BRIDÉE
Mérion de Brown. Malurus Brotonii, Vig., Horsf. Tête, devant du cou et poitrine d'un brun noirâtre; dos d'un louge écarlate; rémiges et rectrices brunes; abdomen blanchâtre; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces. De la Nouvelle-Hollande.
Mérion Capocier. Sxli}iamacrouia,Lalh.,Buff.,i>\. enl. 752, fig. 9; Levaill., Ois. d'Afr., pi. 129 el lôO. Parlies supérieures d'un jaune brunâtre, avec le bord des plumes roussâlre; les inférieures d'un blanc jaunâtre; bec brun et pieds roux. Taille, cinq pouces six lignes. Ces Oiseaux se trouvent en nombre assez considérable dans les contrées méridionales de l'Afrique, où ils visitent avec confiance les habitations des colons. Levaillanl, qui les a observés, rapporte au sujet de quelquesuns d'eux des choses qui, pour plus d'un motif, excitent
un vif étonnement. Du reste, il parait assez certain qu'ils se nourrissent d'insectes, qu'ils construisent leur nid avec le duvet qui entoure la graine d'une espèce d'Asclépiade, nommée par les colons Capoc, que ce nid, assez volumineux, laisse une entrée à la partie supérieure et que souvent il est établi dans les bifurcations de l'arbrisseau même. Selon le même observateur, la ponte serait de sept œufs verdàtres, tachetés de roussâlre, et l'incubation durerait quatorze jours. Mérion criard. Malunis damans, Tem. ^. Cys-
TICOLE CRIARD.
Mérion crural. Malurus cruralis; Megalurus cruralis, Horsf. Il est d'un brun bleuâtre pâle, avec des lâches en avant des yeux, des gouttelettes et le ventre d'un fauve brun; le front est strié de fauve; le rachis des plumes auriculaires est blanc; les rémiges sont d'un roux pâle, échancrées extérieurement, blanchâtres à la base; bec el pieds brunâtres. Taille, huit pouces. De la Nouvelle Hollande.
Mérion élégant. Molacilla superba, Shaw. K. Mérion SUPERBE.
Mérion ensanglanté. Malurus crueiilatus, Gould. Dos et épaules d'un rouge de sang, le reste du plumage ainsi que le bec el les pieds noirs. La femelle est d'un brun pâle avec l'abdomen blanchâtre. Le bec et les pieds sont bruns. Taille, quatre pouces. De l'Australie.
Mérion flctedr. Turilus tibiccn, Vieill., Levaill., Oiseaux d'Afrique, pi. 112, fig. 2. Parties supérieures d'un brun roussâlre, tacheté de noirâtre; rectrices élagées, à barbules rares et distantes les unes des autres; gorge blanche, tachetée de noir; devant du cou et poitrine blanchâtres; le reste des parties inférieures d'un fauve clair; bec el pieds brunâtres. Taille, sept pouces. Du cap de Bonne-Esiiérance où il égaie les plaines marécageuses par les sons tour à tour graves el flûtes qui consliluenl son chant.
Mérion galactote. Malurus galactotes, Temni , Ois. color., pi. 63, f. 1; Megalurus galactotes, Horsf. Parties supérieures d'un cendré roussâlre. parsemées de taches striées noirâlres; rémiges bordées de roux; lectrices alaires brunes ; rectrices brunâtres, terminées de blanc que précède une tache noire; gorge blanche; parties inférieures d'un fauve jaunâtre; bec et pieds jaunâtres. Taille, six pouces. De la Nouvelle-Hollande.
Mérion grêle. Malurus gracitis. V. Cysticole
GBÈLE.
Mérion grêle. Malurus exilis, Vig. et Horsf. Parties supérieures d'un brun roussâtre, orné de larges raies fauves, les inférieures d'une teinte plus pâle; rémiges et rectrices fauves : ces dernières blanches au sommet. Taille, cinq pouces. De la Nouvelle Hollande.
