JI A C
de Vanikoro, l'une des plus redoutables de l'Océan pacifique à cause de l'insalubriléde son climat, et celle où fut constaté le naufrage de l'infortuné Lapeyrouse.
MACROLÉPIDOTE. pois. Espèce de Glypliisodon.
MACROLINI'M. BOT. Ce genre de la famille des Éricacées , a été proposé par lilolzsch, pour une plante de la Calédonie, Macrolinum ciliatum, qui a été réunie depuis au genre Synipieza de Licbstenslein. f^. Stmpiêze.
MACROLOBIOM. BOi. Sous ce nom générique, Schreber et Willdenow ont réuni les genres f'ouapa et Oiilea d'Aublet. En adoptant celle nouvelle dénomination, Vahl l'avait employée seulement pour le premier de ces genres. L'un et l'autre ont été adoptés par De Candolle dans son dernier travail sur les Légumineuses, f^. Odiea
et VODAPA.
MACROMÈRE. Macromenis. ins. Coléoptères tétranières; genre de l'ordre des Rbycopbores, famille des Curculionides, tribu des Cryplorliyncbides, institué par Schoonherr qui lui donne pour caractères : bec long, courbé en dessous, reçu dans un canal sons - pectoral; antennes de onze articles, la massue n'est composée que de quatre; yeux petils et ovales, peu convexes; corselet bisinué à sa base, un peu arrondi sur les côtés et beaucoup plus étroit en avant; élytres oblongues, ovalaires, oblusément anguleuses aux épaules, sensiblement atténuées aux extrémités; corps oblong, presque ovale, écailleuxet pourvu d'ailes; pattes antérieures peu rapprochées à leur base.
Macrosère de la Cbimarrhide. Macromerus Chimarrhidis, Schoon. Il est noir, tacheté de blanc; ses pieds antérieurs sont très-longs et ses cuisses postérieures dentées. Il se trouve dans l'Amérique méridionale.
MACROMÉRIE. iMacromeria. bot. Genre de la famille des Borraginées, institué par Don qui lui assigne pour caractères ; calice à cinq divisions linéaires, presque égales; corolle hypogyne, à tube allongé, dont l'orifice est dilaté et nu; son limbe a six lobes ovalaires et dressés; cinq élamines insérées à l'orifice de la corolle et longuement exserles; filaments filiformes; anthères oblongues et penchées; ovaire quadrilobé; style filiforme, exserle; stigmate simple. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce, et elle appartient au Mexique. C'est une plante herbacée, assez rude; sa tige est droite, très-simple; les feuilles sont alternes, sessiles, lancéolées, nervurées; les Heurs sont réunies en grappe terminale et accompagnées de bractées.
MACROMERUM. bot. Le genre institué sous ce nom par Burchell, dans la famille des Capparidées, Hexandrie Monogynie, L., pour le Cleoiiie jitncea,n"a point été adopté par la majorité des bolanisles. F. Cleoué.
MACRO.MITRIER. Macromitrium. bot. Ce genre de Mousses, fondé par Bridel, puis réuni au genre Ortliotrichum par Ilooker et Gréville (in Edinbuigh Journal of Science, 1, p. 110), parce que, selon ces cryptogamisles, les espèces de ce nouveau genre n'avaient pas même un port particulier qui put compenser l'absence de tous caractères distinctifs, a été ensuite rétabli par Endlicher (Gêner., pi. 18-36, p. 50) avec les caractères suivants : coiffe en forme de mitre, campa-
nulato conique, lisse ou strUe, glabre, mullifide à la base; sporange terminal, égal jRa base; opercule aciculiforme et droit ;péristome double: re}^térieurà seize dents rapprochées par paires, l'intérieur ordinairement découpé en une multitude de lanières et formant une couronne membraneuse, rarement entière. Ces Mousses habitent les tropiques, sur les arbres.
MACRONATE. Macronata. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Citonites, institué par Hope qui lui assigne pour caractères : antennes composées de neuf articles dont les trois derniers sont réunis en une sorte de globule; dernier article des palpes maxillaires allongé et conique; tête oblongue; corps ovale; corselet carré; élytres recouvrant le corps presque en entier; jambes médiocres; cuisses assez épaisses et arrondies.
Macrokate tétraspilote. Macronata tetraspiloki. Il est d'un noir olivâtre et ponctué; les bords du corselet sont d'un jaune paille; les élytres sont d'un vert d'olive avec une tache médiane irrégulière et une autre apicale plus petite. Taille, huit lignes. De l'Inde.
MACRONAX. BOT. (Raffinesque.) Synonyme d'^n«Hdinariu, Michaux. V. Arcndinaire.
MACROKÈME. POIS. Espèce du genre MuUe. F. ce mot.
MACROKYCHES. Macronyches. ois. Famille d'Échassiers, tribu des Télradactyles, renfermant, dans le Système de Vieillot, des Oiseaux qui ont non-seulement les doigts, mais les ongles très-longs, et presque droits. Cette famille est formée du seul genre Jacana. F. ce mot.
MACRONYQUE. Macronfchus. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Clavicornes, tribu des Macrodaclyles, établi par Millier, et ayant pour caractères : antennes repliées sous les yeux, de la longueur de la tête et du corselet, presque filiformes; de six articles, dont le dernier seulement plus grand et formant une masse ovalaire; tarses longs; corps.^ oblong. Ce genre diffère des Elmis par les antennes qui, dans ceux-ci, sont presque de la même grosseur dans toute leur étendue, et sont terminées par un article à peine plus gros. Les Géorisses s'en éloignent par les tarses qui n'ont que quatre articles distincts; enfin, les Dryops, les Uydères et les Hétérocères s'en distinguent par les antennes qui, à partir du troisième article, présentent une massue serrée et en dents de scie au côté interne. La tète des Macronyques s'enfonce en grande partie dans le corselet, dont les côtés sont fortement rebordés. Leurs antennes sont insérées au bord interne des yeux sous lesquels elles se courbent en forme d'arc; le premier article est cylindrique, plus long que les quatre suivants; l'extrémité de ces antennes se logerons le bord latéral et antérieur du corselet. La bouche est très petite et s'enfonce aussi dans le corselet; le labre est presque demi-circulaire; les mâchoires sont terminées par deux lobes ciliés dont l'extérieur est plus étroit; les palpes sont égales, trèscourtes, et terminées par un article plus gros et ovale; les mandibules sont cornées et bifides à leur pointe, et la lèvre est formée d'un menton transversal et d'une languette plus grande, avec le hord supérieur plus
large, droit et entier. Le corps présente le port des Dryops; il est oblong, presque cylindrique; le milieu t (lu corselet offre une impression Iransverse; l'écusson est petit, triangulaire et pointu; les pattes sont longues et grêles, avec les cuisses cylindriques.
Ce genre a été établi sur un très-petit insecte qu'on n'a encore trouvé qu'en Allemagne.
Macronvqce a quatre tbbercdles. Macronychus quadrittiberculalus, MUll. (Magaz. Inseckt., lllig., 180G, p. 215). Noir, un peu bronzé; antennes roussâ- Ires; bord antérieur du corselet et extérieur des élylres pâle ou jaunâtre; corselet ayant, entre le milieu et le bord postérieur, de petites éminences disposées sur une ligne Iransverse; ély très offrant des stries longitudinales formées de points enfoncés.
MACRONYX. OIS. Swainson a formé sous ce nom, dans le genre Alouette, une sous-division qui comprend l'espèce décrite par Vieillot sous le nom de Alauda crocea. V. AiocETTE.
MACROPE. Macropus. ms. Nom donné; par Thunberg ù un genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires. Les caractères génériques ne diffèrent de ceux des Lamies qu'en ce que le corselet porte de cbaque côté, un fort tubercule armé d'une épine, lequel tourne comme une poulie dans la cavité où sa base est engagée; le corps est toujours très déprimé; dans l'un des sexes, les pattes antérieures sont très-longues; les tarses sont glabres dans tous les individus. On voit d'après ces caractères que ce genre a la plus grande analogie avec celui décrit au premier volume de ce Dictionnaire sous le mot Acrocin; aussi ne doit-on pas hésiter à y rapporter le Cerambyx lonfjimanus, Lin.; le Cerambyx tiochlearis, hin.jle Piionus accentifer, Oliv., etc., qui appartiennent a l'Amérique méridionale.
MACROPE. Macropus. crust. Le genre institué, sous ce nom, par Latreille, dans son Histoire des Crustacés et des Insectes (tome 6, p. 108), aux dépens du genre luachus de Fabricius, n'a point été adopté par la majorité des zoologistes. Ce genre nouveau avait pour type le Crabe Scorpion qui est aussi resté le type du genre Inachus.
MACROPÈZE. Macropeza. ins. Genre de Diptères, de la famille des Némocères, tribu des Tipulaircs, division des Caliciformes, établi par Meigen qui l'a caractérisé de la manière suivante : antennes insérées sur un petit tubercule rond, avancées, aussi longues que la tète et le corselet pris ensemble, filiformes, velues, composées de quatorze articles : le premier cyathiforme et nu, le second du double aussi long que le premier, les sept suivants graduellement plus courts et tous un peu amincis ù leur base, les quatre suivants plus longs, absolument cylindriques, le dernier un peu plus court que les précédents; point d'ocelles; ailes lancéolées, allongées; abdomen cylindrique, terminé en pointe, composé de huit segments; pattes antérieures de longueur ordinaire; les intermédiaires plus longues d'un tiers que les antérieures; les postérieures extrêmement longues. Ce genre est très-voisin de celui des Cératopogons. On n'en connaît encore qu'une seule espèce qui se rencontre, mais très-rarement, en Europe.
Macropèïe AiBiTARSE. Macropezo albilarsis, Meig. Sa femelle a la tête noire, le corselet d'un gris cendré, avec trois raies noires et étroites, l'abdomen noir, les balanciers blancs, les ailes hyalines avec des nervures brunes, les pattes noires, avec les tarses blancs. Taille, deux lignes environ.
MACROPIITALME. Macrophlalmus. lus. Hémiptères; genre de la famille des Réduvites, institué par Delaporte, avec les caractères suivants : antennes com- ))osées de trois articles : le premier court, le deuxième de médiocre longueur, le troisième très-grêle et plus long que les deux autres réunis; rostre très-court, arqué, s'étendant au delà des deux tubercules de la poitrine qui est bifurquée, mais n'atteignant pas la base des pieds postérieurs; premier article des tarses courts, les deux suivants allongés ; ongles simples ; corps allongé. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de ce genre; elle est originaiie du Brésil.
HlACRorniALME PALE. Maciophtalmiis pallens, Del. Sa tête est large, transversale; ses yeux Irès-rapprochés, gros et noirâtres; le corselet est jaunâtre, large en arrière et épineux; une forte épine relevée termine l'écusson; les élytres sont brunâtres, tachetées d'une nuance jaunâtre; l'abdomen est obscur, ovale-allongé; les antennes et les pattes sont jaunes, annelées de noir. Taille, six lignes. Du Brésil.
MACROPHTHALME. Macrophlhalmus. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracbyures, Iriiiu des Quadrilatères, établi par Latreille {Fam. nat. du Règne Anim. ). avec les caractères suivants : quatrième article des pieds-mâchoires inséré surle troisième, près du milieu de son sommet ; pédoncules oculaires, grêles, allongés, insérés près du milieu du front, s'étendant l)resque aux angles antérieurs du test, et logés dans une rainure sous son bord antéi leur; ce test est trapézoïde, jilus étroit en avant qu'en arrière; antennes internes terminées par deux divisions très-distinctes et de grandeur moyenne: le premier article des antennes intermédiaires est plutôt transversal ([ue longitudinal; les pieds-mâchoires extérieurs sont rapprochés inférieurement, au bord interne, sans vide entre eux, et leur troisième article est transversal. Ce genre comprend des espèces propres aux mers de la Nouvelle- Hollande, parmi lesquelles on compte le Gonoplax tiansverstis de Latreille ; Encyclop. méth., Hist. nat. ccxcviii,2.— Cancer brecis, Herbst, lx, 4, etc. Les espèces que comprend ce genre ont les formes générales des Grapses, les pieds-mâchoires semblables à ceux des Crabes proprement dits.
MACROPUYLLE. lUacrophyllus. bot. Végétal dont les feuilles sont grandes.
MACROPODA. MAM. (lUiger.) Famille de Rongeurs qui renferme les Gerboises et les Mériones. f^. ces mots. IVIACROPODE. Macropodus. rois. Le genre formé sous ce nom, parLacépède (t. m, p. 41G),dans l'ordre des Thoraciques, a pour caractères : catopes au moins de lalongueur du corps proprement dit; nageoire caudale très-fourchue, égalant à peu près le tiers de la longueur totale de l'animal; tête et opercules revêtus d'écaillés semblables à celles du dos; ouverture de la bouche très-petite. Ce genre ne renferme encore qu'une
seule espèce dont les Chinois peuplent les bassins qui ornent leurs jardins.
MACROPonE VERT-DORÉ. Mociopoilus viiidi-auiatus, Lacép. Les écailles dont son corps est garni, sont brillantes d'or et de vert; toutes les nageoires sont rouges ; on voit une petite lâche noire sur chaque opercule. Taille, de trois à six pouces. Dans les eau.t limpides et tranquilles dis lacs et des rivières.
En botanique le nom de Macropode s'applique à l'embryon, lorsque sa radicule est très-grosse et renUée en lèle.
MACROPODIE. Maeropodia. crïst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Triangulaires, établi par Leacb, et auquel Lalreille (Fani. natur. du Règne Anim.) donne le nom de Slénorbynquc, que Lamarck lui avait imposé avant Leacb. F. Sté-
IfORIlYNQCE.
MACROPODIER. Macropodinm. bot. Genre de la famille des Crucifères, et de la Télradynamie siliqueuse, L., établi par Rob. Brown [in Hoit. Keiv., éd. 2, t. IV, p. 108), et offrant les caiactères suivants : calice dressé, un peu dilaté à la base; pétales oblongs, linéaires; étamines dont les filets sont libres et dépourvus de dents; silique pédicellée, plane, comprimée, linéaire, surmontée d'un stigmate sessile et punctiforme, à valves planes , à une seule nervure qui part du milieu de la base ; graines orbiculées, ceinles d'une aile très-courte, distantes et placées sur un seul rang. Ce genre a élé formé pour une espèce de Caidamine, de Pallas; il se distingue des Cardamine et des Arabis, par sa silique stipitée, par ses valves nervigères à la base, et par son calice légèrement dilaté. En l'adoptant, De Candolle (V/s/. Veyet. natur., 2, p. 2^4) l'a placé entre les deux genres qui viennent d'être cités, parmi les Pleurorhizées siliqueuses, c'est-à-dire parmi les Crucifères qui présentent pour caractère principal ; une silique et des cotylédons accombants. Le Macropodium tiiiale, R. Br., Cardamine nicaiis, Pallas (Voyages, éd. française, app., p. 341, tab. 08, f. 2), est une plante hei'bacée, vivace, très-glabre, dressée et simple; ses feuilles sont ovales-lancéolées, acuminées, légèrement dentées en scie; les Qeurs, de couleur blanche et portées sur de très -courts pédicelles, forment une grappe longue et spiciforme. Cette espèce croît près des neiges perpétuelles, sur les sommets des monts Altaïs.
MACROPSIS. 1RS. Le genre d'Hémiplères, institué sous ce nom par Lewis, dans la famille des Cicadaires, forme la seconde section du genre Bïtaoscope. f. ce mot.
MACROPTÈRE. pois. Espèce du genre Canlhère. MACROPTÈRES. ois. On a désigné sous ce nom , divers Oiseaux dont les ailes, très-longues, dépassent ordinairement la queue.
MACROPTÉRONOTE. Macropteronotus . pois. (Lacépède.) Ce genre qui a pour type le SiUirus uiiguiltaris de Hasselquist, ne diffère pas du genre Jleterobranchus de Geoffroy S'-Hilaire. F. IIétérodranche. MACROPUS. MAM. (Scbaw.) F. Kanucuoo.
MACRORAMPHOSE. Macroramphosus. pois. Lacépède a créé sous ce nom, aux dépens des Silures de
Linné, un genre de la famille des Oplophores, qui pourrait prendre place parmi les Malacoptérygiens abdominaux de la méthode de Cuvier. II lui a donné pour caractères ; corps conique et gros; museau très-allongé; deux nageoires dorsales, à rayons osseux; premier rayon de la première de ces nageoires épineux et dentelé; point de barbillons aux mâchoires qui sont d'ailleurs armées de dents; point de rayon dentelé aux nageoires pectorales.
RlACKORAMPuasE coRPiu. Macroramphosus cornutus, Lacép.: Silurus cornutus, Forsk.; Silure Chardonneret, Donnât. Cette espèce dont la description a été faite à Marseille sur un individu desséché, est par cela même fort douteuse; on ne la rapporte ici que pour avoir occasion de citer le genre de Lacéjiède, qui ne paraît pas susceptible d'être conservé.
MACRORAMPHUS. ois. Nom d'une division établie dans le genre Bécassine par Leacb, pour le Scolopax grisea, de Temminck; Scolopax leucophœa, de Vieillot.
MACRORIIIN. Macrorhinns. mam. Le genre institué sons ce nom par F. Cuvier, dans la famille des Cynomorphes, tribu des Carnivores amphibies, est caractérisé par des dents incisives crochues comme les canines, mais plus petites, par des canines fortes et prononcées ; par des màcbelières à racines simples, plus larges quo les couronnes. La formule dentaire, quatre incisives en haut et deux en bas, une incisive et cinq molaires de chaque côté et à chaque mâchoire. Ce genre se compose des Phoca proboscidea, Desm.; Phoca ansonii, Desm., et Plioca byronii, De Blainv. Voyez leur description à rarlicle Phoque, oii se trouvent placés d'autres démembrements du genre primitif.
M.iCRORHYi\CllUS. bot. Le genre institué sous ce nom par Lessing, dans la famille des Synanthérées, a été réuni au genre Trochoseris de Poppig et Endlicher. F. TRocnosÉRiDE.
MACRORHYNQUE. Macrorhxnchus. iciitdyol. Lacépède afait sous ce nom, et dans la famille desAphyostomes, un genre de Poissons cartilagineux téléobranches, reconnaissable aux caraclères suivants : calopes derrière les nageoires pectorales; bouche dentée, à l'extrémité d'un museau allongé; un seul rayon aux calopes; une très-longue nageoire dorsale; le corps couvert de petites écailles.
Ce genre ne renferme encore qu'une espèce facile à dislinguer des Centrisques, des Amphisiles et des Solénostomes, dont la bouche est dépourvue de dents. Le MACRORHYNQUE ARGENTÉ, Macrorliyuclius argenlatus, a été observé par Osbeck dans les mers de la Chine; il semble lier les Pégases avec les Syngnathes. Quelques icbtbyologistes en ont fait un Syngnathe.
MACUOSCÉLIDE. Macroscelides. mam. Genre de Quadrupèdes carnassiers, delà famille des Insectivores, établi par Smith pour un animal du cap de Bonne- Espérance, anciennement connu et figuré par Petiver (Opéra Hist. nat. sp., pi. XXIU, fig.9), et que l'on a regardé comme un être imaginaire, jusqu'à ce qu'il ait été retrouvé dans les mêmesparages,par les frères Ver reaux et envoyé par eux au Muséum de Paris en 1828. Voici comment Geoffroy S'-Hilaire caractérise ce nou-
veau genre : vingl dénis à chaque mâchoire ; membres pendaclyles non palmés, les inférieurs élant beaucoup plus longs que les supérieurs; pouce postérieur trèscourt; queue longue; oreilles très-amples; yeux de grandeur ordinaire; nez extrêmement allongé et formant une petite trompe grêle, cylindrique, que termine un petit mutle ; pelage composé de poils longs et doux au toucher. Les Macroscélides se rapprochent des Tanrecs, les seuls insectivores chez lesquels on trouve aussi vingt dents à chaque mâchoire; mais le système dentaire de ceux-ci est très-différeni, puisqu'ils ont des canines et des incisives disposées à peu près comme chez les carnivores. Ils ont aussi quelque ressemblance avec les Desmans; mais leurs doigts sont séparés sur toute leur longueur, soit antérieurement, soit postérieurement; on ne voit aucune trace de la palmature qui se fait remarquer chez les Uesmans qui, en outre, ont l'œil très-petit, tandis qu'il est assez grand chez les lUacroscélidcs où l'on trouve encore des oreilles presque entièrement nues, membraneuses et arrondies comme chez les Musaraignes et très-développées. On connaît peu les habitudes de ces petits Quadiupèdes ; on a observé qu'ils sortaientdans le jour et se tenaient de préférence au bas des buissons et des petites fourrées d'où, aussitôt qu'ils se croient découverts, ils s'élancent dans les terriers qu'ils se creusent.
Mackoscémde type. Macroscélides typus, Sm.; Sorexaianeus maxiinus, cajueMSis, Petiv. Pelage de la partie supérieure du corps, d'un gris noirâtre, et fauve • à l'extrémité des poils, ce qui fait paraître l'ensemble fauve-roussâtre, varié de brun; poils de la face concave de l'oreille blancliâlies, ceux de la face opposée sont d'un fauve roussâtre; pelage du dessous du corps noir à la racine des poils, et blanc à leur extrémité; face interne des avant-bras et des jambes, mains et pieds blancs; queue variée de roux-brunâtre ei de blanchâtre à son origine, noire dans le reste de son étendue. Taille, neuf pouces y compris la queue.
MACROSCÉPIDE. Mucroscepis. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Kunth (Nov. Gen.etSpec. Plant, œqiiiii., t. iir, p. 200), qui lui a imposé les caractères essentiels suivants : calice à cinq divisions profondes, un peu plus grand que la corolle, et muni de deux bractées; corolle épaisse, dont le tube est reuHé et globuleux, le limbe, étalé à cinq divisions peu profondes; couronne composée de cinc] écailles presi|ue arrondies, charnues, insérées sur l'entrée de la corolle; gynostème court, scutelliforme; anthères terminées par une membrane; masses polliniques comprimées, fixées par le sommet et pendantes; stigmate mulique. Ce genre est très-voisin du Lachnostoma, établi par le même auteur; il s'en distingue cependant par la grandeur du calice, par la structure de la couronne et du gynostème, enlîn par l'orifice de la corolle, qui est nu; il offre aussi quelque aflînité avec le Go'nolobus. Le Macroscepis obovala, Kunth, loc. cit., l. 233, est la seule espèce du genre. C'est une plante dont la tige est volubile, à rameaux hérissés de poils, à feuilles opposées, obovées et cordiformes. Les pédoncules sont iuterpétiolaires et portent deux fleurs pédicellée3 et accompagnées de
bractées. Cette espèce croît au Mexique, sur la côte de Campêche.
MACROSOME. Macrosoma. iws. Névroplères; genre de la famille des Libellulines, proposé par De Selys de Longchamps, dans sa Monographie de cette famille, à la suite de la description des espèces européennes. Dans ce genre exotique. De Selys a reconnu que les cellules des ailes sont peu nombreuses et presque toutes carrées; que le triangle de l'aile est remplacé par un carré très-long; qu'il n'y a point de vrai parasiigma, mais un faux, qui consiste en plusieurs cellules colorées. Tels sont les principaux caractères assignés par De Selys à son genre Macrosoma.
MACROSPORIER. Macrosporiitm. bot. Genre de Champignons, établi par Pries pour des espèces qu'il a observées sur les feuilles languissantes, et qui lui ont offert pour caractères particuliers : sporidies dressées, slipitées, divisées en une multitude de cloisons qui souvent offrent l'apparence de simples fibres, surgissant d'un mycelion qui ne tarde pas à se dessécher et à disparaître. Kunz et Link ont réuni ce genre à celui des Uelmisporiersqui a été admis par Nées Van Esenbeck.
MACROSTEMA. BOT. ^. Calboa, genre de la famille des Convolvulacées.
MACROSTOMES. Macrostoma. moil. Lamarck a réuni dans celte famille, des genres de coquilles offrant une très-grande ouverture, et rassemblés d'après des caractères tirés plutôt de la coquille que de l'animal. Après un examen plus approfondi, ils ne purent rester dans les mêmes rapports; ainsi Blainville en porta une partie dans sa famille des Otidés (f. ce mot), et une aulre dans son ordre des Chismobranches. Cuvier, avant Blainville, avait déjà séparé les Sigaretsdcs Ualiotides. Latreille a suivi cet exemple dans les Familles du Règne Animal; il a soin, en les plaçant dans deux ordres différents, de les rapprocher le plus possible, ce que n'a pas fait Blainville. Cette famille, créée dans la Philoso])hie Zoologique sous le nom de Stomatacées, reçut de son auteur le nom qu'elle porte aujourd'hui dans l'Extrait du Cours; elle éprouva dans cet ouvrage des changements notables. Composée primitivement des trois genres Haliotide, Stomate et Slomatelle, elle ne renferma plus que les deux derniers; les Haliotides furent réunies avec les Patelles, et les Sigarels restèrent dans la famille des Aplysiens. Dans son dernier ouvrage, Lamarck recomposa la famille des Macrostomes sur son premier plan; il n'y fit d'autres changements que d'y joindre le genre Sigaret; elle se compose donc aujourd'hui des genres Sigaret, Stomatelle. Stomate et Ualiolide. F. ces mots ainsi que Otidés, Sculibianches et Cbismobranches.
MACROSTOMIER. Macroslomium. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par M. Bluine (Bydr., 333, fig. 37) pour une plante épiphyte, de l'île de Java. Caractères ; folioles extérieures du périgone,ou sépales, réfléchies dont les latérales sont unies entre elles à leur base par une sorte d'éperon court et saillant; les intérieures, ou pétales, simplement réfléchies; labelle sans éperon , formant en quelque sorte le prolongement ou la continuation du pied du gynostème, onguiculé, dilaté au milieu, con-
MAC
cave, avec le limbe allongé, spalhulé, échancré en forme de voûte sur le gynoslème; celui-ci petit et canaliculé; anthère à deux loges, convexe, insérée sur une dent dorsale du gynostème ; masses poUiniques au nombre de deux, bipartibles, ovalo oblongues, adhérentes entie elles par le bord ligule du stigmate.
Macrostomier a febii.les d'Aloes. Macrostotuium Aloifolium, Bl. C'est une plante parasite, qui croît sur les arbres élevés, dans les montagnes; ses tiges sont herbacées, assez longues, garnies d'un petit nombre de feuilles rapprochées, distiques, rigides : les inférieures [)lus grandes, ensiformes et vaginantes à leur base.
MACKOSTYLIDE.J/ac/osO'/is.BOT.BartlingetWendland, auxquels on doit une revue des espèces nombreuses confondues auparavant sous le nom de Diosma, en ont formé, avec raison, plusieurs genres; les uns déjà proposés par différents botanistes, les autres entièrement nouveaux. Parmi ces derniers est celui qu'ils nomment Macroslylis, et qui est caractérisé de la manière suivante : calice quinquéparti, revêtu à sa base par un disque qui forme plus haut un bourrelet libre et épais; cinq pétales plus longs que le calice, réfléchis, rétrécis à leur base en un onglet barbu du côté interne; cinq étamines alternant avec les pétales saillants, et dont les anthères sont surmontées d'une petite glande; style allongé, saillant, aminci à son extrémité qui présente trois petits lobes stigmatiques ; trois ovaires accollés, cachés dans la base du calice et sous le bourrelet du dis(iue, glabres, prolongés au sommet en une masse qui les égale à peu près en volume, renfermant chacun deux ovules juxtaposés; fruit composé de trois coques qui se séparent à la maturité et dont chacune est surmontée d'une corne comprimée. Ce genre comprend trois espèces. Ce sont de petits arbrisseaux à feuilles éparses ou plus rarement opposées, courtes, marquées d'une série de points le long de leurs bords et sur les côtés de leur nervure médiane. Leurs fleurs sont rougeâtres, portées sur de courts pédoncules que des bractées accompagnent, et disposées en une sorte d'ombelle aux extrémités des rameaux. A'. Adr. Juss., RuTAcÉES, tab. 19, n» 20.
Un autre genre Macrostylis a été établi parKuhl et Van Uasselt, dans leur Flore partielle de l'île de Java, dont la publication fut confiée au professeur Van Breda. Ce genre dont la dénomination devra nécessairement être changée, appartient à la GynandrieMonandrie de Linné, et très-vraisemblablement à la famille des Orchidées de Jussieu; il offre pour caractères : périgone étalé, à folioles libres, les extérieures et les intérieures égales et conformes; labelle postérieur onguiculé, dressé, enveloppant le gynostème qui est allongé, cylindrique, droit, épaissi à l'extrémité; anthère postérieure; deux masses polliniques partagées en lobules, portées sur une caudicule commune, (jui s'échappe du stigmate, avec une sorte de ressort, par le moyen de deux denticulcs de chaque côté de sa base; capsule déhiscente, qui termine le gynostème persistant. Le Macrostylis Javanica est une plante herbacée, terrestre, à tige droite, élevée d'une dizaine de jiieds, garnie de feuilles distiques, lancéolées, plissées; les giap- |)es florifères sont axillaires.
MACROTARSIENS. Macrotarsii. (llUger.) Famille qui comprend les Tarsiers et les Galagos.
MACROTARSUS. ham. ois. Synonyme d'Échasse. y. ce mot.
