IV. Antennes (surtout dans les mâles) plus épaisses
dans leur milieu, souvent coudées.
Méloé Proscarabé. Meloe Proscarubœus, Lin. , Fabr., Oliv., Leach, t. 7, fig. C-7, loc. cit. Noir; corselet et tête ponctués; élytres rugueuses ; côtés de la tête et du corselet, pattes et antennes d'un noir violet. Cette espèce est commune en France et dans toute l'Europe.
Méloé d'Olivier. Meloe Olivieri, Chevrol. 11 est noir mélangé de jaunâtre soyeux; la tête est blanche, pointillée; le corselet est noirâtre, tuberculeux, avec des poils jaunâtres entre les élévations; l'écusson est irrégulier et velu ; les élytres sont larges et arrondies, profondément déprimées à leur base, noirâtres, avec des plaques de poils serrés, d'un jaune assez clair; abdomen noir, avec une ligne médiane blanche; jambes aplaties, armées de deux épines; tarses courts et hispides. Taille, dix lignes. Cette espèce a été rapportée par Olivier de son voyage en Orient.
MÉLOGALE. Melogale. maji. Genre de la famille des Carnassiers, voisin par la taille des Putois, des Zorillcs, des Mouffettes, des Mydas, etc., institué par Isidore Geoffroy, d'après des caractères bien distincts, tirés du système dentaire. Les dents sont en tout au nombre de trente-huit, savoir : dix-huit à la mâchoire supérieure et vingt à l'inférieure; parmi les supérieures on compte,
outre les six incisives et les deux canines dont l'existence est si générale chez les Carnassiers, six fausses molaires, deux carnassières et deux tuberculeuses; parmi les inférieures, de même deux tuberculeuses, deux carnassières mais huit fausses molaires, c'est une paire de plus. Lorsque l'on compare cette formule numérique du système dentaire des Mélogales et celle du système dentaire des Martes, on trouve, en les comparant, une similitude presque complète; mais si les deu.K genres se ressemblent par le nombre des dents, ils diffèrent beaucoup par les formes de leurs molaires, et de là des caractères qui, moins tranchés peut-être et moins faciles à exprimer en peu de mots, n'en sont pas moins beaucoup plus importants que des différences numériques; c'est, en effet, la forme, et non le nombre, qui détermine l'usage des dents chez un animal, et par suite fournit de si précieuses indications sur la conformation générale de son appareil digestif, et même sur l'ensemble de son organisation. Or, le système dentaire chez les Mélogales annonce des habitudes beaucoup moins carnassières que chez les autres genres de la famille des Martes. Ce système est décrit en délail par Isidore Geoffroy dans la Zoologie du voyage de Belangé, p. 127, et dans le Magasin de Zoologie, 1835, pi. 16, cl. 1. Les membres sont assez courts, épais, robustes, terminés par cinq doigts : le médian et l'annulaire sensiblement égaux entre eux et les plus longs; le pouce est très-court, surtout aux membres postérieurs où le doigt externe dépasse l'indicateur. Les ongles des pieds de derrière sont comprimés, arrondis en dessus, un peu arqués, obtus, usés à leur extrémité et comparables à ceux des Chiens ; ceux de devant ont plus de force et de longueur, ce qui dénote un animal éminemment fouisseur. Les modilica lions du corps concordent avec celles des membres: il est allongé; une queue assez longue le termine. La tête est très-longue, en cône allongé, terminé par un museau très fin et non disposé en groin comme chez les Mydas; le nez se prolonge même au delà du crâne. Le genre Melogale, pris dans son ensemble, appartient à l'Inde et ne se compose jusqu'ici que de deux espèces.
Melogale brune. Melogale fusca, Isid. Geoff. Son plumage est généralement d'un brun assez foncé; entre les yeux est une petite tache blanche, puis derrière chaque œil une autre qui, descendant entre l'œil et l'oreille, se porte sur la joue qui est également blanche, mais dont la nuance se fond avec celle du dessous de la tête qui est roussâlre; le dessous du corps présente une ligne médiane, d'un blanc roussâlre; un bouquet de poils blancs à l'extrémité de la queue; ongles blanchâtres. Taille, dix-neuf pouces. De l'archipel indien; de Java.
Melogale masquée. Melogale personala, I. GeofF. La couleur de son pelage est le gris-roussàtre, tiqueté de blanc; la tête est brune; la queue est plus courte 1 que dans l'espèce précédente, et couverte de poils beaucoup plus ras; elle la porte ordinairement relevée sur ] son dos en forme de panache. Sa taille est à peu près I la même, mais cette espèce-ci appartient au Pégou.
