DEAD
MEURON. EOT. Nom donné vulgairement au fruit de la ronce frutescente.
MEYENIE. Meyenia. lot. Genre de la famille des Acantliacées, établi par le professeur Nées van Esenheck aux dépens du genre Thiinheigia, avec les caractères suivants : calice liibracléolé à sa base, court et quinquéfide; corolle liypogyne, infundibuliforme, ii tube court, fermé par un cercle de poils implantés sur l'orifice qui est sensiblement renflé; le limbe est à cimi divisions étalées, presque égales; quatre élamines insérées sur le tube de la corolle et didynames; anthères biloculaires, barbues au sommet etàlogesinégalcs ; les supérieures divergentes et lomenteuses, les intérieures parallèles et niutiques à leur base; ovaire à deux loges renfermant chacune un ovule; slylc simple; stigmate membranaceo-dilaté, à deux lèvres hilobées. Le fruit consiste en une capsule globuleuse à sa base, rétrécie en bec conique, à deux loges, à quatre graines, déhiscente par deux valves seplifères au milieu; les semences ont des slrophioles spongieux, cupnliformes.
Meteme de HA^VTAY^E. Meyenia Haivtayneana , Nées; Th}inberijia Haiotayneanri, VfaU., FL Nepaul, 49. C'est nn sous-arbrisseau grimpant; ses tiges sont nombreuses, cylindriques, glabres, ordinairement grêles; ses feuilles sont opposées, sessiles, ovales-aigues ou terminées par une petite protubérance obtuse, d'un vert plus pâle en dessous qu'au-dessus, tout à fait lisses el munies de veines nombreuses et distinctes; ses fleurs sont axillaires, pédonculées, opposées; le calice est bipartite, d'un vert i>àle, enveloppant la base du tube delà corolle; celle-ci est d'un bleu pourpré, à tube jaune et de près d'un pouce et demi de long; le limbe est divisé en cinq segments bifides, presque égaux. Du Népaul.
IMEYÈUE. Meyera. bot. Adanson avait formé sous ce nom un genre particulier pour l'A/o/os/eMHMtHiêe/latum; mais ce genre n'a pas été adopté. Le même nom a été donné par Schreber à un genre de Synan- Ihérées, appelé antérieurement £/y-(//a parLoureiro, dans sa Flore de la Cochinchine. F. Énydre.
MEYERIE. Meyeiia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multitlore, hétérogame; fleurs du rayon femelles et ligulées; involucre campanule ou ovale, formé de plusieurs rangs de squammes ovales, imbriquées, les unes très- près des autres; réceptacle planiuscule, garni de paillettes ordinairement tridentées au sommet, compliquées, embrassant les fleurettes; styles du disque rameux et terminés en cône; akènes prismatiques et velus ; squammelles de l'aigrette oblongues ou elliplir|ues, obtuses et membraneuses. Les Meyeries sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux
du Brésil; De Candolle en a décrit quatre espèces qu'il a réparties en deux sections.
Meyerie a FEriiiES DE MvRTE. MeyeHa Myrtifolia, De Cand. Ses tiges sont très-glabres, garnies de feuilles courtement pétiolées, ovato-lancéolées, trinervurées, obtuses à la base, acuminées au sommet, lisses sur les deux faces; les pédicelles sont plus longs que les feuilles; les squammes de l'involiicre sont ovales: les extérieures plus courtes et foliacées; les fleurs sont jaunes.
MEYNA ou MEYNIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Link, dans la famille des Rubiacées, a été reconnu pour ne point différer du genre f^anguieva de Commerson el lui a été réuni, f . Vangïiève.
MF.ZANGE. OIS. f^. IUésange.
MÉZÉRÉINE. Mezereiiia. Substance blanche, cristalline, insoluble dans l'eau, soluble dansl'élher elqui forme la partie active du bois de Garou. On l'obtient de l'écorce de ce dernier en le trailant par l'alcool; en faisant évaporer, on obtient un précipité que l'on traite à son tour par l'élher <(ul dissout la Mézéréine.
MÉZÉRÉON. BOT. Espècedu genre DaplHié. r. ce mot.