MACROTÉLEIE. Macroieleia. iNS. Hyménoptères; genre de la famille des Pupivores, tribu des Chalcides, institué par Westwood qui lui assigne pour caractères : corps très-long, linéaire; tête arrondie, de la largeur du corselet; antennes composées de douze articles presque égaux et monoliformcs chez les mâles, les six derniers formant une massue épaisse et oblongue chez les femelles; corselet ovale; écusson sans épine; ailes beaucoup plus courtes que l'abdomen; les supérieures n'ayant qu'une seule nervure sensible, laquelle partant de la base, se recourbe près du bord sans le toucher; ailes inférieures semblables aux supérieures, moins un rameau assez long, recourbé en crochet, et dépendant de la nervure; abdomen presque sessile, très-long, longitudinalement strié, composé de quatre segments; oviducte rétractile.
Macrotéleie cLÉNTM0ÏDE.Mac)0<e/e/a clenymoides, West. 11 est noir à l'exception de l'abdomen, des pieds et de la base des antennes qui sont bruns. Taille, deux lignes. De l'île Maurice.
MACROTIIÉCIUM. BOT. Ce genre de Mousses, institué par Bridel, ne diffère nullement du genre il/ejfa/angium du même auteur, r. Mégalangier.
MACROTHYRSE. Macrolhyrsus. bot. Genre de la famille des HIppocastanées, établi par Ed. Spach qui lui assigne pour caractères ; calice subcylindraceotubuleux ou obconique, à cinq lobes; quatre ou cinq pétales semblables, anisomètres, dressés, divergents, longuement onguiculés, spathulés, dont deux sujiérieurs plus longs; onglets plans, libres et glabres; six ou sept étamines très-longues, dressées, sub-divergentes; capsule subglobuleuse et inerme. Ce genre, formé pour un arbrisseau de l'Amérique septentrionale, que Michaux avait placé parmi ses JEsculus etPoiret dans son genre Pavia, se distingue suffisamment de l'un et de l'autre pour que l'on puisse s'y méprendre.
Macrothïrse a deux cobleers. Macrolhyrsus discolor, Spach; .Esculus macrostachya, Mich.; £sculus panifiera, Walt.; Pavia macrostachys, Dec; Pavia ediilis, Poir. C'est un arbrisseau susceptible, selon Poirel, d'acquérir une hauteur assez grande. Sa tige se divise en rameaux opposés, recouverts d'une écorce lisse, cendrée ou un peu rougeàtre. Ses feuilles sont également opposées, portées sur de longs pétioles cylindriques, rougeâlies, composées de cinq à sept folioles ovales -lancéolées, aiguës, inégales entre elles, finement dentelées en leurs bords, glabres et d'un vert foncé en dessus, légèrement cotonneuses et d'un vert blanchâtre en dessous, portées sur de courts pédicelles, et disposées en digitations. Ses fleurs sont blanches; elles forment au sommet des rameaux une grappe droite, resserrée en épi, longue d'un à deux pieds, et d'un fort bel aspect. Le calice est monophylle, tubulé, ayant ordinairement son bord découpé en quatre dents arrondies. La corolle est composée de quatre, et plus laremcnt de cinq pétales ovales, inégaux, légèrement évasés, munis d'ouglcts étroits et plus longs que le ca-
lice. Les élaniiiics, au nombre de cinq à sept, ont leurs filaments inégaux, filiformes, deux à trois fois plus longs que le reste de la fleur, et ils portent à leur sommet de petites anthères ovales, d'un rouge tendre, qui contraste agréablement avec le blanc des autres parties. L'ovaire est supérieur, pyriforme, strié, surmonté d'un style subulé, de la longueur des étaraines, légèrement pubescent, terminé par un stigmate simple. Ce n'est que dans une partie des fluurs qu'on observe des ovaires bien conformés, et de préférence dans celles qui occupent la partie inférieure de la grappe : dans toutes les autres, l'ovaire est avorté, et on n'en trouve que le rudiment. Le fruit qui succède aux Heurs complètes, et même seulement à un très-petit nombre d'entre elles, est une capsule pyriforme, arrondie qui, le plus souvent, n'est formée intérieurement que d'une seule loge ne contenant qu'une graine presque globuleuse, parce que les deux autres loges qu'on remarque dans chaque ovaire, et les ovules qui y étaient aussi deux à deux, avortent presque constamment. Cet arbrisseau, originaire de l'Amérique septentrionale, est cultivé comme plante d'agrément; on le plante en terre franche et substantielle, mêlée de moitié environ de terreau de bruyère, à une exposition ombragée et suffisamment humide. On le multiplie facilement de graines, de marcottes et surtout au moyen des norabreu.x rejetons que produisent ses racines traçantes.
MACROTOME. iVacroloma. i!VS. Aptères; genre de l'ordre des Thysanoures, de la famille des Podurelles, établi par l'abbé Bourlet qui lui assigne pour caractères : corps jaune, couvert décailles analogues à celles des Lépismes; antennes de trois articles, le premier gros, cylindrique et de la longueur des deux tiers de la tête, l'intermédiaire plus mince, mais un peu plus long; le dernier guère moins long que le corps, sétacé, susceptible de se contourner et paraissant, à la loupe, composé d'une multitude de très-petits anneaux; tète faiblement déprimée, concave en dessous; thorax trèsconvexe, garni ù son bord antérieur d'une frange de poils, les côtés prolongés en angle aigu; premier segment de l'abdomen de moitié de la longueur du thorax et du double du suivant; le troisième extraordinairemenl développé, comprenant à lui seul la moitié de l'abdomen. Ces insectes ont les yeux formés de six ocelles placés sur un fond noir d'une forme oblongue irrégulière. Bourlet décrit quatre espèces de Macrotomes, quel'on trouve en Europe, sous lespierres, dans la mousse ou dans le vieux bois.
Macrotome plombée. Macrotoma plumbea, Bourl.; Podura pliimbea, Lin. Le corps est jaune, avec le bord postérieur des segments blanchâtre et le ventre livide; les antennes, le thorax, la bouche et les tarses sont bruns, le tout couvert d'écaillés d'un gris de plomb, lesquelles sont susceptibles de tomber avec la plus grande facilité; bord antérieur du thorax noir, garni d'un faisceau de poils; il y en a également à la queue et à l'anus. Taille, deux lignes et demie.
Un aulre genre Macrotoma (Ann. des Se. nat., 25, p. 459) a été proposé par Delaporte, dans l'ordre des Diptères, pour un insecte de la Cochinchine ou de l'archipel de l'Inde, qui paraît ne pas trop différer du
Kerius, de Wiedeman, appartenant à la famille des Muscides et très-voisin des Calobales. Comme l'individu sur lequel repose l'observation do Delaporte est, de son aveu, très -mutilé, il faut attendre que l'auteur soit à même de compléter son travail, et alors, très vraisemblablement, le genre nouveau, si en effet il y a lieu à sa création, prendra une autre dénomination que celle qui déjà lui a été appli(|uée.
MACKOTRICUU.M. dot. Le genre de Champignons Hyphomicèles, établi sous ce nom par Greville , in Edimb. phil. Journ. XXV, 64, t. i, ne diffère point de celui précédemment proposé par Link sous le nom de 7'ricliollieciiim. V. ce mot.
MACROTUOPIDE. Macrotiopis. bot. Genre de la famille des Légumineuses, récemment établi par De Candolle (Mémoires sur la famille des Légumineuses, et Piodr. Sfst. Feget. 2, p. 98) qui l'a ainsi caractérisé : calice cyathiforme ou renflé, à cinq dents; corolle papillionacée dont les pétales, qui forment la carène, sont plus grands que l'étendard, égaux entre eux et à ceux qui composent les ailes; légume droit, comprimé ou presque cylindrique, polysperme. Ce genre est encore mal connu, et semble par ses caractères, intermédiaire entre VJnufjyris et le Sopkora;\\ a été formé sur deux plantes delà Chine et delà Cochinchine, que Loureiro plaçait parmi les Anagyris, sous les noms i'Anagyris fœlida et à'Anagyris inodoia. Ce sont des arbustes à feuilles glabres, imparijjinnées et à fleurs blanches.
MACROTYDE.7l/ae/o//s. bot. Rafiinesque-Schmallz a décrit sous ce nom, dans le Journal de I>olani(|ue pour 1808, vol. ii, p. 170, un genre formé sur VAclœa racemosa de Linné. De CandoUe {Syst. f^eg. Nat., 1, p. 385) ne l'a admis que comme section àesJctœa, caractérisée essentiellement par des fleurs monogynes.
F. ACT.ÏA.
MACROULE OD MORELLE. ois. Espèce du genre Foulque, f^. ce mot.
MACUOURE. Macrounis. pois. Genre adjoint ù la famille des Gades, dans l'ordre des Malacoi)térygiens Subbrachiens, où, comme dans le Lépidolèpre, la première dorsale est courte et distincte de la seconde qui, bien plus basse, s'étend tout le long du reste du corps, fait tout le tour d'une longue queue pointue, et s'unit ainsi à l'anale qui vient finir perpendiculairement ou ù peu près, en dessous. On ne voit pas comment avec un tel aspect ce Poisson put être confondu avec les Coryphœnes. Les ventrales y sont d'ailleurs bien en avant. Les écailles sont dures, crénelées et rudes ; les dents petites et sur plusieurs rangs. On voit un barbillon sous l'extrémité de la mâchoire inférieure comme dans les Morues. On n'en connaît encore qu'une espèce.
Mackocre Berlax. Lacépède, Pois., t. m, p. 170, pi. 10, fig. 1; Poisson à longue queue. Encyclopédie, pi. 55, fig. 133; Macrourus itipestris, Bloch, 177; Coryphœna, Gmel., Syst. Nat., xiii, t. i, p. 1195. Ce Poisson habite les plus grandes profondeurs de la mer Glaciale. On le pèche en Groenland, sa chairétanl assez bonne. Il atteint de deux à qualre pieds de long. Sa couleur est celle de l'argent, ses nageoires sont jaunes, B. G. D. 1 1-124, P. 19, V. 7, a. 148, c. 0.
MACROURES. Macroura. cuust. Famille de l'ordre des Décapodes, établie par Lalreille, et renfermant une grande partie des Canceres Macrouri de Linné, ou l'ordre des Exochnates da Fabriclus. Ces Crustacés ont des branchies vésiculeuses, barbues ou velues, rapprochées par faisceaux ((jualre à chailiie) au-dessus des pieds, et accompagnées d'un appendice niembianeux, vésiculeux, en forme de sac allongé, représentant la lanière des pieds-mâchoires des Brachyures; l'avantdernier segment du post-abdomen a, de chaque côté, un appendice analogue à ceux du dessous des segments précédents, et formant le plus souvent, avec le dernier, une nageoire en éventail. Le post-abdomen est aussi long ou plus long que le thoracide, simplement courbé en dessous dans la plupart, com|)osé constamment, dans les deux sexes, de sept segments distincts. Les vulves sont situées sur le premier article de la troisième paire de pieds. Le corps est généralement plus étroit et plus allongé que dans la famille des Brachyures, avec le dessus du post-abdomen convexe et souvent caréné. Les antennes sont aussi plus longues, les intermédiaires sont généralement avancées ainsi que les latérales, et terminées par deux ou trois filets sélacés. Les pieds-mâchoires extérieurs ont participé aux changements en proportions, qu'a éprouvés le corps; ils ont la forme de palpes ou de pieds grêles ; celle des pieds antérieurs varie : dans les uns, tantôt les deux premiers, tantôt ceux encore de la deuxième paire et même de la troisième sont terminés par une pince ou main à deux doigts; dans d'autres aucun n'est didactyle; quelquefois même les deux antérieurs sontadactyles. On en connaît où les pieds d'un côté diffèrent de ceux de l'autre. Les pédicules oculaires sont toujours très-courts. Les appendices inférieurs du post-abdomen sont généralement plus grands, même dans les mâles, (lue dans la famille des Brachyures, et forment des pieds à nageoires. Le test est proportionnellement plus faible que dans les Brachyures, très-peu solide et flexible dans plusieurs.
Latreille désignait d'abord sous le nom de Macroures [Gen. Crusl.) la seconde tribu de son ordre des Décapodes, et il la divisait en trois familles. Dans le Règne .\nimal, il a converti cette tribu en famille qu'il a divisée en quatre sous-familles; enfin, dans ses Familles naturelles, il les partage en deux sous-familles : cesont les Anomaux et les Pinnjcaudes. Ces divisions renferment huit tribus. ^. les mots Hippides, Pagdriens,
LASGOBSTIJiES, ScYLLARlDES, GaLATBINES , ASTACINES ,
Salicoqces et Scuizopodes.
MACROXUS. jiAa. Nom proposé par Fr. Cuvier pour désigner une section du genre Écureuil, celle des Guerlinguets. 1-'. ÉcuREciL.
MACTRA. co:scn. Klein (Méth. Oslrac, p. 171, pi. 1 1, fig. 75) avait appliqué ce nom, auquel depuis on adonné une autre signification, à des Coquilles qui, d'après l'indication de Rnmph, pi. 44, fig. L, doivent appartenir au genre Arche.
MACTRACÉES. co^CD. Famille proposée par Lamarck. dans la Philosophie Zoologique, pour réunir les Coquilles bivalves régulières, plus ou moins bâillantes, qui ont le ligament Intérieur. Elle était formée.
dans cet ouvrage ainsi que dans l'Extrait du Cours où elle n'éprouva aucun changement, des cinq genres suivants : Érycine, Onguline, Crassalelle, Mactre et Lulraire. Dans son dernier ouvrage, il lui fit subir quelques modifications dans l'arrangement des genres, et y en ajouta deux. Il les distribua de la manière suivante :
t Ligament uniquement intérieur.
A. Coquille bâillante sur les côtés.
Genres : Litraîre, Mactre.
E. Coquille non bâillante sur les côtés.
Genres : Crassatelie, Érycise.
tt Ligament se montrant au dehors ou étant double : l'un interne et l'autre externe.
Genres : Okci'i.iive, Solémye, Amphidesme.
Si, dans l'arrangement des Conchifères, on considère les caractères tirés de la position dri ligament comme de première iniporlance, il est certain que les rapports des genres qui composent cette famille sont parfaitement établis. Mais si, comme le font la plupart des zoologistes, on est obligé de prendre des rapports sur des connaissances plus approfondies de l'animal des Coquilles, on sera forcé de faire plusieurs changements très-bien motivés. P\ les différents mots génériques qui viennent d'être rapportés. Latreille a admis la famille des Mactracéesen en séparant le genre Lutraire. Blainvillel'a complètement démembrée; une partie se trouve dans la famille des Conchacés, et une antre dans celle des Pyloridés.
MACTRE. Mactra. coîjch. Genre de la famille des Mactracées de Lamarck, établi par Linné, qui y réunissait des Coquilles dont on a fait depuis plusieurs autres genres.
Le mot de Mactre fut employé pour la première fois par Bonani, qui a désigné ainsi une espèce d'Arche. Linné l'appliqua au genre dont il est ici question. Bruguière l'adopta sans y apporter de changements. Lamarck le réforma en le débarrassant d'abord des Lutraires, de plusieurs Crassatelles etdequel(|ues Lucines. Ainsi modifié, le genre Mactre de Linné présenta une coupe naturelle que tous les zoologistes ont admise comme un genre dans leurs classifications; mais tous n'ont pas été d'accord sur la place qu'il devait occuper dans la série des Acéphales ou Conchifères. Cuvier reconnut la grande ressemblance qui existe entre l'animal des Mactres et celui des Vénus; aussi est-ce dans sa famille des Cardiacés qu'il plaça ce genre. Cependant, reconnaissant aussi les rapports intimes qui lient ce genre aux Luiraires et aux Myes par la coquille, il les rapprocha le plus qu'il put en terminant les Cardiacés par les Mactres et en commençant la famille des Enfermés par les Myes et les Lutraires. Férussac adopta cette opinion en la modifiant un peu, d'après les derniers travaux de Lamarck. Blainville rapprocha les Mactres des Vénus bien plus que ne l'avaient fait les auteurs ci-dessus cités. 11 fut en cela parfaitement d'accord avec Poli qui réunit l'animal des Vénus et celui des Mactres dans un seul et même genre; ce motif l'engagea à placer les Mactres entre les Cyprines et les Vénus. Malgré la grande analogie des animaux, les rapports évidents des coquilles doivent cependant entrer
aussi pour quelque chose dans la place que l'on fail occuper à un genre. Les Mactres, qui sont des coquilles peu épaisses, épidermées, bâillantes, qui ont le ligament interne et des dents latérales, lamelleuses, peuvent bien être conservées dans la même famille que les Vénus, mais présentant le passage le plus évident avec les Lutraires; c'est sur la limite de ces deux familles, que, d'après l'opinion de Cuvier, généralement adoptée, elles doivent se trouver. Latreille, dans son excellent ouvrage sur les Familles naturelles, a suivi la manière de voir de Lamarck. 11 a eu sans doute quelque motif pour cela. Quelle que soit la dissidence des opinions sur ce genre , voici de quelle manière il peut être caractérisé : animal très-voisin des Vénus; coquille transverse, inéquilatérale, subtrigone, un peu bàillantesur les côtés, à crochets protubérants; une dent cardinale comprimée, pliée en gouttière sur chaque valve, et auprès, une dent en saillie; deux dents latérales rapprochées de la charnière, comprimées, intraules; ligament intérieur inséré dans la fossette cardinale; ligament extérieur très-petit. Les espèces de ce genre sont nombreuses, et elles viennent de toutes les mers.
Mactbe cAKtJiÉE. Maclra carinata, Lamk., loc. cit., a" 4; Knorr, yerg., 0, t. 54, fig. 1; Encyclop., pi. 231, flg. 1, A, E, c, et fig. 12, a, b, pi. 252, fig. 2, c. Ces dernières figures sont probablement une variété dont l'angle n'est pas surmonté d'une crête.
Mactre deltoïde. Mactia deltokles, Lamk., loc. cit., n-ôS; Mactia semisulcata, ibitl., Ann. du Mus., t. VI, p. 412, et t. IX, pi. 90, fig. 5, a, b; Mactra semisulcata, N., Descript. des Coq. Foss. des environs de Paris, t. I, p. 31, pi. 4, fig. 7 à 10. Espèce fort commune, fossile, aux environs de Paris. Elle a son analogue vivant.
Mactre géaîvte. Mactra girjantea, Lamk., Anim. sans vert., t. v, p. 472, n» 1; Encyclop., pi. 259, fig. 1; Chemnilz, Conchyl., t. x, pi. 170, fig. 1656. C'est la plus grande espèce du genre. Elle est finement striée en travers; son épiderme est brunâtre. Le caractère qui la distingue le mieux est la grandeur de la fossette pour le ligament. Elle vit enfoncée dansle sable, comme toutes les espèces du genre. Elle se trouve dans les mers de l'Amérique.
Mactre lisor. Mactra stultorum, Lin. Coquille ovale, subtrigone, lisse, un peu diaphane, d'un fauve pâle en dessus, avec quelques rayons blancs, peu marqués, divergents du sommet. Les crochets sont violets dans les individus bien complets. Elle est commune dans toute la Manche, l'Océan et la Méditerranée.
Mactre solide. Mactra solida, Lamk., loc. cit., n» 2ô; Mactra solida, L., n» 13; Pennant, Zool. Britann., t. iv, fig. 43, a; Encycl., pi. 258, f. 1; Chemnilz, Conchyl., t. vi, lab. 23, fig. 229. Espèce très-commune dans l'Océan d'Europe, très-abondante dans la Manche.
MACUCUA. Pour Macoucoua. F. ce mot.
MACULARIA. BOT. L'une des divisions établies par Dunal dans le genre Hélianthème. f^. ce mol.
MACUMBA. bot. Synonyme de Solanum melongena. V. Morelle.
MACUSSON. DOT. L'un des noms vulgaires du Lallifrus tuberosus. y. Gesse.
MADARACTIDE. Maduractis. noT. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, hétérogame; fleurons de la circonférence ligules et disposés sur un seul rang, neutres, offrant un style nul ou rudinientaire; ceux du disque sont tubuleux ou hermaphrodites; involucre polyphylle, formé d'une rangée d'écaillés et d'un calycule composé d'un petit nombre de squammelles; réceptacle plan et nu; corolles du rayon ligulées; celles du disque tubuleuses, avec un limbe à cinq dents; anthères privées d'appendices; stigmates du disque troncatopénlcellés au sommet; akènes du rayon cylindriques, ceux du disque fort courts; aigrette du rayon nulle ou composée d'un très -petit nombre de soies; celle du disque formée de plusieurs rangs de poils. Les Madaractides sont des plantes herbacées, souvent un peu ligneuses à la base des tiges, et recouvertes dans leur presque totalité, d'une pubescence assez rude; leurs feuilles sont alternes, dentées ou pinnalifides; les capitules sont ou solitaires ou réunis en corymbes, longuement pédicellés; les fleurs sont jaunes. Ces plantes sont originaires de l'Inde.
MADARACTIDEririNATlFlDE.i>/a(/araC<!SiOtn«0///îrfO,
De Cand. Plante sous-ligneuse, vivace, à tige dressée, rameuse, striée et glabriuscule; ses rameaux sont allongés au sommet, dépourvus de feuilles et bractéolés sous le capitule; les feuilles sont atténuées en pétiole, puberoscabres de chaque côté, oblongues. pinnalifides, ayant de deux à six lobes aigus; involucre de dix à douze écailles pubero scabres; lan;;ueltes au nombre de huit et quadrinervurées; akènes du rayon glabres; ceux du disque sont pubérules et anguleux. De la Péninsule de l'Inde.
MADARE. Madarus. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, formé aux dépens du genre Calandra de Fabricius, par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues et coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs, obconiques; les autres trèscourts, grenus et s'élarglssant insensiblement jusqu'à la massue qui est allongée, subfusiforme; trompe longue, cylindrique, arquée et sensiblement rétrécie vers l'extrémité; yeux latéraux, oblongs, déprimés; corselet subconique, postérieurement bisinué, avancé du côté de l'écusson, un peu convexe en dessous; écusson trigone, échancré à sa base; élytres oblongues, subovales, planiuscules en dessus, plus courtes que l'abdomen; pieds assez longs, distants entre eux à leur base; jambes armées intérieurement d'un crochet; tarses allongés, avec le pénultième article dilaté. Toutes les espèces connues appartiennent au nouveau-monde.
MADARIE. Madaria. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle, aux dépens du genre Madia, de Don, et avec les caractères suivants : capitule multillore et radié; fleurons de la circonférence ligules, femelles et au nombre de dix ou douze, disposés sur un seul rang, ceux du disque tubuleux, à cinq dents, mâles ou stériles; involucre subglohuleux , composé d'une rangée toruleuse d'écaillcs imbriquées, embras-
saiil entiÈrement les akènes de la circonférence; réceptacle siibconvexe, portant une ou lieux rangées de squammcs vers son bord, entre le disque et les fleurons : le centre est chargé de fimbrilles ou poils courts et denses; tous les fleurons, ligules ou tubuleux, sont du double plus longs que l'involucre et pubérulents à leur base; styles ranieux, hispidules aw sommet; akènes du rayon comprimés par des nervures (pii s'étendent latéralement, à quatre ou cinq côtes, glabres, chauves à leur I)ase et doués d'un petit bec faiblement recouibé : ceux du disque sont presque tous avortés. Les Mandaries sont des plantes herbacées et annuelles, propres à la Californie.
Madarie élégante. Madaria elegans, Dougl.; Ma- (lia elegans, Don. Ses tiges sont droites, chargées ainsi que les feuilles de poils glanduleux et d'autres sur lesquels on n'aperçoit point de glandes : la base est hispide; les feuilles sont sessiles, lancéolées et entières; les capitules chargés de fleurs rougeâtres, tachetées de pourpre, sont disposés en un corymbe lâche, longuement pédicellés.
IMADAROGLOSSE. Madaroglossa. bot. C'est encore au professeur De Candolle que l'on doit la formation de ce genre nouveau qui appartient à la même famille que le genre Madaria et en est très-voisin. Il est caractérisé par un capitule mulliflore et radié à Heurs rayonnantes femelles, ligulées et disposées sur un seul rang; les fleurs centrales sont hermaphrodites, tubuleuses, à cinq dents courtes; l'involucre est formé d'un seul rang de squammes acuminées, et contournées à leur base; réceptacle à paillettes submembraneuses, linéari-lancéolées; styles du disque rameux et inclus; akènes du rayon linéaires, atténués à leur base, chauves, glabres, entièrement cachés par les squammes qui les enveloppent; ceux du disque sont garnis de poils scabres à leur base et au sommet d'un bouquet formé de liuit ou dix arêtes ciliatoplumeuses.
Madaroglosse hiéracioÏde. Madaroglossa hieracioides, DC. C'est une plante herbacée annuelle ou bisannuelle, à tiges dressées, hispides ou parsemées de poils rigidiuscules, à feuilles oblongo-lancéolées, grossièrement découpées et dentées, celles des rameaux linéaires et entières; fleurons de la circonférence, au nombre de quinze, d'un blanc jaunâtre et plus longs <iue ceux du disque, qui sont d'un jaune doré. Cette espèce et deux autres, Madaroglossa angiislifolia et Madaroglossa heterotricha , également décrites par le professeur De Candolle dans son Prodromus, vol. 5, p. 694, ont été observées par Douglas, en Californie.
MADATiîE. Madaleus. maji. Genre de Carnassiers l'hyllostomes, institué par Leach qui le caractérise de la manièie suivante : quatre incisives à chaque mâchoire, les deux intermédiaires supérieures bilîdes et ayant plus de longueur que les latérales; les inférieures égales, simples et aiguës; quatre molaires supérieures, cinq inférieures de chaque côté; deux feuilles nasales; point de queue; lèvre garnie de papilles molles, comprimées et frangées; langue bifide à sa pointe.
Madatée de Lewis. Madaleus Leieisii, Leach. Sa feuille nasale est brusquement pointue vers le haut; ses oreilles sont médiocres et arrondies; son pelage est
noirâtre, et sa membrane interfémorale est échancrée. Taille, seize pouces. De la Jamaïque.
MADEA. bot. Le genre que Solander avait établi sous ce nom, s'est trouvé différer un peu du genre Doltonia, de l'Héritier. F. Boitopïe.
MADÉGASSE. pois. Espèce de Cotte du sous-genre Plalycépbale. F. Cotte.
MADELAINE. bot. Variété de Pêche; on nomme de même une variété de Poire.
JIADHUCA. BOT. (Gmelin.) Syn. d'illipé. y. Bassia.
MADIE. Madia. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées, Corymbifèrcs de Jussieu, et de la Syngénésie superflue, L., a été indiqué par Molina (Chili, éd. fr., p. 106). et par Feuillée (Pérou, p. 59, t. 26). Jussieu, Cavanilles et Jacquin lui ont attribué pour caractères essentiels : des fleurs radiées; un involucre simple, à huit ou dix folioles linéaires et pubescentes, quelquefois un second involucre intérieur, à plusieurs folioles; réceptacle nu; fleurons du centre hermaphrodites, fleurons de la circonférence en languettes et femelles; ovaire surmonté d'un style capillaire; akènes non aigrettes, plans d'un côté, convexes de l'autre. Le Madie cvfmt, Madia saliva, Mol., est une plante qui offre de l'intérêt à cause de ses graines qui fournissent, soit par l'expression, soit par la coction, une huile très-douce, et dont les habitants du Chili se servent pour assaisonner leurs mets. On cultive dans les jardins botaniques en Europe le Madia viscosa de Cavanilles (Icon. rar., ô, t. 298), espèce qui se distingue facilement du Madia saliva par ses feuilles amplexicaules et visqueuses. Jacquin (Hort. Schœnbrunn., 3, t. Ô02) l'a rapportée au Madia niellosa ou Madie sauvage, cité par Molina.
MADIZA. INS. Genre de Diptères établi par Fallen dans sa famille des Micromyzides, et que Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.) n'adopte pas.
MADONIA. BOT. (Théophraste.) L'un des synonymes de Nymphœa. V. Néndphar.
MADOPE. Madopa. ins. Genre de Lépidoptères nocturnes, institué par Stephens dans la famille des Pyralites. Caractères : palpes inférieures courbes, débordant très-peu la tête, avec le deuxième article sécuriforme et le troisième cylindrique; chaperon aigu et avancé; trompe longue; antennes légèrement ciliées dans le mâle; ailes supérieures ayant leur sommet plus ou moins obtus, couvrant en entier les inférieures dans l'état de repos, et formant par leur réunion, un triangle plus ou moins allongé. Ce genre a pour type le Pyraliles salicalis de Linné.
MADOPTÈRE. Madoptenis. iNS. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoonherr pour un insecte récemment découvert à Cayenne, et qui offre pour caractères : antennes longiuscules, coudées et composées de douze articles dont les deux premiers obconiques et les autres transverses, lenticulaires, augmentant insensiblement en largeur jusqu'à la massue qui est formée des cinq derniers, ovale etacuminée; trompe allongée, cylindrique et arquée; yeux latéraux, ovales et déjjrimés; corselet allongé, conique, bisinué à sa base, et médiocrement convexe en dessus; écusson presque carré;
élytres allongées, linéaires, subcylindracécs et presc|ue Ironqiiées au l)oii( ; pieds médiocres : les antérieurs un |)eu plus longs. Le Mailop/erus Talpa est noir, glabre, avec les élylres finement striées, les antennes et les pattes rousses.
MADOQUA. MAM. Dans sa Classification des Mammifères, Ogilby a créé une famille des Capridées, qui comprend sept genres; savoir : \<> Mazama, quia pour type l'Antilope à andouillers; 2" Madaqua, Antilope Sallienne; ô" Jiililopa, Antilope cervicapre ; 4" Gazella. Antilope Gazelle; 3" Ovis , Mouton mouHon; 6» Capra, Chèvre sauvage; 7" Ovibos, Bœuf musqué d'Amérique.
