‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 10 sur 99 · M A JI · texte numérisé non relu

M A JI

de même du péritoine dans son ensemble, ils doivent nécessairement varier, et vaiicnt en effet comme les viscères abdominaux auxquels ils sont fixés. Dea organes tiiiiiaires.

L'appareil de la dépuration urinaire se compose généralement d'une glande qui sécrèle l'urine, ou le rein; d'une poche membraneuse, qui forme pour l'urine une sorte de réservoir, ou la vessie; du canal par où elle y arrive, ou l'uretère, et de celui par lequel elle en sort, et est rejetée à l'extérieur, ou l'urètre.

lieins. Les reins ne sont pas chez l'embryon humain, comme cbez l'adulte, partagés seulement par une scissure médiane; mais ils sont au contraire divisés en un grand nombre de lobes. Cette disposition se voit également dans beaucoup d'espèces d'une manière permanente, comme cbez rÉlé|)bant, le Bœuf, et surtout les Ours, les Loutres, les Pboques et les Cétacés, où leur division est telle qu'on peut, remarque Cuvier,les comparer à des grappes de raisin. Du reste la structure des reins est la même cbez tous les Mammifères, et on trouve cbez tous aussi {excepté cbez l'Élépbanl?) une limite bien Irancbée entre les deux substances qui les composent. La division des reins en plusieurs lobes . donne cependant lieu à une autre anomalie : l'artère rénale n'entre plus toute entière dans le sinus; mais plusieurs branches se détachent et vont directement aux lobes qu'ils doivent nourrir. Au reste quelque chose d'analogue se voit également, suivant les observations de Serres, chez l'embryon humain lui-même, pendant qu'il a encore les reins partagés en plusieurs lobes.

Uretère. C'est toujours un canal membraneux qui descend le long de la colonne vertébrale, se dirige sur la vessie, se continue d'abord entre les fibres de sa tunique musciileuse, et s'ouvre enfin par un orifice plus étroit que son diamètre. Il présente seulement quelque différence dans son origine, chez les Dauphins et chez plusieurs Quadrupèdes.

La vessie est une grande poche musculo-membraneuse, qu'on pourrait considérer, avec Meckel et lilainville, comme une dilatation considérable des uretères, dont elle diffère cependant par les fibres musculaires qui entrent dans sa structure. On a dit qu'elle était beaucoup plus considérable cbez les Herbivores que cbez les Carnivores; mais, suivant Cuvier, cette différence de volume n'est pas bien réelle; seulement, comme ses parois sont beaucoup plus musculeuses chez ceux-ci, leur vessie se contracte plus fortement à l'instant de la mort. Elle paraît en effet de même plus petite chez quelques Herbivores qui ont la tunique musculeuse plus dévelo|)pée comme le Cheval.

Le canal de l'urètre, qui est composé, dans son essentiel, d'une membrane muqueuse, mais dont la structure est d'ailleurs très-compliquée, est toujours situé à la partie inférieure du pénis cbez les mâles. Cbez les femelles il traverse de même quelquefois le clitoris comme chez les Loris, où cet organe ne présente plus " un simple sillon, comme dans beaucoup d'espèces, mais bien un canal complet.

Capsules surrénales. On nomme ainsi des corps glanduleux, situés au-dessus des reins, et dont l'usage

est encore inconnu ; très développés chez le fœtus humain, ils s'atrophient cbez l'adulte. On avait dit les capsules surrénales plus développées cbez les Nègres que chez les Hommes de la race Caucasique; mais il n'y a point réellement de différence constante, comme l'a constaté Serres. Chez les Mammifères leur volume et leur forme varient beaucoup, et leurs modifications sont souvent en rapport avec celles des reins, dont ils paraissent quelquefois aussi se rapprocher par leur structure. Ces ressemblances ont fait penser à Cuvier que leurs fonctions pourraient bien avoir de l'analogie avec celles de ces glandes.

Des organes génitaux.

L'unité de composition des organes génitaux mâl^s et des organes femelles, aperçue par la plupart des anatomistes anciens et modernes, et déjà soui)çonnée par Aristote et par Galien, est un fait aujourd'hui bien certain. Home, Autenrieth, Ackermann (sur la différence des deux sexes. Archives de Phys.), et surtout Meckel, en montrant la parfaite similitude de l'appareil mâle et de l'ai)pareil femelle cbez l'embryon humain; Geoffroy Saint-Hilaire, en retrouvant la même similitude chez l'adulte même dans certaines espèces, ont particulièrement mis hors de doute une vérité que les travaux de Blainville et de plusieurs autres savants eussent suffi d'ailleurs pour faire regarder comme démontrée. On doit se convaincre de cette analogie, dans tous les temps bien curieuse et bien digne d'attention, mais aujourd'hui surtout d'une extrême importance, parce qu'elle est la véritable base de la théorie de l'unité de composition. Si l'appareil mâle et l'appareil femelle ne sont pas, dans leur essence et dans leurs éléments, des modifications d'un seul et même apjiareil; si l'organisation du mâle et celle de la femelle, si celle de tous les individus d'une même espèce, ne peut se ramener à un même type; comment en effet pourraiton concevoir l'analogie, l'unité de composition pour l'universalité des êtres? 11 peut n'être question dans cet article que de l'organe femelle; tout ce qui concerne l'organe mâle ayant déjà été dit ou devant l'être dans d'autres articles. Usera pareillement traité ailleurs de la génération des animaux à bourse. A'. Accouplement, Copulation, Génération et Mabscpiadx.