MÉZIER. Mesinm. ws. y. Gicbie.
MEZLERIE. Mezteiia. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, établi par Presle dans sa Monographie des espèces de cette famille et en partie aux dépens du genre Lohelia des auteurs. Caractères : tube du calice hémisphérique; corolle divisée en cinq parties presque régulières, lancéolées, étalées, dont les deux supérieures un peu plus courtes; anthères légèrement courbées, les deux inférieures aristées au sommet; capsule globuleuse, souvent les deux valves s'ouvrent par le sommet. Les Mezieries sont de petites plantes herbacées, originaires du cap de Bonne-Espérance; leur tige est presque toujours couchée, leurs fleurs sont axillaires, petites et blanches.
Mezlerie DÉPRIMÉE. Mesleiio f/e/*/e«sa, Presle ; Lobeli'a depiessa, L. Elle est glabre; ses tiges sont presque rampantes, rameuses el prenant racine aux angles formés par l'origine des feuilles; celles-ci sont ovalaires, obtuses, entières, presque décurrentes; les pédi-. celles sont axillaires, biglanduleux à leur base et presque aussi longs que les feuilles; les divisions du calice sont trois fois plus courtes que la corolle.
MÉZOSE. Mezuna. bot. Genre de la famille des Labiatées, institué par le docteur Blume pour une plante observée par lui dans les marais qui environnent la ville de Buylenzorg à Java. Caractères -. calice bilabié; lèvre supérieure divisée, l'inférieure très-petite et inclinée; corolle également à deux lèvres dont la supérieure est en forme de voûte, l'inférieure est plus longue et entière; étamines didynames et déclines: les plus courtes sont appendiculées à leur base; anthères à une seule loge el privées de poils. Ce genre tient le milieu entre les genres Ocymum et SculeUaria, tous deux de la Didynamie Gymnospcrmie de Linné.
Mézone des marais. Mezoïia palustris, Bl. C'est une plante herbacée, à feuilles ovales-oblongues, dont les bords sont dentelés, rugueux et garnis de poils ; les fleurs sont réunies en épi composé de verticilles serrés; les pédicelles sont réunis en faisceaux, et accompagnés de bractées.
MEZONEVRON. bot. Genre île la famille des Légumineuses, voisin des Caesalpinies, établi par le professeur Desfontaines (jI/chî. Mus., 4, p. 243) qui lui donne les caractères suivants : calice à cinq divisions : quatre supérieures orbiculaires, une inférieure concave, en forme de casque, recouvrant les quatre autres avant l'épanouissement de la fleur; corolle presque régulière, de cinq pétales arrondis, onguiculés, le supérieur un peu plus petit; dix étamines déclinées et plus longues que la corolle, ayant les filets distincts, les anthères oblongues et à deux loges ; le style également décliné se termine par un stigmate ariondi. Le fruit est une gousse plane, foliacée, oblongue, rétrécie en pointe à ses deux extrémités, uniloculaire, indéhiscente, polysperme, portant sur son côté seminifère une crête saillante, membraneuse, ondulée; les graines sont ovoïdes, allongées, lisses. Ce genre se rapproche du Cœsalpinia par beaucoup de caractères, mais il en diffère essentiellement par son fruit; il a aussi des rapports avec VHœmatoxylum, mais dans ce dernier la gousse s'ouvre en deux parties. Le professeur Desfontaines a décrit et tiguré deux espèces de ce genre; l'une, Mezonevron glabrum, toc. cit., t. 10, est un arbre originaire de l'île de Timor, ayant ses feuilles doublement paripinnées; ses pinnules opposées, composées d'environ qua lorze folioles alternes, elliptiques, obtuses, très-entières et petites; les pinnules, au nombre de six à douze paires, sont opposées et accompagnées à leur base de deux aiguillons recourbés; les fleurs forment une panicule simple et pyramidale au sommet des rameaux. La seconde espèce, Mezonevron imbescens, Desfont., loc.cit., t. 11, est également arborescente et originaire de Java : ses feuilles bipinnées se composent de seize ou dix-sept paires de pinnules opposées, accompagnées de deux aiguillons crochus; ses folioles sont opposées et légèrement pubescentes.
