55 ctôG).Onen trouve aussi une dans les Indes : c'est celle que Kœnig et Roxburgh appelaient du nom générique de Feneola ; enfin R. Brown pense que le CajaAiang de Rumph (Heibar. Amboin., 3, tab. 1) appartient à ce genre.

MABÉE. Mabea. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Dodécandrie Monogynie, L. Ses fleurs sont monoïques; on observe dans les màles un calice à cinq dents, pas de pétales, des étamines, au nombre de neuf à douze, insérées sur un réceptacle à peu près conique, et dont les anthères, adnées aux filets extrêmement courts, regardent en dehors; dans les femelles le calice est partagé, jusque vers son milieu, en cinq divisions égales, ou en six dont trois alternativement extérieures et plus courtes; le style se termine par trois branches contournées; l'ovaire globuleux offre trois loges renfermant chacune un ovule unique;

il devient plus lard une capsule à trois coques. Aublet {Plant. Giiian., 187, tab. 3Ô4) a fait connaître deux espèces de Mabea, originaires de la Guiane; mais les herbiers de ce pays en contiennent plusieurs autres jusqu'ici inédites; ce sont des arbustes à rameaux sarraenteux, remplis d'un suc lactescent; les feuilles, accompagnées de stipules, sont alternes, entières ou légèrement crénelées, veinées, luisantes sur leur face su|)érieure; les pédoncules, disposés en panicules épaisses, terminales, portent soit à leur base, soit plus haut, une bractée glanduleuse des deux côtés, sur ses bords: les inférieurs plus longs et moins nombreux sont simples, et soutiennent chacun une seule fleur femelle ; les supérieurs se divisent en trois branches dont chacune se termine par une fleur mâle.

MABOUIA ET MABOCIER. BOT. Noms proposés par quelques botanistes français pour désigner le genre Morisonia. y. ce mot.

MABRE. POIS. Synonyme vulgaire de Spavus Movmyrus, L. F. Spare.

MABUHCC. BOT. Synonyme vulgaire de Cassytlie. V. ce mot.

MABURNIE. Maburnia. bot. Genre de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Du Petit-Thouars (Genei: Nov. lilailagasc, n" 15) qui l'a ainsi caractérisé : calice adhérent à l'ovaire par sa base, tubuleux et muni de trois angles en forme d'ailes; corolle remplacée par six appendices, dont trois extérieurs plus grands ; six étamines réunies deux àdeux, et placées devant les trois plus larges appendices; ovaire surmonté d'un style de la longueur du tube, terminé par un stigmate capité, à trois lobes; capsule à trois loges polyspennes. Le nom de ce genre est un anagramme du Bunnunnia, genre dont il est tellement rapproché qu'il serait possible que la plante qui le constitue n'en fût qu'une espèce; elle a les tiges courtes, aphylles, parsemées de petites écailles et terminées par deux ou trois fleurs. Celte plante est indigène de Madagascar.

MACA. bot. Synonyme présumé du Palmier que Humboldl mentionne sous le nom de Macanilla de

Caiipe, et qui parait appailciiir au genre Marliiièze, dont les fruits, comme ceux du Maca, sont comparés à de petites pommes.

MACACA. M\M. Synonyme de Macaque.

MACaCO. ma». Synonyme de Maki Vari, et non pas de Maki Mococo, comme la ressemblance des noms pourrait le faire croire. F. Maki.

MACACUS. mam. f. Macaqde.

MACAGUA. ois. Espèce du genre Faucon, division des Buses. Vieillot en fait le type du genre qui a été adopté par Lesson. Ses caractères consistent en un bec court, très-épais; les deux mandibules presque égales : la supérieure subitement crocbue, l'inférieure arrondie, échancrée à sa pointe qui reçoit la partie crocliue de la précédente; narines larges, ouvertes, arrondies, placées près de l'arête; tarses courts, robustes, épais, nus, réiiculés; queue médiocre, rectiligne ou un peu arrondie ; première rémige courte, la deuxième la plus longue. Vieillot n'admet dans ce genre qu'une seule espèce : Faccoiv Bose Macagba, Falco cachinnans, t. Mais Lesson y ajoute le Faucon Autour à dos noir, Falco Melaiwps. Temm. f^. Faucon.

MACAHALAF. dot. F. Calaf.

MACAHANE ou MACAKE. Macahanea. bot. Aublet (PI. de la Guiane, 4 suppl., p. G) a décrit et figuré le fruit d'un arbrisseau qu'il nomme J/aca/iûHeo Giiyanensis, et qu'il figure planche 571. Ce genre imparfaitement connu, et que Jussieu appelle Macunea , fait partie de la famille des Guttifères. Son fruit est une baie pyriforme, inégale, coriace, contenant, dans une seule loge, de quatre à six graines ovoïdes, coriaces, placées au milieu d'une pulpe charnue et attachées à des trophospcrmes pariétaux. Le Macahanea Guyanensis, Aublet, loc. cit., est un arbrisseau de quatre à cinq piedsde hauteur; il pousse des branches sarmenteuscs, qui entourent le tronc des arbres voisins; ces branches sont garnies de feuilles opposées, lisses, vertes, elliptiques, aiguës, finement dentées et portées sur un pétiole court; les fruits sont réunis plusieurs ensemble. Cet arbrisseau, nommé Macacahana par les Garipons, croit sur les bords delà Crique des Galibis.

MACAIRA ou MAKAIRA. rois. Espèce du genre Xiphias. /'. ce mot.

MACAIRÉE. Macairea. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, institué par De CandoUe qui l'a dédié au professeur Macaiic, lequel s'est distingué par ses travaux sur la chimie végétale et particulièrement par ses recherches sur le phénomène qui caractérise la Sensitive et d'autres plantes douées d'une irritabilité analogue. Les caractères du genre y1/acai>ea, sont : tube du calice ovale, avec quatre lobes persistants; quatre pétales obovales; huit élamines inégales, dont quatre plus longues, à filaments plus larges supérieurement, portant sur la face interne plusieurs rangées de poils glanduleux, et quatre plus courtes et glabriuscules; anthères linéaires, allongées, à un pore, à c:nnectif allongé et slipitiforine dans les plus longues, et dans toutes inégalementdilaté à sa base; ovaire libre, ovale, hérissé de soies glanduleuses; style filiforme; capsule à quatre loges, enveloppée par le calice; semences ovales, ordinairement un peu tronquées vers le hile.

Les Macairées sont des ai bustes propres à l'Amérique du Sud; leurs rameaux sont presque cylindriques; leurs feuilles et leurs pétioles sont, principalement dans la jeunesse, couverts d'une pubescence roussâtre; en général, les premières sont ovales, mucronées, coriaces, très-entières, glabres en dessus et un peu soyeuses en dessous; leurs fleurs, d'un blanc jaunâtre, forment par leur réunion des thyrses très-velus.

Macairée boussatre. Macairea riifesceiis, DC. Ses tiges sont cylindriques, avec les jeunes rameaux presque tétragones; elles ont en outre, ainsi que les jeunes feuilles, les pétioles et le calice, leur surface garnie de poils roux et assez longs; les feuilles sont ovales, coriaces, glabres en dessus, marquées en dessous de trois nervures garnies de poils décidus; les nervures latérales sont moins larges que l'intermédiaire ou la médiane; le thyrse ou la panicule de Heurs est terminale, et les lobes des calices sont velus, rétrécis et acuminés. De Candolle décrit encore trois autres espèces qu'il a nommées Macairea radula, M. aclenoslemon et M. thyrsiflora.

MACALEB. bot. r. Mahaieb.

MACANDOU ou MACANDOUE. bot. Synonyme de Moriiula cilrifolia.

MACAMLLA DE CARIPE. coT. r. Maca.

MACAO. 019. F. Ara rotce.

MACAQUE. Macacus. mam. Genre de Quadrumanes appartenant à la première division des Singes (ceux de l'ancien monde ou les Catarrhinins de Geoffroy Saint-Hilaire), et intermédiaire soit par ses formes, soit par ses habitudes, à celui des Guenons et à celui des Cynocéphales. Les dents sont, comme chez tous les Singes de l'ancien inonde, au nombre de trentedeux, c'est-ùdire en même nombre que chez l'Homme; elles sont d'ailleurs semblables à celles des Cynocéphales, et ne diffèrent de celles des Guenons que par un petit talon qui termine les dernières molaires ji l'une et à l'autre mâchoire, et par la forme des canines supérieures arrondies et non point aplaties à leur face interne, présentant à leur face externe une dépression assez forte. L'angle facial est de 40» environ , terme moyen; mais il se trouve plus ouvert dans certaines espèces, moins dans quelques autres. Celles-ci se rapprochent ainsi davantage des Cynocéphales, dont l'angle facial n'est guère que de ôO» environ, les premières se trouvant au contraire plutôt en rapport avec les Guenons et les Semnopithèques, où cet angle, assez variable, est toujours moins aigu. D'ailleurs c'est dans la forme de la tète et du museau que l'on peut trouver les seuls caractères véritablement importants des Macaques, et presque les seuls aussi qui puissent servir à leur distinction. Le museau, beaucoup plus gros et plus prolongé que chez les Guenons, du moins pour la plupart des espèces, est beaucoup plus court quechez les Cynocéphales; ceux-ci se distinguent d'ailleurs parfaitement par la disposition de leurs narines terminales et tout à fait antérieures. Le corps est en général trapu et épais, le col court, la tête grosse, les membres robustes, et l'aspect de l'animal véritablement désagréable et hideux^ Les callosités des fesses sont trèsprononcées, et la queue, quelquefois nulle, est ordinal-

rement assez courte; elle ne devient d'ailleurs jamais, même cliez les espèces où elle a le plus de force et de longueur, un organe de préhension, comme elle l'est chez beaucoupde Singes américains; caractère qui, au reste, appartient généralement à tous les genres de l'ancien monde. Enfin leurs membres, à peu près égaux, sont essentiellement conformés comme ceux des Guenons; et leurs mains sont de même penladaclyles. Ils ont les lèvres minces, et les abajoues ont un assez grand développement.

On peut faire à l'égard des habitudes des Macaques les mêmes remarques que l'on vient de faire à l'égard de leur organisation. Généralement plus doux, plus susceptibles d'éducation que les Cynocéphales, ils sont, en revanche, plus méchants, plus indociles, et surtout plus lascifs que les Guenons : quelques espèces ayant plutôt les habitudes et le naturel de ces dernièies, et d'autres se rapprochant au contraire davantage des Cynocéphales, tandis que plusieurs enfin se trouvent véritablement intermédiaires entre ces deux genres. C'est ce qu'on reconnaît assez facilement lorsqu'on étudie des individus adultes et bien portants; car les jeunes, même dans les espèces qui par les développements de l'âge deviennent le plus complètement intraitables, ont d'abord assez de douceur. Les femelles sont aussi ordinairement moins empressées à nuire et moins indociles que les mâles. Du reste les Macaques ont à tout âge beaucoup d'adresse et d'intelligence; et quelques-uns d'entre eux sont même très-susceptibles d'éducation. Tel est particulièrement le Magot, que les bateleurs habituent, sans tropdedifiiculté,à obéir avec promptitude, sur un geste ou sur un mot, à danser sur la corde, et à exécuter ditTérents tours d'adresse qui amusent et souvent même élonnentvivement les spectateurs. D'autres Macaques ne sont guère susceptibles que d'être adoucis par la domesticité; encore quand ils passent à l'état adulte, ou qu'ils commencent à vieillir, arrive-t-il souvent que leur caractère change entièrement, et qu'ils deviennent tout à fait indociles et inlrailables. Aussi, tandis que beaucoup de personnes élèvent volontiers de jeunes Macaques, et les prennent même en affection dans cet âge où ils ne manquent véritablement ni de grâce ni de douceur, il en est bien peu qui veuillent les conserver longtemps, et qui ne s'empressent de s'en défaire dès qu'ils sont parvenus à l'âge où ils prennent, avec leurs forces, les penchants et les habitudes qui caractérisent leur espèce. Ces Singes se sont reproduits assez souvent en Europe, au contraire des Guenons, et même des Cynocéphales, malgré leur extrême lascivité. Cette différence tient uniquement, suivant Frédéric Cuvier, à la facilité plus grande que l'on a de réunir à la fois les deux sexes, et aussi à la rapidité de leur développement. On peut remarquer cependant que la ménagerie du Muséum de Paris a plusieurs fois possédé en même temps les deux sexes de quelques espèces de Cynocéphales, et même le mâle et la femelle du Drill et du Papion, sans qu'on ait jamais réussi à les faire produire. Au contraire trois espèces de Macaques : le Maimon , le Khésus et le Macaque proprement dit, ont plusieurs fois produit. L'accouplement se fait de la même manière que chez les autres quadrupèdes, et la

gestation dure environ sept mois. Le jeune individu a dès sa naissance les couleurs de l'adulte, seulement avec une nuance un peu plus pâle; mais ses membres sont plus grêles, et sa tête sensiblement plus grosse. Il a dès lors les yeux ouverts; il paraît voir les objets qui l'entourent, et suivre du regard les mouvements qui se font près de lui. S'atlacliant avec les quatre mains aux poils de la poitrine et du ventre de sa mère, tenant le mamelon dans sa bouche, et ainsi toujours disposé à teter, lorsqu'il en sent le besoin, il reste pendant longtemps à peu près immobile. Du reste, la mère parait peu gênée de ce fardeau, et marche comme à l'ordinaire, soit à quatre, soit à deux pieds; embrassant alors et maintenant son petit au moyen d'une de ses mains antérieures. Elle lui prodigue les soins les plus empressés, les plus tendres, pendant tout le temps qu'ils lui sontnécessaires, surveille avec beaucoup d'attention et aide ses premiers mouvements. Cependant dès que le petit, devenu un peu plus âgé, commence à vouloir prendre une autre nourriture que le lait de sa mère, celle-ci, sans jamais cesser d'ailleurs de le soigner avec le même zèle, ne souffre pas qu'il satisfasse son désir; elle lui arrache le peu d'aliments qu'il vient à saisir, remplit ses abajoues, et s'empare de tout pour elle-même. Le petit, dès lors plein d'intelligence et d'adresse, sait cependant bien prendre de temps en temps un peu de la nourriture que sa mère lui lefuse. On l'a vu plusieurs fois saisir adroitement des amandes dans la main de celle-ci, au moment même où elle les portait à sa bouche, puis s'enfuir rapidement à l'autre extrémité de la cage, et les manger alors, en ayant la piécaution de tourner le dos à sa mère. Il avait ainsi toujours le soin de s'écarter pour prendre de la nourriture, lors même que celle-ci venait à lui en présenter elle-même.

