‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 51 sur 99 · CLASSES · texte numérisé non relu

CLASSES

ACOTYLÉDONÉES 1. Acotylédome.

\ lUONOCOTYLÉDONÉES.

DYCOTYLÉDONÉES.

Apétales. . . .

' Monopétales. .

Polypétales. .

libre 2. Mono-Eleiitrogyme.

adhérent. ... .3. MoKo-SYMPBTSor.vpiiE.

) Ovaire adliér.

■ ( - libre.

j Ovaire libre 6. Monopétalie-Eledtrogyivie.

I — adhérent. ... 7. l\IoNorÉTALiE-SYMPHYSOGYNiE.

adhérent. ... 8. Polypètalie-Sy.mpdysogynie. libre 9. Polypétalie-Éleutrocvnie.

Ainsi, la première classe s'appelle Acolylédonie, la deuxième Mono-Éleulrogynie, la troisième Mono Symphysogynie, la quatrième Apétalie-Sympbysogynie, la cinquième Apélalie-Éleutrogynie, etc. Celte classification a sur celle fondée sur l'insertion, le seul avantage d'êlre plus facile dans l'usage, en ce qu'il est, sans contredit, toujours aisé de déterminer si une plante a ou n'a pas l'ovaire infère. Mais elle offre aussi quelques exceptions dans la pratique, en ce qu'il existe des familles extrêmement naturelles, qui offrent à la fois ces deux modifications de l'ovaire libre et infère; telles sont les Mélastomacées, les Saxifragées, etc.

Au reste, il est impossible, dans une série linéaire, la seule que l'on puisse suivre dans les livres, de conserver toutes les affinités naturelles de plantes, parce que ces affinités sont souvent Irès-multipliées et croisées, et que des familles appaitenant à des classes différentes peuvent avoir entre elles de grands rapports, bien qu'elles soient éloignées l'une de l'autre. C'est un in- . convénient attaché à toutes les méthodes de classification, que l'on ne peut pas détruire complètement, mais auquel on a essayé de remédier en partie, en indiquant à la fin de chaque famille les rapports même éloignés qu'elle offre avec les autres groupes naturels du règne végétal. Ceci posé, peu importe ensuite le point de départ, il faut toujours en choisir un; ainsi, on peut aussi bien partir des Renonci:;..,.^'ées, par où commence De Candolle, que des Champignons. Ce qui est vraiment important, quel que soit Tordre qu'on adopte, c'est de suivre dans la disposition des familles les rapports elles affinités qu'elles ont les unes avec les autres, et sous ce point de vue, on est quelquefois obligé de déroger aux caractères des classes, et de rapprocher entre elles

des familles qui, dans l'ordre vigoureux de la classification, appartiendraient à deux classes différentes. C'est ainsi que les Alismacées doivent être placées auprès des Hydrocharidées, les Asparaginées auprès des Dioscorécs, quoique dans les Alismacées et les Asparaginées l'insertion soit périgynique, tandis qu'elle est épigyni(|ue dans les deux autres familles. Dans son état actuel, la classification des familles nalurellcs est loin d'être parfaite. Il reste encore beaucoup à faire pour perfectionner plusieurs de ses parties; mais l'élan est donné. Les botanistes de toutes les nations ont senti la supériorité de cette méthode, la seule qui repose sur des principes vraiment philosophiques et naturels. Tous se rallient sous la bannière de la Bo/aniqite française, comme, à la fin du dernier siècle, les chimistes proclamèrent les principes de la chimie de Lavoisier. Que ne doit-on pas espérer pour les progrès futurs de la science du concours de tous les hommes qui cultivent aujourd'hui la science des végétaux?