MIANGIS ou MYANGIS. bot. Du Petit-Thouars (Hist. des Orchidées des îles d'Afrique) donne ce nom à une des plantes de son genre Jngoichis, et qui croît dans l'Ile-de-France. Suivant la nomenclature admise par les botanistes, elle doit porter cehnd'^ng rœctiM parviflonim. Elle est figurée, toc. cit., t. CO.
MIARE. -WacHS. iNS. Coléoptères tétramèrcs; genre de l'ordre des Rhynchopbores, établi par Stephen pour quebjuesCurculionides européens, qui sont caractérisés de la manière suivante : antennes coudées, bréviuscules et grêles; leur tige composée de cinq articles dont les deux premiers plus longs et obconiques, les autres plus courts ou arrondis, ou tronqués au sommet; la massue est assez grande, de quatre articles ovales; rostre cylindrique, un peu arqué et atténué vers le sommet; yeux latéraux, un peu convexes et arrondis; corselet transversal, avec la base avancée et arrondie, la partie antérieure rétrécie et la postérieure tronquée ; élytres ovales, faiblement échancrées à leur base, avec les épaules un peu proéminentes, arrondies à l'extrémité; pieds médiocres; cuisses en massue; un petit crochet à l'extrémité des jambes antérieures, les postérieures mutiques.
MiARE DE LA Campakui.e. Miaiiis Campanulœ, Sch.; lîltxnchœnus Campaiiutœ, Fab. Il est petit; la trompe
est d un nnir luisant, et les antennes d'un brun obscur; le corps est noir, recouvert d'un duvet gris, mêlé de petites écailles cendrées; les élytres ont des stries longitudinales formées par des points. Il est commun en Belgique.
MIARGYRITE. MM. Même chose que Argent antimonié sulfuré, f^. Argent.
MIASZITE. MIN. Nom donné au Calcaire magnésien, trouvé par Pallas aux environs de Miaska en Sibérie. MIAULARD, MIAULLE et MIAULEUR. ois. Dénominations vulgaires des Goélands et des lUouettes. MIBORA. BOT. f^. Cbamagrostide.
MICA. MIN. Glimmer, Wern. L'une des substances minérales le plus abondamment répandues dans la nature, l'une des plus faciles à reconnaître, si l'on se borne aux indications des caractères extérieurs, mais qu'il est presque impossible de déterminer comme espèce, parce que les nombreuses variétés de Mica paraissent cacher sous une analogie d'aspect fort remarquable des différences essentielles de composition et de structure. On les décrira ici avec tous les minéralogistes sous le même nom de Mica, en indiquant dans le groupe de ces variétés les divisions qu'on a cru y reconnaître, jus(iu"à ce que de nouvelles observations viennent les confirmer, et rendent indispensable un changement dans la classification et la nomenclature. Les Micas se présentent presque toujours en lames ou en feuillets minces, divisibles en lamelles d'une grande ténuité, brillantes, flexibles et élastiques; fusibles en émail au chalumeau, et quelquefois à la simple flamme d'une bougie. Leur composition est encore incertaine, et probablement elle est variable comme la structure cristalline. Elle se rapporte en général à l'ordre des doubles silicates ; les bases combinées avec la Silice sont : l'Alumine, la Potasse, la Magnésie et le triloxide de Fer. H. Rose a reconnu dans les Micas la présence de l'Acide fluorique, et Peschier de Genève celle de l'Oxide de Titane. D'après les caractères tirés de la cristallisation et de la double réfraction, on peut partager l'ensemble des Micas en trois groupes principaux, qui paraissent encore susceptibles de nouvelles subdivisions.