Les ovaires, généralement doubles chez les Mammifères, ne présentent chez eux aucune modification importante, et ressemblent généralement à ceux de la Femme; ils sont toujours nourris par les mêmes artères (jui nourrissent les testicules cbez le mâle, les spermatiques. Il en est des trompes utérines comme de l'ovaire, elles sont toujours doubles et présentent la même structure et la même disposition que chez la Femme. Dans les espèces où l'adulérum est développé, elles s'insèrent à son extrémité; dans celles où il est rudimentaire. elles aboutissent jusque dans l'utérus.

L'organe connu sous le nom de motrice est, en effet, formé de deux parties qui doivent être distinguées, et considérées comme des organes particuliers. Des artères différentes nourrissent séparément le corps de la matrice, et ses cornes, ou, suivant le nom que leur a donné Geoffroy Saint-Hilaire, Vaduléruni; tous deux ont des fondions différentes, et leur développement

est le plus souvent inverse. Chez la femme, l'adutérum est Irùs-rudimenlaire, et vient presque à disparaître, tandis que le corps de la matrice, ou l'ulérus proprement dil, est très-développé. Aussi l'anatomie humaine n'a-t-elle pas même soupçonné l'existence de l'adutérum comme organe distinct, quoiqu'il le soit réellement dans le jeune âge, et qu'on l'ait plusieurs fois, par anomalie, trouvé tel chez l'adulte lui-même. Cliez les Singes et la plupart des Édentés, l'adutérum est de même Irès-rudiraenlaire, et l'utérus très-volumineux. Chez les Carnassiers, les Rongeurs et les Herbivores, le développement de ces deux organes s'est au contraire fait dans un rapport inverse, l'adulérum étant exirêmement allongé; et enfin, chez quelques-uns, comme les Caria de Gmelin, et surtout les Lièvres, l'utérus devient à son tour très-rudimentaire, ou plutôt même presque nul; de sorte que les deux adulérums ont chacun leur orifice distinct dans le vagin. Les deux moitiés de la matrice, suivant l'ancienne nomenclature, sont ainsi tout à fait indépendantes l'une de l'autre, et la superfélation devient alors un phénomène qui se produit aussi facilement qu'il s'explique. 11 existe au contraire quelques genres où l'utérus et l'adutérum se trouvent également développés ; tels sont particulièrement les Makis, parmi les Quadrumanes.

Le vaffin présente peu de modifications remarquables, et il a chez tous les Mammifères à peu près les mêmes caractères qu'il offre chez la Femme. La membrane hymen, qu'on avait prétendu n'exister que chez elle seule, se retrouve généralement chez tous, comme l'a constaté Cuvier; elle est même très-prononcée chez plusieurs. Les diverses parties externes de la génération varient au contraire beaucoup; mais la plupart de ces variations sont peu imporlanles ; et on peut se borner à indiquer les principaux rapports du clitoris avec le pénis du mâle.

Cet organe, peu développé chez la Femme, ressemble d'ailleurs tellement au pénis par sa structure et ses connexions, que la plupart des analomistes n'ont pas balancé à reconnaître en lui son analogue, même en se bornant à comparer ensemble les organes génitaux de l'Homme et ceux de la Femme adultes. Le clitoris a en effet, comme le pénis, un gland, un petit prépuce et un corps caverneux attaché de même aux branches de l'ischion par une double racine; il reçoit la même artère, la même veine et le même nerf, et leur distribution est entièrement analogue. La ressemblance est encore bien plus grande, soit chez l'embryon humain, soit chez divers animaux. On voit chez l'embryon humain, soit mâle, soit femelle, dit Meckel (Manuel d'Anatomie humaine, traduction de Jourdan et de Breschet) ; « un corps considérable, triangulaire, un peu renflé à son extrémité antérieure, collé d'abord à la partie inférieure de la parlie antérieure du bas-ventre, et qui plus tard pend librement en avant. Le corps est formé de deux moitiés séparées l'une de l'autre par un sillon qui marche le long de la face inférieure. Avec le temps il produit soit la verge, soit le clitoris. » On trouve presque la même similitude chez plusieurs animaux adultes. Le volume du clitoris égale celui du pénis dans plusieurs espèces, même parmi les Singes; et la ressem-