MÉTHONIQUE. Metlionica. bot. La plante sur laquelle ce genre a été fondé par Tournefort, est sans contredit une des plus belles de la nature. Les noms emphatiques que les voyageurs et même les botanistes lui ont imposés, prouvent combien elle a excité leur admiration. Linné changea son nom générique en celui de Gloriosa, au(iuel il ajouta le mot superba comme nom spécificpie. Mais Jussieu (Gênera Plant., p. 48) lui restitua son nom de Methonica sous lequel Herraann et Plukenet l'avaient anciennement décrite et figurée. En effet, l'un des deux mots substitués par Linné ne pouvait être admis; car, d'après les principes établis parce grand naturaliste lui-même, un nom générique ne devait pas être formé pa r un adjectif . Rhéedc

MET

JI E ï

{llort. Mcdab., 7, p. 107. t. 57) en a donné une bonne figure, sous le nom de Mendoni. Enfin le professeur Desfontaines a publié sur celle planle une notice cornl»lèle, insérée djps le premier volume des Annales du Muséum d'Histoire naturelle.

Métiioniqie superbe. Melhonica svperba , Desf. , loc. cit., Redouté, Liliacées, tab. 20, Superbe de Malabar. Celle planle apparlienl à la famille des Liliacées et à rilexandrie Monogynie, L.; sa racine est ferme, charnue, souvent bosselée, de la grosseur du pouce, courbée à sa partie supérieure. De celle courbure naît une tige cylindrique, lisse, faible, presque sarmenteusc, de la grosseur d'une plume ù écrire et de la longueur d'environ deux mètres. Vers sa partie moyenne, cette tige émet un, deu.x ou trois rameaux opposés et pendanls. Ses feuilles sont alternes et éparses, à l'exceplion de celles qui naissent sous les branches et qui sont comme elles géminées ou ternées. Elles soni étalées, sessiles, lancéolées, lisses, Irès-enliéres, marquées de nervures longitudinales et parallèles, qui se réunissent pour former une vrille courte, roulée en dessous et accrochante. Les fleurs sont solitaires au sommet des pédoncules qui naissent à côté des feuilles, dans la parlie supérieure de la lige. Ces pédoncules sont cylindriques, nus, horizontaux et longs à peu près de deux centimètres. Le boulon de la fleur est hexagonal et d'une couleur verdàlre. La fleur épanouie oflFrc d'abord un périanlhe coroUoïde. partagé en six divisions trèsprofondes, lancéolées, aiguës, ondées, crépues sur les bords, relevées vers le ciel, rai)prochées au sommet, canaliculées, jaunes depuis le milieu jusqu'à la base où l'on remarque une petite protubérance longitudinale, et d'un rouge de sang dans tout le reste de sa longueur. Au bout de quelques jours, la couleur jaune disi)aralt, et les divisions du périanlhe se teignent uniformément de cette belle couleur sanguine qui, lors de l'anthèse, n'affectait que leur extrémité. Les étamines, au nombre de six, sont un peu moins longues que le périanlhe; elles ont des anthères pleines d'un pollen jaune, linéaires, mobiles, attachées par leur milieu à des filets cylindriques et divergents sur un même plan horizontal. Le style filiforme, de la longueur des étamines et surmonté de trois stigmates grêles, est d'abord horizontal, puis relevé obliquement, de manière à former un angle aigu avec l'ovaire. Celui-ci n'adhère point au périanlhe; il est vert, lisse, ovale, obtus, à trois angles arrondis, marqué de six sillons, dont trois sont plus profonds. La capsule est coriace, ovale, allongée, à valves marquées chacune d'un sillon longitudinal, et à trois loges renfermant chacune deux rangées de graines rouges, rondes, avec une petite éminence près de l'ombilic. Celle belle planle croît naturellement sur la côle du Malabar, où, selon Rhéede, les habilanls la cultivent pour l'ornement de leurs jardins et parce qu'ils lui attribuent des propriétés superstitieuses. Dans nos climats, on est forcé de la conserver dans la serre chaude, et même il est assez rare de l'y voir donner des fleurs. Après la floraison qui a lieu en été, on enlève les racines hors de terre pour les replanter au printemps suivant.