1er Groupe ; Micas à un axe. Ces Micas laissent voir une croix noire, lorsqu'on les regarde avec l'appareil imaginé par Biot, et composé de deux lames croisées de Tourmaline. Ils ont donc un seul axe de double réfraction; aussi leurs formes secondaires paraissent indiquer pour forme primitive le prisme hexaèdre régulier : mais l'intensité de la double réfraction est variable selon les échantillons des diverses localités, ainsi que sa nature qui est attractive dans les uns (Micas verdàtres de la vallée d'Ala), et répulsive dans les autres (Micas verdàtres du Vésuve, Micas volcaniques des bords du Rhin; Mica noir de Sibérie; Mica rouge de Saint-Marcel en Piémont). Tous les Micas à un axe contiennent de la Magnésie. Le Mica noir de Sibérie, analysé par Klaprolh, renferme suivant ce chimiste : 42,50 de Silice; 11,50 d'Alumine; 22d'Oxide de Fer; 9 de Magnésie, et 10 de Potasse. Rose y a trouvé de l'Acide fluorique, et Peschier de l'Oxide de Titane. Les variétés principales de forme et de structure des Micas à un axe, sont ; le Mica prismatique, en
prismes hexaèdres réguliers, ordinairciiunt lamelliformes et groupés les uns sur les autres; le Mica foliacé, en grandes feuilles, auquel on a donné les noms impropres de Verre, ou de Talc de l\Ioscovie; le Mica écailleux composé de lamelles ou d'écaillcs, qui se délachenl aisément par l'action du doigt.
S' Groupe : Micas à deux axes, ayant pour forme piimitive un prisme droit rliomboïdal, de GQJ et 120'i. Le plan des deux axes est perpendiculaire à la base du prisme, et passe par sa grande diagonale. Tels sont les Blicas du SaintGothard, ceux d'Altenberg en Saxe, de Zinnwald en Bohême.
3» Groupe : Micas à deux axes, ayant pour forme primitive un prisme rhomboïdal oblique (Bournon et Soret). Le plan des axes passe par les petites diagonales de ses bases. Tels sont les Micas enfumés de Sibérie, ceux de Brodbo et de Kimito en Finlande; le Mica jaune de Binn, etc. C'est aux Micas à deux axes que se rapportent la plus grande partie des substances qui portent ce nom. Nous ajouterons aux variétés que nous avons citées, les suivantes, sans que nous puissions décider auquel des deux derniers groupes elles se rattachent. Mica argentin de Russie et d'Arendal en Norwège ; Mica de Ueto en Suède ; Mica de Couserans, dans les Pyrénées ; Mica verdâtre du Mexique; Mica violàtre des États-Unis; Mica lépidolitbe de Rosena en Moravie. Les Micas à deux axes diffèrent des Micas à un axe, en ce qu'ils ne renferment point de Magnésie. Ils diffèrent entre eux, même ceux d'un même groupe, par l'écartement des axes de double réfraction, qui varie entre 40 et 80 degrés. Les variétés de forme et de structure de ces Micas, sont les suivantes : Mica rhomboïdal, en prismes rhomboidaux droits ou obliques; le Mica rectangulaire, en prismes rectangles, à base droite ou oblique; le Mica hexagonal à base droite, régulière ou simplement symétrique ; le Mica teslacé ou hémisphérique, engagé dans une roche granitique à Feldspath rougeâlre, de Dalécarlie en Suède; le Mica lamellaire ou écailleux; le fibreux, palmé ou flabelliforme; enfin le Mica paillette, en parcelles libres, disséminées dans les sables ou les roches solides, et en petites masses saccaroïdes, engagées dans le Granité (Lépidolithe).
Les substances qui viennent d'être décrites sous le nom de Mica, sont très-abondantes dans le sol primordial. Le Mica fait i)artie essentielle du Granité, du Gneiss et du Micaschiste; et c'est ù sa disposition en feuillets que les deux dernières roches doivent leur structure schisteuse. Les Schistes talqueux, les roches phylladiformes, qui terminent la série primitive, sont encore formés en grande partie de lamelles de Mica empilées les unes sur les autres. On retrouve aussi ce minéral dans les dépôts schisteux du sol intermédiaire, connus sous les noms de Phyllades et de Grauwackes; enfin on le rencontre disséminé sous forme de paillettes dans les Grès secondaires, et jusque dans les sables meubles des terrains tertiaires. On trouve aussi le Mica abondamment disséminé en lamelles d'une teinte ordinairement noirâtre dans les différents dépôts d'origine ignée, tels que les Trachytes, les Basaltes et les Laves. On emploie le Mica à différents usages. En Sibérie, on le substitue au verre pour en garnir les fenêtres, et on s'en
sert principalement pourle vitrage des vaisseaux; on en fait aussi des lanternes. La poudre d'or ou poudre pour l'écriture, n'est autre chose qu'un sable micacé, dont on se sert pour empêcher l'encre de brouiller l'écriture.