MADOTHÈQUE. .Madolhcca. bot. Dumortier, dans son Sylloge Jitiii/eriiuni/ii,/cfiriim (Torn., 1831), a établi ce genre anx dépens tie celui des Jungermannes, avec les caracléres distinclifs suivanls : une colésule ayant son orifice comprimé; capsule régulièrement quadridentée; pédoncule continu, inarticulé; élalères épars, disposés circulairement et géminés; périchèze monophyllc, campanule. Les espèces citées par Dumortier comme devant faire partie de ce genre sont ; JiingermanniapenlaphfUa, L.; Jungcrmannia Thiijce, Dicks., et Jungcinianitia lœvigata, Sclirad.
MADRÉPORE. Madiepora. polyp. Genre de l'ordre des Madréporées, dans la division de Polypiers entièrement pierreux, et dont voici les caractères : Polypier pierreux, snbdendrolde, rameux, à surface garnie de tous côtés de cellules saillantes, à interstices poreux ; cellules éparses, quelquefois sériales, distinctes, tubuleuses, saillantes, ù étoiles presque nulles, à lames très-étroites. Laniarck ayant formé, aux dépens du grand genre Madiepora de Linné, Pallas et Gmelin, un assez grand nombre de genres particuliers, a réservé le nom de Madréjjore aux Polypiers lamellifôres, dendroides, dont la surface est liérissée de cellules saillantes; et les espèces, au nombre de neuf, que Lamarck y rapporte, sont presque toutes formées des variétés d'une seule espèce des auteurs antérieurs, le Madrepora muricala. La i)lupart des Madrépores parviennent à une grandeur assez considérable; on assure même que la plupart des rescifs des mers australes, si remarquables par leur accroissement rapide, sont dus au développement prodigieux d'une des espèces de ce genre, le Madrepora abnotanoides.
L«s formes générales des Madrépores sont assez variables; les uns i)résententdes expansions aplaties, profondément divisées, quelquefois subpalmées; d'autres forment une masse oblongue, couverte de petites branches courtes, cylindriques, dont la réunion simule parfois une sorte de corymbe au sommet du polypier; d'autres enfin se développent en longs rameaux cylindriques, branchus, figurant assez bien des cornes de cerf. Si les Madréi)ores diffèrent entre eux par leur figure extérieure, ils se ressemblent beaucoup par leur structure interne, parla disposition et l'aspect des cellules; ce qui explique pourquoi les auteurs n'en avaient formé qu'une seule espèce ; ces cellules sont cylindriques, nombreuses, serrées, éparses ou disposées presque régulièrement sur une ligne longitudinale, obliquement placées sur les tiges elles rameaux; à l'exté-
rieur elles sont striées longitudinalement ou échinulécs suivant les espèces. L'ouverture est arrondie, et garnies à l'intérieur, de douze lamelles longitudinales, alternativement grandes et petites, mais toutes peu saillantes; la cavilé des cellules se prolongeant dans l'intérieur du polypier, et les espaces compris entre leurs parois étant creusés de petites cellulosités irrégulières, conimimiquant entre elles, il résulte que le tissu des Madrépores, quoique très-ferme et très-solide, est néanmoins spongieux. On n'a que fort peu de notions sur les animaux qui construisent les Madrépores : Lesueur, <]ui a observé vivants ceux du Madrepora palmata, rapporte que ce sont des animaux gélatineux, presque dilïluenls, astéroïdes, pourvus de douze tentacules courts, placés autour de l'ouverture centrale; ces tentacules ont à l'exlérieur et au sommet une tache blanchâtre, en forme de larme entourée de roux, et à leur base un petit bourrelet. {Méin. du Mus., 3" ou 4» cahier, p. 290.) Les espèces rapportées à ce genre sont les Madrepora palmata, Flabellum, corymbosa, plantagiiiea, pocilUfera, taxa, abrotanoides, cervicoriiis, proliféra.
MADRÉPORES. poiTP. Ordre établi par Lamouroux dans la section des Polypieis pierreux, lamellifères; il lui attribue pour caractères : étoiles ou cellules circonscrites, répandues sur toutes les surfaces libres du polypier; et y rattache les genres Porile, Sérialopore, Pocillopore, Madrépore, Oculine, Styline et Sarcinule. F. ces mots.
MADRÉPORITE. MIN. Nom donné à une variété de Calcaire bacillaire, d'un gris noirâtre, trouvée dans la vallée de Rusbach, pays de Salzbourg. 11 provient d'une analogie que l'on a cru reconnaître entre celte variété et les Litliophyles. F. Cuaïx carbonatée.
MADRÉPORITE. zooL. Ona fortimpioprementdonné ce nom à des Fossiles découverls aux Vaches-Noires, rochers des côtes de Normandie, qui se trouvent èlre des os de grands Sauriens ou de Cétacés. Ces débris, quand on les casse ou qu'on les frolle, répandent une odeur fétide; ils supportent le poli, et présentent alors des yeux oblongs, qui résultent des anciens pores, et qui les ont fait prendre pour des Madrépores fossiles, auxquels on a aussi donné quelquefois le même nom, qui leur conviendrait bien plus qu'à des os ou à la substance minérale pour laquelle on l'a proposé.
M/EKISTOCÈRE. Mœliistocera. ms. Diptères ; genre de la famille des Némocères, tribu des Tipulaires, division des Terricoles, établi par Wiedeman et adopté par La treille qui lui reconnaît pour caractères distinclifs : antennes d'une longueur excessive, composées de dix articles : le premier cylindrique et épais, le second cyalbiforme, les buit derniers cylindriques, filiformes, augmenlant insensiblement de longueur; palpes de quatre articles presque égaux; point d'ocelles; ailes écarlées, lancéolées et nervurées. Ce genre qui a beaucoup de rapport avec celui des Trichocères, se fait remarquer par la longueur de ses antennes, et se compose jusqu'ici de deux espèces qui appartiennent à l'archipel des Indes, et à la côte d'Afrique.
MyEKiSTOcÈRE BRUNATRE. Mwkistoccra fiisceno , W. La femelle est d'un jaune pâle, un peu brun en des-
sus, avec l'abdomen tacheté de brun ; ses antennes ont deux pouces trois quarts de longueur, et le corps de rinsecle n'a que six lignes. On le trouve â Java.
MsKiSTocÈRE FiLiPÈDE.^)/œ/i/*/ocera ^/(>cs, Wied.; Tipula filipes, Fab. Tèle cendrée ; corselet gris, couvert de poils denses; abdomen court, cendré, avec les bords des anneaux jaunâtres; ailes plus longues que l'abdomen et transparentes, à nervures brunes; pattes trois fois aussi longues que le corps et brunes. De la Guinée.
SI^MACTE. Mœinactes. ins. Coléoptères létramères; genre de l'ordre des Rhynchophores, famille des Curculionides, établi par Sclioonlierr, avec les caractères suivants : antennes insérées vers le milieu latéral du rostre, et atteignant à peu prés le milieu de la longueur du corselet, coudées, composées de douze articles dont le premier est le moins long, les deux suivants presque coniques, les quatre derniers formant une massue ovale et un peu comprimée; rostre allongé, fort, un peu plus large à sa base, subcylindrique, médiocrement arqué, avec les mandibules un peu exserles; yeux presque ronds et déprimés ; corselet oblong, légèrement bisinué vers la base, un peu arrondi sur les côtés, et tronqué à l'extrémité; écusson très-petit, triangulaire et enfoncé; élytres oblongues, subovales, un peu convexes, arrondies chacune à leur extrémité; pieds courts, presque égaux et forts; cuisses renflées vers le milieu, et armées en dessous d'une petite dent; jambes un peu plus épaisses au milieu; pénultième article des tarses un peu plus large, bilobé et spongieux en dessous, le dernier bionguiculé.
M EJUCTE RiiFicoRNE. Mwmactes ruficornis, Sch. ; Tj'locles ni/icona's, Chevrolat. Il est noir, glabre et peu brillant; la trompe est criblée de points ferrugineux au bout; les antennes sont d'un roux ferrugineux; les élytres ont des rangées de points oblongs enfoncés; les pieds sont d'un brun noirâtre. Du Mexique.
MAENCUIA. BOT. (r.olh.) Pour Mœnchia. /-'. ce mol.
MilNORA. OIS. r. Mémre.
MjïRE. Maeia. crust. Genre de l'ordre des Amphipodes, famille des Crevellines, établi par Leach, et ne différant des Mélilcs, du même, que par des caractères de peu d'importance. Ce genre n'a pas été adopté par Lalreille (Fani. nat. du liégne Anim.) ; il est probable qu'il le réunit au genre Mélite qu'il adopte. Le Crustacé qui a servi de type à ce genre est le Maera grossiviana, Leach (Édimb., Encycl., t. vu, p. 403; Trans. Linn., t. xi, p. 359); Cancer Gammarus grossima- «)(«. Monlagu (Tians. Linn., t. ii, p. 97, lab. 4, fig.5).
«/■EnDA. EOT. Forskahl {Flot: /Eijypt. Jiab., 104) a établi ce genre de la Polyandrie Monngynie, L., que De Candolle {Prod. Sj-st. Fcg., 1, p. 234) a placé à la fin des Capparidées, et qu'il a considéré comme établissant un lien entre celte famille et celle des PassiHorées. Voici ses caractères principaux : calice tubuleux, à quatre divisions profondes, l'entrée du tube couronnée par des écailles pélaloïdes; corolle nulle; réceptacle allongé, sur le sommet duquel sont insérées des étamines en nombre indéfini, et légèrement monadelphes; silique charnue, stipitée. Ce genre ne se compose que de trois arbrisseaux non épineux, et à feuilles sim-
ides, savoir : deux indigènes de l'Arabie, décrits par Vabl (SfiiiboL, 1, p. ôG) sous les noms de Mœrita unifloia et racemosa, et le troisième nommé par De Candolle Mœiua Àiigolensis. Cette dernière espèce croit dans le royaume d'Angola, et a beaucoup de rapports avec le Mœriia mii/lora.
MjISE. Mœsa. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Forskahl {FI. jEgypt. Jrab., p. 06) et adopté par Jussieu [Gênera Plant., p. ICI) qui l'a placé entre les genres Argophyllum et Vaccinium, dans la section des Érycinées à ovaire infère ou demi-infère. Voici ses caractères : calice demi-supère, à cinq dents, entouré à sa base de deux écailles persistantes; corolle campanulée, à cinq petites divisions; cinq étamines courtes, à anthères ofées; baie demi-infère, globuleuse, acuminée par le style, couronnée supérieurement par les écailles calicinales conniventes, à une seule loge, renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Ce genre est identique avec le Bœoholhrys de Forster. 11 se composait primitivement de deux espèces : l'une indigène des montagnes de l'Arahie-Heureuse, que Vahl (Symbol., 1, p. 19, t. 6), qui a adopté le nom générique de Bœobothrys, a nommée Bœobolhrys lanceolata; l'aulre, le Bœobolhrys nemoralis de Vabl et Willdenovv, qui a été découverte par Forster dans l'ile de Tanna. Depuis le docteur Blume, dans son Bydrugen, a fait connaître cinq es|)èces bien caractérisées, qu'il a découvertes à Java; puis les docteurs VVallich et Roxbourg ont porté le nombre des espèces à quatorze, par suite de leurs investigations dans les diverses parties de l'Inde. Ces plantes sont des arbustes à feuilles alternes, à fleurs accompagnées de bractées, et disposées enpanicules axillaires et terminales.
MAFAN.jioLL.il paraîtrait, d'après Adanson (Voy.au .Sénég., pag. 93, pi. G, fîg. 4), que ce Cône serait une des nombreuses variétés du Coiius amiralis des auteurs. Comme ceux-ci n'ont pas rapporté cette espèce dans leur synonymie, on doit conserver du doute jusqu'au moment où on aura pu l'étudier de nouveau; la figure d' Adanson étant insuffisante pour décider la question.
MAGALEP. BOT. Pour Mahaleb. F. ce mot.
MAGALLANA. EOT. Et non iVagellana. Ce genre consacré par Cavanilles {Icon., 4, p. 31, t. 374) à la mémoiie du célèbre navigateur Magallan et non Magellan, appartient à la petite famille des Tropéolées de Jussieu, et à l'Octandrie Monogynie, L. Voici ses caractères essentiels : calice muni d'un éperon, à cinq divisions dont deux très-profondes, les trois autres réunies en une seule qui, par conséquent, est tridentée; cinq pétales inégaux; huit étamines légèrement unies par la base; fruit muni de trois ailes, uniloculaire par avortement, et monosperme; graines trop peu connues. Le Magallana porrifolia croît près du port Désiré, dans l'Amérique méridionale. Cette plante est herbacée et grimpante sur les haies; elle possède des feuilles alternes, à trois segments linéaireset entiers; ses fleurs sont jaunes et axillaires.
MAGAS. Magas. coxcn. Genre proposé par Sowerby {Minerai Conchology, pi. 119) pour une petite coquille bivalve, fossile, que l'on trouve dans la craie de
il] A (i
Meudon, ainsi que dans celle de Maudesley-Norwicli en Angleterre. Lamarck l'avait mentionnée dans son dernier ouvrage, parmi les Térébratules ; elle en présente en effet les caractères extérieurs; mais Sowerby, ayant eu occasion d'examiner sa structure , a cru devoir, d'après cela, proposer le nouveau genre : il le caractérise de la manière suivante : coquille bivalve, équilatérale, inéquivalvc; l'une des valves est munie d'un bec recourbé, le long duquel s'étend un sinus angulaire ; la charnière est droite, avec deux élévations dans le milieu. Ce genre, que Defrance a examiné avec soin, offre, dans le milieu de la valve inférieure, une demicloison qui, dans cette partie, devait partager l'animal en deux. Ces caractères d'organisation intérieure, si variables dans les Térébratules, doivent-ils suffire pour la distinction des genres? Il parait préférable de suivre, à cet égard, l'opinion de Blainville qui a fait des Magas une petite sous-division de ce grand genre. Sowerby a donné le nom de Magas pumilus à l'espèce qu'il décrit ; Lamarck lui avait donné celui de Térébratule concave, Terebratula concava. (Lamk., Anini. sans vert., t. VI, 1"= partie, p. 251, n" 20.) /''. Térécratdle.
MAGASTACHYE. bot. Pour Mégastacbye. T. ce mot.
MAGDALIS. INS. Ce genre de la famille des Rhynchopbores, établi par Germar et mentionné par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.), n'a point été adopté par Sclioonherr qui en a réparti les espèces dans ses genres Tamnophilus et Lamosaccus.
MAGELLANA. bot. (Poiret.) Pour Magallana. r. ce mot.
MAGILE. Magilus. moll.? annél.? Ce fut sous le nom de CompulottequeGuettard(Mém.,l. m, pl.71,fig.6) réunit les Magiles aux Vermets en un seul genre, ce qui, d'après les connaissances acquises par l'ouvrage d'Adanson, devait porter ce genre parmi les Mollusques. Cependant on ne tint pas compte de cette opinion, car les Magiles furent confondus avec les Serpules. Montfort, dans sa Conchyliologie systématique, revint à l'opinion de Guettard, reporta le Magile parmi les Mollusques, le sépara des Vermets, et lui donna le nom générique qu'il porte aujourd'hui, et qui est généralement adopté. Lamarck ne mentionna pas ce genre dans l'Extrait des Cours ; il ne l'adopta définitivement que dans son dernier ouvrage, où il le plaça à la fin de la famille des Serpulées. Cuvier ( Règne Animal) ne mentionna ce genre, ni parmi les Mollusques, ni parmi les Annélides; Blainville leur trouva assez de rapports avec les Vermets pour les admettre ainsi que les Siliquaires parmi les Mollusques; cette opinion n'a point été adoptée par Latreille qui a conservé celle de Lamarck. Enfin Carus,en \mhUant(Museuiti Senckenbergianum, t. ii) l'analomie du Magilus antiquus, rapporté par Ruppel, de la petite île de Massana , dans la mer Rouge, et en émettant une opinion, qui parait très-plausible, sur la manière dont la coquille s'allonge en un tube irrégulier et dont la portion abandonnée par les parties molles de l'animal se solidifie, ne prononce pas néanmoins encore d'une manière irrécusable que le Magile soit bien un Mollusque et qu'il doive prendre place à côté des Buccins. On voit par ce qui précède combien il existe encore de doutes à l'égard
des Magiles. Les deux opinions peuvent être également soutenues avec avantage; car les zoologistes qui pensent que ce corps doit rester parmi les Annélides, ont une figure de Pallas qu'ils rappoilent à ce genre, et qui pourrait bien être une Serpule. Les personnes qui croient que les Magiles sont des Mollusques, s'appuient sur des analogies assez bien fondées, de la forme de la coquille. On est donc encore forcé de flotter, pour ainsi dire, entre deux opinions différentes. Les Magiles ont une singulière manière de vivre: ils sont engagés dans des masses madréporiques, dans lesquelles ils sb creusentune cavitépour y être contenus, assez juste et sans y avoir la moindre adhérence; ils commencent par former une coquille spirale, héliciforme, qui se continue par un tube assez droit, onduleux, à une seule carène. A mesure que l'animal grandit, il abandonne la partie de la coquille et de son tube qui ne peut plus le contenir; mais au lieu d'y laisser des cloisons, comme le font les Serpules, il remplit entièrement cet espace par une matière calcaire, compacte, diaphane, dure, pesante, semblable, en quelque sorte, dans sa cassure, à de la Calcédoine blonde. Lamarck caractérise le genre Magile de la manière suivante : test ayant la base contournée en une seule spirale courte, ovale, héliciforme, à quatre tours contigus, convexes, dont le dernier est le plus grand et se prolonge en tube dirigé en ligne droite ondée; le tube convexe en dessus, caréné en dessous, un peu déprimé et plissé sur les côtés, à plis lamelleux, serrés, ondes, verticaux, plus épais d'un côté que de l'autre.
Il n'y a encore qu'une seule espèce de Magile qui soit connue; car celle rapportée par Péron, ne semble pas distincte; c'est un jeune individu de l'espèce que Lamarck nomme Magile antique, Magilus antiquus, Anim. sans vert., t. v, pag. 564, Montfort, Conchyl., Syst., t. H, pag. 43. Cette coquille, rare dans les collections, semble assez commune dans les mers de l'Ile-de- France, où, au rapport de Mathieu, elle acquiert une longueur de trois pieds.
MAGJON. BOT. L'un des noms vulgaires des tubercules de la Gesse tubéreuse.
MAGNELITIIE. mm. (Hœpner.) Synonyme de Jade tenace. F. Jade.
MAGNESIAN LIMESTONE. géoi. Dénomination sous laquelle les géologues anglais désignent une formation particulière, f^. Magnésien (Calcaire) et Terraiivs.
MAGNÉSIE. MIN. Genre de la classe des substances métalliques hétéropsides, composé de plusieurs espèces, telles que : la Magnésie boratée, la Magnésie carbonatée, laMagnésie hydratée, la Magnésie sulfatée et la Magnésie hydrosilicatée,etc. Ces espèces ont, pour caractère commun, de donner un précipité pulvérulentparl'Aminoniaque, lorsqu'elles sont en solution dans l'acide nitrique ou dans l'eau. Ce précipité est presque entièrement formé d'unOxide métallique dont il est fait mention à l'article Magnésium.
Magnésie boratée. Boracile, Werner. Substance indissoluble dans l'eau, soluble dans l'Acide nitrique, et précipitant alors par l'Ammoniaque. Sa forme primitive est le cube; elle est électrique par la chaleur, et l'on observe une différence de configuration dans les
parties qui répondent, sur les formes secondaires, aux angles solides diamétralement opposés du noyau : sa pesanteur spécifique est 2,56. Elle raye le verre. Au chalumeau, elle fond avec bouillonnement en émail jaunâtre. Ses cristau.\ ont huit pôles électriques, dont quatre sont à l'état d'électricité vitrée, et les quatre autres manifestent l'électricité résineuse; ils correspondent aux huit angles solides du cuhe. La Magnésie boratée est souvent mélangée de borate de Chaux; lorsqu'elle est pure, elle est composée de 68 parties d'Acide borique et de 52 parties de Magnésie. Haliy distingue cinq variétés de formes cristallines, dont les plus simples et les plus communes sont ; la quadriduodécimale, présentant l'aspect du dodécaèdre rhomboïdal, dont quatre seulement.des angles solides trièdres sont remplacés par des facettes; la défeclive, cube tronqué sur toutes ses arêtes et sur quatre seulement de ses angles solides; la surabondante contenant, outre les faces de la variété précédente, celles du solide trapézoïdal. La Magnésie boratée est ordinairement incolore, quelquefois blanchâtre, grise ou violâtre. On la trouve en cristaux disséminés dansle gypse granulaire du mont Kalkberg, près de Lunebouig, et du Segeberg, dans le Holslein. Ces cristaux sont ordinairement d'un petit volume; leur épaisseur est au plus de quatre à cinq lignes : ils sont remarquables par la netteté et la perfection de leurs formes. On les connaît, depuis longtemps, sous le nom de Pierres cubiques, à Lunebourg, où ils sont recherchés comme objets de curiosité.
Magnésie carbonatée. Giobertite, Brongn. Magnésie native de plusieurs minéralogistes; substance blanche, à texture ordinairement terreuse, soluble avec une vive effervescence dans l'Acide nitrique, infusible par l'action du chalumeau; pesant spécifiquement 2,45; se ramollissant dans l'eau. Cette substance, à l'état compacte, est souvent mélangée de Magnésie et de Calcaire. Sa composition , calculée d'après les lois des proportions définies, est en poids de 52 parties d'Acide carbonique, et de 48 de Magnésie. Les cristaux de ce sel sont extrêmement rares ; ils se rapportent à un rhomboèdre de 107 d. 23 ". On trouve la Magnésie carbonalée dans la Serpentine , à Hrubschitz en Moravie, et près de Castellamonte et de Baldissero en Piémont. Celle-ci a été employée, pendant longtemps, au lieu de Kaolin, dans plusieurs manufactures de porcelaine. On l'avait regardée comme une Argile, jusqu'au moment où les expériences de Gioberl ont prouvé que c'était la Magnésie qui en formait la base.
Magnésie CARBo;yATÉE silicifère. Même chose que Magnésie silicatée.
Magnésie hydratée. Bnicite, Brong. Cette substance, qui se trouve, comme la précédente, en veines, dans des roches serpentineuses, dans leNew-Jersey aux États-L'nis, ne s'est encore présentée qu'à l'état laminaire; elle est blanche, nacrée, translucide, tendre et douce au toucher; elle donne de l'eau par la calcination; elle se dissout sans effervescence dans l'Acide nitrique, et la solution précipite en blanc par l'Ammoniaque. Sa pesanteur spécifique est de 2,0. Elle a été analysée par Bruce, qui en a retiré 70 parties de Magnésie, et 30 d'Eau.
Magnésie btdro-siiicatée. Même chose que Magnésie silicatée.
Magnasie mdriatée. Cette substance se trouve répandue en assez grande abondance dans la nature, mais toujours à l'état de dissolution dans l'eau, vu son extrême déliquescence. Sa saveur est piquante, fortamère. Sa dissolution donne par le sous-carbonate de soude, un précipité qui prend la nuance lilas quand on le calcine après l'avoir humecté d'une goutte de nitrate de cobalt. Cette dissolution suffisamment évaporée, donne naissance à de petits cristaux prismatiques, hexagones et réguliers. La Magnésie muriatée contient : Magnésium 26,.54, Chlore 73,66.
Magnésie native, y. Condrodite.
Magnésie nitratée. Elle est un peu moins déliquescente que la Magnésie muriatée et se trouve quelquefois cristallisée, accompagnant la potasse nitratée et le salpêtre dit de Houssage. Sa solution donne un précipité blanc par l'addition d'Ammoniaque. Composition : Magnésie 28, Acide nitrique 72.
Magnésie phosphatée. Z-'. Wagnerite.
Magnésie silicatée. Magnésile de Brongniart. Composée d'un atome de trisilicate de Magnésie, et de cin([ atomes d'Eau, ou en poids, de Silice 52, Magnésie 23, Eau 25. Substance blanche, à cassure terreuse, ayant souvent une teinte rosâtre, solide, tendre et sèche au toucher, infusible; se ramollissant dans l'eau : pesanteur spécifique de 2,6 à 3,4. Brongniart en distingue quatre variétés principales : la Magnésite écume de mer, compacte, à cassure terreuse, qui vient de l'Asie- Mineure, où elle a pour gangue un Calcaire compacte accompagné de Silex; la Magnésite de Madrid, connue sous le nom de Terre de Vallecas, qui a son gisement dans les terrains secondaires, au-dessus des Argiles salifères; la Magnésite de Salinelle, près Sommières dans le département du Gard; et la Magnésite parisienne, des environs de Saint-Ouen et de Couloraraiers. Ces deux dernières appartiennent au sol tertiaire, et se trouvent dans le Calcaire ou dans l'Argile à Limnées, inférieurs au Gypse. La première variété, dite Écume de mer, est employée en Crimée et en Anatolie, à la fabrication des pipes turques, dont il se fait un grand commerce à Constanlinople.
Magnésie solfatée. Epsomite, Brong.; Bittcrsalz, "VVerner. Vulgairement Sel d'Epsom et Sel de Sediitz. Substance blanche, soluble dans l'eau, d'une saveur très-amère; fusible à un léger degré de chaleur, pesant spécifiquement 1,66. On ne la trouve dans la nature que sous les formes granulaire, aciculaire ou fibreuse; mais dans les laboratoires, elle ciistallise en prismes droits à bases carrées, ordinairement modifiés sur les arêtes des bases. D'après Hatiy, la longueur des arêtes est à la hauteur du prisme fondamental comme 5 est à 4. Ce sel se rencontre tantôt en solution dans les eaux, comme à Sediitz en Bohême, au village d'Epsom en Angleterre; tantôt en masses granulaires avec l'Anliydrile dans les terrains salifères, comme à Bergtolsgaden en Bavière; le plus souvent en efflorescence à la surface de certains Schistes. On en distingue deux variétés de mélanges : la Magnésie sulfatée ferrifère, en fibres capillaires, le Sel halotrique de Scopoli; et la Ma-
giiésiesulfatée cobaUifère,ea eonciélions rusàlres dans ' les mines de Cuivre de Ueriengrund en Hongrie.
MAGNÉSIEN (calcaire), géol. La présence de la Magnésie, soit combinée, soit associée avec la Chaux carbonatée , se manifeste dans un grand nombre de terrains différents, depuis les primitifs jusqu'aux plus nouveaux, y. Dolomie et Chaux carbonatée MAonÉsi- FÈRE. Mais à l'imitation des géologues anglais on désigne assez généralement aujourd'hui, sous le nom de Calcaire Magnésien, les dépôts sédimenteux magnésifères qui, par leur position, sont intermédiaires entre les deux grandes séries du Terrain houiller et du Calcaire oolilhique, et qui, en Angleterre principalement, ont pris un grand développement que, jusqu'à présent, on est porté à regarder comme local; c'est le Magnesian limestone des Anglais, r. Terrains.
MAGNÉSITE. min. l-\ Magnésie suicatée.
MAGNÉSIUM. cniM. uiN. Nom donné à la substance métallique qui, par sa combinaison avec l'Oxigéne, constitue la Magnésie. Ce corps n'existe pas isolément dans la nature. On le retire de la Magnésie, en soiimellant à l'action de la pile un mélange de trois parties de celle-ci, après l'avoir humectée, et d'une partie de peroxide de Mercure. Ou l'obtient en plus grande quantité par un autre procédé qui consiste à faire passer du Potassium en vapeur, sur de la Magnésie chauffée au rouge blanc, dans un tube de porcelaine. L'Oxigéne de la Magnésie lui est enlevé par le Potassium. On introduit alors dans le tube, du Mercure qui forme un amalgame avec le Magnésium, et on élimine le Mercure par la distillation de l'amalgame dans une petite cornue et à l'abri du contact de l'air. Le Magnésium est un métal brillant, d'un blanc d'argent, parfaitement ductile et malléable, fusible à une température peu élevée, susceptible de se sublimer comme le Zinc, à quelques degrés au-dessus du point de fusion, et se condensant de même sous forme de petits globules. 11 a plus de densité que l'eau. Lorsqu'on le projette dans ce liquide il se décompose et se convertit en Magnésie. On obtient un semblable produit, quand on fait chauffer le Magnésium qui brûle alors avec une flamme rouge.
La Magnésie est la seule combinaison connue du Magnésium avec rOxigène. Elle est composée selon Berzélius, d'Oxigène ô8,71 et de Magnésium Gl,29; total 100. On la prépare en formant un précipité de souscarbonate de Magnésie par l'action du sous-carbonate de Potasse ou de Soude sur une solution de Sel d'Ep- 6om ou sulfate de Magnésie; en lavant à plusieurs reprises ce précipité; et en le faisant chauffer au rouge dans un creuset. La Magnésie calcinée et à l'état de pureté, est une base salifiable, blanche, presque insipide, dont la densité est, selon Kirvvan, de 2,5. Elle neutralise parfaitement tous les Acides; elle est fort peu soluble dans l'eau, et plus à froid qu'à chaud. Elle forme avec ce fluide un hydrate composé, d'après Berzélius, de Magnésie 69,68 et d'Eau 50,32, dans lesquels corps la quantité d'Oxigène est la même. Cet hydrate est légèrement soluble dans l'Eau et sa solution verdit le sirop de violette.