Les caractères spécifiques des Macaques consistent essentiellement dans les proportions, et dès lors on peut se faire une idée du vague de ces caractères et de la difficulté que l'on doit éprouver à en assigner exactement les limites. En outre, plusieurs espèces, qui sont regardées comme de véritables Macaques par la plupart des auteurs modernes, pourraient presque tout aussi bien être considérées, au premier aspect, comme appartenant soit au genre Cynocéphale, soit au genre Guenon. Tels sont le Bonnet-Chinois, la Toque et même le Macaque proprement dit, classés dans quelques systèmes parmi les Guenons, et l'Ouanderou, rapporté tour à tour à ce dernier genre et à celui des Cynocéjihales. Quoi qu'il en soit, il faut admettre, comme l'ont déjà fait Desmarest et F. Cuvier, tous ces Singes parmi les Macaques. Ce genre se trouvera ainsi composé d'un assez grand nombre d'espèces répandues dans l'Afrique et dans l'Inde; l'une d'elles se trouve même, comme on le verra, jusque dans la partie la plus méridionale de l'Europe. On peut diviser les Macaques, comm^on l'a fait pour les Guenons, en plusieurs petits groupes, savoir : les Cercocèbes, les Maimons et les Magots, correspondant aux genres Cercocèbe, Macaque et Magot de divers naturalistes.

" Les Cercocèbes.

Les espèces comprises sous ce nom, paraissent vérita-

il A C

il A C

blement, à plusieurs égards, intermédiaires aux Macaques cl aux Guenons; et Geoffroy Saint-Hilaire avait même cru pouvoir en former un genre particulier sous le nom de CercocMie; nom qui n'est conservé ici que comme celui d'une simple division [larmi les Macaques. Celte division ou section se reconnaît facilement par les proportions de la queue plus longue que le corps. Les deux premières espèces se distinguent en outre par leur face étroite et allongée, leur front nu, et la disposition fort remarquable des poils de leur tête qui sont divergents et dont l'ensemble forme une sorte de calotte.

Macaque Toque. Geoff. S'-Hil., Ann. Mus., l. ix ; Macacus r^iatus, Desm.; Cercocebus railialus, GcofF. Il a le pelage d'un gris verdàtre en dessus, avec le dessous du corps et de la queue ainsi que la partie interne des nieml)res de couleur blanche ; le dessus de la queue est giisveidàtre comme le dessus du corps. Les poils divergents sont assez courts. Sa taille est de dix-huit pouces environ. Celle espèce, qui habile l'Inde, et particulièrement le Malal)ar, a été étal)lie par Geoffroy Saint-Uilaire d'après un individu que possède la galerie du Muséum de Paris. Quelques naturalistes avaient, il est vrai, supposé que la Toque pourrait bien n'être qu'une simple variété du Macaque Bonnet-Chinois, avec lequel elle a en effet beaucoup de ressemblance; mais il est bien certain aujourd'hui qu'elle forme une espèce réellement distincte, comme l'a montré l'examen attentif de plusieurs individus amenés vivants en Europe. Du reste, ses habitudes sont, suivant Desmarest, tout à fait analogues à celles des Guenons.

Macaque BoMSET-Coiriois. MacacnsSiniciis, Dcsm.; CenocebiisSiniciis, Geoff. S«-Ilil. (mais non pas, suivant F. Cuvier,iS'iHii'ai'/H!ca,L.). Il se distingue par son pelage d'un fauve brillant en dessus, avec la queue un peu i)lus brune, les favoris, la face interne des membres et le dessous du corps blanchâtres; les mains, les pieds et les oreilles noirâtres. La face est couleur de chair; seulement la lèvre inférieure est bordée de noir. Les poils sont, dans cette espèce, gris à leur base avec leur partie terminale annclée de noir et de jaune; disposition qui se retrouve chez le plus grand nombre des Ma caques, et ])articulièremcnl chez la Toque; mais chez le Bonnet-Chinois c'est le jaune qui domine : de là la teinte généralement fauve, et non pas verdàtre de son pelage. Celle espèce a la même patrie que la Toque, et vraisemblablement aussi les mêmes habitudes.

Macaque d'Assum. Macacus Assumiensis, Meclelland. Son pelage est d'un fauve cendré, un peu plus brun en dessus, et presque blanchâtre à la région abdominale ainsi qu'à la face interne des articulations des membres; les poils qui couvrent la tête sont peu nombreux et noirs; la face et les fesses sont de couleur de chair; la queue, qui a un peu plus du tiers de la longueur totale de l'animal, est entièrement couverte de poils. Taille, deux pieds et demi environ du bout du museau à l'extrémité de la queue. De la vallée d'Assum dans les montagnes du Cossiali, en Chine.

Macaque ORDINAIRE. Macacus irus, Fr. Cuv., Mém. Mus., t IV; Macacus cxnomolgns, Desm.; Simiacy- Homotgus et Simia cynocephalus ? L. Il a environ un

pied huit pouces jusqu'à l'origine de la queue, qui est aussi à peu près de celte longueur. Son pelage est verdàtre en dessus, avec le dessous du corps et la face interne des membres d'un gris blanchâtre. La queue et les pieds sont noirâtres, et la face, à peu près nue, est de couleur de chair livide, avec une partie plus blanche entre les yeux. Les favoris sont assez courts et de couleur verdàtie. La femelle est un peu plus petite que le mâle, et présente quelques caractères particuliers. Cette espèce est le véritable Macaque de Buffon, et il parait qu'on doit aussi lui rapporter l'Aigrette du même auteur. Ses moeurs sont généralement celles des autres Macaques; elle paraît cependant un peu moins indocile et moins lubrique; et c'est ainsi que l'on voit toujours a quel(|ues différences de caractères correspondre aussi des différences dans les habitudes.

Macaque a face noire. Macacus carbonarius , Fr. Cuvier (Mamm. Lith., livraison de décembre 1823). 11 est généralement d'un vert grisâtre sur le dessus du corps et sur la face externe des membres, avec leur face interne, les parties inférieures du corps, les favoris, les joues et la queue, gris-blanchàtr.e. Une légère bande noire est placée au-dessus de l'oeil, et la face est aussi de celte couleur. Cette espèce, très-voisine de la précédente, se distingue d'ailleurs très-bien par la couleur delà face.

Macaque GELADE. Macacus. gelada, Rupp., Fauîi. Abyssin., p. 5, pi. 2. Le mâle adulte a la face entièrement noire, avec le chanfrein concave, le front court et très-proéminent; celte face est encadrée d'une longue crinière fauve qui s'avance de chaque côté jusqu'à l'angle de la bouche en moustacbeflottante; le dos et les épaules sont recouverts de longues soies brunes, qui retombent élégamment sur les bras et les flancs; les poils des cuisses et des jambes sont moins longs, mais aussi touffus et d'un cendré brunâtre; les jambes antérieures et les quatre mains sont noires; la queue, moins longue que le corps, est terminée par un long et épais flocon; les fesses sont calleuses et noires. Taille de l'extrémité du museau à l'origine de la queue, deux pieds deux pouces; la i|ueuea en outre seize pouces. Celte espèce habile les forêts monlagneuses du royaume de Sennaar, à six ou sept mille pieds au-dessus du niveau de la mer.

Macaque roux-doré. Macacus aureiis, Isid. Geoff., Zool. du voy. de Celangé, pi. 2. Le pelage du dessus du corps est d'un brun roux, tiqueté de noir; la face externe des membres est d'un gris clair; le dessous du corps et de la queue, la face jnlerne des membres et les longs poils lies joues sont gris; la face supérieure de la c|ueue est noirâtre vers la base, grise dans sa portion terminale. Taille, un pied six pouces. Du Bengale et du Pégu.

'" Les Maiîions.

On les distingue facilement parleur queue toujours beaucoup plus courte que le corps et quelquefois même d'une extrême brièveté.

Macaque arctoïde. Macacus arctoidcs, Geoff. Cette espèce parvient à une assez grande taille; l'individu ou plutôt sa dépouille d'après laquelle Geoffroy S«-Uilaire a publié sa description, avait deux pieds huit pouces de l'extrémité du museau à l'origine de la queue, et

MAC

celle-ci ii'ayanl qu'un pouce, ne forme par conséquent qu'environ la trentième partie de la longueur totale. Un autre caractère non moins remarquable et qui suffirait seul pour la distinction spécilîqiic, consiste dans le pelage qui est presque entièrement composé de longs poils assez rudes, présentant un grand nombre d'anneaux alternativement roux et noirs, d'où résulte pour couleur générale le brun-roussàtre tiqueté de noir. Dans l'état de vie, la face est à peu près couleur de chair, mais le nez est noirâtre. Ce Macaque a été envoyé de l'Inde, par Duvaucel, au Musée de Paris.

Macaque Ouainderou. BufF., t. xiv; Macacus silenus, Desm.j Simia silentts, Schreb., L., et Simia leonina, L.Ilse distingue facilement par son pelage généralement noir, avec l'abdomen et la poitrine blancs. 11 a aussi reçu de Cuvier le nom de Macaque à crinière, parce que sa tète est entourée d'une longue barbe blancliâtre et d'une crinière cendrée, et de Pennant celui de Singe à queue de Lion, à cause d'une mèche de longs poils, qui termine la queue. Son visage et ses mains sont noirs, tandis que ses callosités sont rougeàtres. Sa longueur est de dix-Iiuit pouces, sans compter la queue qui en a dix seulement. Cette espèce habite les Indes- Orientales où elle porte les noms de Kil-Bandar, de Lowando ou d'EIwanda, et non pas celui d'Ouanderou, que Buffon lui a composé. Elle est tout à fait indocile et intraitable, suivant plusieurs naturalistes. Cependant une femelle observée et décrite par Fr. Cuvier lui a paru douce et même caressante.

Macaque Rdésbs. Audebert; Macacus erylliiCBUs; Macacus Rhésus, Desm.; Simia erythrcea, Schreb.; le Macaque à queue courte, Buff.; le Maimon ou Rhésus de Fr. Cuvier. II est en dessus d'un vert gris-roussâtre, avec les membres antérieurs et les jambes plus grises et les cuisses plus jaunes à leur partie externe. Le dessous du corps et la face interne des membres sont blancs; la queue, d'ailleurs courte, est grise en dessous et d'un vert roussâtre en dessus. La face est couleur de chair livide; et, suivant Fr. Cuvier, on voit au milieu du front, entre les yeux, un petit tubercule dont l'apparence est celle d'une loupe qui grossit à l'approche du rut. Le Rhésus habite les Indes; il a les mœurs généralement attribuées aux véritables Macaques, c'est-à-dire qu'assez doux dans le jeune âge, il devient ensuite très-lubrique et presque tout à fait intraitable. Fr. Cuvier a décrit sous le nom de RnÉsus A face brune un Singe qui ne diffère guère du Rhésus ordinaire que par la couleur brune de la face et de toutes les parties nues.

Macaque domestique ou Maimon. Buff., f. xiv, pi. 10; Audeb.; Macacus nemestiiniis, ïlesm.;Simia nemesiiina, L.;Ie Singe à queue de Cochon de plusieurs auteurs. Il est en dessus d'un fauve verdâtre, avec le milieu du sommet de la tète noir, cette tache descendant sur le col, le dos et la queue en acquérant une teinte plus verdâtre. Les joues et toutes les parties inférieures du corps sont d'un blanc roussâtre; la queue, que l'animal tient souvent recourbée, est grêle et courte. L'espèce habite Sumatra, où elle porte le nom de Barrou.

Macaque voluptueux. Macacuslibitlinosus. Fr. Cuvier regarde ce Macaque comme une espèce nouvelle

et bien distincte; la description suivante est faite d'après un dessin, de moitié environ de grandeur, qui so trouve dans la riche collection des Vélins du Muséum. L'individu représenté, qui est une femelle, est fort semblable au Maimon, dont il diffère cependant par ses joues d'un fauve légèrement olivàlrc, comme tes épaules et les membres antérieurs, et non pas blanches ou blanchâtres comme chez le Maimon. Il a de même une sorte de calotte noire sur la tète; et celle tache se prolonge sur le dos et la queue, qui se trouvent, ainsi que toutes les parties postérieures du corps et la face externe des membres de derrière, d'un brun légèrement nuancé de fauve-olivâtre. La face interne des membres, soit antérieurs, soit postérieurs, semble grisâtre sur le dessin; et le dessous du corps d'un blanchâtre qui se nuance insensiblement avec le brun du corps. La face et les doigis sont à peu près couleur de chair. Enfin le corps paraît plus grêle que chez le Maimon, et la queue est â peu près de même longueur. Mais ce qui rend celte espèce extrêmement remarquable, c'est l'énorme turgescence de toutes les parties sexuelles pendant le rut. Tout ce qui environne la vulve, l'anus et les callosités (et même le dessous de la queue dans presque toute son étendue), acquiert un développement véritablement prodigieux, et dont il est tout à fait imjiossible de se faire idée, par la Huxion, quelquefois cependant assez abondante, qu'on observe périodiquement chez les autres Macaques.

Macaque a face rouge. il/«cncj/.s spcciosus, Fr. Cuvier, Mamm., lilh. Il se distingue facilement par sa queue excessivement courte, sa face d'un beau rouge, et qui se trouve entourée de poils noirs; ses ongles noirs, et son pelage d'un gris vineux, avec les parties inférieures du corps et la région interne des membres, blanches : il habite les Irides-Orientales.

Macaque de l'Inde. Macacus Maurus, Fr. Cuvier, Mamm., lith. C'est encore une espèce qu'on reconnaît facilement par sa queue excessivement courte comme dans l'espèce précédente, et son pelage généralement brun-foncé; sa fsce, ses mains et ses oreilles sont noires. Cette espèce habite, comme la précédente, les Indes-Orientales où elle a été découverte par Diard et Duvaucel.

'"'* Les Magots.

Cette division est Irès-remsrquable par l'absence de la queue qui se trouve remplacée par un petit tubercule.

