POLYPORE
MICROPS. MAM. Espèce de Cachalot du sous-genre Physeter. r. Cachalot.
WICROPSE. Miciops. \m. Coléoptères télramères; ce genre établi par Steven dans la famille des Rbynchopbores, n'a pas été adopté, et la seule espèce qui le constituait a été reléguée par Schoonherr, dans le genre Miiwps, sous le nom spécifique de rariolosiis; c'est un Curculio pour Fabricius, Olivier, Panzer et généralement pour tous les auteurs qui ont précédé le monographe des Curculionides.
WICROPSIDE. Micropsis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Asiéroidées, établi par le professeur De Candolle, pour une plante du Chili, qui lui a offert pour caractères distinctifs : capitule |)luriflore, bétérogame; toutes les Heurs tubuleuses : les extérieures femelles, disposées sur deux ou trois langs, les intérieures mâles et au nombre de trois environ; squammes de l'involucrc oblongues, presque aiguës au sommet, glabres et disposées sur deux ou trois rangs; réceptacle étroit et nu; akènes velus, oblongs, surmontés d'une aigrette petite et squammelleuse.
MiCBOPSiDE NAiivE. Miciopsîs tiuiia, DC. C'est une petite plante herbacée, haute à peine de plus d'un pouce; ses feuilles sont alternes, obovales, très-entières, obtuses, mucronées, couvertes d'un duvet blanchâtre, les supérieures serrées, presque en verticille d'où sortent de petits capitules sessiles.
MICROPSITTE. Miciopsitta. ois. Genre de la pre mière famille de l'ordre des Zygodaclyles, institué par Lesson pour un très petit Perroquet, rapporté par les naturalistes qui faisaient partie de l'expédition de' l'Astrolabe. Caractères : bec très -court, très -haut, trèscomprimé sur les côtés, à pointe très-recourbée,à bords saillants, séparés de la pointe par une profonde écliancrure triangulaire; mandibule inférieure courte, mutique, rubanée et caiénée en devant ; tarses très-courts; queue coin le et arrondie : extrémité de chaque rectrice formant une pointe algue; ailes acuniinées, aussi longues que la queue. Le ]Micio|)siltc est un Oiseau trèscurieux et jusqu'ici unique dans le genre.
Micropsitte du Havre de Dorev. Miciopsilta Dorcyi; Psillacus pygmœiis, Quoy et Caym. Tête d'un jaune sale, avec des stries rougeàtres sur le front ; parties supérieures vertes; petites tectrices alaires tachées de noirâtre; rémiges noires, bordées de vert; tectrices alaires inférieures brunâtres; reclrices au nombre de dix, les deux intermédiaires très-larges el d'un beau bleu, avec une tache noire à leur extrémité, les autres noires, bordées de vert et terminées par une lunule jaune; parties inférieures d'un jaune verdâtre. Lesi)lumes qui couvrent les joues et s'avançenl sur le bec sont rougeàtres. Bec couleur de corne. Pieds jaunes. Taille, trois pouces.
MICROPTÈRE. Micioptents. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, et de la famille des Percoïdes, établi par Lacépède qui lui donne pour caractères : un ou plusieurs aiguillons et pas de dentelures aux opercules; un ou point de barbillon aux mâchoiies; deux
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dorsales, la seconde Irès-bassc, plus pellle et formée de rayons mous. Les dénis sont en velours sur plusieurs rangs, et la gueule est fendue. Le corps est épais elcom- I)rimé. On n'en connaît qu'une seule espèce, dédiée à Dolomieu, et figurée pi. m du tome i v de l'Histoire des Poissons. Sa pairie n'est pas connue. Sa caudale forme le croissant. Les pectorales et l'anale sont fort arrondies. Elle a deu,\ rayons aiguillonnés, et sept articulés à la première dorsale, quatre mous à la seconde, deux aiguillonnés et quatre articulés à l'anale.
MlCROPTÈIiES. OIS. Lesson a donné ce nom à une section des Canards, ([ui ne comprend qu'une seule espèce : Canard aux ailes courtes, ^iias bmchxptera. V. Canard.
MICROPTÈRES. INS. Nom donné par Gravenliorst aux insectes coléoptères que Cuvier a nommés Brachélilres, ou au grand genre Slaphylimts de Linné. V. Bracdé- LiiRES et Staphyun.
MICROPDS. OIS. V. Martinet.
MICROPUS. BOT. V. Micrope.
MICROPYLE. Micropyla. noT. Nom donné parTurpin à une ouverture extrêmement petite déjà entrevue par un grand nombre d'observateurs, que l'on remarque sur le tégument propre de certaines graines, sur le bile ou non loin de cette cicatrice, ou quelquefois dans un point tout à fait opposé à cette cicatrice, et à laquelle viennent, selon cet observateur, aboutir les vaisseaux destinés à transmettre le fluide fécondant. Mais l'existence de ces vaisseaux n'est pas encore bien démontrée, et quelques botanistes la nient absolument. Une observation importante à faire, relativement au Rlicropyle, c'est qu'il est toujours placé en face de la base de l'embryon, c'est-à-dire de la radicule. C'est pour celle raison que le célèbre Rob. Brown a proposé de le considérer comme servant à indiquer la base de la graine.
MiCROR.'VMPHE. Microramphus. zooi. C'est-à-dire pourvu d'un rostre petit ou court.
MICRORHAGE. Microrhagus. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Eucnémides, créé par Escbscholtz, aux dépens du genre Elater de Fabricius, pour un insecte que l'on ne rencontre que très rarement en Europe. Voici les caractères de ce genre : antennes très-rapproeliécs à leur base, de la longueur des deux tiers du corps, très-pectinées dans les mâles, en scie dans les femelles, avec le premier article allongé, assez gros et reçu dans une rainure du front, le second très-court, subcylindrique, les suivants allongés, le dernier très-long et ovalaire; parties de la bouche cachées par l'épistome; yeux grands, arrondis et saillants; tête arrondie, enfoncée dans le lirothorax jusqu'aux yeux et fléchie; front très-étroit eulie les yeux, élargi antérieurement en triangle; prothorax en trapèze allongé, avec les angles postérieurs l)rolongés en pointe ; preslernum reçu dans une échancrure du mésoslernunx; corps allongé; pattes médiocres, assez grêles; cuisses postérieures à peine recouvertes par un prolongement des hanches; articles des tarses grêles, subcylindriques et entiers.
MiCRORnAGEPyGMi6E.i)/(c»or/iag'M«/'/5fW£6MS, Escbscholtz; Eiicnemis Pjgmœus, Mann.; Etaler Pyg-
mœus, Fab. Il est d'un brun noirâtre assez brillant, couvert d'une pubescence très-courte, beaucoup plus serrée en dessous qu'en dessus; sa tête est finement ponctuée, ainsi que le corselet qui a quatre points enfoncés sui' le disque et une impression transversale à la base dans son milieu ; ses élytres sont finement rugueuses, avec une ligne enfoncée le long de la suture; jambes et tarses d'un brun jaunâlre. Taille, deux lignes. En France.
MICRORIIIPIDE. Microrhipis. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Cébrionites, proposé par Guérin pour un insecte du cap de Bonne-Espérance. Caractères : antennes de onze articles, dont les deux premiers grands, et les neuf autres prolongés à leur partie interne et formant l'éventail; labre très-étroit, échancré en avant; mandibules forles, terminées en pointe; mâchoires terminées par un seul lobe aigu, membraneux et très-velu à l'intérieur; palpes maxillaires grandes, de quatre articles dont le dernier, aussi grand que les trois premiers, est fusiforme ou renflé au milieu; lèvre inférieure arrondie; languette plus étroite, terminée par des soies loides; palpes labiales aussi grandes que les maxillaires, composées de trois articles, dont le dernier fusiforme ou lentlé au milieu; tarses de cinc| articles, dont les quatre premiers munis, en dessous, de deux lobes membraneux et avancés, le dernier long et ayant, entre les crochets, un petit appendice soyeux. L'unique espèce de ce genre a été nommée Microrhipis Duiiierillii, elle est d'un noir un peu bleuâtre, surtout en dessous; sa fêle est de grandeur moyenne et lisse; son corselet est pointillé, un peu plus large que long, rétréci en avant, avec une impression longitudinale au milieu; les élytres sont allongées, criblées de gros poinis enfoncés, avec trois lignes principales élevées et lisses; les jambes et les tarses sont pubescents. Taille, sept lignes.
MICROUHIPIDE. Microrhipis. iNS. Guérin a établi sous ce nom, dans la famille des Serricornes (Coléoptères pentamères), un genre qui est le même que celui nommé Plyocerus par Thunberg. y. Ptyocère.
MICRORHYNQUE. Microrhynchus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cichoracées, trèsvoisin du genre Lauiiœa de Cassini qui y avait coufondu les diverses espèces qu'en a séparées Lessing. Caractères : capitule pluriflore; involucre cylindracé, formé de squammes calyculato- imbriquées, à bords scarieux, les extérieures beaucoup plus courtes; réceptacle nu; akènes quadrangulaires, rarement pentagones, terminés par un bec ordinairement très-court et presque nul dans la jeunesse : les côtes sont épaisses, presque rugueuses ou lisses et les sillons étroits; aigrette offrant plusieurs rangées de poils. Les Miororhynques sont des plantes herbacées, vivaces. originaires des contrées les plus chaudes de l'ancien continent ; leurs feuilles sonllargement dentées ou pinnatilobées; leurs fleurs sont jaunes. Les tiges sont droites ou couchées, ce qui a donné lieu à la division du genre en deux sections.
Microriiynqoe A TIGE NDE. Microrhyuchus nudicaulis, Less. La plante est d'un vert presque glauque; les liges sont dressées, faiblement rameuses et presque nues; presque toutes les feuilles radicales sont ronci-
nées ou souvent atténuées au pétiole, il y en a tiés-pen sur la tige; les capitules sont courtement péilicellés, en ^ épis diffus, avec des bractées à dislance. De l'Égjple 1 Inférieure, vers les Pyramides. |
MICRORHYNQUE. Microihynchus. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracliyures, Iribu des Triangulaires, institué par Bell qui lui donne pour caractères : test presque triangulaire, arrondi postérieurement, terminé antérieurement par un rostre trèscourt; yeux rétractiles, portés sur un pédoncule allongé et fort épais, les orbiles sont marqués en dessus d'une lissure et d'une dent e.xtrorse; antennes extérieures insérées sur les côtés du rostre : leur premier article est à peine plus court que le rostre; antennes intérieures logées dans une fossette ouverte antérieurement et Irès-près de l'extrémité du rostre; pédipalpes externes ayant leur second article cordifornic, profondément écliancré antérieurement; pieds antérieurs du mâle à peine plus longs que le corps, beaucoup plus épais que les autres, munis de doigts aninés : ceux de la femelle sont très-pelils; les huit pieds postérieurs sont presque semblables entre eux et presque du double de la longueur du corps, avec leurs ongles légèrement courbés; abdomen composé de sept anneaux dans le mâle et de cinq dans la femelle chez la(iuelle aussi les trois derniers sont unis. Ce genre a beaucoup d'affinité avec le genre Camposcia, il doit prendre place, dans la méthode, entre lui et Vlnachiis.
MiCRORHVNQUE GiDDEïX. Miciorlixticlnis (jibbosus, Bell. Test d'un blanc jaunàUe. couvert de gibbosités; rostre bifide. Taille, longueur du test six lignes, largeur cinq.
MicRORHYNQTJE DÉPRIMÉ. Miciorhf'inhus tlepressus, Bell. Test d'un blanc teinté de rosé, déprimé, granulé; rostre petit, triangulaire et entier. Longueur et largeur du test, six lignes.