On fait un grand usage en médecine de la Magnésie pour absorber les Acides contenus dans les premières
voies digestives. Les chimistes l'emploient avec avantage dans l'analyse végétale, pour séparer les Alcalis végétaux des Acides avec lesquels ils sont en combinaison.
MAGNÉTISME. Ce mot sert à désigner la collection des phénomènes que présentent non-seulement la variété de Fer oxidé vulgairement nommée pierre d'Aimant, mais encore les substances qui en ont acquis accidentellement les propriétés. La plus saillante de ces propriétés n'avait pas échappé aux anciens, et, sans chercher à agrandir le champ des découvertes, ils s'étaient contentés d'admirer la singulière attraction de la pierre d'Aimant pour le Fer. Cependant, ils ne paraissent pas avoir ignoré que cette attraction pouvait êtretransmise au Fer lui-même, puisqu'ils font mention d'une chaîne d'anneaux de Fer retenus l'un par l'autre quoique le premier fût le seul qui louchât à l'Aimant. Mais ce fut à une époque assez récente que ce phénomène a été bien observé. On reconnut queles extrémités des aiguilles d'Acier auxquelles on avait communiqué la propriété magnétique et suspendues par leur milieu, de manière à pouvoir tourner librement, ou placées sur des morceaux de liège pour les faire flotter sur l'eau, étaient attirées ou repoussées par l'Aimant, suivant qu'on présentait successivement à l'une d'elles le même côté de celui-ci. Les forces magnétiques s'accumulent donc dans les aiguilles aimantées vers deux points opposés que l'on a désignés sous le nom de Pôles. Lorsque les aiguilles ne sont influencées par l'action d'aucun Aimant, elles affectent une constante direction, c'està-dire que l'une des extrémités se dirige vers le nord, et l'autre vers le sud. Celle qui regarde le nord était autrefois nommée Pôle boréal, et l'extrémité opposée Pôle austral; mais les lihysiciens modernes ont donné un sens contraire à ces deux désignations, afin d'assimiler les circonstances de ce phénomène à celles de l'action réciproque des Aimants qui s'attirent par les pôles de dénominations contraires, et se repoussent par ceux de même dénomination. Ainsi le pôle de l'aiguille aimantée qui regarde le pôle nord du globe terrestre est actuellement appelé Pôle austral, et l'on nomme Pôle boréal celui qui est dirigé vers le sud. L'observation de cette constante direction a été la source d'où est dérivée l'invention de la boussole. Cet instrument, si précieux pour la navigation, ne fut connu en Europe que vers le douzième siècle de l'ère vulgaire. On ne sait pas positivement ù qui l'on doit attribuer l'honneur de sa découverte, et lors même que l'on saurait le nom du premier Européen qui fit connaître la boussole, on serait forcé d'accorder la priorité aux Chinois qui l'employaient longtemps avant l'arrivée des premiers voyageurs. L'usage journalier et le perfectionnement de la boussole firent reconnaître plus tard que l'aiguille aimantée ne prenait pas toujours exactement la direction nord et sud, que cette direction variait avec le temps et le lieu, et qu'elle s'écartait du méridien terrestre. C'est celte variation qu'on a désignée sous le nom de décliuaisoH (le l'aiguille aimantée. La déclinaison est dune dépendante du lieu et du temps. En effet, le méridien magnétique varie inégalement dans les différents points où il a été observé. Depuis cent quarante ans la décli-
liaison n'a point vaiié sensiblement à la Nouvelle-Hollande, tandis qu'à Paris elle s'est élevée, dans un espace de temps à peu près semblable, jusqu'à vingt-deux degrés du côté de l'ouest. Depuis 1802, elle paraît presque slalionnaire vers ce dernier point, et semble prête à diminuer par le retour de l'aiguille vers la méridienne. L'aiguille éprouve en outre des variations diurnes, sensibles seulement dans les boussoles perfectionnées, et dont les plus grandes ont été observées à Paris pendant les mois d'avril, mai, juin et juillet.
Lorsqu'on suspend un barreau aimanté par son centre de gravité, il prend une situation inclinée à l'horizon. L'angle qu'il forme avec celui-ci, varie dans les différentes régions; il devient nul en quelques points du globe, et l'aiguille prend alors une situation horizontale. La courbe fort irréguliére, qui joint les points où l'aiguille prend une direction horizontale, se nomme équaleurmagnétique. L'inclinaison change, de même que la déclinaison, suivant les temps et les lieux, mais ses variations sont beaucoup moins sensibles. Les plus grandes inclinaisons observées jusqu'à ce jour ont été trouvées par les navigateurs anglais dans les mers arctiques. Près du. Spitzberg, par 79°, 30' de latitude, Phipps observa, en 1773, une inclinaison de 82"; en 1818, le capitaine Parry la vit s'élever jusqu'à 84o,23', dans la baie de Baffin, à 75'',3' de latitude. Ce dernier navigateur paraît avoir même dépassé le pôle magnétique boréal; car étant parvenu, en 1819,àunelatitudede74'',4.y, et à une longitude très-avancée vers l'ouest, la pointe de l'aiguille qui regarde le nord se tourna vers le sud, ce qui prouvait que le navire était alors au nord du pôle magnétique boréal.
On n'a fait qu'indiquer, au commencement de cet article, le corps naturel qui communique aux autres la propriété magnétique, et parmi ceux-ci, il n'a été question que du Fer ou de l'Acier. Le Kicliel et le Cobalt, à l'état de pureté, sont aussi susceptibles d'aimantation, mais à un degré beaucoup plus faible. On aimante tous ces métaux par deux procédés principaux qu'il n'est pas nécessaire d'exposer ici, et que l'on nomme la simple touche et la double touche.
Il est encore d'autres moyens d'aimantation fournis par quelques causes naturelles ou par l'action de certains phénomènes accidentels. Ainsi, l'exposition prolongée des verges ou barreaux de Fer, dans une situation verticale, ou mieux, dans une direction inclinée semblable à celle que prendrait un barreau aimanté suspendu par son centre de gravité, leur fait acquérir un Magnétisme sensible. 11 se développe encore dans les outils d'Acier qui servent à couper ou percer le Fer, surtout lorsqu'ils s'échauffent; dans les instruments avec lesquels on attise le feu; par la percussion réitérée; par la rotation ; et enfin par la simple torsion des fils minces. Coulomb a reconnu que l'écrouissement donné au Fer par la torsion, le rend susceptible de retenir la force magnétique presque aussi bien que l'Acier. En ces derniers temps, Arago a aimanté des aiguilles d'Acier en les plaçant dans un fil métallique roulé en spirale, par lequel il faisait passer un courant d'étincelles électriques.
La mesure des forces magnétiques d'un Aimant, soit
naturel, soit artificiel, s'obtient par l'évalualion du poids dont il peut resterchargé, sans que son adhérence aux corps qu'il attire soit rompue. Quant aux aiguilles et autres corps mobiles faiblement aimantés, elle se déduit de la comparaison des forces nécessaires pour les retenir hbrs du méridien magnétique. Coulomb, qui s'est beaucoup occupé de recherches sur la mesure des forces magnétiques, a inventé une balance de torsion, au moyen de la(iuelle on apprécie les plus petites de ces forces. Il a ensuite montré qu'on pouvait employer pour cette détermination, les oscillations que les aiguilles ou barreaux minces, suspendus librement, effectuent de chaque côlé du méridien magnétique, comme on fait usage des oscillations du pendule pour mesurer la gravité. En se servant de ce procédé, on est parvenu à reconnaître que l'intensité des forces magnétiques n'était pas la même dans lous les lieux de la terre. D'après les expériences de Humboldl, elle est moindre au Pérou qu'à Paris, puisqu'une aiguille faisait, dansles contrées équinoxiales, deux cent onze oscillations en dix minutes, tandis que le nombre de ses oscillations s'élevait à deux cent quarante-cinq avant et après le voyage. Lors de sa fameuse ascension aérostatique, Gay-Lussac chercha aussi à déterminer si l'intensité des forces magnétiques variait dans les hautes régions de l'atmosphère, mais ses résuUals furent négatifs, c'est-à-dire qu'il n'observa aucun changement sensible dans les oscillations de l'aiguille aimantée. On a voulu également savoir si les aiguilles aimantées conservaient indéfiniment l'intensité de leur force directrice. Le voyage autour du monde de l'Dranie commandée parle capitaine Freycinet, a donné à cet égard un résultat frès-satisfaisanl. Deux aiguilles aimantées, observées avec soin lors du départ et du retour de l'expédition, n'ont éprouvé qu'un faible affaiblissement dans les forces directrices qui leur avaient été d'abord communiquées.
D'après les expériences de Kupfer, professeur à Casan (Annales de Chimie et dePhys., octobre 1823, p. 113), l'intensité de la force magnétique d'une aiguille diminue à mesure que la température s'élève, et suivant une loi telle que les décroissements de la force magnétique sont en raison simple des accroissements de la chaleur. Ce physicien a aussi annoncé qu'un barreau aimanté à la température de 13" R., étant chauffé jusqu'à 80», et ensuite refroidi, ne revient pas à la même force magnétique qu'il possédait avant d'être chauffé: cela ne peut tenir qu'à une perte de Magnétisme occasionnée par la chaleur, et indépendante des variations de l'intensité de la force magnétique à diverses températures. Des résultats analogues avaient été obtenus antérieurement par S. Hunler-Christie, auteur d'un beau Mémoire sur les effets de la température sur l'intensité des forces magnétiques, inséré dans les Transact. Phil. pour 1823. Ce savant a conclu de ses nombreuses observations, qu'entre certaines limites de chaleur, le décroissement de l'intensité magnétique n'est pas constant à toutes les températures, mais que ce décroissement augmente suivant l'accroissement de la chaleur; qu'à la température de 80o Fahrenheit, l'intensité décroit plus rapidement que la température n'augmente; et qu'au delà d'une température de 100", une
l)orlion de la force magnétique est perdue sans retour. Les phénomènes magnétiques dont on vient de faire l'exposition d'une manière fort abrégée, avaient excité vivement l'attention des physiciens modernes, mais ils n'étaient arrivés à aucune donnée sur la nature de la cause qui les produit. 11 était réservé à la période actuelle du dix-neuvième siècle de pénétrer dans ce mystère. Jusqu'à ces derniers temps, on ne connaissait que le globe terrestre d'une part, le Fer, le Nickel et le Cobalt de l'autre, qui exerçassent une influence sur l'aiguille aimantée, et cette action, ainsi bornée à des corps spéciaux, ne permettait pas d'assimiler le fluide magnétique à d'autres agents, tel que le fluide électrique, dont les effets étaient mieux connus, et qui manifestaient leur action presque indistinctement sur tous les corps de la nature. En 1820,1e professeur Œrstcdt, de Copenhague, observa le premier, que le fil qui unit les deux pôles d'une pile voltaïque, agissait sur l'aiguille aimantée, en la déviant de sa direction. Ayant placé horizontalement ce fîl au-dessus et parallèlement à une aiguille de boussole librement suspendue, celle-ci a pris un mouvement tel que, sous la partie du fîl la plus rapprochée du pôle négatif de l'appareil voltaïque, elle a décliné vers l'ouest. Cette déviation était d'autant plus marquée que la pile était plus énergique, et le fil conjonctif plus rapproché de l'aiguille. Un effet inverse a eu lieu, c'est-à-dire que le pôle de l'aiguille a décliné vers l'est, lorsque le fil conjonctif a été placé au-dessous du plan horizontal, dans lequel l'aiguille était située. Lorsque l'aiguille et le fil conjonctif étaient dans le même plan horizontal, la première ne déclinait pas, mais s'inclinait dans une position verticale. Œrstedt a encore vaiié de plusieurs manières la position du fil conjonctif par rapport à l'aiguille, et de ses expériences il a conclu que du fil conjonctif émane une force dont la sphère d'activité est assez étendue, et qui agit en tournoyant, comme le ferait un courant circulaire, situé dans un plan perpendiculaire à la direction du fil. A peine cette découverte fut-elle annoncée que plusieurs savants, parmi lesquels on distingue particulièrement Ampère, Arago, Davy et Delarive, y appliquèrent tous les efforts de leur génie, et la fécondèrent si merveilleusement qu'ils n'ont pas laissé beaucoup de choses positives à découvrir, par la suite, sur un sujet naguère entièrement inconnu. Dans le nombre de faits constatés par ces physiciens, on se bornera à citer les suivants qui peuvent être considérés comme fondamentaux de la théorie éleclro- magnétique. L'influence du fil conjonctif sur l'aiguille aimantée est réciproque, en sorte que si on fixe cette dernière, et qu'au contraire on rende mobile le fil conjonctif, celui-ci s'éloignera ou se rapprochera de l'aiguille. Le globe terrestre produit seul, et sans le concours d'un barreau aimanté, une action sur le fil, lorsque celle-ci est suffisamment libre et convenablement dirigée. Enfin, si l'on substitue à l'aiguille aimantée un second fil conjonctif, et qu'on le place dans une direction parallèle à celle du premier fil, ils se repoussent ou s'attirent selon que les courants électriques les parcourent dans le même sens ou en sens contraire. Cette analogie d'action entre deux courants d'un même
fluide et les courants de deux fluides, que, vu la spécialité ainsi que la permanence de l'un et l'universalité ainsi que la fugacité de l'autre, on avait regardés comme d'une nature extrêmement différente, est une probabilité puissante en faveur de la grande analogie, on doit même dire de la similitude des agents électrique et magnétique. Elle est en outre fortifiée par l'expérience d'Arago que l'on a eu occasion de citer, et qui consiste à aimanter des aiguilles d'Acier renfermées dans un fil métallique roulé en spirale et par lequel on fait passer un courant d'étincelles électriques.
Des expériences, d'une toute autre nature que celles qui avaient été tentées jusqu'à ces derniers temps, ont déjà fourni des résultats assez nombreux pour mériter d'intéresser vivement les physiciens. C'est encore à Arago que la science est redevable de la découverte de cette nouvelle mine de recherches : ce savant a présenté à l'Académie des Sciences de Paris, dans sa séance du 7 mars 1825, un appareil qui, sous une forme nouvelle, montre l'action que les corps aimantés, et ceux qui ne le sont pas, exercent les uns sur les autres. 11 avait déjà prouvé, par des expériences antérieures, qu'une plaque de cuivre ou de toute autre substance solide ou liquide, placée au-dessous d'une aiguille aimantée, exerce une action qui a pour effet immédiat d'altérer l'amplitude des oscillations sans changer sensiblement leur durée. Le phénomène nouveau est pour ainsi dire l'inverse du précédent. Puisqu'une aiguille en mouvement est arrêtée par une plaque en repos, Arago a pensé que réciproquement une aiguille en repos serait entraînée par une plaque en mouvement; en effet, si l'on fait tourner une plaque de cuivre, par exemple, avec une vitesse déterminée, sous une aiguille aimantée, renfermée dans un vase fermédetoufès parts, l'aiguille ne se place plus dans sa position ordinaire, elle s'arrête hors du méridien magnétique, et d'autant plus loin de ce plan que le mouvement de rotation de la |)laque est plus rapide; si ce mouvement de rotation est suffisamment prompt, l'aiguille, à toute distance de la plaque, tourne elle-même d'une manière continue autour du fil auquel elle est suspendue. Partant de ces premières données, plusieurs personnes, tant sur le continent qu'en Angleterre, ont répété et multiplié les expériences sur ce sujet; elles ont cherché surtout à varier la nature des corps auxquels ils faisaient subir le mouvement de rotation, et elles ont observé des différences assez marquées pour leur permettre d'en tirer des inductions sur la manière dont se produisent ces nouveaux phénomènes. Quelques physiciens ont pensé que ces effets sont dus très -probablement à une aimantation passagère des disques, produite par l'influence de l'Aimant.
On a vu que certains métaux jouissaient spécialement des facultés magnétiques; leur présence dans les minéraux composés peut donc être décelée par l'action qu'ils exercent sur l'aiguille aimantée, et conséquemnient le Magnétisme peut être mis au nombre des caractères minéralogiques. Dans les substances qui contiennent, eu plus ou moins grande quantité, des molécules ferrugineuses, celles-ci sont quelquefois tellement oxidées ou disséminées dans la masse, que leur effet ma-
gnétique est à peu près nul; ainsi les pierres précieuses, dont la coloration est due au Fer, ainsi que le prouve l'analyse chimique, ne donnent le plus souvent aucun signe de Magnétisme. HaUy cependant est parvenu à rendre sensible à l'aiguille aimantée ces particules ferrugineuses au moyen d'un procédé particulier qu'il a nommé Méthode du double Magnétisme. Il consiste à faire dévier l'aiguille, à l'aide d'un barreau aimanté, de manière à ce qu'elle effectue à peu près une demi-révolution, c'est-à-dire que son extrémité nord regarde l'ouest et son extrémité sud regarde l'est. L'appareil étant ainsi disposé, si l'on vient à approcher un minéral très-peu chargé de Fer de l'extrémité de l'aiguille qui tend à se porter vers le barreau, la présence de cette substance, toute faible que soit son énergie, suffira pour achever ce qui est commencé; l'aiguille décrira une nouvelle portion de sa révolution, et son extrémité nord pourra même être amenée au point où elle regardera le sud. C'est de cette manière qu'on éprouve quelques variétés de Grenats, de Ptridols et l'Essonile; mais il est bon d'avertir que ces expériences exigent une grande habitude et des instruments très-délicats.
Parmi les minéraux qui agissent directement, et par attraction simple, sur les aiguilles aimantées, il en est qui ne sont point assez vigoureux pour contraindre celles-ci à les suivre au delà de certaines limites. Un grand nombre de roches sont au rang de ces corps dont la force magnétique n'a pour ainsi dire qu'un succès passager. D'autres, et c'est le cas des minerais de Fer naturels ou grillés, font opérer aux aiguilles aimantées des révolutions complètes. C'est par la distance à laquelle ils commencent à agir, par la portion plus ou moins grande de l'arc de cercle que l'aiguille décrit, qu'on juge de l'intensité de leur Magnétisme. Plusieurs variétés de Fer oligiste, celles de l'ile d'Elbe, du Dauphiné, de la Corse, n'offrent que des attractions simples lorsqu'on les éprouve avec des barreaux puissants, tandis qu'elles exercent des attractions et des répulsions alternatives sur les aiguilles faiblement aimantées; elles paraissent avoir deux pôles distincts. Quelques minéraux attirent ou repoussent constamment le même pôle d'un barreau vigoureusement aimanté, c'est-à-dire qu'en certaines parties ils attirent ou repoussent le pôle nord, tandis que les points opposés attirent ou repoussent le pôle sud. Ces minéraux ont reçu particulièrement le surnom de Magnétiques, et se distinguent du Fer oxidé aimantaire, en ce qu'ils ne communiquent aucune propriété au Fer non ainlanté. C'est donc la faculté de transmettre au Fer, et surtout à l'Acier, les propriétés magnétiques, qui caractérise éminemment le minerai de Fer que l'on nomme Aimant par excellence : ce corps attire les parcelles de Fer et les retient attachées à sa surface, principalement vers les points qui répondent à ses pôles; adhésion qu'on peut doubler ou tripler en taillant le morceau d'Aimant d'une manière convenable, en l'entourant d'une armure de Fer, et en augmentant progressivement le poids du Fer qu'il pouvait d'abord retenir.
Vers la fin du siècle dernier on s'est beaucoup occupé, et l'on s'occupe encore en ce moment, de recher-
ches sur un agent que l'on croit exister enlrc les corps vivants, et particulièrement entre les individusdu genre humain, agent que l'on désigne sous le nom de Magnétisme animal. Quant à cette partie de la science, les amateurs liront avec plaisir les écrits de l'honorable Deleuze, et surtout l'article Magnétisme du nouveau Dictionnaire de Médecine où le docteur Rostan, partisan zélé et éclairé de l'existence de cet agent, a traité la question en littérateur distingué aussi bien qu'en profond philosophe.
MAGNETKIES. MIN. Synonyme de Fer sulfuré magnétique. F. Fer sulfuré.
MAGNIFIQUE. OIS. Espèce du genre Paradis. F. ce mot. On a aussi nommé Magnifique un Colibri et un Pigeon de la Nouvelle-Hollande.
MAGNOLIA. BOT. y. Magnolie.
MAGNOLIACÉES. Magnoliaceœ. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypétales, à étamines liypogynes, ayant pour type le genre Magnolier {Magnolia) dont elle a tiré son nom. Celte famille se compose d'arbres ou d'arbrisseaux d'un port élégant, tous exoti(iues, mais dont un assez grand nombre sont cultivés en pleine terre, dans les jardins, comme arbres d'agrément. Leurs feuilles sont alternes, simples, d'abord enveloppées par deux grandes stipules foliacées et caduques. Les fleurs sont généralement très-grandes et répandent une odeur très- agréable; elles sont ou solitaires et terminales, ou plus rarement réunies plusieurs ensemble. Leur calice, quelquefois entièrement j;los dans le bouton, et se rompant lors de l'épanouissement de la Qeur, est le plus souvent formé de trois grands sépales arrondis, concaves; tiès-rarement on en compte six. Le nombre des pétales est de trois, six, neuf, ou d'un nombre multiple de trois, disposés sur plusieurs rangées; ils sont caducs ainsi que le calice. Les étamines sont fort nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, et attachées sur un gynopbore cylindrique, plus ou moins allongé. Les filets sont généralement plans, les anthères terminales adnées, immobiles, à deux loges écartées l'une de l'autre par la partie supérieure du filet, et s'ouvrant par un sillon longitudinal. Le nombre et la disposition des pistils sont fort variables. Dans le genre Tasmannia de R. Brown on n'en trouve qu'un seul; dans tous les autres genres de la famille il en existe plusieurs. Tantôt ils sont rangés circulairement et forment un anneau simple; tantôt, et le plus souvent, ils sont réunis sur un gynophore ovoïde ou allongé, et constituent une sorte de capitule ou d'épi. Ces pistils sont généralement distincts les uns des autres; ils sont soudés entre eux dans le genre Talauma de Jussieu. Chacun d'eux est comprimé, à une seule loge contenant deux ou un plus grand nombre d'ovules insérés à leur angle interne, et le plus souvent disposés sur deux rangs. Le style, qui manque quelquefois, est à peine distinct du sommet de l'ovaire avec lequel il se confond insensiblement. Le stigmate est simple et règne sur un des côtés du style. Les fruits sont des carpelles en même nombre que les pistils, offrant la même disposition; ils forment tantôt une sorte d'épi, tantôt une sorte de cône, où ils sont disposés circulairement, et légèrement soudés entre eux
par leurs parties latérales. Ces carpelles sont quelquefols charnus et indéhiscents, mais plus souvent secs, tantôt s'ouvrant complètement ou incomplètement en deux valves, ou restant indéhiscents; ils renferment une, deux ou plusieurs graines. Dans le genre Talauiiia tous les carpelles sont soudés entre eux et forment un fruit ovoïde, dont la partie externe se rompt incomplètement et d'une manière irrégulière en trois, quatre ou cinq portions, tandis que la partie interne, à laquelle les graines sont adhérentes, constitue un axe central, en forme de massue. Chaque graine se compose d'un tégument propre, recouvrant un endosperme charnu, dans la partie inférieure duquel est placé un petit embryon.
Les plantes qui forment ce groupe naturel, sont originaires de r.4mérique septentrionale, de l'Asie australe, et quelques-unes de l'Amérique méridionale ou de la Nouvelle-Hollande. Leur écorce, leurs feuilles et leurs fruits sont souvent amers et aromatiques ; on les emploie comme toniiiues et fébrifuges.
La famille des Magnoliacèes a beaucoup de rapports, d'une part, avec les Dilléniacées, dont elle diffère surtout par le nombre ternaire des parties de sa fleur; d'autre part, avec les Anonacées, dont elle se dislingue par son endosperme continu, et surtout par ses stipules.
Les genres qui appartiennent à cette famille peuvent être partagés en deux tribus caractérisées de la manière suivante :
§ I. — ILIICIÈES.
Carpelles disposés circulairemenl, rarement solitaires; feuilles parsemées de points translucides.
Itlicium, L.; Teimis, Mol., Chil.; DiinifS, Forst.; Tasmunnia, R. Brown.
5 II. — Magnoliées.
Carpelles disposés en épi ; feuilles non parsemées de points translucides.
Mayna, Aubl.; Michelia, L.; Magnolia, L.; Talauiiia, Juss.; Liriodendion, h.
MAGNOLIE. Magnolia, bot. Ce genre de la famille à laquelle il a donné son nom, et de la Polyandrie polygynie de Linné, présente aujourd'hui une vingtaine d'espèces, dont la moitié environ croissent dans l'Amérique septentrionale; ce sont les mieux connues, soit parce qu'il est plus aisé de les observer dans leur patrie, soit parce que la plupart, introduites et cultivées aujourd'hui dans les jardins, y fleurissent et fructifient; l'autre moitié croît à la Chine et au Japon; elles sont beaucoup moins étudiées, et la structure de leur fruit n'a pas encore été décrite. Les espèces de Magnolies sont en général de grands et beaux arbres qui, au lieu natal, acquièrent quelquefois une hauteur de' soixante-dix à quatre-vingts pieds; leurs feuilles, trèsgrandes dans quelques espèces, sont alternes, pétiolées, entières, accompagnées à la base de leur pétiole de deux stipules opposées, foliacées, très -caduques. Les fleurs sont très-grandes dans toutes les espèces; elles terminent les jeunes rameaux; elles sont généralement blanches, quelquefois un peu purpurines, accompagnées chacune d'une ou de deux bractées caduques. Le calice est formé de trois sépales, quelquefois colorés et
pétaloides, tombant de bonne heure. La corolle se compose de six à douze pétales disposés sur deux ou quatre rangs, plus rarement de trois pétales seulement (Magnolia tiipetala). Ces pétales sont caducs, de même que les étamines, qui sont en très-grand nombre et insérées, sur plusieurs rangs, à un gynophore ou réceptacle cylindrique. Les pistils sont très-nombreux, formant une sorte de capitule ovoïde au centre de la fleur, où ils sont imbriqués. L'ovaiie est comprimé latéralement, à une seule loge, contenant deux ovulesattachés à la suture interne; le style est à peine distinct du sommet de l'ovaire. Le fruit se compose d'un très-grand nombre de capsules appliquées les unes contre les autres, formant une sorte de cône. Ces capsules sont comprimées, terminées en pointe recourbée à leur sommet, s'ouvrant en deux valves ordinairement par leur côté inférieur, et contenant une ou deux graines charnues extérieurement, souvent suspendues et pendantes hors de la capsule, après sa déhiscence, au moyen d'un (îl plus ou moins allongé, qui est le faisceau de vaisseaux nourriciers de la graine.
Magnolie gi.\t]qde. Magnolia glauca, L., Michx., Arbr. Am,, 5, t. 2. Cette espèce est connue dans l'Amérique septentrionale sous les noms vulgaires de Magnolie bleue, Magnolie des marais, ou arbre de Castor. Elle forme un petit arbre d'un aspect agréable et d'un port élégant, qui s'élève à une hauteur de quinze à vingt pieds. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, elliptiques, entières, glabres, d'un vert clair en dessus, entièrement glauques à leur face inférieure. Les Heurs sont blanches, beaucoup moins grandes que dans l'espèce précédente, mais généralement plus nombreuses. Elles exhalent une odeur exlrêmement suave, qui a beaucoup d'analogie avec celle de la fleur d'orange. Les fruits n'ont guère plus d'un pouce à un pouce et demi de longueur. La Magnolie glauque croît dans les lieux humides de la Caroline, de la Virginie; elle a été apportée en Europe vers la lin du siècle dernier. Aujourd'hui elle est fort commune dans les jardins, où elle atteint la hauteur de six à dix pieds. Elle se multiplie de graines, et doit être placée dans un lieu un peu ^ abrité du soleil. L'écorce de cette espèce est amère etmf^ aromatique. En Amérique on en fait usage comme '' tonique et fébrifuge. Pendant assez longtemps on a cru que l'écorce d'Angusture était celle du Magnolia glatica; maison sait positivement aujourd'hui que c'est celle du Cusparia febrifuga de Humboldt, qui croît dans l'Amérique méridionale, et qui appartient à la famille des Rutacées.
Magisolie Parasol. Magnolia Umbrella, Lamk.; Magnolia tripetala, L., Michx., Arbr. Am., 3, p. 90, t. 5. Cette espèce est un arbre de moyenne grandeur, atteignant quelquefois jusqu'à vingt-cinq et trente pieds de hauteur; ses feuilles alternes, courtement pétiolées, obovales, allongées, acuminées, minces, entières, ont quelquefois, surtout dans les jeunes individus, jusqu'à dix-huit et vingt pouces de longueur sur une largeur de sept à huit pouces. Ces feuilles réunies, et rapprochées au sommet des jeunes rameaux, forment des sortes d'ombrelles ou de parasols; de là le nom spécifique qui a été donné à cet arbre. Les fleurs sont grandes,
\L'\GîsIOI.IA SOUI/ANGIANA,
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blanches ; la corolle est rarement formée île trois pétales, ce qui infirme le nom Inpetida, donné par Linné à cette espèce; le plus souvent on en compte neuf. Les cônes ou réunion de capsules sont ovoïdes et roses. Celle espèce est depuis longtemps introduite dans les jardins de France et d'Angleterre; elle peut supporter un assez grand degré de froid.
