‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 48 sur 99 · SI E S · texte numérisé non relu

SI E S

cal; corselet mutique sur les côtés, presque carré, sans tubercules; écusson petit, arrondi au bout; corps court, convexe en dessus, pubescent, ailé; élytres linéaires, parallèles, arrondies et muliques au bout; pattes assez fortes, courtes, égales; tarses glabres.

BlÉsusE CDRCULiopioÏDE. Mesosu curculiotioides, Megerle; Lumia curculionoides, Fabr.; Cerambyx curculionoides, Fab. 11 est brun, avec le corselet et les élytres marqués de quatre tacbes oculaires noires. Taille, cinq lignes. Dans les forêts, en Europe.

MÉSOSPEKME. bot. De CandoUe (Mémoires sur les Légumineuses, p. 57) nomme ainsi le réseau vasculairc qui existe entre les deux membranes du spermoderme ou enveloppe de la graine. /'. Spermoderme.

MESOSPH^RUM. bot. Patrice Browne (Nat. Hist. of Jaiuaic, p. 237) donnait ce nom à un genre formé sur une plante dont Linné fit son Ballota suaveolens, et que Poiteau a réunie au genre Hyptis. V. Hyptide.

MES0STE15NUM. iNS. Nom donné par Kirby à la partie centrale et élevée de la poitrine, entre les pattes, et qui se termine en devant, soit par une épine, soit par une cavité recevant le prolongement du prosternum.

MÉSOSTOME. zouL. Qui a la bouche au'milieu du corps.

IMÉSOTHORAX. iNS. Second anneau du Thorax, /-'.ce mot.

MÉSOSTÈNE. Mesoslenn. iws. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Mélasonies, tiibu des Tentyrites, établi par Solier, avec les caractères suivants : antennes courtes, épaisses, filiformes, à articles obconiques,dont le deuxième aussi long ou un peu plus long que le suivant, le dernier aigu et plus petit que le pénultième; mandibules aiguës, bidentées au bout; palpes maxillaires grossissant un peu vers leur extrémité, avec le dernier article légèrement sécuriforme, les labiales grêles, filiformes, assez saillantes, avec le dernier article subcylindrique; corselet tronqué antérieurement et à sa base, rétréci en arrière, arrondi sur les côtés; élytres marginées jusque près de l'écnsson qui est légèrement saillant au delà de leur base; pattes médiocres; jambes filiformes et tuberculeuses; tarses épais : les quatre premiers articles des quatre antérieurs très-courts, ceux des postérieurs à peine plus allongés, premier et dernier à peu près égaux et pas aussi longs chacun que les intermédiaires réunis.

MÉSOSTÈNE ÉLÉGANT. Mesosleim elegans. Sol. Il est d'un noir brillant, avec la tète légèrement ponctuée en dessous sur les côtés; élytres irrégulièrement ovales, lisses, avec la carène basale droite et épaissie vers les angles huméraux et neuf rangées de très-gros points. Taille, cinq lignes. Egypte.

MÉSOTYPE. MIN. Zéolithe fibreuse. Espèce du genre des Silicatesdoubles alumineux, ayant pour caractères, suivant HaUy, de cristalliser en prismes droits rhomboïdaux de 05" 1/3, de fondre avec bouillonnement en émail spongieux, de se résoudre en gelée dans les Acides, et de donner de l'Eau par la calcination. En étudiant avec soin les variétés de ce minéral, on y a reconnu depuis deux espèces distinctes quoique très-rapprochées, qui tantôt sont isolées et tantôt mélangées ensemble, et qui donnent lieu à des différences de com-

position et de mesures d'angles, que l'on observe dans les iMésotypes venues de localités différentes. L'une de ces espèces a pour type la Mésotype de l'île de Staffa, analysée et décrite par Gehien et Fuchs, qui lui ont donné le nom de Scolézite. Elle est blanche, et cristallise en prismes droils rhomboïdaux, de 91° 20, selon Brooke, et en prismes droits à base carrée, selon Beudant; ces prismes sont oïdinaiiement terminés par des sommets tétraèdres. Elle est composée de Silice 40,75; Alumine 24,82; Soude 0,5:1; Chaux 14,20; Eau 13,84. La Mésotype d'Auvergne est le type de la seconde espèce qui, dans son état de pureté, se présente en prismes droils rhomboïdaux de 91» 40. Sa pesanteur spécifi((ue est de 2,6. Elle est composée, d'après l'analyse deKlaproth, de Silice 49, Alumine 20, Sodde 10, Eau 9. Elle possède deux axes de double réfraclion, et souvent elle s'éleclrise par la chaleur. La variété de forme la plus ordinaire est celle qu'llaUy nomme Pfiamidée, et qui résulte d'une loi de décroissement par une simple rangée sur les arêtes des bases; celles-ci étant à la hauteur dans le rapport de 89 à 43. — Les variétés principales de Mésolype sont ; 1» la Fibreuse ou Aciculaire, en libres ou aiguilles quelquefois libres et le plus ordinairemejit divergentes; telle est celle du Puy de Marmant en Auvergne, et de Passa en Tyrol; 2» la Globuliforme radiée, de Montechio-Maggiore et deFassa; ô" la Concrétionnée mamelonnée, d'un jaune brunâtre, dite NatroUlhe, de Hohentwiel en Souabe, et de Bilin en Bohême; 4" la Floconneuse de Norwège; S» la Compacte, dite Crocalile, de Passa en Tyrol ; G" enfin la Terreuse, plus ou moins altérée, appelée Mehlzeolith, de Dalécarlie et de l'île Disko en Groenland. La Mésotype est presque toujours d'un blanc mat; mais, par suite de mélanges étrangers, elle est quel<|uefois colorée en vert ou en rouge : telle est la variété à laquelle on a donné le nom d'Édélite.— La Mésotype se rencontre en noyaux dans les cavités des roches celluleuses et amygdalaires des dépôts basaltiques; ses gangues les jilus ordinaires sont : le Basalte (dans le département du Puy-de-Dôme), le Plionolite porphyrique en Souabe, et la Wacke amygdaloïde aux îles Féroé, dans le Tyrol et au Groenland.