MÉTHOQUE. Methoca. vus. Genre de l'ordre des Hy-

niénoplères, section des Porte-Aiguillons, famille des Ilétérogynes, tribu des Mutillaires, établi par Lalreille et ayant pour caractères : mandibules bidentées; palpes maxillaires aussi longues au moins que les mâchoires, composées de sixarticles, les labiales n'en ayant que quatre. Antennes plus longues que la tête, avec le second article découvert et point reçu dans le premier. Dessus du corselet comme noueux et articulé. Ce genre se distingue des Myrmoses et des Sclérodermes par des caractères lires de la forme du corselet qui n'a que des divisions peu marquées en dessus. Les Myrmécodes en sont séparées par leurs palpes ma.\illaires, beaucoup plus courtes que les mâchoires, el par le second article des antennes, qui-cst reçu dans le premier et caché. Les Méthoques sont de petits insectes dont les femelles, aptères, ressemblent à des Mnlilles, mais elles en sont distinguées par leur corselet noueux. On n'en connaît que deux espèces, elles aiipartiennent aux contrées méridionales de l'Europe.

MÉTnoQtiE icHNEOMoriiDE. Melliocci ichnemnonides, Latr.; Mutilla fonnicaria, Jurine (llyménoi)l., pi. 15). Elle a environ trois lignes de long; son coips est noir, luisant, avec le corselet d'un rouge fauve.

MÉTHORIER. Methoriu III. dot. Genre de la famille des Slerculiacées, institué par Scholt et Endlicher, avec les caractères suivants : calice luhuleux, bilabié, ù cinq divisions; pélales ligules, avec onglet et disposés en deux lèvres; tube staminal dégagé du carpophore, formant un prolongement de l'orifice de la corolle, composé de dix filaments tous fertiles; ovaire stipité, consistant en cinq carpelles réunis; style courbé en faux; stigmate capilé; fruit capsulaire, formé par la réunion des cinq carpelles dressés, oligo-mouospermes ; semences anguleuses. Les Méthoriers sont des arbrisseaux qui croissent sous le tropic|ue de l'Australasie; leur nombre est encore très-limité.

MÉTHORIER A DUVET Bi\fic. Metltoiiiim caiium, Scb. Ses feuilles sont oblongues, très-entières ou dentelées; ses fleurs, réunies en bouquets axiUaires, sont d'un rouge de rose.

HÉTIIYSCOPHYLIE. Melhrscophrlhim. bot. Genre de la famille des Thérébinthacées, Iribu des Burséracées, institué par Ecklan, qui lui assigne pour caractères : Heurs hermaphrodites; calice à cinq lobes et persistant; corolle formée de cinq pétales imbriqués avant le développement; cinq étamines insérées sous le disque qui est crénelé et sur lequel est posé l'ovaire; style court et épais; stigmate trilobé. Le fruit consiste en nue capsule oblongue , à trois loges , renfermant chacune une ou deux semences. La seule espèce de Mélhyscopbylle connue jusqu'à ce jour, est un arbrisseau résineux, à feuilles opposées, lancéolées, glabres, glauques , aiguës aux deux extrémités, à bords roulés ou dentés; les rameaux sont rapprochés, presque en faisceaux; les fleurs sont peu nombreuses, réunies en panicules opposées, dichotomes el axillaires. Du cap de Bonne-Espérance.

MÉTIS. zooL. BOT. y. Hybride.

MÉTOPIADE. Melopias. iNS. Coléoptères trimères; génie de la famille des Psélaphiens, établi par Gory pour un insecte qui lui a été adressé de Cayenne et qui

a de Rraïuis rapports avec le genre Dioiiyx du général Dejcan. Caractères : antennes aussi longues que tout le corps; le premier article picscjne aussi long que tous les autres réunis, les trois derniers formant une massue qui se termine en cône; palpes maxillaires trèslongues; deux, crochets aux tarses.

MÉTOPrADE CDRCDLiONoïuE. Metopiiis cufculionoiiles, Gory. Tcte petite, arrondie, avec un prolongement au front, sur lequel sont implantées les antennes; yeux noirs, petits et arrondis; corselet globuleux, arrondi, rétréci en cœur postérieurement et coupé carrément à sa base; écusson très-petit, triangulaire; élytres très-finement ponctuées, peu allongées, arrondies à la base, carrées à l'extrémité, laissant à découvert une partie de l'abdomen. Tout l'insecte est d'un roux ferrugineux, pubescent, avec les antennes couvertes de longs poils roux et peu serrés. Taille, deux lignes environ.