Mica des peintres. F. GRAPniTEet Fer carîiiré.
Mica vert. Synonyme d'Uranile.
MICACIQUE. MIN. Roche dont la composition a pour base le Mica.
MICACOULIER. BOT. Pour Micocoulier. A', ce mot.
MICADENIA. BOT. Robert Brown, dans les notes qu'il a mises aux plantes rapportées par Denham et Clapperl*n, de leur voyage du Soudan, donne ce nom h. un végétal de la famille desSapotées, que ces voyageurs disent produire le beurre du Soudan. On a pensé qu'il était identique avec le Shea de Mungo-Park, conservé dans l'herbier de Kauks, identité dont doute Robert Brown; il n'est pas positif non plus, d'après le même, que ce soit un Bassin; il pencherait plutôt, à l'inspection de la graine du Micadenia, pour le rapprocher du f'ilellaria paradoxa de Cœrlner (Carp., t. iii,.205). Ainsi jusqu'ici, il n'y a rien de certain sur ce végétal.
MICAGROSTIS. bot. Synonyme de Cliamagroslis. f-'. ce mot.
MICAPHYLLITE. MIN. Nom donné par Brunner à l'Andalousite. /''. Macle.
MICARÉE. Micarea. bot. Genre de Lichens de la famille des Hyménothalames, institué par Pries (|ui lui reconnait pour caractères : thalle formé de granulations gélatineuses, tantôt libres, tantôt agglomérées; apo- Ihèques sphériques, nus, disséminés dans le thalle. On trouve ces Cryptogames en Europe, suc les roches arrosées par les vagues et sur les bois humides.
MICARELLE. min. Variété de Paranlhine, d'un blanc métalloïde, semblable au Mica argentin.
MICASCHISTE. aiN. Glimmerschiefer, Werner. Roche composée, comme le Greisen, de Mica et de Quartz, mais dans laquelle les deux principes composants ont une disposition différente. Le Quartz y est beaucoup plus rare, et les lamelles de Mica, qui forment ses feuilles, sont très-étendues, et presque sur le même plan. On en distingue deux variétés principales : le Micaschiste ordinaire, composé de couches successives de Mica et de Quartz grisâtre; et le Micaschiste phylladiforme, ou à grain fin, (|ue l'on peut confondre aisément avec le Phyllade proprement dit; il est souvent coloré en noir par le carbure de Fer. Les minéraux que l'on rencontre accidentellement dans cette roche, sont : le Grenat, quelquefois très -abondant , et formant souvent des sortes de nœuds enveloppés de Mica; la Tourmaline, la Staurotide, la Macle, le Fer carburé et le Fer oxidulé. Le Micaschiste appartient aux terrains anciens, et II est peu de contrées du sol primordial cul on ne le reiil contre, superposé au Granité ou au Gneiss. 11 renferme un assez grand nombre de couches subordonnées et de filons métallifères.
MICÈA'E oc MYCÈNE. Micena. bot. Champignon à I pédicule nu et creux, à chapeau sans chair, y. Agaric. ! MICHAUXIE. Michauxia. bot. Ce genre de la famille 1 des Campanulacées, et de l'Octandrie Monogynie, L., avait été nommé Minditim par les premiers auteurs I qui ont écrit sur la botanique, nom qui fui adopté par
Adanson et Jiissicii. Néanmoins l'Hiirilier, dans une monographie de ce génie, changea son nom en cehii de Michaiixia, et cette mutation a élé admise par tous les hotanistes modernes en mémoire du respectahie voyageur botaniste Michaux. Voici ses caractères essentiels : calice à huit découpures réliléchies; corolle cani- Danulée, très-grande, ù huit divisions; huit étamines; ovaire inférieur, surmonté d'un style à huit stigmates; capsule à huit loges polyspermes, couronnée parles découpures du calice. Deux belles plantes ([ue l'on cultive dans les jardins de botanique, conslituentce genre.