Macaque Magot. Macacus inuus, Desm.; Simia inuus, Simia syivanus et Simia Pitheciis de Linné et desauteurssystematiques.il a quelquefois jusqu'à deux pieds et demi ; son pelage est généralement d'un gris jaunàtie, avec les parties inférieures du corps et la région interne des membres de couleur blanchâtre ; sa face est couleur de chair livide. Le Magot est le fameux Pithèque des anciens, le Singe dont Galien a donné l'anatomie. }1 est aujourd'hui amené très fréquemment en Europe, où les bateleuia le diessent à divers exercices; il a du reste à i)eu près les habitudes des Macaques; et c'est tout à fait à tort qu'on l'avait rapproché des Orangs, parce qu'il manque de queue comme les espèces de ce genre. 11 est répandu dans diverses

régions de l'Afriiiue, et se trouve même jusque sur le rocher de Gibraltar, en Espagne. On a vu dans ce fait de Texislence simnllanée du Magot sur la côte septentrionale de l'Afrique et dans l'Espagne, un indice de la réunion piimitive de l'Europe et de l'Afrique ; mais suivant (l'aulrcs, les Magots de Gibraltar sont tout simplement les descendants de quebiues individus qui, s'étant échappés de domesticité, se seront acclimatés et reproduits en ce lieu.

Il se pourrait que d'autres quadrumanes, tels que le Simia Platypigos de Schreber, le Simia fusca de Shaw, le Babouin à longues jambes de Buffon, le Bioion Buboon de Pennant, et quelques autres, soient aussi des Macaques comme le croient plusieurs zoologistes ; mais il n'y a point encore de données assez positives sur ces animaux pour en fixer irrévocablement la place dans la méthode.

MACARANGA. bot. Du Petil-Thouars, dans les Nouveaux Genres de Madagascar, en nomme aussi un qui paraît appartenir à la famille des Euphorbiacées. Les Heurs sont dioïques; les mâles offrent un calice quadriparli , pas de corolle , huit ou douze étamines ù filets saillants, libres, terminés par une anthère large et supérieurement aplatie, partagée comme en quatre lobes par deux sillons qui se croisent à angle droit; dans les Heurs femelles le calice est très-petit et urcéolé; l'ovaire est surmonlé par un style en forme de languette portant sur un de ses côtés un stigmate velu; le fruit est un follicule souvent hérissé de tubercules plus ou moins allongés; il renferme une seule graine suspendue au sommet de la loge, et dans laquelle on observe un petit embryon à radicule supère, entouré d'un périspcrme charnu. L'unité de stigmate et de loge semblerait écarter ce genre des Euphorbiacées, où du reste il se place par l'ensemble de ses caractères, et d'ailleurs Du Petit- Thouars a rencontré une fois le fruit composé de deux coques accolées. Il n'a pas encore fait connaître les caractères des quatre espèces qu'il rapporte à ce genre, on sait seulement que trois d'entre elles croissent ù Madagascar où les habitants leur donnent ce nom de Macaiatiga, et qu'une quatrième a été trouvée à l'Ilede-France où elle porte vulgairement celui de Bois f^iolon.Ce sont des arbres ou des arbrisseaux résineux; leurs feuilles alternes, cordiformes ou pellées et munies à leur base de deux glandules, sont accompagnées de stipules caduques; leurs fleurs sont axillaires : les mâles disposées sur des épis rameux en petits pelotons dont chacun est sous-tendu par une courte bractée ; les femelles, ordinairement solitaires, en offrent aussi une, mais plus grande et glanduleuse.

MACAREUX. Mormon, ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes, institué par Illiger. Caractères : bec assez court, plus haut que long, très-comprimé; les deux mandibules arquées, sillonnées transversalement, échancrées vers la pointe ; arête tranchante, s'élevant plus que le crâne; narines marginales, linéaires, presque entièrement fermées par une membrane nue; pieds courts, retirés dans l'abdomen; trois doigls devant, entièrement palmés ; point de pouce; ongles très-crochus; ailes courtes; les première et deuxième rémiges les plus longues; queue composée de seize rcctrices.

LesMacareuxseplaisent,plus que partout ailleurs, sur les mers glacées du cercle arctique; confondus avec les Guillemots et les Pingouins et formant des bandes trèsnombreuses, ils peuplent ces tristes régions vers lesquelles la nature semble ne porter qu'avec regret quelques regards inféconds. Les Macareux parviennent rarement dans les parages tempérés; il est vrai que le peu d'étendue de leurs ailes, quoique leur permettant d'effleurer avec assez de rapidité la surface des eaux, s'oppose à ce qu'ils effectuent de longs voyages ; toutefois ces ailes, toutes petites qu'elles sont, suffisent encore pour ne pas assimiler les Macareux à ces êtres équivoques qu'on ne sait trop dans quelle classe ranger. En effet si l'on voulait que les organes du vol fussent un attribut indispensable pour caractériser l'Oiseau, on ne pourrait regarder comme tel, ni le Pingouin dont l'aile n'est qu'une sorte de rame qui aide sa course sur les Bots, ni le Manchot chez lequel on ne trouve qu'une véritable nageoire plutôt couverte d'écailles que garnie de plumes; et dans cette hypothèse le Macareux serait le dernier chaînon qui unirait les légers habilantsdes airs aux animaux purement aquatiques. On voit souvent sur les côtes de la Belgique des Macareux qu'y jette une longue tempête : ces Oiseaux misérables, meurtris par le choc des vagues, se trouvent hors d'élat de fuir à l'approche de l'homme, et se laissent prendre sans opposer la moindre résistance. La nourriture des Macareux se compose de petits Poissons, de Mollusques, de Crustacés, et à leur défaut de plantes aquatiques. Ils nichent, à ce que l'on assure, vers les pôles, dans des crevasses de rochers ou dans des trous pratiqués dans les terres riveraines par les Quadrupèdes qui y séjournent d'ordinaire. La ponte consiste en un ou deux œufs blanchâtres, tachetés de cendré, et d'un volume disproportionné en grosseur avec la taille médiocre de l'Oiseau. Cet œuf ou ces œufs reposent sur un matelas assez épais de duvet, qu'cnlouient des Lichens et de faibles plantes marines.

Macareux a mgrkttes. Fraterctila cirrata,\iei\\.; Alca cirrata, Lalh.; Mormon cirrata, Temm., BufF., pi. enl. 701. Parties supérieures d'un noir bleuâtre; les inférieures d'un brun obscur; front, côtés de la tête, menton et tiges des rémiges d'un blanc assez pur; des paquets de plumes effilées partant de dessus les yeux et retombant le long du cou, des deux côlés : ces plumes, blanches à leur origine, jaunissent insensiblement; bec portant trois sillons, plus une proéminence plus épaisse; une cirre cartilagineuse, en foime de rosette, aux angles des mandibules; pieds d'un jaune orangé foncé, avec les palmures rouges et les ongles noirs. Taille, dix-neuf pouces. La femelle est un peu plus petite; elle a l'aigrette moins fournie, et seulement deux sillons au bec. Dans les mers qui baignent d'un côté le Kamlschatka et de l'autre l'Amérique. Ils ne s'éloignent pas ù plus de cinq ou six lieues des rochers et des îles où ils se retirent toutes les nuits dans des crevasses ou dans des trous qu'ils se sont creusés euxmêmes à une profondeur d'un mètre environ, et dont on ne parvient à les tirer qu'après avoir essuyé des blessures assez graves, résultantes de leur bec fort acéré.

Macaredx arctique, y. Macareux Moine.

Macareux glacial. Mormon gluciulis, Lcacli. Parlics supérieures noires, avec un collier presque aussi large que celui du Macareux Moine; joues et côlés de la lète d'un blanc grisâtre; rémiges brunes; parties inférieures Manches; mandibule supérieure très-élcvée, avec trois cannelures profondes; l'inférieure fortement arquée;pieds d'un jaune orangé, avec la palmure rouge et les ongles noirs. Taille, douze à treize pouces. Des mers habitables les plus voisines du pôle.

Macareux ncppÉ, Pallas. C'est le Macareux a aigrettes.

Macareux duppé, Choris. C'est le Stariqde crista-

lEllE.

Macareux Kallirgak. y. Macareux a aigrettes.

Macareux du Kautscbatka. y. Macareux a aigrettes.

Macareux du Labrador. Alca Labradorica, Lalh. /'. Macareux Moine.

Macareux MiTCUAOATcni. f^. Macareux a aigrettes.

Macareux Moine. Mormon Fraterciila, Temm.; Alca arctica, Gmel., Buff., pi. cnl. 275. Parties supérieures et collier d'un noir lustré; joues, un large sourcil et gorge d'un gris blanchâtre; rémiges d'un brun noirâtre; parties inférieures blanches; bec d'un bleu cendré à sa base. Jaunâtre au centre et d'un rouge vif à la pointe; mandibule supérieure marquée de trois sillons; iris blanchâtre; bord des yeux rouge; pieds d'un rouge orangé. Taille, douze pouces et demi. Les jeunes ont l'espace compris entre l'œil et le bec d'un cendré noirâtre, les joues et la gorge d'un cendré foncé, le large collier nuancé sur le devant du cou de cendré noirâtre, le bec plus petit, lisse, dénué de sillon, et entièrement d'un fauve brunâtre. Du nord des deux continents où l'espèce vit presque constamment sur les eaux et ne se montre à terre que fortuitement ou dans la saison de la ponte; en hiver on en voit arriver périodiquement sur les côtes de l'Europe tempérée; mais ils regagnent leurs demeures glacées aussitôt que le froid est devenu moins insupportable.

Macareux du nord. K. Macareux glacial.

Macareux ordinaire. F. Macareux Moine.

Macareux Perroquet. V. Stariqce.

MACARIBO. MAM. L'un des synonymes vulgaires de Renne. F. Cerf.

MACARISIE. Macarisia. bot. Nom donné par Du Petit-Thouars (Plantes des iles Austr., p. 49, tab. 14) à un nouveau genre, dont la place, dans la série des ordres naturels, est encore incertaine, et qu'il caractérise ainsi : le calice est monosépale, turbiné, à cinq divisions réfléchies; la corolle est formée de cinq pétales linéaires, insérés à la base du calice; les étamines, au nombre de dix, sont mouadelphes par la base de leurs filets qui offrent entre chacun d'eux une petite dent qui semble être une étamine avortée. L'ovaire est arrondi, à cinq loges contenant chacune deux ovules; le style est simple, de la longueur des étamines. Le fruit est recouvert par le calice et la corolle qui persistent; c'est une capsule ovoïde, allongée, marquée de dix sillons longitudinaux s'ouvrant en cinq valves seplifères sur le milieu de leur face interne, et appliquées contre un axe central et persistant. Chaque loge contient une

seule graine ovoïde, compiimée, teruiince supérieurement par une aile membraneuse plus longue que la graine. Celte graine se compose d'un tégument coriace, recouvrant un endosperme ovoïde, charnu et blanc, qui contient un embryon renversé, ayant la radicule cylindrique et les cotylédons foliacés et lancéolés.

Ce genre se compose d'une seule espèce, Macarisia pyramidala. Du Petit-Thouars, loc. cil. Arbuste à rameaux dressés, nombreux, effilés, cylindriques et opposés. Les feuilles sont aussi opposées, pétiolées, obtuses, dentées; les fleurs sont petites, formant des bouquets pédoncules placés à l'aisselle des feuilles.

Ce petit arbre croit à Madagascar, où il a été observé par Du Petit-Thouars. Ce savant botaniste pense que le genre Macarisia se rapproche par quelques caractères de la famille des Rhamnées.

MACARON DES PRÉS. BOT. (Paulet.) Synonyme vulgaire de Mousseron. F. ce mot.

MACARTNEYE. Macartneya. ois. Sous ce nom Lcsson a fait un genre distinct dans l'ordre des Gallinacées, pour y placer le Coq ignicolor, i'Aasî'anMS igni- <!««, Lath. l^. Coq.

MACBRIDÉE. Macbriilea. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., établi par Elliot et Nultall {Gen. ofNorth Amer. Plants, 2, p. ôG) qui en ont ainsi 0xé les caractères : calice presque turbiné, à trois segments, dont deux ovales et larges, le troisième linéaire, lancéolé; lèvre supérieure de la corolle entière, l'inférieure plus courte et trilobée; quatre étamines didynames; un style; quatre akènes au fond du calice. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce qui était le Thymbra Caroliniana de Walther {Carol., 162); Elliot et Nutlall l'ont nommée Macbridea pitlchra. C'est une plante indigène de la Caroline, dont les tiges sont droites, garnies de feuilles opposées, entières. Les fleurs sont grandes, rougeâlres, marquées de raies blanches, et disposées en verlicilles, au nombre de quatre, formant un épi terminal.

MACÉRATION. Maceratio. Action prolongée d'un liquide quelconque sur une substance qui peut en être attaquée. Cette opération est souvent employée dans l'analyse des végétaux pour séparer des organes ou des principes que l'on veut obtenir isolés.

MACERET. BOT. Synonyme vulgaire d'Airelle. F. ce mot.

MACERON. Smyrnium. bot. Genre delà famille des Ombellifères, et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Tournefort, adopté par Linné et par tous les botanistes modernes, avec les caractères suivants ; calice entier, très-iieu apparent; cinq pétales acuminés, presque égaux, carénés et légèrement infléchis; cinq étamines; ovaire surmonté de deux styles très -courts, terminés par des stigmates obtus; fruit strié, presque ovale, formé de deux akènes, marqués chacun de trois côtes dont les marginales sont connivenles. Les fleurs sont entourées ordinairement d'un involucre formé d'un petit nombre de folioles. Dans son travail sur les Ombellifères, Sprengel a fait du genre Maccron le type d'une tribu à laquelle il a donné le nom de Smyruiées. Ce genre se compose de huit espèces dont quatre crois-

sent dans rEuio|ie méiiilionale. une dans quelques contrées de l'Amérique du Nord, une dans les forêts du Caucase, une en Egypte, et une dernière au cap de Bonne-Espéraiice.