MELOLONTHA. iKs. Geoffroy a d'abord employé ce ' nom pour désigner le genre Clythra; ensuite Fabri-
:iî E I.
ciiis s'en est servi pour le genre Hanneton, auquel il est resté. V. Clttbre et Hanneton.
MELON. Melo. bot. Espèce du genre Concombre. ^'. ce mot. On a appelé : Melon d'Eac, une autre espèce du même genre; Melon épinecx, le Cactus melocactus; Melon a trois feuilles, le Cratœva Marmelos, etc.
MELON DE SYRIE on DU MONT-CARMEL. min. F. Mélonite.
MELONGÈNE. bot. Nom vulgaire du Solanvm Melotigena, L., dont Miller avait fait le type d'un genre distinct, sous celte même dénomination de il/«/o«giewa.
F. MOREILE.
MÉLONIDE. Melonùla. bot. Nom donné par Richard au fruit vulgairement appelé Pomme; c'est le Pyridion de Mirbel, et la Mélonidie de Desvaux. C'est un fruit charnu, provenant de plusieurs ovaires pariétaux, réunis et soudés avec le tube du calice, qui, souvent trèsépais et charnu, se confond avec eux, comme dans la Poire, la Pomme, la Nèfle, le Rosier, etc. Le sarcocarpe, dans ce fruit, est souvent augmenté par un épaississement considérable du calice. L'endocarpe, qui revêt chaque loge d'une Mélonide, est cartilagineux ou osseux. Dans ce dernier cas, chaque loge devient un véritable nucule, et la Mélonide un drupe à plusieurs noyaux. C'est ce qui fait que l'on distingue deux sortes de Mélonide ; la Mélonide à nucules, quand les loges sont osseuses, comme le Néflier, l'Aubépine; la Mélonide à pépins, quand les loges sont tapissées par un endocarpe cartilagineux, comme dans la Pomme, etc. Si l'on retranche par la pensée le sarcocarpe de celte Mélonide, on aura les capsules des Spirées, qui ne sont elles-mêmes que des gousses réunies.
MÉLONIE. Melonia. moll. Genre différent des Mélonies de Montfort, projiosé par Lamarck et faisant conséquemmcnt dou!)le emploi du même nom pour des corps qu'il est impossible de confondre. Depuis 1802, Fortis avait signalé par des descriptions exactes et de bonnes tîgures, dans ses Mémoires pour servir à l'oryclologie de l'Italie, plusieurs espèces de Mélonies de Lamarck. Cet auteur les avait confondues à tort avec ce qu'il nommait des Discolites, genre qui en renfermait plusieurs autres, et entre autres des Polypiers. Roissy, dans le Bufton de Sonnini, ne confondit pas, comme Fortis, ces corps avec les Nummulites; mais il n'en fit aucunement mention. Montfort, loin de les rassembler, lit autant de genres que d'espèces, et sans citer Fortis, il établit les genres Borélie, Miliolite et Clausulie. Malgré ces travaux, qui pouvaient donner quelques connaissances des Coquilles dont ils traitent, Lamarck, probablement sans les connaître, institua son genre Mélonie, dans l'Extrait du Cours. Comme les noms génériques de ce célèbre zoologiste prévalurent, celui-ci fut adopté, envier (P>ègne Animal) le fil le premier; il plaça les Mélonies comme sous-genre de ses Camérines, en y réunissant, avec juste raison, les trois genres de Montfort. Férussac, dans ses Tableaux systématiques, suivit entièrement l'opinion de Cuvier.
Les Mélonies sont de petits corps subsphériques, quelquefois allongés et un peu pointus à leur extrémité; ils sont formés de loges nombreuses, qui s'enrou-
lent sur un axe droit et perpendiculaire, le dernier tour enveloppant tous les autres; les cloisons sont imperforées, mais l'intervalle qui les sépare est occupé par un ou plusieurs rangs de tubes extrêmement (îns, accollés par leurs parois qui s'ouvrent quelquefois à l'extérieur dans la dernière loge, et qui, d'autres fois, sont constamment cachées. Comme ce caractère est constant dans les espèces qui l'offrent, il peut servir à diviser naturellement le genre en deux sections.
t Espèces dont les pores des cellules sont visibles en dehors.
Mélonie SPBÉRIQCE. vl/f/o/uo s/)/ifPnc8, Lamk.; iVawtilus Melo, Fichlel ; Clausuliis indicalor, Montfort. Se trouve en Hongrie, en Transylvanie et à Duina, sur les bords de l'Adriatique.