MeSUTYPE ÉPOINTÉE. P\ APOPHYLIITE.

MESPILODAPHNÉ. Mespilodapime. bot. Genre de la famille des Thymélées, établi par Nées van Esenbeck, qui lui doime pour caractères : périgone infundibuliforme, avec son tube obconique, son limbe réfléchi, à six divisions égales et persistantes; neuf ou douze étamines disposées sur trois ou quatre rangs : les neuf extérieures sont ordinairement fertiles, et parmi elles les trois plus petites ont ù leur base, de chaque côté, des glandules subglobuleuses et sessiles; dans celles du premier et du deuxième rang les anthères sont ovales et introrses, également iulrorses mais plus élrécies dans celles du troisième rang : toutes sont quadrilocellées, à valvules souvent ascendantes; ovaire à une seule loge et ù un seul ovule. Le fruit consiste en une baie monosperme, enfoncée dans le tube charnu el presque subéreux du périgone pejsistant. Les espèces de ce genre sont des arbres plus ou moins élevés, à feuilles alternes, fortement veinées, à Beurs réunies en

Ihyi'scs ou en paiiioules axillaires; elles ont le Brésil |)iiur patrie.

MESPILOPHORA. bot. Ce genre, proposé par Necker (lilém.bot.,724),estlemêmeqiieleit/es/^î72«sdeLindley, (|iii a pour type le MespUus Germanica. ^ . Néflier.

MESPILIIS. BOT. Synonyme de NéQier. V. ce mot.

MESPLÉ, MESPODLVÉ. bot. Noms vulgaires du Néflier commun.

IVIESSAGER. OIS. y. Secrétaire. Willugby nomme aussi de la sorte un Pigeon, f^. ce mol.

MESSERSCHMIDIE. Messerscltim'dia. bot. Linné a établi ce genre de la Pentandiie Monogynie, qui fut adopté par Jussieu et Lamarcii, et placé dans la famille des Borraginées. R. Brown (Prom. Flor. Nov.-Hotland., p. 490) l'a réuni au Tourneforlia; mais en même temps il indiqua qu'on devait distraire de ce dernier genre les Tourneforlia hirsutissima, Swartz, volubilis, L., et scaiulens, Soland. mss., et il exposa les dilîérences d'organisation que présentent ces espèces, différences qui nécessitent l'établissement d'un nouveau genre. Rœmer et Scbultes {S^^stem. vegeL, t. IV, p. 51) ont donné le nom de Messerschmidia à ce nouveau genre, en adoptant les caractères tracés par R. Brown, et qu'ils ont ainsi exprimés : calice quinquépartite; corolle infundibiiliforme, dont l'entrée est nue; les divisions du limbe ordinairement subulées; baie à quatre, ou par avortement à un ou deux noyaux monospermes. R. Brown ajoute que l'embryon est droit dans le Tournefortia hirsutissima , et arqué dans le Tourneforlia roliibilis. Les onze espèces de ce genre, décrites par Rœmer et Scliulles, croissent pour la plupart dans l'Amérique méridionale et dans les Antilles.

MESSORE. POIS. L'un des noms vulgaires du Cliabol. y. Cotte.

MESTERNA. bot. Adanson donnait ce nom au genre Gnidonia de P. Browne, réuni par Swartz au Lœlia. y. ce mot.

MESTIQUES. bot. On désigne sous ce nom, dans les îles de la Sonde, les concrétions siliceuses, (|ui se forment dans les Noix de Cocos, el sur lesquelles Lesson a publié des détails intéressants. A'. Bull. des Se. nat., t. VII, p. 40.

