‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 37 sur 99 · M E AI · texte numérisé non relu

M E AI

t Palpes filiformes.

Des vésicules intérieures, mais exsertiles sur les côtés du corselet et de la base du ventre.

Genre : Malacdie.

•\-f Point de vésicules exsertiles.

Genres : Ztgie, Méiyre, Dasyte.

Palpes maxillaires terminées par un article plus grand, sécuriformes; antennes sensiblement plus grosses vers leur extrémité; premier article des tarses fort court.

Genre : Péiécophore, Dejean (Notoxus Chinensis, Scliœnh.). Ce dernier genre fait le passage des Dasyles aux Nécrobies qui sont à la tète de la tribu des Clairones.

MÉMACTE. Mœmactes. ins. F. Mémacte.

MEMBRACEPjl/emftî-acis. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères, famille des Cicadaires, tribu des Membracides, établi par Fabriciusel ayant pour caractères : antennes insérées entre les yeux, de trois articles; écusson caché ou nul; corps comprimé; partie supérieure du corselet très-dilatée et comprimée en manière de feuille, arquée et prolongée sur la tête. Les insectes de ce genre tirent d'abord partie du genre Cigale de Linné ; cependant il en forma deux divisions, les Foliacées et les Porte-Croix. Fabricius les réunit d'abord en un seul genre, Memhracis; mais dans son système des Rliyngotes il en adélaché plusieurs espèces dont il a formé ses genreJf^ei/ra, ■'Cenlrotus efbarnis. y. ces motives Membraces se distinguent des véritables Cigales (TeH/yoMîa, Fabr.) par les antennes qui n'ont que trois articles, tandis que les Cigales en ont six. LesFuIgores et quelques genres voisins s'en distinguent, parce que leurs antennes ne sont pas insérées au milieu du front, mais bien sous les yeux. Enlin les Cenlrotes en sont séparés, parce que leur écusson est découvert. Ces insectes vivent sur les feuilles des plantes et des arbres; ils appartiennent aux pays chauds et surtout à l'Amérique. Ce genre est assez nombreux en espèces-

Mejicrace VLVihi.^Iembracis foliala, Fabr., StoU (Cic, t. I, tig. 1). Cet insecte est d'un brun noirâtre; il a le front avancé, aplati; le corselet est marqué d'une bande et d'un arc blancs ; il est très-élevé, aplati des deux côtés, formant une arête saillante, s'avançant sur la tête qu'il couvre presque entièrement, et terminé postérieurement en une sorte de pointe qui se prolonge au delà de l'abdomen : les élylres sont ovales, plus longues que les ailes. Les pattes sont allongées, aplaties, assez larges : les jambes antérieures sont plus courtes, de forme ovale et aplatie. On trouve cette espèce à Cayenne. j

MEMBRACIDES. MemôracWe*. ws. Tribu de l'ordre des Hémiptères, section des Homoptères, famille des Cicadaires, établie par Latreille, et renfermant des insectes qui n'ont, ainsi que les'^ulgorelles, que deux ocelles et trois articles aux antennes; mais ces antennes sont insérées entre les yeux. Le corselet est prolongé en arrière et recouvre une bonne partie du dos : dans plusieurs il se dilate encore du côté de la tête. Latreille divise ainsi cette tribu :

t Écusson caché ou nul.

Genres : "Membrace, Darmde.

tt Écusson découvert.

Genre :n;EiTR0TE. (^. ces mots.

MEMBRANES. On appelle ainsi en zoologie des organes larges, minces, mous, d'une structure très-diversifiée, et dont l'usage est de revêtir et de contenir les diverses parties soit extérieures soit intérieures du corps des animaux. Bicliatestle premier anatomiste qui ait étudié d'une manière spéciale l'organisation des Membranes, etquien ait tracé une histoire générale et complète, soit dans les Mémoires de la Société médicale d'émulation, soit, et plus particulièrement, dans son Traité des Membranes.Ce célèbreanatomiste a distingué les Membranes en simples, qui comi)rennent les séreuses, les muqueuses et les fibreuses, et en composées, ce sont celles qui se composent à la fois des éléments de deux des espèces précédentes; telles sont les Membranes séro-fibieuses, séro-muqueuses, mucoso- fibreuses, etc. Bichat n'a pas compris dans celte classification la peau qui forme l'enveloppe extérieure du corps de tous les animaux. Voici succinctement la description des trois ordres de Membranes simples.