Mérion de Lambert. yl/a/M(K« Lamberti, Vig., Horsf. Tête el milieu du dos d'un bleu azuré très -éclatant; une bande de même nuance sur la région auriculaire; gorge, poitrine, nuque, partie inférieure du dos et croupion d'un noir velouté; scapulaires d'un brun roux; abdomen blanc; rémiges et rectrices d'un fauve brunâtre; queue élagce dans les mâles, presque égale dans les femelles qui sont presque entièrement d'un brunâtre fauve. Taille, huit pouces y compris la queue. De la Nouvelle-Galles du sud.
Mérioji lEUCoPTÈRE. jValuius leucoptenis, Gayniard. r. Amytis leucoptèbe.
Mérion loNGiEANDE. Muluitis marginoUs, Reinw., Teinm., Ois. col., pi. 63, fig. 2; Megalunts maiginnlis, Hoisf. Parties supérieures d'un cendré roussâtrc, parsemées de lâches en slries brunes, environnées d'un trait fauve, très-clair; rémiges et rectrices d'un brun cendré, celles-ci très-élagéesj sourcils et parties inférieures d'un blanc que traverse, sui' la poitrine, une zonede petits points noirâtres; abdomen et cuisses d'un fauve jaunâtre, parsemé de stries noirâtres; mandibule supérieure brune, l'inférieure blanche; pieds noirâtres. Taille, huit pouces. De Java.
Mérion a longue QUETE DE LA Cbine. Sflvla loiigicaudata, Lalh.; Motacilla longicaudata, Gmel. Parties supérieures d'un vert olive; sommet de la tête roussâtre; rectrices longues, étroites et étagées; parties inférieures d'un fauve verdâlre; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces six lignes.
Mérion a longue queue de Diemen. Malurus longicaudatus, Gould. Sommet de la tête, un Irait sous les oreilles et partie antérieure du dos d'un bleu obscur; nuque, scapulaires, dos et croupion noirs; gorge et poitrine d'un bleu noirâtre; parties inférieures d'un cendré blanchâtre, avec les flancs bruns; rectrices bleues, plus pâles à l'extrémité; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. La femelle a les parties supérieures légèrement teintées de roux, une ligne sur le front et sur les yeux, ainsi que le bec et les pieds, d'un brun roussâlre.
Mérion malachure. F. Mérion Binnion.
Mérion natté. Malurus lexlUis, Gaymard. y. Amytis NATTÉ.
Mérion noir et rouge. Maltirus hirundi'naccus, Vieil).; Sylvia hirundinacea, Lath. Parties supérieures noires ; menton, gorge et devant du cou d'un rouge brillant; le reste des parties inférieures blanc, avec une large ceinture noire sur le ventre; tectrices caudales et anales orangées; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces. De l'Océanie.
Mérion pectoral. Malurus pectoralts, Gaud. Tète et dos bleus; une tache d'un bleu d'azur métallisé, un peu en dessous des yeux; une ligne sourcilière et une bande qui descend de chaque côté de la poitrine noires; gorge et poitrine d'un rouge pourpré, le ventre d'une nuance plus pâle; ailes et queue d'un bleu verdàtre; barbes internes et extrémité des rémiges brunes. Bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. De l'Auslralasie.
Mérion Poi.ycre. Malurus Polycrous. V. Cysticole
POLYCRE.
Mérion a qcébe gazée. V. Mérion Binnion.
Mérion squamiceps. F. Argye de Rdppell.
Mérion superbe. Sflcia cxanea, Lalh. Parties supérieures noirâtres; plumes de la tête noires, longues et touffues, susceptibles, sur la nuque, de se relever en huppe; front, partie des joues et des oreilles d'un bleu vif et foncé; trait oculaire noir; collier, gorge et dessus des rectrices bleus; rémiges et rectrices rousses, bordées de noir, celles-ci longues et étagées; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces quatre lignes. De la Nouvelle-Hollande.
Mérion tacheté. Malurus maculalus, Vitill. Parlies supérieures brunes; front et parties inférieures blanchâtres, tachetés de noir; rectrices grises, avec une tache noire vers l'extrémité qui est blanche ; rémiges brunes, bordées de blanchâtre. Cette espèce offre beaucoup de ressemblance avec le Mérion galactole, de Temminck, et il ne serait pas impossible que les deux fussent identiques.