MICROSAQUE./l//crosacc«s. BOT. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, établi par le docteur Blume, pour une plante de l'Inde dans laquelle il a reconnu pour caractères ; périgone très -étendu, à folioles extérieures ou sépales linéaires, les latérales adnées au labelle; folioles intérieures ou pétales pres- (|ue en tout semblables aux séiiales; labelle soudé à la partie antérieure du gynostème, renHé à sa base, avec son limbe raccourci et en voûte; gynostème petit, aptère et obtus; anthère incomplètement biloculaire, quatre masses polliniques obovalcs, creuses à la base, réunies par une caudicule commune.
MiCROSAQiiE DE Java. Miciosacciis Jacensis, Bl. C'est une petite plante herbacée, parasite, à tiges simples, comprimées; à feuilles en forme de scalpel, égales, rigides, d'entre lesquelles sortent les fleurs qui sont en petit nombre et portées sur un pédoncule. On la trouve sur les arbres des forêts du mont Salak.
MICROS. \U RU S. iris. Coléoptères pentamères; ce genre de la famille des Brachélytres, institué par Dejean, a été reconnu pour ne pas différer de celui précédemment établi par Leach, sous le nom de Quedius. V. ce mot.
MICROSCHATIE. Microschatia.ims. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu
des .\sidites, institué par Solier, qui lui assigne pour caractères: antennes épaisses, velues et allant en grossissant vers le bout, dont le premier article est court, en massue courbe, le deuxième anguleux, le troisième obconique, un peu plus long que les autres, les suivants trèiîcourts, plus ou moins transverses et irréguliers, le pénultième fortement échancré et le dernier très-petit; palpes maxillaires terminées par un article fortement comprimé, notablement triangulaire et assez légulier; tête anguleuse sur les côtés, et pouvant s'enfoncer dans le prothorax de manière à couvrir presque en entier les yeux; prothorax à tergum caréné, mais non dilaté latéralement, subreclangulaire, échancré médiocrement en avant et sinueux à sa base qui s'applique exactement contre les élylres; présternum tronqué postérieurement, et laissant un intervalle entre lui et la partie renflée du mésosternum; pattes grêles; jambes filiformes, couvertes d'aspérités aciculaires; tarses velus et très-épais.
MICROSCOMA. MOLi. Rédi donne ce nom àV^lsculia Condiflocja, L. V. Ascidie.
MICROSCOPIQUES. zooL. Nom que Bory S'-Vincent propose de substituer à celui d'infusoires, dans l'essai d'un nouveau système de classification de ces très-petits êtres que l'on ne parvient à déterminer qu'avec le secours du microscope, y. Iisfusoires.
MicRoscoATiE poiscTuEE. Micioschatia pimctala. Son corps est d'un noir obscur; le tergum du prothorax est subcrénelé sur les bords latéraux, un peu gibbeux antérieurement, avec de gros points enfoncés et écartés; angles huméraux des élylres formant une petite saillie dentiforme; de très-gros points enfoncés et nombreux, disposés presque en stries, occupent toute la surface des élytres; abdomen très-lisse. Taille, six lignes. Du Mexique.
MICROSEMME. Microsemma. bot. Genre de la Polyandrie Monogynie, L., établi par Labillaidière {Sertum Anslro-Caledonicum, pars secunda, p. 58) qui lui a imposé les caractères suivants : calice persistant, à cinq et rarement à six folioles, dont trois placées sur une rangée intérieure; coronule pélaloïde, formée de dix à douze pétales distincts; étamines nombreuses (environ trente), hypogynes, à filets légèrement soudés par la base, et à anthères biloculaires, léniformes; ovaire globuleux, supère, surmonté d'un style simple et d'un stigmate ù cinq ou six lobes; capsule ovée, à dix ou douze loges et à autant de valves qui portent les cloisons sur leur milieu; graines solitaires dans chaque loge, fixées au sommet des valves, contenant un périsperme charnu, et une radicule supère, infléchie sur les cotylédons foliacés. Ce genre est rapporté par son auteur, qui en a donné une excellente figure, à la famille des Ternstrœmiacées; et il est nommé Microsemma à cause de sa corolle en pelile couronne pétaloïde.
MicROSEMME A FEUILLES DE Sadle. MicroseiMiia Salicifolia, Labill., loc. cit., tab. 57. C'est un arbrisseau des îles de la mer du Sud, dressé, à branches nombreuses, cylindriques, glabres, cendrées, terminées par des ramuscules jaunâtres et pubescents. Les feuilles sont elliptiques -oblongues, coriaces, glabres, très-
tnlièies, ou crénelées et ondulées, alternes, pétiolées, vertes en dessous, brunes en dessus, à petites nervures parallèles, anastomosées et proéminentes des deux côtés, la médiane épaisse, roussâtre et légèrement puhescente. Les fleurs sont réunies vers le sommet des branches, portées sur des pédoncules munis de bractées oblouijues et caduques.
MICROSÉRIDE. Mfcrosen's. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cichoracées, établi par Don, qui lui assigne pour caractères : capitule composé de douze Heurs environ; involucre double : l'extérieur calyculiforme, de sept ou huit squammes fort courtes, l'intérieur de huit, disposées sur deux rangs, presque égales en longueur avec la corolle; réceptacle nu; akènes cylindriuscules, atténués à leur base, marqués de dix siries et dépourvus de bec; aigrette formée de dix paillelles bisériales, conformes entre elles, membranaceodilalées à leuibase, prolongées en soie rigide à leur sommet Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce.
MicROSÉRiDE PYGjiÉE. Micioseiis pxgmœa, Don; Krigia pinnalifida , Bert.; Kriyia pusilta, Hoit. Monsp.; Krigia Chileiisis, Nées; Lepidonema Cliilense, Fisch. C'est une plante herbacée, glabre, à feuilles radicales, ordinairement très-entières, mais quelquefois découpées même au delà de moitié; les liges ou hampes sont dressées, plus longues que les feuilles, aphylles, portant chacune un capitule pubérulofarineux ; les Heurs sont jaunes à leur épanouissement et acquièrent ensuite une nuance rougeàtre. Du Chili.
MICROSOLÈNE. Microsolena. polïp. Genre de l'ordre des Tubiporées, dans la division des Polypiers pierreux , ayant pour caractères : Polypier pierreux, fossile, en masse turbinée ou informe, composé de tubes capillaires, cylindriques, rarement comprimés, parallèles et rapprochés, communiquant fréquemment entre eux par des ouvertures latérales, d'un diamètre à peu près égal à celui des tubes. Les Microsolèues ne sont pas très-raies dans le Calcaire à Polypiers des environs de Caen; les petits échantillons ont une forme en général turbinée, les gros sont tout à fait irréguliers et presque toujours détériorés. Le plus souvent l'intérieur des tubes est rempli d'une matière calcaire spathiqne; il est très-rare que l'on trouve ce Polypier avec ses tubes vides. Les parois de ceux-ci sont confondus dans la masse, ou plulùt les tubes paraissent creusés dans la substance du Polypier ; ils sont très-petits, capillaires, cylindroides, perpendiculaires, parallèles, séparés par des intervalles pleins, irréguliers, et d'un volume à peu près égal à celui des tubes. Ces intervalles sont percés, suivant la longueur, d'une infinité de trous qui font communiquer de toutes parts les tubes les uns avec les autres, et celte disposition rend la masse du Polypier autant celluleuse que lubuleuse. On ne peut reconnaîlre l'arrangement des tubes qu'à la surface supérieure, où l'on aperçoit qu'ils forment de petites aires rayonnantes, dont les limites ne sont point distinctes; la grandeur. des aires et le diamètre des tubes varient un peu sur les divers échantillons (|ue l'on observe, mais on ne peut découvrir de différences assez tranchées, et surtout assez constanles pour
établir plusieurs espèces. Ce genre n'en renferme encore d'autre que celle décrite etiîgurée par Lamouroux dans son Exposition méthodique des Polypiers, et qu'il a nommée illicrosotena porosa.
MICROSPERME. Microspermum. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu. et de la Syngénésie égale, L., établi par Lagasca (Gen.ct Spec. Plant., p. 23) qui l'a ainsi caractérisé: involucre campanule, à plusieurs folioles égales; réceptacle nu; fleurons de la circonférence plus grands que ceux du centre, au nombre de six à douze, dont le limbe est divisé en deux lèvres; akènes surmontés de dents trèscourles.
Microsperme a feuilles de NoaîinLAiRE. Microspermum NumtmUnriœfolium, Lag., indigène de la Nouvelle-Espagne. C'est une petite plante herbacée dont la tige est filiforme, décQjnbante, simple, hérissée, munie inférieurement de feuilles opposées, portées sur de courts pétioles, arrondies, presque cordiforraes, on légèrement ovales; les fleurs sont terminales sur des pédoncules à deux ou trois divisions.
MICROSTACHYDE. Microstachys. bot. Adrien Jussieu (Eiipliorb., p. 48, 1. 15, n» 50) a séparé plusieurs espèces du genre Tragia pour en former le Microstachys, (pii est tout à fait distinct, comme on peut s'en convaincre par l'examen de ses caractères qui sont les suivants: Heurs monoïques; calice triparti ou composé de trois foliolesdont la préHoraison est imbriquée; dans les mâles, trois étamines libres ; dans les femelles, style divisé profondément en trois branches réfléchies; trois stigmates; capsule glabre ou armée de pointes régulièrement disposées, à trois coques arrondies ou prismatiques, bivalves, raonosperraes; graines lisses. Ses espèces sont des arbres ou des arbrisseaux, ou plus rarement des herbes. Les feuilles alternes, quelquefois accompagnées de petites stipulescaduques, sont finement dentées ; les fleurs sont dis|)osées aux aisselles de ces feuilles ou un peu au-dessus; les mâles en épis extrêmement courts et grêles ; les femelles solitaires, et courtement pédonculées. Due bractée munie latéralement de deux glandes accompagne une ou plusieurs fleurs. A ces genres se rapportent les Tragia Chamelea, L., cornivulata et bicornis de Vahl. Auguste de Saint-llilaire avait fait connaître une espèce nouvelle (Mém. du Mus., vol. xii , p. 340); Martius et Zuccarini en ont aussi décrit, parmi leurs plantes du Brésil, quelques-unes, sous le nom générique de Giicmidostachys. Elles sont toutes originaires de l'Amérique éqiiatoriale, le Brésil, la Guiane et les Antilles. On pourrait les partager en deux sections, comprenant l'une les espèces dont la capsule est à coques prismatiques et régulièrement armées de pointes; l'autre, les espèces dont la capsule a ses lobes arrondis et glabres. Le Sapium obtitsifolium de Humboldt et Kunth rentre dans cette dernière par quelques-uns de ses caractères.
MICROSTEGICM. bot. Le genre proposé sous ce nom par Nées van Esenbeck, a été reconnu pour ne point différer du genre^naw^/i/fsde Richard, f^. Ériantue.
MICROSTEWME. Microslemma. bot. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Pentandrie Digynie, L., élalili pai' Rob. Rrown (in fl^crn. Trunsact. , 1,
p. 25) (|ni l'a caracli^risé de la manière suivanle : corolle rolacée, (|iiinquéfiile; couronne staminalemonophylle, charnue, à cinq lobes allernes avec les anthères; celles-ci ne sont point terminées par une membrane; masses poUiniqiies fixées par le côté, incombantes avec le stigmate qui est muliqne; follicules grêles etlisses; graines aigretlées. leMicrexIemma Ivbeiosuiii, Rob. Br., loc. cit., est une plante herbacée, glabre et dressée. Sa racine est tubéreuse ; sa tige simple inférieurement, garnie de feuilles très -petites, rameuse supérieurement,et munie de feiiillesopposéeslinéaires. LesHeurs, dont les corolles ont une couleur purpurine noirâtre, et sont barbues à l'intérieur, forment des ombelles scssiles latérales et terminales. Cette plante croît dans les contrées de la Nouvelle-Hollande situées entre les tropiques.