Macnolie acbmiivée. Magnolia acuminala, Lin., Miclix., Arb. Am., S, p. 82, t. ô. C'est avec le Magnolia grandiflora, l'espèce qui, dans l'Amérique septentrionale, acquiert les plus grandes dimensions. Elle abonde dans toute la région montagneuse des AUéglianys; elle est également très-commune dans les montagnes du Cumberland. Ses feuilles longues de si.\ à sept pouces, et larges de trois à quatre, sont minces, ovales, acuminées au sommet, et pétiolées à leur base. Les fleurs sont blanches, grandes à peu près comme celles du Magnolia glaucn; quelquefois elles offrent une teinle bleuâtie; les cônes sont allongés. Selon Michaux, la plupart des habitants qui vivent dans le voisinage des monts Alléghanys, cueillent les cônes de cette espèce, vers le milieu de l'été, lorsqu'ils sont à la moitié de leur maturité, et les mettent infuser dans de l'eau-de-vie de grains, à laquelle ils communiquent une grande amertume. Ils sont dans l'habitude de prendre tous les matins, un ou plusieurs petits verres de celle liqueur amère , qu'ils regardent comme un bon préservatif contre les fièvres automnales. En France, en Angleterre et en Allemagne, on peut cultiver cette belle espèce en pleine terre. I >t Magnolie YtiAN. Magnolia Yulan, Desf., Arb., 2, p. 6; Bonpl., PI. Nav., p. 53, t. 20. Cette magnifique espèce, originaire de la Chine, constitue, dans sa patrie, un arbre de trente à quarante pieds de hauteur; ses rameaux sont pubescents; ses feuilles qui ne se développent qu'après l'épanouissement des fleurs, sont presque cunéiformes à leur base, acuminées et aiguès au sommet, longues de trois à quatre pouces, larges de deux pouces à deux pouces et demi. Les fleurs sont grandes, blanches, très-odorantes, terminales ; les pétales au nombre de six à neuf, sont obovales et arrondis. ?-X— Magnolie de Soulange. Magnolia Sotdangiana , Guil. Soulange-Bodin a obtenu, en 1820, cette Magnolie à laquelle on a donné son nom, d'une semence du Magnolia Yulan fécondée par le Magnolia purpurea ou (liscolor.
Celte belle hybride forme un arbre dont le tronc et les branches sont recouverts d'une écorce grise; celle du sommet des rameaux reste verte. Les feuilles sont alternes, distantes, amples, larges, cunéiformes et pointues au sommet, rélrécies à leur base, entières, nervurées, coriaces, d'un vert gai en dessus, plus pâles en dessous, longues de six à sept pouces, larges de trois à quatre. Le pétiole est arrondi, canaliculé en dessus, long de huit lignes. Les stipules sont longues, verdàtres et caduques; les pédoncules terminaux sont renflés et soyeux. Le boulon est recouvert par une bradée brune, légèrement translucide. Le calice est formé de trois sépales obtus, petits et caduques. La corolle est composée de neuf pétales disposés sur trois rangs, ils sont épais, charnus, odorants : les trois extérieurs, I
moins larges que ceux intermédiaires, sont ovaleslancéolés, élargis près de leur sommet et à leur base, étranglés vers le tiers inférieur, blancs intérieurement, variés de vert-jaunâtre et nuancés de lignes longiludinales pourprées à l'extérieur; les trois intermédiaires sont plus grands, spatules, concaves, blancs à l'intérieur, d'un pourpre vif à la base extérieure d'où partent des nervures rayonnantes jusqu'au sommet; les trois internes sont plus petits. Le réceptacle est hexagone, marqué de six larges facettes et de trois lignes placées en dessous. Les étamines sont nombreuses, disposées en spirale sur cinq rangs autour d'un axe qui s'élève au centre du réceptacle; les filaments sont de la longueur des anthères, cylindriques, aplatis, pourprés, ayant, adossées aux deux côlés, les anthères qui sont jaunes. Les ovaires sont nombreux, allongés, disposés en spirale, jaunâtres, surmontés de styles longs- Le Magnolia Pliimieii forme aujourd'hui le genre Talaiima de Jussieu. A', ce mot.
MAGONH. BOT. Le genre proposé sous ce nom par S'-Hilaire, pour deux plantes nouvelles, qu'il a observées au Brésil, et qu'il a nommées Magonia pubescens, Magonia glabiata, a été réuni au genre Phœocarpus de Martius. F. PnyEocAnPE.
MAGOT. MAM. Simia Inuus, h. Espèce du genre Macaque, f^. ce mot.
MAGOUA. ois. Espèce du genre Tinamou. y. ce mot. MAGUARl. OIS. Espèce du genre Cigogne. V. ce mot. MAGYDARIDE. Magfdaris. bot. Genre de la famille desOmbellifères, établi parKoch, aux dépens du genre Jlhamantha de Sprengel, et adopté par De Candolle dans son Prodromus, vol. 4, p. 241, avec les caractères suivants ; bords du calice à peine saillants; pétales obcordés,avec leur découpure infléchie; fruit ovale et villoso-tomenteux; méricarpes à cinq saillies épaisses et très obtuses; vallécules entières; surface des graines marquée de plusieurs bandes très minces, convexe ii l'extérieur et entourée d'un sillon profond à l'intérieur. Les Magydarides sont des plantes herbacées, vivaces, dont toutes les surfaces sont couvertes d'une pubescence blanchâtre; leurs feuilles sont découpées en pinnules lobées, dont les segments sont ovales, dentés et décurrenls ; les ombelles et les ombellules portent un assez grand nombre de fleurs involucrées et blanches ou blancbàlres. Les trois espèces connues appartiennent au midi de l'Europe et au nord de l'Afrique.
Magtdaride Toa£?(TEOSE. Magj'datis tomentosa, Koch; Cachrys tomentosa, Desf.; Cachrys pastinacea, Lam.; Athamantha panacifolia, Spreng. Ses feuilles sont pinnali-découpées, à trois ou cinq segments plus grands, larges, ovales, dentés, incisés, et les derniers confluents, tomenleux en dessous, presque glabres en dessus; il y a de chaque côté de l'involucre plusieurs folioles allongées, linéaires, indivises ; sa fleur est blanche; son fruit est ovale, avec les carpelles à cinq saillies très-obtuses et ordinairement tomenteuses. De la Sicile et de la Mauritanie.
MAILAGONI ET MAHOGOKI. bot. Dont on a fait Mahoni. Nom vulgaire duSwietenia, qui fournit l'Acajou des meubles, f^. Swiéténie.
MAIIALEB. BOT. Espèce du genre Cerisier, qui était
un Prunus pour Linné, et qui est vulgairement nommée bois de Sainte-Lucie.
MAIIERNIE. Mahernia. bot. Genre de la famille des Byttnériacées, section des Hermanniées, établi par Linné dans la Pentandrie Pentagynie (Mant., 59), et composé d'une vingtaine d'espèces environ, qui toutes sont de petits arbustes originaires du cap de Bonne-Espérance. Leurs feuilles sont alternes, munies à leur base de deux bractées. Les fleurs sont généralement jaunes, quelquefois rouges. Le calice est simple, nu, campanule, quinquélide, égal; la corolle se compose de cinq pétales dressés, onguiculés, incombants |)ar leurs parties latérales et un peu tordus en spirale ; les cinq élamines sont dressées, tout à fait libres ou à peine monadelpbespar la partie inférieure de leurs filets; ceux-ci présentent veis leur partie supérieure et externe un appendice renflé, cordiforme ou obtus, glanduleux cl velu. L'anthère est extrorse, sagittée, à deux loges terminées chacune par une pointe à leur sommet. L'ovaire est ovoïde, à cinq côtes obtuses et à cinq loges, contenant chacune un assez grand nombre d'ovules, insérés sur deux rangs à l'angle interne de chaque loge; les styles, au nombre de cinq, sont quelquefois cohérents entre eux et terminés chacun par un stigmate fort petit et à peine distinct. Le fruit est une capsule à cinq loges polyspermes, s'ouvrant en cinq valves. Quelques espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins d'agrément ; telles sont surtout les Mahernia oilorala, Andr., Bot. Repos., t. 83; Mahernia glabra, Cavan., Diss., 6, t. 200; Mahernia incisa, Curt., Bot. Mag., t. 353. Toutes ces espèces se cultivent en serre tempérée et dans une terre franche et légère.
MAUOGON. BOT. Même chose que Mahagoni. F. ce mot.
MAHOMETA. bot. Le genre proposé sous ce nom, par le professeur De Candolle, a été reconnu pour ne pas différer du genre Monarrhenus de Cassini. F. Mo-
NARRHÈNE.
MAHON. BOT. Synonyme de Melampyrum arvense et de Papaver Rhœas. V. Mélampyre et Pavot.
MAHONIE. Mahonia. bot. Genre de la famille des Berbéridées et de l'IIexandrie Monogynie, L., établi par Nultall {Gênera ofNorth Americ. Plant., 1, p. 211), et adopté par De Candolle {System. Feg. Nat., t. ir, p. 18) qui l'a ainsi caractérisé : calice à six sépales disposés sur deux rangs, les extérieurs plus petits, munis en dehors de trois écailles; six pétales dépourvus à l'intérieur de glandes apparentes, mais cependant nectarifères à la base, selon Nuttall; six étamines dont les filets sont munis d'une dent de chaque côté et au sommet; ovaire ovoïde, globuleux; stigmate sessile, orbiculaire; baie ovoïde, globuleuse, renfermant de trois à neuf graines. A ces caractères on pourrait ajouter celui d'avoir des haies triloculaires, observé sur la plante vivante par Pursh et Léon Dufour; mais comme Kultall n'en a point parlé et que d'ailleurs il est anomal dans la famille des Berbéridées, ce caractère n'a pas été admis par De Candolle. Le genre Mahonia a été proposé plus tard par Raffinesque-Smaltz, sous le nouveau nom d'Odostei/ion. 11 est tellement voisin du Berberis que toutes ses espèces avaient été rapportées ù ce dernier par les auteurs et les collecteurs; cependant il s'en
distingue suffisamment par ses filets dentés, ses pétales dépourvus de glandes et surtout par son port. Cinq espèces ont été décrites avec soin, par Nultall, Pursh, Lagasca et De Candolle. Quatre croissent dans les contrées tempérées de l'Amérique, et une en Asie dans le Népaul. Ce sont des arbrisseaux élégants, à feuilles alternes et persistantes, qui nedégénèrentaucunement en épines comme celles des véritables Berberis, mais qui sont composées, imparipinnées, portées sur un pétiole cylindrique, dilaté à la base et articulé au point où s'insère chaque paire de folioles; celles-ci sont légèrement coriaces, glabres, pinnées et épineuses sur les bords. Les fleurs sont jaunes, disposées en corymbes plus ou moins fournis, pédicellées et accompagnées de petites bractées persistantes. On cultive en pleine terre à Valence en Espagne, le Mahonia fascicutaris, DC. et Delesserl (Icou. Select., 2, t. 3); c'est un bel arbrisseau originaire de la côte occidentale de l'Amérique du nord et du Mexique, dont on apprécie l'utilité soit pour former d'excellentes haies vives, soit à cause de la bonté de son fruit légèrement acidulé, et propre à faire des conlilures.
MAUOINILLE. BOT. Nom vulgaire de la Julienne de Mahon, Cheiranthus mariiimus, Lin.; Hesperis maritima, Lam.
MAHURÉE on MAHURI. A/a/ntrea. bot. Auhlet (Plantes de la Guiane, 1, p. 538) est l'auteur de ce genre qui aiiparlient à la Polyandrie Monogynie, et que l'on avait placé mal à propos parmi les Tiliacées. Dans son travail sur les Guttifères (Mém. de la Société d'Hist. nat. de Paris, t. i, p. 220), Choisy l'a rapporté à cette dernière famille, en exprimant toutefois son incertitude sur ce rapprochement, et il l'a distingué par les caractères suivants : calice à cinq sépales imbriqués; corolle à cinq pétales dont l'estivation est tordue; étamines libres, à anthères ohlongues; un seul style surmonté d'un stigmate simple; capsule conique, à trois valves qui, par leur introflexion, atteignent les placentas; graines trèspetites, très-nombreuses, comprimées et presque pendantes. Ce genre, dont le nom a été inutilement changé en celui de Bonnetia par Schreber et Vahl, fait partie, selon Choisy, de la première section qu'il a établie parmi les Guttifères et qu'il a nommée Clusiées. Swartz Pavait confondu avec le Marila, autre genre du même groupe et qui, comme lui, paraît former un passage entre les Guttifères et les Hypéricinées. Le Mahurea a en elfet le port des Bixinées, le fruit et les graines des Hypéricinées, le style et les étamines des Guttifères. Il se compose de deux espèces, savoir : Mahurea palusiris, Aubl., qui croit dans la Guiane ; et Mahurea speciosa, espèce nouvelle recueillie par le docteur Bertero, dans l'ile Sainte -Marthe, et que Choisy a rapportée avec doute au genre dont il s'agit. Ce sont des arbres à feuilles alternes, et à Heurs en grappes, portées sur des pédoncules qui, dans la première espèce, sont pourvus de deux écailles à leur base.
MAI OB BOIS, ET ÉPINE DE MAI. bot. Nom vulgaire de l'Auhépin dans le midi de la France.
MAIA. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. f^. ce mol.
MAIA. jMaia. crdst. Et non Maja. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Trian-
iô
gulaires, établi par Lamarck, qui a réuni sous ce nom les genres Parthenope et Inachus de Fabiicius. Latreille a ensuite retiré de ces Maïas les espèces dont il a formé les genres Lilhode et Macrope ou Macropodie. Plus tard Leach a divisé le genre Maïa en vingt-deux genres qui n'ont pas tous été adoptés par Latreille, dans ses FamillesNaturelles. Le genre Maïa, tel qu'il est conservé par ce savant, peut être ainsi caractérisé : antennes extérieures assez longues, avec leurs deux premiers articles gros, cylindriques, à peu près égaux entre eux, insérés dans les fossettes oculaires. Troisième article des pieds-mâchoires extérieurs pas plus long que large, en forme de carré irrégulier, avec son bord intérieur écliancré profondément; test triangulaire ou ovoïde, rétréci en devant, et pointu ou tronqué; espace compris entre l'origine des antennes et l'extrémité supérieure de la cavité buccale, transversal ou n'étant pas plus long que large; yeux logés dans des fossettes latérales ou inférieures; serres de grandeur moyenne ou petites. Les Maïas se plaisent dans les lieux pierreux et vaseux de la mer, et se dérobent à la recherche de leurs ennemis par l'aspect rocailleux, la dureté et la couleur de leur test. Menacées de quelque danger, elles se blottissent contre un rocher et attendent, parfaitement immobiles, qu'il soit passé ou qu'il les atteigne; dans le dernier cas, leurs pinces sont leurs moyens de défense. L'Océan et surtout les côtes de la Méditerranée nourrissent les Maïas. Suivant Risso, lorsque les Maïas sont prêtes à changer de test, elles se retirent dans les moyennes profondeurs, se cachent sous les Ulves, les .\lgues ou les Fucus, et restent plusieurs jours dans un état de torpeur. C'est ordinairement après celte espèce de métamorphose que le mâle court à la recherche de la femelle pour s'accoupler. Plusieurs espèces portent au delà de six ù dix mille œufs; d'autres n'en font qu'un très-petit nombre, et ne frayent qu'une fois dans l'année. Dans le prélude de leurs amours, les grandes espèces s'approchent du rivage, et parcourant la mer en tout sens, se jettent plus facilement dans les filets que pendant les autres époques de leur vie. Aussitôt que la femelle veut se débarrasser de ses œufs, elle choisit les endroits tapissés de plantes marines, et les dépose parmi ces végétaux. La plupart des Maïas vivent plusieurs années; elles ne vont ordinairement à la recherche de leur nourriture que pendant la nuit. Ces Crustacés, dont quelques espèces acquièrent une taille assez considérable, sont connus dans les provinces méridionales, sous les noms d'Araignées de mer et en provençal desquinado; on mange ces grandes espèces, parmi lesquelles on peut citer la suivante comme la plus connue :
Maïa Squiivado. Maia Squinmlo , Lamk., Bosc, Lalr., Risso, Leach (Mal. Brit., tab. 18); Cancer Squinailo, Herbst (tab. 56, et tab. 14, fig. 84 et 83); Cancer Maia, Scopoli ; Cancer spinosxis, Olivier. Longue de quatre pouces; large de trois. Carapace toute couverte de tubercules velus, dont les plus forts se trouvent au centre des régions qui sont assez nettement distinguées; deux longues épines un peu déprimées, divergentes en avant du front; une grande pointe au-dessus de chaque orbite; cinq pointes fortes de chaque côté de
la carapace, et une sixième au-dessous de l'orbite. Elle est très-commune dans l'Océan et la Méditerranée. Les anciens en avaient fait un attribut de Diane d'Éphèse; elle était considérée par eux comme douée d'une grande sagesse, et comme sensible aux charmes de la musique. F. pour les autres espèces Leach, Herbst, Kisso, Latreille, etc.
M.UAN, MAJAN. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. F. ce mot.
MAIANTHÈME. Maianlhemum. bot. Desfontaines, dans le neuvième volume des Annales du Muséum, a établi ce genre pour quelques espèces de Convallaria de Linné , qui offrent les caractères suivants : calice pétaloïde, monosépale, étoile, à quatre divisions profondes et étalées. Les quatre étamines ont les filaments grêles. Le fruit est une baie globuleuse, à deux loges monospermes. Ce genre diffère des Convallaria par la forme de son calice et le nombre de ses étamines. Il a pour type le Convallaria bifolia de Linné. F. Mbgcet.
MAIETE. Maieta. bot. Genre de la famille des Mélasfomacées, constitué par Anblel (Guian., 1, p. 443, t. 176), aux dépens des Melastonia, et adopté par De Candolle avec les caractères suivants, qu'il ne faut pas confondre avec ceux proposés par Ventenat dans son Mémoire inséré parmi ceux de l'Institut pour 1807 et qui reposent uniquement sur l'adhérence du calice à l'ovaire, puis en partie ou en totalité au fruit qui est bacciforme. La faiblesse de ce caractère le rendait sans doute bien insufiSsant, puisque des quatre espèces désignées par Ventenat, il n'est pas certain que le Maieta Brasitiensis soit réellement celui qui fait encore partie du genre Maieta de De Candolle, et que les trois autres, Maieta annulata, M. argenlea, et M. scalpta, ont été disséminées dans les nouveaux genres Huberia et Ossœa. Les caractères du genre 71/a/e/a, reproduits par De Candolle, sont : tube du calice ovato-oblong, plus ou moins poilu et souvent accompagné de bractées ; son limbe partagé en cinq lobes subulés; cinq pétales obovales; dix étamines; anthères égales; connectif très -court, bi-auriculé postérieurement; ovaire très -glabre supérieurement et presque tronqué; style filiforme; stigmate capité. Le fruit est une capsule ou plutôt une baie à cinq loges, renfermant des graines ovalo-anguleuses.
Maiete be la Gbiane. Maieta Gitianensis, DC; Melastonia Maieta, Desr., in Entycl. Bot., 4, p. 34 ; Tococa Maieta, Don. Arbuste de deux à trois pieds. Ses tiges sont à peine quadrangulaires, grêles, branchues, garnies de poils roussâtres; ses feuilles sont ovales, acuminées, denticulées, portées sur de trèscourts pétioles, et marquées de cinq nervures longitudinales, peu saillantes, entre lesquelles on aperçoit beaucoup de veines transverses. Les deux surfaces sont couvertes de poils roussâtres, clairsemés; le pétiole conjointement avec la partie inférieure de la feuille se renfle en forme de vessie, partagée en deux cavités par une cloison mitoyenne; les fleurs sont blanches, solitaires et sessiles dans l'aisselle des feuilles; l'ovaire devient une baie succulente, d'un beau rouge et bonne à manger.
Les deux autres espèces ilécriles par De Candolle sonl Maieta hypoplifsca ; Melastonia hypoiihyscon, Schrank; et Maieta heteiophylla; Melastoma helerophylla, Desr. ; yococa heterophylla, Don. La première est du Brésil, la seconde du Pérou.
IMAIEDZE. OIS. L'un des synonymes vulgaires de la grosse Charbonnière, y. Mésange.
MAIGRE. POIS. Sciœna ylquila, Cuv. Même chose que Fégaro, espèce du genre Sciène. y. ce mot.
MAILLÉ. POIS. Espèce du genre Labre. ^^. ce mot.
MAILLET. POIS. Synonyme de PantouUier, espèce du genre Squale. F. ce mot.
MAILLOT. Ptipa. bioll. Avant les travaux de Draparnaud, aucun auteur n'avait bien saisi les caractères de ce genre, puisque les Coquilles qui le composent étaient disséminées dans des genres différents, presque toutes parmi les Hélices et plusieurs parmi les Turbos, dans le système de Linné; parmi les Hélices et les Bulimes, dans celui de tSruguière, etc. Dès que ce genre fut bien circonscrit par Draparnaud, dans son Prodrome, Lamarck l'adopta immédiatement après, dans le Système des Animaux sans vertèbres; quoique terrestre, il le classa dans sa méthode, loin des Hélices, entre les Scalaires et les Turritelles; mais il ne tarda pas ù modifier son opinion, et à remettre les Maillots dans leurs rapports naturels, en suivant l'exemple de Draparnaud. La famille des Coliraacées de la Philosophie Zoologique contient en effet ce genre avec les Hélices, Bulimes, Agathines, etc.; mais il parait qu'alors Lamarck n'avait point encore considéré le genre Clausilie comme nécessaire, puisqu'il ne le mentionne pas. L'animal des Maillots paraît être absolument semblable à celui des Hélices; cejjcndant la première paire de tentacules est beaucoup plus courte. Les différences les plus essentielles sont dans la forme de la coquille, la position de l'ouverture, et le plus souvent les plis laraelleux qui garnissent l'ouverture. Les Maillots sont des Coquilles cylindroïdes, ovales, obtuses au sommet, à tours serrés et nombreux, lisses et plissées longitudinalement, jamais striées ou plissées en travers; du moins, on n'en connaît encore aucun exemple. L'ouverture est arrondie, bordée, aussi haute que large; ce qui la distingue éminemment de celle des Hélices, c'est qu'elle est dans une position parallèle à l'axe au lieu de lui être diversement ou plus ou moins inclinée. Les Maillots vivent dans les forêts, sous les buissons, dans les lieux ombragés où ils se tiennent cachés pendant l'ardeur du soleil, lis sortent de leur retraite pendant les pluies douces du printemps ou de l'été : alors on les trouve assez abondamment quelquefois le long des arbres, des rochers ou des vieilles murailles. Il est à présumer qu'ils passent l'hiver comme les Hélices, dans un état d'engourdissement. Les caractères suivants sont ceux que Lamarck donne à ce genre : coquille cylindracée, en général épaisse; ouverture irrégulière, demi-ovale, arrondie et sub-anguleuse inférieuremcnt; à bords presque égaux , réUéchis en dehors, disjoints dans leur partie supérieure; une lame columellaire, tout à fait appliquée, s'interposant entre eux. La plupart des espèces connues sont petites ou de taille médiocre; elles sont d'Europe et d'Amérique. On en trouve
aussi en Asie, et plusieurs espèces aux îles de France et de Madagascar. On en a également trouvé de fossiles, particulièrement dans une brèche osseuse de Cette ainsi qu'à Antibes et à Nice.
Mailiot Momie. Pupa Miimia, Lamk., Anim. sans vert., t. vr, 2e partie, p. 105, n» 1; Biilimus Mumia, Brug., Encycl., no 87; Lister, Conchyl., tab. 588, f. 48. On le trouve aux Antilles.
MAitioT oBTcs. Pupa obltisa, Draparn., Moll. lerrest. et fluviat. de France, pi. 2, fig. 44; Pupa Germanica, Lamk., Anim. sans vert., loc. cit., n» 14. Espèce assez rare que Draparnaud paraît avoir trouvée en France , mais qui est plus communément répandue en Allemagne, sur les montagnes.
Maillot cendré. Pupa ciHe/'eo, l'Anti-Noupareille, Geoff., Coq., p. 54, iv> 18; Lamk., Anim. sans vert., toc. cit., n. 15; Bulimus similis, Brug., Encyclop., n'OC; Pupa cinerea, Draparn., Mollusq. terrest. et d'eau douce de France, pi. 5, fig. 5ô, 54. Coquille de cinq lignes de longueur environ, que l'on trouve communément en France, sur les rochers, les vieilles murailles. Elle a cinq i)lis à l'ouverture.
Maillot Polyodonte. Pupa Polxodon, Lamk., loc. cit., n» 18; Hélix Polyodon, Féruss., Prodrome des Mollusq. terrestr. et Huviat., nt>490; Pupa Polyodon, Draparn., loc. cit., pi. 4, fig. 1, 2. Espèce fort remarquable par les quinze ou dix-huit lames qui garnissent son ouverture et la rétrécissent beaucoup. Elle est du midi de la France.
MAILLOTIN. Pupina. moll. Genre de la famille des Colimacées, établi par Vignard, pour une petite Coquille rapportée de la Nouvelle-Guinée, sur une partie de vêtement des aborigènes, où elle était cousue en manière d'ornement. Le genre Maillotin a pour caractères : coquille turbinée, ovale; ouverture profondément fendue; columelle recourbée, tronquée.
Maillotin de Kehacdren. Pupina Ketaudrini,\is. Test cornéo-calcairc, mince, demi-transparent, lisse et luisant; spire rétuse, à sommet papillaire, formée de cinq tours un peu convexes; ouverture ronde, marginée,avec une échancrure au bord gauche, évasée extérieurement; une lamelle dentiforme au côté droit; columelle très-faiblement calleuse àsa base. Taille, trois lignes.
MAIMON. MAU. Espèce du genre Macaque. F. ce mot.
MAIN. BOT. zooL. On a vu de quelle importance étaient les Mains au mot Homme et au mot Bimane; une ressemblance plus ou moins éloignée avec la forme de la Main de l'Homme a fait nommer vulgairement :
JlAiN DÉCOUPÉE (Bot.), le Platane.
Main de Diable (Polyp.), un Alcyon.
Main de gloire (Bot.), la Mandragore.
Main de Judas ou de Ladre (Polyp.), PAlcyon Main de Diable.
Main de Jésus (Bot. phan.), la plumule dans l'amande du Piiius Pinea.
Main de l'Homme (Bot. crypt.), la Clavaire digitée.
Main de Mars (Bot.), la Potentille quintefeuiUe.
Main de mer (Polyp.), des Alcyons lobés et les Laminaires palmées parmi les Hydrophytes.
a. MAINATE de Java. | S.SERICITLE oraiio;e
Main de i\ passion (Bot.), la feuille de certaines Passitîores.
MAINATE. Gracula. ois. (Linné.) Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec médiocre, dur, comprimé, convexe en dessus, courbé vers la pointe quia quelquefois une écliancrure plus ou moins forte; mandibule inférieure robuste, égalant en hauteur la supérieure; narines placées de chaque côté du bec et vers le milieu, ouvertes, cachées en partie par les plumes très-avancées du front : pieds robustes; quatre doigts, trois en avant : l'intermédiaire de la longueur du tarse et réuni à l'externe par la base; l'interne divisé; un derrière, très-fort; ailes médiocres; première rémige presque nulle, la deuxième un peu plus courte que la troisième.
Ce genre, tel qu'il se trouve établi dans la treizième édition du Sfstema Naturœ, renferme un assez grand nombre d'espèces, mais l'anomalie que l'on observait dans quelques-uns des caractères principaux a fait rejeter la plupart de ces espèces dans beaucoup d'autres genres différents, de manière qu'il n'est resté que celles qui conslituenl réellement le genre Mainate, que Cuvier, réservant le synonyme latin Gracula pour son genre Martin, a appelé Eiilabes. Les Mainates se font distinguer el rechercher même des Chinois et des Malais, par la douceur de leur caractère, la facilité avec laquelle ils se font à la domesticité, l'aptitude qu'ils montrent pour retenir les airs, les mots el les phrases qu'on veut leur apprendre, et la complaisance avec laquelle ils les répètent au moindre désir du maître; il parait même qu'ils possèdent ces talents à un degré supérieur à celui que l'on observe dans les Perroquets qui, généralement, captivent davantage par l'éclat de leurs couleurs que par leurs grâces et leur amabilité. Du reste, c'est encore un fort bel Oiseau dont le plumage, d'un noir brillant, reflète toutes les couleurs primitives de la lumière qui vient se décomposer sur les prismes nombreux de sa robe légère. Dans les îles de Java et de Sumatra, où ces Oiseaux sont communs, on les voit réunis en troupes se répandre dans les plaines, visiter tour à tour les jardins et les forêts pour y chercher la nourriture qu'ils trouvent soit dans les Vers et les Insectes, soit dans les fruits et les graines. Ils font entendre naturellement un chant fort agréable. Le raàle construit conjointement avec sa femelle, à laquelle il témoigne un grand attachement, un nid qu'il tapisse intérieurement d'un duvet très-abondant; ce nid est ordinairement placé fort près du sol, entre les tiges accumulées d'une souche épaisse. La ponte est ordinairement de trois œufs grisâtres, tachetés de vert olive. Le vol des Mainates est assez rapide, quoique peu soutenu ; il a beaucoup d'analogie avec celui du Merle.