blance est telle que les femelles sont prises la plupart du temps pour des mâles. Quelques espèces ont le gland du pénis bifurqué; celui du clitoris l'est alors pareillement. Celles qui ont un os pénial , ont ordinairement de même un os dans le clitoris. Enfin cet organe se trouve souvent creusé profondémenld'un sillon qui fait suite à l'urèlre ; et dans quelques espèces, ce sillon se change même en un canal complet. Ainsi on voit dans beaucoup d'espèces le clitoris s'élever au degré de développement qui caractérise le pénis, et en acquérir toules les conditions et tous les caractères. Il serait tout aussi facile de montrer ce dernier organe venant, au contraire, à s'atrophier, à tomber dans les conditions rudimentaires, et ne plus représenter chez le mâle comme chez la femelle (si l'on peut s'exprimer ainsi) qu'un simple clitoris. C'est ce qui a lieu d'une manière évidente dans plusieurs animaux, et quelquefois, par anomalie, chez les Mammifères et chez l'Homme luimême.

Les mamelles varient beaucoup chez les Mammifères pour leur nombre et leur situation. Lorsqu'elles sont inguinales ou abdominales, elles sont nourries par les artères épigastriques , et lorsqu'elles sont peclorales, par les thoraciques internes. Leur nombre est ordinairement en rapport avec celui des petits. Chez presque toutes les espèces qui n'en ont que deux, elles sont peclorales comme chez l'Homme; c'est ce qui a lieu chez les Singes, les Chauves-Souris, la plupart des espèces du genre Tatou, les Bradypes, les Éléphants et les Lamantins. Du reste leur nombre est extrêmement variable.

Les mamelles existent chez tous les mâles des Mammifères; et c'est une erreur de croire qu'elles manquent chez ceux du genre Cheval, comme on l'a cru longtemps, et comme l'avait dit Buffon lui-même; seulement elles sont chez eux très-petites et très-peu apparentes. Leur existence chez les mâles où elles ne sont destinées à aucune fonction, comme chez les femelles où elles en remplissent de très-importantes, est un fait bien remarquable, et où se montre bien la tendance de la nature à l'uniformité. Leur organisation chez les premiers est même si parfaite, que la sécrétion du lait peut très-bien s'opérer chez eux; et qu'on ne manque pas d'exemples d'enfants allaités par des Hommes. Humboldt (Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent) parle d'un Homme qui avait nourri son fils de son propre lait pendant cinq mois entiers; et c'est sans doute pour avoir eu connaissance de quelque fait semblable, que des voyageurs amis du merveilleux ont affirmé qu'au Brésil ce sont les Hommes, et non pas les Femmes , qui allaitent leurs enfants; conte absurde sans doute, mais qui pourrait bien être fondé, comme on le voit, sur quelque chose de réel. Des organes des sens.

Ils sont chez presque tous les Mammifères au nombre de cinq, comme chez l'Homme. Tous ont le sens général ou le loucher, et, selon l'opinion unanime de tous les physiologistes, deux des sens spéciaux, le goût et l'ouïe : quant aux deux autres, l'odorat et la vue, ils paraissent manquer dans quelques espèces.

Les sens spéciaux reçoivent ordinairement deu^ or- 6 •

,So

drcs de iieifs que l'on peut désigner, avec Serres, d'une manière générale ; l'un sous le nom de nerf propre on principal, et l'antre sous celui de nerf accessoire; le premier met l'appareil sensilif en communication directe avec l'encéphale; le second est toujours une branche du nerf trijumeau. Ainsi, la vue a pour nerf sensilif propre l'optique, l'ouïe l'acoustique, et l'odorat l'olfactif; chacun de ces sens reçoit en outre une branche de la cinquième paire. Cette disposition, fort remarquable, n'est cependant pas tout à fait constante: le nerf propre manque fréquemment, et, dans ce cas, le rameau de la cinquième paire, de nerf accessoire qu'il est ordinairement, devient le principal. C'est ce qLii a lieu constamment pour le sens du goût, dont le nerf n'est autre que le rameau de la cinquième paire, connu sous le nom de lingual. C'est ce qui a également lieu, suivant la remarque de Serres, pour tous les sens, chez les MoUus(|ucs, les Insectes et les Crustacés. Enfin, suivant le même anatomiste, c'est aussi ce qui a lieu chez divers Mammifères pour l'odorat et pour la vue.

Cuvier a découvert le premier que le nerf olfactif n'existe pas chez les Cétacés (Anat. comp., t. ii, p. 190); et dans ce cas il n'existe pas non plus de trous elhmoïdaux. Suivant Serres, le nerf optique manque de même chez la Taupe, la Chrysochlore, les Rats-Taupes, les Musaraignes et la plupart des Mammifères qui vivent profondément sous terre et dans les lieux où la lumière ne pénètre pas. Son absence a cependant été contestée par Bailly, qui a cru l'avoir rencontré chez la Taupe : mais le filet extrêmement ténu que cet habile anatomiste considère comme le nerf optique, paraît exister généralement chez tous les animaux où l'existence de ce nerf est évidente, de même que chez ceux qui en sont privés.

