‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 33 sur 99 · II E L · texte numérisé non relu

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qu'une simple variété. Cette Labiée, une des plus élégantes fleurs sauvages de nos climats, croît dans les bois ombragés; sa tige carrée, dressée, s'élève quelquefois jusqu'à un demi mètre; elle poite des feuilles opposées, pétiolées, ovales, un peu aiguËs, velues, crénelées, à liervures saillantes sur la partie inférieure; les fleurs sont grandes, blanches, rassemblées au nombre de deux à quatre dans les aisselles des feuilles supérieures. Toutes les parties de cette plante exhalent une odeur très-forte qui lui a fait donner les noms de Mélisse puante ou de Mélisse Punaise. Elle était autrefois employée en médecine dans les mêmes circonstances que celles où l'on administre la Mélisse officinale.

MÉLITURGE. Meliluiga. iNS. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, division des Scobulipèdes, établi par Latrcille, et ne diflFérant des Eucères et des Macrocères que par les palpes labiales qui ne ressemblent point aux maxillaires et sont séliformes. Les Méliturges ont les deux divisions de la languette beaucoup plus courtes que les palpes labiales; les antennes des mâles sont terminées en massue. Ce genre a pour type le Meliluiga clavicoinis, Euceia clanicornis, Lalr., Gen. Cnist. et Ins., 1. 1, lab. 14, (ig. 14. Son corps est noir, chagriné, avec la tète, les bords latéraux de l'abdomen et celui du dernier segment garnis de poils d'un roux pâle; les côtés de l'anus sont garnis de poils couchés d'un roux brillant; disque du chaperon d'un blanc jaunâtre; tarses, épines terminales des jambes et poils des pattes roux ; ailes transparentes, à nervures testacées. Le mâle diffère en ce qu'il est beaucoup plus velu et^que l'abdomen l'est tout entier; le chaperon et deux taches sur le labre sont bruns. Taille, six lignes. Du midi de la France.

MELLA. DOT. Genre de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Vandelli {Flor. Chil. et Ltisit., p. 43, t. .", f. 2.j) qui lui a donné pour caractère essentiel : un calice à cinq divisions ovales, lancéolées : la supérieure plus longue que les autres; une corolle monopétale, campanulée, dont le tube est cylindrique, un peu recourbé, le limbe à cinq petits lobes obtus; quatre étamines didynaraes, dont les filets sont plus courts que la corolle; ovaire supérieur globuleux, surmonté d'un style filiforme, terminé par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule biloculaire, quadrivalve et polysperme.

Ce genre, dont l'adoption doit être ajournée jusqu'à ce qu'on ait obtenu d'autres renseignements sur ses affinités, ne se compose que d'une espèce dont les feuilles sont larges, lancéolées, dentées en scie.

MELLIFÈRES. iivs. F. Antbophiles.

MELLILITE. Min. (Kirwan.) A'. Meliite.

MELLINE. Meltinus. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte- Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Crabroniles, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : antennes insérées au-dessus du milieu de la face antérieure de la tête, filiformes, écarléesà leurbase; chaperon ou épistome court et large; (|uatre cellules cubitales complètes; mandibules Inertes, Iridentées. Ces Hyménoptères diffèrent des Pemphrédons parce que ceux-ci n'ont que deux cellules cubitales; ils sont distingués des Gorytes par les mandibules qui sont simplement unidentées au côté interne dans