Mainate Matnoc. Gracula religiosa, L., Buff., pi. enl. 208. Plumage noir, lustré et irisé en bleu, vert ou violet; plumes delà tête courtes, épaisses et veloutées; une bande de plumes longues et effilées parlant du front et retombant sur la nuque entre deux membranes charnues el d'un jaune rougeâlre, qui prennent naissance dessous l'angle postérieur de l'œil, et s'étendent vers l'occiput; une grande tache blanche sur le milieu
des rémiges; bec rouge à la base et jaune dans le reste; pieds d'un jaune orangé. Taille, dix à onze pouces. Il varie un peu pour la taille et l'étendue de la tache blanche, ce qui a induit en erreur quelques ornithologistes qui ont considéré ces variétés comme des espèces.
Mainate de Java. Mainafus Javanus, Less.; Gracula religiosa, Lath.; Eulabes Iiulicus, Cuv.; Pastor musicus, Tem. Il est de la taille du précédent, mais il a le bec plus allongé proportionnellement, moins haut et moins comprimé. Quant au plumage, il est absolument semblable.
MAINE. BOT. PourMayna. F. ce mot.
MAIPODRI. OIS. Espèce du genre Peisroquet. ^. ce mot.
MAIRANIA. BOT. Nom substitué par Necker et Desvaux à celui d'Jrctoslaphxlos employé par Adanson pour un genre formé aux dépens des Arbousiers, f. ce mot el Arctostaphvios.
MAIUERIA. BOT. (Scopoli.) Synonyme de Mouroucoa d'Aublet. F. ce mol.
MAIRIE. Mairia. bot. Genre delà famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, formé par le professeur De Candolle, aux dépens des genres Asler, Arnica, Zxrphelis, etc., des divers auteurs, avec les caractères dislinctifs suivants : capitule muUiflore, hélérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles et fertiles, celles du disque, tubuleuses, à cinq dénis, hermaphrodites, quelques-unes fertiles, d'autres stériles; réceptacle nu, subalvéolé; involucre composé d'un petit nombre de rangées d'écaillés imbriquées; anthères absolument mutiques à leur base; akènes piano-comprimés, glabres ou garnis de quelques poils disséminés; aigrelle d'une seule rangée de soies plumeuses. Les Mairies sont des plantes herbacées, à rhizomes sous-frutescents, ou des sous -arbrisseaux à feuilles alternes, oblonguesovales ou linéaires, subrigidules, dentées ou entières. Toutes appartiennent au cap de Bonne-Espérance.
Mairie crénelée. Mairia crenala, De Cand.; Jrnica crenata, Thunb. C'est une plante herbacée, à feuilles subradicales obovato-oblongues, un peu épaisses, atténuées à leur base, grossièrement crénelées et dentées à leur sommet et glabres; les pédoncules sont velus; les fleurs sont ordinairement violettes el assez grandes.
Il faut placer dans le même genre les Aster perezioides, Less.; Aster ciliaris, Thunb.; Zyrphelis microcephala, Nées.
MAIS. Zea. bot. Genre de la famille des Graminées, rapproché de la section des Saccharinées, et appartenant à la Monœcie Triandrie, L. Ce genre ne se compose que d'un très-petit nombre d'espèces dont la plus intéressante est le Mais cultivé, Zea Mais, L. , Blackw. , t. 347, plus généralement connu sous les noms de Blé de Turquie ou Blé d'Inde. C'esl une des plus belles el des plus grandes Graminées que l'on cultive en Europe; elle est annuelle; son chaume, qui s'élève quelquefois à une hauteur de cinq à six pieds, est cylindrique, légèrement comprimé et noueux; assez souvent il naît de ses nœuds inférieurs des radicules cylindriques et blanches qui prennent un accroissement plus
ou moins considérable en se dirigeant vers la terre. Les feuilles, engainantes à leur base, sont très-longues, larges d'environ un pouce, un peu rudes sur les bords ; les fleurs sont monoïques; les mâles forment au sommet de la tige une panicule rameuse et pyramidale; les épillels sont géminés, l'un est sessile et l'autre est pédiccllé, chaque épillel est biflore; la lépicène est formée de deux valves égales, lancéolées, aiguës, concaves, mutiques, striées longitudinalement et un peu velues ; les Heurs sont sessiles, à peu près de la même longueur que la lépicène; la glumelle se compose de deux paléoles unies entre elles par leur bord interne, tronquées et un peu sinueuses à leur bord supérieur; les trois élaraines ont les filets capillaires et les anthères trèsallongés; les fleurs femelles forment à l'aisselle des feuilles de gros épis irrégulièrement polygones, recouverts par un grand nombre d'écailles spathiformes qui semblent être des feuilles avortées ; les épis sont solitaires; ils se composent d'un axe cellulaire très-épais, l)olygone, offrant de quatre à treize faces longitudinales et portant chacune une double rangée d'épillets sessiles et géminés; chaque épillet est biflore, mais d'une manière incomplète; la lépicène se compose de deux valves arrondies, concaves, persistantes, obtuses et ciliées; la fleur intérieure est femelle; les deux valves de sa glume sont concaves, obtuses, légèrement échancrées; l'ovaire est environné de trois rudiments d'étamines, et quelquefois d'une glumelle formée de deux paléoles qui manquent assez souvent : cet ovaire qui est globuleux porte à son sommet un style qui se confond avec un stigmate filiforme, velu, ayant cinq à six pouces de longueur. La fleurette extérieure est neutre, très-rarement elle est femelle comme l'interne et olîrant la même organisation; le fruit est une caryopse irrégulièrement globuleuse, un peu déprimée, enveloppée à sa base par les écailles florales qui sont persistantes.
Cette belle Graminée est originaire du nouveau monde; sa culture a dû n'être introduite en Europe que vers le seizième siècle, car il n'en est fait aucune mention dans les ouvrages d'agriculture ou d'économie rurale, antérieurs à la découverte de Christophe Colomb; néanmoins les noms vulgaires de Blé de Turquie, Blé d'Inde, sous lesquels le Maïs est généralement désigné, semblent venir à l'appui de l'opinion de quelques auleurs qui pensent qu'il a été transporté de l'ancien dans le nouveau continent ; quoi qu'il en soit de l'origine de celte Céréale, elle est aujourd'hui abondamment cultivée dans toutes les parties du monde. Elle produit en résultat beaucoup plus de matières alimentaires qu'aucune autre plante de la famille des Graminées; mais elle ne peut être employée dans l'économie générale, avec les mêmes avanlages que le Froment.
On distingue un assez grand nombre de variétés de IMaïs obtenues par suite de sa longue culture; les unes sont relatives à la durée plus ou moins hâtive de sa végétation, les autres à la couleur de son grain. Ainsi on nomme Maïs précoce. Maïs de deux mois, Maïs quarantain une variété très-hâtive, à laquelle il ne faut guère plus de deux mois pour arriver à une matu-
rité parfaite. La couleur du grain est aussi très variable; le plus généralement ces grains sont d'une teinte blonde-dorée, mais il y en a de blancs, de bruns, de violets, de rouges et de panachés ; les deux variétés les plus répandues sont le jaune et ensuite le blanc. Selon la plupart des agronomes, la farine du Maïs jaune est beaucoup plus savourcuseque celle du blanc. En France on cultive très-abondamment le Maïs dans un grand nombre de provinces; telles senties Landes aquilaniques et le reste de la Gascogne, la Bourgogne, l'Alsace, etc. En général cette plante a besoin d'un terrain profond, plutôt léger que substantiel, et plutôt un peu humide que trop sec; dans une terre trop substantielle, le Maïs pousse beaucoup en herbe, mais ses grains sont moins abondants et moins bien nourris. Le terrain doit avoir été bien préparé par deux labours profonds, et convenablement fumé; le plus généralement on fait de distance en distance des trous de quelques pouces de l)rofondeur, dans lesquels on met cinq à six grains de Maïs que l'on recouvre ensuite de fumier et de terre; dans les pays chauds, en se servant des variétés hâtives, on peut facilement, dans la même saison, faire deux récoltes dans un même champ. Ces récoltes sont en général très-productives, mais celle Céréale épuise considérablement le sol, en sorte qu'il est plus convenable de ne la planter que tous les quatre à cinq ans au plus dans un même terrain ; on doit aussi pour cette M raison ne jamais faire précéder ni suivre la récolte du ^ Maïs de celle des autres Céréales. C'est surtout après le défrichement d'une prairie artificielle que le Blé de Turquie réussit le mieux.
La farine du Maïs est d'une couleur jaune pâle, elle difl'ère de celle des autres Céréales en général, par l'absence du gluten; elle se compose de fécule, de matière sucrée et animalisée, de matière mucilagineuse et d'albumine. Celte farine de Maïs, dans les parties de la France où cette Graminée est cultivée, forme la base de l'alimentation des habitants, en même temps qu'elle sert à la nourriture des bestiaux et de la volaille. Dans le département des Landes, les Pyrénées, une partie de la Bourgogne, le Maïs tient la place du Froment et du Seigle pour la classe peu aisée du peuple, et on lui fait subir un grand nombre de préparations; ainsi on en fait quelquefois une bouillie plus ou moins épaisse, en délayant sa farine dans de l'eau et en y ajoutant un peu de sel ; cette pâte à laquelle on donne différents degrés de consistance, est la préparation la plus simple et la plus usitée non-seulement en France, mais encore dans quelques parties de l'Angleterre, de l'Italie et de l'Allemagne. On fait aussi du pain avec la farine de Maïs, mais il est lourd et compacte, parce que la farine, privée de gluten, ne lève pas; cependant les habitants des Landes en font une très-grande consommation.
On peut, en mélangeant un quart ou moitié de farine de Froment à celle de Blé de Turquie, obtenir un pain parfaitement levé, et qui a tous les avantages du pain de Froment, en même lemps qu'il est beaucoup moins cher. On prépare aussi avec la pâte de Maïs des galettes plus ou moins minces, que l'on fait cuire sur des plaques de tôle ou même simplement sur des planches de
bois que l'on approche convenablement du feu. Celle préparation est préférable au pain fait sans addition de farine de Froment, parce qu'elle est mieux cuite, et par conséquent moins indigeste. Enfin, selon Parmentier, on peut faire avec le Maïs du gruau, de la semouille et même des pâtisseries qui, pour la délicatesse et la légèreté, ne cèdent en rien à celles que l'on fait avec la meilleure farine de Froment. Ce n'est pas seulement à son état de maturité complète que l'on fait usage du Maïs comme aliment; on mange aussi ses épis lorsqu'ils sont encore verts et très -jeunes, après les avoir fait bouillir dans l'eau, ou bien on les confit dans le vinaigre comme des cornichons. Les grains de Maïs entrent également dans la préparation de plusieurs boissons; ainsi, en faisant fermenter ces grains concassés et légèrement bouillis, on en fait une boisson spirilueuse et enivrante que les Américains désignent sous le nom d'.Vlole. Parmenlier assure que cette Céréale peut remplacer l'Orge dans la préparation de la bière, et que ses graines torréfiées fournissent une liqueur analogue au Café. Ainsi que cela a lieu dans plusieurs autres Graminées, les tiges de Blé de Turquie contiennent une quantité notable de matière sucrée. Au rapport de Humboldt, les habitants du Mexique en retirent du sucre avec avantage; aussi a-t-on cherché à en extraire ce principe à une époque encore peu éloignée, où la guerre avait interrompu les communications commerciales de la France avec les colonies. Pictel, de Genève, a publié en 1811 le résultat, d'essais tentés à cet égard : il a o!)tenu des jeunes tiges de Maïs, récoltées au moment où la graine commence à se former, un sirop d'un goût très-agréable, propre, selon lui, à remplacer le sucre de canne pour le, Thé, le Café et plusieurs autres préparations économiques et culinaires.
On a généralement remarqué que les personnes qui font habituellement usage du Maïs comme aliment sont fortes et vigoureuses. Le docteur Lespez,qui a présenté, en 1825, à la Faculté de Médecine de Paris, une dissertation sur le Maïs, assure qu'à mesure que la culture et l'emploi de celle Graminée s'introduisent dans quelque canton du département des Landes, on voit les habitants perdre le teint blafard qui leur était naturel, pour se revêtir des formes et du coloris de la santé. Selon quelques observateurs, les paysans qui se nourrissent de Maïs ne sont point sujets à la pierre ni à la gravelle, maladies qui se déclarent si fréquemment chez les individus qui se nourrissent plus particulièrement de matières animales et azotées. La bouillie de farine de Maïs étant d'une digestion extrêmement facile, plusieurs praticiens en recommandent l'usage aux convalescents, aux personnes épuisées par de longues maladies, comme les phthisiques par exemple; on l'a vue aussi très-bien réussir chez plusieurs personnes affectées de maladies chroniques de l'estomac et du tube digestif, chez lesquelles les fonctions assimilalrices ne se faisaient qu'incomplètement et avec difficulté. S'il fallait en croire le témoignage de quelques auteurs, le Maïs serait un remède efficace contre l'épilepsie dont il éloignerait et ferait même cesser entièrement les accès; mais celte assertion a besoin de
nouveau d'être soumise à l'expérience avant qu'on puisse l'admettre. Cet exposé succinct et incomplet des usages et des avantages du Maïs est néanmoins suffisant pour faire voir combien il est important d'introduire la culture de cette Céréale dans les contrées qui en sont privées, et où la nature du terrain semble être favorable à son développement.
MAIT-SOU. OIS. Espèce du genre Pigeon. T. ce mot.
MAIZIMA. BOT. Desvaux a établi, sous ce nom, un genre qui est le même qu'Arclostaphylus.
MAJA. CRUST. (Linné.) Pour Maïa. F. ce mot.
MAJANIL. MAM. F. ÉlÉPBANT.
MAJANTHÈME. bot. Pour Maianthème. V. ce mot.
MAJAT. HOLL. Nom donné par Adanson (Voy. au Sénégal, pi. 5. fig. 1) à une es|)èce très-commune de Porcelaine, Cyprœa slercoratia, Lamarck.
MAJAUFES, MAJACFLES OD MAJUFLES. BOT. Variété de Fraisier. (^. ce mot.
MA.IORANA. BOT. Le nom de Majoraine ou de Marjolaine, qui est celui que l'on donne vulgairement à une espèce d'Origan, avait été employé par Tournefort, pour distinguer génériquement cette plante ; mais Linné n'avait pas trouvé que les caractères assignés à ce genre fussent suffisants pour décider son admission; dei)uis, le genre de Tournefort a été rétabli par le professeur Mœnch qui l'a caractérisé ainsi qu'il suit ; calice très-courtement campanule à sa base, avec son limbe divisé antérieurement, dilaté en dessus, très-entier, arrondi en voûte, avec le bord un peu replié en dessous et l'orifice nu; le tube de la corolle égale la longueur du tube calicinal; son limbe est partagé en deux lèvres dont la supérieure est presque dressée, échancrée, l'inférieure a trois lobes étalés, presque égaux; quatre étamines exsertes, distantes, dont les inférieures plus longues; leurs filaments sont glabres et leurs anthères à deux loges parallèles, divergentes ou quelquefois divariquées; style bifide au sommet; stigmate petit et terminal; akènes secs et lisses.
WKR]OL\ij<EconiiV!>E. Mojoranavulyaris, Tournet; Origanum Majorana, Lin. Ses tiges ont de quinze à di.x-huit pouces de hauteur; elles sont grêles, ligneuses, presque carrées, velues, divisées en rameaux nombreux, garnies de feuilles opposées, pétiolées, ovales, obtuses, très-entières, velues particulièrement sur les bords, et d'un vert blanchâtre; les épis sont courts, serrés, pubescents, disposés en corymbe à l'extrémité des rameaux; les bractées sont purpurines vers leur sommet; les fleurs sont blanches ou rougeàtres. Celte plante est originaire du midi de l'Europe ; on la trouve encore sauvage dans les vallées du Portugal; du reste elle est généralement cultivée dans les jardins où l'excellence de son parfum est passée en proverbe.
MAKAIRA. POIS. l^. Macaria et XipiiiAS.
MAKAVOUANA. ois. f^'. Ara.
MAKI. Letnui: jiasi. Genre de Quadrumanes, appartenant à la famille des Lémuriens ou Strepsirrhinins de Geoffroy Saint-Hilaire, et qui, conservant encore plusieurs des caractères de celle des Singes, s'en distingue néanmoins très bien à plusieurs égards, et particulièrement sous le rapport de son système dentaire. Les dents sont, il est vrai, en même nombre chez les
Makis et chez la plupart des Singes américains; el les uns et les autres ont de même, à la mâchoire supérieure, quatre incisives, deux canines et douze molaires; mais on compte à l'inférieure, chez tous les Makis, six incisives et seulement dix molaires. Les incisives inférieures diffèrent donc par leur nombre de celles des Singes : elles en différent également, et d'une manière non moins remarquable, par leur forme et leur position. Elles sont extrêmement allongées, très-minces, et dirigées, non pas de bas en haut comme à l'ordinaire, mais presque horizontalement d'arrière en avant. 11 est à observer que l'externe a une forme différente de celle des internes, et qu'elle est en outre plus grande; fait qu'il est d'autant plus important de remarquer, que l'on pourrait, suivant quelques auteurs, regarder cette dernière incisive comme la véritable canine, et alors, dans la dent suivante, ou celle que l'on a considérée comme la canine, ne voir que la première des mâchelières. Suivant cette manière de voir, s'il était possible de l'adopter, les Makis (et il en est de même de plusieurs autres genres de Lémuriens) auraient exaclement le même nombre d'incisives, de canines, et de molaires que les Singes américains. Elle fournirait aussi l'explication d'une anomalie que présente le système dentaire des Makis et de plusieurs genres voisins, chez lesquels la canine supérieure est placée plus antérieurement que l'inférieure, disposition contraire à celle qui a lieu dans le plus grand nombre des cas. Quoi qu'il en soit, la canine inférieure, ou, suivant les auleurs dont on vient de rapporter l'opinion, la première molaire est petite, triangulaire et semblable à une fausse molaire, comme l'a remarqué Frédéric Cuvier lui-même, quoique d'ailleurs ce zoologiste ne regarde comme des fausses molaires que les deux dents suivantes. Les vraies molaires sont toutes trois de même forme, et présentent en devant deux pointes, l'une interne, l'autre externe, et en arrière une dépression et un tubercule placé extérieurement. On trouve de même ù la mâchoire supérieure trois vraies molaires, parmi lesquelles la première est la plus grande, et la dernière la plus petite; disposition qui a également lieu à la mâchoire inférieure. La première présente deux tubercules assez développés sur son bord externe, deux assez petits sur son bord interne, et enfin, à sa partie moyenne, deux autresdegrandeur fort inégale; à la seconde, le tubercule postérieur et interne a disparu, et le gros tubercule médian est devenu une crête longitudinale. La dernière n'a plus que trois tubercules externes et une crête placée à son bord interne. Les fausses molaires, au nombre de trois, se ressemblent généralement, et sont séparées par un intervalle vide de la canine; celleci est mince, large, tranchante en avant et en arrière, et cache presque entièrement l'incisive externe de son côté; l'incisive interne droite et la gauche sont séparées par un intervalle vide, l'intermaxillaire étant en avant d'une extrême minceur sur la ligne médiane. Du reste, ces incisives ne présentent rien de bien remarquable sous le rapport de leur forme et de leur direction. Les membres des Makis, et surtout les postérieurs, sont longs, et leurs pouces, bien séparés des autres doigts et bien opposables, font de leurs mains des
inslrumenls assez parfaits de préhension. Tous leurs doigts sont (erminés par des ongles plats, ou du moins aplatis, à l'exceplion d'un seul, le second des pieds de derrière, qui est assez court, et remarquable par sa phalange onguéale fort amincie, et que termine un ongle subulé, long et relevé. La queue est plus longue que le corps, et contribue à donner à l'animal beaucoup de grâce; mais elle ne paraît pas être pour lui un organe d'une grande importance. Les formes générales des Makis sont svelles, et leur tête longue, triangulaire, à museau effilé, a été souvent comparée à celle du Renard. Leur pelage est généralement laineux, Irèstouffu et abondant; leurs oreilles sont courtes et velues; leurs narines terminales et sinueuses; et leurs yeux sont placés, non pas antérieurement comme chez l'Homme, non pas latéralement comme chez les quadrupèdes, mais dans une position intermédiaire. Les mamelles sont pectorales et au nombre de deux. Le gland est conique, et sa surface est couverte de papilles cornées, dirigées en arrière.
Les Makis, dont l'organisation est sous presque tous les rapports analogue à celle des Singes , ont aussi à peu près les mêmes habiludes. Us vivent sur les arbres et peuvent sauter d'une branche à l'autre avec beaucoup d'agilité. Us se nouirissent essentiellement de fruits comme les Singes, et sont, comme eux, fort ardents en amour, fort impétueux et fort vifs; mais on ^ ne voit pas chez eux cette lubricité, cette indocilité, et nous ne saurions mieux exprimer notre pensée que par ces mois, cet empressement de nuire et celte impudence, qui caractérisent un si grand nombre de Singes, et particulièrement la plupart de ceux de l'ancien monde. Doux à l'égard des personnes qui lui sont connues, timide à l'égard des étrangers, on voit souvent le Maki, réduit en domesticité, fuir à l'approche du spectateur; mais on ne le voit jamais s'avancer vers lui pour le repousser par des grimaces el des gestes menaçants, ou chercher à le saisir et à le blesser, comme le fait un Cynocéphale ou un Macaque. Les Makis sont d'ailleurs, comme les Singes, très-atlachés à leurs pelils, ce qu'on a eu occasion de constater à la Ménagerie du Muséum où l'on a vu produire une espèce du genre. Ces animaux, qui tous habitent Madagascar et quelques îles voisines, ont été souvent transportés dans nos climats et plusieurs y ont même vécu fort longtemps. Tel est particulièrement le Mococo dont Geoffroy Saint- Hilaire (Ménagerie du Muséum) a donné l'histoire et la description. Cet individu se portait encore très-bien au bout de dix-neuf ans de domesticité, quoique depuis son arrivée en France, il eût toujours paru fort incommodé du froid. 11 cherchait à s'en garantir en se ramassant en boule, les jambes rapprochées du ventre, et en se couvrant le dos avec sa queue. 11 s'asseyait, l'hiver, à portée d'un foyer, et tenait ses mains et même son visage aussi près du feu qu'il le pouvait : il lui arrivait quelquefois de se laisser ainsi brûler les moustaches, et alors même il se contentait de tourner la tête, au lieu de s'éloigner du feu.
Linné et les auteurs systématiques avaient réuni dans le genre Lemur non-seulement tous les véritables Makis, mais aussi tous les Lémuriens, et même plusieurs
espèces d'organisalion toute diffoicnlc; oiais depuis, Geoffroy Saint-Hilaire a, par la formation successive des genres Indri, Loris, Kycticèbe, Galago et Tarsier, isolé enfin les véritables JMakis, et le genre a été définitivement constitué. Il est encore formé d'un grand nombre d'espèces qui toutes, comme on l'a déjà remarqué, habitent exclusivement Madagascar et les îles voisines, où, tout au contraire, on ne trouve aucun véritable Singe. Voici les diverses espèces du genre dans l'ordre où elles ont été décrites et placées par Geeffroy Saint-Hilaire.
Maki Vari. Lemur Macaco, L., le Vari et le Vari à ceinture, Geoff., Magaz. Encycl., t. vu. II a un pied buit pouces de long , et est très-remarquable par son pelage varié de grandes taches blanches et noires. Le raàle a les cotés du nez , les coins de la bouche, les oreilles, le dessus du cou, le dos, les flancs de couleur blanche, avec le dessus de la tête, le ventre, la queue et la face externe des avant-bras et des cuisses de couleur noire. La femelle diffère du mâle en ce qu'elle a beaucoup moins de blanc, et particulièrement en ce que son dos est tout noir, à l'exception d'une bande blanche placée transversalement à son milieu. Suivant Geoffroy Saint-Hilaire, les jeunes, soit mâles, soit femelles, ont le dos blanc comme le mâle adulte, en sorte que les jeunes femelles ressemblent d'abord aux mâles; fait très-remarquable, puisque ordinairement ce sont au contraire les jeunes mâles qui ressemblent aux femelles. Desmarest a décrit, comme variété de cette espèce, un individu qui avait tout le noir du pelage des Varis ordinaires remplacé par du gris-brun.
Maki soir. Lemur niger, Geoff. Saint-Hil., Ann. du Mus.; le Mancanco noir d'Edwards. C'est une espèce fort peu connue. Son pelage est généralement noir.
Maki rouge. Lemur riiber, Geoff. Saint-Hil., Ann. du Mus. Il est généralement d'un roux marron très-vif, avec la tête, la queue, les mains, la face interne des membres et le ventre noirs; un demi-collier blanc sur le haut du col.
Maki roux. Lemur rvfiis, Geoff. S'-Hil. 11 ne doit pas être confondu avec le Maki roux de Fr. Cuvier, qni est un Maki rouge. Son pelage est d'un roux doré en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous, avec le tour de la tête blanc, excepté au front; une ban'de noire s'étend de la face à l'occiput.
Maki a front blanc. Lemur albifrons, Geoff. Saint- Hil., Mag. Encyclop. et Ann. du Mus. Roux-brunâtre en dessus, grisa l'occiput et sur les épaules, gris-roussâtre en dessous; la face est noire depuis les yeux; mais le mâle a sur le dessus de la tête et sur le front un bandeau blanc, qui n'existe pas chez la femelle. Aussi celleci avait-elle été d'abord considérée comme une espèce distincte, et décrite par Geoffroy Saint-Hilaire, sous le nom de Maki d'Anjouan. La ménagerie du Muséum ayant réuni à la fois les deux sexes, on est parvenu à les faire accoupler; la femelle a mis bas au bout de quatre mois de gestation. Les petits, qui n'avaient en naissant que la grosseur d'un Rat, pouvaient déjà manger seuls au bout de six semaines. Fr. Cuvier, qui a donné (Mamm. lilhog., par Geoff. S'Hil. et Fr. Cuvier)
l'histoire de ces jeunes animaux, a fait connaître les principales circonstances de l'accouplement et de la gestation, et montré que le Maki d'Anjouan et le Maki à front blanc ne forment pas, comme on l'avait cru jusqu'alors, deux espèces distinctes. Il serait fort possible que d'autres observations fissent de même, dans la suite, diminuer le nombre des espèces de ce genre, en montrant à l'égard de quel(|ues-unesde celles admises aujourd'hui qu'elles ne sont pareillement que de simples variétés d'âge ou de sexe. Le Maki à front blanc a été trouvé à Madagascar et à Anjouan.
Maki a front noir. Lemur nigrifrons, Geoff. S'- Hilaire. H est gris-roux sur les parties postérieures du corps, et cendré en avant, avec le ventre et les parties internes des cuisses roux, et le dessus de la tête et le front noirs. Ce Maki parait être le Simia Sciurus de Petiver.
Maki aux pieds biarcs. Briss.; Lemur albimanus, Geoff. S'-Hil. C'est une espèce fort peu connue; son pelage est gris-brun en dessus, roux-cannelle sur les côtés du col, blanc sur la poitrine, roussâtre sur le ventre. Les mains sont blanches, comme l'indique le nom donné à l'espèce par Brisson.
Maki MoNGOts. Buff., xiu; Lemur Moiigoz, L. Il parait être le Mongous de Geoffroy, mais non pas celui d'Audebert, qui est un Maki aux pieds blancs. Geoffroy caractérise ainsi cette espèce : pelage gris en dessus, blancen dessous; le tour des yeux et le chanfrein noirs.
Maki uRtiv. Lemîir fulrus, Geoff. S'-Hil., Ménagerie du Mus. et Ann. du Mus.; le grand Mongous de Biiffon. Il a le pelage brun en dessus, gris en dessous; la (ête noirâtre; le chanfrein élevé et busqué.
Maki a fraise. Lemur coltaris, Geoff. S'-Hil., Ann. du Mus. Pelage brun-roux en dessus, fauve en dessous; une sorte de collerette de poils roux; la face plombée; les poils de la queue dirigés latéralement. La femelle est plus petite que le mâle, et elle a le sommet de la tête gris, et le pelage généralement plus jaunâtre.
Maki Mococo. Buff., xi ii; Lemur Calta,L. L'une des plus belles espèces du genre, et en même temps'l'une des plus distinctes. Son pelage est cendré roussâtre en dessus, cendré sur les membres et les flancs, et blanc en dessous; la queue est annelée dans toute sa longueur d'anneaux alternativement blancs et noirs, dont le nombre s'élève à trente environ. L'élégance des formes, l'harmonie des couleurs, et la grâce de cette espèce ont dès longtemps fixé sur elle l'attention des naturalistes, et ont fait transporter fort souvent cette espèce en Europe.
Maki griset. Buff., Supplém., vu; Lemur gn'seus, Geoff. S'-Hil., Mag. Encycl. Il n'a que dix pouces environ de long, et se trouve ainsi d'une taille inférieure à celle des autres espèces du genre, (|ui toutes ont de quinze à vingt pouces; il a aussi la tète un peu moins allongée, caractères qui l'ont fait considérer pendant longtemps comme un jeune âge. Mais il n'y a plus de doutes aujourd'hui sur la réalité de sa distinction spécifique. Son pelage est généralement gris en dessus el blanc-grisâtre en dessous.
