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Melochia pyramidata , et Melochia tomenlosa. La première, qui a pour synonyme le Melochia Domingensis, Jacq. (l'ind., 1, lab. 50), croit dans les Antilles et au Brésil. On la cultive dans les jardins de botanique. Trois nouvelles espèces ont été publiées par Kunth {Nov. Gêner, et Species Plant, œqnin. , S, p. 325, lab. 452) qui les a nommées Melochia Turpiniana, macrophylla et parvi/olia. Elles croissent dans la république de Colombie. Les Melochia sont des arbrisseaux ou arbustes couverts d'un duvet de poils étoiles, à feuilles alternes, entières, dentées en scie, munies de stipules pétiolaires et géminées. Leurs fleurs sont nombreuses, pédicellées, de couleur violacée ou blanche, en ombelles, portées sur des pédoncules terminaux, axillaires et opposées aux feuilles.
WÉLOCHITE. Miiy. Nom sous lequel les anciens paraissent avoir connu une variété terreuse et globuliforme d'Azurite ou Cuivre carbonate bleu.
MÉLOCRINITE. Melocrinites. êchin. Goldfuss a institué ce genre pour y placer quelques Échinodermes qui ne pouvaient se trouver parmi les Actinocriniles de Miller, non plus que dans le genre Rodocrinus du même auteur. Le genre nouveau se fait remarquer en ce que la base des cinq rayons alterne avec cinq pièces distinctes du sommet de la tige, et que les plaques qui ferment en dessus la cavité viscérale, sont plus grandes que celles comprises entre les rayons, au i)oint où ils se détachent du disque. Les espèces de Melocrinites nommées par Goldfuss sont : Melocrinites gibbosus, Melocrinites lœvis et Melocrinites hieroglyphicus; toutes se trouvent fossiles dans les terrains de Grunwacke et de Calcaire carbonifère.
MÉLODIN. Melodiniis. bot. Genre de la Pentandrie Digynie, L., établi par Forster (Charact. Gêner., p. 37, tab. 19), adopté par Linné fils et par Jussieu; ce dernier l'a placé dans la troisième section de la famille des Apocynées. Il y est ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes et persistantes; corolle hypocratériforme, à tube cylindrique, trois fois plus long que le calice; le limbe est à cinq divisions obliques, et renferme une couronne composée de cinq appendices courts, pétaloïdes, ouverts en étoile, alternes avec les divisions du limbe de la corolle, et laciniées comme dans les Neriunt; cinq étamines très-courtes; style bipartihle et portant deux stigmates; baie globuleuse, biloculaire, pulpeuse intérieurement, renfermant un grand nombre de graines ovales, arrondies, un peu compiimées. Ce genre paraît avoir des rapports avec le Rauwolfia et le Strychnos. Il ne renferme qu'une seule espèce, Melodimis scandens, Linné fils et Lamarck, Illust. Gen., tab. 170. C'est un arbrisseau qui croît dans la Nouvelle Ecosse; sa tige volubile grimpe sur les arbres du voisinage; elle est garnie de feuilles opposées, oblongues, ovales, veineuses et très -entières.
MELODORUM. eot. Sous ce nom, Loureiro (F/o;-. Cochinch., éd. "Willd., p. 430) a constitué un genre qui fut réuni par Jussieu à VJsiinina d'Adanson. Dunal et De Candolle l'ont considéré comme type d'une section du genre Unona, et ils ont donné aux Melodoruiu arboreum et fruticosum, les noms à'Unona
sylvatica et d'Unona dumeiorum. yoyes UnoNE. WÉLOÉ. 71/e/oe. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétt-romères, famille des Trachélides, tribu des Canlliaridies, établi par Linné qui comprenait sous ce nom divers autres genres, et adopté par tous les enlomoloi;isles, avec ces caractères ; tous les articles des tarses entiers; antennes grenues, droites, et sans coude remarquable, de la longueur au moins de la tête et du corselet, irréguliùres dans plusieurs mâles; point d'ailes; élylres ne recouvrant qu'une partie de l'abdomen, ovales ou triangulaires, se croisant dans une partie de leur bord interne.