§ I. Membranes séreuses.

Les Membianes séreuses, ainsi nommées parce qu'elles fournissent par exhalation un liquide limpide, qui lubréfie leur face interne, et qu'on a comparé au sérum du sang, composent un système d'organes ou de Membranes fermées de toutes parts, une sorte de sac ou d'ampoule sans ouverture, adhérentes par leur face externe avec les organes qu'elles revêlent, libres et conliguês à elles-mêmes par l'autre face. Les Membranes séreuses que l'on a aussi nommées villeuses simples, succingentes,etc.,se rencontrententie tous lesorganes qui doivent exécuter un mouvement l'un sur l'autre. Ainsi elles tapissent toutes les articulations mobiles du corps, les parois des cavités splanchniques, et en grande partie les organes qu'elles renferment. Elles servent à la fois de frein, de moyen d'union pour fixer ces derniers; et par le fluide qui lubréfie sans cesse leur surface, elles facilitent le glissement de ces organes les uns sur les autres, diminuent et même détruisent complètement les effets de leur frottement mutuel. Ainsi les Membranes synoviales, celles qui tapissent la gaine des tendons, le péritoine, le péricarde, l'arachnoïde, sont des Membranes séreuses. Elles forment, ainsi qu'il a été dit plus haut, des sortes de vésicules sans ouvertures, c'est-à-dire n'ayant aucune communication avec la surface externe du corps, et par conséquent avec l'air ambiant. On doit néanmoins excepter le péritoine, dont la cavité interne communique à l'extérieur par le moyen de l'ouverture du pavillon de la trompe utérine ou oviducte, dans les organes génitaux, qui ont leur ouverture à la surface du corps. Les séreuses offrent très souvent dans leurcavité des duplicatures plus ou moins étendues, entre les deux lames desquelles existent des vaisseaux, du tissu cellulaire, souvent rempli de graisse; tels sont, dans le péritoine, le mésentère, l'épiploon, les ligaments larges de l'utérus, les ligaments du foie, etc., et pour les Membranes synoviales, les franges que l'on remarque dans un grand nombre d'articulations. La surface des Mem-

branes si5reuses est adhérente aux parties qu'elle recouvre, mais à un degré variable ; elle est comme floconneuse. La surface interne, qui est partout contigue avec elle-même, lorsqu'on l'observe à l'œil nu, paraît extrêmement lisse; mais vue au microscope, elle se montre toute couverte de villosilés très fines, qui paraissent être les extrémités des vaisseaux exhalants, destinés à verser le Buide qui lubréfie sans cesse cette surface. Les Membranes séieuses sont généralement d'un blanc mat, minces, el paraissant demi-lransparentes, d'une assez grande résistance, malgré leur peu d'épaisseur. Quoique homogènes au premier aspect, elles sont néanmoins composées de filaments entremêlés et croisés en tout sens. Elles sont formées par une sorte de tissu cellulaire très-condensé, et par un nombre prodigieux de vaisseaux exhalants et absorbants. Dans l'état sain il n'y existe aucune trace de vaisseaux rouges; mais par suite de l'inflammation longtemps prolongée, la partie colorante du sang pénètre jusque dans les vaisseaux blancs, les colore et les rend visibles. On n'a pas encore observé les nerfs de ces Membranes.

Le liquide, qui humecte la surface libre des séreuses, est, dans l'état de santé, limpide et incolore. Dans les cavités splanchniques, il est très-ténu et ressemble à de l'eau à peine visqueuse. Celui des Membranes synoviales, qui a reçu le nom de synovie, est au coniraire épais, filant et visqueux, et très-analogue au blanc d'oeuf. Ce liquide se compose généralement d'Eau, d'Albumine, d'une matière incoagulable et gélaliniforme, de Fibrine et de différents Sels à base de soude. La proportion et même la nature de ses éléments peuvent éprouver de grands changements suivant l'état sain ou pathologique des Membranes qui l'exhalent. § 11. Membranes muqueuses.