ces derniers; enfin les Alysons en sont séparés par la seconde cellule cubitale qui est péliolée. Ces Hyménoptères ont les antennes filiformes, peu ou point coudées, insérées près de la bouche, et composées de douze articles dans les femelles et de treize dans les mâles; les mandibules sont au moins tridenlées dans les femelles; deux de ces dentelures sont placées au côté interne, l'autre, longue et forte, est à l'extrémité; les palpes maxillaires sont au nombre de quatre, elles sont beaucoup plus longues que les labiales, composés de six articles, les labiales n'en ont que quatre; la languette est distinctement divisée en trois parties; la tête est grosse, elle a trois petits yeux lisses disposés en triangle sur la partie antérieure du vertex; le premier segment du corselet est linéaire, transversal, distant en dessus de l'origine des ailes, les supérieures ont une cellule radiale, qui va en se rétrécissant après la deuxième cellule cubitale; son extiémité aigué ne s'écarte pas de la côte; les cellules cubitales sont au nombre de quatre : la première, aussi longue que les deux suivantes réunies, reçoit la première nervure récurrente près de la deuxième cellule cubitale, celle ci est rétrécie auprès de la radiale; la troisième reçoit la seconde nervure récurrente, la quatrième est presque complète ; l'abdomen est composé de cinq segments, outre l'anus dans les femelles; il y en a plus dans les mâles; son premier segment a la base rétrécie en pédicule; les pattes sont de longueur moyenne; les quatre jambes postérieures sont munies à leur extrémité de deux épines, et les antérieures d'une seule; le premier article des tarses est long, les autres courts, et le dernier terminé par deux crochets simples, écartés, munis d'une forte pelote dans leur entre-deux. Les Mellines sont en général d'une taille plus forte que les Pemphrédons; leurs couleurs sont le jaune et le noir; les femelles creusent des trous dans les terrains secs et sablonneux pour y déposer leurs œufs : elles approvisionnent ces nids de Muscides dont leurs larves se nourrissent.

Mellinedes champs. Mellinus arvensis, Fab.; Vespa arvensis, Lin. Long de quatre lignes; corps très-noir et assez luisant; premier article des antennes, bord antérieur de la tête au-dessus de la bouche, bord interne des yeux, premier segment du corselet et écusson jaunes avec une tache de cette couleur de chaque côté et sous l'origine des ailes; deuxième et troisième articles de l'abdomen ayant en dessus une bande jaune, celle du deuxième quelquefois interrompue; le quatrième a de chaque côté un point et le cinquième une bande de la même couleur. C'est la Guêpe Icbneumone à filet bossu de Degéer; elle se trouve dans les environs de Paris.

MELLINIORES. Melliniores. iNS. Latreille désignait ainsi une famille d'Hyménoptères qu'il a convertie postérieurement en une division de la tribu des Crabronites, renfermant les genres Pemphrédon (Cémone de Jurine), Melline, Stigme et Alyson. Depuis cette division a également été supprimée.

MELLIPHAGA. ois. .Synonyme de Philédon. ^^. ce mot.

WELLIPHAGIDES. Melliphagidœ. ois. Nom donné à

un groupe d'Oiseaux qui se nourrissenl de miel ou du suc mielleux des Meurs.

MELLISUGA. ois. r. CouBRi.

MELLITA. ÉcBiiv. Genre d'Oursins, établi par Klein. Il n'a point été adopté, et rentre dans le genre Scutelle de Lamarck. A', ce mot.

MELLITE. MIN. Honigstein, Werner. Alumine mellatée. L'un des sels organiques admis comme espèce minérale, et composé, suivant Klaprolh, de 40 parties (l'Acide mellique, de IG parties d'Alumine, et de 38 parties d'Eau. Cette substance est d'un jaune de miel et d'un éclat résineux. Elle cristallise en octaèdre à base carrée, dont les faces sont inclinées de part et d'autre de la base de 9.5» 22". Cet octaèdre est souvent modifié sur ses angles latéraux. Le Mellile est fragile; sa réfraction est double; il estsoluble dans l'Acide nitrique : la solution précipite en gelée par l'Ammoniaque. 11 donne de l'eau par la calcination, se cbarboniie, brûle sans flamme ni fumée, en laissant un résidu. Sa pesanteur spécifique est de 1,58. Celte substance appartient aux dépôts de lignite des terrains tertiaires; elle se trouve à Arlern en Thuringe, en Suisse, et même aux environs de Paris, dans le lignite terreux d'Auleuil.

MELLITES. INS. Synonyme d'Apiaires. f^. ce mot.

MELUTHREPTUS. OIS. Synonyme d'Héorotaire.^.ce mot.

MELLITURGE. INS. C. JMélitirge.

MELLIVORA. mam. Synonyme de Ratel. r. ce mot.