Maceropi cojijiDiv. Suiyminm olusalrvtn, L. , vulgairement nommé Gros Persil de Macédoine. C'est une plante qui croit dans les lieux humides du midi de l'Europe. De sa racine grosse, blanchâtre et bisannuelle, s'élève une tige rameuse, haute de près d'un mètre, garnie à sa base de feuilles trilernées, à folioles ovales, arrondies, dentées et lobées; celles de la partie supérieure sont simplement ternées, et à folioles lancéolées. Les ombelles des fleurs sont d'un blanc jaunâtre; à ces fleurs succèdent des fruits en forme de croissant, cannelés et noirâtres. Toutes les parties du Maceron exhalent une odeur très-aromatique. On en faisait autrefois usage comme plante potagère, mais aujourd'hui on lui préfère soit les feuilles de Persil, soit les jeunes pousses du Céleri qui ont une saveur très-analogue, mais plus agréable. Quant aux propriétés anti-scorbutiques de ses feuilles, et à la vertu cordiale et carminative de ses akènes, elles n'ont rien de bien spécial, et elles le cèdent même en énergie à plusieurs autres Ombellifères.

Maceron perfoiié. Smyrnium perfoUatum, L. Sa racine est napiforme etvivace; sa tige droite, haute de plus d'un demi-mètre, ordinairement simple, glabre et striée. Elle possède des feuilles radicales, bilernées, à folioles arrondies et crénelées ; celles de la tige sont cordiformes, sessiles, embrassantes et comme perfoliécs. Les fleurs sont jaunes et forment des ombelles composées de cinq à sept rayons. Cette plante croit en Provence, en Espagne, en Italie et en Hongrie. Elle se cultive avec facilité sous le climat de Paris.

MACHjERA ou MAKAIRA. pois. Espèce du genre Espadon. /'. ce mot.

MACH^RANTHÈRE. Machœranlhera. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdes, établi par Nées Van Esenbeck qui lui assigne pour caractères : capitule radié, à languettes femelles ou neutres, linéaires et marquées de trois nervures ; involucre formé de plusieurs rangées d'écaillés herbacées, avec les bords plus pâles et le sommet étalé; réceptacle nu; sligmales du disque ayant leur sommet élongato-linéaire; anthères rautiques à leur base, plus longues que la corolle, avec leur appendice cultriforme au sommet; akènes comprimés, garnis de poils qui forment une sorte d'aigrette extérieure; aigrette poilue, inégale et scabre.

M.VCfl^RATSTHÈBE A. FECULES DE TaSAISIE. MacllCB-

ranlliera Tanacetifolia, Nées. C'est une plante herbacée, vivace, et pubescente comme les Camomilles; ses feuilles sont alternes, pinnalifides, à lobes dentés; les capitules sont solitaires au sommet des rameaux, portés sur un pédoncule nu; les Ucurons de la circonférence sont blancs et ceux du disque jaunes.

ALACH.IRISE. Machœrina. bot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par Valh (Emaner. Plant., 1, p. 258) pour le Schœnus reslioides de Swartz {FI. Ind.-Occid., 1, p. 104). Ce genre a ses Qeurs polygames et paniculées; ses épiUets sont pauciQores, com-

posés d'écailles imbriquées et un peu écartées; chaque fleur se compose de deux squammes ovales, lancéolées, de trois élamines et d'un pistil entouré de soies hypogyncs. Le Machœrina reslioides, Vahl, toc. cit., est une plante vivace originaire de l'Amérique méridionale. Son chaume est dressé, très-simple, fortement comprimé, triangulaire et articulé à son sommet; les feuilles sont radicales, larges, glabres, sans nervures et assez semblables à celles de Y Iris Germanica ; leur bord est ferrugineux, et le chaume n'en porte qu'une seule. Les fleurs sortent d'une écaille en forme de spathe.

MACHilRION. Machcerittm. bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses, a été établi par Persoon (Enchirid., 2, p. 276) qui l'a placé dans la Diadelphie Décandrie, L. En l'adoptant, Kunth (iVor. Gêner, et Spec. Plant, œquin., 6, p. 391) lui a imposé les caractères suivants : calice campanule, à cinq dents et accompagné de deux bractées; corolle papillionacée; étamines réunies en un seul tube fendu {selon Aublet) ou diadelphes (selon Jacquin); ovaire stipité; stigmate simple, aigu; légume stipité, indéhiscent, finissant en une aile membraneuse, cultriforme, et ne contenant qu'une seule graine réniforme. Ces caractères ont été composés d'après ceux donnés par Aublet et Jacquin, pour différentes plantes que ces derniers auteurs rapportaient au genre Nissolia de Linné. Le nombre de ces espèces n'est pas considérable; il ne s'élève qu'à sept ou huit. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux qui croissent tous dans l'Amérique méridionale et les Antilles. Celles que Persoon a indiquées comme indigènes de l'ile de Madagascar ne sont pas assez bien décrites pour être rapportées avec certitude au genre Machœrium. Leurs branches sont sarmenteuses, volubiles, garnies de feuilles alternes, imparipinnées, à trois et à six folioles alternes, accompagnées de stipules pétiolaires, caduques. Leurs fleurs sont disposées en grappes paniculées au sommet des rameaux. Elles ont une couleur violette, et chacun de leurs pédicelles offre une bractée à sa base. L'espèce que l'on doit considérer comme type du genre est le Muchœrium ferrufjineum, Persoon, ou Nissolia quinala, Aublet. De Candolle {Prodr. Syst. f^cget., 2, p. 25S) ne considère le genre Machœrium que comme une section du i\Yssolia, tout en inclinant néanmoins pour sa séparation. Il en a éloigné le Nissolia arborea de Jacquin, proposé par Kunlh comme espèce du genre Machceritim.

MACHALEB. bot. On donne ce nom à la Noix de Ben ou du Moringa. V. ce mot.

MACHANTE A. BOT. Même chose que Macahane. V. ce mot.

MACHAON. Hs. Espèce du genre Papillon; on la trouve en Europe.

MACHAONIE, Machaonia. bot. Humboldt et Bonpland {PI. Mquin., 1, p. 101, t, 29) ont appelé ainsi un nouveau genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., voisin du Knoxia, et qui offre les caractères suivants : le tube du calice est adhérent avec l'ovaire infère; le limbe est à cinq divisions assez courtes; la corolle est monopétale, infundibuliformc, à cinq divisions, velue à l'entrée du tube;

MAC

les étamines, au nombre de cinq, sont insérées au liant du tube et saillantes; l'ovaire csl à deux loges contenant chacune un seul ovule pendant. Le style se termine jiar un stijjniate bi6de. Le fruit est une capsule cunéiforme, allongée, couronnée par le limbe du calice, à deux loges et à deux coques monospermes, coriaces, indéhiscentes. Ce genre se compose d'une seule espèce, Machaonia acuviinata, Humb. et Bonpl., loc. cit., t. 29. C'est un grand arbre très-rameux et trèstouffu, dont les feuilles sont opposées, péliolées, obovales, acuminées, très-entières, accompagnées de deux stipules interpétiolaires. Les Heurs sont petites, blanches, disposées en panicule terminale et très-rameuse. Ce bel arbre est cultivé dans les rues de la ville de Guayaquil, dans la province de Quito. 11 fleurit en février.

MACHARISIE. Macharisia. bot. Genre proposé par Du Petit-Thouars dans la familledes Méliacées, et dans la Monadelphie Décandrie de Linné, pour un arbuste de Madagascar, auquel il a reconnu les caractères suivants : calice à cinq divisions; cinq pétales formant un urcéole denté, dont les dents sont alternativement anthérifères; style simple; capsule à cinq loges, s'ouvrant par cinq valves; semences ailées au sommet.

Macharisie pyramidée. Macharisia pyrmnidata, Th. Ses tiges sont assez grêles, garnies de feuilles opposées, spathniato-oblongues, obtusément dentelées; les fleurs sont blanches, réunies en cime globuleuse.

MACHE. BOT. Nom vulgaire des Valérianelles et plus spécialement de la Valerianella olitoria, dont on mange les feuilles en salade. F. Vaiériawelie. On donne vulgairement le nom de Mache-rouge à V^nothera biennis. y. Onagre.

MACHEFER. MIN. Nom que l'on donne souvent à i'oxide de fer carboné, qui se détache sous forme d'écailles métalloïdes et noirâtres, lorsqu'on bat ce fer (jui a passé au fourneau du forgeron.

MACHERIE. BOT. Pour MACniERioN. V. ce mot. MACtJETES. OIS. Synonyme de Combattant.

MACHETTE. OIS. Nom vulgaire et ancien du Hibou Crachyote. V. Chodette.

MA-CHl. BOT. Synonyme de Sesaimim orientale, L. MACUILE. Machilus. eot. Genre de la famille des Laurinées, établi par Nées Van Esenbeck, qui le caractérise de la manière suivante : fleurs hermaphrodites; périgone à six divisions charlacée's , égales et persistantes; douze étamines disposées sur quatre rangs, dont neuf extérieures et fertiles, trois intérieures et stériles; trois des fertiles sont stipitées, plus petites et accompagnées de chaque côté par une glandule libre et elle-même stipitée : les deux premières rangées de leurs anthères sont inlrorses,la troisième est extrorse;toutes sont oblongues, à quatre locelles, dont les deux inférieures beaucoup plus grandes et déhiscentes par des valvules ascendantes; les étamines stériles sont stipitées, privées de glandules sur le dos, mais pourvues d'un capitule anthériforme, aigu; ovaire uniloculaire et uniovulé; stigmate discoïde. Le fruit est une baie monosperme , enveloppée en partie par le périgone persistant. Les espèces dont ce genre se compose appartiennent au climat de l'Inde; ce sont des arbres à

feuilles alternes, penninervurées, Irès-fînement veinées. L'inflorescence consiste en des panicules terminales ou axillaires, pourvues d'écaillés ou de bractées squammiformes et décidues.

MACniLE. Machilis. ins. Genre de l'ordre des Thysanoures, familledes Lépismènes, établi par Lalreille, et que tous les entomologistes avaient confondu avec les Lépismes; les caractères de ce genre sont : yeux très composés, presque conligus et occupant la majeure partie de la tête; palpes maxillaires très-grandes cl en forme de petits pieds; corps convexe et arqué en dessus; abdomen terminé par de petits filets propres pour le saut et dont celui du milieu, placé au-dessus des deux autres, est beaucoup plus long. Ces insectes ont la tête petite, enfoncée dans le corselet; leurs yeux sont grands; les antennes sont en forme de soie et fort longues, elles paraissent naître, ainsi que les palpes maxillaires, d'une même ligne transversale; le premier segment du corselet, beaucoup plus court et plus étroit que le second, se replie sur les côtés, devient presque cylindrique et avance de part et d'autre antérieurement; le second segment est fort grand et élevé; le reste du /;crps est ensuite formé de plusieurs anneaux qui diminuent insensiblement de grandeur jusqu'il l'extrémité postérieure, qui est terminée parles trois filets dont il est parlé plus haut. La forme générale du corps de ces insectes approche de celle d'un cône, les côlés sont comprimés et son dos est voûté au milieu ; tout le corps est couvert de petites écailles ; on voit tout le long de ses côlés de petits appendices cylindriques, simples en majeure partie et dont l'usage est inconnu; les pattes sont assez courtes; les tarses sont coniques, composés de deux pièces dont la dernière est munie de deux crochets. Les Machiles sautent très-bien avec leur queue. Ces insectes diffèrent des Lépismes par les yeux, par la forme du corps et par les trois filets de la queue qui ne sont pas propres à sauter dans ces derniers. Les Podures s'éloignent des Machiles par leurs palpes qui ne sont point apparentes, et par leurs antennes qui sont composées de quatre articles. La seule espèce connue de ce genre est :

Machile Polypode. Machilis Polypoila , Latr., Lepisma Polxpoda, L. On la trouve en Europe.

MACHILUS. BOT. Nom de plusieurs arbres d'Amboine, employés comme bois de construction, décrits et figurés sous ce nom parRumph [Herb. Jmboin., S, t. 40-42). MACHLIDE. Machlis. eot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle, pour une plante du Népaul que Wallich avait placée d'abord dans son genre Cotula. Caractères ; capitule multiflore, hélérogame; fleurs de la couronne femelles, avec la corolle peu ou point visible, disposées sur plusieurs rangs : celles du disque sont pour la plupart mâles et les autres hermaphrodites, avec la corolle tubuleuse, le limbe obconique et quadrifide; réceptacle nu, plan, large et ponctulé; squammes de l'involucre ovales, membraneuses au sommet, un peu inclinées et plus longues que le disque, disposées sur deux rangs; style court, nu, bifide dans les fleurs mâles; stigmates un peu barbus au sommet; akènes cylindriques, subanguleux, subglan-

lî

MAC

duleux, à sommet bidenlé dans les fleurs de la couronne et tronqué dans celles du disque.

Machmde uÉMisPBÉRiQDE. Macltlis hemisphœiica, De Cand.; Cotiila hemisphœrica, Wall.; Ethulia Nepalensis, Spr.; Arthemisiahemisphœrica,^oy.h. C'est une plante herbacée, annuelle, à plusieurs tiges rameuses, glabres à l'exception des rameaux; ses feuilles sont alternes, à nombreuses découpures, dont les lobes sont linéaires et raucronés; ses capitules sont solitaires, pédicellés, subconvexes, logés dans les aisselles supérieures ou terminant les tiges.

MACHOIRAN. Mystus. pois. Sous -genre de Silure, distingué par une dorsale rayonnée et une adipeuse.

y. SiLCRE.

IMACHOIRE DE CHEVAL, moll. Nom vulgaire et marchand du Cassis tiiberosiim. F. Casqce.

MACHOIRES. zooL. Dans les animaux vertébrés et articulés, on donne ce nom aux parties solides qui forment en quelque sorte la charpente de la bouche. Les Mâchoires se distinguent en supérieure et en inférieure. Comme cet organe varie beaucoup dans les diverses classes d'animaux, on trouvera à chacune d'elles les particularités relatives à leur organisation, etc. F. Bouche, Insectes, Mammifères, Oiseaux, Poissons et Reptiles.

MACHOTTE. ois. Synonyme vulgaire de Chouette. y. ce mot.

MACHUÈLE. POIS. Espèce du genre Raie. y. ce mol.

MACIGNO. GÉoi. y. Lagoni et Psammite.

MACIS. EOT. On appelle ainsi l'AiilIe rose et charnu, qui recouvre entièrement la graine du Muscadier. F. ce mot.