Le nom de ces Membranes indique la nature de l'humeur qu'elles sécrètent; car ici ce n'est plus une simple exhalation comme dans les Membranes séreuses : c'est une véritable sécrétion, opérée par des glandes et des follicules muqueux.Les Membranes muqueuses tapissent toutes les cavités intérieures (|ui communiquent au dehors avec la surface exierne du corps, de manière qu'il y a une sorte de communication ou de passage insensible entre ces Membranes et la peau. Quoique le nombre des organes qui se trouvent revêtus de Membranes muqueuses soit très-considérable, on peut néanmoins les rapporter à deux surfaces principales, la gastro-intestinale et la génito-urinaire. La surface gastro-intestinale ou mieux nasalo-inteslinale, commence d'un côté, à l'ouverture de la bouche, du nez, et à la surface exierne de l'œil, et finit à l'extrémité ou ouverture inférieure du gros intestin. La surface génito-urinaire commence et finit, dans l'Homme où elle est simple, à l'orifice du canal de l'urètre, et dans la Femme où elle est double à l'entrée du méat urinaire et du vagin. Si l'on considère ensuite que ces deux Membranes communiquent entre elles par le moyen de la peau, qui leur sert d'intermédiaire, on verra qu'elles forment avec elle une Membrane générale, partout continue, qui non-seulement enveloppe toutes les parties extérieures de l'animal, mais pénètre et tapisse le plus grand

nombre de ses organes intérieurs. De même que toutes les autres espèces de Membranes , les muqueuses présentent deux surfaces : l'une libre et humectée de mucosités, l'autre adhérente aux parties sous-jacentes. Cette partie adhérente est partout appliquée sur des muscles, auxquels elle est unie par une couche de tissu cellulaire extrêmement dense et serré, que les anciens anatomistes désignaient sous le nom de tnnique nerveuse. La surface libre présente constamment deux sortes de plis ou de rides. Les unes sont permanentes, et formées à la fois par la couche fibreuse et la muqueuse; telles sont les valvules connivenles des inteslins grêles, le pylore, la valvule de Bauhin, etc. Les autres, au coniraire, uniquement formées par la Membrane muqueuse, ne sont qu'accidentelles et produites par la contraction de la partie musculeuse de l'organe, qui plisse la Membrane muqueuse, en diminue l'étendue sans en diminuer la surface, laquelle reste toujours la même.

Par leur organisation intérieure les Membranes muqueuses difl'èrent beaucoup des deux autres sortes de Membranes simples. Celles-ci en effet ne sont jamais formées que d'une seule couche ou feuillet; les muqueuses, au coniraire, de même (|ue la peau avec laquelle elles offrent la plus grande analogie de structure, se composent de trois feuillets, savoir l'épiderme, le corps papillaireet le chorion.L'épidermedes Membranes mui|ueuses semble être la continuation de celui de la peau, qui, au voisinage des ouvertures naturelles, s'y enfonce et s'y prolonge. Il est très-apparent sur les lèvres, l'intérieur de la bouche, la surface du gland, et en général sur toutes les parties voisines des ouvertures naturelles. On peut le soulever et le détacher du cori>s papillaire au moyen de la pointe d'un instrument; l'eau bouillante le délacbe et l'isole aussi avec une grande facilité. Mais lorsque l'on s'éloigne de ces orifices, el qu'on pénètre plus profondément, il s'amincit de plus en plus, et sa présence devient de plus en plus difficile à constater. Néanmoins il est prouvé qu'il y existe encore, et si dans l'étal sain il échappe à nos sens, l'inflammation et d'autres affections pathologiques le mettent en évidence. Au-dessous de l'épiderme on trouve le corps papillaire qui ici , comme dans la peau, parait être le siège de la sensibilité de ces organes. Ces papilles sont très-apparentes au commencement des Membranes muqueuses, au dedans des joues, sur la langue, le gland, elc. Quoique moins apparentes, elles n'en existent pas moins sur tous les autres points de l'étendue de ces Membranes. Ces villosilés que plusieurs analomistes avaient considérées comme destinées à l'exhalation ou à l'absorption du suc gastrique, sont bien certainement étrangères à ces fonctions, et ne servent qu'à la sensibilité de ces Membranes. Les pa- I pilles nerveuses sont enveloppées, dans les Membranes de l'estomac et des intestins, d'un réseau vasculaire.qui ' leur donne celte teinte rouge qu'elles n'ont pas à la I peau. Le cborion est la couche la plus profonde des Membranes muqueuses; son épaisseur varie suivant les parties; ainsi il est épais au palais, aux gencives, plus j mince à l'estomac et aux intestins, à peine sensible à t la vessie et dans les conduits excréteurs. C'est, comme celui de la peau, du tissu cellulaire très-condensé. Indé-