Au reste, il n'est pas bien certain que ceux qui sont privés du nerf olfactif ne jouissent pas de l'odorat, et il s'en faut bien que tous ceux qui sont privés de l'optique soient aveugles; c'est cependant ce qui a certainement lieu pour quelques espèces où l'œil est entièrement caché sous une peau aussi épaisse que celle du corps, pareillement revêtue de poils, et même doublée par le peaussier ; tel est l'Aspalax Zemmi {Mus typhlus). Il est bien certain, au contraire, que la vision s'exerce très-bien chez les Musaraignes; et, d'après les observations faites au Cap, par Delalande sur le Rat-Taupe, il en est de même de ce Rongeur. Enfin, Geoffroy Sainl- Hilaire et Durondeau ont fait sur la Taupe diverses expériences qui donnent les mêmes résultats que pour le Rat-Taupe. Quelques personnes ont dit, il est vrai, qu'il existe en Europe deux espèces de Taupes, dont l'une serait aveugle; et cette assertion, à laquelle jusqu'à ce jour on n'avait attaché que très-peu d'importance, pourrait bien être plus fondée qu'on ne l'avait cru. Le docteur Savi , de Pise, vient en effet d'envoyer à Geoffroy Saint-Hilaire deux Taupes qui paraissent former une espèce différente de la Taupe commune (Talpa Europœa). Le zoologiste italien a même donné à cet animal le nom de Talpa cœca; mais estelle réellement aveugle? L'observation porte à croire, au contraire, qu'elle a, comme la Taupe commune, un petit œil rudimenlaire.

I 11 était tout naturel de penser que la sensation s'opèic au moyen de la cinquième paire pour tous les I appareils sensitifs dont les nerfs ne sont que des branches de celle-ci. et qu'ainsi sa destruction entraînerait nécessairement celle de ces sens. Mais Magendie a découvert un fait que les théories physiologiques, jusqu'alors admisses, étaient bien loin de pouvoir faire soupçonner ; c'est que, chez les Mammifères normaux, comme chez ceux qui n'ont pour nerfs sensitifs que des branches de la cinquième paire, la section de ce nerf est suivie immédiatement de la perte, non pas seulement du goût, mais aussi de la vue, de l'ouïe el de l'odorat, malgré la présence des nerfs optiques, acoustiques et olfactifs. D'un autre côté, le même physiologiste ayant également réussi à couper le nerf optique, il a vu aussi que sa destruction (le nerf de la cinquième paire étant laissé intact) entraîne pareillement celle de la vue. Ainsi ce dernier sens, et il en est probablement de même de l'ouïe et de l'odorat, a besoin du concours des deux nerfs qu'il reçoit; el la section de l'un des deux rend la sensation impossible.

L'anatomie pathologique a fourni des résultats non moins remarquables, el qui s'accordent très-bien avec les expériences de .Magendie. Ainsi, Serres a vu l'altération pathologique du tronc de la cinquième paire produire exactement tous les mêmes phénomènes causés par sa desliuclion artificielle ou sa section ; et l'analogie est même si complète, que le célèbre anatomiste avait pu prévoir et annoncer d'avance tout ce que l'autopsie cadavérique a montré.

Du système nerveux.

Vencéphale des Mammifères a d'abord un caractère qui lui est propre dans son volume considérable ; mais il ne faut pas croire que ses différentes parties contribuent toutes à cet accroissement de la masse. Serres a parfaitement démontré (Anat. du cerveau, t. i, 1824) que parmi les différents organes dont se compose l'encéphale, il en est qui se dévelo|)pent en raison directe l'un de l'autre; mais qu'il en est aussi qui se développent en raison inverse. Il suit de ces rapports, que certaines parties de l'encéphale arrivant chez les Mammifères au maximum de leur développement, d'autres doivent en même temps, et pour cette raison, tomber au minimum. L'état rudimenlaire de certaines parties encéphaliques fournira donc, tout aussi bien que le volume considérable de quelques autres, des indices et des preuves du haut degré de développement de l'organe dans son ensemble.