MicnAUXiERUDE.Mic/ia!«a;(a campaiitiloides. l»Hér. et Lamk., Ttlust-, lab. 293; Michauxia strigosa, Pers. Elle est couverte dans toutes ses parties de poils rudes. Sa tige droite, herbacée, haute d'environ un mètre, porte des feuilles alteines, variables dans leurs formes; les radicales longuement pétiolées, entières, sinuéesoii lobées, les caiilinairos inférieures découpées, pinnalifides, les supérieures peu divisées, presque scssiles. Les Qeurs sont grandes, blanches, sessiles, penchées et disposées en une sorte de panicule. Celle belle plante est indigène des vallées du Liban et de quelques autres contrées de l'Orient.
MicuADXiE LISSE. MiclMiixia lœvigata , Venlen., Jard. de Cels, lab. 81. Elle diffère de la précédente par ses feuilles inférieures peu ou point découpées, et hérissées seulement de quelques poils, les autres parties de la plante étant presqu'enlièrement glabres. Ses tiges, un peu plus élevées, portent des feuilles dentées et ciliées. Les feuilles sont éparses et pédonculées. Celle espèce a pour pairie le mont Albour en Perse où elle a élé découverte par Bruguière cl Olivier.
Le genre Michauxia de Kecker est le même que le Leysera de Linné. K. ce mol.
MICHE. MIN. y. Artolithe.
MICHELARIA. BOT. Dans ses observalions sur les Graminées de la Flore Belgique, Dumortier a donné ce nouveau nom générique à une plante que Lejeune avait d'abord décrite, dans la Flore de Spa, sous le nom de Calotheca bromohlea, et pour laquelle il avait constitué plus lard le genre Libeitia. Cette création de noms génériques n'a pas élé adoptée, parce que la plante dont il est ((ueslion n'est qu'une espèce de Biomus, à laquelle Raspail a donné le nom spécifi(iue à'auricu-
lalns. y. LiBERTIE.
MICHÉLIE. Michelin, bot. Linné est le fondateur de ce genre qui appartient à la famille des Magnoliacées, et à la Penlandrie Polygynie. Adopté par Gœrlner et De Candolle, il offre les caractères suivants : calice à trois sépales pélaloïdes, qui tombent après la floraison, ceint d'une bractée spalhacée et déhiscente laléralement; pétales au nombre de six ii quinze, disposés sur plusieurs rangs, les extérieurs plus grands; élamines nombreuses, plus courtes que les pétales, à anthères linéaires; ovaires nombreux, agrégés et formant une sorte d'épi autour d'un réceptacle ou lorus pyramidal; capsules presque bacciformes, déhiscentes par le sommet, bivalves, distantes entre elles, non imbriquées, et contenant environ huit grappes rougeâlres. Ce genre a été nommé Champaca par Adanson, du mot Chanijjac qui, dans l'IndeOricnlale, désigne en général toutes
les espèces de Michélies. Blume, dans un ouvrage où sont décrites les plantes cultivées au jardin de Biiitenzorg, a créé un genre Manglietia qui paraît identique avec le Miclielia. Les plantes de ce dernier genre sont des arbres élégants, à feuilles ovales ou lancéolées, entières, pétiolées, peuninerves, ù Heurs axillaires, solitaires ou géminées; ils croissent tous dans les Indes-Orientales où on les cultive comme arbres d'agrément, surtout à cause de l'odeur suave que leurs fleurs exhalent. Linné n'en connaissait que deux espèces, savoir : Miclielia Champaca et Miclielia Tsjampuca, figurées anciennement par Rhéede et Rumph. De Candolle (Syst. Feget. Natur. et Prodrom.) en a décrit sept, dont quatre nouvelles communiquées par Buchanan etWallich; et il a rétabli [in Delessert Icon. set. 1, t. 85) le Miclielia parvifloia de Rumph.