MACLE. CRiST. Nom donné par Rome de l'Isle à cette sorte de groupement qui résulte de deux Cristaux semblables, réunis en sens contraires par des faces égales. Ce nom ayant été appliqué par la plupart des minéralogistes à une espèce minérale particulière, HaUy a cru devoir lui substituer le mot Hémitiopie, sous lequel on-a,plus haut, décrit succinctement ce que ce groupement offre de remarquable; cependant on se sert encore du nom de Macle, surtout dans le langage ordinaire, pour désigner en général toute espèce de groul)eraent régulier, et c'est là le sens qui lui est attribué dans cet article. On distingue différentes sortes de Macles, d'après les diverses manières dont les Cristaux simples peuvent se réunir entre eux; mais toutes sont soumises à une règle fort remarquable qui consiste en ce que les plans de, jonction des Cristaux composants sont toujours parallèles à des faces de décroissement qui pourraient exister ou qui existent réellement sur ces Cristaux; de plus, dans les groupements réguliers, les seuls que l'on ail à considérer ici, les Cristaux sont toujours accolés par des faces égales et semblal)Ies, de même espèce, et réunis par des côtés égaux. Lorsque deux Cristaux du même genre se réunissent par des faces de même espèce, il peut arriver deux cas : ou la réunion se fait directement, de telle sorte que les faces homologues des Cristaux soient parallèles, ou elle a lieu d'une manière inverse, les Cristaux se trouvant situés en sens contraires comme si l'un avait fait une demi-révolulion pour se placer sur l'autre; dans ce

dernier cas il arrive fréquemment que le groupe présente, en quelques-unes de ses parties, des angles rentrants. Cette circonstance, lorsqu'elle a lieu, suffit pour faire reconnaître que le Cristal est maclé; mais elle n'existe pas toujours, et quand elle ne se rencontre pas, on ne peut s'assurer du groupement que par l'examen des parties opposées du Cristal, où les facettes modifiantes ne se correspondent plus symétriquement. Les groupements avec inversion, dont il vient d'être parlé, sont ceux que l'on désigne par le nom particulier d'Hémitropie. Lorsque deux Cristaux du même genre se réunissent sur un plan de jonction perpendiculaire à leur axe, il peut arriver ou que l'un des Cristaux ait fait une demi révolution pour se placer sur l'autre, ou qu'il n'ait fait qu'un sixième de révolution; ce dernier cas a lieu fréquemment dans les systèmes de Cristallisalions cubiques et rhomboédriques.HaUy a adopté le nom de Transposition pour désigner cette modification particulière de groupement. 11 existe d'autres groupements réguliers que l'on observe plus particulièrement dans les minéraux appartenant aux systèmes prismatiques; on peut en distinguer de deux sortes : ceux où les axes des Cristaux groupés sont parallèles, et ceux où ils se croisent. Plusieurs Cristaux prismatiques peuvent s'accoler les uns aux autres par leurs faces latérales, de manière à présenter dans leur ensemble une configuration régulière plus ou moins nette. Ce cas a lieu fréquemment dans l'Arragonite : les Cristaux composants sont des prismes rhomboïdaux de 1 16 el 64 d. qui se combinent entre eux diversement pour donner naissance à d'autres prismes. Tantôt deux Cristaux entiers de cette espèce se réunissent par les arêtes latérales, obtuses, en laissant entre eux des vides qui se remplissent chacun par un demi-cristal, ce (|ui produit un prisme hexagonal quia deux angles de 116<i- et quatre de 122 <••; tantôt ils se joignent par deux de leurs faces latérales, et reçoivent, dans l'espace angulaire qu'ils comprennent entre eux, un prismesecondaiie de 128'i' , ce qui produit un autre prisme hexagonal, ayant trois sortes d'angles. On connaît des combinaisons formées d'un plus grand nombre de prismes primitifs entre lesquels s'interposent des prismes ou demi-prismes secondaires, et qui présentent souvent dans leur contour des angles rentrants. Les Cristaux de forme octaédrique produisent aussi, par leur réunion face à face, autour d'un même point central, des configurations remarquables : ces sortes de rosaces sont fréquentes dans le Fer sulfuré blanc, le Titane oxidé, l'Élain oxidé, etc. Les groupements dans lesquels les axes des Crislau.K simples no sont pas parallèles, sont ceux que l'on nomme en étoiles, en croix, en roses, en gerbes, en éventail, etc.; les plus simples et les plus remar(iuables sont les groupements cruciformes que présentent certains Cristaux de Staurotide: ces Cristaux, au lieu de se réunir par leurs pans, se réunissent par les faces de leurs sommets dièdres, de manière à former une croix tantôt rectangulaire et tantôt obliquangle.

MACLE. Miiv. Hohlspath, Wern.; Cliiastolillie,KaTSl. Substance terreuse, assez dure pour rayer le verre; infusible; ayant pour forme primitive un prisme droit, rhomboïdal, de 91° 50'; sa pesanteur spécifique varie

MAC

dejiuis 2,98 jusqu'àô,2. Coiisidérée cliimiquemciit, c'est un double silicale d'Alumine el de Potasse, contenant en poids 33 parties de Silice, 50 d'Alumine el 9 de Potasse. La Macle est rarement pure; elle renferme des matières étrangères, de couleur noire, non répandues uniformément dans toute sa masse, mais placées au centre des Cristaux, d'une manière symétri(iue;ces matières sont de même nature que la roche au milieu de laquelle la Macle a cristallisé , et qui est composée en grande partie de parcelles de Mica très divisées. La forme ordinaire de la Macle est le prisme droit rhomboidal, dont on a parlé ci-dessus ; lorsqu'on coupe un de ces prismes perpendiculairement à son axe, on obtient sur le plan de section un dessin régulier, qui varie souvent dans les différentes portions d'un même prisme comme l'assortiment des deux substances composantes, dont l'une, qui est la matière propre de la Macle, est d'un blanc jaunâtre, et l'autre qui est la matière étrangère, est d'un noir bleuâtre; tantôt quatre lignes noirâtres, partant d'un petit rhombe central de même couleur, vont aboutir aux angles du rhombe extérieur; c'est la disposilion qu'HaUy désigne par le mot de Tétragramme : tantôt il se joint à l'assortiment l)récédent quatre autres petits rhombes vers les angles du prisme; c'est alors la sous-variété pentarhombique. Quelquefois les lignes noirâtres, situées diagonalement, se ramifient en d'autres lignes parallèles aux côtés de la base : c'est la Macle polygramme, H.; enfin l'intérieur du prisme est entièrement noirâtre, et les pans sont seulement recouverts d'une pellicule blanchâtre : on donne à cette variété le nom de Macle circonscrite. Cette substance intéressante se trouve disséminée dans le Schiste argileux, en différents endroits, en France dans le département du Morbihan, à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne, près de Gefrees dans le pays de Bayreuth, dans le Harz, en Cumberland et dans l'Amérique du nord; on l'a observée encore dans deux autres espèces de roches, dont l'une est la Dolomie du Simplon, et l'autre un Calcaire noirâtre, mêlé de grains pyriteux, qui existe à Couledoux, dans la vallée de Ger, Haute-Garonne.

La plupart des minéralogistes réunissent maintenant à l'espèce précédente, sous le nom d'Andalousite ou de Jamesonite, un minéral décrit par Hauy sous la dénomination de Feldspath apyre ; c'est l'Andalousilede Werner et le Micaphyllile de Brunner; ses couleurs ordinaires sont le rouge violet et le blanc grisâtre ou gris de perle. 11 est composé, selon Vauquelin, de 52 parties d'Alumine, 32 parties de Silice, 8 de Potasse et 2 d'oxide de Fer: total 94. Comme la Macle, il est infusible au chalumeau, ce qui le distingue du Feldspath, avec lequel il a quelque analogie d'aspect. L'Andalousite appartient aux terrains primordiaux anciens: on la trouve dans le terrain de Granité et de Gneiss de Lisens, en Tyrol ; de Herzogau, dans le Haut-Palatinat, et dlmbert, près de Monlbrison; dans celui de Micaschile, dans le royaume de Caslille en Espagne; aux environs de Nantes en France; à Killiney en Irlande ; à Dartmoor en Devonshire. Il est ordinairement accompagné de Quartz-IIyalin, et quelquefois de Pinite. MACLÊANIE. Macleania. bot. Genre de la famille

des Vacciniécs, établi par Hooker {hon.,\i\. 2, t. 109), avec les caractères suivants : calice tronqué, à cinq dents fort émoussées, à cinq ailes, adhérent inférieurement à l'ovaire; corolle cylindracée, à limbe quinquéfide; dix élamines insérées à la base de la corolle; filaments réunis et soudés dans toute leur longueur, formant un urcéole autour de l'ovaire; anthères fixées par leur base, à dos mutique, atténuées au sommet en tube simple et déhiscentes en dedans chacune par une ouverture linéaire; ovaire à cinq loges renfermant un grand nombre d'ovules.

Macléanie FioRiEONDE. Macleatua floributida, Hook. C'est un arbrisseau glabre, à écorce décidue, à feuilles coriaces, ovato-aiguïs. Les fleurs sont groupées en faisceaux à l'aisselle des rameaux ; elles ont au delà d'un pouce de longueur. Du Pérou.

MACLEAYE. Macleaya. bot. Robert Brown a distrait du genre Bocconia de Linné, l'espèce nommée cor- (/«/«, pour en former un genre distinct, dont les caractères ne sont point encore bien connus, y. Bocconia. MACLEDIUM. bot. H. Cassini a caractérisé de la manière suivante un genre de la famille des Synanlliérées, tiibu des Mutisiacées : péricline formé de squammes imbriquées, appliquées, surmontées d'un grand appendice étalé, radiant, scarieux, coloré, pétalotde, terminé par une longue arête spiniforme; fruits comprimés; aigrette composée de squammellules filiformes, garnies de barbelles. Ce genre dont une seule espèce est connue : Maclediuni Burmanni, n'a point été adopté par le professeur De CandoUe, mais dans le Piodomus, il forme le type d'une section du genre Dicoma. V. ce mot.

MACLOU. BOT. Synonyme vulgaire à'Jnlhora, espèce du genre Aconit. F. ce mot.

MACLURE. Maclura. bot. Genre de la famille des Urticées et de la Diœcie Triandrie. L., établi par Nuttall (Gêner, of Norih Amer . Plants,'i,j^ .'iHSô) qui lui a imposé les caractères essentiels suivants : fleurs dioïques, les femelles, réunies en un chaton axillaire, sans calice ni corolle; style filiforme et velu; ovaires nombreux, réunis en une baie globuleuse, de la grosseur d'une orange et multiloculaire; une graine ovale et comprimée dans chaque loge. Les fleurs mâles sont inconnues. Ce genre, qui est voisin du Broussonetia, a pour type une plante à laquelle Nuttall a donné le nom de Maclura attrantiaca. C'est un arbre lactescent, dont le tronc rameux s'élève à environ dix mètres; ses feuilles sont alternes, très-entières, ovales-acuminées, légèrement pubescentes en dessous sur les nervures et les pétioles, dépourvues de stipules. Cette plante croît sur les bords du Missouri et de l'Arkansa, dans l'Amérique septentrionale. Le Morus tinctoria de Sloane {Hist. Jam., 2, p. 3) paraît être, selon Nuttall, une autre espèce de ce genre.

MACLURÉITE. mm. Nom donné par Seybert à la Condrodite des États-Dnis. F. Condrodite.

MACLURITE. Macliirites. moll. Genre proposé par Lesueur, dans le premier volume des Mémoires de l'Académie desSciences naturelles de Philadelphie, pour une coquille pétrifiée qui rentre parfaitement dans le genre queSowerby avait proposé longtemps auparavantdans

le Minerai Conchology, sous le nom de Eninphaliis. y. ce mot.

MACLURITE. Mm. Si le minéral auquel le nom de Maclurilea été appliqué par Nutlall, forme réellement une espèce dislincle, on doit admettre celte désignation depuis qu'on a reconnu que la Macluréite de Seybert est identique avec la Condrodite de Berzélius. Ce minéral a été découvert au sud du fourneau à Fer de Franklin, dans la Nouvelle-Jersey; il est d'un verl pâle, ressemblant à de l'Amphibole hornblende, et il forme des croûtes cristallines à la surface des lils de Calcaire. Il fond difficilement; sa composition chimique est, d'après Nuttall -. Silice 52,5; deuloxide de Fer 10,7; Chau.x 20,5; Magnésie 11,0; Alumine 4,0; Eau 1,3. Celte composition chimique parait lui donner quelque ressemblance avec le Pyroxène auglte.

MACNABIE. Macnabia. bot. Ce genre de la famille des Éricacées, avait élé primitivementétablisoiislenom deA'«6ea, par Lehman (Index Sem. Ilort. Hamb. 1831) qui lui substitua ensuite celui qu'il porte malmenant. Ses caractères sont : calice ù quatre divisions : sépales cartilagineux, opposés par paires : les deux extérieurs carénés, les autres plaiiiuscules; corolle beaucoup i plus pelile que le calice, profondément quadrifide; huit élamines libres; anllières minces, bipartites, rautiques, déhiscenles par une fente longitudinale; ovaire à quatre loges pluriovulées; slyle rugueux; stigmate obtus et grêle ; capsule quadrangulaire, à quatre loges, s'ouvrant par quatre valves; semences comprimées, à ailes membraneuses.

Macsabie de montagi^e. Macnabia montana, Lehm. C'est un arbrisseau glabre et rigide; ses feuilles sont disposées par verticilles de trois; les Heurs, peliles et blanchâtres, sont groupées à l'extrémité des rameaux; elles ont chacune trois bradées ovales, aplalies, plus courtes que le calice. Du cap de Bonne-Espérance.

MACOLOR. POIS. Espèce du genre Diagramme, y. ce mot, où l'on a écrit par erreur Mucolor.

MACOMA. coNCH. On trouve l'indicalion de ce genre de Leach, dans l'article Moilcsqoe du Dictionnaire des Sciences naturelles au genre Vernis, dont il fait une des nombreuses sous-Jivisions. Blainville a ainsi caractérisé ce genre : « coquille épidermée, striée, comprimée, ovale; les sommets peu proéminents; deux dents bifides sur la valve droite, une seule sur la gauche. »

MAÇON ET MAÇONNE, zooi. On a donné ces noms à divers animaux qui se construisent fort arlislcment des nids ou de petils domiciles, avec de la terre humectée d'une sorte de salive mucilagineuse; lels que, par exemple, la Siltelle d'Europe parmi les Oiseaux, une Abeille parmi les Insectes, une Épéïre parmi les Arachnides; on a étendu ce nom spécifique à une coquille du genre Trochus, aussi appelée Fripière.