MICROSTÉPHIER. Microsiephiuvi. bot. Genre de la famille des Synanthérécs, tribu des Cynarées. établi par Lesson (Linnœa. 1831 , p. 92) aux dépens du genre Osteospermum de Linné. Caractères : capitule radié; fleurs du rayon ligulées et neutres; celles du disque tubéreuses, à cinq dents et hermaphrodites; réceptacle légèrement alvéolé; écailles de l'involucre inermes, imbriquées sur plusieurs rangs; filaments des étamines scabres; akène tomenleux, non ailé ; aigrette crénelée, en forme de couronne, formée d'une rangée de soies, calleuse à sa base, membraneuse au sommet, courbée intérieurement après l'épanouissement.
MicROSTÉPHiER TOMEîJTEEX. jl//c»os/c/j/if//«i nireiim, Less.; Osteospermum nireum, Lin.; Arctotis populifolia, Berg. C'est une plante herbacée, rampante, dont toutes les parties sont couvertes d'un duvet serré, cotonneux ou laineux et d'un blanc déneige; ses feuilles sont péliolées, ovales et bordées de dentelures. Du cap de Bonne-Espérance.
MICROSTOME. Microstoma. pois. Genre rie Poissons Malacoplérygiens abdominaux de la famille des Ésoces, établi par Cuvier qui en trace ainsi les caractères : opercules lisses; museau très-court; mâchoire inférieure fort avancée, garnie ainsi que les petits intermaxillaires, de dents très-fines ; trois rayons larges et plats aux ouïes; l'œil grand, le corps allongé, la ligne latérale garnie d'une rangée de fortes écailles; une seule dorsale peu en arrière des ventrales. La seule espèce de Microstome que l'on connaisse est un Poisson de la Méditerranée que Risse (p. 557) avait décrit comme une Serpe.
Microstome de i.v Méditerbakée. Microstoma Mediterraneiim ; Serpe pel'ile bouche, Ris. Ses écailles sont minces, rhomboïdales, striées, peu adhérentes ; son museau est arrondi, avec les lèvres cartilagineuses, minces et rétractiles; la bouche est petite et ovale; les yeux grands, à iris argenté; la nageoire caudale est en croissant; la ligne latérale est courbée, garnie d'une rangée de fortes écailles; le dos est noirâtre; le ventre est couleur d'argent azuré, avec les flancs d'un gris bleuâtre.
WICROSTYLIDE. Microslylls. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué jiar Nultal avec les caractères suivants : folioles extérieures du périgone, ou sépales, libres, étalées; les la-
térales (jgales à la base cl le plus souvcjit furt courtes; les intérieures, ou pétales, filiformes ou linéaires, également étalées; labelle très-ouvert, cxcavé à sa base, sagitté ou auriculé, très-entier ou denticulé, privé de tubercule; gynostème très-petit, un peu prolongé, formant la conlinualion de l'ovaire bidenléou biauriculé au sommet; anthère biloculaire; quatre masses polliniqucs, collatérales et adhérentes par paire au sommet. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, terrestres ou épiphyles inlertropicales. à feuilles plissces ou membraneuses, ordinairement plus épaisses à la base; à tleurs jaunâtres, mêlées de verdàtre.
Microsttiide ophiogiossoïde. Microsixlis ophiog/ossoides, Lindl. Sa tige est entourée à sa base d'une gaine monophylle, verdàtre, bordée de blanc; elle porte à son sommet une feuille unique, cordiforme , pointue, marquée de nervures longitudinales et arrondies, au nombre de onze; du centre de celte feuille part la hampe cylindrique, en massue, qui se termine par un épi très-dense de fleurs verdàtres , réunies en tête. Du Mexique.
MICROTARSE. Microtarsus. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles, institué par Eyton pour une espèce nouvellement apportée de l'Inde et qui offie pour caractères : bec presque aussi long que la tête, plus haut que large, incisé au bout, comprimé au delà des narines, garni de soies à la base; narines membraneuses, petites et arrondies; tarses très-courts, emplumés dans leur partie supérieure ; doigts débiles : les externes à peine plus longs que les internes, les postérieurs aussi longs que les intermédiaires; ongles comprimés: les postérieurs très-longs; scutelles non séparées; ailes médiocres et arrondies: première rémige bâtarde, la deuxième plus courte que la troisième, celle-ci et les deux suivantes égales; queue ronde; tectrices caudales supérieures, molles et longues.
Microtarse blanc et noir. Microtarsus melano leiicus, Eyton. 11 est entièrement noir, à l'exception de l'extrémité des premières tectrices alaires qui est blanche. Taille, six pouces et demi.
WICROTÉE. Microlea. bot. Genre de la famille des Atriplicées et de la Penlandrie Digynie, L.. établi par Swartz (Proilr., 3.5) et auquel Kohr a donné plus tard le nom de'Schollera, qui n'a pas été adopté. Ce genre se compose d'une seule espèce, Microlea debilis, Swartz, loc. cit., Lamk., III., t. 182. C'est une plante annuelle très-commune dans toutes les Antilles, où elle croît sur le bord des chemins et les vieux murs. Ses tiges sont heibacées, rameuses, étalées, grêles, à cinq angles et comme noueuses. Les feuilles sont éparses, ovales, obtuses, rétrécies à leur base en un pétiole court. Les fleurs sont fort petites, formant des épis géminés, opposés aux feuilles. Elles sont blanches, dressées et sessiles. Le calice est monosépale, régulier, corolliforrae, presque campanule, à cinq divisions ovales et un peu étalées. Les étamincs, au nombre de cinq, sont insérées au fond du calice qui est charnu et solide, alternes avec les lobes, et étalées entre leurs incisions. Les anthères sont terminales, globuleuses et didymes. L'ovaire est appliqué sur le disque charnu qui remplit la partie inférieure du calice. Il est globuleux et chagriné
extérieureiuenl, Iciininé par un sljle liés couil, l)i ou Iriftiic à son soinm«t, et finissant par autant de stigmates divergents. Le fruit est un akfne globuleux, verruqueux , recouvert par le calice.
MICROTHUAREA 00 MICROTUARSIA. BOT. t^o/ez Thodarsie.
MICROTIDE. Microlis. bot. Robert Drowi) appelle ainsi un nouveau genre d'Orcbidées, ayant quelque ressemblance de port avec le genre PrasoplifUum^ et qu'il caractérise de la manière suivante : le calice est irrégulier, en mufle; les folioles latérales externes sont sessiles, placées au-dessous du labclle; les intérieures sont à peu près semblables et dressées. Le labelle est oblong, obtus, calleux à sa base; le gynoslènie est comme en entonnoir; l'antbère est placée à son sommet, et un peu ù sa partie postérieure; elle est munie de chaque côlé, d'un petit appendice membraneux et en forme d'oreillette. Chaque loge renferme deux masses polliniqucs pulvérulentes, attachées par leur base au sommetdu stigmate. Ce genre se composede six petites espèces en y comprenant VOphiys unifolia de Forsier, ou E/iipactis porrifolia de Swartz qui en fait partie.
MiCROTIDE A PETITES FLEURS. Miciotis puteifloia,
11. B. C'est une plante très-grèle, qui ne se compose que d'une seule feuille fistuleuse, cylindrique, embrassant vers sa base, par une gaine très-longue, une hampe bractéifère, arrondie, terminée par un épi allongé et serré; toute la plante, feuille et tige, a environ sept pouces de hauteur. Les fleurs sont verdàtres ; les folioles latérales externes du périanthe bilabJé sont sessiles, vertes, tachetées de jaune, les internes ont des nuances peu différentes. Le labelle est verdàtre. Le gynostème reçoit l'anthère à son sommet, qui est d'un jaune rougeàtre; les deux niassfis polliniqucs sont jaunes et d'un aspect cirreux.
MiCROTIDE A FLEDRSMOïE^TiES. Miciolisiiiedia,R.li., .Spreng. Cette es|)èce qui ne diffère pas d'une manière très-sensible de la précédente, a été découverte comme elle, par Rob. Brown en 1801, sur les bords du canal du Roi Georges, à la Nouvelle-Hollande. Comme la précédente aussi elle ne se compose que d'une seule feuille; seulement elle a environ le double de hauteur, et le labelle est sensiblement plus large, tronqué, obtus et même rétus vers l'extrémité; il est en outre garni d'une singulière végétation granuleuse ou globuleuse, par paquets arrondis, verdàtres, disséminés régulièrement sur ses bords.
MICROTOME. Microtoma. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, de la famille des Hydrocoryses et de la tribu des Lygéiles. H a été créé par Delaporle qui lui a assigné pour caractères : tète triangulaire; antennes courtes et filiformes, dont le premier article est trèscourt, le second le plus long, le troisième assez allongé, le quatrième à peine visible et plus grêle que les autres; rostre de longueur médiocre; labre strié antérieurement; corselet presque carré, grand, transversal; éciisson grand et triangulaire; abdomen caréné longitudinalement en dessus; jambes postérieures fortement épineuses; premier article des tarses le plus grand, et les deux suivants très-courts; crochets insérés dans une membrane.
MiCROTOji t DE n VipKri^e. Miciotoiiia Eiliii, Dela|) ; Lxgœus Ecliii, Fab. Son corps est entièrement noir, ainsi que les hémélytres; l'abdomen est composé de segments transversaux chez les mâles; chez les femelles le pénultième article est échancré anguleusement à son milieu, et le dernier est très-grand; l'anus est pourvu d'un sillon longitudinal renfermant une longue tarrière <|iii se replie sur elle même. Cet insecte se trouve en Europe.
MICROTREMA. bot. Ce genre de la famille des Éricacées, proposé par Klatzsch, qui l'a formé aux dépens du genre Erica, n'a point été adopté par le professeur De Candolle non plus que par la majorité des botanistes.
MICROTRICHIE. Microtrichia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Astéroïdées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères: capitule multiflore, hétérogame, à Heurs lubuleuses : celles du rayon femelles, très-petites et disposées sur un ou deux rangs; celles du disque hermaphrodites et quinquéfides; involucre plus court que le disque, formé d'une ou deux rangées d'écaillés ; réceptacle globuleux et nu; akènes sessiles, turbines, érostriés, très-serrés, glabriuscules, couronnés par une aigrette très-courte et |)Oilue : quelques-uns de ceux des bords sont chauves.
Microtrichie de Perrottet. Miciotrichia Pcirolleltii, DC. C'est un sous-arbrisseau diffus, très rameux et couvert d'une puhe.'îcence cendrée; ses feuilles sont alternes, sessiles, oblongues, plus larges et un peu cunéiformes à leur base, très-entières ou bien grossièrement dentées, presque aiguës; les fleurs sont jaunes, réunies en un capitule unique au sommet des rameaux. Du Sénégal.
MICROTROPIDE. Microlropi.i. bot. Genre de la famille des Célastrinées, institué par Wallich qui lui assigne pour caractères : calice de cinq folioles orbiculées, imbriquées, dont deux extérieures; corolle hypogyne,gomopétale, charnue, à cinq divisions oblongues, concaves, dressées, carénées longitudinalement en dedans, les unes décidues, les autres formant un tube persistant, charnu, en forme d'anneau autour de l'ovaire; cimi étamines courtes, insérées au tube de la corolle et alternes avec ses découpures; filaments subulés et glabres; anthères introrses, biloculaires, oblongo cordées, attachées par le milieu du dos et longitudinalement déhiscentes; ovaire libre, Irès-court et biloculaire; ovules géminés dans chaque loge; style conique, charnu, continu avec l'ovaire; stigmates au nombre de quatre et punctiformes. Le fruit consiste en une capsule oblongue, uniloculaire, déhiscente par la base ; semences solitaires, enveloppées d'un arile mince et succulent.
MicROTROriDE A FEDiLiES DE GARcmiE. Microtiopis Garcinifoliiis , Wall.; Eiiponomus Garcinifolius, Hoxb. C'est un arbre élégant, à feuilles opposées, pétiolées, ovales, faiblement acuminées, coriaces, très-entières, penninervées. Les pédoncules sont axillaires et interpétiolaires, supportant un petit nombre de fleurs pédicellées et bibractéolées à leur base. De l'Inde. MICROVÉLIE. Microvelia. l^s. Hémiplères hété-
rop(ères; genre de la famille des Véliens, établi par Westwood, aux dépens des Vélies proprement diles, dont il ne se distingue que par les proportions des antennes dont le premier artiele est aussi court que les suivants, tandis que le quatrième est le plus long de tous; tarses antérieurs composés de deux articles, les postérieurs de trois dont le premier se confond presque entièrement avec le suivant.