MÉTOPIE. Melopia. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Meigen et ayant pour caractères : cuillerons grands, couvrant la majeure partie des balanciers; ailes élevées; antennes guère plus longues que la moitié de la face antérieure de la têle, contigues à leur naissance et terminées par une palette oblongue. Ce genre se distingue de celui de Phasie par les antennes qui, dans ce dernier, sont écartées à leur naissance, et par d'autres caractères tirés de la forme du corps et des ailes. Les Lispes en sont distingués par le port des ailes; entîn les Achias ont les côtés de la tète prolongés en cornes et portant les yeux. Les antennes des Métopies sont composées ile trois articles dont le dernier est trèsgrand, oblong et portant à sa base une soie simple, longue et subulée. Les palpes sont filiformes. Ces Diptères ont trois yeux lisses, très-petits et très-rapprochés, placés en triangle sur le vertex. On les trouve dans les bois, voltigeant sur les feuilles; ils se font remarquer par la couleur argentée, très-brillante, de la partie antérieure de leur tète; on ne connaît pas leurs métamorphoses.

MÉTOPIE A lÈVRES. Melopia labiala, Meig., Latr.; Musca labiala, Fabr. Sa tête est entièrement argentée, à l'exception du vertex; ses balanciers sont blanchâtres. Le corps est chargé de grands poils assez roides, au travers desquels on aperçoit, surtout sur l'abdomen, un duvet très-court et fort brillant, qui a, dans quelques endroits et sous certain aspect, un reHet argentin. Celte espèce est commune aux environs de Paris.

METOPIUM. BOT. La plante de la JamaKjue sur laquelle P. Browne avait constitué le ^enre. Metopium, a été réunie au genre Rhiis par Linné. De CandoUe {PiOilrom. Syst. verjet. Nat., 2, p. G7) en a fait une section caractérisée par ses fleurs hermaphrodites, par son drupe ovale, sec, glabre, à noyau très-grand et crustacé. Le Rhtis Metopium, L., a des feuilles composées de deux paires de folioles avec une impaire; celles-ci sont ovales, pétiolées et très-entières. On en retire une substance résineuse nommée DoctorGum par les colons de la Jamaïciue.

METOPIUS. INS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, établi par Panzer aux dépens des Ichneumons, et n'en différant que par les caractères suivants : abdomen ses-

, sile, convexe et scabre; écusson quadrangulaire, avec les angles du sommet aigus; aiguillon caché.

MÉTOPOCOILE. Melopocoilus. iws. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Loœicornes, tribu des Prioniens, établi par Dejean pour un insecte du Brésil, qui lui a offert les caractères distinctifs suivants : antennes composées de onze articles dont le premier gros et en massue, le deuxième très-court et cyathiforme, les huit suivants dentés en scie au côté interne, le troisième à peine plus grand que le quatrième, le onzième plus long que le précédent, terminé en pointe, ayant une dent latérale simulant un douzième article; tète forte, aussi large que la partie antérieure du corselet, avec un grand enfoncement circulaire sur le front; palpes et mandibules courtes, celles-ci épaisses, recourbées à leur extrémité; corselet lisse, un peu convexe, presque carré, avec son bord postérieur sinué; presternum saillant, fortement caréné au milieu, avec sa pointe prolongée au delà des cuisses antéiieures; écusson très petit, triangulaire et pointu; élytres allongées, linéaires, un peu convexes, distinctement rebordées extérieurement, tronquées à l'extrémité, avec l'angle interne de cette troncature armé d'une épine oblique; corps allongé, linéaire, glabre en dessus; le dernier segment de l'abdomen bordé de longs poils; pattes assez courtes et fortes; dernier article des tarses plus long que les trois autres réunis.