Mérion a tête bleue. Malurus cyaneus, Vieill ; Motacilla cyanea, Lath. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre; tête, gorge, dessus du cou d'un bleu d'azur vif; une tache brune sur les tectrices alaires; rémiges et rectrices noirâtres, les intermédiaires de celles-ci plus longues que les latérales; parties inférieures cendrées; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces.
Mérion a tête noire. Malurus melanocephaliis; Muscicapa vielunocephala, Lalh. Parties supérieures et tectrices alaires d'un rouge de vermillon; tète et parties inférieures d'un brun noir velouté; rémiges d'un brun roux; abdomen jaunâtre; rectrices noires, avec l'extrémité blanche. Taille, quatre pouces. De l'Océanie.
MÉUIONE. Meriones. mam. Frédéric Cuvier a établi ce genre sur une petite espèce du Canada, qu'on avait considérée d'abord comme une simple Gerbille. Elle a le métatarse des Gerbilles, dont elle diffère d'ailleurs par ses dents qui sont composées, au lieu d'être simples. Elle ressemble au contraire beaucoup aux Gerboises par son système dentaire: ses dents sont en même nombre, et à peu près de même forme que chez elles.
Wérione des bois. Meriones nemoralis. Isid. Geoffroy S'-Hilaire décrit sous ce nom la jolie espèce qui constitue le type de ce genre. On ne la connaissait que par une mauvaise figure où l'animal ne serait pas reconnaissable, sans la distribution particulière de ses couleurs. Davies, qui a donné cette figure (Transactions de la Société Linnéenne), n'en décrit point le modèle; il dit seulement qu'il a quatre doigts aux pieds de devant, cinq à ceux de derrière; qu'il passe l'hiver engourdi au fond de son terrier; qu'il fuit en faisant des sauts considérables; et qu'il se trouve habituellement dans les prairies et dans les bois. Aujourd'hui le Muséum d'Histoire naturelle possède deux individus de cette espèce; c'est ce qui a mis Fr. Cuvier en état de faire connaître ses dents, et ce qui permet aujourd'hui de décrire ses caractères extérieurs. Elle est sur le dos et sur la tête d'un gris noirâtre, légèrement varié de jaune en quelques endroits; les côtés du corps et les joues sont d'un jaune légèrement varié de gris, et entre cette portion et le dessous du corps qui est blanc, on voit une bande d'un jaune un peu roux, s'étendant du membre postérieur au membre antérieur. Toutes les parties inférieures du corps et de la tête, les parties internes des membres, et le bout du museau, sont d'un beau blanc; la tête comme le corps présente quatre zones successives : l'une supérieure grise, puis une jaunâtre séparée par une ligne jaune, du dessous de la tête qui est blanc. Ces zones sont très-distinctes chez les individus qui se trouvent en bon état : chez les autres, chaque zone se confond avec sa voisine. Le métatarse est assez long et nu. Les oreilles sont de forme
MER
arrondie, presque nues à leur base, elles sont couvertes à leur exlrémilé de poils de même couleur que ceux du dos; la queue, une fois el demie aussi longue que le corps, est écailleuse el presque nue. Les membres postérieurs sont penladactyles. Les trois doigts du milieu sont longs et forts; les deux externes sont extrêmement petits; les membres antérieurs sont tétradaclyles, el presque de moitié aussi longs que les postérieurs. Cette espèce est de la taille d'une Souris, à laquelle elle ressemble beaucoup aussi à d'autres égards.
Mérione a petite tète. Meriones microcephalus, Harlan. Son pelage est en dessus mélangé de jaune et de noir, mais la première de ces deux couleurs domine sur les épaules, les Qancs et les hanches ; le dessous du corps est blanchâtre, lavé de jaunâtre ; les oreilles sont de médiocre longueur, garnies de poils mêlés de jaune et de noir, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Taille, quatre à cinq pouces. Du nord de l'Amérique.