MICRURE. Micrurus. bept. Ce genre de la famille des Ophidiens, a été institué par Wagler et adopté par Cuvier dans son Règne Animal (vol. 2, p. 94) où il dit que ce sont des Ëlaps à queue très-courte.
MICTIDE. Midis. iNs. Hémiptères hétéroptères ; genre de la famille des Coréens, établi par Leach qui lui assigne pour caractères principaux : dernier article des antennes presque égal en grosseur avec le précédent; corps allongé; côtés du corselet anguleux ; cuisses postérieures très-renflées dans les mâles.
MiCTiDE PROFANE. Miclis pro/'atius; Lygœus profanus, Fab.; Rhyng., p. 211. Il est entièrement brun; son corselet est dentelé et épineux; on remarque sur les élylres une croix jaunâtre en sautoir; les cuisses postérieures sont épaisses; les jambes sont armées d'une épine. Taille, un pouce; on la trouve à Amboine.
MICTOPIIUM. POIS. A'. Myctophe.
MICTYRIDE. Miclyris. cudst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Quadrilatères, établi par Latreille et ainsi caractérisé : antennes intermédiaires très-petites, à peine bifides au bout, leur premier article plutôt longitudinal que transversal; carapace bombée, plus étroite en avant qu'en arrière; yeux peu écartés, placés en avant, portés sur un court pédoncule, et non logés dans des fossettes. Latreille avait d'abord placé ce genre, d'après la forme du corps, dans la section des Oibiculaires, à côté des Atélécycles, des Thies, des Pimothères, des Corystes,des Leucosies et des Ixa, genres qui appartiennent à d'autres tribus. Maintenant il le range entre les Gélasimcs et les Pimothères; il diffère de ce dernier genre par des caractères tirés des antennes intermédiaires, des Occipodeset des Gélasimes, par la forme du test et les proportions des articles des pieds-mâchoires. Les articles inférieurs de leurs pieds-mâchoires extérieurs sont fort larges, foliacés et très-velus. Les pieds sont longs, diminuant progressivement de giandeur à partir de la seconde paire, et ayant le dernier article pointu, comprimé et sillonné. Les serres sont grandes, avancées, et forment près de leur milieu, en se dirigeant brusquement en bas, un coude très-prononcé; leur carpe est très-allongé. La carapace est presque ovoïde, molle, un peu plus large et tronquée postérieurement; elle est renflée, avec les séparations des régions bien marquées par des lignes enfoncées. L'abdomen des femelles est formé de sept l)ièces; le front est rabattu comme celui des Gécarcins et des Occipodes.
MicTYRiDE LONGicARPE. Miclyris longicarpus, Latr. (Gen. Crust. et Ins., t. i, p. 40). 11 est petit et jaunâtre, il a été rapporté des Indes-Orientales par Péron et Lesueur. Lesson et Garnot l'ont recueilli sur les côtes de la Nouvelle-Hollande et â Amboine.
MIDA. Mida. bot. Genre de la famille des Santala-
cées, établi par A. Cunningliani, qui lui assigne pour caractères : fleurs dioiques. Les mâles ont le tube du périgone court, hémisphérique, et le liml)e à quatre divisions ; huit glandules à l'orifice, disposées sur deux rangs, dont quatre extérieures très-petites, alternes avec les divisions du limbe, cl quatre intérieures plus grandes, ciliées et posées entre les élamines et les découpures du limbe; (|uatre élamines opposées aux divisions dti limbe; lilamenls presque nuls; anthères biloculaires; ovaire rudimentaire. Les fleurs femelles ont le tube du périgone en massue, soudé avec l'ovaire, le limbe supère, quadrilide, en roue et décidu ; disque épigyne et quadrilobé; qualie élamines stériles, opposées aux divisions du limbe; ovaire infère, à une loge renfermant trois ovules pendants du sommet d'un placentaire central et libre; style court et cylindrique; trois stigmates étalés et obtus. Le frLiit consiste en un drupe ou une baie monosperme et ombiliquée. Les Widas sont des arbres de la Nouvelle-Zélande, à feuilles alternes, très-entières, coriaces; à Heurs axillaires, réunies en grappe.
WIDAS. HAM. REPT. et iKS. Pour Mydus. Voyez ce mot.
MIDDLESTONIDE. min. On a donné ce nom à une substance de nature organique, qui se trouve dans les raines de Houille de Middleston; elle est ou en petites masses pisiformes ou en feuillets tiès-minces, disséminée dans la couche de Houille; elle est dure, fragile, translucide, rougeâtre par réflexion, et d'un brun clair par réfraction; sa pesanteur spécifique est 1,6; son éclat est résineux; elle noircit par une longue exposition à l'air; elle supporte une forte chaleur sans s'altérer, puis elle brûle comme de la résine et laisse un coke très-boursoufflé; elle se dissout en petite quantité dans l'alcool et l'éther ; l'acide nitrique la dissout avec dégagement de gaz nitreux; elle est composée de Carbone 8G,5; Hydrogène 8; Oxygène 3,3.
MIDOTIDE. Midotis. bot. Genre de Champignons hyménomycèles, établi par Pries qui lui donne pour caractères : réceptacle cartilagineux, ovato-oblong et stipité; hyménion infère, séi)arable et même ordinairement séparé, très-lisse, quoiqu'il offre de nombreuses gerçures; thèques allongés, garnis de sporidies disposées sur un seul rang. On trouve ces Champignons en Europe, sur les vieux troncs; ils sont d'un roux jaunâtre et dressés latéralement de manière à imiter en quelque sorte les oreilles de IMidas.
MIE DE PAIN. Medula Punis, bot. (Jacquin.) Espèce du genre Bolet.
MIEGIA. BOT. (Schreber.) V. Reuirea d'Aublet. (Persoon.) /''. Arbndinaire.
MIEL. Matière sucrée, élaborée par les végétaux, recueillie par les Abeilles, et préparée dans l'estomac de ces insectes, avant qu'ils la déposent dans les alvéoles de leurs gâteaux. Pour l'obtenir il ne s'agit que de rompre la mince cloison de cire qui tient le miel renfermé dans l'alvéole, et de le faire écouler du gâteau. 11 est blanc, jaune ou rouge-brun; très-compacte ou mollasse; offrant des grains cristallins, plus ou moins gros et bi'illants, suivant les espèces d'Apiaires qui l'ont préparé, les végétaux d'où il a été pris, le climat et le
(legrt^ (le piiielé i-ésiiltanl de sa piépaïalion ; de ces mêmes causes aussi dépend le plus ou moins de douceur et de suavité du Miel. Celle matière est sokible dans l'eau en toutes proportions, et cette solution, mise à fermenter, produit une espèce de vin que l'on nomme Hydromel; ce vin éprouve à son tour la ferinenlalion acéteuse. Le miel est en partie soluble dans l'.ilcool qui ne touche pas au véritable sucre cristallisable; du reste il jouit de presque toutes les propriétés du sucre qu'il supiilée dafis beaucoup de cas. y. Abeilles. On a aussi appelé Miel AÉRiEn la Manne, y. ce mot.
MIELICIIOFEUI E. Mielichoferia . bot. Genre de Mousses de la famille des Biyacées, élabli par Hornscliuch {Biyalog. Germ. 170, C. ic.) avec les caractères suivants : coiffe cucuUiformc; sporange terminal, apophyse; opercule conique, submucronalo-roslellé; péristomeà seize dents simples, égalementdistanles entre elles, lancéolées à partir de la base qui est large, solides et droites. Les Mielichoféries sont des mousses grêles, en faisceaux rameux, que l'on rencontre vivaces en Europe, tapissant les roches élevées.
MIELLIER. BOT. Synonyme de Nectaire. K. ce mot.
MIELLIN. BOT. L'un des noms vulgaires du lioletdu Noyer, Boletus Juglamlis.
MIÉMITE. MIN. Nom donné par Karsten à un Calcaire magnésien de couleur verdâtre et quelquefois blanchâtre, qui se trouve près de Miémo en Toscane. On peut rapporter à la même variété les concrélions du pays de Szakowacz en Styrie, formées d'un assemblage de corps de couleur verdûtre, qui sont des sortes de polyèdres serrés l'un contre l'autre. Leur configuration pseudocristalline parait être l'effet de la compression qu'ils se faisaient subir mutuellement pendant leur formation dans le même espace.
MIERIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom (Lallav. et Lex. Nov. Gcn. Mex. 9, p. 9), dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, a été reconnu pour ne pas différer du genre Schkiiiia, de Roth. f^. ce mot.
MIERSIE. Miersia. bot. Genre de la famille des Liliacées, institué par Lindley, et dont on peut résumer les caractères ainsi qu'il suit : involucre extérieur liexaphylle, pélaloïdé, l'intérieur également composé de six folioles colorées et bifides; périantbe ou périgone régulier, monophylle, urcéolé, suboblique, charnu, avec son limbe resserré et découpé en six dents; six étamines très-petites, insérées sur l'orifice du périantbe; ovaire supère, à trois loges; style filiforme; stigmate capité. Le fruit consisteen une capsule triangulaire, tronquée, à trois loges et à trois valves, renfermant plusieurs graines chacune. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce.
MiEiisiE Dc Cdili. Miersia Chilensis, Lindl., Bot. Regist. Son bulbe est sphérique, composé de luniques concentriques, de la grosseur d'une Châtaigne ordinaire; les feuilles qui en naissent sont dressées, linéaires, obtuses et glabres; les hampes sont nues, hautes de six à huit pouces, ne dépassant pas les feuilles, terminées par une ombelle composée dc quatre fleurs assez courtes; la spalhe qui les enveloppe est diphyllc, droite, un peu renflée et persistante; les fleurs sont
vertes et peu remarquables; les bradées (involucic) extérieures sont disposées sur deux rangs de trois chacun, et d'un rouge plus ou moins vif; le périantbe est marqué de six lignes purpurines.
MIGA. MOt.L. (Adanson, Voy. au Sénég., p. 115, pi. 8.) Espèce du genre Buccin ; elle est bien caractérisée; Bruguière l'a menlionnée sotis le nom de Buccinum Miga, dénomination adoptée par Lamarck qui joint ù la synonymie le Buccinum slointum de Gmelin. quoique celui-ci ne rapporte pas le Miga d'Adanson dans la synonymie de son espèce.
MIGNARD. OIS. Espèce du genre Gobe -IMouche. f^. ce mot.
MIGNARDISE, bot. Nom vulgaire donné par les jardiniers au Dianlhus Anneria et au Dianlhus plu-
mOSUS, L. F. OEllLET.
MIGNONET BLANC et ROUGE, bot. Noms vulgaires du Trèfle des prés.
MIGNONNETTE. bot. Nom vulgaire du Diaba vernu et de VHolosteuni vinbellatum. On a aussi appelé Mignonnelte, le Réséda et la Luzerne Lupulinc.
MIGRAINE, bot. De Millegraines. Nom vulgaire du fruit du Grenadier.
MIGUANES. crbst. Cuvier donne ce nom aux Crustacés du genre Calappc. f. ce mot.
MIGRATIONS, zooi.. Les animaux peuvent, eu égard ù leur mode d'habitation, se diviser en deux classes : les uns restent pendant toute la durée de leur vie dans les régions oCi ils ont pris naissance, ou du moins ne s'en éloignent que fort peu, et par des causes particulières et individuelles qu'il est presque toujours assez facile d'apprécier. D'autres, au contraire, entreprennent soit périodiquement dans certaines saisons de l'année, soit non périodiiiuement, des voyages de long cours, et se rendent à des distances quelquefois trèsconsidérables, le plus ordinairement pour y passer un certain laps de temps, d'autres fois même pour s'y établir tout à fait. Ce sont ces voyages ou excursions périodiques ou irrégulières, temporaires ou durables, qu'on a coutume de désigner sous les noms dc Migra lions ou Émigrations.