C'est exactement ce qui a lieu chez les Mammifères. Les hémisphères cérébraux sont très-développés, plus développés que dans aucune autre classe ; au contraire, les tubercules quadrijumeaux sont très-petits et trèsrudimentaires. Leur nom de tubercules quadrijumeaux, qui leur convient très-bien chez tous les Mammifères, leur a même été donné à cause de leur petitesse, qui n'a permis de les considérer que comme de petits tubercules, de petites éminences faisant partie d'autres organes. Au contraire, dans les autres classes, et surtout chez les Poissons, de dominés qu'ils étaient, ils deviennent, à leur tour, les organes dominateurs de l'encéphale, et tellement qu'ils ont été générale-

ment, jusqu'aux derniers travaux de Serres, et sont même encore par quelques analomistes, regardés comme les hémisphères céréhraux. Le nom de tubercules quadrijumeaux est alors bien loin de leur convenir, d'autant mieux qu'ils ne se trouvent jjIus formés de quatre petites éminences, mais de deux lobes considérables et bien distincis. Aussi Serres, embrassant tous ces rapports, leur at-il donné le nom beaucoup plus généralement convenable de lobes optiques.

Les variations de ces lobes représentent exactement ce que l'on a déjà vu pour diverses parties du système osseux, pour l'os coracoïde par exemple. Faible, petit, sans importance, réuni à l'omoplate, tout à fait rudimenlaire dans une classe, et considéré comme une simple éminence, une simple apophyse; il devient dans une autre un os bien distinct, d'une grande importance, d'un volume considérable, et qui égale et surpasse même celte autre pièce dont des observations trop circonscrites et trop peu nombreuses, ne l'eussent fait considérer que comme une petite éminence.

Au reste, il en est des lobes optiques comme de tous les organes rudimentaires des Mammifères el de l'Homme : ils se trouvent dans les premiers âges du fœtus de l'Homme, non moins importants, et non moins développés (|ue chez les plus inférieurs des Vertébrés, chez les Poissons. D'abord, d'une grandeur considérable et creusés, comme le sont les hémisphères cérébraux dans l'adulte, de ventricules 1res étendus, leurvolume proportionnel diminue peu à peu; bienlôl ces lobes n'ont plus que le degré de développement de ceux des Reptiles, puis de ceux des Oiseaux, et ils linisscnt enfin par présenter les caractères et les conditions normales du Mammifère, c'est-à dire que leur volume devient très-peu considérable, que leurs ventricules s'oblitèrent, et qu'un sillon, séparant chaque lobe en deux parties, les change en véritables tubercules quadrijumeaux.

Un autre caractère propre à l'encéphale des Mammifères adultes, est l'existence du corps calleux ou mésolobe qui réunit sur la ligne médiane les deux hémisphères cérébraux. La théorie du développement excentrique des organes explique parfaitement son absence chez les Ovipares et chez les fœtus des Mammifères.

L'existence des circonvolutions ne doit pas être mise au nombre des caractères classiques des hémisphères cérébraux des Mammifères; elles manquent chez les Rongeurs, qui se trouvent en général les plus inférieurs des Mammifères, sous le rapport du développement de l'encéphale. Aucun Mammifère n'en a d'ailleurs ni d'aussi nombreuses ni d'aussi profondes que l'Homme.

L'Homme paraît aussi avoir les hémisphères cérébraux les plus volumineux; mais ce serait une erreur de croire qu'il l'emporte également sur tous par le volume de la masse encéphalique.

Les hémisphères sont aussi trèsdéveloppés chez les Singes, où ils recouvrent, comme chez l'Homme, le cervelet, par leurs circonvolutions postérieures; ces Quadrumanes seuls et quelques Cétacés présentent ce caractère. Leur volume décroit ensuite de plus en plus des Cétacés et des Carnassiers amphibies aux Carnassiers terrestres, aux Ruminants et aux Rongeurs. On

ne trouve de cavité digitale que chez l'Homme cl les Singes; et le petit pied d'Hippocampe n'existe que chez l'Homme,

Les tubercules quadrijumeaux sont toujours développés en raison inverse des hémisphères cérébraux : ainsi ils décroissent des Rongeurs et des Ruminants, aux Carnassiers, aux Singes et à l'Homme. Quant ù leur proportion entre eux, elle est variable; le sillon qui divise chaque lobe optique en deux tubercules, se plaçant tanlôt au milieu, tantôt plus en devant, tantôt plus en arrière. Ainsi il y a égalité des antérieurs et des postérieurs chez l'Homme; prédominance des postérieurs chez les Carnassiers; des antérieurs, chez les Ruminants et les Rongeurs.

Le volume des tubercules quadrijumeaux est généralement proportionnel à celui des yeux et à celui des nerfs optiques chez les Mammifères, comme aussi chez les Vertébrés inférieurs. Quelques espèces font cependant à ce rapport une exception très-remarquable. Tous ces Mammifères anomaux qui se trouvent manquer de nerfs optiques, et n'avoir que des yeux Irès-rudimentaires, comme la Taupe, la Chrysocblore et divers Rongeurs, ont cependant des tubercules quadrijumeaux irôs-volumineux. Quel peut être leur usage chez des animaux où manque le nerf qui les met en communication avec l'œil, et oti ils deviennent ainsi inutiles à la vision?