MESTORE. Meslorus. iws. Coléoptères télramères; genre de l'ordre des Rhynchophores, famille des Curculionides, établi par Schoonherr pour un insecte du Mexique; il lui a donné pour caractères: antennes médiocres, un peu grêles, coudées, composées de douze articles dont le deuxième est le double plus grand que le premier, et tous les autres coniques à l'exception des quatre derniers qui forment une massue ovale et acuniinée; rostre court, un peu plus étroit que la tête, écbancié triangulairemenl et profondément à l'extrémité; yeux arrondis, un peu proéminents; corselet oblong, tronqué aux deux bouts, un peu plus étroit antérieurement, arrondi sur les côtés; élyties amples, convexes, subglobuleuses et sélifères ; pieds médiocres; pénultième article un peu plus large el bilobé, le dernier en massue bionguiculée.

Mestore adombrê. Meslorus adumbraliis, Scli. Il i est d'un brun noirâtre, soyeux; la tète et le corselet [ .<ont d'égale grandeui', pointillés et couverts d'écaillés '

giises; élylres d'un brun foncé, marquées de stries ponctuées, avec une bande vers le milieu, formée d'écailles blanches, que l'on retrouve aussi à l'extrémité. Taille, quatre lignes.

WESTOTES. BOT. C'était le nom que Solander, dans ses manuscrits inédits, avait donné au genre Chaillelta de De Candolle. Celui-ci s'en est servi pour désigner la première section de ce genre, laquelle se compose uniquement du CbaiUelia peduncu/ala.

MESUA. bot. Genre de la famille des Gultifères et de la Polyandrie Monogynie, L. Son calice se compose de quatre folioles persistantes ; ses pétales sont en nombre égal ; ses élamines nombreuses se soudent entre elles par la base de leurs filets; le style se termine par un stigmate épais el concave. Le fruit est une noix télragone ou conique, dont le péricarpe, de consistance coriace et fongueuse, se fend en quatre valves, et renferme d'une à quatre graines. Ce fruit, avant sa maturité, laisse exsuder un suc tenace etglulineux, et celle graine se mange comme la Châtaigne. Une espèce que Burmann associait au Calophyllum, croit dans l'Inde et dans l'île de Java; c'est le Nagassarium de Rumph (Herb. Amboin., 7, t. 2). Due autre plante de l'Inde, que Rhéede (Horl. iValab., 3, t. 5.3) a fait connaître sous le nom de Bellula-Tsjampacam , doit être aussi rapportée à ce genre. Ce sont des arbustes dont les feuilles sont dépourvues de veines, et donl les fleurs axillaires ou terminales et ordinairement solitaires répandent une odeur agréable.

MESY. OIS. (Salerne) L'un des noms vulgaires de la Cresserelle, Falco Tinnunculus. V. Faucon.

MÉTABASIDE. Metabasis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, établi par le professeur De Candolle pour une plante observée par Ancher-Eloy dans l'Altique, l'une des provinces de la Turquie d'Europe. Caractères ; capitule multi- Hore; involucre formé de deux rangées de squammelles peu nombreuses et de squammes acuminées, spinellulées sur le dos; paillettes du réceptacle minces, scarieuses, remplissant les intervalles que laissent les fleurs entre elles; akènes linéari-cylindracés : ceux du rayon courtement rostres, ceux du disque au contraire le sont longuement; aigrette unisériale, très-courte et squammelleuse au rayon , allongée et plumeuse au disque.

MÉTABASIDE desmontsHtjiette. Melobosis Hymetta, DeCand. C'eslune plante herbacée, à feuilles radicales, velues pour la plupart, runcinalo-pinnalifîdes, à lobes aigus, à sinus obtus; ses tiges sont rameuses dès la base, glabres, presque nues vers le sommet qui porte une tête composée de fleurs jaunes, un peu rougeâtres extérieurement el en dessous.

MÉTABOLE. Melabolos. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi parle docteur Blume dans son Bydr. FI. lied. Ind., p. 990, pour une douzaine de plantes sous-ligneuses qu'il a découvertes dans les broussailles qui bordent les forêts de 1 ile de Java. Les caractères de ce genre sont ; tube du calice obovale el arrondi, son limbe est à quatre el quel(|uefois à cinq divisions; corolle infundibuliforme, â limbe divisé de même que celui du calice; quatre ou cinq élamines insérées à la

fiorge de la corolle ; slyle filiforme; stigmate épais, bi ou quadritide. Le fniit consiste en une haie presque sèche, couronnée par le calice persistant, divisible en deux ou quatre coques polyspermes; semences anguleuses, attachées à des placentaires proéminents.

Métabole veineux. Metabolos renosiis, Blume. Sa tige est sous-frutescente, garnie de feuilles courtement pétiolées, ovato- lancéolées, acuminées, marquées de veines relevées en lignes, scabriuscules, agglomérées en verticilles axillaires; les stipules sont géminées et découpées.

Blume a nommé les cinq autres espèces qu'il a décrites, Metabolos latifoUtis, rugosus, prostratus, rigidiis et cœtuleus.

MÉTACARPE. Metacarpus. zooi. Partie comprise entre le carpe et les doigts. Latreille a employé cette épithètepour désigner le cinquième article de la patte des Crustacés décapodes.