Il ne faut pas posséder des notions très -approfondies sur l'organisation des différenles classes qui composent le règne animal, pour sentir que toutes les espèces chez lesquelles les mouvements de progression s'exécutent par des causes quelconques avec lenteur ou difficulté, et par conséquent avec peine et fatigue, ne peuvent émigrer, ou que, si elles émigrent, elles ne peuvent faire que de très-petites excursions. On concevra de même que celles qui entreprennent des voyages de long cours, doivent se trouver parmi celles qui peuvent se déplacer, non pas sans fatigue, car il n'est pas de mouvement qui s'opère sans action musculaire, et par conséquent sans fatigue; mais du moins avec trèspeu de fatigue. On voit donc, à priori, que sans parler de plusieurs Mammifères et de plusieurs Reptiles, que l'imperfection de leurs organes de locomolion retient nécessairement dans le canton où ils sont nés, presque toutes les espèces appartenant aux deux classes qui viennent d'être désignées, doivent ne pas voyager ou ne voyager que très-peu, et que les espèces dont les
Migrations sont remarquables par leur lilenilue et leur régularité, doivent au contraire se rencontrer parmi ces Oiseaux pourvus d'ailes que leurs formes et leurs dimensions rendent propres à un vol soutenu, et parmi les Poissons, auxquels les modifications de leur queue et de leurs membres, la figure générale de leur corps et principalement la nature du milieu dans lequel ils vivent plongés, rendent les mouvements de locomotion si peu difficiles et si peu pénibles.
On a noté un assez grand nombre d'exemples de Migrations faites par divers Mammifères, et particulièrement par plusieurs espèces de Carnassiers et de Rongeurs. Mais ces exemples sont pres(|ue tous plutôt des faits individuels que des faits spécifiques, en ce sens que ce sont, à l'égard de la plupart des espèces chez les(|iielles ils ont été observés, des faits exceptionnels et contraires à leurs habitudes générales. Cependant les excursions assez régulières de l'Isatis (K. ce mot à l'article CniEiv ) et d'un très petit nombre d'autres Mammifères, et surtout les voyages du Lemming, sont trèsremarquables et dignes d'attention.
Les Migrations des Oiseaux sont connues de tout le monde. Il n'est presque personne qui ignore que les Merles, les Fauvettes, les Hirondelles, les Coucous, les Colombes, les Pluviers, les Grues, les Cigognes, les Hérons, les Oies, les Canards, les Uarles, et beaucoup d'autres, vont, dans certaines saisons de l'année, chercher dans d'autres climats la température qui leur convient. Ce phénomène est sans contredit l'un des plus remarquables qui aient fixé l'attention des observateurs. On sait que dans plusieurs espèces, les individus qui doivent faire partie de la même troupe, se rendent tous sur le même point à la même époque, et qu'ils partent tous ensemble de ce lieu de rendez-vous, rangés dans un ordre régulier, et disposés do la manière la plus propre à leur permettre de vaincre avec le moins d'effort possible, la résistance de l'air, c. Ce vol, dit Buffon, en parlant des Migrations de l'Oie sauvage, se fait dans un ordre qui suppose des combinaisons et une sorte d'intelligence supérieure à celle des autres Oiseaux.... Celui ([u'observent les Oies semble leur avoir été tracé par un instinct géométrique : c'est à la fois l'arrangement le plus commode pour que chacun suive et garde son rang, en jouissant en même temps d'un vol libre et ouvert devant soi, et la disposition la plus favorable pour fendre l'air avec plus d'avantage et moins de fatigue pour la troupe entière; car elles se rangent sur deux lignes obliques formant un angle à peu près comme A, ou, si la bande est petite, elles ne forment qu'une seule ligne; mais ordinairement chaque troupe est de quarante ou cinquante. Chacun y garde sa place avec une justesse admirable. Le chef, qui est à la pointe de l'angle et fend l'air le premier, va se reposer au dernier rang lorsqu'il est fatigué, et tour à tour les autres prennent la première place. »
Temminck a aussi fait sur les Migrations des Oiseaux quelques observations fort curieuses. »II est certain, dit-il (Manuel d'Ornithologie, 1. 1, p. 384), que tous les Oiseaux qui émigrent, voyagent en troupe ou en famille; que les jeunes, chez le plus grand nombre, ne voyagent point avec les vieux, ou que, partant en fa-
mille, ils se séparent pour se réunir en troupes composées d'individus du même âge; les jeunes reviennent rarement dans les mêmes lieux qui les ont vus naître, ce qui est très-facile à constater chez la grande majorité des espèces où les jeunes ont besoin de plusieurs années, avant de se revêtir de la livrée des vieux. Dans telle contrée, on ne trouve que des jeunes âgés d'nn ou de deux ans; dans telle autre que des individus adultes, et jamais ou très-accidentellement des individus dont le plumage indique qu'ils ne sont point encore parvenus à l'état adulte, mêlés avec ceux dont le plumage a acquis son dernier degré de perfection ou de stabilité. Tous les Oiseaux des genres Falco, Ardca, Poiliceps, Colymbiis, Lanis, Lestris, Pelecanits, Caibo, et quelques espèces d'autres genres en fournissent de nombreuses preuves qu'il serait trop long de détailler ici. »
On vient de voir que les jeunes individus ne reviennent que rarement dans les lieux où ils ont pris naissance; il n'en est point de même des adultes, comme l'ont piouvé des remarques faites sur les Hirondelles, les Cigognes, les Grues, les Iloche-Queues et plusieurs autres espèces, par divers observateurs. La science possède un grand nombre de faits qui démontrent que plusieurs espèces reviennent tous les ans couver dans les mêmes lieux et pondre dans le même nid. 11 est même une opinion fort répandue parmi le peuple des campagnes, et qui a été adoptée par plusieurs naturalistes : c'est celle qui voit des indices certains des variations futures de la température dans les époques de Migration des Oiseaux de passage, cl qui attribue ainsi à ces êtres remarquables, une sorte de prévision. On cite un assez grand nombre de faits à l'appui de cette idée, si souvent célébrée par les poètes latins; mais quelques observations lui sont aussi contraires; et voici un exemple parmi ceux qui ont été recueillis le plus récemment. « L'hiver de l'année 1822, dit le docteur Gaspard ( Mém. sur le Coucou , .lourn. de Physiol. expér. , juillet 1824), ayant manqué presque entièrement, comme cela n'élail jamais arrivé de mémoire d'Homme, la Primevère ainsi que les Navettes commençant à fleurir à la fin de décembre, les Seigles épiant au milieu de mars, la Vigne abritée olïrant des fleurs à la fin de ce mois, la végétation, en un mot, se trouvant au printemps, d'un mois plus précoce qu'à l'ordinaire, le Coucou ne devança cependant point son époque, et ne chanta que le 25 mars. Il en fut de même de l'Hirondelle. » L'hypothèse d'après laquelle on a dit, peut être avec plus d'esprit que de justesse, que u ce n'était pas une instititution uniquement superstitieuse que celle du collège des augures à chiamydes violettes chez les anciens Romains," peut cependant être admise; mais seulement tout autant qu'on ne lui donnera pas tiop d'extension. On peut très-bien concevoir, par exemple, que ccrialnes modifications atmosphériques, préludes d'un changement de température, puissent, quoique insensibles poui' l'Homme, être ressenties de l'Oiseau, et qu'il soit ainsi possible à ce dernier d'indi(iuer par avance ce qui doit être plus tard ressenti par tous : dans cette manière de voir, il serait affecté et agirait, si l'on peut s'exprimer ainsi, comme le font un hygromèlie ou un
baroinùlre. Au contraire, (|iielle que soit l'élendiie d'intelligence et de sensibilité qu'on veuille attribuer à un être quelconque, la raison se refuse à croire qu'il puisse pressentir et révéler, comme par une sorte d'instinct de divination, ce qui ne doit arriver que dans un temps plus ou moins éloigné.
Les Migrations des Poissons seront traitées particulièrement aux généralités de cette classe. Quant à celles des insectes, on a vu qu'il était parmi ces invertébrés quelques espèces dignes de fixer rallention. Telles sont surtout ces Sauterelles qui, s'avançant en nombre infini, ont quelquefois porté la désolation dans plusieurs coiilrées, et exercé des ravages que l'imagination conçoit difficilement, et à la réalité desquels on a peine à croire, malgré le témoignage unanime d'un grand nombre d'bistoriens anciens et modernes. Au reste, ces Migrations des Sauterelles et de quelques autres insectes ne sont nullement comparables à celles des Oiseaux, elles sont irrégulières comme celles des Lemmings, et heureusement plus rares encore.
11 reste maintenant à indiquer les causes des faits dont il vient d'être question. On voit dans toutes les Migrations non périodiques, une multitude d'animaux sortant en troupes innombrables des lieux qu'ils habitent ordinairement, et dévorant tout ce qu'ils rencontrent sur leur passage. 11 est probable, pour les insectes dont il a été parlé, et il paraît certain à l'égard des l.emmings, que les causes de ces voyages si remarquables résultent d'une multiplication considérable d'individus, amenant nécessairement la destruction des substances qui forment la nourriture habituelle de l'espèce et de celles qui peuvent la suppléer, et par suite les besoins et les souffrances de la faim.
La cause des Migrations périodiques des Poissons est, suivant la plupart des ichthyologistes, le besoin qu'ils éprouvent dans la saison de la propagation, de rechercher des lieux favorables pour déposer leur frai. On sait, qu'à la même époque, un grand nombre d'espèces parmi celles qui n'émigrent pas, remontent les fleuves dans le même but.