Le cervelet est généralement volumineux chez les Mammifères; et il est, chez tous, partagé en lames parallèles pardes sillons transversaux, plus ou moinsprononcés. En outre il exisie, chez l'Homme et chez une grande partie des auires, des scissures pareillement transversales, qui le divisent beaucoup plus profondément, et le partagent en lobules : leur nombre diminue des Singes et des Carnassiers aux Pachydermes, aux Ruminants et aux Rongeurs. En outre, d'après Serres, le cervelet présente dans sa composition d'autres caractères qu'il est également utile de faire connaître.

Le cervelet est élémentairement composé de deux parties qui se trouvent isolées chez les Poissons; savoir : un lobule médian et des feuillets latéraux. C'est de leur réunion qu'est formé le cervelet des Mammifères, où l'on doit ainsi distinguer le processus vermiculaire supérieur, ou son lobe médian, et les hémisphères. Ces deux éléments, quoique réunis, n'en demeurent pas moins indépendants l'un de l'autre: et tellement que l'un est toujours développé en raison inverse de l'autre. En outre, ils sont tous deux en rapport avec d'autres i)arties de l'encéphale. Ainsi, le lobe médian est toujours développé : lo en raison directe des tubercules quadrijumeaux; 2» en raison directe de la moelle épinière; ô» en raison inverse de la protubérance annulaire.

L'existence de ce dernier organe doit encore être mise au nombre des caractères classiques de l'encéphale des Mammifères; et l'on peut faire à son égard la même remarque qui a déjà été faite au sujet du corps calleux. Sa forme est d'ailleurs variable suivant les différentes espèces chez lesquelles on l'étudié : conique chez lesKanguroos, chez la plupart des Pachydermes, et chez plusieurs Ruminants, 11 devient quadrilatère

dans beaucoup d'aulies genres, et parlicnlièrement dans ceux dont le cerveau est le plus dciveloppé, comme chez les Quadrumanes, les Cétacés et les Carnassiers amphibies.

Moelle épi'nière. La moelle éplnière présente généralement chez les Mammifères deux renflements, dont l'un correspond aux membres antérieurs, l'autre aux postérieurs. Les Cétacés, qui n'ont qu'une paire de membres, font aussi exception sous ce rapport, et n'ont qu'un seul renflement.

On sait déjà comment, à mesure que les renflements épiniers se forment, la moelle épiniére remonte dans le canal vertébral, et comment alors la queue vient à disparaître. C'est par cette ascension qu'est produite là queue de Cheval, qui ne peut exister tant que la moelle épinière occupe encore le canal sacré.

Méninges. L'encéphale des Mammifères est enveloppé par trois membranes, connues sous les noms de pie-mère, d'arachnoïde et de dure-mère, et auxquelles on donne aussi collectivement le nom de méninges du cerveau.

La pie-mère est la plus interne; elle se trouve en contact avec la substance cérébrale : elle pénètre avec les nombreux vaisseaux ramifiés sur elle, et qui paraissent la composer, dans toutes lesanfractuosités du cerveau, et forme dans les ventricules des replis connus sous le nom de plexus choroïdiens.

La dure-mère est la plus externe; c'est une membrane fibreuse, très-épaisse, très -résistante, qui tapisse tout l'intérieur de la cavité du crâne et du canal vertébral. Sa lame interne forme entre les principaux organes encéphaliques, des replis qui les séparent l'un de l'autre. Les trois plus remarquables sont la faux du cerveau, placée au-dessus du corps calleuxî'entre les deux hémisphères cérébraux; la faux du cervelet qui fixe les hémisphères cérébelleux; et la tente du cervelet qui sépare le cerveau du cervelet. La tente du cervelet est en partie formée par une lame osseuse, chez plusieurs Carnassiers : sa faux est moins constante, et disparaît chez les espèces dont le lobe médian est très-développé, c'est-à-dire chez les Mammifères inférieurs.

C'est dans des conduits particuliers, formés parla duplicature de la dure-mère, et connus sous le nom de sinus de la dure-mère, que se rendent toutes les veinules du cerveau. Ces sinus, dont le nombre varie, communiquent les uns dans les autres, et versent ainsi tout le sang veineux du cerveau dans les veines jugulaires internes.

La troisième membrane du cerveau, ou l'arachnoïde, est intermédiaire aux deux autres. C'est une membrane séreuse, dont la disposition est tout à fait analogue à celle des membranes séreuses de la poitrine et de l'abdomen. Elle forme, comme elles, un sac sans ouverture, (lui adhère, par sa portion externe, à la face interne de la dure-mère; par sa portion interne, à la face externe de la pie-mère; mais elle ne pénètre pas comme celle-ci dans les anfractuosilés du cerveau, et passe seulement au-dessus en formant une sorte de pont. Elle enveloppe l'origine de chaque nerf à sa sortie de la cavité cérébrale, par un repli de ses deux feuillets, qui forme un cul-de-sac. C'est par une disposition analogue qu'elle

se prolonge dans le canal vertébral sans être percée d'aucune ouverture.