MERIONUS. INS. Nom donné par Germar à un genre de Charansonites ou Rhynchophores que Lalrcille n'a pas adopté et dont Schoonherr, dans sa Monographie des Curculionides, a reporté les espèces dans ses genres Lislrodores, Hfpsonotus, Geonemus et Barynotus.
MERISIER. BOT. Espèce du genre Cerisier. F. ce mot. On a appelé Merisier a grappes une autre espèce du même genre. Merisier dd Canada le Belula tenta et Merisier doré, aux Antilles, \e Malpigliia spicata, L.
MERISMA. BOT. (C/wHi/^fV/nows.) Persoon a distingué sous ce nom des plantes ([ui avaienl été d'abord confondues avec les Clavaires, et que depuis Pries avait réunies aux Théléphores. Ce genre peut se caractériser ainsi : réceptacle irrégulier, rameux, à rameaux comprimés, dilatés et filamenteux vers leur extrémité; membrane fructifère étendue sur leurs deux faces, mais portant les thèques parliculièrement à l'inférieure ; on voit que le mode de division et la forme générale de ces Champignons les rapprochent des Clavaires, tandis que la disposition des thèques à la surface inférieure indique leur analogie avec les Théléphores. L'espèce la plus commune de ce genre, et qui lui a servi de type, esl le Meiisma crislatum, Pers., Clavaria taciniala, Sow., Fung., t. 138. 11 croit en automne parmi les Mousses dans les bois, il est irrégulièrement rameux, à rameaux comprimés en forme décrète, d'un jaune sale; il adhère fortement aux végétaux voisins qu'il enveloppe presque toujours en partie.
MÉRISME. Merismus. iNS. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidites, tribu des MIscogastéridées, institué par Walker qui le caractérise de la manière suivante : tête grande, un peu plus large que le corselet; antennes filiformes; mandibules droites, armées de quatre petites dents; mâchoires allongées; quatre articles aux palpes maxillaires, dont les deux derniers plus longs; menton allongé, acuminé; lèvre allongée, arrondie antérieurement; abdomen pédicule, ovale, convexe en dessus, brusquementrelevé et acuminé au bout; pieds grêles; jambes droites. Ce genre est assez nombreux, et Walker en partage les espèces en cinq divisions.
MÉRISME ACULÉ. Merisiiius aculeatus, Walk. 11 est
vert, avec les antennes noires, les pieds jaunes et les ailes hyalines. Taille, une ligne et demie. Europe.
MERISOSTIGMA. bot. Le genre établi sous ce nom par Dietrich, est le même que le genre Ovieda de Sprengel. f^. ce mot.
MÉr.lTHALLE. Du Petit -Thouars appelle ainsi les espaces plus ou moins étendus qui, dans les végétaux, sont compris entre deux rangées ou deux couples de feuilles, et qui résultent de l'écarlement des noeuds vitaux ou conceptacles des embryons lixes sur les arbres; c'est ce qu'on nomme entre noeud dans les Graminées.
MERIZOMYRIA.BOT. (Ulvacées? Confeives?) Genre fort obscur formé par Ciro PoUini (Bibliot. Ital., n" 21, p. 420, t. vu, fig. 1 1, a, h), dont le nom signifie divisée en une infinité de parties, et auquel l'auteur assigne pour caractères : lige cylindrique opaque, fistuleuse, inarticulée, Irès-divisée en rameaux également fisluleux, sans arliculations, et terminés en forme de cil. L'auteur n'en mentionne qu'une espèce qu'il nomme Meiizomyria aponine, qui habite dans les Thermes Eugéniens où elle supporte 30 à 44 degrés de chaleur au IhermomèCre de Réaumur; elle y forme sur les pierres et sur les rameaux inondés comme un gazon d'un vert gai ; vue au microscope la base en est opaque et les extrémités transparentes. La figure de ce végétal n'en peut donner qu'une idée fort imparfaite , et le Merizomfria doit être considéré comme un genre douteux jusqu'à ce qu'il ait été examiné avec plus de détail.
MERLAN. Merlangus. pois. Espèce du genre Gade. y. ce mol.