Métopocoïle a COI) TACHETÉ. Mclopocoilus maculicolli'SjDi']. Son corps est luisant; sa tête est d'un jaune ferrugineux, avec une grande tache noire sur le vertex; antennes et pattes brunes; extrémité des mandibules noire; corselet pointillé, jaune, avec deux taches noires sur le disque et une autre un peu plus bas et plus petite, plus un petit trait latéral; écusson noir; élytres pointillées, jaunes, plus claires à leur base, et noires à l'extrémité; corps brun. Taille, deux pouces. Du Brésil.

MÉTR\E.- Metrius. rNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Élaphrides, institué parEschscholIzquilui assigne pour caractères : dernier article des palpes maxillaires de forme triangulaire; lèvre supérieure entière; dent du menton bifide; premier article des tarses antérieurs élargi dans les mâles; corps ovale; élytres convexes; les autres caractères se rapportent exactement à ceux des Élaphres.

Mêtrie resserré. Melrius contraclus, Esch., Zool. Ail., fasc. l,.p. 8. Tout son corps est noir; le corselet est carré, un peu plus large au milieu, sinueux en avant et en arrière, bordé latéralement, avec les angles aigus. Les élytres présentent quelques stries fort légères; elles sont marquées de petits points enfoncés; les inlervalles des stries sont plats et lisses. Taille, six lignes. De la Californie.

MÉTUIOPE. Melriopus. ipis. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, institué par Solier qui lui assigne pour caractères: antennes courtes, à articles coniques, dont le troisième deux fois plus long que le deuxième, les neuvième et dixième plus larges que les autres et peu comprimés, le dernier ovoïde, plus petit que le pénultième ; mandibules très-courtes et épaisses; palpes

subfiliformes, à dernier article à peine plus grand que le précédent; lête rectangulaire, fortement déprimée et plane latéralement; yeux ovales et larges, nullement lunules antérieurement; une saillie large et subhilobée dans le milieu de la partie postérieure du corselet; élytres courtes et suborbiculaires; pattes courtes, surtout les antérieures; cuisses dilatées brusquement en dedans, à leur extrémité, en une lame notable de cliaquecoté des jambes; tarses courts, liliformes, avec le premier article des postérieurs à peine plus long que le deinier.

Métriope de Hoffmanseko. Metriopiis Hoffmanseegii, Sol.; Pimelia rugosa , Hoffm. Elle est noire, ovale, légèrement déprimée en dessus; dessus du corselet couvert de très-gros points qui le font paraître inégal; élytres réticulées; abdomen ponctué. Taille, quatre lignes. Du cap de Bonne-Espérance.

MÉTROCYKIE. Metiocynia. bot. Ggire de la famille des Légumineuses et de la Décandrie IMonogynie, L., établi par Du Petit-Thouars (Nov. Gêner. 3Iaduyasc, n" 70) qui lui a donné pour caractère essentiel : un calice dont le tube est campanule, le limbe à cinq divisions longues, réflécbies et colorées; cinq pétales droits; dix étamines dont les anthères sont insérées au sommet des filets hérissés; style de la longueur des étamines; gousse courte, presque rénifornie, monosperme, verruqueuse ou plissée. Ce genre est, d'après son auteur, voisin du Sclwlia et du Cj-nometra. De Candolle (Piodrom. Syst. reget. Nat.. 2, p. S07) l'a placé dans la tribu des Cassiées, et a décrit l'unique espèce dont il se compose, sous le nom de Melrocynia Commeisonii. C'est un arbrisseau indigène de Madagascar, à feuilles composées de deux paires de folioles : l'une située à la base, l'autre au sommet du pétiole; ces folioles sont coriaces, elliptiques, obovales ou écbancrées. Les fleui'S sont disposées en épis serrés.