Nerfs. Les nerfs qui naissent de l'axe cérébro-spinal, ou plus exactement, suivant la théorie de Serres, qui y aboutissent, sont au nombre de quarante paires environ chez l'Homme; mais leur nombre varie chez les Mammifères avec celui des vertèbres, nombre auquel il correspond généralement. Celui des nerfs crâniens est au contraire le plus généralement le même.

V olfactif ou le nerf de la première paire, est, chez les Singes, semblable ]ioursa forme et sa disposition à celui de l'Homme; mais chez les autres Mammifères, il est généralement remplacé par un corps de couleur cendrée, qui remplit la fosse ethmoïdale, et constitue un véritable lobe encéphalique. Ce lobe est connu sous le nom de lobule olfactif : il est généralement développé en raison directe des tubercules quadrijumeaux, ce qui explique son état rudimentaire chez l'Homme, et le volume considérable qu'il vient au contraire à acquérir chez les animaux inférieurs. La grandeur de l'angle facial donne aussi assez exactement le degré de développement du lobule olfactif.

Nerfs de la vision. La deuxième paire, ou le nerf optique, est le nerf propre du sens de la vue; elle entre dans le globe de l'œil par sa partie postérieure, et c'est de son épanouissement que résulte la rétine ou la membrane nerveuse, qui perçoit l'impression de la lumière. En outre l'œil reçoit encore la troisième, la quatrième et la sixième paires, qui se distribuent à ses muscles moteurs, et la branche ophlbalniicpie de la cinquième paire. Mais ce dernier nerf est le seul qui existe chez la Taupe, les Musaraignes, la Chrysochlore, divers Rongeurs, et généralement toutes les espèces qui vivent dans des lieux où la lumière ne pénètre pas. Ces Mammifères ont le globe de l'œil très-rudimenlaire, soit sous le rapport de son volume, soit sous celui de sa composition, et privé même de ses muscles moteurs. Par suite de celte absence, les troisième, quatrième et sixième paires viennent aussi à manquer, en sorte que la première paire (l'olfaclif) et la cinquième (le trijumeau) sont les seules des six premières, qui se retrouvent chez ces Mammifères anomaux.

Nerf trifncial ou nerf delà cinquième paire. Ce nerf, connu aussi sous le nom de trijumeau, a reçu ce nom, parce qu'il se divise bientôt en trois branches considérables : le nerf ophthalmique, le maxillaire supérieur et le maxillaire inférieur. On sait déjà comment la section du tronc de ce nerf entraîne la perte de tous les sens; il est inutile de revenir ici sur les conséquences remarquables des belles expériences de Magendie.

Le nerf facial et Vauditif, connus autrefois sous les noms de portion dure et de portion molle de la septième paire, et aujourd'hui sous ceux de septième et de huitième paires, varient beaucoup pour leur volume proportionnel : ainsi le facial est très-volumineux chez les Singes (et particulièrement chez les Cynocéphales) et chez les Chats, les Chevaux cl les Chameaux. L'auditif est très-développé chez les Singes, et, fait digne d'attention, chez les Amphibies et les Cétacés, tandis qu'il est grêle chez les Chauves-Souris. On voit que son développement est bien loin d'êlre en rapport avec celui

iiiss oiuaiies de l'audition, et notainmeiit avec celui tics parties externes de l'oreille. Au contraire les espèces qui ont l'oreille externe très-développée, ont aussi les brandies auriculaires du facial très-grosses, suivant les observations faites par Serres.

Nerfs glossopharyngien et pneumogastrique. Ces nerfs connus autrefois collectivement sous le nom de builième paire, sont regardés aujourd'hui comme formant la neuvième et la dixième. Le glossopliaiyngien qui peut, suivant Serres, être considéré comme le nerf respirateur de la langue, appartient, comme son nom l'indique, à cet organe et au pharynx, particulièrement à leurs muscles. Le pneumogastriiiue a une distribution beaucoup plus conipli(iuée, et qui même lui a valu le nom de nerf vague. Il descend le long de l'artère carotide et ensuite le long de l'œsophage, et se termine dans le foie, le pancréas, le commencement du canal intestinal, et l'estomac, où il forme un plexus considérable. Il donne en outre, dans son trajet, divers rameaux au pharynx, au larynx, à l'œsophage, à la trachée-artère, au cœur et aux poumons. Ainsi, naissant dans le crâne, il fournit des branches qui se distribuent jusque dans la poitrine et l'abdomen.

Le nerf hypoglosse , considéré autrefois comme la neuvième paire, et maintenant comme la onzième, et même comme la douzième par plusieurs analomistes, se distribue, comme son nom l'indique, aux muscles de la langue, et en outre aux muscles du col.