MÉTACHILE. Metachilum. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par le professeur Lindley qui lui assigne pour caractères ; folioles extérieures du périgone ou sépales connivenles, presque égales en longueur, les latérales soudées à la base du gynostème; pétales très-petits; labelle ventru, entier, soudé avec le bord du pied du gynostème, appendiculé intérieurement; pied du gynostème allongé; stigmate proéminent, avec le sommet membraneux et hilohé; anthère biloculaire et dorsale. Les Métaehiles sont des plantes épiphytes, à tiges ou hampes pendantes, cylindriques, à feuilles disliques, à Heurs petites, latérales ou terminales, rassemblées en épi. On les trouve dans l'Inde.

Le professeur Richard a appliqué physiologiquement le mot Mélachile pour désigner la partie médiane du labelle dans la Heur des Orchidées; il considère cet organe comme susceptible d'être analysé dans ses trois parties distinctes, et à cet effet, il a nommé épichile la partie supérieure qui est ordinairement partagée en plusieurs lobes dissemblables; hypochile la partie inférieure qui est assez souvent arrondie, quelquefois prolongée en éperon, etentin»«é<ac/ii7ela partie moyenne. MÉTADUPE. Meladupus. ins. Coléoptères tétramères; genre de l'ordre des Rhynchophores, famille des Curculionides, établi par Schoonherr avec les caractères suivants -. antennes médiocres, presque grêles, la tige est formée de sept articles dont les deux de la hase longiuscules, le deuxième surtout, les quatre derniers formant une massue oblongue-ovale; rostre longiuscule, assez fort, cylindrique et un peu arqué; corselet profondément bisinué à sa base, beaucoup plus court antérieurement et rétréci postérieurement; élytres ovalaires, convexes, obtusément anguleuses aux épaules; l)ieds médiocres, assez forts, presque égaux; cuisses un peu renflées, armées d'une petite dent en dessous; jambes comprimées, avec un crochet à l'extrémité; tarses longiuscules, avec le pénultième article plus large, hilohé, spongieux en dessous, et le dernier en massue, bionguiculé.

MÉTADUPE NOUEUX. Metadupus nodatus, Chevrolat. 11 est ovale-oblong et noir, couvert d'écaillés brunes et cendrées; le corselet est caréné au milieu, avec un petit

tubercule de chaque côté, le tout couvert d'écaillés grises, de même que l'extrémité des élytres; pieds ferrugineux. Du Mexique.

MÉTAGNANTHE. Metagnanlkiis. bot. Ce genre appartient à la tribu des Sénécionides, de la famille des Synanlhérées ou de la Syngénésie de Linné; il a été créé par Endlicher qui lui a reconnu pour caractères : capitule pauciflore, discoïde, homogame; involucre ohlong,com|)osé d'un petit nombre de squammes imbriquées, serrées, les extérieures plus courtes, les intérieures presque aussi hautes que le disque; réceptacle plan, étroit, pailleté; corolles tuhuleuses, cylindriques, avec le limbe à cinq dents; anthères sans queue; stigmates sans appendice; akènes cylindracés, sillonnés, privés d'ailes; aigrettes petites, pailletées et aiguës. Ce genre a de grands rapports avec celui que Cassini a nommé U/menolepis, et devra vraisemblablement lui être réuni.

MÉTALASIE. Metalasia. bot. Ce genre delà famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L., a été proposé par R. Brown {Obseiv. on (lie Compositœ, p. 124) pour différentes espèces placées parmi les G«aphalium par les auteurs. Il lui attribue pour caractère essentiel : un involucre cylindrique, pourvu, dans la plupart des espèces, d'un rayon court, formé par les lames colorées et étalées des écailles intérieures; fleurons peu nombreux, tous hermaphrodites; rayons de l'aigrette caducs, épaissis et dentés au sommet. Cassini, ayant adopté ce genre, l'a placé dans la tribu des Inulées, section des Gnaphaliées, et en a beaucoup étendu les caractères. Selon ce botaniste, le Metalasia est ainsi caractérisé : involucre long, cylindracé, formé d'écaillés appliquées, régulièrement imbriquées, les extérieures ovales-oblongues, soarieuses, plus ou moins pubescentes; les intermédiaires larges, obovales et scarieuses; les intérieures oblongues, arrondies au sommet, blanches et pétaloïdes; réceptacle très-petit et nu; calathide.composée de trois ou quatre fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites ; corolles dont le limbe est rouge, à cinq divisions; anthères munies à la hase de longs appendices suhulés et barbus ; ovaires obovoïdes, ohlongs, glabres, surmontés d'une aigrette composée de petites écailles coniques, libres, filiformes inférieurement, épaisses et dentées supérieurement. Ces caractères ne s'éloignent de ceux assignés par R. Brown à son Metalasia, que par la structure de l'involucre. Cassini n'ayant point remarqué la radiation des folioles intérieures sur les échantillons (|u'il a observés, s'est cru autorisé à rejeter ce signe différentiel; il n'est pas probable, cependant, qu'un naturaliste aussi sévère que R. Brown se soit mépris à cet égard, et il vaut mieux croire que Cassini n'a pas eu à sa disposition des plantes dans un assez bon état de conservation. L'auteur du genre y a réuni les Gnaphalium muricatum, mucronatum et seriphioides de Bergius et Linné. Ce sont des arbrisseaux indigènes de l'Afrique méridionale, et faciles à reconnaître par leurs feuilles petites, roides, analogues à celles des bruyères, ayant les bords roulés en dessus, la face supérieure tomenteuse, l'inférieure convexe et presque glabre. Ces feuilles sont retournées sens dessus dessous, caractère qu'on a négligé dans les