MÉTRODORÉE. Metroitoiea. bot. Genre de la famille des Rutacées, établi par Auguste de Saint-Hilaire dans sa Flore du Brésil, et qui présente : un calice quinquéfide; cinq pétales beaucoup plus longs et étalés; cinq étamines très-courtes, dont les filets subniés et chargés d'anthères cordiformes,se réfléchissent en dehors. L'ovaire semble porter les étamines, parce que le disque sur lequel elles s'insèrent, l'entoure et s'épanche sur toute sa surface. Ainsi confondus, ces organes forment une masse tuberculeuse à l'extérieur, creusée à l'intérieur de cinq loges qui renferment chacune, suspendus à l'angle interne, deux ovules juxtaposés. L'ovaire est partagésupérieuremenl en cinq lobes, du milieu desquels part un style court, dilaté à son sommet en un stigmate obtus. Le fruit n'a pas été observé.

MÉTRODORÉE NOIRE. il/e</'0</o/ea nigra,S^-Ei\.,Floi: Bras., 1, p. 81, tab. 16. C'est un arbrisseau à feuilles ojiposées et composées de deux folioles, ou plus fréquemment d'une seule, entière et parsemée de points glanduleux transparents. Le pétiole qui les porte se dilate à sa base en deux appendices latéraux, prolongés à leur sommet en une pointe libre, et formant par leur ensemble une surface concave. Cette surface, appliquée contre celle du pétiole opposé, forme une cavité qui cache et protège pendant un certain temps le

bourgeon terminal. Les fleurs, d'un pourpre noirâtre, sont petites et marquées de points glanduleux, accompagnés de bractées et disposés en panicules terminales ou latérales. Dans quelques-unes, on trouve le nombre des parties de quatre seulement. Du Brésil, sous les tropiques.

MÉTROSIDÉROS. BOT. Ce nom, employé d'abord par Kumph pour désigner plusieurs arbres du Malabar qui rentrent pour la plupart dans le genre Miiiitisops de Linné, a été ensuite transporté par Banks et Soiander à un genre de plantes de la famille des Myrtacées et de ricosandrie Monogynie, L., qui a été adopté par tous les botanistes modernes, et présente les caractèies suivants: le calice est turbiné, adhérent par sa hase avec l'ovaire infère, évasé dans sa partie supérieure qui se termine par un limbe à cinq divisions courtes; toute la face interne du calice est tapissée d'un disque pariétal, qui forme un petit bourrelet annulaire à son sommet; la corolle se compose de cinq pétales assez petits et étalés; les étamines sont fort nombreuses, longues, saillantes, à filaments distincts; l'ovaire offre de trois à quatre loges, contenant un très-grand nombre d'ovules fort petits, attachés à un trophosperme saillant de l'angle interne; le style est simple, terminé par un stigmate discoïde, déprimé et également simple. Le fruit est une capsule couronnée par le calice qui est comme tronqué à son sommet, et qui est devenu ligneux; elle offre ordinairement trois loges s'ouvrant en trois valves seplifères par leur côté interne, et contenant un très-grand nombre de graines excessivement petites. Les espèces de ce genre sont nombreuses et presque toutes originaires de la Nouvelle-Hollande; ce sont en général des arbres ou des arbrisseaux fort élégants dans leur port et remarquables par l'extrême dureté de leur bois; leurs feuilles persistantes, entières, sont alternes ou opposées, lancéolées ou subulées , parsemées de points glanduleux, ainsi que presque toutes les autres parties du végétal. Les fleurs sont bien plus remarquables par la longueur et souvent les couleurs très-vives de leurs étamines que par leur corolle; elles sont quelquefois solitaires, mais assez souvent réunies en capitules ou en épis cylindriques, plus ou moins allongés, surmontés quelquefois d'une touffe de feuilles. Un grand nombre de ces espèces sont cultivées dans les jardins. Sous le climat de Paris elles doivent être rentrées l'hiver dans la serre tempérée; mais dans les provinces méridionales elles peuvent être cultivées en pleine terre.

MÉTROSIDÉROS A FEDiiiES ÉTROITES. Metrosùleros angustifolia, Smith; Myrtus angustifolia, Lin. C'est un arbuste de quatre à cinq pieds de hauteur; ses feuilles sont opposées, linéaires-lancéolées, glabres, vertes en dessus, un peu jaunâtres en dessous: les pédoncules sont axillaires, latéraux, opposés, un peu pubescents, à peine plus longs que les pétioles, soutenant de petites ombelles simples, accompagnées de bractées glabres et lancéolées; les fleurs sont petites et blanches. Du cap de Bonne-Espérance.