Quant aux causes des Migrations périodiques des Oiseaux, il en est deux dont il est assez facile de se rendre compte. Ainsi, on conçoit que les espèces essentiellement insectivores qui habitent les climats tempérés, ne peuvent y demeurer dans la saison froide, et ((u'elles périraient nécessairement, si elles n'allaient dans d'autres régions chercher la nourriture qu'elles ne peuvent plus trouver dans leur patrie. Une autre cause non moins puissante est le besoin d'échapper aux vaiialions de la température. C'est ainsi qu'une multitude d'espèces, après avoir passé le printemps et l'été dans certains climats, se retirent à la fin de l'automne, et vont dans des régions plus méridionales, retrouver la douce température ù la(|uelle ils paraissent soumis. Réciproquement, beaucoup d'autres espèces nefréquentent certains lieux que pendant la saison froide, et les (|uittent à la fin de l'hiverpour se rapprocherdes régions polaires. Tels sont principalement un grand nombre de Palmipèdes; et tels sont aussi, parmi les Passereaux, les Becs-Croisés. «Ce qu'il y a de plus remarquable, dit Temrainck, c'est qu'ils nichent et se reproduisent dans
nos climats, au milieu de la saison rigoureuse,et qu'ils émigrcnt en été vers les régions du cercle arctique. »
C'est à ces deux causes que les ornithologistes ont généralement rapporté les voyages périodiques des Oiseaux. Mais il s'en faut bien qu'ils soient parvenus à les expliquer d'une manière tout à fait satisfaisante, comme le prouvent plusieurs expériences qu'il est aussi facile de vérifier qu'il est difficile de les analyser. Un Oiseau de passage, qu'on piend le soin de tenir dans une température constante, et auquel on donne une nourriture convenable, éprouve, comme dans l'état de nature, le besoin d'émigrer lorsque rép0(|ue du départ est venue. 11 annonce son désir par des battements d'ailes, par de l'agitation, par des élancements; et si l'on continue à le retenir, il ne larde pas à périr, sans qu'on puisse, par l'examen de ses organes internes, se rendre compte des causes de sa mort. Ces expériences remarquables, déjà faites pour plusieurs espèces, l'ont été surtout avec beaucoup de soins, pour le Coucou, par le docteur Gaspard; et les effets obtenus sont même si constants, que ce physiologiste, après un assez grand nombre d'expériences, a cru pouvoir conclure que, « dans nos climats, on ne peut point élever de Coucous, quelques soins qu'on leur donne. ■' MIGUEL. REPT. Espèce du genre Orvet. V. ce mot. MIKANIE. Mikania. bot. Ce genre de la famille des Synanihérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., fut établi par Willdenow sur une plante que Mutis et Linné fils avaient placée dans le genre Cacaiia. Il a été adopté i)ar Humboldt et Bonpland, dans le second volume de leurs Plantes équinoxiales, et par Kunth {Nova Gênera et Spec. Plant. Amer., vol. iv, p. 'ïôA), qui en ont ainsi fixé les caractères : involucre composé d'un petit nombre de folioles presque égales; réceptacle nu; calathide formée d'un petit nombre de fleurons lubuleux et hermaphrodites; anthères saillantes; stigmate très-proéminent, à deux branches divariquées ; akènes à cinq angles, surmontés d'une aigrette poilue. Ce genre est extrêmement voisin de VEupatorium; il n'en diffère essentiellement que par le petit nombre de folioles de son involucre et de ses fleurons, ainsi que par ses anthères saillantes. D'après ces légères différences, on a retiré du genre ^'((paton'MJ» "plusieurs espèces pour en former des Mikania; tels sont les E upalorium scatuleus, herbaceum, volubile, denticulatum, lomentosum, etc. Les nouvelles espèces décrites par les auteurs cités cidessus, ont augmenté de douze le nombre des plantes qui composent ce genre et qui croissent toutes dans les contrées chaudes de l'Amérique. Ce sont des plantes herbacées ou ligneuses, volubiles, rarement arborescentes, à feuilles opposées, à fleurs blanches ou violettes et disposées en corymbes. On ne citera ici qu'une seule de ces espèces qui offre quelque intérêt en ce qu'on lui a attribué des propriétés efficaces contre la morsure des Serpents. Le Mi/t-ania Giiaco, Humb. et Bonpl. (Plantes équinoxiales, 2, p. 84, t. 103), a une lige herbacée, volubile, à rameaux cylindiiques, sillonnés, hérissés, garnis de feuilles ovales, presque acuminées, rétrécies à la base, dentées, veineuses-réticulées. Les fleurs sont en corymbes axillaires, au nombre
rlp qualie dans un invoUicie à qtialie folioles. Celle plante est nommée Giiaco par les Iiabilanls de l'Amérique méridionale, près des bords delà Madeleine; mais elle ne semble pas être la même que le Giiaco sur lequel Mutis a fait également des expériences contre la morsure des Reptiles venimeux. K Gcaco.
MIKIRI. jiAM. Synonyme vulgaire d'Ériode à tubercule, Aleles hxpoxanthus, Max. /'. Eriode.
MIL oc MILLET. EOT. Ce nom est donné à diverses Graminées, en différentes régions de la terre. Il a dé- .signé de tout temps en France le Panicitm miliaceiim). L.. dont les graines servent à nourrir les Oiseaux que l'on élève en cage. K. P.\mCi Cependant Linné a composé son genre Milhim de plusieurs plantes au nombre desquelles ne se trouve pas le Mil vulgaire. /'. Milidh. Le Mil A Cbandelle de Cayenne et des Antilles se rapporte à VHolciis spicalus, suivant Aublet. En d'autres colonies, le Mil est tantôt la graine du Miliiim a/'iicaniini, tantôlcelle de V Holcus Sonjhum . F. Houque.
MILAN. OIS. et pois. Espèce du genre Faucon, formant le type d'un sous-genre. /'. FAUCorc. On a appelé MiLAH MARI!» une espèce du genre Trigle. /-'. ce motet Pastenaqie.
MlLANDIîE. Gulcus. pois. Espèce du genre Squale. /'. ce mot.
MILÉSIE. Milesia. IKS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Syrphies, établi par Latreille <|ui lui donne pour caractères : antennes beaucoup plus courtes que la tète, ayant leur troisième article en palette presque ovoïde, comprimée, trèsobtuse à son extrémité ou en forme de cône allongé; trompe beaucoup plus courte que la tcte et le corselet; prolongement antérieur et en forme de bec de la tête court, iierpendiculaire, sans proéminence à sa partie supérieure; ailes couchées l'une sur l'autre au bord interne. Ce genre a été divisé par Meigen qui a établi à ses dépens les génies Eumeros, Spilonij'ùi, Heliophilun, Cliiysogasler, et quelques autres. Plusieurs ont été adoptés par Latreille (Familles naturelles du Règne Animal), d'autres ont été rejelés par ce savant et confondus avec des genres déjà établis; comme cet entomologiste ne donne pas les caractères de ces genres, on n'en doit point parler ici, et l'on conservera le genre Milésie, tel qu'il l'a présenté dans le Règne Animal et dans le Dictionnaire d'Histoire naturelle, édition de Déterville. 11 y divise ce genre ainsi qu'il suit :
t Les deux pieds postérieurs peu différents des autres. Chrysoijaster, Meig.
Les espèces de cette division ont la palette des antennes proportionnellement plus longue que dans les divisions suivantes, et quelquefois même en forme de cône allongé.
MiLÉsiE BRoivzÉE. Milesiu œnea, Latr.; Eristalis œiiens, Fabr., Panz. (Fauii. Insect. Germ., fasc. 82, tal). 15). Corps d'un vert noirâtre, luisant, avec les genoux blancs.
-ft Les deux pieds postérieurs, dans les mâles principalement, beaucoup plus grands que les autres; cuisses ordinairement renflées et dentelées en dessous; jambes arquées.
• Abdomen coni(iue on triangulaire, Spilonij ia et Heliophiliis, Meig.
MiiÊsiE DiornTHAiME. Milesfa dioplilhalma, Latr., Fabr.; Spilowxia dioplilhalma, Meig., Panz. (Faun. Ins. Germ., fasc. 72, lab. 25). Noire, presque glabre, avec plusieurs taches sur le corselet et six cercles jaunes sur l'abdomen; cuisses postérieures dentées; celte espèce ressemble à une Guêpe ; elle se trouve dans les bois, aux environs de Paris.
'" Abdomen presque cylindrique. Eumeros, Meig.
MiiÉsiE lESTE. Milesia segnis, Fabr., Latr.; Eumeros segnis. Meig., Degéer. Ins.. t. 6, pi. 7, fig. 10. Corps presque glabre, allongé; corselet bronzé; abdomen long, aplati en dessous, roussàlre au milieu, noir aux deux extrémités; cuisses postérieures grosses et épineuses ; celles du mâle ayant, près de leur origine, un crochet écailleux, courbé et très-pointu. Elle est très-commune sur les fleurs.
MILIAIRE. REPT. Serpent du genre Érix. F. ce mot.
MILIAROM. BOT. Le genre que Mœnch a établi sous ce nom, paraît devoir rentrer dans le Milium aux dépens duquel il avait été formé. F. MinuM.
MILIOLE. Miliola. moll. Genre de Multiloculaires créé par Lamarck, dans sa Philosophie zoologique, pour des corps microscopiques ([ui. dans certaines couches de Calcaire coquillier, forment, avec quelques débris d'autres lests de Mollusipies, la masse principale des collines (|ui sonl comprises dans cette formation. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : coquille transverse, ovale, globuleuse ou allongée, mullilociilaire, à loges transversales, entourant l'axe et se recouvrant alternativement les unes les autres; ouverture trèspetile, située à la base du dernier tour, soil orbiciilaire, soit oblongue. Les Milioles sont de petites Coquilles multiloculaires, de la grosseur des grains de millet; elles sont plus ou moins ovales, globuleuses, (|uelquefois subtrigoues, aplaties; la place de l'axe est perpendiculaire à celui des tours de spire, ce qui est l'inverse de ce qui a lieu dans toutes les Coquilles discoïdes; leurs loges, par conséquent, sont plus larges que longues; elles sont transversales, elles enveloppent l'axe dans sa longueur et se recouvrent toutes successivement; la dernière est ouverte, et si on la brise , on retrouve l'avant-dernière ouverte de même; cette ouverture, très-petite, est ordinairement orbiculaire, quelquefois oblongue, et s'observe dans quelques espèces supportées par un col court cl un peu étranglé. On connaît des espèces vivantes et fossiles de Milioles, elles sont peu nombreuses.
MiLioLE GRiiUAÇANTE. MilioUi ringetis, Lamk., Ann. du Mus., t. V, p. 351, n» 1, et t. ix, pi, 17, fig. 1. C'est la plus grande et la plus remarquable des espèces par la forme particulière de l'ouverture.
MiLioiE Trigoncle. Miliola Trigonula , Lamk., Annal, du Mus., loc. cil., et même planche, lîg. 4.
MILIOLITE. Miliolites. moll. Genre établi par Montfort pour une Coquille qui appartient au genre Mélonie I de Lamarck. F. ce mot.
MILIUM. EOT. Genre de la famille des Graminées, et
de la Triandrie Digynie, L., ayant pour caractères
I principaux : lépicène uniQore, ù deux valves ventrues;
Cluine renfermée dans la lé|)icêne,ùileux valves entières, presque égales, rcxlérieure ordinairement surmontée d'une arête à peu près terminale; trois étamines courtes; deux styles velus, terminés chacun par un stigmate en pinceau; caryopse arrondie, enveloppée dans la glume. Ce genre établi par Linné fut réuni aux j4grostis par Lamarck. Palisot de Beaiivois, dans son Agrostographie, l'a conservé, mais il a formé plusieurs nouveaux genres sur des espèces qui étaient réunies au Milium par les auteurs. On en compte plus de vingt qui sont des plantes herbacées à fleurs disposées en panicules. Celle qui doit être considérée comme type du genre, est le Milium elfusum, L., dont la tige est droite, haute souvent de plus d'un mèlre, garnie de feuilles linéaires , divariquées ; les fleurs sont disposées en panicule lâche. Cette graminée croit dans les lieux ombragés, aux environs de Paris et dans toute l'Europe. Elle fournit un fourrage abondant d'une odeur agréable, et fort recherché des bestiaux. On peut en dire autant du Milium pamdoxum , L., qui croît aussi en France et dans le midi de l'Europe.
MILLA OD MILLEA. BOT. Cavanilles (Icon. rar., 2, p. 76, t. 19C) a donné ce nom à un genre de l'Hexandrie Monogynie, L., ayant pour caractères essentiels : un périanthe corolloïde, infuiidibuliforme, à six divisions ouvertes, ovales, dont trois alternes plus étroites; six étamines insérées sur l'entrée du tube; ovaire supérieur, pédicellé; un style saillant, surmonté de trois stigmates globuleux; capsule triangulaire, à trois valves et à trois loges polyspermes.
MiLLA DNiFLORE. MiUa unifloia, Graham, in Jameson's éd. pliil. Journ. dec, 18-52. Celte espèce a été découverte en 1820 par le docteur Gillies, aux environs de Buenos-Ayrcs, mais elle n'a été Introduite en Europe qu'en 1832. Ses bulbes sont ovales, allongés, brunâtres, réunis cin([ ou six ensemble par le sommet, formant ainsi une sorte de souche; de chacun d'eux s'élève une hampe verte, glabre, comprimée, longue de cinq pouces, entourée ou plutôt accompagnée de quelques feuilles radicales, linéaires, glabres, glauques, concaves à la surface supérieure, longues d'un pied et larges de deux lignes. Vers les deux tiers de la hampe est une spathe verdàtre , membraneuse, bidentée, à segments inégaux, connivents, aigus au sommet, renflés au centre et semi-cngaînants à la base. La fleur est solitaire ut terminale; la distance de la spathe à la corolle en forme le pédoncule qui est cylindrique et vert. La corolle a son tube droit, renflé vers la gorge et vert extérieurement; son limbe est divisé en six parties alternes, dont trois intérieures moins larges (|ue les trois extérieures, lancéolées, très-aigués, d'un blanc verdàtre, marquées d'une ligne intermédiaire, brune-pourprée, qui prend de la base du tube, jusqu'à l'extrémité (le la pointe qui en est entièrement colorée. Les étamines sont inégales, à filaments linéaires, comprimés, couronnés pardes anthères biloculaires, à pollen jaune, attachés vers le tiers de leur longueur. L'ovaire est oblong, à six côtes arrondies.