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descriptions, excepté Linné qui l'a exprimé hrièvement dans VHortus Cliffortianns, en parlant du Gnaphaliuin'muticalum. Les deux espèces dontCassini a donné des descriptions détaillées ont été nommées Metalasiacymosa elMetalasia uitibellala. Elles ont pour synonymes le Gnaphalium muiicatum, L.,et le Gnaphalium virgalum, Vabl.

MÉTALLIQUES. Melaliici. iNS. Latreille désignait ainsi une division de la famille des Carabiques, composée des genres Cyclire, Calosome, Carabe et Panagée. F. ces mots et Carabiqïes.

MÉTALLITE. Melalli/es. ms. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rbynchophores, institué par Schoonherr et adopté par Latreille, avec les caractères suivants ; antennes bréviuscules, un peu épaisses, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obconiques, les cinq suivants granulaires, et la massue oblongue, ovalaire et acuminée; trompe courte et plus étroite que la léte, planiusculeen dessus et parallélipipède; yeux petits, arrondis el médiocrement saillants; corselet ou transverse ou oblong, tronqué aux deux extrémités, médiocrement arrondi sur les côtés et un peu plus étroit antérieuiement; élylres oblongues, ovalaires, légèrement écbancrées à leur base, près de la suture, avec les épaules oblusément anguleuses et quelquefois arrondies; pieds presque égaux. Le Polydnisus mollis, Dejean, est le type du genre Métallite où Ton trouve huit autres espèces, pour la plupart nouvelles. Toutes habitent l'Europe.

MÉTALLOÏDE, min. On donne cette qualification à diverses substances minérales douées d'un reflet qui imite, jusqu'à certain point, le brillant métallique. Mais ces substances ne possèdent point les propriétés qui constituent véritablement les métaux. F. ce dernier mot.

MÉTALLURGIE, mm. C'est ainsi qu'on nomme l'art de purifier les minerais et d'en obtenir les métaux dans l'état de ductilité, de malléabilité, d'élasticité qui leur est propre, et qui les a rendus d'un usage indispensable à l'Homme. Les procédés qu'emploie la Métallurgie sont d'une étendue immense; ils participent de toutes les connaissances économiques et industrielles, depuis la préparation du sable grossier jusqu'aux moyens de constater dans une masse d'Or, la présence de la plus faible portion d'alliage. Les travaux métallurgiques sont toujours précédés par des essais docimastiques, destinés à tracer au mélallurgisie la marche qu'il doit suivre, et à le diriger dans ses travaux. Dans ces essais qui sont entièrement du ressort de la chimie minérale, l'opérateur, alors tout chimiste, ne s'attache qu'à bien connaître la nature du minerai qu'il se pr(q)0se de travailler en grand; il en distingue les parties riches et les parties pauvres; il analyse les corps étrangers qui y sont accidentellement unis, ceux qui en forment la gangue, afin qu'il puisse, selon que l'exigeront les travaux, écarter préalablement les corps étrangers par des moyens mécaniques, ou les faire concourir immédiatement au succès de ses opérations. Dans tous ces détails qui exigent beaucoup de connaissances et d'habitude, les vues d'économie peuvent être écartées, parce que