Enfin le nerf spinal, dont le mode d'origine est extrêmement remarquable, se distribue principalement dans les muscles du col.

Les autres nerfs correspondent toujours pour leur nombre à celui des vertèbres; leur distribution est le )dus souvent analogue à celle des vaisseaux; en sorte (|u'on trouve ordinairement ensemble une artère, une ou plusieurs veines, et un nerf. Kous ne nous arrêterons que sur le nerf diaphragmalique, parce qu'il est en quelque sorte classique pour les Mammifères. Bien différent de la plupart des nerfs qui naissent des paires les plus voisines des organes auxquels ils doivent se distribuer, il est formé de lîlels qni appartiennent aux cervicales, et n'arrive ainsi au diaphragme qu'après avoir traversé toute la poitrine. H faut remarquer en outre que les paires cervicales qui lui donnent naissance, sont précisément celles qui concourent à la formation du plexus bracliial , d'où naissent tous les nerfs du bras : disposition qui peut servir à expliquer le rapport physiologique qui existe entre les mouvements des membres supérieurs et ceux du diaphragme.

La distribution du grand sympathique est, chez tous les Mammifères, analogue à celle du même nerf chez l'Homme; il se rend constamment aux mêmes organes et forme les mêmes plexus.

DES TÉGIUIENTS ET DES VARIATIOWS WATURELIES ET ACCIDEiVTElLES DD PELAGE.

Linné, cherchant toujours à faire ressortir par des oppositions les caractères qu'il assignait à chacune de ses classes, a dit : Les Mammifères ont des poils, les Oiseaux des plumes, les Poissons des écailles. Ces propositions sont vraies d'une manière générale; cependant plusieurs Mammifères manquent de poils ou n'eu

ont qu'un très-petit nombre, comme Linné lui-uiême eu a fait la remarque dans un autre passage de son Systema Naturœ. Quelques espèces, comme les Pangolins, sont en effet couvertes de véritables écailles; et d'autres, comme les Cétacés, ont la peau nue; mais ce sont de véritables exceptions au caractère classique ; exceptions plus apparentes même ([ue réelles à l'égard des Pangolins, dont les écailles sont de véritables poils composés; et même aussi, suivant Blainville, à l'égard des Cétacés, chez lesquels les poils formeraient une sorte de croûte ou enveloppe générale. Ce naturaliste pense même que le nom de Pilifères pourrait peut-être remplacer avec avantage celui de Mammifères. Remarquons cependant qu'on trouve aussi de véritables poils chez quelqnes Oiseaux, et qu'ainsi, à la rigueur, le nom de Pilifères leur conviendrait également.

Les Mammifères ont généralement deux sortes de poils : les soyeux, plus ou moins roides, et extérieurs; et les laineux, très-fins, très-doux au toucher, et ordinairement cachés sous les soyeux. Les races domestiques de Moutons font à cet égard une exception fort remarquable, à cause de l'abondance et de la longueur de la laine, et en même temps de la disparition presque totale des poils soyeux. Les animaux des pays froids se rapprochent d'elles sous ce rapport : chez ceux des pays chauds, les poils soyeux sont au contraire trèsdéveloppés, et les laineux manquent presque entièrement. La quantité, c'est à-dire l'abondance proportionnelle de ceux-ci, est généralement en raison inverse, et celle des soyeux en raison directe de la température.

Les poils soyeux ont une longueur fort considérable chez plusieurs espèces dans certaines régions (surtout chez les mâles), comme à la région cervicale chez le Lion et le Cheval, où ils forment ce que l'on nomme une crinière; et à la queue dans beaucoup d'espèces. D'autres sont couvertes en entier de poils très-longs : tel est particulièrement l'Ours des Grandes-Indes (t//sus labiatus), dont les poils ont presque partout de sept à neuf pouces, et même, en quelques endroits, près d'un pied de long.

Chez quelques espèces, le pelage est mêlé, et quelquefois composé dans sa totalité, d'épines plus ou moins abondantes et de structure assez variable; tels sont les Hérissons, les Tanrecs, les Échimys, les Porcs- Épies et plusieurs autres. Ces épines ou piquants sont ordinairement pointues, comme l'indiquent les noms mêmes qu'on leur a donnés, et ont généralement la forme d'un poil. Cependant le Porc-Épic ordinaire (Hystrix cristala) a la queue garnie de tuyaux cylindriques et ouverts transversalement parleur extrémité, comme serait un tuyau de plume coupé à l'origine de la lame. On remarque en général, chez toutes les espèces épineuses, un grand développement des muscles peaussiers; et ce développement est surtout considérable chez le Hérisson. On remarque également chez ces espèces, que les épines sont divisées en petits groupes réguliers, dont la disposition est d'ailleurs spéciale pour chacune d'elles.

Sous le rapport de sa couleur, le pelage est tantôt piqueté, ou, pour parler plus correctement, tiqueté,

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