Le Milla biflora, Cav., est une planle dont les racines, bulbeuses et fasciculées, émettent des feuilles étroites, subulées, un peu canaliculées, glabres et en-
tières. Une hampe droite s'élève de leur centre, et porte deux fleurs blanches accompagnées de trois bractées courtes et aiguës. Cctieplante est originaire du Mexique.
MILLEFEUILLE. Achillœa. bot. Genre de la famille des Synantliérées, Corymbifères de Jussieu, de la section des Anlhémidées de Cassini, et de la Syngénésie superflue, L., ayant pour caractères : un involucre cylindracé, composé d'écaillés imbriquées; réce|)tacle commun, saillant, hémisphérique ou même conique, tout couvert d'écailles paléacées, analogues à celles de J'involucre, mais plus minces; Heurs radiées; demifleurons gétiéralemenl peu nombreux, femelles, fertiles, ayant le limbe de leur corolle ligule, large, assez court et trilobé; fleurons hermaphrodites, fertiles, ayant leur corolle lubuleuse, évasée en cinq lobes réguliers. Le style se termine par deux stigmates recourbés et élargis vers leur extrémité. Les fruits sont prismatiques, anguleux, dépourvus d'aigrette. Ce genre est très-nombreux en espèces, avec lesquelles Tournefort avait fait deux genres distincts, savoir : Miltefolium, qui comprenait celles qui ont leurs feuilles découpées en lobes très-nombreux et très-fins, et Plarmica réunissant les espèces à feuilles simples et lancéolées. Les espèces du genre Millefeuille sont en général des plantes herbacées et vivaces, qui croissent pour la plupart dans les diverses régions de l'Europe et spécialement dans les montagnes. En France on en compte environ une vingtaine d'espèces, dont plus de la moitié se trouvent dans les Alpes, les Pyrénées et les autres chaînes de montagnes. Ces espèces ont tantôt les demi-fleurons de la circonférence blancs, et tanlôt jaunes, quelquefois ils sont violacés. Quelques-unes des espèces de Millefeuille sont cultivées dans les parterres comme plantes d'ornement; d'autres sont utiles en médecine. Voici la description de quelques-unes des plus intéressantes.
Millefeuille commcne. Achillœa Millefolium, L., Rlch., Bot. inéd., 1, p. 374. C'est une plante vivace, très commune dans les lieux incultes et sur les bords des chemins. Ses liges, qui s'élèvent ù une hauteur d'un à deux pieds, sont simples inférieurenient, striées, velues, portant des feuilles allongées, divisées en un nombre très-considérable de sigmenls linéaires, et multifides. Les fleurs sont blanches; les demi-fleurons de la circonférence sont généralement au nombre de cinq. Il y a une variété de celte espèce dont les fleurs sont d'une teinte purpurine. La Millefeuille fleurit pendant la plus grande partie de l'été. Les feuilles de cette plante ont une saveur faiblement amère et acerbe. Elles ont eu jadis une très-grande réputation dans le traitement des plaies récentes, à une épo<pie où l'on croyait utile d'aider la cicatrisation des plaies simples, par des applications topiques, le plus souvent fort nuisibles. De lu l'origine des noms vulgaires d'Herbe à la coupure. Herbe au charpentier, sous lesquels on désigne la Millefeuille dans quelques contrées. On les administrait aussi ù l'intérieur, soit en décoction à la dose de deux onces pour une pinte d'eau, soit sèches et réduites en poudre, depuis un jusqu'à deux gros. Quant à sa racine, elle est également un peu astringente, mais elle ne paraît pas posséder cette odeur de
camphre que quelquesaiileurs lui attrilniont. On l'avait proposée comme un succédané de la Serpentaire de Virginie, mais son usage est tombé en désuétude, aussi bien que celui des feuilles.
IMiLLEFEtiLiE Ptakmiqub. AchHlœa Plarmica, L., Piich., Bot. méd., 1, p. 375. Vulgairement désigné sous les noms d'Herbe à éternuer ou de Plarmique. Cette espèce est commune dans les prés et les lieux humides, au voisinage des ruisseaux. .Sa tige est tout à fait simple, d'un pied à un pied et demi d'élévation, portant des feuilles alternes. lancéolées, aiguës, sessiles, glabres, finement dentées en scie. Ses fleurs sont plus grandes que dans l'espèce précédente, également blanches. Les demi-fleurons sont en général au nombre de dix à treize. La Ptarmique est légèrement odorante et aromatique; sa saveur, acre et chaude, a quelque analogie avec celle de l'Estragon. Sa racine et ses feuilles séchées et réduites en poudre, sont fréquemment employées comme sternulaloires, et la racine, lorsqu'on la mâche, excite d'une manière très-marquée l'action des glandes salivaires.
Dans les Alpes de la Suisse et de la Savoie, les habitants désignent sous le nom de Genipi les sommités fleuries de plusieurs petites espèces alpines du genre Millefeuille; telles sont les Jcliitlœa nana, atrala et moschata. Le Genipi a une odeur et une saveur aromatiques.!! est excitant, et dans le pays où on le récolle, on en fait un usage très-fréquent. Plusieurs espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins comme plantes d'agrément. On peut citer surtout les suivantes : Jchillœa aurea, Lamarck. Elle est originaire du Levant; Jchitlœa Mgyptiaca, L.; AchiUœa maciophylla, L.; elle croit dans les Alpes; AchUlœa compacta, L., du midi de l'Europe; AchiUœa ageratum, du midi de la France. On la désigne aussi sous le nom d'Eupatoire de Mésué.
On a encore appelé vulgairement:
MrLLEFEriLLE AQDATiQCE, VHottonia palustris.
MiLLEFECii.iE D'EAU et CORNUE, les Myriophylles , les Cératophylles et diverses variétés du Ranunculus aquatilis.
MiLiEïEDiiiE DE MARAIS, Ics Utriculaircs.
MiLiEFEDiiLE MARINE, diverses Fucacées très-divisées, etc.
MILLEFLEUR. bot. L'un des noms vulgaires du Thlaspi arvense, L.
MILLEGR AINE. bot. On a ainsi nommé les Herniaires, la Rodiole et les Oldenlandes.
MILLEPÈDE. jioLL. Nom vulgaire du Stiombus Mitlepeila, L. y. Strombe.
MILLEPERTUIS. Hypericum. bot. Genre formant le type de la famille des Hypéricinées, et apparlenant à la Polyadelphie Polyandrie, L., qui se compose d'un trèsgrand nombre d'espèces croissant dans presque toutes les contrées du globe, et qui ont pour caractères communs : un calice à cinq divisions très-profondes et le pins souvent inégales; une corolle formée de cinq pétales onguiculés; des étamines très-nombreuses, ayant leurs fîlets réunis tout à fait à leur base en trois ou cinq faisceaux; un ovaire globuleux à trois ou cinq loges, surmonté d'un égal nombre de styles, et pour fruit une
capsule membraneuse, à trois ou cinq loges polyspermes, s'ouvrant en autant de valves, à bords réfléchis en dedans. Les Alillepertuis, dont le professeur De Candollc a mentionné cent vingt-six espèces, dans le premier volume de son Prodrome, sont des plantes- herbacées, ou des arbustes, quelquefois sarmenleux et grimpants ; leur tige est cylindrique ou anguleuse; leurs feuilles sont presque constamment sessiles, opposées, quelquefois marquées de points translucides, qui semblent être de petits trous, lorsqu'on examine la feuille entre l'ccil et la lumière; d'autres fois elles ofl'rent sur leurs bords des poils glanduleux et noirâtres; les Heurs, généralement de couleur jaune, sont quelquefois très-grandes et diversement disposées. Parmi les espèces rapportées à ce genre, plusieurs ont été placées ailleurs. Ainsi V Hypericum Androxœmnni, L., forme le genre Androsœmtim d'Allioni, qui diffère surtout des Millepertuis par son fruit charnu et à une seule loge; d'autres ont été portées dans le genre Fismia de Vandelli ; te\]es sonl\esHypencutnsessilifolium, Guyannense, Cayennense d'Aublet, et quelques autres. Quant au genre Hypericum proprement dit, dont Choisy, de Genève, a publié la monographie, il a été divisé en cinq sections, qui chacune ont reçu un nom particulier. t Ascyreia.
Sépales du calice inégaux et soudés entre eux par leur base; étamines très-nombreuses; trois à cinq styles. Arbustes à feuilles très-grandes, à fleurs terminales et en petit nombre. Cette section renferme vingt-six espèces formant deux groupes, suivant qu'il y a trois ou cinq styles.
Millepertuis a odeur de Bouc. Hypericum hircinum, L. Cette espèce, originaire des contrées méditerranéennes, a sa tige rameuse, à rameaux ailés, ses feuilles opposées, sessiles, ovales, lancéolées, algues, émarginées à la base, glanduleuses sur les bords. Les fleurs sont jaunes, très grandes, situées à l'aisselle des feuilles et portées sur des pédoncules accompagnés de deux bractées; les étamines sont jaunes et plus longues que la corolle; l'ovaire est surmonté de trois styles. Les fleurs répandent une odeur forte et désagréable. Cette espèce doit être cultivée dans une terre franche et légère, et dans une exposition chaude. Elle craint le froid , et il est prudent de la couvrir pendant l'hiver ou de la rentrer dans l'orangerie.
Millepertuis a grandes fleurs. Hypericum calyciiiiim, L., Mant.; Curt. Bot. Mag., t. 146. Originaire del'Orient et de la Grèce, ce Millepertuis est un arbuste étalé, dififus, ayant ses rameaux quadrangulaires; ses feuilles sont grandes, sessiles, ovales, marquées de points translucides; ses fleurs sont solitaires, pédonculées, ayant jusqu'à trois pouces de diamètre, lorsqu'elles sont bien ouvertes; l'ovaire est surmonté de cinq styles. On cultive cette espèce dans les jardins, au voisinage des murs ou sur les rochers où elle produit un très-bel effet par ses rameaux allongés en forme de feston. Elle doit être couverte pendant l'hiver. On cultive encore dans les jardins plusieurs autres espèces appartenant à cette section, telles sont : Hypericum Chineuse, L., Aman, ou Hypericum monogynum, L., Sp.,Curt.Bot. Mag.jt. 534; Hypericum ascyrmn,L.;
Hypeiicum pyratnitlatuni, Venten., Malm., t. 118; llXpericum Salearicum, L., Curt. Bol. Mag., t. 1-57. tt Tridesmos.
Calice formé de cinq sépales égaux el entiers ; élamines réunies en trois faisceaux pénicilliformes; trois styles. Arbustes à Heurs axillaires et longuement pé- 1 donculées. Cette section ne comprend que deux espèces, l'une, Hrpericttm hiflorum, Lanik., originaire de la Cliine, l'autre Hfpericum articulalum, Larak., de Madagascar.
ttt ElOBEA.
Calice de cinq sépales égaux et entiers; trois styles; étamines peu noniI)reuses, de neuf à dix-huit, réunies. Plantes herbacées, rougeâtres; fleurs parfois rouges, axillaires ou réunies au sommet des rameaux. Celle section avait été érigée en genre par Pursh (Flor. Jm. bor.), sous le nom A'Elodea; mais il existe déjà un autre genre sous le même nom, établi antérieurement par le professeur Richard dans la famille des Hydrocharidées. A cette section appartiennent trois espèces originairesde l'A mériqueseptentrionale, savoir ://^/)en'cî/»« paludosum, Hyperictim Firginicum et Hypericum tubutosum .
tttt Peuforaria.