MICHOTAMIE. Micholamia. ins. Diptères; genre de la famille des Tanyslomes, institué par Macquart (jui lui assigne pour caractères : corps assez grêle; tête un peu prolongée, transversale; dernier article des antennes presque ovale, sans style saillant, ne dépassant pas la longueur de la tête; un paquet de poils roides entre les yeux et au-dessus de la trompe <iui est dirigée en avant et en haut; abdomen en massue, atténué au milieu, renflé ù l'extrémité; armure copulatrice accompagnée d'une pièce filiforme et déprimée; pieds presque nus; jambes postérieures droites; ailes ayant leur quatrième cellule postérieure à base péliolée. L'ensemble de ces caractères présente le type des Lapliries, fortement modifié. La seule espèce connue jusqu'ici habite l'île de Java.
MicHOTAMiE ANALE. Micliotamia analis, Macq. Elle a la face, la moustache et le fient jaunes , la barbe blancliàtie et les deux premiers articles des antennes lestacés; les yeux sont bronzés; le corselet est noir, recouvert d'un duvet blanc-jaunàtre; l'abdomen est d'un jaune ferrugineux pâle : les cinquième et sixième segments sont noirs, le septième testacé, à bord postérieur jaune; l'armure copulatrice est d'un brun testacé; les pieds sont bruns et les ailes jaunâtres. Taille, six lignes.
MICHUACANENS. mam. (Fernandez.) Nom d'une race de Chiens, voisine de celle connue sous le nom d'Alco. ^.-ce mot.
MICINE. Micinus. bot. {Champignons.) Pour Myceiia. y. Agaric.
MICIPPE. Y)/(C!>/ja. CRBST. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Triangulaires, établi par Leach aux dépens des Maïas, et adojjté par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.). Les caractères de ce genre sont : antennes extérieures insérées en dehors des fossettes oculaires, velues, et ayant leur premier article plus long et plus gros que le second, mais cylindrique comme lui et non comprimé ou dilalé; pieds-mâchoires extérieurs, ayant leur troisième article presque triangulaire, échancré à son extrémité et en dedans; serres médiocres, plus courtes que les autres pattes,inermes,à carpe court; mains allongées. àdoigts minces et peu courbés; pattes proprement dites décroissant successivement de grandeurdepuis la seconde paire, qui n'est qu'une fois et demie aussi longue que
le corps, jiisfiu'à In derniiTe; oncles longs, grêles et courbés; carapace granuleuse et épineuse, médiocrement dilatée postérieurement, comme tronquée en avant avec ses côtés peu obliques et garnis d épines; yeux portés sur des pédoncules assez longs, un peu arqués et n'étant pas plus gros que ceux-ci; bord antérieur des orbites muni d'une grande pointe, le postérieur coupé par une fissure profonde. Ce genre se dislingue des autres genres formés aux dépens des Maïas, par la position des antennes bors des orbites et par le peu de développement de leurs serres.
MicipPE Phii.yre. Micippa Phityra, Leach; Cancer Philyia, Herbst, Cane, lab. 58, fig. 4; Maia Pkilyra, Lamk. Les bords latéraux de sa carapace sont irrégulièrement épineux; son rostre est avancé en pointe, écbancré et armé, de chaque côté, d'une épine recourbée; les mains sont glabres. Il se trouve dans la mer des Indes, sur les rivages de l'Ile-de-France.
MICO. MAM. On désignait autrefois d'une manière générale sous ce nom les Singes des terres de l'Orénoque, et spécialement ceux de petite taille; c'est dans ce sens qu'il a été employé par Joseph d'Acosta et par Gumilla , mais Buffon en a fait le nom propre d'une espèce du genre Ouistiti : le Jacchus argentatus de Geoffroy Saint-Hilaire. ^. Ouistiti.