MACOUBÉ. Macoiibea. bot. Aublel a donné ce nom à un genre de la famille des Gutlifères dont on ne connaît encore que le fruil. Le Macoubea Guianensis, Aublet, PL Gui., suppl. 2, p. 17, est un arbre d'environ quarante pieds de hauteur sur un pied et demi de diamètre; ses feuilles sont opposées, elliptiques, aiguës, entières, glabres. Les fleurs n'ont point encore été ob-

servées. Les fruits viennent en grappes portées sur un pédoncule commun à la bifurcation des rameaux; ils sont accompagnés par le calice qui est persistanl. Ces fruits, à peu près de la grosseur d'une orange, sont un peu comprimés, et quelquefois comme à trois faces; leur pellicule est un peu rude, grisâtre, ayant environ une ligne d'épaisseur; elle renferme un grand nombre de graines disséminées dans une pulpe charnue. Toutes les parties de cet arbre laissent couler un suc blanc et laileux lorsqu'on les enlame. Cet arbre croît à la Guiane, dans les forêls du quartier de Caux.

MACOUCOU ET MACOUCOUA. noT. Deux plantes trèsdifférentes sont nommées Maconcou par les habitants de la Guiane. L'une est une espèce de ClLiysophyllum dont les Garipons mangent le fruit avec plaisir. L'autre appartient au genre Ile.v, et a élé désignée par Persoon et De CandoUe sous le nom A'Ilex Macoucoua, et par M'illdenow sous celui d'/Zcr acuminata. Elle élait le type d'un genre particulier, constitué par Aublet (Plantes de la Guiane, p. 88, t. 34) qui nommait celle plante Maconcona Cuisncnsis, et dont Scopoli avait changé le nom générique en celui de Labatia. C'est un arbre de dix à douze mètres de haut, muni d'une écorce épaisse, dure, blanchàlre extérieurement, et qui est employée par les Galibis pour cuire leurs poleries. 11 porte des feuilles ovales, échancrées, coriaces, glabres et très-entières; ses fleurs sont blanches, très-petiles, réunies i)ar bouquets dans les aisselles des feuilles; son fruit est ovoïde et quadriloculaire. Cette espèce croît dans les forêls de la Guiane, de Saint-Domingue et de la Trinité.

MACODNA. BOT. Synonyme deDolichos urens. C'est le Macuna des Brésiliens.

MACQUARIE. Macquaria. pois. Cuvier a formé ce genre, pour un Poisson rapporté de la Nouvelle-Galles du Sud , par Durville et Lcsson. A son extérieur, dit Cuvier, on le prendrait pour un Gréniille, car il en a le faciès ; et les lacunes caverneuses de sa lêle sont les mêmes; mais un premier examen a fait connaître qu'il en diffère d'abord par le manque absolu de dents; et à mesure que cet examen va plus loin, il développe encore d'autres caractères etsurlout celui du nombre des branchies, réduit à cinq; front, museau, sous-oibilaire et mâchoires dépourvus d'écaillés; opercule osseux, terminé par deux pointes peu aiguës, dont l'inférieure est plus saillanle; cinq rayons à la membrane des ouïes; onze épines à la dorsale, trois à l'anale, plus huit rayons mous et écailleux; dix sept D la caudale.

MaCQDARIE DE LA NOBVELLE-HOLLANDE. MaCqUOtia

^ustralasica, Less. Il est entièrement couvert d'écailles d'un roux verdâtre; sa gorge et sa poitrine sont blanchâtres; pointe et bord cxlcrne des ventrales blanchâtres. Taille, six pouces.

MACQUERIA. dot. Synonyme de Fagara heterophfUa.

WACQUEROLLE. ois. Ancien nom de la Macreuse. y. Canard.

MACQUl. BOT. Pour Maqui. V. Aristotélie.

MACRADÉNIE. Macradenia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin. Ce genre a été institué par Robert Brown, pour une piaule

que Griffin avait rrçuc, en 1821 , de lile de la Trinité, et dont les caractères ne se rapportaient à aucun de ceux des genres qui composaient alors la famille des Orchidées. Le savant auteur du Prodromns Novœ- Hotlandiœ, donna au genre nouveau le nom de Macra- (/e«(a,forméde/iaxf;o;. grand, et de «oVv, glande, taisant allusion à la longueur de la glandule, dans la fleur de celte Orchidée. Plus tard Sprengel a adjoint à la Macradénie de la Trinité, une seconde espèce, confondue jusque-là avec les Épidendres, sous le nom de Polysla- 'chion, et qui est originairede Madagascar. Enfin, Lance a envoyé récemment à la Société d'Horticulture de Londres, cette troisième espèce, qui a été trouvée dans les forêts voisines de Surinam:

Macradênie trianure. Macradenia triandra, Lindley. Bol. regist., n" 1815. Son pseudobulbe est oblong, atténué au sommet d'où s'élève une seule feuille oblongue, lancéolée, aiguë, coriace, striée, longue d'un peu plus de quatre pouces, large de huit à neuf lignes, d'un vert foncé et luisant en dessus, un peu plus pâle en dessous. La hampe est plus courte que la feuille; elle s'élance d'un point latéral de la base du pseudobulbe et rampe à la surface du sol; les sépales et les pétales sont oblongs, lancéolés, linéaires, pointus, d'un beau rouge sanguin à l'intérieur, bordés de verdâtre qui est la couleur de la surface externe. Le labelle, plus court que les pétales, est sessile, obové, concave, divisé très-superficiellement en trois lobes, dont l'intermédiaire, beaucoup plus étroit et plus long, se réfléchit extérieurement; les deuxlobes latéraux ont leurs bords recoquillés en dedans. Le gynoslème est libre, à peu près de la longueur du labelle, cylindrique, s'évasant insensiblement vers le sommet qui est denté; il est vert à l'intérieur et d'un gris pourpré extérieurement. L'anthère est allongée, accompagnée à sa base et de chaque côté, d'un corps égalemeiit allongé, mais qui en diffère par sa stérilité; ces deu.x anthères stériles, sont ovales, entières, verdâlres, bordées de rouge. Les masses polliniques sont pyriformes, légèrement comprimées, iiortées sur un caudicule arqué, grêle et fort allongé.

On cultive celte espèce en serre chaude et dans le terreau de bruyère. On la propage par la séparation des jjseudobulbes.

MACUAKDRlE.yl/ac»a«rfna.BOT. Genredela famille des Rubiacées, institué par Wigt et Arnott (Piodr. Flor. Penins. Iiid.-Oiient., 1, 403) pour une plante de l'Inde qui a les plus grands rapports avec le genre Hedyotis de Lamarck. Voici les caractères des Macrandries, tels qu'ils ont été tracés par les auteurs du genre : calice partagé en quatre lobes séparés par un sinus obtus; corolle infundibuliforme, ù tube court et large, qui dépasse la moitié de la longueur du limbe du calice, l'orifice est dilaté et donne naissance à quatre découpureslinéaires;élamines longuement exserles; anthères oblongo-linéaires; ovaire courteraent exserle et chargé de soies; capsule didyme, s'ouvrant par le sommet en deux valves loculicides ; graines nombreuses et petites.

Macrawdrie bacrostemïïe. Macrandiia maerosiemma, W. et Arn.; Hedyotis macrostemma, Hook. C'est un sous-arl)risseau pubescent, à feuilles scabres

en dessus; à stipules tronquées, courtes, seloso-ciliées; à fleurs courtement pédiccllées, terminales, réunies en corymbe et serrées.

MACRAKTIIE. Macranlhus. bot. Loureiro {Flor. Cochinch., édit. Willd., 2, p. 5G2) a décrit sous ce nom imprimé par erreur Marcanthits , un genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., auquel il a attribué les caractères suivants : calice tubuleux, coloré, persistant, à quatre lobes aigus, les deux latéraux plus courts; corolle papillionacée dont l'étendard est ovale, émarginé, concave, les ailes oblongues, trois fois plus longues que l'étendard; dix étaminesdiadelphes, dont quatre épaisses, à anthères ovées, et les six autres plus minces, à anthères oblongues; style filiforme, velu, couronné par un stigmate obtus; légume droit, presque cylindrique, épais, acuminé et polysperme. Ce genre a été placé par De Candolle {Prodiom. Syst. f-'cget., 2, p. 582) dans la tribu des Phaséolées, quoiqu'il offrit des rapports avec les genres C/(VonaelGo/nc;(aqui appartiennent à un autregroupe de Légumineuses; mais ce rapprochement n'a pu être vérifié sur la plante de Loureiro, qui probablement n'existe que dans son herbier. Celle-ci (Macranthiis Cochinchiiiensis) est une herbe volubile, dont les feuilles sont composées de trois folioles ovées, rhomboïdes, velues et munies de stipules filiformes; les fleurs sont blanches, nombreuses et portées sur des pédoncules axillaires. Cette plante est cultivée en Cocliinchine où l'on mange ses légumes.

Comme nom spécifique, Jlacranthe exprime un végétal dont les fleurs sont grandes. Le mot est alors formé de f-xr-foi, grand, et aue»?, fleur.

MACRAiSTHÈRE. Macrantheia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, établi par Torrey qui lui assigne pour caractères : calice campanule, quinquéfide; corolle hy pogyne, tubuleuse, avec son limbe divisé en cinq petits lobes étalés et presque égaux; quatre étaraines longuement exsertes, presque égales, insérées au tube de la corolle; quatre anthères parfaites et dressées; ovaire biloculaire, multiovulé, à placentaires insérés de chaque côté de la cloison; style simple; stigmate presque en massue; capsule subglobuleuse, aiguë, à deux loges, s'ouvrant par deux valves septifères au milieu. Les Macranthères sont des plantes herbacées, à feuilles opposées, inciso-pinnatifides, à fleurs réunies en grappes, pédonculées et dépourvues de bractées. Ces plantes sont propres aux États-Unis de l'Amérique.

MACRASPIDE. Macraspis. ms,. Coléoptères penlamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, division des Xylophiles, établi par Mac- Leay et confondu par Fabricius avec les Cétoines. Les caractères de ce genre sont : premier article des antennes conique, peu allongé, la massue oblongue, grande, n'égalant pas la moitié de la longueur totale de l'organe; labre transversal, avec son bord antérieur presque demi-circulaire, avancé, coriace, entier, velu et piesque aigu à son extrémité; mandibules presque triangulaires, comprimées, concaves en dessus, avec leur côté extérieur proéminent, échancré, à peine bidenté, un peu échancré à la pointe, vers la partie intérieure; bord interne des mâchoires portant à son extré-

ÎI A C

mile deux lobes tridentés, de substance cornée; dernier article des palpes maxillaires grand, ovale, presque globuleux; celui des palpes labiales est ovale-allongé; menlon allongé, presque carré, concave, avec ses côtés sinués et son extrémité tronquée à peine écbancrée, point ciliée; tête presque carrée; chaperon arrondi, avec son bord réfléchi; corps ellipsoïde, déprimé; corselet deux fois plus large que long, avec son bord échancré; écusson fort grand, en triangle allongé; sternum poinlu, prolongé jusqu'à l'origine de la tête; pattes assez fortes; jambes antérieures tridenlées, les postérieures presque comprimées; un des crochets des tarses entier et l'autre bifide. Ce genre est propre à l'Amérique méridionale.

Macraspide a decx raies. Macraspis bivittata, Mac-Leay. Il a le dessus du corps d'un testacé brillant et le dessous noir; la tête est fauve, avec une ligne transversale noire; le corselet a deux taches noires; l'écusson est fauve, bordé de noir; on voit une bande longitudinale noirâtre sur les élytres dont la suture est également noire; pattes testacées. Taille, dix à douze lignes.

MACRAUCHENIOM. bot. Le genre de Mousses proposé sous ce nom, parBridel {Briol.,\, 45,843), pour une espèce du genre fFebera, n'a point été généralement adopté.

MACRE. Trapa.hOT. Genre de plantes de la Tétrandrie Monogynie, L., placé d'abord par Jussieu dans la famille des Ilydrocharidées, puis transporté dans celle des Onagraires d'oii il a été ensuite retiré pour faire partie du nouvel ordre naturel des Hygrobiées, voisin des Onagraires. Les caractères de ce genre assez singulier sont les suivants : son calice monosépale, allongé, à quatre lobes dressés, est adhérent par sa partie inférieure avec l'ovaire qui est semi-infère; la corolle se compose de quatre pétales dressés, allongés, chiffonnés, alternes avec les lobes du calice; les quatre élamines, également dressées et alternes avec les pétales, ont leurs filets subulés; leurs anthères arrondies, comprimées, introrses, à deux loges s'ouvrant par un sillon longiludinal ; cesétamines, ainsi que les pétales, sont insérées en dehors d'un disque périgyne et lobé placé autour du point où la moitié supérieure de l'ovaire est libre et saillante; cet ovaire, ainsi qu'on l'a dit, est à moitié inférieur, il se termine supérieurement en un style qui est surmonté d'un stigmate discoïde, épais, glanduleux etbilohé; coupé transversalement, il offre deux loges qui contiennent chacune un seul ovule attaché à la partie la plus supérieure de la cloison. Le fruit est une sorte de noix d'une forme particulière, coriace et presque ligneuse lorsqu'elle est sèche; elle est comme rhomboïde, un peu comprimée, terminée à son sommet par une sorte de pyramide tronquée, offrant vers sa partie moyenne deux ou quatre cornes épaisses, pointues ou obtuses, qui sont formées par les divisions du limbe calicinal épaissies. Cette noix reste indéhiscente, elle offre une seule loge, et renferme une graine comprimée, très -grosse, presque deltoïde, composée d'un tégument propre très-mince, recouvrant un embryon très -gros offrant l'organisation suivante : presque toute la niasse de l'embryon est

formée par un corps très gros, parfaitement indivis, et que la plupart des botanistes ont considéré comme un corps colylédonaire simple. Vers la partie supérieure de ce corps on trouve sur son bord une échancrure d'où naît un organe conique qui est bien certainement la radicule; vers son sommet on observe sur un de ses côtés un petit corps oblus ou une sorte d'écusson, qui est le second cotylédon ù l'état rudiraentaire. En écartant ce second cotylédon on trouve à son aisselle la gemmule. Ce genre se compose de trois espèces : l'une, Trapa natans, qui croit dans les eaux stagnantes de l'Europe et de l'Asie; et les deux autres, Trapa bicornis et Trapa Coc/(i"Hc/i(«e«S(s, qui peutêtre ne sont que deux variétés l'une de l'autre, sont communes en Chine et à la Cochinchine.