MÉTROSIDÉROS A FLEURS E^ OMBELLES. MetrOSillerOS

nmbellala, Cavan. Ses tiges sont hautes de huit à dix pouces; ses rameaux sont glabres et opposés, les feuil-

les sont presque sessiles, opposées, lancùolées, aciiminées à leurs deux exlrémités, uninervurées. Les fleurs sont terminales, pédicellées, presque en ombelle sessile, et d'un beau rouge éclatant. Elle est originaire du port Jackson.

Métrosidëros a fleurs en TnTRSE. Metrosideios florida, Sniilb. Ses liges sont droites, divisées en longs rameaux prolongés en furrae de Ihyrse étalé, garnis de feuilles opposées, allongées, ovales, veinées, entières, glabres; les Heurs sont jaunâlres, péilonculées, terminales et dispo.sées en cyme. De la Nouvelle-Zélande.

Métrosidéros a panaches. Metrosideios Lnphanta, Vent., Jard. de Cels, t. CO. Celle espèce est celle que l'on voit le plus fréquemment dans les jardins oii elle forme un arbuste de six à dix pieds de hauteur ; ses rameaux sont effilés et souvenl pendants; ses feuilles sont Irès-rapprocbées, lancéolées, entières, glabres, ponctuées, longues d'environ trois pouces, larges de quatre ù cinq lignes, quelquefois légèrement soyeuses à leur face inférieure; les fleurs sont disposées en un épi dense et cylindrique, au sommet des rameaux; leurs étamines, longues et d'un beau rouge ponceaii, constituent une sorle de plumet exlrêraemenl élégant : les calices et même les pétales sont velus et soyeux extérieurement ; assez souvent les épis de fleurs sont surmontés par un jeune rameau qui ne tarde pas à s'allonger. Nouvelle-Hollande.

Métrosidéros a fécules de Sadle. Melrosideros Saligna, Vent., Jard. de Cels, t. 70. Celle espèce forme un arbuste de cinc] ù six pieds d'élévalion, Irès-glabre dans toutes ses parties; ses feuilles sont plus étroites et plus lancéolées, surtout à leur partie supérieure qui est Irès-allongée; ses fleurs sont un peu plus petites, et ses calices ainsi que ses pélales enlièrenient glabres; ses étamines sont blancbâlres. KouvcUe-HnlIande.

Métrosidéros glauque. Métrosidéros ylauca, Bonpland, PI. Nav., p. 86, t. 54. Celle espèce, ainsi que les deux précédentes qui, du reste, se ressemblent beaucoup, devraient peul-èlre faire partie du genre Callislemon, réccminenl formé aux dépens du Métrosidéros. Elle a été décrite et figurée pour la première fois par lionpland; c'est sans contredit la plus belle du genre; elle forme un arbusle de six à douze pieds de hauteur ; ses rameaux sont dressés; ses feuilles éparses. glauques, lancéolées, glabres; ses fleurs sont d'un rouge ponceau, beaucoup plus grandes que dans le Métrosidéros Lophanta , et disposées de la même manière. Klle vient de la Nouvelle-Hollande.

Métrosidéros a feuilles de Coris. Métrosidéros Coridifolia, Vent., Jard. Malmais., t. 40. Celle espèce, originaire de la Nouvelle-Hollande, ainsi que les autres, est exlrêmement commune dans les jardins; elle y conslilue un arbusle de quatre à six pieds de hauteur, très-raraeux, ayant ses feuilles alternes et éparses, très-rappiochées, courtes, étroites et linéaires, ponctuées; ses Heurs sont blanches, axillaires, solilaires ou réunies au nombre de trois à quatre seulement ; le calice est glabre et ponctué ; les pélales sont trèscourts, arrondis et blancs.