MICOCOULIER. Celtis. bot. Ce genre appartient aux Amenlacées de Jussieu et à la Polygamie Monœcie, L., ou, si l'on divise ce grand groupeen plusieurs, à l'exemple de Richard, aux Ulmacées de ce dernier botaniste. Il est caractérisé par des Heurs polygames ou monoïques; un calice quinquéparti; cinq élaniines; deux styles simples; un drupe renfermant une graine unique, dont les cotylédons sont chiffonnés. Ses espèces sont des arbres sans piquants, à feuilles alternes, inégales à leur base, dentées, trinervées, plus ou moins roides et scabres; les fleurs sont axillaires, solilaires ou disposées soit en grappes dichotoniesel souventgéminées,soit plus rarement en paniculcs. Le nombre de ces espèces s'élève à plus de vingt, après qu'on en a séparé celles qui, distinctes par leurs styles bifides et les aiguillons dont elles sont hérissées, constituent le genre Mertensie. F. ce mot. Elles sont répandues dans le nouveau ainsi que dans l'ancien continent. On doit citer ici celle qu'on trouve dans le midi de l'Europe et qui se montre même en France, où elle porte vulgairement le nom de Fabrecoulier, de Bois de Perpignan. C'est le Celtis atistralis de Linné, arbre de trente à quarante pieds de hauteur, dont le bois noirâtre, compacte et tenace, est employé par les charrons, les luthiers, les tourneurs. Plusieurs autres espèces ont été acclimatées et pourront également être cultivées avec avantage.
MICONIE. Miconitt. bot. Genre de la Décandric Monogynie, L., établi par Ruiz et Pavon {Flor. Peruv. et Chil. Prodrom., p. GO) qui en ont ainsi exposé les caractères : calice à cinq dents, supère, persistant, à cinq petites divisions ovales et obtuses; corolle à cinq pétales obovales et insérés sur le calice; dix étamines, dont les filets sont insérés au-dessous des onglets des pétales, et ayant leurs anthères plissées et éperonnées postérieurement; cinq petites écailles bifides, jilacées
au-dessous de chaque paire de filets d'élamines et entourant l'ovaire; celui-ci ovoïde, surmonté d'un stylo subulé et d'un stigmate simple, aigu; capsule également ovoïde, couronnée par le calice et les écailles, à cimi loges et à cinq valves; graines nombreuses, Irèspelilcs, scobiformes. Le nonibredes parties de la fleur est assez variable dans la même espèce; mais ce nombre correspond toujours à celui des dents du calice et des loges de la capsule. Ce genre a été compris dans la famille des Mélastomacées par Don (Mevi. ofthe If'erner. Societ., vol. 4, p. 276). Il ne renferme que trois espèces que les auteurs de la Flore du Pérou et du Chili ont seulement fait connaître par de courtes lihrases spécifiques sous les noms de Miconia pulverulenta, Miconia triplinervia et Miconia emarginata.
WICOU. MAM. Synonyme de Mico. f . ce mot.
M1CR.AC.\NTIIE. Micracanlhus. bot. C'est-à-dire armée de petites épines.
MICRACTipE. Micractis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De CandoUe qui lui assigne pour caractères ; capitule multiflore; fleurs du rayon femelles et trèscourtemenl ligulées : celles du disque sont tubuleuses, quadridentées, hermaphrodites, et même celles qui occupent le centre sont souvent stériles; involucre formé d'une ou deux rangées de squammes oblongues, subconcaves, avec le dos un peu pubérulent; réceptacle hérissé de paiUeltes glabres, à peu piès semblables aux squammes de l'involucre et qui enveloppent les akènes ; style du rayon bifide, un peu plus long que la ligubt de la corolle; celui du disque est inclus; anthères au nombre de quatre, et privées de queue; akènes tétragouo-comprimées, presque obovales, glabres et entièrement chauves.
MicRACTiDE DE EoJER. MicracHs Bojeri, De Cand. C'est une plante herbacée, annuelle, dressée, couverte d'une pubescence très-courte; ses feuilles sont opposées, oblongues, aigués, à peine crénelées, scabres; les supérieures entières; capitules courtement slipités, serrés trois par trois au sommet des rameaux ; fleurs petites et jaunes; akènes noirs et très-visibles avant leur dispersion au milieu des paillettes du réceptacle. De Madagascar.
MICRALOA. BOT. Le genre d'Algues, publié sous ce nom par Biasolelti (Jtg. microsc. 47, t. 19), ne diffère pas du genre Clilorococcum de Greville. y. Cdloro-