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]iendamment des trois feuillels qui viennent d'être indiqués, les Membranes muqueuses se composent encore d'une énorme quantité de glandes très-petites, placées soit au-dessous, soit dans l'épaisseur même de leur cliorion, et qui sécrètent le lUiidc rauqueux qu'elles versent à la surface libre des Membranes par des orifices imperceptibles. Les glandes sont surtout très -abondantes dans les parties où doivent séjourner les matières étrangères, qui traversent les voies muqueuses, où le fluide qu'elles sécrètent sert à la fois et à les défendre du contact immédiat de ces matières, et à en faciliter le glissement. Les Membranes muqueuses sont munies d'un très-grand nombre de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Elles reçoivent aussi beaucoup de nerfs : aussi ces Membranes sont-elles fort sensibles. § 111. Membranes fibreuses.

Parmi les Membranes fibreuses, que le professeur Cbaussier désignait sous le nom de Membranes albiigiiiées, on range les aponévroses, le périoste, le périchondre, les capsules articulaires, la sclérotique, la Membrane fibreuse des corps caverneux, des reins, etc. Ces Membranes qui, au premier abord, semblent être isolées les unes des autres, sont néanmoins continues entre elles au moyen du périoste, auquel elles viennent toutes aboutir, ou dont elles tirent leur origine. On peut donc les considérer, de même que les Membranes muqueuses, comme formant un seul système, mais offrant quelques différences suivant les régions où on l'observe. Bichat divisait les Membranes fibreuses en deux grandes classes; dans l'une il plaçait : 1° les aponévroses d'enveloppe, c'est-à-dire celles qui revêlent les membres; les aponévroses d'insertion, qui s'interposent entre les muscles et fournissent des points d'attache à leurs fibres; 2» les capsules fibreuses des articulations; ô» et les gaines fibreuses qui forment les coulisses des tendons. Dans la seconde classe il rangeait les Membranes fibreuses proprement dites, comme le périoste, la dure-mère, la sclérotique, l'enveloiipe des corps caverneux, de la rate, des reins, en un mot toutes les Membranes fibreuses qui semblent faire partie essentielle.des organes. Les Membranes fibreuses ont leurs deux faces adhérentes aux parties voisines, c'est-à-dire qu'elles n'ont i)as, comme les séreuses et les muqueuses, l'une de leurs surfaces libre et humectée d'un fluide. Ces Membranes représentent des sortes de gaines ou de sacs recouvrant différents organes. Cette enveloppe est percée, dans son étendue, de trous destinés au passage des vaisseaux. Elles sont formées de fibres blanches très-résistantes, souvent lisses et nacrées, ordinairement parallèles, quelquefois entrecroisées. Ces fibres sont dures, insensibles, élastiques, peu contractiles; elles sont aussi la base des ligaments et des tendons, où elles sont rassemblées en faisceaux. Les Membranes dont il est ici question reçoivent une très -grande quantité de vaisseaux sanguins, qui s'y ramilient souvent à l'infini, avant de pénétrer dans l'organe qu'elles enveloppent. On ne connaît pas les nerfs qui s'y rendent, aussi leur sensibilité est-elle généralement très-obtuse. Néanmoins Bichat a remarqué qu'elle n'y est pas tout à fait nulle, comme plusieurs physiologistes, et entre autres Haller, l'avaient cru. Ces organes insensibles aux agents

qui les coupept, les déchirent et les désorganisent, le sont beaucoup à ceux qui les distendent au delà de leur degré naturel, ils ont donc, dit Bichat, leur mode de sensibilité de relation. Les fonctions de ces Membranes consistent à contenir les organes, en leur fournissant une enveloppe résistante, ou à offrir un point d'ai)pui ou d'insertion aux parties qui les composent.

Quant aux Membranes composées, on a déjà vu que ce sont celles qui résultent de la réunion intime ou de la soudure de deux Membranes d'espèces différentes. Ainsi les séreuses et les fibreuses, lorsqu'elles sont en contact, tendent à se sonder et à se confondre. C'est ce qu'on observe à la face interne de la dure -mère, qui est unie avec la portion correspondante de l'arachnoïde, aux capsules articulaires, etc., etc. Ces deux Membranes ainsi soudées semblent n'en former qu'une seule, qui, par sa face interne, a tous les caractères des Membranes séreuses, tandis que par l'externe elle présente ceux des Membranes fibreuses. C'est à cette sorte de Membrane composée qu'on a donné le nom de Membrane fibro-séreuse.