M ACRE ORDINAIRE. Trapa na?aws, L. C'est une plante vivace, qui croit au milieu des étangs : sa tige est longue, rameuse et flottante; ses feuilles, réunies en rosettes élégamment étalées à la surface des eaux, sont alternes, pétiolées, rhomboïdales, dentées, glabres; leur pétiole est renflé et fusiforme dans sa partie supérieure; à sa base on trouve deux petites stii)ules subulées. Les fleurs sont blanches, pédonculées et axillaires; le fruit présente quatre cornes courtes et très-aiguës. Cette plante est fort commune dans plusieurs parties de la France, entre autres en Bretagne : ses amandes sont épaisses et charnues; on les mange sous le nom de Châtaignes d'eau.

MACRÉE. Macrœa. bot. Lindley a établi, sous ce nom, un genre qui n'est autre que le Fiviania de Cavanilles et le Cesarea de Cambessède. y. Cësarëe. .

MACRÉE. GÉOL. C'est le phénomène plus généralement connu SOUS le nom de Barre, et qui est produit à l'embouchure des grands fleuves et même sur des plages sablonneuses, par suite de la résistance qu'opposent les eaux fluviales au flux rapide de la mer, et même par la rencontre, à ce qu'il parait, du reflux et du flux qui le suit dans les mouvements oscillatoires des vagues. Lorsque celles-ci, après s'être déployées sur le rivage, se retirent, elles rencontrent celles qui les suivent, et au point où se fait le choc, il se forme un banc composé de ce que la vague, qui se retire, emporte du rivage, et de ce que la lame montante apporte. L'existence de ces bancs est très à craindre, et il en est plusieurs, tels que celui de la Côte-d'Or, de la Côte de l'Inde, que l'on ne peut passer sans danger, même avec des bateaux spécialement construits pour le passage. L'impétuosité de la lame est telle sur la Côle d'Or, qu'on ne peut rien débarquer que dans des futailles que l'on jette à la mer près de la barre, laissant au flot le soin de les porter au rivage. Le géologue ne peut se dispenser d'étudier, dans tous leurs détails, de semblables effets qui ont lieu dans la nature actuelle, pour voir si, dans les dépôts marins, qui composent nos continents, il n'en existe pas qui pourraient avoir été produits par des causes analogues à celles dont il est témoin.

MACREUSE. OIS. Espèce du genre Canard, type d'une race distincte, dans la méthode de Lesson.

MACRIE. Macria. bot. Ce genre de la famille des Sélaginées, établi par E. Meyer, n'a point été adopté par les botanistes qui ne l'ont considéré que comme

une scclion du geuie Sclago de Linné, f^. SÉLAcmE.

MACROCARPE. Macrocarpus. bot. Synonyme d'Eclocarpe. ^. ce mot. Bonnemaison, auteur de ce genre, y ajoute quelques Céramies, Confervcs, etc.

MACROCÉPIIALE. zooL. Chez les Poissons, c'est une espèce du genre Labre, f^. ce mol. Chez les insectes, ce nom a été donné d'ahord par Svvederus à un genre d'Hémiptères de la famille des Géocorises, cl que Fabricius a appelé depuis Syrlis; Olivier a ensuite désigné sous ce nom le genre Anthribe de Geoffroy, que Schoonherr, dans sa Monographie des Curciilionides, a disséminés dans une multitude de genres, sans même en conserver un qui portât le nom que lui avait appliqué Olivier.

En général le mot Macrocéphale, en histoire naturelle, exprime spécifiquement un être dont la tèle est grande. Richard nomme embryon Macrocéphale, celui dont les cotylédons sont soudés et renllés en un corps beaucoup plus gros que le reste.

MACROCÉR.ATIDES. BOT. Le professeur Raddi a proposé, sous ce nom, l'érection d'un genre distinct pour \eSlizolobiiim macioceras qui est une espèce du genre Mdcbna. F. ce mot.

MACROCERATIUM. bot. Sous ce nom De Candolle (S/st. Feg. nat., 2, p. 204) a formé la troisième division du genre Aotoceras de R. Brown. Elle se compose du Notoceras canlaminefolium, DC. et Deless. (Icon. Select., 2, t. 18), ou Lepiditim cornutum de Siblhorp. Cette section a été considérée par Reichenbach comme un genre distinct auquel il a donné le nom à''A>iilreiowskia , qui, d'un autre côté, a été proposé par De Candolle, pour un autre genre de Crucifères.

MACROCERCUS. OIS. Synonyme de Ara. F. ce mot.

MACROCÈRE. Macrocerus. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr, pour un nouvel insecte de Java, auquel il a reconnu pour caractères : antennes du mâle plus longues du double que le corps, menues, droites, insérées au bout de la trompe, composées de onze articles dont le premier allongé, renflé au bout, le second court et obconii|ue, les sept suivants longs et plus épais au sommet, le dixième assez court, presque cylindrique et le dernier aigu; dans la femelle les antennes ne dépassent guère la base du corselet, et les trois derniers articles sont cylindriques; trompe allongée, sublinéaire et brusquement dilatée à l'extrémité; fossette antennale oblongue; mandibules exsertes, arquées, unidentées intérieurement; yeux latéraux, arrondis, grands et saillants; corselet un peu plus long que large, bisiiiué à sa base, avec les côtés droits jusqu'à moitié et plus sensiblement atténués jusqu'en haut, tronqué en arrière, et médiocrement convexe en dessus : une strie transverse s'élève de sa base, se dirige de chaque côté en remontant près des bords; élytres ovalaires, convexes; pieds antérieurs allongés ainsi que les tarses. Le Macrocerus gazella est noir, tacheté de cendré; son corselet est finement ponctué et les élytres sont chargées de stries et de rangées de points.

MACROCÈRE. Macrocera. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des IN'émocères, tribu des Typulaires fungivores, établi par Meigeu et adopté par Latreille

(Fam. nat. du Règne Anim.). Les caractères de ce genre sont : antennes en forme de soie, très-longues, ayant les deux articles de la base rentlés, et les suivants cylindriques; yeux ovales, trois petits yeux lisses; ailes couchées, parallèles. Macrocère jaune, Macrocera liilea, Meig. (Dipt., 1" part., lab. 2, p. 24). Elle est longue de trois lignes el jaune; ses antennes sont une fois plus longues que le corps. On la trouve en Europe.

Spinola a établi sous le même nom un genre d'Hyménoptères, dans la section des Porte-Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, el ayanl pour caractères : cinq articles distincts aux palpes maxillaires; ailes supérieures offrant trois cellules cubitales complètes. Ces Hyménoptères diffèrent des Eucères de Fabricius par les palpes maxillaires, qui sont composées de six articles dans ces derniers : les Centris n'ont que quatre articles aux palpes. Ce genre renferme plusieurs Eucères de Fabricius et VEucera anlennata de Panzcr ou Abeille de la Mauve de Rossi.

MACROCIIÈLE. Macrocheliis. arachn. Genre de l'ordre des Trachéennes, famille des Phalangiens, établi par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.) qui lui donne pour caractères : chelicères saillantes, presque aussi longues que le corps; yeux écartés, nus et sessiles. VAcariis maryinatus, d'Hermann, forme le type de ce genre.

MACROCHILE. Macrochllus. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, établi par Preste, aux dépens du genre Lobelia, avec les caractères suivants ; tube du calice obconique; ses lobes sont foliacés, oblongs, imbriqués par les bords; corolle tubuleuse, unilabiée, à tube allongé, courbé en hameçon, entier inférieurement et divisé longitudinalement en dessus par le dos : les divisions sont linéaires, égales, connivenles et étalées; les étamines sont soudées et forment un tube indépendant delà corolle; les deuxanthères inférieures sont longuement barbues à l'extrémité; le stigmate estbilobé.

M ACRocHiLE srPERBE. Macrocliilus superbus, Presle. C'est un arbre qui a la forme el l'élégance des Palmiers; son tronc est élancé, haut de deux brasses environ, terminé par un bouquet de feuilles glabres, oblongoobovales, acuminulécs, denticulées, rélrécies en un court pétiole; les corolles sont tomenteuses, portées sur des pédoncules penchés, plus longs que les feuilles, accompagnés de bractées oblongo-elliptiques. Des iles Sandwich.

MACROCHLOA. Macrochloa. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Kunlh qui lui donne pour caractères : épillets à une seule tleur stipitée; deux glumes membraneuses, lancéolées, aculato-subulées, concaves, à trois nervures, presque égales et plus grandes que la fleur; deux paillettes membraneuses, sericeovelues extérieurement ; l'inférieure roulée, à cinq nervures, bifide au sommel, avec une arête simple, allongée, tortillée, articulée à la base, entre les lobes; la supérieure est à deux nervures, avec deux pointes au sommet; trois squammules entières, soudées à la base du slipe de l'ovaire : les extérieures presque charnues, l'intérieure membraneuse; trois étamines dont les filaments adhèrent au support de l'ovaire, près de sa base; lobes des anthères barbus et distincts au sommet; ovaire

MAC

slipilé, glabre et bilobé au sommet; deux styles trèscourts; stigmates pluraeux intérieurement, garnis à l'extérieur de poils simples. Ces Graminées, dont le chaume est fort élevé et la panicule rameuse et serrée, appartiennent à l'Europe.

MACROCNATE. Macrocnata. irîs. Coléoptères pentamères; ce genre a été formé dans la famille des Lamellicornes, tribu des Cétoniles, par Wiedeman qui lui assigne pour caractères : chaperon avancé, arrondi antérieurement et fortement échancré; mâchoire velue dans sa partie interne, allongée, dont le lobe terminal est membraneux et soyeux; articles des palpes maxillaires distincts, longs et très-grêles; lèvre allongée, plus large à son extrémité antérieure, arrondie, fortement refendue; fossettes latérales et grandes; palpes labiales grêles; corselet trapézoïdal, fortement lobé à son extrémité postérieure, recouvrant une partie de l'écusson; élytres fortement échancrées, ce rétrécissant depuis l'échancrure jusqu'à l'extrémité qui est carrée; sternum court, variable de forme; tarses plus courts que les tibias.

Macrocsate RESPLENDissAWTE.il/acrocnoto resplendens, Gor. et Perch. Elle est d'un vert foncé, à reflets verl-d'émeraude; les antennes, les palpes, les tibias, les tarses et les pièces axillaires sont d'un fauve doré. TaiUe, dix lignes. De Java. Une trentaine d'autres espèces, toutes des mêmes localités, ont été décrites par différents auteurs.

MACROCNÈME. Macrocnemum. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Blonogynie, L., établi par Palrik Browne, adopté par tous les autres botanistes, et qui otîre pour caractères : un calice presque campanule, à cinq dents peu marquées, persistant; une corolle infundibuliforme; le tube plus long que le calice; le limbe à cinq divisions; cinq étamines non saillantes, attachées au fond du tube; un ovaire inférieur; un style ; un stigmate à deux lobes ; une capsule bivalve, à deux loges polyspermes. Ce genre, borné d'abord à une seule espèce, a été depuis enrichi de plusieurs autres, la plupart découvertes au Pérou. 11 comprend des arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées, accompagnées de stipules. Les fleurs sont disposées en corymbes ou en panicules terminales, munies de bractées très-grandes, colorées et pétiolées dans les unes, qui ont été considérées d'abord comme des divisions du calice, fort petites et sessiles dans d'autres.

MACROCNÈME DE LA JAJiAÏQtE. Macroctiemum Jamaicense, Lin. Arbrisseau qui s'élève à la hauteur de douze à quinze pieds, dont les rameaux sont garnis de feuilles ovales, ou ovales-lancéolées, lisses, très-entières, à peine pétiolées ; les fleurs sont disposées en panicules di ou trichotomes, à peine plus longues que les feuilles; leur calice est très-petit, à cinq dents; la corolle est presque campanulée, à cinq découpures droites, ovales, oblongnes; les filaments des étamines sont velus, à peine saillants; les anthères ovales-oblongues; l'ovaire est turbiné; le style de la longueur de la corolle; le stigmate épais, à deux lobes. Le fruit est une capsule oblongue, tui binée, à deux loges; les semences imbriquées.

Les autres espèces indiquées, mais avec quelques

doutes, par De Candolle pour faire partie de ce genre, sonl\es MacrocneniUHi stipiilaceum el parvtflorum, des Moluques, les Macrocnemum tetrandrum et tubitlosum, du Brésil.

Le ^envi Macrocnemum de Ruiz et Pavon (FI. Peruv. 2, p. 48) constitue maintenant le genre Condaminea. V. ce mot.

Et celui auquel Vahl avait donné le même nom, pour les deux espèces caudidissimum et coccineum, a pris celui de Calycophyllum.

Enfin d'autres plantes inscrites d'abord sous la même dénomination générique, ont été successivement réparties dans d'autres genres : c'est ainsi que le il/acroctiemiim lotujifolium de Richard est devenu le Chimarrhis cyniosa ; que les Macrocnemum speciosum, Jacq., et tetrandrum, Cavan., ont été placés dans le genre Miissœnda ; que le Macrocnemum strictum, AVilld.. fait partie du genre lîundia, etc.

MACROCORYN. Macrocorynus. ms. Coléoptères té- Iramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr, pour un insecte de la Chine, que Fabricius avait rapporté à son genre Curculio. Caractères : antennes médiocres, mais fortes, coudées, composées de douze articles, dont le premier court, épais et obconique, le second un peu plus long et plus mince, les autres courts et turbines, jusqu'à la massue qui est oblongue, ovale, pointue et formée des cinq derniers; trompe très-courte, épaisse, marquée en dessus d'un sillon intermédiaire, largement écbancrée à l'extrémité avec une large fossette droite et profonde à la base; yeux latéraux, arrondis et médiocrement saillants; corselet transverse, tronqué aux deux extrémités, arrondi sur les côtés et un peu plus étroit antérieurement; élytres oblongues, ovalaires, plus larges de moitié que le corselet, sinuées à la base, avec les épaules obtusément anguleuses et élevées. Le Macrocorynus discoideus, Curculio dorsatus, Fab.; Syst. elent., 11, 543; Oliv., Eut. y, 83, p. 514, t. 26, f. 379, est d'un roux testacé, couvert d'écaillés brunes, avec une bande verdàtre sur le corselet, une autre bleuâtre sur le disque des élytres; cette couleur est aussi celle du bord des élytres et de la suture.