METROXYLON. bot. Le genre de Palmiers établi sous ce nom par Uollboel (in Kœnig. ^nn. hot., 1,

t. 1), est réuni par Marlius au Sagiis de Rumph et de Gsertner. F. ce mot.

METTERNICHIE. iMetternichia. bot. Ce genre établi par Michaux, dans son Velecl. Flor. et Faun. Bras., parait devoir appartenir à la famille des Bignoniacées; il a pour caraclères ; calice court, campanule, divisé en cinq parties inégales; corolle bypogyne, infundibulaire; son limbe est ample, plissé, divise en cinq parties courtes et inégales; cinq étamines insérées au bas du tube delà corolle, d'inégale longueur et exsertes; filaments filiformes; anthères à deux loges parallèles et égales; ovaire biloculaiie; plusieurs ovules analropes, ascendants, attachés de cha<|ue côté de la cloison, près du bord de sa base ; style simple ; stigmate pellalo-bila mellé; capsule coriace-ligneuse, ovatocylindrique, biloculaiie, bivalve au sommet; semences peu nombreuses, insérées comme les ovules, longuement linéaire^ dressées, convexes sur le dos, bisillon nées sur la face opposée, revêtues d'un lest coriace, membraneux au sommet et vers les bords ; ombilic basilaire; endopleure renflé; embryon exalbumineux; cotylédons orlholropes et linéaires; radicule longue, cylindrique et infère. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce : c'est un arbre à feuilles alternes, courlement pétiolées, simples, ovales, très entières et luisantes; les fleurs sont blanches ou rosées, réunies en grappes terminales. Du Brésil.

METZGERIA. bot. (Raddi.) T. JuiyGEBMANNE.

MEULIÈRE (Pierre), siin. F. Quartz et Silex.

MEUM. bot. Tournefort avait inslilué ce genre qui appartient ù la famille des Ombellifères et à la Penlandrie Digynie; mais Linné l'a réuni d'abord aux Alhamanlhes, et l'a transporté ensuileparmi les /Ethusa et les Ligusticum. Rétabli par Jacquin, Gaertner et Sprengel, il présente les caractères suivants; ombelle composée; involucre général, quelquefois nul, plus souvent formé d'une à cinq folioles étroites; involucres partiels composés de folioles linéaires, en petit nombre et souvenl placées d'un seul côté; fruits elliptiques, prismatiques, à cinq côtes saillantes, séparées par des intervalles plans.

Le Meum alliavianticum, Jacq., Austr., 4, t. 503; Athmnantha Meum, L., est une espèce assez cornmune dans les AJpes, les Pyrénées et les Vosges. Sa tige, un peu rameuse, s'élève ordinairement à la hauteur de trois décimèlres ; elle porle des feuilles deux ou trois fois ailées et composées de folioles très-nombreuses, d'un vert foncé, glabres, courtes et capillaires.

Sprengel réunit à ce genre V /Ethusa Bunius, L.; le Phellandriiim Miitellina, L.; le Fœniculitm vulgare de Gœrtner, ou Anelhum Fœniculum, L.; et le Sison inundatuiii, L. La réunion de ces Ombellifères, dont chacune a fait successivement partie de plusieurs genres différents, n'est pas généralement admise; ainsi, malgré l'analogie du port, on a suffisamment considéré le Fœniculum comme un genre distinct. Le Sison inundalum , L., parait aussi devoir être éloigné des Meum, car il ne s'en rapproche que par le fruit, et si l'on ne considère que ce seul caractère, on devra réunir beaucoup d'autres Ombellifères qui n'ont d'ailleurs enire elles presque aucune ressemblance.

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MÉTRO SIDER os GLAUQUE.

MEUNIER, zooi. Es|i(^cf de Poisson du ijeiire Ahle. On donne aussi ce nom au Clinl)ot commun, Coltus Gobio, L. On a encore appelé Meunier, parmi les Oiseaux, le Coiheau manleléet un Perroquet.

MEUNIÈRE. OIS. Synonyme vulgaire de Mésange à longue queue. On donne aussi ce nom. en différentes provinces, à la Corneille manleléc. l'. Mésange el Cor-

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