MELLORIER. Mellobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses , institué par Ecklon qui le caractérise ainsi qu'il suit : calice à deux lèvres inégales : la supérieure tridentée, l'inférieure semi-bifide; étendard de la corolle stipité, subcordé, réfléchi sur les côtés, dépassant les ailes qui sont dilatées supérieurement; carène en voûte, plus courte que les ailes; dix étamines monadelphcs formant une sorte de gaine ouverte en dessus; ovaire multiovulé; style filiforme, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une gousse linéarioblongue, apiculée, droite ou arquée, oligosperme, et toruleux entre les graines. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux armés le plus souvent d'épines aux pétioles; quelquefois leurs jeunes feuilles sont ou glanduleuses ou visqueuses; toujours elles sont composées de trois folioles et de deux stipules; les fleurs sont réunies en épis terminaux ou opposés aux feuilles : chacune d'elles est accompagnée de trois bractées. Ces arbrisseaux sont originaires du cap de Bonne-Espérance.

MELLOPHAGUS. ois. Synonyme de Guêpier, r. ce mot.

MÉLO. BOTr^. Meloiv.

MÉLOBÉSIE. Melobesia. poltp. Genre de l'ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers enlièremeut pierreux. Ses caractères sont : Polypier pierreux, en plaques minces, plus ou moins grandes, étendues sur la surface des Hydrophytes; cellules très-petites, situées au sommet de petits tubercules épars sur les plaques. Lamouroux, à qui l'on doit l'établissement de ce genre, l'avait placé, dans son Histoire des Polypiers Hexibles, ù la suite des Corallinées, en avertissant néanmoins qu'il ne regardait point ce rapprochement comme naturel. Dans rexposition méthodique des Polypiers,

le genre Mélobésie est placé parmi les Milléporées. Personne, jusqu'ici, autre que Lamouroux, ne s'étant occupé de l'étude de ces êtres singuliers, on ne sait, sur leur compte, que ce qu'il en a dit dans son Histoire des Polypiers flexibles, et que l'on va transcrire ici. Les Mélobésies forment des plaques plus ou moins grandes, quelquefois rondes et régulières, d'autres fois irrégiilières; il en est qui couvrent les plantes marines d'une couche calcaire au point de ne laisser apercevoir ni la forme ni la couleur des feuilles, tandis que d'autres rendent la surface de ces plantes comme poudreuse ou furfuracée, suivant la grandeur des plaques , semblables à de petites écailles ou à des atomes de poussière. On observe ordinairement sur ces plaques quelques tubercules plus ou moins saillants,dans leur centre existe un trou ou cellule qui sert d'habitation au Polype constructeur de cette demeure pierreuse.

La substance des Mélobésies ressemble parfaitement à celle de l'écorce des Amphiroés et des Corallines; il ne leur manque qu'un axe membraneux ou corné pour être de véritables Corallinées. Ces Polypiers paraissent solides; les espèces ne présentent pas le même degré de dureté; il y en a de très-dures, tandis que d'autres se réduisent en poussière par le moindre frottement. Tout porte à croire que ces dernières, dans l'étal de vie, ne s'éloignent pas beaucoup des Alcyonnées. Quoi qu'il en soit, il suffit d'avoir altiré sur ces êtres l'attention des naturalistes; le temps et l'observation pourront dévoiler le mystère de leur organisation et de leur véritable place dans Péchelle naturelle des êtres. Les Ittélobésies offrent les mêmes couleurs (|ue les Corallines, soit fraîches, soit desséchées. On les trouve dans les différentes mers du globe, ordinairement sur les mêmes espèces d'Hydrophyles; on dirait que ces Polypiers, comme certains insectes, ne peuvent vivre que sur un seul genre de plantes absolument nécessaire à leur existence.

Ce genre renferme les Melobesia membranaeea, pustulata, farinosa et verruca/a.