les quanlilés sur lesquelles on opère, sont si faibles, que la dépense ne saurait entrer en ligne de compte; il n'en est pas de même pour les travaux en grand; tous les soins, toutes les combinaisons du métallurgiste doivent tendre à simplifier le plus possible les procédés, à éviter par des moyens mécaniques bien appropriés, la perle de temps et la main-d'œuvre, qui sont le point le plus impoilant dans un établissement considérable. Après avoir profilé de tous les avantages que peuvent lui procurer les localités, il doit tourner toute son attention vers le choix des agents chimiques, porter la plus grande économie dans l'emploi du combustible; veiller à ce que l'air atmosphérique même, qu'il est obligé de faire participera ses opérations, ne soit point inutilement prodigué; tâcher enfin de tirer parti de tous les produits accessoires, nés pendant la fusion, de recueillir ceux qui peuvent se dissiper sous foime de fluides élastiques, etc., etc. Le laboratoire de chimie doit donc être la première pièce de l'usine du métallurgiste : c'est là qu'il délermine la nature des agenis qu'il doit employer à ses opérations; le premier est la chaleur qu'il obtient, soit des matières végétales directement, soit de la Houille ou de la Tourbe brutes ou épurées par une opération préliminaire; soit enfin du Bitume ou de l'Hydrogène, lorsque le bas prix de ces combustibles peut procurer de l'avantage. Quel que soit le corps qui produise le calorique, il n'en peut être dégagé sans le concours de l'Oxigène ou plutôt de l'air atmosphérique, et l'emploi de celui-ci, quoique d'un faible intérêt en apparence, mérite souvent la plus grande attention. Viennent ensuite les métaux purs ou combinés, sous forme terreuse ou alcaline, que l'on emploie comme alliage ou fondant, le Caibone, le Soufre, le Phosphore, etc., etc. Du laboratoire on passe à la bocardeiie, à la laverie, où les minerais sont successivement réduits en fragments plus ou inoins gros, à l'aide de machines appelées bocards, dont la force est proportionnée à la durelé, à la ténacité du minerai, ainsi qu'à la puissance motrice dont on peut disposer. Quant au lavage, il doit être d'autant plus coûteux que, selon la valeur du minerai, l'on est obligé de multiplier la main-d'œuvre et de recourir aux plans inclinés, aux tables garnies, etc., etc. On arrive à l'atelier de grillage; il peut être établi en plein air ou sous des hangards. Dans le premier cas, il consiste en de simples tas de minerais entremêlés d'autant de matières combustibles qu'il en faut pour préparer, alimenter et consommer le grillage. Pour d'autres minerais, on emploie les fourneaux d'évaporation, et même assez souvent ceux de réveibère. Ordinairement les opérations du grillage n'ont pour but que d'attendrir el de diviser le minerai, afin d'en faciliter postérieurement la fusion ; quelquefois on cherche, par ce moyen, à faire naître un jeu d'affinités entre les consliluants du minerai, d'où résultent des composés nouveaux, plus favorables à la fusion; d'autres fois enfin les principes qui obéissent à la loid'écartement, sontassezprécieux pour être recueillis; alors le métallurgiste doit conduire les vapeurs dans les cheminées de condensation, d'où, par des moyens appropriés, l'on puisse détacher les produits sublimés. La fonderie, qui est l'usine ou la partie de

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l'usine dans laquelle se traite tout ce qui est relatif à la fusion proprement dite, est, sans contredit, l'objet le plus important de la Métallurgie. 11 est à regretter que les bornes assignées à ce Dictionnaire ne permettent pas de s'arrêter à ces diverses opérations, et en effet, pour donner une idée, même très -superficielle, de celles qui s'exécutent dans les fourneaux, ainsi que des fondants qu'on y emploie; pour décrire toute espèce de foiges et de fourneaux, leur disposition générale, leur construction, leur conduite, les manières diverses de les charger, selon la nature des minerais ; les soufflets et les machines soufflantes, les trompes et les régulateurs, etc., il faudrait un espace dont on n'a point à disposer ici. 11 est plusieurs opérations de Métallurgie où la chaleur n'est employée que comme moyen secondaire. C'est, par exemple, lorsqu'il s'agit de séparer l'Or ou l'Argent natif des corps étrangers avec lesquels ils se trouvent unis, soit à l'état de simple mélange, soit à celui d'alliage. Alors on pulvérise la mine aussi bien lavée que possible, on la broie, on la triture sous la meule avec une quantité de Mercure, suffisante pour en former un amalgame que l'on introduit dans des cornues, sur un fourneau de galère, et l'on distille pour séparer le Mercure par la volatilisation; l'Or ou l'Argent restent au fond de la cornue d'où on les retire pour les porter au creuset, après toutefois en avoir constaté le titre. C'est cette opération qui mit longtemps une partie du nouveau monde dans la dépendance du coin de l'Europe qui possède les inépuisables mines d'Almaden. V. Mercure.

MÉTAMORPHOSE. Melamorphosis. zooi. bot. Ce mot, passé de la mythologie dans le langage des sciences physiques, signifie : changement d'une forme en une autre; il est exactement synonyme de trans- [ormalioH et de transfiguration, mais non, comme l'ont dit certains auteurs, et comme le répètent quelques copistes qui se renferment dans ce rôle, du mot transmutation synonyme de transsubstantiation. Les Métamorphoses ou transfigurations sont partout dans la nature; les transmutations ou transsubstantiations ne sauraient être admises dans la majestueuse régularité de sa marche immuable; aussi un homme sensé, qui peut bien concevoir comment un Cocos devient un Palmier, un œuf un Oiseau, une chenille un Papillon, par l'effet de Métamorphoses successives, ne saurait ajouter foi à certains changements qui seraient de véritables transsubstantiations, aussi impossibles que la transmutation des métaux, à laquelle crurent si fermement, durant tant de siècles, de bonnes gens que dupaient des alchimistes de toutes les espèces.