Mélonie de Fortis. Jl/e/ow;a Fortisi, Desh.; Discolithes sphœroideus, oblongus, extremitatibus obtusis, Fortis, loc. cit., pi. 11.3, pi. ô, fig. 8, c, i),el fig. 9. Espèce remarquable par son allongement et sa forme ovale, mais dont tous les caractères la placent essentiellement dans le genre ; elle est longue de deux lignes à peu près. Des environs de Laon.
tt Espèces dont les pores des cellules ne sont pas visibles.
Mélonie sphéroïde. Melonia sphœroidea, Lamk.; Nnulilus Melonia, Fichtel; Borelis Melonoides, Montf. Celle espèce est sphérique, mar(|uée peu sensiblement par les cloisons à l'intérieur. Elle est composée comme les espèces précédentes.
Mélonie de Bosc. Melonia Boscii, Desh.; Oryzaire de Bosc, Defr.; Miliolites subiiiosus, Monlf. Celle-ci est très-commune aux environs de Paris, et il ne faut pas la confondre avec les véritables Milioles qui appartiennent à un genre bien différent ; quoique plus allongée qu'aucune des autres espèces, et quoique ses extrémités soient pointues, elle n'en doit pas moins rester dans le genre par ses caractères.
MÉLONIE. Melonis. moll. Genre établi par Montfort pour une Coquille microscopique, qu'il place à tort près des Nauliles; elle doit se rapporter bien plutôt aux Nummulites. Ce genre n'est pas du tout le même que celui auquel Lamarck a donné le même nom, et ce serait bien à tort que l'on y rapporterait celui de Montfort, comme l'ont fait au reste quelques auteurs modernes, qui, pour n'avoir pas vérifié, ont commis cette faute. Montfort (Conchyl. System., t. i, p. 67) caractérise son genre Mélonie de la manière suivante : coquille libre, iinivalve, cloisonnée, en disque, et contournée en spirale aplatie, ayant un ombilic; le dernier tour de spire renfermant tous les autres; bouche arrondie, recevant dans son milieu le relourde la spire, scellée et couverte par un diaphragme sans siphon, mais laissant une ouverture semi-lunaire contre le retour de la spire; cloisons unies. Si l'on compare ces caractères à ceux donnés par Lamarck à son genre Mélonie, f^. ce mot, on s'apercevra bientôt que c'est un genre entièrement différent. Montfort donna le Nautiliis pompiloides de Fichtel et Moll, pi. 2, fig. a, b, c, comme type de son genre. Cette petite Coquille est d'une demi-ligne de diamètre, vésiculaire, mince, irisée, transparente. Elle se trouve vivante sur les Poly-
piers pierreux de la Méditerranée, et fossile à la Coroncine en Toscane.
MÉLONITES oc IBÉLOPÉPONITES, MELONS PÉTRI- FIÉS ET MELONS FOSSILES, min. On a donné ces différents noms à des géodes siliceuses, creuses et tapissées de cristaux de Ouarlz, dont la forme ovoïde rappelle celle des Melons. Les Melons du Mont-Carmel sont de pareilles Aijatlies impures. Dans la formation du calcaire magnésien et jusque dans les grés de Fontainebleau, on rencontre des masses orbiculaires, plus ou moins volumineuses, que l'on a comparées aussi à différents fruits et quelquefois à des Melons.
MÉLOPE. Melops. pois. Espèce de Labre du sousgenre Crénilabre.
MELOPEPO. EOT. Le genre établi sous ce nom par Tournefort, fait partie du genre Cucuibita de Linné. V. Courge.
MÉLOPH.iGE. Melophagus. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares, tribu des Coriaces, établi par Latreille qui lui donne pour caractères : ailes nulles ou très-imparfaites; point de balancier; tête de grandeur ordinaire, séparée du corselet par une suture apparente; suçoir renfermé entre deux valves coriaces. Ce genre se distingue des Hippobosques et des Ornithomyes par l'absence des ailes. Il est séparé des Nyctéribies, aptères comme lui, par la tête qui, dans ceux-ci, est très-petite, en forme de tubercule capsulaire, et confondue avec le corselet. La tête des Mélophages a la forme d'un segment lunule, transversal, qui n'est distingué du corselet que par une suture courbe. On n'y découvre point d'yeux lisses. Les antennes consistent en deux tubercules très-apparents, logés, un de chaque côté, dans une cavité, près dune pièce qui sert de support à cette sorte de bec que forme la bouche. Cette pièce ressemble à une lèvre supérieure; son bord antérieur est droit au lieu d'être échancré comme dans les Hippobosques; les valves du suçoir sont plus longues que la tête. Le corselet est presque carré, les crochets des tarses sont contournés et unidentés en dessous.