Telles sont les espèces du genre Maki admises par Geoffroy Saint-Hilaire, et d'après lui par les autres
zoologistes modernes mais on ne peul se dissimuler que, lorsque les observations se seront multipliées, il est très -probable qu'on reconnaîtra dans quelquesunes des espèces de simples variétés d'âge ou de sexe, et qu'ainsi le nombre d'entre elles viendra à diminuer. Il est également probable que d'autres Wakis restent encore à découvrir dans l'île de Madagascar si imparfaitement connue jusqu'à ce jour. On devrait même, suivant Frédéric Cuvier et Desmoulins, réunir à ce genre le petit Quadrumane connu sous le nom de Galago de Madagascar, et Frédéric Cuvier lui a même donné le nom de Maki nain, quoique, comme il le dit lui-même, des caractères particuliers l'éloignent des autres Makis ; il a le museau court, la lêle ronde elles yeux très -grands; il est généralement beaucoup plus trapu que ceux-ci, dont il diffère encore par sa vie nocturne. Ses oreilles sont très-arrondies, mais avec un tragus et un anlilragus; ses narines sont entourées d'un mufle, et son corps est couvert d'un pelage épais, composé tout entier de poils soyeux en apparence, et dont la couleur générale est le gris fauve uniforme en dessus, le blanc en dessous. Mais il est fort douleux que ce Quadrumane, qui paraît être le Rat de Madagascar, de Buffon, et le Lemiir viurinus des auteurs systématiques, puisse être définitivement placé dans le genre des Wakis, quoiq.ue d'ailleurs il leur ressemble à quelques égards, et qu'il ait la même pairie. Au reste, cette dernière circonstance n'est pas même une présomption en faveur de l'opinion de Frédéric Cuvier et de Desmoulins, puisque l'on connaît déjà plusieurs Lémuriens, et particulièrement les Indris qui forment un petit genre voisin, mais certainement différent de celui des Makis, et qui, néanmoins, habitent comme eux l'île de Madagascar. D'ailleurs le Galago de Madagascar ou le Maki nain, ne peut guère plus être considéré comme un véritable Galago que comme un véritable Maki.
MALABAILA. BOT. Ce genre de la famille des Ombellifères, établi par Hoffmann sur les Pastinaca (jraveo- ^e«set/;mpmeW(/l9/îO, de Ma rchall-Bieberstein, n'offre que des différences trop légères d'avec le genre Pastinaca pour mériter d'être adopté.
Un au't're genre Malabaila a été institué par Tausch, dans la même famille, et celui-ci offre pour caractères : limbe du calice à ciuq dents; pétales obcordés, avec la découpure infléchie; son fruit est ovale, un peu comprimé sur le dos, avec l'épicarpe mince, presque membraneux; les méricarpes ont cinq sillons et autant de côtes élevées, presque ailées, égales, à vallécules planes, à trois raies; carpophore bipartite; semence consistant en un noyau libre, faiblement strié sur le dos, avec un sillon oblong antérieurement.
Maljibaile d'Illyrie. Malabaila Illyrica, Tausch; Alhamanta galaka, Hacq., PI. Carn., t. 3. C'est une plante herbacée, à feuilles triternato-décomposées;ses ombelles sont terminales, à involucres et involucelles polyphylles, à fleurs blanches.
MALABATHRCM. dot. Espèce du genre Laurier. V. ce mot.
MALACAGA. MAM. Synonyme d'Ocelot. A'. Chat. MALACCA PELA. bot. (Rhéede, Mulab., ô, tab. 35.)
Synonyme de Psidium pomiferum. y. Gobyavier. MALACENTOZOAIRES. Malacentozoaria. moll.
Nom que Blainville avait proposé pour remplacer celui de Cirrhopodes des auteurs; ce mot a été abrégé. y. Malentozoaiues, Mollusque abticblé et Cirrhopodes.
MALACHADËNIE. Malachadenia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par Lindiey, pour une plante du Brésil, introduite en Angleterre, en 1836. Caractères : fleur renversée; sépales latéraux,connés, libres et réfléchis au sommet, formant une sorte de casque, l'intermédiaire est en cœur et pointu; pétales très-petits, en forme de squamme ou d'écaillé, arrondis; labelle charnu, à bords roulés, mucroné à sa base, articulé avec le pied du gynostème, auquel sont aussi soudés les sépales latéraux; gynoslème bicirrheux antérieurement et longuement prolongé à sa base; stigmate oblong et linéaire; anthère biloculaire, décidue; deux niasses poUiniques céréacées et sessiles ; glandule d'une consistance molle, de forme cubique et nue.
Malachadéme en massbe. Malachadenia clamla, Lindl. C'est une plante herbacée, rampante ; les pseudobulbes sont subglobuleux et monopbylles; les feuilles sont étroitement ovales et épaisses; la hampe, trois fois aussi longue que les feuilles, s'élève des racines, elle est dressée, cylindrique, plus épaisse au sommet qui porte un épi de fleurs d'un vert obscur, tacheté de pourpre ; les bractées sont membraneuses, réfléchies et d'un brun ferrugineux ainsi que les masses poUiniques. Cette plante a été trouvée dans la province de Rio-Janeiro. MALACHIE. Malachius. iKS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Serricornes, division des Malacodermes, tribu des Mélyrides, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : mandibules écliancrées ou bidentées à leur pointe, étroites et allongées; palpes filiformes; des vésicules intérieures, mais exsertiles, sur les côtés du corselet et de la base du ventre. Ce genre a été confondu par Linné et Geoffroy, avec les Téléphores ; le premier lui a donné le nom de Cantharis, et le second celui de Cicindela. Ce genre, tel qu'il est adopté actuellement, diffère de celui des Téléphores par les mandibules qui, dans ceux-ci, sont simples, et par les palpes qui sont sécûrifo'rmes; il s'en éloigne encore, ainsi que de tous les autres genres de la même famille, par la présence des corps vésiculaires- rétractiles, dont il a été parlé plus haut. Ces insectes ont le corps un peu allongé ; la tête est à peu près de la largeur du corselet. Les yeux sont arrondis et saillants; le corselet est presque aussi large que les élylres, déprimé, rebordé, ordinairement arrondi ; l'écusson est petit et arrondi postérieurement, et les élyti es sont flexibles et de la longueur de l'abdomen; les pattes sont de longueur moyenne. Lorsque ces insectes sont effrayés, ils font sortir de dessous les angles antérieurs du corselet et de la base du ventre les quatre vésicules dont il a déjà été parlé : on ignore encore leur usage ; elles sont composées de trois lobes, et se désenflent et rentrent dans le corps de l'insecte dès qu'on cesse de le tourmenter; ces vésicules ont reçu de quelques auteurs le nom de Cocardes. Il est
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présiimal)le que les larves de ces insectes vivent dans le bois, car on trouve souventl'animal parfait, nouvellement sorti de sa nymphe, dans les chantiers. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces. Dejean (Calai, des Coléopl., p. 58) en mentionne quaranteneuf dont trois seulement sont étrangères à l'Europe; une vingtaine d'espèces se trouvent aux environs de Paris.
IVlAiAcniE BRoivzÉ. Malochius œneus; Cantharis œiica, I,., Panz., Faun. Ins. Gerin. x, it. Long de trois lignes, d'un vert luisant, avec les étuis rouges au bord et le devant de la tête jaune. Europe.
Malacdie RDFicoL. jl/o/ac/ii!«s ruficolUs, Fab.,OIiv. Son corps est noir; son corselet et l'extrémité de ses élytres sont d'un fauve rougeâtre. Taille, deux lignes. Europe.
MALACHIER. Malachhim. bot. Genre institué par Pries, aux dépens du genre Cerastium de Linné, qui fait partie de la Décandrie Pentagynie de cet auteur, et de la famille des Caryophyllées de Jussieu. Caraclères : calice à cinq divisions; cinq pétales bilîdcs ; dix étamines; un ovaire monoloculaire, surmonté de cinq styles alternant avec les sépales : capsule monoloculaire, ovoïde, membraneuse, déhiscente au sommet par un nombre de valves dentées, double de celui des styles; ces valves sont opposées aux sépales et ont leurs dents recourbées. Le gemeMalachium, dont les caraclères n'ont point paru suffisants à la majorilé des botanistes français, a reçu un meilleur accueil en Allemagne, où il se trouve maintenant réintégré dans les méthodes; on lui donne pour lype le Cerastium tngxnum,yViUd., auquel on adjoint le Stellaria cupidata et quelques autres espèces de ces deux genres.
MALACHITE. Mifi. Nom d'une variété de Cuivre carbonate vert, ordinairement en concrétions mamelonnées, à structure compacte ou fibreuse. F. Cuivre.
MALACHODENDKON. Malachodendrum. bot. Ce genre de la Monadelphie Polyandrie, L., établi d'abord parWitchell (in Catesb.CaroL, ô, p. 12), fut réuni par Linné et l'Héritier au SIewarlia. Cavanilles ( Dissert., C, p. Ô02) l'ayant rétabli, cette dislinclion fut admise d'abord par Jussieu qui le plaça parmi les Malvacées, et récemment par De Candolle qui le fît entrer dans la tribu des Gordoniées, de la famille des Ternstrœmiacées. Voici ses principaux caractères : calice accompagné d'une seule bractée; corolle à cinq ou six pétales dont le limbe est crénelé; élamines nombreuses, monadelphes; ovaire marqué de cinq sillons, et surmonté de cinq styles libres à la base; stigmates capités; carpelles capsulaires, au nombre de cinq soudés entre eux et monosperraes; graines inconnues. Le Malachodendrum ovatum,Ç.AS.,loc.cit.,Stewartiapenlafjxna,V&éni., Stirp. Nov., 1, p. 135, t. 74, est une plante arborescente, à feuilles ovales aigués, à fleurs solitaires presque sessiles. Cette espèce croit en Virginie.
MALACHODRE. bot. Synonyme de Malachodendron.
MALACHRE. Malachra. bot. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., offrant pour caractères essentiels ; un involucre général à trois ou cinq feuilles qui enveloppent totalement les capitules de fleurs; le calice est entouré d'un involucelle
particulier formé de huit à douze folioles linéaires ou séliformes; cinq carpelles capsulaires disposés orbiculairement et monospermes. Linné (Syst., 318) ne connaissait que deux espèces de ce genre, savoir : Malachra capitata et Malachra radiata, plantes indigènes des Antilles et de Cayenne. Ce nombre s'est accru de douze autres espèces qui ont été décrites par Jacquin, Cavanilles, Poiret, etc.; ces plantes, dont quelques-unes ont été confondues avec les Sida, sont toutes originaires de l'Amérique méridionale. Cependant le Malachra capitata croît aussi, selon R. Brown, au Congo, en Afrique, et le professeur De Candolle a réuni à ce genre, d'après l'indication de Willdenow, VUrenapolyflora de Loureiro, qui se trouve en Chine près de Canton. Les Malachra sont des plantes herbacées, à fleurs en tête et souvent cachées par l'involucre.
Malachre tkscitt.. Malachra fasciata, Willd., Bot. Regisler, 407. C'est une plante annuelle, dont la tige s'élève à la hauteur de six pieds; elle est velue, droite, de l'épaisseur du pouce, branchue, garnie de feuilles alternes, cordiformes, à trois et à cinq lobes, nervurées et portées sur un long pétiole : les fleurs sont nombreuses et rassemblées dans un involucie polyphylle; elles sont d'un rouge de rose assez vif. Ou la trouve à Caraccas.
MALACOCEPHALUM. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Tausch (Flora, 1830, p. 481), dans la famille des Synanthérées, est le même que le genre Fornicium de Cassini. F. Fornicion.
MALACOCH^TE. bot. Nées Van Esenbeck, Unn., IX, "292, a proposé sous ce nom l'établissement d'un genre nouveau, aux dépens des Scirpiis de Linné, qui n'a pas été généralement adopté. F. Scirpe.
MALACOCISSUS. BOT. La plante désignée sous ce nom par les anciens, fut, selon les modernes, le Glécome, le Calthe des marais, la Ficaire, le Tamnier commun, ou le Liseron des haies.
MALACODERMES. Malacodermi. ms. Latreille avait formé sous ce nom, une famille de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères; il l'a convertie depuis (Règne Anim. et Fam. nat. du Règne Anim.) en une division renfermant les six dernières tribus de sa famille des Serricornes. F. Serricorî^es et Insectes.
MALACOGASTRE. Malacogaster. iks. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, institué par Bassi qui lui donne pour caractères : antennes en soie, composées de onze articles, insérées en avant des yeux; mandibules acuminées, portant une dent à l'intérieur; quatre palpes filiformes; labre très-petit; tête verticale, déprimée; corselet presque carré; écusson triangulaire; élytres plus courtes que le corps, chacune d'elles arrondie à l'extrémité; abdomen courbé, mou, à segments repliés sur les bords, le dernier reposant sur une papille cornée et allongée; pieds assez courts; articles des tarses entiers et presque cylindriques. Ce genre qui a les plus grands rapports avec celui des Driles, en présente toutefois aussi avec les Cébrionites et paraît former le trait d'union entre cette tribu et celle des Lampyrides. 11 ne se compose encore que d'une seule espèce.
Malacogastre de Passerini. Malacogaster Passe-
rinii, Bas. Tête noire, luisanle, aplatie et ponctuée; antennes noires, de la longueur de la tête et du corselet réunis; celui-ci est d'un jaune ferrugineux, avec le sternum noir, carré, un peu plus large postérieurement, avec deux petits tubercules à la base, de chaque côté; élytres d'un noir ardoisé, élargies à leur base, se rétrécissant vers le bout, ce qui donne à l'insecte une forme en quelque sorte rhomboïdale; ailes brunâtres; abdomen jaunâtre : ses anneaux sont fortement rebordés sur les côtés et un peu pubescents; cuisses et base des jambes noires, le reste des pattes d'un jaune ferrugineux. Taille, cm\ lignes. De Sicile.
MALACOIDES. bot. Synonyme de Malope ou de Malaclire.
IVIALACOLITHE. min. Nom donné par Abildgaard à une variété de Pyroxène d'un vert jaunâtre ou d'un vert clair, y. PYROxËnE.
MALACONOTUS. ois. Le genre institué sous ce nom par W. J. Burchell, n'a point paru assez distinct de celui des Pie-Grièches pour n'y point faire entrer la seule espèce qui le constitue : Matacoiiotus atrococcineus; conséquemment il n'a point été adopté par la majorité des ornithologistes, f^. PieGhièche.
MklkCOPTEROn. Malacoplenim. ois. Genre de l'ordre des Zygodaclyles, de la méthode de Temminck, institué par Eyton pour deux espèces nouvellement apportées de l'Inde. Caractères : bec presque aussi long que la tête, plus haut que large, incisé à l'extrémité, comprimé jusqiies au delà des narines, et garni de soies à sa base, où la mandibule inférieure est rentlée; tarses médiocres; doigts externes à peine jdus longs que les internes, les postérieurs égalant les intermédiaires; ongles comprimés, les postérieurs très-longs; scutelles à peine divisées; ailes courtes, arrondies : rémiges secondaires presque aussi longues que les primaires ; la première de celles-ci bâtarde, la deuxième plus courte que la troisième qui est la plus longue; rectrices arrondies; tectrices caudales supérieures molles et longues.
Malacopterow cendré. Maiacopterum cinereuvi, Eyt. Tout le plumage d'un gris cendré, à l'exception de la tête et de la nuque, qui sont d'un brun ferrugineux, tachetées de noir. Taille, cinq pouces et demi.
Maiacopteron grand. Malacoptentm maynum, Eyt. II a le front et la queue d'un brun ferrugineux, la nuque noire, le dos et une bande transverse sur la poitrine cendrés, les ailes brunes et le bec jaune. Taille, six pouces.
MALACOPTÉRYGIENS. POIS. Artedi appliqua le premier celte dénomination aux Poissons à squelettes osseux, dont tous les rayons des nageoires étaient mous, appelant Acantlioptérygiens ceux au contraire dont les rayons ou partie de ces rayons étaient épineux. Cuvier adopte l'ordre des Malacoptérygiens, mais il le divise en trois ordres nouveaux, différents parla position des ventrales ou leur absence : les Abdominaux, les Skbbrachiens et les Apodes.
Les Abdominaux, qui sont les plus nombreux et presque tous d'eau douce, sont répartis dans les cinq familles suivantes : Salmones, Chipes, Êsoces, Cyprins et Siluroïdes.
Les ScBBKACHiENs sout répartis dans presque autant
de familles que de genres; ce sont les Gadoïdes,lesPlcuronectes ou Poissons plats, et les Discoboles.
LesApoDES,dépourvus de ventrales, neforraentqu'une seule famille, tant le sous -ordre est naturel. Cette famille est celle des Anguiformes.
MALACOSTRACÉS. Malacostracea. crdst. Latrcille désignait ainsi, dans ses ouvrages antérieurs au Règne Animal par Cuvier, et- formait sous ce nom, un ordre de Crustacés correspondant au genre Cancer de Linné, et il donnait le nom d'Entomostracés (f^. ce mot) aux Crustacés qui forment aujourd'hui les ordres des Lophyropodes etdesPbyllopodes {^. ces mots). Dansie Règne Animal et dans ses Familles Naturelles du Règne Animal, cet illustre entomologiste n'a plus partagé les Crustacés en Entomostracés et Walacoslracés, et ceux qui formaient (Gen. Crnst. et Ins.) ce dernier ordre ou cette légion ont été divisés en cinq ordres, f^. les mots : Décapodes, Stomapodes, Loémodipodes, Ampbi- PODES et IsopoDEs. f^. cncore le mot Crustacés.
WALACOTHRICE. Malacothrix. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cichoracées, institué par le professeur De Candolle, pour une plante nouvelle, observée en Californie par le botaniste Douglas. Caractères : capitule multiflore; involucre largement campanule, formé de deux ou trois séries d'écaillés imbriquées, sublinéaires et à bords scarieux; réceptacle nu; corolles ligulées, étroitement linéaires : les extérieures plus longues; akènes glabres, obovales et privés de bec; aigrette unisériale, à soies linéaires, argentées, presque dentées.
SlALACOTnRicE DE IA CALIFORNIE. MalacothHx CoUfornica. C'est une plante herbacée, à racine simple et pivotante; ses feuilles radicales sont très-rarement indivises et presque toujours pinnatipartites, à lobes linéaires et très-étroits; la hampe est dressée, cylindracée, terminée par un capitule du double plus long que les feuilles; les fleurs sont nombreuses et jaunes.
MALACOXYLON. bot. Sous le nom de Malacoxylon pinnaliim, Jacquin (Fragment, botan., p. 51, t. 35, fig. a) a décrit un arbre de l'Ile-de-France où on le nomme Blapou ou bois de Hapou, dénomination collective, employée dans les colonies pour désigner les arbres dont le bois est trop mou pour qu'on en fasse usage. Du Petit-Thouars parle de cette plante dans ses Observations sur les Plantes des îles australes d'Afrique, et indique ses rapports avec le genre Cissiis; il y a lieu de croire que c'est l'espèce décrite par Lamarck dans ses Illustrations, sous le nom de Cissus Mappia.
MALACOZOAIRES. Malacozoaria. moil. Dénomination proposée par BlainviUe, pour remplacer, dans son Système, le mot Mollusque. Cependant c'est à ce dernier mot que BlainviUe a fait son article général sur les Mollusques.
MALAGH ET MALAGNÉ. bot. Noms vulgaires du Cerisier sauvage et du Mahaleb , dans le midi de la France.
MALAGUETTE. bot. Nom vulgaire de la graine de VAmomum Granum-paradisiaca, et de diverses espèces du genre Capsicum. f^. Piment.
MALAIROSOS. bot. Nom vulgaire de la Rose de Provins, Itosa gallica. y. Rosier.
MALAKENTOZOAIRES. MOi,i. Même chose que. Malacentozoaires. y. ce mol.
MALAMBO. BOT. Nom d'une écorce apportée du Pérou, que ses propriétés font administrer aux malades comme astringente, stomachique ou fébrifuge, et que l'on présume être détachée d'une espèce du genre Drymide.
MALAMIRIS. BOT. Espèce du gonre Poivre. F. ce mol.
MALANÉE ou MÉLANI. Malanea. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Aublet (Guian., 1, p. 106, t. 41), et ainsi caractérisé : calice très-petit, à quatre dents; corolle petite, rolacée, à qualre lobes étalés; filets des étamines saillants et égaux au limbe de la corolle; anthères presque arrondies; drupe ressemblant au fruit des Berberis, mais sec, mince, ové, couronné par le calice, contenant un noyau biluculaire et disperme. Le nom de ce genre a été inutilement changé par Schreber en celui de Cunninghamia.
Malanée SARMENTECSE.il/a/anea sarmentosa, Aub., loc. cit. C'est un arbrisseau grimpant, ù rameaux pendants, garnis de feuilles roulées sur les bords, opposées, pétiolées, ovales, aiguës, accompagnées de stipules ovales, obtuses, décidues et interpéliolaires. Les fleurs sont axillaires, disi)0sées en épis ou en tète au sommet des rameaux, petites, bleuâtres et sessiles. Cette plante croit à la Guiane.
Lamarck a réuni à ce genre, sous le nom de Malanea verticillata, VJntirrhœa de Jussieu, arbre des îles de France et de Mascareigne, où il est vulgairement appelé bois de Losteau, et dont on emploie l'écorce pour arrêter les diarrhées et les dyssenteries. 11 n'est pas bien certain que cette dernière espèce soit bien une Malanée.
MALAPERTURE. pois. Pour Malaptérure. F. ce mot.
MALAPTÈRE ET MALAPTÉRENOTE.pois. Espèces de Labre, du sous-genre Girelle.
MALAPTÉRURE. Malapterurus. pois. Genre formé par Lacépède (Pois., t. v, p. 90) aux dépens des Silures de Linné, et qu'il a ainsi caractérisé : tête déprimée el couverte de lames grandes et dures ou d'une peau visqueuse; la bouche à l'extrémité du museau; deux barbillons aux mâchoires; le corps gros, enduit, ainsi que la queue, d'une mucosité abondante; une seule nageoire dorsale, adipeuse, placée fort en arrière et près de la caudale. Cuvier adopta ce genre, en le plaçant dans l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, et le comprit dans la famille des Siluroïdes, en indiquant que les Malaptérures manquent de dorsale rayonnée, et que nulle épine n'arme leurs pectorales. Leurs dents sont en velours, disposées, tant en haut qu'en bas, sur une langue en croissant; on leur compte sept rayons branchiaux. La seule espèce connue de ce genre fut d'abord décrite, mais superficiellement. parForskahl et par Broussonnet. C'est à Geoffroy de Sainl-Hilaire qu'on en doit l'histoire approfondie.
Malaptércre ÉiECTRiQEE. Malapleturus electricus, Lacép., loc. cit.; Silurus eleclncus, Gmel., Syst. Nat. XIII, 1. 1, p. 1.334 ; le Trembleur, Encyclop., Pois., pi. 62, fig. 245; Poissons d'Égyi)te, pi. 11, fig. 1. Cet animal, appelé lioasch, c'est-à-dire Tonnerre, par les Arabes, se trouve dans le Nil et même au Sénégal. Il y parvient à un pied et demi ou deux pieds de long. Son
corps se renfle en avant, en s'aplatissant, ainsi que la tète, dans celte direction; ses yeux, peu gros, sont recouverts par la membrane la plus extérieure de son tégument général, laquelle s'étend comme un voile transparent au-dessus de chacun ; les narines ont leur orifice double; deux barbillons se voient auprès, à la mâchoire supérieure; l'inférieure en supporte <iualre. La couleur du Poisson est grisâtre et sombre, relevée par quelques taches noires. La propriété électriqueduMalaptérure le rend très-remarquable; elle parait résider dans un tissu particulier, situé entre la peau et les muscles, et qui présente l'apparence d'un tissu graisseux, abondamment pourvu de nerfs.
MALARD ou MALART. ois. L'un des noms vulgaires du Canard domestique, et du métis de ce même Canard avec celui de Barbarie.
MALARMAT. pois. Genre formé par Lacépède aux dépens de celui des Triglcs dont il diffère par l'épaisse cuirasse écailleuse, qui enveloppe le corps : les écailles sont grandes et hexagonales; elles forment des arêtes sur toute la longueur du Poisson ; le museau est bifurqué pardeiix pointes, et porte en dessous des barbillons branchus; la bouche ne présente aucune dent ni sur les palatins ni sur les mâchoires.
La seule espèce anciennement connue est de la Méditerranée, et porte le nom de Trirjla cataphracta , Lin.; liloch l'a mal figurée dans sa pi. S49. Selon Rondelet, elle est rouge et longue d'un pied. Les mers des Indes en produisent plusieurs autres espèces décrites au tome IV de l'histoire des Poissons, par Cuvier et Valenciennes.
M ALASPINEA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Presl, in ReUq. Haenk., ii, 08, t. Cl, a été considéré comme ne différant point du genre /E^icera* de Gœrlner et de Roi). Brown. l^. JEa\cÈJiE.
MALAXIDE. Malaxis. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., offrant les caractères suivants : les trois divisions externes du calice sont étalées; le labelle est supérieur, sessile, plan ou concave, entier, rarement tridenté au sommet, échancré en cœur à sa base où il embrasse le gynostème; celui-ci est très-court, cieusé à son sommet d'une fossette profonde, qui renferme l'anthère; celte anthère est operculiforme, à deux loges contenant chacune une masse pollinique solide, formée de deux massettes agglutinées ensemble. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces qui croissent dans l'Amérique méridionale et septentrionale, et une en Europe (Malaxis palttstris, Swartz). Ce sont en général de petites plantes herbacées, terrestres, venant dans les lieux humides ou ombragés : leur tige est généralement renflée et bulbiforme à sa base où elle porte un petit nombre de feuilles; les fleurs sont petites, d'un jaune verdàtre, souvent incomplètement unisexuées, disposées en épis allongés ou en cymes. Le professeur Richard a séparé de ce genre plusieurs espèces, et entre autres le Malaxis Loesetii, de Swarlz, pour en faire un genre nouveau, sous le nom de Liparis. V. Lipariue.
MALBRANCIA. bot. (Necker.) Synonyme de 7JoM»-ea, Aublet. y^. ce mot.
MALBROUK.MAa. Espèce du genre Guenon. A', ce mot.
MALCUUS. POIS. (Molina.) V- Cïriiiii, sous-geiiic
GONOBHYTIQCE.
MALCOHA. OIS. /'. Maikoda.
MALCOMIE. Malcomia. bot. Ce genre, de la famille des CnicifÈres et de la Télradynainie siliqueuse, L., a été établi par U. Brovvn ( in Jlort. Keto., 2= éd., vol. 4, p. 121 ) et adopté parDe CaridoUe (Sfst. yeget. Nat., 2, p. 458) qui l'a ainsi caractérisé ; calice dojit les sépales sont connivenls, à deux rentlements à la base, quelquefois presque égaux et sans bosses; pétales dont le limbe est obovale ou échancré; étamines tétradynames, libres, sans dentelures; siliquecylindracée.biloculaire, bivalve, terminée par un stigmate simple et très-aigu; graines ovées, non bordées, et disposées en une seule série; cotylédons plans, incombants. Ce genre a été fondé sur des plantes dont plusieurs étaient placées parmi les Cheiruntlnis et les //es/)e/)s des auteurs; il offre en effet quebiues affinités avec ces genres, cependant il s'en distingue facilement par le port et par quelques caractères dont le principal réside dans le stigmate subulé, très-aigu et comme simple, c'est-à-dire formé par l'intime réunion de deux. En raison de ses cotylédons incombants. De CandoUe a placé le Malcomia 'i la tète de la tribu des Sisymbrées, immédiatement avant VHesjieris. Les espèces dont il se compose sont au nombre de quinze, toutes indigènes du bassin de la Bléditerraiiée. Ce sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, scabres ou le plus souvent veloutées de poils étoiles, à feuilles oblongues ou ovales, entières, dentées ou sinuées, piiinatifides; les Heurs sont disposées en grappes, de couleur blanche ou purpurine, quelquefois très petites, et susceptibles de doubler par la culture. C'est à ce genre qu'appartiennent plusieurs petites plantes cultivées dans les jardins, et qui font un effet assez agréable comme bordures des parterres.
Malcomie maritime. Malcomia mantima, Br. et DC, toc. cit.; Cheiranlhiis marilimus, L.; Hespeiis maritima, Lammck. E]\e a une ligedresséeetramcuse, garnie de feuilles elliptiques, obtuses, entières, atténuées à la base, couvertes d'un duvet très-court. Cette petite espèce, que l'on connaît sous le nom de GiroHée de Mahon, croît dans les localités sablonneuses des contrées de l'Europe et de l'Afrique, ([ue baigne la Méditerranée; elle se sème en place, dans une terre légère et à l'exposition du soleil : quand le terrain lui convient elle se resème d'elle-même, et ue demande aucun soin.
MALCOT. POIS. L'un des noms vulgaires du Gadus barbatus. F. Gade.
MALDANIES. Maldaniœ. annéi. Famille de l'ordre des Serpulées, établie par Savigny (Système des Annél!des,p.70et 92) qui lui a donné pour caractère propre d'être privée de branchies. Les Maldanies se distinguent des Amphitrites et des Téléthuses, par cette absence des branchies extérieures; elles ont en outre une bouche sans tentacules, formée par deux lèvres extérieures ; leurs pieds sont dissemblables, ceux du |)remier segment nuls ou anomaux, ceux des segments suivants ambulatoires et de plusieurs sortes; la première paire et les deux paires suivantes sont constamment dépourvues de rames ventrales et de soies à crochets. L'ana-
lomic a fait voir que ces Annélides avaient l'intesiiii grêle sans boursoufflures sensibles, dépourvu de cœcum et tout droit. Cette famille ne comprend que le seul genre Clymène. F. ce mot.