MÉLOCACTE. Melocaclus. bot. Genre de la famille des Cactées, établi parHaworth(Syn.,p.l72),etadopté par Pfeflfer, dans son E nu me rai io diagnostica Cactearum, p. 40, avec les caractères suivants : tube du calice adhérent à l'ovaire, son limbe divisé en cinq ou six sépales couronnant ce même organe; six à dix-huit pétales, réunis avec les sépales et formant un tube cylindrique, allongé; étamines filiformes, disposées sur plusieurs rangs; style filiforme, terminé par un stigmate à cinq rayons. Le fruit consiste en une baie lisse, couronnée par les lobes raarcescents du calice et de la corolle; il renferme des semences nidulentes,à cotylédons très-petits, à plumule très-grande et subglobuleuse. Les Mélocactes sont des plantes suffrutescentes, charnues, à lige simple, a rrondie, dépourvue de feuilles, marquée de profonds sillons, alternant avec des côtes relevées et verticales, portant quelquefois des mamelons à l'instar des mamillaires; alors les tubercules des côtes sont confluents et garnis de faisceaux d'épines; un spadice ou sorte de tête, termine la lige ; il est cylindracé ou plan, et garni de tubercules mammiformes,

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serrés, lomenleux et sélifères; les fleurs naissent au sein lie la laine et des poils.

PfefFer admet et décrit quatorze espèces de Mélocacles, qu'il divise en trois seclionsselon que le spadice est plan, cylindrique ou latéral. Depuis on en a découvert plusieurs autres, parmi lesquelles on remarque la suivante:

MÉiociCTE nÉPRiMÉ. Melococtus (lepiessiis, nook., Bot. Magaz., SG9I. La forme de sa tige est celle d'un cône déprimé, marqué de di.\ grands sillons longitudinaux, formant autant de côles relevées, anguleuses, sur chacune desquelles se trouvent quatre ou cinq étoiles résultant de la réunion de six ou sept aiguillons subulés, roides, étendus horizontalement, droits ou légèrement recourbés en dehors, d'un brun cendré pâle; leur base est entourée dune petite touffe de duvet cotonneux et grisâtre. Le sommet de la lige présente une couronne de deux pouces et demi de diamètre, sur huit ou neuf lignes de hauteur, composée d'une substance cotonneuse, entourant des aiguillons très-serrés les uns près des autres, exsertes et rouges. La baie a environ un pouce de diamètre et un peu plus de hauteur; elle est d'un rose tendre, renfermant de nombreuses semences presque sphériques. Celte espèce est du Brésil.

MELOCANNA.EOT.Trinius a institué sous ce nom, dans la famille des Graminées, un genre qui a été reconnu ensuite ne point différer du genre Beesha de Rhéede, et quiconséquemment a dû disparaître.

MÉLOCHIE. Melochia. eot. Ce genre, de la Bîonadelphie Pentandrie, L., avait été placé par Jussieu (Gêner. Plant. ,'ï! A) parmi les Malvacées. Cette famille ayant été subdivisée, le genre Melochia a fait partie des Byllnériacées de R. Brown, Kunlh et De Candolle. Venlenàt (Choix de PI., n" 57) en a retiré plusieurs espèces décrites par Cavanilles, caractérisées par leur capsule qui se sépare en cinq coques distinctes, et il en a fait son genre Rieitleia qui correspond au Moiigeotia de Kuntli. Ainsi réformé, le genre Melochia se distingue par les caractères suivants : calice persistant, à cinq divisions peu profondes dont la préfloraison est valvairc, nu ou entouré d'une à trois bractées; cinq pétales égaux, ouverts et adnés au lubestaminal par leurs onglets; cinq étamines opposées aux pétales, ayant leurs filets soudés par leur partie inférieure; anthères biloculaires et déhiscentes longiludinalement et extérieurement; ovaire supère, slipité, à cinq loges, dans chacune desquelles sont deux ovules superposés et fixés à un axe central; cinq styles réunis par la hase, surmontés de stigmates en forme de petites massues; capsule membraneuse, pentagone, à cinq loges, à cinq valves, dont la déhiscence est loculicide et qui portent les cloisons sur leur milieu; axe central sépaiable en cinq filets auxquels les cloisons sont suspendues; une ou deux graines dans chaque loge, ayant l'embryon droit, placé au centre d'un endosperme charnu, pourvu de cotylédons plans, foliacés, réniformes, et d'une radicule infère. Ce genre, dégagé des plantes qui forment le Mougeotia de Kunth ou Rieilleia de Venlenàt, ne se compose que de cinq espèces dont deux seulement avaient été décrites par Linné, sous les noms de

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