MÉLOPnAGE COMMUN. Melophagus ovinus, Latr. (Hist. nat. des Crust. et des Ins., 1. 14, p. 403) ; Hippobosca ovina, Lin., Fabr., Panzer {Faun. Ins. Germ., fasc. 51, t. 14). Cet insecte a le corps rougeàtre; il se tient caché dans la laine des Moulons et leur cause des démangeaisons très-vives.
MELOSEIRA. BOT. Le genre formé sous ce nom par Agardh, dans son Syslema Algarum, ne diffère pas du genre Gaillonelle. K. ce mot.
MELOSIRA. BOT. Le genre d'Algues établi sous ce nom, par Agardh (Syst. 14, consp. 64), est identique avec celui précédemment formé par Link et nommé Lysigonium. V. Lysigonier.
MELOSMON. EÛT. (Dioscoride.) L'un des noms du Teitcrium Polium, L.
MÉLOTHRIE. Melothria. rot. Genre de la famille des Cucurbitacées, établi par Linné qui l'a placé dans la Triandrie Monogynie, et offrant des fleurs hermaphrodites, dont le calice, adhérent aved'ovaire infère, se termine par un limbe à dix divisions aiguës et étroites; la corolle est monopétale, rotacée, à cimi lobes
arrondis. Les cinq étamines sont disposées en trois faisceaux comme dans les autres Cucurbitacées; deux de ces faisceaux se composent chacun de deux étamines, le troisième est formé par une seule. L'ovaire est surmonté d'un style cylindrique, que terminent trois stigmates. Le fruit est une petite baie allongée, polysperme. Ce genre se compose de deux ou trois espèces. Ce sont des plantes herbacées, grimpantes, ayant des feuilles alternes et découpées, des fleurs pédonciilées et solitaires. Parmi ces fleurs qui sont hermnphrodiles, on en trouve quelques-unes qui sont simplement mâles.
Mélothrie pendante. Melolhria pendilla, Lin. Ses tiges sont grêles, anguleuses, longues de trois à quatre pieds, et munies de vrilles axillaires; ses feuilles sont alternes, pétiolées, à cinq lobes, médiocrement dentées en scie à leurs bords; les fleurs sont pédiculées, axillaires, solitaires, pendantes, d'un jaune de soufre. De l'Amérique du Nord.
MELOXIMA. OIS. Espèce du genre Merle, f^. ce mot. MELURSUS. 3IA5I. f^. Ours aux grandes lèvres. MELVILLA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Anderson (Journ. Se. ex Lindl.), n'a point été adopté, et la seule espèce qu'il présentât a été réunie au genre Ciiphea, sous le nom de Cuphea Mehnlla. y. Ccphée. MÉLYRE. Melyris. iNs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, tribu des Mélyrides, établi par Fabricius qui n'en distinguait pas le genre Zygie. Tel qu'il est adopté aujourd'hui par tous les entomologistes, il a pour caractères : corps ovoïde; corselet en trapèze, plus étroit en devant; quatrième article des antennes et les suivants obconiques ou turbines; crochets des tarses distinctement unidentés. Ces insectes diffèrent des Zygies qui s'en rapprochent le plus, par les articles des antennes qui, à partir du quatrième, sont en scie; les Dasytes en sont séparés par la forme du corps qui est bien plus allongée dans ceux-ci; enfin les Malachies en sont bien distinguées par la présence des vésicules exseililes sur les côtés du corps. On trouve ces insectes en Barbarie et dans les contrées méridionales de la France.
Mélyre vert. Melyris viridis, Fabr., Oliv., Entom., t. 2, n» 21, pi. 1, fig. 1, a, b, c, d; pi. 2, fig. 1, a. Cet insecte a cinq lignes de longueur; il est entièrement d'un vert bleuâtre; ses élytres sont raboteuses, avec trois lignes longitudinales élevées. Cette espèce se trouve très-communément au cap de Bonne-Espérance sur les fleurs.
MÉLYRIDES. Mélyrides. iNS. Tribu de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, division desMalacodermes, établie par Latreille qui lui donne pour caractères : corps généralement oblong, avec le dos plan ou déprimé; mandibules toujours échancrées ou bidentées à leur pointe, étroites et allongées; palpes du plus grand nombre filiformes et courtes; tête simplement recouverte à sa base par un corselet plat ou peu convexe, faiblement bombé et généralement en carré plus ou moins long; articles des tarses entiers; les crochets du dernier unidentés ou bordés intérieurement à leur base par une membrane formant un appendice semblable à une dent. Latreille divise ainsi cette tribu :