C'est par rapport à l'cnlomologic uniquement qu'on a jusqu'ici, dans les dictionnaires d'histoire naturelle, traité des Mélamorphoses; il est bon de les considérer sous un point de vue plus général. Il est vraisemblable que la nature ne produisit pas les animaux tout à la fois, mais successivement, et dans cette production, elle n'a pu compliquer leur organisation que graduellement, en commençant par la plus simple, et termiiiaiil par la plus composée et la plus perfectionnée sous

tous les rapports. Telle est en abrégé l'histoire des Métamorphoses. Les animaux les plus simples furent comme des coups d'essai, de véritables fœtus, et des capacités où se trouvèrent renfermés les rudiments d'un certain nombre d'organes, susceptibles d'accroissement, et qu'une même force poussa, soit tous ensemble, soit les uns après les autres, et dans divers rapports, au degré d'accroissement nécessaire pour atteindre aux formes définitives, qui devaient fixer la place de chaque créature dans l'ensemble de l'univers en y perpétuant sa race. Il s'ensuit que tout être organisé, assez avancé par sa complication pour que des combinaisons fortuites ne suffisent plus pour le reproduire, ne peut provenir (|ue d'un germe, et dans ce sens le système de l'ovarisme est parfaitement raisonnable. Auparavant, des corps d'une telle simplicité que nul organe n'y déterminait de centres vitaux, pouvaient, une fois créés par diverses combinaisons des formes primitives que prend la matière tendant vers l'organisation, se perpétuer par divisions on par boutures; d'autres corps, également susceptibles de se rompre en fragments reproductifs, pouvaient en outre émettre des propagules qui n'étaient pas plus leurs ovaires ou leurs œufs, que les bulbines de certaines Liliacées ne sont leurs semences; mais dès que deux organes, quelque simple que soit leur manifestation, apparaissent dans une créature appartenant aux degrés inférieurs, l'addition de l'un et l'autre ne permet plus le mode de génération tomipare, parce que ces organes étant également indispensables à l'exercice de la vie, tout déchirement qui les disjoindrait, causerait nécessairement la mort de chaque moitié, où ne se trouveraient plus les conditions nécessaires à l'existence spécifique de l'être binaire. Plus le nombre des organes s'accroît., plus la vie se développe; mais plus aussi elle se subordonne à l'intégrité d'un être qui ne peut plus se morceler impunément. La nature y doit donc ajouter des moyens de reproduction sans soustraction de parties, que ne pourrait plus réparer l'être qui les aurait perdues; et de cette nécessité commence, par l'apparition des propagules ou gemmules dans la Cryptogamie, des zoocarpes dans les Psychodiaires, des ovaires dans les petits Crustacés et dans les Entozoaires, la série des Métamorphoses qui sont, pour chaque formation, une répétition de ce qui s'opéra dans l'ensemble de la création même, passant du simple au composé.

Cependant beaucoup de Radiaires, s'avançant vers les séries d'animaux plus complets, sans (|ue l'on y puisse encore apercevoir d'ovaires, se multiplient toujours par boutures, et la nature en donnant des graines aux végétaux parfaits, ne leur a pas interdit tout autre mode de reproduction; mais lorsque ces modes accessoires de reproduction ont lieu, il n'y a pas de Métamorphoses, c'est l'individu lui-même qui se perpétue, et non sa lignée avec laquelle rien ne saurait désormais lui être commun. Aussi voit-on que tout arbre venu de bouture ou de plant enraciné, est en tout pareil au sujet dont il fit partie intégrante, tandis que les arbres provenus de graine sont presqueautant de variétés, où peu d'individus se ressemblent en tout point; du sorte que si l'on sème dix pépins de Pommes, il en pourra résiil-

ter dix Pommiers fort différents quant à la forme et à la saveur de leurs fruits, lorsque toutes les branches d'un même Pommier, converties en boutures, donneront des Pommes absolument pareilles à celles que produisait l'arbre multiplié. C'est du moins ce que prétend Van Mons, auquel l'iiorliciilture doit un grand nombre de découvertes importantes.