MERLE. Turdus. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec médiocre, tranchant, échancré, recourbé et comprimé à la pointe; des poils isolés à son ouverture; narines placées de chaque côté de sa base, ovoïdes, à moitié fermées par une membrane nue; pieds un peu grêles; tarse plus long que le doigt intermédiaire; quatre doigts, trois en avant, l'extérieur réuni par sa base à l'intermédiaire; un en arrière; première rémige presque nulle ou de moyenne longueur, la troisième ou quelquefois la quatrième la plus longue.
Il est dans toutes les parties de l'histoire naturelle et dans l'ornithologie surtout des circonstances où le méthodiste se trouve fort embarrassé pour tracer les limiles qui doivent circonscrire un genre. Celui des Merles en offre un exemple frappant : malgré les genres nouveaux auxquels ses subdivisions ont donné naissance, et la reparution qu'une étude des plus approfondies a permis de faire, dans des genres voisins, de beaucoup d'espèces qui s'étaient glissées dans celui-ci, on le voit encore toucher, de manière à ne présenter que des dissemblances rationnelles, d'un côté au genre presque aussi nombreux des Sylvies, d'un autre aux Rrèves et même se fondre insensiblement dans les Pies-Grièches. Aussi tous les auteurs qui se sont attachés à vouloir rendre exclusifs les caraclères génériques qu'ils ont tracés, ont-ils échoué lorsqu'ils sont arrivés aux Merles, el ont-ils été forcés d'avouer qu'entre telles espèces formant les
extrêmes du genre, mais nalurellemenl groupées par des dt5gradalions intermédiaires insensibles, on remarquait beaucoup plus d'anomalies choquantes que l'on n'en observe assez souvent entre des espèces de genres différents. On peut concevoir d'après cela les difficultés que l'on doit s'attendre à rencontrer dans la détermination des Merles.
Dans le dessein d'arriver plus aisément à la connaissance des espèces, on a subdivisé le genre Merle en plusieurs sections dans lesquelles on a groupé successivement des Merles proprement dits, des Grives, des Moqueurs, des Turdoïdes, etc., etc.; il est résulté pour celte opération, dans laquelle on n'a pas reconnu les avantages que l'on en attendait, une raulliplicité de difficultés semblables à celles qui se sont élevées primitivement pour la formation du genre, et plus de la moitié des espèces pouvaient trouver place dans plusieurs sections indistinctement. Ces subdivisions étant d'ailleurs purement arbitraires, ne faisaient que jeter de la confusion dans le travail sans aucunement l'alléger.
Il est difficile de donner un aperçu général des mœurs et des habitudes d'une masse nombreuse d'individus disséminés sur tous les points du globe; aussi faut-il se contenterde glisser à la suite de la description des espèces qui semblent intéresser le plus, quelques mots relatifs à leur histoire.
Merle agréable. Turdus amœnus, Horsf. II est d'un bleu noir, avec les épaules et les trois rectrices externes blanches. Taille, huit pouces. De Java.
Merle a aigrettes. Turdus ctinalus, Lath. Parlies supérieures d'un brun rougeâtre; sourcils, gorge et tectrices anales blancs; joues noires; une petite touffe blanche sur les oreilles; rectrices terminées de noir, bordées de blanc; devant du cou et poitrine d'un fauve rougeâtre; abdomen blanc; bec et pieds d'un gris bleuâtre. Taille, dix pouces. De la Chine.
Merle d'Aiguë. On donne vulgairement ce nom à une espèce du genre Martin-Pêcheur, f^. Martin-Pêchedr Alcyon.
Merle aix ailes courtes, r. Mérion.
Merle aux ailes longues, f^. Langraten a lignes
BLANCBES.
Merle aux ailes rouges. F. Merle Mauvis.
Merle n'AMBoiNE. Turdus Jmboinensis, Lalh. Parlies supérieures d'un brun rougeâtre, avec les rectrices alaires intermédiaires jaunes; rectrices jaunes inférieurement; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces.
Merle d'Amériqce. Turdus Americanus, Briss. Parties supérieures noires, à reUets violets, les inférieures d'un noir mat; extrémité des rectrices et des rémiges rousse ; bec et pieds jaunes. Taille, neuf pouces.