La même connexion peut s'observer, quoique plus rarement, entre les Membranes séreuses et les Membranes muqueuses, et surtout entre les fibreuses et les muqueuses, ainsi qu'on le voit dans les uretères, dans le conduit déférent, dans la portion membraneuse de l'urètre, etc. De là les noms de Membranes séromuqueuses et fibro-muq lieuses qui ont été donnés à ces deux sortes de Membranes composées.

Les Membranes fœtales ou qui enveloppent le fœtus sont au nombre de trois : la première ou l'extérieure est appelée chorion, l'intermédiaire allantoîde, l'intérieure amuios. La dernière renferme une liqueur dans laquelle Vauquelin a trouvé une petite quantité d'Albumine, de laSoude, de l'hydrochlorate de Soude, du Phosphate et du carbonate de Chaux et une matière caséiforme, qui donne au liquide un aspect laiteux. L'Albumine elles Sels ne forment que les 0,0012 de l'Eau. C'est dans cette liqueur que nage le fœtus.

En botanique le nom de Membranes est également appliqué à des organes plans, minces, faibles, dont on considère peu la nature, et qui, pour la plupart, servent d'enveloppe à d'autres parties. Dans les Champignons, on nomme wie»ii>/-ane/'/!(c(//i3re la partie qu'on trouve décrite plus ordinairement sous le nom à'Hymenium. Membrane oterne, Membrana interna: Gœrtner a donné ce nom à la Membrane de la graine que Mirbel nomme Tegmen, et que C. Richard regardait comme une dépendance de la Membrane simple qu'il nommait Épisperme. Dutrochet lui donne le nom d'Énéïlême. Membrane périsperhique, Membrana perispermica : R. Brown désigne ainsi le périspeime, quand il est réduit à une simple lame. 11 est facile de la confondre avec le Tegmen; on l'en distingue en ce qu'elle se termine par un mamelon noirâtre qui n'est percé d'aucun trou. Membrane stipuiaihe : Poiteau a donné ce nom à une Membrane qui semble faire partie de l'embiyon dans les Nelumbo, et qui est surtout bien visible dans le Nelumbium corleum. C. Richard la considère comme un véritable cotylédon. Peut-être

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(it)it-oii regarder comme le même organe les stipules qui accompagnent les cotylédons ou feuilles primordiales de la Capucine.

MEMBRANEUSES. iKS. Tribu de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroptères, famille des Géocorises, établie par Lalreille (Fam. Natur. du Régne Anim.), et renfermant les genres dont la gaine du suçoir n'offre à découvert que deu.x ou trois articles. Le labre est court et sans stries. Tous les pieds sont insérés près de la ligne médiane du dessous du thorax, terminés par deu.\ crocliels distincts, prenant naissance du milieu de l'extrémité du dernier article, et ne servent point à courirou à ramer sur l'eau. Le rostre est droit, engainé à sa base ou dans toute sa longueur. La tète n'est pas rétrécie postérieurement en manière de col. Les yeux sont de grandeur ordinaire.

Lalreille divise cette tribu ainsi qu'il suit :

i" Pieds antérieurs ravisseurs ou terminés en pince (antennes en massue).

Genres ; Macrocépbaie, Phyji.\te.

tfTous les pieds semblables et simplement ambulatoires.

' Antennes filiformes ou plus grosses à leur extrémité.

Genres: Tingis, Arade.

** Antennes sétacées.

Genre : Posaise (Jcanthia, Lectularia, Fabr. ). V. tous ces mots.

MEMBRANULE. Membranula. bot. Nom donné par Necker à la petite membrane qui porte les cils du péristome de quelques Mousses.

MEMBKILLE.BOT. L'un des noms vulgaires du Coing.

MÉMÉCYLE. Memecylon. but. Ce genre de l'Octandrie Monogynie, L., a été placé par Jussieu dans la quatrième section de la famille des Onagraires, section dont la plupart des genres ont été transportés ailleurs ou sont devenus les types de familles nouvelles. Il offre pour caractères principaux : un calice supère, turbiné, dont le fond est strié, et le bord Irès-enlier; corolle à quatre pétalesj huit étamines ayant leurs Slels dilatés au sommet, et leurs anthères adnées; baie couronnée par le calice. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces indigènes des Indes-Orientales. Parmi elles on distingue le Memecylon capitellatutii,'W\M., Lamk., lllustr., t. 284, f. 1; et le Memecylon cordatum , Lamk., toc. cit., f. 2. Cettedeuxièmeespèce, qui offre une variété à fruit globuleux, croit aussi à l'Ile-de-France.