Il ne sera pas question dans cet article de tous les changements qu'éprouvent les graines et les œufs, une fois introduits dans le plan de la nature, pour atteindre au dernier développement dont les végétaux et les animaux sont susceptibles. On ne suivra pas non plus les Métamorphoses à partir de l'état fœlal jusqu'au dépérissement et à la mort; ce serait anticiper sur ce cpii doit être dit aux mois Wie, («bf, Organisation et Végétation, ou répéter une partie de ce qu'on a déjà trouvé dans les articles qui ont précédé celui-ci. Les anciens s'étaient peu ou point arrêtés aux Métamorphoses des animaux, et quoii|ue Aristole paraisse avoir su (|ue les Papillons, les Abeilles et les Scarabées, en sortant de l'œuf, passaient par divers états , avant de se montrer tels qu'ils finissent par être; peu avant le temps oij les Redi, les Swammerdam, les Goëddart, les Malpighi, les Leuwenhoéck et autres savants, commencèrent à sonder les mystères de la nature; Mouffet, père de l'entomologie, prenait les nymphes aquatiques des Libellules pour des animaux tout différents sous le nom de Sauterelles aquatiques. L'erreur était excusable; on pourrait sans être taxé d'incrédulité, si l'expérience ne l'avait enseigné, et si on ne pouvait le vérifier chaque jour, refuser de reconnaître, par exemple, chez les larves de Cousins, nageant et vivant dans l'eau comme de petits Poissons, les mêmes animaux que ces incommodes volatiles. Qui eût jamais pu deviner, en voyant, pour la première fois, une Chenille lourde, noire et disgracieuse, rampant sur la feuille de l'Ortie dont elle déchire pour s'en nourrir les feuilles coriaces au moyen de puissantes mandibules, la Chrysalide d'un jaune roussâtre, inerte, sans bouche, et suspendue par sa pointe le long de quelque mur où l'attache plus étroitement encore une ceinture en soie; enfin cette brillante lo, qu'on surnomma le Paon, voltigeant dans les airs où la soutiennent de grandes ailes rouges largement occellées d'azur, et savourant le miel que sa longue trompe va puiser dans le sein des fleurs; qui eût jamais pu deviner que ces trois choses n'en étaient qu'une? La surprise que causerait la découverte d'un pareil fait ne serait-elle pas encore augmentée en voyant que la chenille, la chrysalide et le Papillon sortent en outre d'une première ou quatrième forme, qu'à son aspect on serait bien plus tenté de prendre pour une graine que pour un produit animal?

Dans le sens où se doit prendre le mot Métamorphose en histoire naturelle, il s'entend ; d'une suite de révolutions opérées dans l'économie d'un être, en vertu de laquelle, tandis que certains organes sont portés au plus haut degré de développement qu'il est de leur nature d'atteindre, d'autres demeurent stationnaires ou semblent s'annihiler; d'où il résulte que les rapports des fonctions de ces organes venant à changer en raison de la prépondérance que les uns prennent sur les

autres, l'être éprouve successivement de tels changements dans sa manière d'exister, qu'il peut ne lui rester, au ternie de son développement , presque rien de ce qui le constituait lorsqu'il naquit.

Les Métamorphoses s'opèrent par métastase, c'est-àdire par le transport des forces vitales sur tels ou tels organes, ou par des dépouillements successifs qui font apercevoir des formes nouvelles. Les Métamorphoses par métastase sont plus particulières aux animaux qui sortent de l'œuf ou de l'utérus sous la forme, à peu près, qu'ils conserveront durant leur vie, sans qu'il s'y viennent ajouter de membres nouveaux; elles se bornenl en quelque sorte à des changements d'équilibre organique, d'où résulte l'apparilion des dents, des poils, des cornes ou autres parties qui se montrent tour à tour; il n'est pas jusqu'à des viscères d'une grande importance qui ne puissent en subir l'influence puissante; ainsi, par exemple, l'estomac, d'abord composé de la seule poche qui s'appellera Caillette dans les Ruminants, se compliquera au point d'être composé dans la suite de quatre estomacs distincts. Entre les Métamorphoses par métastase, dignes qu'on les signale ici, et celles qui ont lieu par addition de membres, ou par des changements de formes i)!us ou moins remarquables, sont celles des Batraciens. On a vu, quand il a été question de ces animaux qui mériteraient qu'on établît pour eux une classe à part dans le règne animal, qu'ils naissaient Poissons. Chez ces Batraciens la larve appelée Têtard, est fort différente de l'état d'adulte; herbivore, ses intestins, qui doivent un jour être courts et disposés pour une nourriture animale, sont longs et contournés; dans plusieurs de ces Têtards se verra d'abord une queue qui doit tomber lorsque quatre pattes y apparaîtront; il n'est pas jusqu'au système respiratoire, si compliqué, qui ne soit destiné à passer du mode branchial au mode pulmonaire. Les artères sortant du cœur pour aller aux branchies s'oblitèrent, à l'exception de deux rameaux inférieurs qui se rendent au poumon lors de la transformation définitive; aussi les branchies meurent et se détachent comme des feuilles fanées , et les poumons se développent. En même temps que les branchies cessent de recevoir du sang artériel, la queue en reçoit moins, la moelle épinière se retire du prolongement caudal, par une sorte d'ascension qui a également lieu dans le fœtus humain, et tous ces organes accessoires perdant leurs éléments vitaux, sont en partie résorbés dans l'économie animale où le surcroit d'énergie qui en résulte détermine le développement des quatre membres, vers lesquels se portent la puissance nutritive et celle du sang artériel. Ce qui arrive dans les Cousins et dans les Libellules n'est pas plus extraordinaire, et l'Homme même, qui se place tellement au-dessus des animaux que toute comparaison avec lui devient chO(|uanle, a éprouvé une Métamorphose analogue, lorsque se dégageant des enveloppes qui contenaient les eaux de l'amnios où il nageait, le trou de botal se ferma dans son cœur, pour métamorphoser en Mammifère, ce qui durant neuf mois n'avait été qu'une sorte de larve. Les Métamorphoses, chez le reste des Reptiles, se bornent à des changemenis de peau; chez les Oiseaux ce ne sont

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