Calice de cinq sépales égaux, entiers, dentés ou glanduleux; étamines très-nombreuses; ordinairement trois styles. Plantes herbacées ou arbustes à fleurs axillaires ou paniculées, à feuilles rarement linéaires. On compte dans cette section soixante-dix- neuf espèces, dont plusieurs croissent en France. Tels sont : Hypericum ijuadranfjulnm, L.; Hypericum repens, L.; Hypericumcrispmn, L.; Hypericum humifusum, L.; Hypericum perforatum, L.; Hypericum elodes, L.; Hypericum tomenlosum, L.; Hypericum liirsutnm, h.; Hypericum nummularitim, L.; Hypericumpulchrum, L.; Hypericum dentatum, Loisel.; Hypericummonlamim, L.; Hypericum fimbn'atum, Lamb.; Hypericum ciliatum, Lamk.; Hypericum hyssopif'olium, Villars; Hypericum linearifolium , Vahl; Hypericum Coris, L.
ttttt Brathys.
Calice de cinq sépales entiers, égaux et souvent tout à fait semblables aux feuilles; étamines nombreuses; trois ou cinq styles. Arbustes à fleurs solitaires et axillaires, à feuilles imbriquées, souvent linéaires et subulées, ou verticillées et Irès-rapprochées. Celte section renferme onze espèces toutes exotiques cl pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale.
On a attribué autrefois des propriétés médicales au Millepertuis ordinaire , Hypericum perforatum, L., si commun dans tous les bois. Lorsqu'on le froisse entre les doigts, il répand une odeur aromatique et résineuse; sa saveur est légèrement acre; on en faisait un usage très-fréquent comme d'un médicament excitant et propie à comballre les Vers du canal intestinal. Il jouissait aussi d'une très-grande réputation dans le traitement des plaies, à l'époque où l'usage des substances vulnéraires était en vogue. L'huile dansla(iuello on a fait macérer les sommités fleuries de Millepertuis, qui lui communiquent une belle couleur rouge, passait pour un excellent remède pour favoriser la cicatrisation
des plaies simples et des ulcères. Quelques médecins ont même employé cette plante dans le traitement des fièvres graves et de plusieurs autre*maladies fort différentes. L'oubli où elle est tombée de nos jours parle peu en faveui' de son efficacité.
MILLÈPES. MOU.. Klein {Melhod. Oslrac, p. 99) a formé ce genre pour une sous-division des Strombes, qui répond très-bien au genre Plérocère. f . ce mot.
MILLEPIEDS. ii\s. On donne vulgairement ce nom aux insectes que Latreille a nommés Myriapodes, l'. ce mot.
MILLE-POINTS, moll. Nom vulgaire el marchand du Conus littcratus, L.
MILLEPORE. Millepora. poivp. Genre de l'ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers enlièremenl pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, solide intérieurement, polymorphe, rameux ou frondescenl, muni de pores simples, non lamelleux; jiores cylindriques, en général ti-ès-petits, quelquefois non apparents, perpendiculaires à l'axe ou aux expansions du polypier. Lamarck a séparé avec raison du genre Millépore de Linné, un assez grand nombre de polypiers dont il a formé plusieurs genres. Malgré celte élimination, le genre Millépore, ainsi restreint, est encore Irès-arliliciel, et les espèces qu'il renferme n'ont entre elles <|ue fort peu d'anatogie. On est étonné, en effet, de voir encore figurer parmi les Millépores ces productions singulières que Lamarck en avait d'abord séparées sous le nom de Nullipoies, et qu'il y a réunies dans son grand ouvrage sur les animaux sans vertèbres. Elles doivent former un genre à part, et n'appartiennent peut-être pas à la division des polypiers foraminés ou aux Milléporées, comme il est possible de le démontrer. A'. Nbllipores. Débarrassé des Nullipores, le genre Millépore reste encore composé d'éléments assez hétérogènes, (|ue l'on divisera sans doule encore quand les animaux des espèces qui le composent seront mieux connus. Ainsi le Millepora alcicornis des auteurs avec lequel Lamarck forme ses Millepora squarrosa, complanata, et peul-êlre le Millepora aspera, sont remarquables par leurs pores pelits, inégaux, ronds, à ouverture sulidenticulée, épars, en général assez nombreux à l'extrémité des rameaux, rares sur le resle du polypier; par leur surface finement rugueuse el criblée de lacunosilés extrêmement petites, mais visibles à la loupe. Tous les auteurs attribuent A ce polypier une substance intérieure solide; cependant elle n'est point compacte : en l'examinant avec de très-fortes loupes, on s'aperçoit qu'elle est lacuneuse; on l'entame trèsfacilement avec le burin. On peut aisément en extraire, au moyen de cet instrument, des Serpules, des Balanes ou autres Coquilles, souvent sans les casser, quoiqu'elles fussent presque entièrement englobées dans cette substance. La plupart des pores, d'un diamètre égal à celui de l'ouverture, ne pénètrent qu'à une petite profondeur dans la substance : en la fracturant, on s'aperçoit que quelques pores pénètrent jusqu'au centre des expansions, et présentent de petits diaphragmes calcaires, dont le nombre varie de deux ou trois à sept ou huit. Ces polypiers croissent, par toute leur surface, en couches d'un tiers de ligne a une ligne
d'épaisseur, souvent faciles à reconnaître par leurs nuances différentes, et démontrées plus certainement encore par les corps étrangers qu'elles recouvrent et englohent de leur substance pierreuse.
Les formes de ces MiUépores sont peu arrêtées; ils ont une tendance à croître en expansions aplaties, et les espèces très-rameuses ont constamment leurs rameaux plus ou moins comprimés; on les trouve souvent parasites sur les divers corps submergés; il est assez commun de trouver des Gorgones dépouillées de leur écorce, recouverles de toutes paris par ces polypiers; on en a vu sur des bouteilles, des briques, des tuiles, des morceaux de bois, des noix de Cocos, etc. On pourrait former un genre de ces polypiers, auxquels on réunirait le Pocillopore bleu de Lamarck (Madrepora iiitersiincla, L.; Millcpoia cœnilea, Pall.), dont la structure se rapproche infiniment des MiUépores, et qui n'en diffère que par la grandeur des cellules.
Le Millépore tronqué se distingue de tous les autres par ses rameaux toujours cylindriques; par ses pores petits, ovalaires, disposés en quinconce presque régulier, constamment recouverts par un opercule corné; ses cellules ont la cavité plus grande que les pores auxquels elles aboutissent. La surface extérieure est comme vernie; cependant, examiné avec de très-fortes loupes, son tissu parait lacuneux ou plulôt poruleux et d'un aspect tout particulier. Ce Millépore ne s'accroît que par l'extrémité des rameaux; les cellules de la circonférence sont perpendlculaires-à l'axe du polypier; il y a au centre quelques cellules obliques ou droites qui se rapprochent de la direction de l'axe. Ce polypiern'encroLite jamais les corps marins, et sa forme ne varie point. Donali et Cavolini ont observé l'animal du Millépore tronqué; il est allongé, renflé dans sa partie moyenne, aminci en arrière dans le point par lequel il s'attache au fond de sa cellule, aminci également en avant où il se termine par une sorte d'entonnoir évasé au fond duquel est la bouche; du col de cet entonnoir naissent deux petits muscles qui s'atlachent à l'opercule et le ferment quand l'animal rentre dans sa cellule. Cette organisation paraît très -singulière dans un animal de la famille des Polypes.
Le Millépore rouge présente une autre manière d'être. Sa surface plane, lobée ou légèrement rameuse, est couverte de pores très-petits, anguleux, irrégulièrement disposés et tout à fait superficiels; il croît par toute sa surface et semble formé de lames poreuses superposées, dont les pores ne se correspondent point d'une manière exacte, de sorte que lorsqu'on le casse dans le sens vertical, on n'aperçoit qu'une substance comme spongieuse, où l'on remarque pourtant des traces de couches. Eudes en a fracturé dans ce sens plusieurs échantillons , dans lesquels il a remarqué entre les couches une lame mince, blanche, due à la présence d'une couche de Nullipore qui avait recouvert accidentellement ces polypiers pendant leur croissance. Lorsqu'on les fracture dans le sens horizontal, c'est-à-dire suivant la direction des couches, on retrouve les pores très-distincts, disposés comme il la surface; mais ils sont plus profonds.
Les MiUépores fossiles, spécialement ceux du Cal-
caire des environs de Caen, que Lamouroux a rapportés à ce genre, ont un aspect qui leur est particulier : leurs pores, très-petits et excessivement nombreux, ont des formes anguleuses, souvent hexagonales; ils sont arrangés entre eux comme les ouvertures des rayons d'Abeilles; les cellules ont la même forme : elles sont perpendiculaires à l'axe du polypier, et séparées les unes des autres par des cloisons excessivement minces. Ces polypiers croissent par toute leur surface, en allongeant leurs cellules; quand celles-ci, par leur croissance excentrique, venaient à s'écarter de leurs voisines, de nouvelles cellules ou plutôt de jeunes polypes s'interposaient dans les interstices agrandis descellules et croissaient accolées à leurs mères. C'est de lù que dépend la présence de pelils pores en entourant de plus grands, disposition qui se voit Irès-fréquemment sur les MiUépores des Calcaires des environs de Caen. Ils affectent diflFérenles formes; ce sont des masses diversement lobées ou bianchues, plus ou moins souvent anastomosées, quelquefois des rameaux allongés et fort élégants; ils encroûtent souvent des Serpules ou des Coquilles. Tant que l'on ne connaîtra pas mieux les animaux des MiUépores, on peut les laisser réunis dans un genre caracléiisé par la petitesse des pores et le défaut de lames internes en étoiles; mais il paraît certain que la découverte des animaux fera établir de nouvelles divisions génériques, déjà rendues évidentes par l'étude seule des polypiers.
Ce genre renferme, parmi les espèces vivantes, les iVillepora sqimi rosa, complanata, alcicornis, aspeia, tiuncata,UihuUfeia, piniiala, riibra; et parmi les fossiles les i\liUeporadtimetosa,pyriformis, conit'eia, corymbosa.
MILLÉPORÉES. POLTP. Ordre établi par Lamouroux dans la section des Polypiers pierreux foraminés. Il lui attribue pour caractères: Polypiers pierreux, polymorphes, solides, compactes intérieurement; cellules très-petites ou poriformcs, épaises ou sériales, jamais lamelleuses, quelquefois cependant à parois légèrement striées. Il y rapporte les genres Ovulite, Réléporile, Lunulile, Orbulite, Ocellaire, Mélobésie, Eudée, Alvéolite, Distichopore, Homère, Krusensterne,Silésie, Théonée, Chrysaore, Millépore, Térébellaire, Spiropore, Idmonée. ^. tous ces mots.
MILLÉPORITE. Millepoiita. Jioii. Lalreille (Fam. nat. du Règne Anim.) a divisé les Polylhalames Décapodes en quatre tribus; la dernière, qu'il a désignée sous le nom de Milléporites, renferme un assez grand nombre de genres qui semblent bien hétérogènes. Voici comment ce groupe se trouve caractérisé : la coquille n'offre plus de siphon apparent n| d'ouverture extérieure, ou, si elle existe, elle est entièrement appliquée sur le tour précédent, l'exlrémilé externe du dernier s'avançant et se confondant avec lui; l'intérieur de la coquille est divisé en une infinité de petites loges, où elle est plulôtporcusequecelluleuse; sa forme est tantôt discoïdaleet Irès-aplatie, tantôt presque globuleuse ou presque ovoïde. Les genres compris dans ce groupe, au nombre de seize, y sont distribués de la manière suivante. Quoique Latreille se soit abstenu de citer les genres de Montfort qui lui ont semblé dou-
leiix, il n'en a pas moins admis quelques autres qu'il est difficile d'adopter.
t Coquille ayant une ouverture, mais appliquée sur le
tour précédent et cachée.