Merle anal. Turdus analis, Horsf. Parties supérieures d'un gris fauve; la nuque, les rémiges et les rectrices sont d'un gris presque brun; parties inférieures blanches. Taille, sept pouces. De Java.
Merle des Ardennes. / . Merle Mauvis.
Merle azbrin. Turdus aztireus, Temm., pi. 274. Parties supérieures d'un bleu noirâtre, varié de brunâtre, avec le sommet de la léte et le bord des rémiges et des lectrices d'un bleu d'azur ; occiput, nuque, cotés
du cou et croupion d'un bleu foncé, brillant; gorge, devant du cou et poitrine d'un brun olivâtre, le reste des parties inférieures d'un noir bleuâtre; bec et pieds noirs. Taille, huit pouces six lignes. La femelle a les couleurs moins vives et tout le dessous du corps d'un noir bleuâtre. Des MoUiques.
Merle de la baie d'IIudson. f^. Troupiale.
Merle Banawill-will. Turdus muscivorus, Lalh. Parties supérieures d'un noir bleuâtre, avec les ailes et la queue brunes; parties inférieures blanches; bec et pieds bruns. Taille, neuf pouces quatre lignes. De la Nouvelle-Guinée.
Merle Baniahbou. Turdus Canorus, Lath. Parties supérieures d'un brun foncé, avec le bord extérieur des tectrices alaires et des rémiges cendré; sourcils blancs et prolongés; parties inférieures d'un brun cendré; bec et pieds jaunes. Taille, neuf pouces; queue longue et élagée. La femelle est grise, à l'exception des trois rémiges et des trois rectrices extérieures qui sont presque entièrement blanches. Du Bengale.
Merle a barbe blanche. Turdus leucopogus. Dr. Parties supérieures d'un bleu ardoisé foncé; première rémige entièrement noire, les autres ainsi que les tectrices alaires bordées de bleu ardoisé pâle; rectrices noires, élagées; les quatre latérales terminées de blanc; menton blanc; gorge et devant du cou noirs, avec quelques stries blanches; poitrine d'un cendré bleuâtre, qui s'éclaircit vers le milieu du ventre; abdomen d'un roux vif; tectrices anales blanches; bec noirâtre; pieds jaunes. Taille, dix pouces six lignes. Cette espèce est originaire de l'île de Cuba; il en a été envoyé des individus aux Musées de Leyde et de Paris.
Merle Basset de Barbarie. Turdus Barbaricus, Lath. Parties supérieures d'un vert clair; croupion, extrémité des tectrices alaires et caudales jaunes; rémiges et rectrices jaunâtres; parties inférieures blanchâtres, avec des mouchetures sur la poitrine; bec brun, jaunâtre à sa base; pieds jaunes. Taille, onze pouces. Espèce douteuse que l'on présume être le Loriot femelle jeune.
Merle a bec bleu. Turdus tenebrosus, Lath. Parties supérieures noires; rémiges bordées de blanc; sommet de la tète brunâtre; parties inférieures blanches à l'exception du menton qui est noir; bec bleu; pieds noirs. Taille, six pouces. De la Nouvelle-Galles du sud.
Merle a bec jaune, y. Merle noir.
Merle a bec jaune d'Afrique. Turdus Africanus, Lath. Parties supérieures noires; devant du cou, poitrine et ventre variés de roux et de noirâtre; abdomen et tectrices caudales d'un blanc pur; bec jaune, avec la pointe noire; pieds jaunâtres. Taille, neuf pouces six lignes.
Merle du Bengale, y. Merle Baniahbou.
Merle blafard. F. Merle pale.
Merle bleu. Turdus Cfaneus, Gmel.; Turdus solitarius, Lath.; Turdus Manillensis, Lath.; Solitaire de Manille, Buff., pi. enl. 504, f. 2. Parties supérieures d'un bleu foncé; rémiges et rectrices noires; lectrices alaires noires, bordées de bleu; gorge et devant du cou bleuâtres; parties inférieures bleues, avec le bord des