Ces insectes se distinguent, à la première vue, des genres voisins, par leur port lourd, leurs étuis plus courts que l'abdomen et par leur manque d'ailes; la lêle des Méloés est large, déprimée de devant en arrière et inclinée sous le corselet; les antennes sont moniliformes, un peu plus longues que le corselet et la tête réunis; elles sont composées de onze articles dont le premier est grand et tronqué antérieurement, le second petit et aplati, et les autres arrondis. Les mâles, dans plusieurs espèces, ont les cinquième, sixième et septième articles plus larges, ce qui donne aux antennes une forme irrégulière; vu de profil, leur milieu offre même, par suite de la disposition de ces articles, une forte écliancrure ou une sorte de croissant. Sowerby a observé qu'ils se servent de celte échancrure pour saisir les antennes des femelles pendant l'accouplement. La lèvre supérieure est cornée, échancrée anlérieuremenl; les mandibules sont triangulaires, arquées, cornées, aiguës et sans dents. Les mâchoires sont cornées, bifides, droites et comprimées; la division inlerne est tronquée, l'externe est un peu plus grande, arquée et aiguë. La lèvre inférieure est cornée, rétrécie antérieurement pour l'insertion des palpes labiales qui sont composées de trois articles dont le premier très-petil, le deuxième allongé et le troisième large et tronqué. Les palpes maxillaires sont plus longues, composées de quatre articles dont le premier très-petit, les deux suivants grands et triangulaires, et le dernier ovoïde. Le corselet est presque cubique, rétréci postérieuremeiil; les élytres sont molles, se recouvrant vers la suture, et plus courtes que l'abdomen qui est composé d'anneaux distincts et mous; les stigmates s'aperçoivent facilement. Les pattes sont longues; les cuisses et les jambes sont comprimées, ces dernières sont un peu arquées. Les tarses sont simples et terminés par deux crochets. Les organes de la digestion des Méloés, d'après Léon Dufour qui a fait l'anatomie de ce genre (Ann. des Scienc. natur., t. m, p. 486), sont composés d'un œsophage dilatable, trèsvasle, et qui semble revêtir les caractères d'un véritable gésier, car il est garni inté- Jt rieurement de plissures calleuses, comme anastomosées entre elles; il est séparé du ventricule chylifique par une valvule formée de quatre pièces principales résultant chacune de l'adossement de deux cylindres creux, tridentés en arrière. Cet organe est moins prononcé dans les genres qui vivent du pollen des Beurs, et qui ne sont point essentiellement herbivores. Le ventricule chylifique est droit, conoïde ou cylindroïde, et formé de rubans musculaires transversaux bien prononcés;
l'intestin grêle est tlexueux, filiforme; il offre à son origine une portion conoïde, dont l'intérieur a de légères plissures longitudinales et une valvule correspondant au ventricule chylifique, composée de six tubercules ovales, bilohés, un peu calleux; le cœcum est ovale, lisse, et le rectum assez marqué; les vaisseaux biliaires, au nombre de six, s'insèrent autour d'un bourrelet de la base du ventricule chylifique, se réunissent trois à chaque côté, et se terminent par deu.K branches qui vont s'insérer sur la partie antérieure du
Ces insectes font sortir de l'articulation de chaque genou de leurs pieds, lorsqu'on les saisit, une liqueur jaunâtre, visqueuse, semblable à de l'huile; ils sont lourds, se traînent à terre, dans les champs, les terres labourées ou sur les bords des chemins, et paraissent préférer les lieux sablonneux et exposés au soleil. Us se nourrissent de feuilles de végétaux. Ces Coléoptères paraissent au printemps et en automne.
Les femelles des Méloés ont l'abdomen rempli d'un si giand nombre d'oeufs, que cet organe acquiert une grosseur considérable, et devient entlé et tendu d'une manière extraordinaire. Une femelle de Méloé ou Proscarabée, que Goedart nourrissait de feuilles d'Anémones et d'une Renoncule des champs, pondit, du 12 mai au 12 juin suivant, deux mille deux cent douze œufs, sans en compter au moins autant qui furent perdus. Elle effectua celte ponte à deux reprises en enfonçant chaque fois l'extrémité de son ventre dans un trou qu'elle avait fait en terre et déposant ses œufs en un paquet. Ces œufs sont jaunes et semblables, dit il, à de petite sablons pressés ensemble : il essaya en vain d'élever les larves qu'il en obtint. Ces larves ont le corps long, cylindrique, parsemé de poils, composé de onze anneaux presque égaux; la tête est ovale, pourvue de deux yeux et de deux antennes assez longues. Elles ont six pattes qui paraissent grandes comparativement à l'étendue du corps dont l'exlrémité postérieure est terminée par deux longs appendices en forme de soies. Degéer, ayant remarqué une grande analogie entre ces larves et un petit insecte presque semblable qui se trouve sur VEristalis iiUiicarius, et que Kirby nomme Pediculus Melitlœ, mit avec les larves de ce Méloé deux Mouches domestiques ainsi qu'une espèce de la même famille. En moins d'une demi heure, un très grand nombre de ces larves avaient trouvé le moyen de se rendre sur le corps d'une de ces Mouches et de se fixer à sa poitrine et à une partie de son ventre. La Mouche fit de vains efforts pour s'en débarrasser, elle péritle deuxième ou le troisième jour. Quoique ce fait soit très-merveilleux, et qu'il soit rapporté par un observateur éclairé, Latreille, ainsi que Kirby, combat le sentiment émis par Degéer, que la larve des Méloés est parasite, et ils donnent des raisons très-bonnes pour prouver que cela ne peut pas être.
Meyer avait publié une Monographie de ce genre; mais Leach en a donné une nouvelle dans le onzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres. Elle est complète et accompagnée de bonnes figures. L'auteur a rectifié la synonymie de quelques espèces, et il partage ainsi ce genre :
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