MACROCYSTIDE. Macrocystis. nor. Genre d'Hydrophytes, établi par Agardh aux dépens du Laminaria de Lamouroux, composé des plus grands végétaux de la mer, que rapproche un faciès tout particulier. Les Macroeystides s'accrochent sur les rochers des plus grandes profondeurs ou des rivages, à l'aide de puissantes racines bien caractérisées, composées de divisions Irèsramifiées, fort dures et entrelacées souvent d'une manière inextricable. De ces racines s'élèvent des tiges flexibles, de la grosseur du petit doigt à celle du pouce, et qui atteignent, dit-on, jusqu'à iilusieurs centaines de pieds de longueur, s'entremêlant alors dans certains parages ou vers certaines rives, de manière à y rendre l'efïet de la rame des petites embarcations absolument nul, et à mettre obstacle à la navigation des bateaux. Ces tiges ont une écorce ridée, noirâtre, recouvrant une substance consistante, comme ligneuse, où se reconnaissent, comme dans le tronc des Lessonies, des couches concentriques, et qu'une substance médullaire,

centrale, et plus foncée, occupe dans toute la longueur. De véritables feuilles, solitaires sur leur pétiole dans toutes les espèces connues jusqu'ici, sont alternes sur les tiges des Macrocystes, ovoïdes ou linéaires; elles ne parviennent pas aux vastes proportions que feraient supposer les tiges. D'une couleur olivâtre tirant sur le brun ou le jaunâtre, elles sont plus ou moins plissées. Agardh prétend que la fructification, qui, selon lui, consiste en tubercules formés de granules séminau.x, est répandue dans leur substance. Bory de S'-Vincent n'a reconnu rien d'analogue, et malgré des recherches très -minutieuses, la fructification des plantes de ce genre lui a complètement échappé. ConséquemiTient il n'adopte le genre Macrocyste que sur r/m6(7!<s général, trop particularisé pour qu'on s'y puisse méprendre. Ce genre offre cependant de grands rapports avec les Sargasses, auxquelles il forme un passage, les pétioles des feuilles se renflant en vésicules absolument analogues à celles de ces mêmes Sargasses, et du Fucus nodosus, L., qui est un Halidrys. — Dès le temps des premières navigations dans les mers de l'hémisphère austral, les Macrocystes furent remarqués, et Jean Bauliin en fit mention; mais il arriva encore de ces plantes, comme de tous les genres où de grands caractères frappants sont communs à toutes les espèces, on les confondit en une seule; elles devinrent le Fucus pyn'feius de Linné et des auteurs. Bory ne croit pas pouvoir admettre avec Agardh, dans ce genre, \<i Fucus coniosus de Turner, tab. 142, qui est une véritable Sargasse, d'après l'examen qu'il en a fait, ou peut-élre un Halidrys. Les espèces bien constatées de ce beau genre sont :

l" Macrocxstls integrifolius, B., à feuilles linéaires, étroites, très-entières, n'ayant jamais leurs bords profondément dentés; vésicule pétiolaire subcylindracée, oblongue,peu renflée. Des côles occidentales de l'Amérique du sud; 2° Mac rocystis conimunis , B., celui qu'a représenté Turner, pi. 110; feuille proportionnellement plus large que dans le précédent , bien plus plissée, mais toujours simplement lancéolée, oblongue, profondément dentée sur les bords, les dentelures prolongées, comme flexibles; vésicule pétiolaire allongée dans la jeunesse et se renflant en forme de poire. Au cap de Bonne-Espérance, au Chili, au cap Ilorn, etc.; 5" Macrocyslis avgustifalius, B.; feuille étroite et linéaire, finement dentée sur les bords; vésicule pétiolaire courte, se renflant vers l'insertion de la feuille, de manière à présenter la forme d'un cœur. A la Nouvelle-Hollande, à Valparaiso; 40 Macrocystis latifulius, B.; feuille ovoïde, très grande, largement et longuement dentée, de sorte que la vésicule pétiolaire, cylindracée, paraît petite en comparaison de la grandeur des feuilles. Des côtes du Pérou, vers Lima; S» Maciocyslis pomiferus, B.; Laminaria pomifera, Lamx., inéd.; Maciocystis Humbûldtii, Agardh, Syst., p. 293; Fucus hirtus, Ilumb. et Bonpl., t. 68 et 69. Le nom de pomifera donné par Lamouroux à cette plante est bon et antérieur; il doit être maintenu , parce qu'il indique la forme de la vésicule pétiolaire qui est sphérique; la feuille est très-étroite, linéaire, dentée, moins consistante que dans les espèces précédentes. Le nom donné

7 Uir.T. DES SCIEnCES NAT.

par Humboldt et Bonpland est au contraire peu convenable, toute la plante étant très-glabre. Sur les côtes du Chili. 0" Macrocystis Menziesii, Agardh, Fucus, pi. 27; son développement est analogue à celui des Lessonies, les feuilles des extrémités se divisant de la base à la pointe.

MACRODACTYLE. Macrodactyles, ins. Coléoptères Pentamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu desScarabéides Phyllophages de Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.), établi par cet auteur, avec les caractères suivants : anteiuies de neuf articles : le premier conique, assez court, le second globuleux, les deux suivants coniques, un peu plus longs que le second, le cinquième en cornet, le sixième très-petit, cnpulaire, les trois derniers formant une massue ovale, presque glabre; mandibules ayant leur portion interne moins solide que l'externe; palpes maxillaires de quatre articles : le premier peu distinct, les deux suivants coniques, le quatrième ovale, un peu plus long, mais guère plus gros queles précédents; palpes labiales très-courtes, peu visibles; tête allongée, beaucoup plus longue que large; chaperon allant en se rétrécissant, très-peu échancré antérieurement; corps fort long en proportion de sa largeur; corselet hexagone, beaucoup plus long que large, point rebordé, se rétrécissant trèsnotablement en arrière, avec ses côtés anguleux, vers le milieu; écusson assez grand, arrondi postérieurement; élytres recouvrant des ailes, et laissant à nu l'extrémité de l'abdomen; pattes assez fortes; jambes antérieures munies de deux fortes dents au côté externe, les autres épineuses dans toute leur longueur; tarses intermédiaires et postérieurs fort longs : leur premier article ainsi que celui des antérieurs presque aussi long que les trois suivants pris ensemble, le dernier assez long, bifide, terminé par deux crochets égaux, les deux divisions égales en longueur, la supérieure plus grêle et plus aiguë,

Macrodacttle sdbépinedx. Macrodac/ylis stibspinosa, Laf.; Melolontha subspinosa, Fab. Ses antennes sont leslacées, avec la massue noirâtre; sa tête et son corselet sont noirs, couverts d'une poussière écailleuse, roussâlrc; ses élytres sont testacées, presque striées et couvertes de poils très-courts, très-serrés et roussàtres; son corps est noir en dessous, couvert d'une poussière écailleuse et grise ; ses pattes sont testacées, avec les tarses noirâtres. Taille, cinq lignes. De l'Amérique tropicale.

MACRODACTYLES. Macrndactyli. ois. (Illiger.) Famille de l'ordre des Échassiers, composée d'Oiseaux à longs doigts sans palmures. Elle comprend les genres suivants : Râle, Porzane, Porphyrion et Gallinule. y. ces mots,

MACRODITE, Macrodites, moil. Genre proposé par Montfort pour une Coquille microscopique, que Férussac et de Blainville ont rangée dans les Lenticulites, (/-'. ce mot), et qui, du reste, s'en distingue assez bien par l'ampleur de l'ouverture, La manière dont Montfort a observé ce corps, laisse beaucoup de doutes sur ses rapports; il n'est pas certain que l'ouverture soit totalement fermée, et il ignore s'il existe un syphoii ou une rimule, ou une fente. Ce corps n'étant connu

(|uo par la descriplion et la mauvaise figure de cet auteur, il est fort difficile de statuer à son i-gard.

MACRODON. POIS. Espèce de Perche du sous-genre Centronnte. l\ Perche.

MACRODON. BOT. Ce genre de Mousses, établi par Walker-Arnolt (Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Paris, t. ii), a été placé dans le groupe des Hypnoïdées, avec les caractères suivants ; soie latérale; coiffe en capuclion; périslome simple, à seize dents distinctes, divisées presque jusqu'à la base, et formant trente-deux lanières filifoimes, un peu roides, roussâtres et rapprochées par paires. Ce genre a été constitué sur le Trichostotniim Leucoloma de Schwœgrichen, qui en a publié une figure, t. 122 de la première partie du second supplément au Spccies Musconim d'Hedwig. U diffère du J'richoslomum par ses soies latérales, et du Dicnemumx^M sa coiffe à base oblique. Walker-Arnolt donne à celte Mousse le nom de Macrodon jiuherti en l'honneur d'Aubcrt Du Pelit-Thouars, qui Ta rapportée de Madagascar. Elle a un port tout particulier; son périslome est filiforme, à peu près aussi long que celui des Trichostomum et beaucoup plus qu'il ne l'est habituellement dans les Hypnoïdées. Dans le Botanische Zeitung, pour 1823, Hornschuch, dans un extrait de l'ouvrage de Schvvœgrichen, a aussi, de son côté, senti que le Trichostomum leucoloma devait former un genre distinct pour lequel il a proposé le nom de fFulkeria. Mais comme il n'en a point exposé les caractères, et que d'ailleurs le nom de J^alkeria ou rValkera a déjà deux emplois pour desplantes phanérogames, il est convenable d'adopter celui qui a été proposé par Walker-Arnott.

MACRODONTE. pois. Espèce du genre Labre.

MACROGASTÈRE. pois. Espèce du genre Glyphisodon.

MACROGASTRES. Macrogasiri. iws. Lalreille désignait ainsi une famille de l'ordre des Coléoptères, seclion des Héléromères, qu'il composait des genres Pyrochre et Galope, y. Sténélytres et Trachélides.

MACROGÈNE. acai. Espèce du genre Cyanée. V. ce mol.

MACROGLOSSE. Macrorjlossus. mam. Genre des Carnassiers de la famille des Chéiroptères, établi par Fr. Cuvier qui le dislingue des Roussettes par des caractères précisément inverses à ceux qui en ont fait aussi séparer les Pachysomes. On le distingue au premier aspect, non-seulement des Roussettes, mais même de toutes les Chauves-Souris, par son museau excessivement allongé, très menu, cylindrique, acuminé et comparable, pour sa forme, à celui des Fourmiliers. On assure que la langue est également cylindrique, très-longue, et même un peu extensible, modifications qui semblent liées nécessairement avec celle que présente la forme du museau. Enfin les dents présentent aussi des caractères distinctifs; mais malgré l'allongement du museau, leur nombre ne s'est pas accru, el, ce qu'il y a de bien remarquable, c'est qu'elles sont devenues plus petites. Aussi tout le bord alvéolaire ne se trouve t-il pas garni, principalement à la mâchoire inférieure, où il existe un intervalle vide cntie les deux incisives droites et les deux incisives gauches; un autre enlre la première et

la seconde molaire; enfin encore un en arrière de la dernière molaire. Tels sont les caractères que présente le genre Macroglosse.

On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, celle que Geoffroy a décrite le premier sous le nom de Rousselle kiodole, Pteropus mininius, el que, plus lard, Ilorsfield (Zool. Researc.) a reproduite sous le nom de Pteropus rostratus. Elle est en dessus d'un roux clair, et en dessous d'un fauve roussâlre. Sa longueur lolale est de trois pouces et demi, et son envergure de dix pouces. Elle habile l'île de Sumatra et celle de Java, où elle a été découverte par Lescbenaull, et se trouverait aussi, suivant Fr. Cuvier (Maram. lilh.), au Bengale.

MACROGLOSSE. Macroglossum. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, tribu des Sphingides, établi par Scopoli, et ne différant des Sphinx proprement dils, qu'en .ce que l'abdomen est terminé par une brosse. Fabricius, dans son système des Glossales, en forme à tort le genre Sesia. Ce genre a pour type le Sphinx stellatarum de Linné, et ceux qu'on a nommés fuciformis, bombyliformis , etc. F. Spbinx.

MACROGLOSSES. ois. Vieillot a donné ce nom à une famille d'Oiseaux qui comprend les genres Pic et Torcol.

MACROGNATIIE. Macrognalhus. pois. Le genre formé sous ce nom, par Lacépède, n'a élé adopté par Cuvier que comme sous -genre de Rhynchobdella. Néanmoins il s'en distingue évidemment par une longue pointe aplatie, à la mâchoire supérieure, qui rend celte mâchoire beaucoup plus longue que l'autre. F. Rhïn-

CHOBDELLE.

MACROGYNE. lot. Link a donné ce nom à un genre de la famille des Aspbodélées, précédemment établi par Kersous celui de Âspidistra. F. Aspidistre.

MACKOLÉPIDE.iI/rtcro/e/»'s. BOT. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., établi par A. Richard, dans la botanique du voyage de l'Astrolabe, avec les caractères suivants : périgone membraneux; folioles extérieures, ou sépales, dressées, larges à la base et diminuant insensiblemenl de manière à se terminer en pointe; les latérales sont un peu plus grandes et soudées au pied du gynostème; les folioles intérieures, ou pétales, sont peliles et égales entre elles; labelle dressé, oblongo-linéaire, charnu, articulé au pied du gynostème, un peu concave à sa base qui est dilatée, avec deux lobules peu apparents à ses côtés; gynostème longuement prolongé à sa base, demi-cylindrique, avec deux appendices en forme de cornes, vers l'extrémité antérieure; anthère biloculaire.

Macrolépioe a longue TIGE. Mucrolepis longiscapa, Rich. C'est une plante parasite, à racines fibreuses, surmontées d'un pseudobulbe et desquelles naît une lige cylindrique, grêle, noduleuse, rampante, haute de deux pieds et de la grosseur d'une plume à écrire; les feuilles parlent du pseudo-bulbe; elles sont ellipliques-oblongues, entières, aiguës, un peu roulées à l'extrémité, coriaces, glabres, longitudinalement striées el longues de six a huit pouces; les fleurs sont assez grandes, accompagnées de bractées, et dis|)Osées en épi terminal. On la trouve parasite sur l'écorce des arbres de l'île

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