.Savigny rapporle à celte famille quelques Annélides peu ou mal connues : 1" le Lumbricus tubicola de MUller {Zool. Dan., pi. 75), qui semble incomplet par la perte de quelques-uns de ses anneaux postérieurs : Lamarck le décrit sous le nom de Tuhifex marinus; 2" ]e Liinibiiciis sabellaiis de Mtiller ( toc. cit., pi. 104, fig. 5), qui parait manquer de quelques anneaux antérieurs; 3" enfin le Lumbricus aqiialicus d'Othon Fabricins (Fanna Groenl., n" 203).
MALEFOO. BOT. L'un des noms vulgaires de VOichis mascula. V. Orchide.
MALENTOZOAIKES. Malenlozoaria. moil. Soustype établi iiar Blainville dans les Mollusques, avec des changements assez notables, pour les animaux que les auteurs désignent sous le nom de Cirrhipèdes ou Cirrhopodes. y. ces mots et Moiilsques.
MALESdERBlA. BOT. Ce genre appartient à la Pentandrie Monogynie,L., et à la famille des PassiHorées, desquelles cependant son port ne le ferait pas rapprocher à la première vue. Son calice forme un tube-plus ou moins long, divisé à son sommet en cinq lanières, au dedans et dans l'intervalle desi|uelles s'insèrent cinq pétales plus courts; au dessous d'eux est une couronne composécde dix écailles dentées au sommet, et de consistance membraneuse; du fond du calice s'élève un support' inférieurenient cylindrique, puis dilaté et chargé, sur son contour, de cinq étamines, et à son milieu, d'un pistil libre. Les filets des étamines, minces et aplatis, dépassent un peu le calice et portent à leur sommet des anthères biloculaires et introrses. L'ovaire est de forme ovoïde et uniloculaire; au-dessous de son sommet partent de sa surface trois styles filiformes, plus longs que les étamines et terminés par des stigmates en tête. Le fruit est ordinairement caehé dans le calice persistant qu'il dépasse à peine ; c'est une capsule qui s'ouvre en trois valves depuis son sommet jusqu'à la hauteur ofi s'insèrent les styles, avec lesquels ces valves alternent. Elle est indéhiscente dans le reste de son étendue, que parcourent trois placentaires longitudinaux, également alternes avec les styles, et chargés d'un grand nombre de graines, le plus ordinairement ascendantes. En instituant ce genre, Ruiz et Pavon ont voulu que les fastes de la botanique retentissent aussi d'un nom consacré par la vertu et le respect. Lamoignon de Malesherbes donnait à l'étude de la botanique tous les moments que n'absorbait point entièrement sa courageuse philanthropie; ses mémoires aussi judicieux que savants sur les Pins, sur le Mélèze, sur les Orchis, sur le premier Mahaleb, vulgairement bois de S«^-Lucie, témoignent d'un observateur profond, d'un véritrble botaniste. En même temps que les auteurs de la Flore du Péiou.Cavanilles établissait, deson côté, un genre semblable sous le nom de Gynopleura ; mais ce nom tiré de l'insertion latéiale des styles, a du cédera l'autre. Le genre Maleslierbie ne se compose encore que de deux espèces, originaires l'une du Pérou, l'autre des Andes du Chili.
Maiesherbie a FECULES i.iivÉAiRES. Maleskcihia linearifotia. Voir.; Malesheibiapaniculala, Don; Maleslieibia coronala, S\v.; Gynopleura linearifolia, Cav. Ses tiges sont herbacées, rameuses, cylindriques, élevées d'un à deus pieds, chargées d'une imbescence glanduleuse et garnies de feuilles sessiles, allernes, presque linéaires, longues de deux à trois pouces, recourbées, découpées en trois lobes à leur base, largement et irrégulièrement dentées en leurs bords qui sont finement ciliés, toraenteuses , d'un vert un peu glauque et ponctué; elles sont accompagnées à leur base de deux petites folioles en forme de stipules. Les fleurs sont solitaires, axillaires, longues d'un pouce, portées sur un pédoncule d'une taille au moins égale et velu. Lepériantlie se compose d'un calice pubescentet tubuleux, divisé au sommet en cinq lanières vertes, nuancées de pourpre au dedans; dans les intervalles s'insèrent cin(| pétales colorés en pourpre bleuâtre ; audessous d'eux es tune couronne composée de dix écailles dentées au sommet et de consistance membraneuse. On cultive cette plante en serre chaude et dans la tannée; on lui donne pour sol le terreau de bruyère, uni à la terre douce et franche, et l'on modère les arrosemenls surtout en hiver. On la propage assez facilement par les moyens des boutures éloufifées.
La seconde espèce, Malesherbia thyrsiflora, Ruiz, Pav., a des épis longs et loufTus; son calice est beaucoup plus reuHé.
MALESTAN. rois. L'un des noms vulgaires de la Sardine, espèce du genre Clive. /'. ce mot.
MALFAISANTE, ins. On a donné ce nom au Scolopenilra viorsitaus. F. Scolopendre.
WALFINL ois. Espèce de Faucon, du sous-genre Autour. F. Faccow.
MALGOT. OIS. Synonyme vulgaire de Macreuse, espèce du genre Canard. F. ce mot.
MALHERBE, eot. L'un des noms vulgaires du /"/»«(hago Europea, du Globularia Turbith et du Dapline Mezerettm.
MALICORE. Malicorium. bot. Ruellius appelle ainsi l'écorce du fruit du Grenadier, qui est employée en médecine comme astringente et tonique. F. Greivadier.
MALIGNE. REPT. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mot.
MALIMBE. OIS. Espèce du genre Tisserin, de laquelle Vieillot avait emprunté autrefois le nom qu'il donnait à un genre. F. Tisseriw.
MALINATHALLA. bot. (L'Écluse dansBelon, p. 112.) Synonyme de Ç/penis esculentns, L. F. Socchet.
MALINE. GÉOL. On donne vulgairement ce nom à la plus haute marée de chaque mois.
MALIQUE. F.A.cil>E.
MALKALA-KOURLA.ois. Espèce du genre Gobe-Mouche. F. ce mot.
MALKOIIA. Phœiiicophaus. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec plus long que la tête, robuste, épais, arrondi, arqué; fosses nasales très-petites; narines arquées, placées de chaque côté du bec, mais loin de sa base et près du bord de la mandibule; yeux entourés d'une membrane mamelonnée; quatre doigts, deux devant et deux derrière; ongles
courts, peu courbés; ailes très-courtes; les trois premières rémiges étagées, la quatrième ou la cinquième plus longue; dix rectrices étagées. La seule espèce de ce genre, qui eût été bien connue avant que Levaillant ait donné la description de son Rouverdin, avait été placée par Gmelin dans le genre Coucou; mais en observant bien les caractères particuliers de ces Oiseaux, en tenant compte surtout de quelques-unes de leurs habitudes que des voyageurs ont récemment été à même de remarquer, on ne peut s'empêcher de reconnaître que la réunion des Maikohas avec les Coucous n'était ni naturelle ni méthodique, et que Vieillot a agi trèsconséquemment en établissant un genre nouveau. Les Maikohas habitent les régions les plus chaudes de l'Inde et la plupart des iles de son immense archipel; leur vol est irrégulier, lent et de jteu d'étendue, ce que l'on peut attribuer à la gêne qui doit résulter d'ailes fort courtes avec une queue très -longue; néanmoins ils placent leurs nids à la plus haute extrémité des arbres élevés, comme pour en défendre l'accès aux Singes; ils se nourrissent exclusivement de baies et de fruits, et paraissent, ainsi que quelques Colombes, très-friands du brou pulpeux de la Muscade.
Malkoha a bec peint. Pliœnicophaus calyorliyncliiis, Temm.,Ois. color., pi. 549. Parties supérieures d'un rouge-marron vif, les inférieures d'une nuance un peu plus pâle; sommet de la tète d'un cendré-bleuâtre clair; queue longue, ctagée, à moitié d'un violet foncé, avec des reflets bleus; mandibule su|)érieure jaune, puis nuire, ensuite blanche à la pointe, l'inférieiii'e d'un rduye de ceiise; les yeux enveloppés d'un cercle étroit de peau nue. Taille, dix-neuf pouces. Des îles Moluqucs.
MALKonA de Diard. Melias Dianli, Less. Parties supérieures d'un brun-verdâtre foncé, les inférieures d'un gris ardoisé; gorge d'un gris blanchâtre; queue de moyenne longueur, étagée, brune, terminée de blanchâtre; bec jaune. Taille, dix pouces. De Java.
Malkoua de Java. Pliœnicophaus Javanicus, Horsfîeld. Son corps est noirâtre avec des reflets verdàlres pâles; gorge, devant du cou, sommet de la tête, nuque et cuisses d'un brun ferrugineux; extrémité des rectrices blanche ; bec brun. Taille, seize pouces.
Malkoha mélanognatbe. Pliœnicophaus melanognathus, Horsfield; Cuculiis melanognalhus, Rafîles. Parties supérieures d'un vert bronzé brillant, les inférieures ainsi qu'un large bord de la queue d'un rouge brunâtre; bec noirâtre bordé de jaune; narines allongées, situées à la base d'un sillon qui s'étend jusqu'au milieu du bec; queue très-longue. Taille , dix- scjit pouces. De Java.
Malkoha Rolverdin. Pliœnicophaus viridis, Lev. Parties supérieures d'un vert foncé irisé; sommet de la tête, joues et portion de la nuque d'un brun cendré, avec quelques reflets verdàlres ; rémiges d'un noir bleuâtre; rectrices d'un vert foncé, luisant, largement terminées de brun roux, les latérales sont presque entièrement de cette nuance; menton d'un gris ardoisé ; gorge et côtés du cou d'un roux qui perd de son éclat à mesure qu'il s'étend vers les parties inférieures qui tirent au brun; mandibule supérieure verte,
l'inférieure noire, avec l'arèle d'un i-ouge vif; orbile oculaire d'un rouge orangé, beaucoup plus vif vers l'angle du bec; pieds d'un gris noirâlre. Taille, seize à dix-huit pouces. De Java.
Waikoda sombre. Melias tristis, Less. Parties supérieures d'un brun ardoisé et sombre, les inférieures d'un gris ardoisé; gorge d'un gris cendré, avec quelques flammes ou stries noires; lourdes yeux dénudé et rouge; queue très-longue, très-élagée, d'un bleu verdâtre foncé, à reflets irisés, et terminée de blanc ; bec vert; pieds cornés. Taille, vingt-deux pouces. De Sumatra.
Malkoba a soDRCiis ROUCES. Phœiiicophaus superciliosus, Cuv. Parties supérieures noires, à reflets violets; extrémité des rectrices blanche et arrondie; parties inférieures d'un blanc sale; bec cendré; orbite des yeux rouge, avec deux rangées, en forme de sourcils, de plumes elïilées, d'un rouge vif; pieds gris. Taille, dix à onze pouces. Des Philippines.
MaLKOHA A TÈTE ROUGE. A'. MaLKOHA A VENTRE BLAIVC.
Malkoha a VEMREniANc. PhœniplMUs leucoguster, D.; Cuculus pynocephalus, Gmel. Parties supérieures d'un noir nuancé de verdàtre ; tête et cou d'un noir verdâlre,avec une strie blanche sur chaque plume; extrémité des rectrices blanche ; gorge et devant du cou d'un vert sombre; poitrine, parties inféiieures et tectrices caudales blanches; bec d'un vert olive, jaunâtre à la pointe et à la base en dessous; orbite des yeux d'un rouge orangé; pieds d'un gris bleuâtre. Taille, quinze à seize pouces. De Ceylan.
MALLÉABILITÉ. Mm. Propriété que possèdent certaines substances minérales et les métaux particulièrement, de pouvoir s'étendre en feuilles plus ou moins minces, sous le choc du marteau ou sous la pression du laminoir. Voici l'ordre dans lequel divers métaux peuvent être rangés quant à cette propriété : Or, Platine, Argent, Cuivre, Fer, Étain, Plomb, Zinc, Nickel, etc.
MALLÉACÉES. coNCH. Famille de Mollusques Acéphales, établie par Lamarck pour une partie des genres faits aux dépens des Huitres de Linné. Plusieurs des genres qui composent aujourd'hui la famille des Malléacées étaient compris dans celle des Byssifères du même auteur, dans ses premières familles de la Philosophie Zoologique et de PExlrait du Cours. Depuis, les Byssifères furent partagés en deux parties : l'une qui forme la famille des Pectinides, y. ce mot, et l'au- Ire celle dont il est ici question. Elle est composée des genres suivants : Crénatule, Pernc, Marteau, Avicule et Pinladine, y. ces mots. Blainville, sans adopter le nom de Malléacées, a pourtant admis la famille, en la soumettant à quelques changements et en y ajoutant quelques genres, f. Margaritacées. Latreille a fait de même que Blainville , c'est-à-dire qu'en conservant les mêmes genres dans un même groupe et en y faisant de très -petits changements, il a cru nécessaire de changer la dénomination de Malléacées pour celle d'Oxigones. y. ce mot.
MALLÉE. Malien, bot. Genre de la famille des Méliacées, institué par Jussieu qui lui a reconnu pour caractères essentiels : calice à cinq dents; cinq pétales étalés; dix étamines soudées iuférieuremeot en un tube court et
épaissi ù sa base, libres ensuite, divisées au sommet en deux découpures au milieu desquelles est placée l'anthère qui est dressée, cordée et subapiculée; style court, en massue; stigmate hémisphérique, partagé en cinq lobes au sommet; ovaire à cinq loges biovulées; ovules pendants aux parois latérales. Le fruit consiste en une baie renfermant des nucules disposés en vcrticilles, déhiscents et monospermes.
MALLETTE A BEUGF.R. bot. L'un des noms vulgaires du Thlaspi Buisapastoris, L.
MALLEUS. CONÇU. K. Marteau.
MALLINGTOKIA. BOT. Schreber, Willdenow et Stcudel ont ainsi altéré l'orthographe du mot MilliiigtoniQ, nom d'un genre établi par Linné fils, cl adopté par Jussieu. f^. MlLllNGTOME.
MALLOCCUIA. BOT. Ce genre de Légumineuses, institué par Savi pour le Dolichos gladiatus de Jacquin, a été réuni au genre Canavalia du professeur De Candolle.
MALLOCOCCA. bot. L'arbuste des îles de la mer du Sud, dont Forster fîl un genre sous ce nom, appartient au genre Grewia. V. Grevier.
MALLODÈRE. Mallodems. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Prionides, institué par Dupont qui lui a reconnu pour caractères : antennes en scie, de onze articles; mandibules grêles, à peu près de la longueur de la tète, arquées et aiguës à leur extrémité, avec une seule dent peu apparente à leur base; palpes maxillaires assez longues, dépassant l'ex- Irémilé des mandibules, avec le dernier article déprimé et coupé carrément; tête petite, moins longue que large; corselet à peu près aussi long que large, trèslaineux, ayant à ses angles antérieurs une forte épine recourbée postérieurement, laquelle est armée antérieurement de trois autres petites épines inégales; écusson grand, arrondi postérieurement; élytres longues, un peu plus larges dsns leur milieu, fortement chagrinées, ayant chacune trois ou quatre sillons distincts, avec une épine acérée à leur extrémité, près de la suture; jambes postérieures les plus longues; tarses grêles.
Mallodère JIICROCÉPHAIE. Mallodcrus microcephatiis , Dup. Tête couverte de poils épais et fauves; yeux et mandibules noirs; antennes brunâtres, avec les premiers articles 1res- obscurs; corselet velu et fauve, avec les épines noires; élytres chagrinées, duveteuses, fauves, bordées de noir; abdomen velu et noirâlre; cuisses et jambes noires; tarses fauves. Taille, vingt et une lignes. Du Chili.
MALLOTE. INS. Diptères; genre de la famille des Anthéricères, tribu des Syrphies, établi par Meigen, avec les caractères suivants : antennes avancées, un peu rabattues, plus courtes que la tête, insérées au-dessous d'un rebord très-prononcé du front, composées de trois articles : les deux premiers courts, égaux entre eux, le troisième large, transversal, portant vers son milieu une soie nue; ouverture de la cavité buccale oblongue, fortement échancréc par devant; trompe grosse, charnue, retirée dans la cavité buccale lors du repos; suçoir de quatre soies, les inférieures à peu près de la longueur des palpes qui sont presque cylindriques, un
peu plus épaisses vers leur extrémité, cl de moitié de la longueur delà soie supérieure; têle hémisphérique, un peu aplatie en devant; hypostome velu, allonsé, presque perpendiculairement, tuherculé dans son milieu ; yeux espacés; ocelles au nombre de trois et placés en triangle sur le vertex ; corps court, très-velu; corselet globuleux; écusson grand et arrondi postérieurement; ailes assez grandes, écartées l'une de l'autre dans le repos; leur cellule marginale pédiforme; cuillerons doubles, ciliés, assez grands; balanciers couverts; abdomen convexe, globuleux et composé de quatre segments, outre l'anus; pâlies fortes; cuisses postérieures simples, grêles, avec les jambes arquées; premier article des tarses presque aussi long que les quatre suivants pris ensemble, le dernier fort court, muni de deux crochets, ayant une forle pelolle bifide dans leur enlre-deux. Meigen décrit trois espèces de Malloles qu'il nomme MaltoUi viltala, Dipt. lîurop., t. 3, p. 378; Mallota megilUfonuis et Mallota fuscifoimis. Toules trois se trouvent en Europe.
MALLOTIUM. bot. K. Colléjia.
MALLOTUS. BOT. Loureiro a décrit sous ce nom un arbre de la Chine, dont il représente les feuilles comme tricuspidées et tomenteuses, les fleurs disposées en grappes et dioùiues. Leur seule enveloppe est un calice composé de trois folioles étalées et velues; dans les inàles, on trouve de nombreuses étamines insérées sur le réceptacle; dans les femelles, trois styles longs, réfléchis, velus, colorés; un fruit capsulaire revêtu de villosités nombreuses, longues et molles, à trois lobes et autant de loges monospermes. Willdenow regardait le Mallotus comme devant être rapporté au Treioia : tous ces caractères portent à penser qu'il faut plutôt le rapprocher du Rottlera, genre de la famille des Euphorbiacées.
MALMAISON, bot. L'un des synonymes vulgaires d'Astragale des champs.
MALOPE. Malope. bot. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., ainsi caractérisé : calice quinquéfide, ceint d'un involucre à trois folioles cordiformes; corolle à cinq pétales étalés, plus grands que le calice, réunis par leur base, et adnés au tube des étamines; celles-ci, très-nombreuses, monadelpbes, à anthères réniformes; ovaire surmonté d'un style divisé supérieurement en plusieurs branches terminées par des stigmates sélacés; plusieurs carpelles monospermes réunis en lêle. Ce genre ne contient que quatre espèces indigènes du bassin de la Méditerranée. Celle qui doit être considérée comme type, est le Malope tnalacoides, L. et Cavan. (Dissert., tab. 37, fiff. 1). Elle a des feuilles ovales, crénelées, accompagnées de stipules ohlongues, linéaires; des pédoncules axillaires ne portant chacun qu'une seule fleur purpurine ou violette. Cette plante croît en Italie, en Espagne, ainsi que dans les départements méridionaux de la France et riverains de la Méditerranée.
Pline donnait le nom de Malope à la Rose trémière, .■llcea rosea, t. f^. Gbimacve.
MALOT. INS. L'un des noms vulgaires des Taons.
MALOUASSE. ois. (Salerne.) Synonyme vulgaire du tiros-Bec. f^.ce mot.
MALPIOHIACÉES. Malpighiaccœ. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypétales, à étamines hypogynes, ayant pour type le genre Malpighia de Linné, qui a été divisé en plusieurs genres assez distincts les uns des autres. On reconnaît les plantes de la famille des Malpighiacées à leur calice monosépale, souvent persistant, à quatre ou cinq divisions profondes, ofl'rant le plus généralement deux grosses glandes sur chaque division; leur corolle manque fort rarement, et se compose de cinq pétales longuement onguiculés, alternes avec les lobes du calice, et étalés. Les étamines, au nombre de dix, et rarement moins nombreuses, sont monadelphes tout à fait par la base de leurs filets, quelquefois elles sont entièrement libres; les anthères sont arrondies, extrorses, à deux loges s'ouvrant par une fente longitudinale. Le pistil est tantôt simple et trilobé, tantôt formé de trois carpelles réunis plus ou moins entre eux; dans le premier cas il est à trois loges, dans le second chaque carpelle est uniloculaire et contient un seul ovule suspendu à l'angle interne, un peu au-dessous du sommet. Les styles, au nombre de trois, sont parfois réunis en un seul, et terminés chacun par un sligmale simple et très-petit. Le fruit, qui est sec ou charnu, se compose de trois carpelles distincts, ou il forme une capsule ou un nuculaine à trois loges, rarement à deux ou à une seule loge par suite d'avorlement. La capsule est ordinairement relevée d'ailes membraneuses, très-saiUanles, dont le nombre varie de deux à quatre. Le nuculaine renferme tantôt trois nucules uniloculaires, tantôt un seul noyau à deux ou trois loges toujours monospermes. Chaque graine se compose d'un tégument propre, peu épais, recouvrant immédiatement un embryon qui, à lui seul, forme la masse de la graine. Cet embryon a la même direction que la graine, c'est-àdire que sa radicule correspond au bile; elle est en général courte et conique; les deux cotylédons, qui sont épais, charnus et souvent inégaux, sont recourbés sur eux-mêmes.
Les plantes qui forment ce groupe naturel sont des arbustes ou des arbrisseaux quelquefois sarmenteux et grimpants , très-rarement des arbres. Leurs feuilles opposées, à très-peu d'exceptions près, sont simples, non ponctuées, entières ou quelquefois lobées, accompagnées ordinairement, à leur hase, de deux stipules. Les fleurs, généralement jaunes ou blanches, forment des grappes, des corymbes ou des serlules axillaires ou terminaux. Les pédicelles qui supportent les fleurs, sont souvent articulés vers leur partie moyenne où ils offrent deux petites écailles.
Dans le Gênera Planlarum, la famille des Malpighiacées se compose des seuls genres Banisteiia , Trioptens et Malpighia, à la suite desquels sont placés comme ayant quelque afiinité avec eux, le genre rn</o«ia aujourd'hui rangé dans la famille des Hippocratéacées, et le genre Eiythroaxium devenu le type d'un ordre naturel nouveau, sous le nom d'Érythroxylées. Cavanilles, dans ses Dissertations, a établi les genres Galphimia et Tetrapteris, Du Petil-Thouars le Tristellateia. Dans le Mémoire de Jussieu, sur les Malpighiacées (Ann. Mus., 18, p. .'i70), le professeur
Richard a formé les genres Byrsonimu et Bunchvsia adoplés depuis par Kunlli el De CandoIle,-et qui sont des démemliremenls du genre Malpighia de Linné; Kuntli {in Hiimb. Non. Gcner., 3, p. 145) a proposé les deux genres Gaudichaudia et Heleropten's. Enfin, Auguste Saint-Hilaire {Bull. Societ. Philom., an. 1823) a établi un nouveau genre qu'il nomme Camaren. De Candolle, dans le premier volume de son Prodromus Systematts, divise ainsi cette famille:
]re Trihu : Mai.pighiées.
Trois styles distincts ou rarement réunis en un seul; fruit charnu et indéhiscent; feuilles opposées.
Malpighia, Eich., in Juss.; Byrsonima, Rich., in Juss.; Bunchosia, Rich., in Juss.; Galpliimia, Cavan.; Caucanthus, Forsk.
2e Tribu : IIiptagées.
Un seul style; carpelles secs, indéhiscents, monospermes, ordinairement munis d'ailes membraneuses; feuilles opposées ou verticillées.
Hiplatje, Gœrt.; Tristellateia, Du Petit-Thouars; Thiyallis, L. ; Jspicarpa , Rich.; Gaudichaudia, Kunth; Camarea, Aug. St.-Hil.
ô» Tribu : Banistériées.
Trois styles distincts; carpelles secs, monospermes, indéhiscents, munis d'ailes; feuilles opposées ou verticillées.
Hirœa, Jacq.; Triopteris, L.; Tetrapteris, Cavan.; Banisleria, L.; Heleropten's, Kunlh.
De Candolle rapproche des Malpighiacées, le genre Niota de Lamarck.
La famille des Malpighiacées est voisine des Acérinées, des Hippocratéacées et des Ilypéricinées. Elle se distingue des Acérinées par ses pétales longuement onguiculés et ses étamines nionadelphes; par son fruit dont les loges ne contiennent qu'une seule graine renversée. Quant à la famille des Hippocratéacées, ses étamines dont le nombre ne dépasse pas cinq, son ovaire dont les loges contiennent chacune quatre ovules, son embryon qui a la radicule inférieure, la distinguent facilement des Malpighiacées. Les Hypéricinées, par leurs étamines indéfinies et polyadelplies, leur ovaire simple et leurs loges polyspermes, s'éloignent des Malpighiacées.
MALPIGHIE. Malpighia. bot. Les caractères de ce genre de la Décandrie Trigynie, tels qu'ils ont été modifiés par le professeur Richard, présentent : un calice hémisphérique à cinq divisions peu profondes, généralement munies de glandes en dehors; une corolle de cinq pétales onguiculés, réniformes, arrondis, étalés; dix étamines hypogynes, ayant les filets réunis et monadelphes seulement par leur base; un ovaire à trois loges contenant chacune un seul ovule suspendu ; trois styles terminéschacun par un stigmate tronqué; el pour fruit un nuculaine ovoïde, cérasiforme, contenant trois el très-rarement quatre nucules osseux et monospermes. Ainsi caractérisé, ce genre est très-distinct; on en a relire les espèces de Linné, qui ont pour fruit un drupe contenant un noyau à trois loges. Ces espèces forment le genre Bj-rsonima de Richard; et celles qui ont un seul style et deux ou trois nucules monospermes, constituent le genre Bunchosia, du même botaniste. Les
Malpighies sont des arbustes ou rarement des arbres de l'Amérique méridionale ; ils portent des feuilles opposées, quelquefois verticillées par trois, entières ou dentées et épineuses, accompagnées à leur base de deux stipules. Les Heurs sont en général disposées en sertules ou ombelles simples et axillaircs, environnées de bractées; très-rarement elles sont solitaires. Ces fleurs sont ou roses ou purpurines.
Malpicdie a FECiLiES ÉTROITES. Malpighia angustifolia, Plum. C'est un arbrisseau dont la tige se divise en branches et en rameaux revêtus d'une écorce grisâtre, chargée de poils soyeux et couchés. Ses feuilles sont lancéolées- linéaires, très-courtement pétiolées, imparfaitement opposées et presque distiques, très-aigues, sinuoso-dentées en leurs bords, luisanles etd'un vert foncé en dessus, plus pâles en dessous, chargées çà et là de longues soies roides et couchées. Les fleurs sont d'une couleur purpurine claire, portées sur des pédoncules grêles, géniculés, moitié plus courts que les feuilles et disposés, quatre à cinq ensemble, en petites ombelles axillaires.
Malpigdie BRULANTE. Malpighia ureus, L., Cavan., Dissert. 8, lab. 233, fig. 1. C'est un petit arbrisseau ayant ses feuilles opposées, presque sessilcs, ovales, oblougues, aiguës, glabres supérieurement, couvertes inférieu rement de poils en foinie de navette et attachés par le milieu de leur longueur, caractère qui appartient à un grand nombre d'autres espèces de ce genre; ces feuilles offrent à leur base deux petites stipules courtes et aiguës. Les fleurs sont pédonculées, réunies plusieurs ensemble à l'aisselle des feuilles. Les fruits sont de petits drupes globuleux, rouges, de la grosseur d'une Cerise. On les mange dans les Antilles, après les avoir fait confire au sucre. Les poils des feuilles, couchés et à i)eine visibles au premier coup d'oeil, sont très-aigus, roides et très-piquants.
MAi.piGniE GLABRE. Malpighia glabra, L. Cette espèce, que l'on appelle aussi Cerisier des Antilles, est un arbrisseau de quinze à dix-huit pieds de hauteur. Ses feuilles, courtement pétiolées, sont ovales, aiguës, entières, glabres, coriaces et luisantes. Les fleurs sont disposées en ombelles à l'aisselle des feuilles. Les fruits sont charnus, rouges et cérasiformes; ils ont une saveur aigrelette, qui n'est pas désagréable.
MALPIGHIÉES. bot. (De Candolle.) f^. Malpighiacées.
MALPOLE. rept. Espèce du genre Couleuvre. F. ce
MALPOLON. rept. Nom vulgaire de plusieurs petits Serpents deCeylan, particulièrement de l'Asiatique, espèce du genre Couleuvre. F. ce mot.
MALSTIiœM. GÉOL. y. Courant.
MALT. bot. Nom qu'on donne aux graines de l'Orge et de plusieurs autres Graminées, (luand on les a préparées pour la fabrication de la bière. La préparation du grain consiste à le faire germer, à l'exposer, vingtcinq ou trente heures, après (|ue les germes ont paru, à une température de 33 à GOo, puis à séparer les germes par le frottement qu'on fait subir à la masse de grain.
MALTEURUKIA. bot. Le genre de Graminées, établi
sous ce nom par Kunlli. Gram. 6. (. 3. ne ilifFèie point du genre Oryza de Linné. ^'. Riî-
MALTHA. POIS. L'un des noms vulgaires du Milandre. A'. Squale.
MALTHE. mm. Synonyme de Poix minérale. F. Bi-