MÉMINA.MAM. Espèce du genre Chevrotain. ^. ce mot.

MÉMIRAM. BOT. Même chose que Chélidoine. F. ce mot.

MEMNONITE. moll. Nom que les anciens conchyliologues donnaient à une Coquille qu'on appelait Volute Memnonite, et qui appartient au genre Cône. C'était le Conus Viigo ou une autre espèce que Bruguièrc a nommée Conus distans , et pour laquelle Lamarck a conservé en français la dénomination vulgaire de Cône Memnonite.

MÉMOIRE. zooL. Faculté de rappeler les images des sensations éprouvées et les idées des objets qui ont produit ces sensations, par la reproduction des impres-

sions qu'ont laissées dans les organes cérébraux, les modifications qu'ils ont éprouvées.

MEMPIIITE. m^. Nom donné par Pline à une Agathe Onyx bicolore, dont on faisait des camées, et que l'on trouvait sous la forme de cailloux roulés en Egypte et dans l'Arabie.

MENA. POIS. Synonyme de Lune, Tetioilon Mola, L.

MÉNAC ou MÉNAK, MÉNACANITE. Mm. (Werner.) Synonyme de Titane. A', ce mot.

MENADE. CRLST. Espèce du genre Crabe, f^. ce mot.

MEN.'ETIE. Menœtia. crust. Genre des Homobranches brachiures, groupe des Trigonés. institué par Leach qui lui assigne pour caractères : yeux dépassant à peine les bords orbitaires; antennes externes ayant leur article basilaire très-étroit en avant et leur tige mobile à découvert sur les côtés du rostre qui est long, simple et très-étroit; pattes des quatre dernières paires cylindriques. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce à laquelle Milne Edwards a donné le nom spécifique de Monoceros. On la trouve sur les côtes de la Méditerranée.

AlEN.ïTIUS. INS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchopbores, établi par Schoonherr. CHioique ce genre ait été adopté par Dejean, l'avis de Lalreille, qui n'y a point trouvé de caractères suffisamment tranchés, a prévalu, et Schoonherr lui-même , dans sou nouveau travail monographique, a fait di.sparailre ce genre, dont les espèces ont été disséminées dans plusieurs autres.

MENAIS. EOT. Ce genre, delà famille des Borraginées, et de la Penlandrie Monogynie, L., est ainsi caractérisé : calice' persistant , à trois divisions profondes; corolle hypocratériforme , dont le tube est long , le limbe plan, à cinq divisions profondes; anthères subulées, presque sessiles sur la gorge de la corolle; un style surmonté de deux stigmates oblongs ; baie quadriloculaire et renfermant quatre graines, c'est-à-dire une dans chaque loge. Le Menais topiaiia, L., arbrisseau à feuilles ovales, entières, et qui croit dans l'Amérique méridionale, est l'unique espèce de ce genre qui offre de si grands rapports avec VEIiretia que Jussieu a indiqué leur réunion.

MENAKANITE. ms. (Gregor, Journal de Physique, t. II, p. 72.) Nom donné à une variété granuliforme de Titanate de Fer (Titane oxidé ferrifère de HaUy), qui se trouve dans la vallée de Menakan, au comté de Cornouailles. ^. Titane.

MENANDRA. bot. (Gonovius.) Synonyme de Lechea. V. ce mot.

MENANTHÈS. bot. (Théophraste.) Synonyme de Menyantlies trifoliata, L.

MENARDA. BOT. Dans les herbiers de Commerson et dans ses dessins manuscrits, on trouve ainsi nommée une plante voisine des PliyUanllius , dont elle diffère cependant assez pour que l'on ait cru pouvoir eu former un genre distinct, ainsi caractérisé: fleurs monoïques; calice quinquéparti, grand et persistant; pas de corolle : dans les mâles, cinq glandes alternant avec les divisions du calice, et cinq étamines libres; dans les femelles, trois styles épais, bipartis; un ovaire porté sur un disque glanduleux qui déborde

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